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Depuis l'élection de Macron, un nouveau monde politique en marge des partis

LCP Assemblée nationale - mar, 01/16/2018 - 19:32

"Retrait", "prise de recul", voire démission fracassante... À l'image d'Alain Juppé ou Xavier Bertrand, nombre de ténors s'éloignent des partis politiques traditionnels, jugés incapables de gagner les élection et inadaptés au "nouveau monde" d'Emmanuel Macron.

Pur produit du RPR - il en fut le président entre 1994 et 1997 - puis fondateur de l'UMP en 2002, dont il a conservé la tête pendant deux ans, Alain Juppé a - quasiment - renoncé à un engagement partisan vieux de plus de quarante ans, lundi, en annonçant ne plus payer sa cotisation à LR.

"Je veux être libre. J'ai envie de liberté et d'analyse. Je ne cherche pas à créer un parti ou une chapelle", s'est justifié l'ancien Premier ministre, qui faisait jusqu'alors figure de fidèle parmi les fidèles et l'un des plus loyaux au parti, y compris dans les défaites et les scandales.

Mais à 72 ans, l'ex-candidat malheureux à la primaire de la droite de 2016 a vu ses espoirs présidentiels douchés, d'autant qu'une partie de ses troupes, Édouard Philippe en tête, a rejoint la majorité macronienne.

La prise de recul d'Alain Juppé apparaît comme une énième conséquence de l'élection d'Emmanuel Macron et de la recomposition - ou décomposition, selon les plus pessimistes - de la vie politique, dans laquelle les partis traditionnels, jugés incapables d'honorer leur promesse de machine à gagner, ne semblent plus indispensables.

Dès juin, c'est un autre ex-Premier ministre, Manuel Valls, qui quittait le Parti socialiste pour devenir simple député de l'Essonne, apparenté La République en Marche. Ses ambitions sont pourtant intactes.

- Une 'respiration', avant un retour ? -

Les "prises de distance" de certains ténors s'apparentent à un retrait en douceur de la vie politique, comme pour l'ex-Premier ministre LR Jean-Pierre Raffarin, les anciens ministres LR Dominique Bussereau et Alain Lamassoure ou le patron des sénateurs PS Didier Guillaume, qui a indiqué mardi vouloir mettre fin à ses fonctions électives. 

Mais certains quadragénaires et quinquagénaires entendent relancer leur carrière en marge des partis, inspirés par le big-bang électoral de 2017.

Un temps promise à la tête du PS, Najat Vallaud-Belkacem, autrefois dépeinte comme archétype de l'apparatchik de la rue de Solférino, a surpris en mettant sa carrière politique entre parenthèses pour rejoindre la maison d'édition Fayard.

"Bien sûr, ça ne veut pas du tout dire qu'elle abandonne la politique", souffle l'un de ses proches, qui n'y voit qu'une "respiration" avant un probable retour.

Son ancien collègue dans le gouvernement Valls, Thierry Mandon, a lui aussi pris du champ pour se consacrer au lancement d'un nouvel hebdomadaire, Ebdo. La démarche n'est pas sans rappeler celle d'un de ses ex-camarades du courant Nouveau Parti Socialiste vingt ans plus tôt : en 1998, Henri Emmanuelli avait lancé Le Quotidien de la République, qui s'était arrêté après seulement onze numéros. Ce qui n'avait pas empêché le socialiste de redevenir député deux ans plus tard.

- Xavier Bertrand, ambition élyséenne -

Arnaud Montebourg, qui avait dit "quitter la vie politique" en 2014 avant d'être candidat à la primaire de la gauche deux ans plus tard, jure aujourd'hui que "le désir (de la politique) l'a quitté".

Figure de la droite modérée, Xavier Bertrand a fait le choix de quitter Les Républicains début décembre, au lendemain de l'élection de Laurent Wauquiez à la présidence du parti, sans pour autant avoir "l'intention de rejoindre un parti politique ou de créer un parti".

C'est en cavalier seul que le patron des Hauts-de-France entend honorer son ambition élyséenne, en espérant trouver le même "trou de souris" qui avait permis à Emmanuel Macron de s'imposer en mai 2017, hors primaire et hors parti.

Au Front national, Marion Maréchal-Le Pen s'est également mise en congé au lendemain de la défaite de sa tante Marine, renonçant à briguer un nouveau siège de député. Plébiscitée par les militants frontistes, disposant de solides réseaux, la jeune femme de 28 ans n'a toutefois jamais caché pas qu'elle pourrait "peut-être" revenir en politique.

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Salmonellose: le gouvernement français va renforcer le cadre des contrôles sanitaires

France 24 - L'info en continu - mar, 01/16/2018 - 19:26

Le cadre juridique qui encadre les contrôles sanitaires dans les entreprises agroalimentaires va être renforcé, a dit mardi soir le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, à l'issue d'une réunion avec la filière laitière française.

Le ministre a également annoncé un "plan de contrôle spécifique" sur trois mois des sites de production de produits laitiers infantiles, soit une centaine d'établissements.

Tirant les leçons de l'affaire Lactalis, le ministre souhaite "une obligation pour les entreprises de transmettre aux services de l'Etat les résultats des contrôles défavorables, qu'il s'agisse de contrôles sur les produits ou sur l'environnement, dès lors qu'ils peuvent avoir des conséquences néfastes".

Lactalis s'est vu reprocher d'avoir manqué de transparence et tardé à réagir après la détection de salmonelle dans une tour de séchage de son usine de Craon (Mayenne), lors d'auto-contrôles réalisés en août et novembre.

Cette contamination, qui concernait seulement l'environnement du site et non les produits, n'avait été révélée au public que début décembre.

Le ministre annonce également une "obligation de transmission par les laboratoires aux services de l'Etat des résultats défavorables portant sur les produits. Ceci viendra s'ajouter à la disposition actuelle limitée aux épisodes avec des cas d'intoxication".

Le ministre veut en outre donner "une assise légale" à la création de plates-formes de surveillance, notamment pour les denrées alimentaires, c'est-à-dire assurer une meilleure communication entre les acteurs.

Le ministère va travailler avec l'Agence nationale en charge de l'évaluation des risques (Anses) pour définir les critères scientifique retenus, et devra ensuite travailler sur le mode de changement de ce cadre juridique : mesures réglementaires ou inscription de ces mesures dans une loi.

M. Travert a également annoncé la mise en oeuvre dans les trois mois d'un plan de contrôle spécifique "sur la chaîne de production et les plans de maîtrise des risques des produits laitiers en poudre à destination des enfants".

Sur la base des conclusions de cet état des lieux, "je saisirai l'Anses, afin qu'elle vérifie si les systèmes surveillance mis en place par les professionnels sont adaptés aux risques identifiés", a-t-il ajouté.

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Rickwaert, l’homme aux deux visages

Slate.fr - mar, 01/16/2018 - 19:26
D’un côté, Philippe Rickwaert, ancien député et maire de Dunkerque, apprécié de ses concitoyens, de l’autre le Baron noir, homme de pouvoir dénué de scrupules et prêt à toutes les malversations pour mener à bien ses projets. Aujourd’hui accusé de tentative de corruption sur des journalistes à quelques jours de la diffusion de sa série, Rickwaert fait front, assumant, comme à son habitude, ses méthodes controversées. ... Lire la suite
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Le Graët: "Pas de quoi assassiner Chapron à ce point"

France 24 - L'info en continu - mar, 01/16/2018 - 19:23

"C'est une mini affaire. (...) Il n'y a pas de quoi non plus l'assassiner à ce point", a souligné mardi le président de la Fédération Noël Le Graët au sujet de l'arbitre Tony Chapron, écarté jusqu'à nouvel ordre après un tacle sur un joueur de Nantes.

"C'est quelqu'un qui a rempli une belle mission. Il fait une petite faute, qu'il reconnaît évidemment. Il n'y a pas de quoi non plus l'assassiner à ce point, c'est quelqu'un de très respectable", a expliqué le patron de la FFF, au micro de plusieurs médias, dont RMC, en marge d'un déplacement à Boulogne-sur-Mer.

"Un événement chasse l'autre. Il y a des matches mardi et mercredi. Vous verrez que c'est une mini-affaire", a conclu Noël Le Graët.

Dimanche soir, à la fin du match de Ligue 1 entre Nantes et le PSG, l'arbitre Tony Chapron avait taclé le Nantais Diego Carlos, qui l'avait involontairement fait tomber. La séquence avait enflammé les réseaux sociaux.

Le lendemain, l'arbitre de 45 ans était suspendu par la direction technique de l'arbitrage de la Fédération française de football, dans l'attente de son passage devant la commission de discipline de la Ligue.

Dans une déclaration à l'AFP, il avait présenté ses "excuses" au joueur en évoquant un "geste maladroit" et "inapproprié".

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Gymnastique: un organe indépendant destiné aux victimes d'abus sexuels

France 24 - L'info en continu - mar, 01/16/2018 - 19:21

Face aux cas répétés d'abus sexuels dans la gymnastique, le dernier en date concernant l'Américaine Simone Biles, quadruple championne olympique, la Fédération internationale de gymnastique (FIG) va créer un organe indépendant destiné aux victimes, a-t-on appris mardi auprès de l'instance.

La FIG va créer un "organe indépendant où chaque cas potentiel (d'abus) pourra être rapporté. Cet organe travaillera en étroite collaboration avec des experts juridiques et les autorités compétentes", a annoncé le président de la fédération internationale, le Japonais Morinari Watanabe, dans un communiqué transmis à l'AFP.

La FIG "travaille à la mise en place de cette structure et le détail sera annoncé en temps voulu", a encore précisé l'instance basée à Lausanne.

M. Watanabe, élu en octobre 2016 et qui a succédé à l'Italien Bruno Grandi s'est dit "choqué et attristé" face aux témoignages de gymnastes dénonçant les abus sexuels dont elles ont été victimes.

Lundi, c'est l'Américaine Simone Biles, quadruple championne olympique de gymnastique, qui est venue ajouter son nom à la longue liste des athlètes abusées sexuellement par Larry Nassar, l'ancien médecin de l'équipe américaine.

"Nous ne tolérerons aucun abus ou harcèlement sexuel dans la communauté de la gymnastique", a encore commenté M. Watanabe, précisant que l'une des premières mesures prises par la FIG a été la création d'un groupe de travail présidé par la vice-président honoraire de la FIG, la Canadienne Slava Corn, afin de "revoir et renforcer les règles existantes".

M. Watanabe s'est rendu début décembre aux Etats-Unis et a apporté son soutien à la nouvelle présidente de la Fédération américaine de gymnastique, Kerry Perry.

Les Etats-Unis font "face à une situation difficile. Je respecte le courage nécessaire pour devenir présidente dans cette situation", avait expliqué M. Watanabe, à l'adresse de Mme Perry, élue début novembre.

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LFI regrette le discours "ferme" de Macron à Calais

France 24 - L'info en continu - mar, 01/16/2018 - 19:15

La députée de La France insoumise Clémentine Autain a déploré mardi un "discours assez ferme" d'Emmanuel Macron à Calais, critiquant l'idée que "le devoir d'humanité s'oppose au devoir de République" vis-à-vis des réfugiés présents sur le sol français.

"Il y a une phrase qui m'a choquée (...): il a expliqué qu'il fallait bien sûr un devoir d'humanité mais, au fond, ce qui allait l'emporter, c'était un devoir de République", a expliqué la députée de Seine-Saint-Denis lors d'une conférence de presse de rentrée du groupe LFI. "Comme si le devoir d'humanité s'opposait à la République", a-t-elle analysé, estimant que "ce n'est absolument pas comme cela qu'il faut aborder la question à Calais".

Voyant dans les différentes mesures adoptées et propos tenus "une volonté du gouvernement de diminuer des possibilités pour les réfugiés qui fuient la guerre et la misère d'être accueillis dignement", elle a jugé "inadmissible" qu'il soit demandé aux associations "(...) de collaborer avec un État qui veut les fliquer, les chasser".

"Ce président de la République connu pour être très libéral sur le terrain économique (...) a voulu nous expliquer que par contre, avec sa bienveillance et sa modernité en bandoulière, évidemment, il serait sur le terrain des libertés et de la démocratie au rendez-vous", a rappelé Mme Autain. "Et on découvre qu'on a un président qui est autoritaire et qui ne respecte pas les droits souverains de la liberté et de la démocratie", a-t-elle déploré.

"Ca fonctionne toujours comme ça et on le sait au moins depuis Thatcher: quand vous avez un gouvernement très libéral qui détricote tout sur le terrain économique (...), vous vous retrouvez avec une affirmation de l'État pour faire du contrôle social et surveiller les libertés", a-t-elle développé.

Le président du groupe, Jean-Luc Mélenchon, a de son côté souhaité que la France revienne sur les accords du Touquet qui fixent la frontière britannique à Calais "puisque ce sont des accords qui ne fonctionnent pas". "Aucun des problèmes qu'ils étaient censés régler n'est réglé, donc on pourrait essayer de trouver une autre idée", a-t-il expliqué.

"L'Angleterre ne va pas être le seul endroit du monde qui, parce qu'il a levé le pont-levis et qu'il y a des douves, ne prendra aucune part aux devoirs humanitaires qui sont ceux de toutes les puissances européennes", a encore affirmé l'ancien candidat à la présidentielle.

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« Si la baisse du chômage se confirme, l’indicateur de fécondité pourrait augmenter de nouveau »

Le démographe Gilles Pison a commenté, mardi, la dernière étude de l’Insee sur la démographie française. Elle révèle un changement de dynamique en France, où les naissances baissent pour la troisième année d’affilée et où le taux de fécondité décroît.
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Protection des données sur Internet : vers la revanche de la vie privée ?

L' Essentiel - SudOuest.fr - mar, 01/16/2018 - 19:07

EDITION DU SOIR - Jusqu’ici, la protection sur la Toile des informations personnelles relevait plutôt du problème de l’internaute. En mai, un nouveau règlement européen peut tout changer. Au sommaire aussi : en Gironde, des cartes postales à 6 000 euros retrouvées dans une cave ; un point sur la situation en Catalogne...
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Naissance par mère porteuse du 3e enfant des Kardashian-West

France 24 - L'info en continu - mar, 01/16/2018 - 19:05

Le couple Kim Kardashian-Kanye West, parmi les plus célèbres de la planète, a confirmé mardi la naissance de leur troisième enfant, une petite fille née par mère porteuse.

"Elle est là!" a tweeté mardi Kim Kardashian. "Kanye et moi somme heureux d'annoncer l'arrivée de notre merveilleuse petite fille, en bonne santé. Nous sommes incroyablement reconnaissants à la mère porteuse qui a transformé nos rêves en réalité", a-t-elle ajouté dans son message.

La petite fille, dont le nom n'est pas précisé, est née lundi à 0h47, pesant 3,3 kilos, a précisé la star de télé-réalité de 37 ans, suivie par plus de 58 millions de personnes sur Twitter et plus de 106 millions sur Instagram.

En septembre, le site spécialisé TMZ indiquait que la mère porteuse avait reçu la somme de 45.000 dollars.

Le couple formé par la star de télé-réalité et le rappeur a déjà deux enfants, une fille prénommée North, 4 ans, et un garçon prénommé Saint, 2 ans.

Kim Kardashian souffrirait d'un problème au placenta qui a créé de sérieuses complications pendant sa deuxième grossesse et aurait pu mettre sa vie en danger lors d'une troisième, selon le site.

De nombreuses célébrités ont déjà fait appel à des mères porteuses, selon le magazine People, de Sarah Jessica Parker et Matthew Broderick en passant par Michael Jackson, Elton John et la mannequin vedette Tyra Banks.

cat/vog

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LFI regrette le discours "ferme" de Macron à Calais

LCP Assemblée nationale - mar, 01/16/2018 - 19:03

La députée de La France insoumise Clémentine Autain a déploré mardi un "discours assez ferme" d'Emmanuel Macron à Calais, critiquant l'idée que "le devoir d'humanité s'oppose au devoir de République" vis-à-vis des réfugiés présents sur le sol français.

"Il y a une phrase qui m'a choquée (...): il a expliqué qu'il fallait bien sûr un devoir d'humanité mais, au fond, ce qui allait l'emporter, c'était un devoir de République", a expliqué la députée de Seine-Saint-Denis lors d'une conférence de presse de rentrée du groupe LFI. "Comme si le devoir d'humanité s'opposait à la République", a-t-elle analysé, estimant que "ce n'est absolument pas comme cela qu'il faut aborder la question à Calais". 

Voyant dans les différentes mesures adoptées et propos tenus "une volonté du gouvernement de diminuer des possibilités pour les réfugiés qui fuient la guerre et la misère d'être accueillis dignement", elle a jugé "inadmissible" qu'il soit demandé aux associations "(...) de collaborer avec un État qui veut les fliquer, les chasser". 

"Ce président de la République connu pour être très libéral sur le terrain économique (...) a voulu nous expliquer que par contre, avec sa bienveillance et sa modernité en bandoulière, évidemment, il serait sur le terrain des libertés et de la démocratie au rendez-vous", a rappelé Mme Autain. "Et on découvre qu'on a un président qui est autoritaire et qui ne respecte pas les droits souverains de la liberté et de la démocratie", a-t-elle déploré.

"Ca fonctionne toujours comme ça et on le sait au moins depuis Thatcher: quand vous avez un gouvernement très libéral qui détricote tout sur le terrain économique (...), vous vous retrouvez avec une affirmation de l'État pour faire du contrôle social et surveiller les libertés", a-t-elle développé. 

Le président du groupe, Jean-Luc Mélenchon, a de son côté souhaité que la France revienne sur les accords du Touquet qui fixent la frontière britannique à Calais "puisque ce sont des accords qui ne fonctionnent pas". "Aucun des problèmes qu'ils étaient censés régler n'est réglé, donc on pourrait essayer de trouver une autre idée", a-t-il expliqué.

"L'Angleterre ne va pas être le seul endroit du monde qui, parce qu'il a levé le pont-levis et qu'il y a des douves, ne prendra aucune part aux devoirs humanitaires qui sont ceux de toutes les puissances européennes", a encore affirmé l'ancien candidat à la présidentielle.

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L'UE veut mieux recycler ses plastiques

France 24 - L'info en continu - mar, 01/16/2018 - 19:00

La Commission européenne a dévoilé mardi sa "stratégie" pour réduire l'utilisation des plastiques à usage unique dans l'UE, avec pour objectif que tous les emballages de ce type soient recyclables d'ici à 2030.

Le premier vice-président de l'exécutif européen, Frans Timmermans, s'est dit convaincu que les habitudes des Européens, qui produisent 25 millions de tonnes de déchets plastiques par an, pouvaient changer.

"Si vous expliquez à vos enfants qu'il faut cinq secondes pour produire une paille en plastique, pendant combien de temps vont-ils l'utiliser? Cinq, dix minutes? Mais si vous leur expliquez qu'il lui faut 500 ans pour se désintégrer une fois jetée, alors ils ne voudront plus l'utiliser", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse à Strasbourg.

Seulement 30% des déchets plastiques des Européens sont recyclés à l'heure actuelle. Le reste finit incinéré pour produire de l'énergie (39%) ou en décharge (31%).

La "stratégie" présentée par la Commission se traduira par une nouvelle proposition législative avant la fin de l'année, a promis M. Timmermans. Pour l'instant, la Commission s'est engagée sur plusieurs points, et notamment à "rendre le recyclage rentable pour les entreprises".

"Pour l'instant on ne peut pas dire qu'il existe un marché unique" pour les déchets dans l'UE, a reconnu Jyrki Katainen, vice-président chargé des affaires économiques. "Il va falloir définir des règles pour échanger des produits standards", a-t-il souligné.

Exemple concret: les différentes couleurs des bouteilles en plastique rendent le tri et le recyclage plus coûteux. Renoncer à une jolie bouteille teintée? Un bien petit sacrifice pour le consommateur, selon la Commission.

Cette ambition de contrôler le cycle de vie du plastique du début à la fin est dévoilée au moment où le pays leader du recyclage, la Chine, vient de fermer ses pertes aux déchets étrangers. Or l'UE exporte la moitié de ses plastiques collectés et triés, dont 85% vers la Chine.

"Nous devrions utiliser cette décision pour nous remettre en question et nous demander pourquoi nous Européens ne sommes pas capables de recycler nos propres déchets", a argué M. Timmermans.

La nouvelle stratégie vise aussi à libérer les mers et océans des 700 kg de plastiques qui y échouent tous les jours. La Commission "prendra des mesures pour limiter l'usage des microplastiques", qu'on retrouve dans les cosmétiques et les détergents notamment.

L'exécutif européen veut aussi imposer de nouvelles règles sur les installations de réception dans les ports, pour que les déchets générés en mer par les navires ne soient pas abandonnés ou rejetés à l'eau.

Il promet également de donner 100 millions d'euros supplémentaires à la recherche pour favoriser les innovations techniques.

La Commission a déjà pris plusieurs mesures pour tenter de faire reculer la domination du plastique, visant notamment à réduire de façon drastique l'utilisation de sacs à usage unique.

Concernant l'idée d'une "taxe plastique", évoquée comme une piste pour trouver des sources propres de financement à l'UE, les deux commissaires se sont montrés prudents. "Plus la stratégie plastique fonctionne bien, moins on collecte d'argent", a remarqué M. Katainen.

Plastics Europe, l'association des fabricants européens de plastique basée à Bruxelles, a salué les initiatives de la Commission.

"Seule une restriction juridiquement contraignante sur la mise en décharge de tous les recyclables et autres déchets récupérables mettra fin à la mise en décharge de déchets qui pourraient être utilisés comme une ressource", a estimé Karl-H. Foerster, le directeur exécutif, dans un communiqué.

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L'expulsion d'un père de famille vers le Mexique suscite l'émotion aux États-Unis

France 24 - L'info en continu - mar, 01/16/2018 - 18:57
L’expulsion, lundi, d’un sans-papier mexicain de 39 ans ayant vécu trois décennies aux États-Unis provoque un tollé parmi les adversaires de Donald Trump, qui y voient le symbole d’une politique migratoire contraire aux grands principes du pays.
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Nantes: Diego Carlos, héros malgré lui

France 24 - L'info en continu - mar, 01/16/2018 - 18:52

Diego Carlos a surtout fait parler de lui sur les réseaux sociaux comme la victime de "l'arbitre-tacleur" Tony Chapron. Mais du côté de Nantes, le Brésilien est aussi connu pour être l'un des très bons défenseurs centraux du championnat depuis deux saisons.

"Je n'ai pas compris sur le moment ce qui s'est passé", a reconnu le joueur de 23 ans, dont le nom a fait le tour des réseaux sociaux depuis que l'arbitre du match perdu dimanche contre Paris (1-0), Tony Chapron, a essayé de lui donner un coup de pied et l'a exclu, après avoir trébuché à son contact.

"Il tombe par terre et après je l'ai regardé quand il m'a donné un coup dans la jambe et je lui ai dit: +Qu'est ce que tu as fait ?+ et après il revient et il me donne un jaune et le rouge", a-t-il raconté sur le site internet du FC Nantes en rigolant, plus de 36 heures après cette scène improbable.

Le carton rouge a toutefois été annulé en urgence lundi par la Ligue de football (LFP): "Je suis très content de pouvoir jouer à Toulouse", mercredi, pour la 21e journée, a-t-il reconnu, avant de se reprendre en riant: "je ne sais pas si je peux jouer, c'est le coach qui va décider ça".

Mais Diego Carlos ne prend pas un grand risque, tant il paraît indiscutable aux yeux de Claudio Ranieri au sein de l'arrière-garde nantaise, la 3e de Ligue 1, avec 19 buts encaissés.

Arrivé au début de la saison dernière du club portugais d'Estoril, après un passage à Porto (23 matches en 2014-2015), celui qui compte déjà 50 matches de L1 à son actif a rapidement séduit par sa vitesse, sa rigueur dans le placement et un jeu pas dénué de rugosité.

- Pas un ange -

Car s'il était dans le rôle de la victime dimanche, Diego Carlos n'est pas un ange.

Sur le premier ballon du match à destination de Cavani, une ouverture aérienne trop profonde, on l'a, par exemple, vu donner discrètement un petit coup de coude d'intimation à l'Uruguayen lors du contact entre les deux hommes.

La saison dernière, Diego Carlos avait ainsi fini 11e au classement des joueurs les plus sanctionnés, avec 8 avertissements en 34 matches. Autant qu'un Yannick Cahuzac, par exemple, mais sans les 4 exclusions du défenseur corse de Toulouse - qui évoluait la saison dernière à Bastia.

Avec le départ d'"El Patron", Oswaldo Vizcarrondo, cet été, les arrivées de Nicolas Pallois et de Chidozie Awaziem et l'exil de Koffi Djidji au poste d'arrière gauche, il est le stoppeur le plus utilisé et le nouveau boss de la défense, en tête du club au nombre de tacles tentés (3,1) et réussis (2,2) par match, et 2e à celui des ballons gagnés (15,5).

Il est toutefois loin d'être maladroit de ses pieds, comme l'a montré le coup-franc direct qu'il a inscrit dans le temps additionnel à Montpellier, qui a donné la victoire à son équipe (0-1) lors de la 5e journée.

Ses performances n'ont pas laissé les recruteurs indifférents. La presse a évoqué l'intérêt de clubs français, et pas des moindres, puisqu'il ferait partie des joueurs suivis de près par l'OM.

Le club russe du Zénith Saint-Pétersbourg avait pour sa part déjà essayé de l'attirer cet été, proposant 7 millions d'euros. Mais le président Waldemar Kita aurait fixé le prix de son départ à plus du double de cette somme, pour un joueur sous contrat jusqu'en 2022.

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Ligue 1: Saint-Etienne parie sur M'Vila

France 24 - L'info en continu - mar, 01/16/2018 - 18:51

"Je me suis perdu": après un parcours sinueux, le milieu Yann M'Vila veut relancer sa carrière à Saint-Etienne, un pari audacieux du club forézien qui mise sur son esprit de revanche pour remonter au classement.

Le joueur juge sans concession son itinéraire depuis 2013 et son départ de Rennes d'où il a rejoint Kazan, au coeur du Tatarstan, puis a beaucoup bougé, en prêt à l'Inter Milan (2014/15) et à Sunderland (2015/16). Mais il affirme "avoir changé" et ne plus être "le même homme".

"Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Je me suis perdu, j'ai fait de mauvais choix. Pour la France, je suis sorti par la petite porte. C'est la vie. Mais j'ai mûri. Aujourd'hui j'ai 27 ans, je suis marié, père de quatre enfants et j'ai appris de mes expériences à Sunderland et à l'Inter Milan mais aussi en Russie", confie-t-il.

"J'ai choisi Saint-Etienne car j'ai eu l'entraîneur au téléphone et il m'a proposé un très bon challenge. C'est un excellent coach. Je n'ai pas hésité", poursuit le néo-stéphanois.

- Premier match à Metz -

Les Verts, 14es de Ligue 1 après leur précieuse victoire contre Toulouse (2-0) dimanche, ont encore un match crucial sur le terrain de la lanterne rouge, Metz, mercredi (19H00).

M'Vila (27 ans), qui a signé jeudi pour un an et demi après s'être libéré du club russe de Rubin Kazan où il s'était engagé en 2013, devrait y faire ses débuts. L'ASSE a reçu lundi son certificat international de transfert et il est qualifié.

Avec 22 sélections en équipe de France (1 but), Yann M'Vila, qui n'a plus joué avec les Bleus depuis l'Euro-2012 sous la direction de Laurent Blanc et Jean-Louis Gasset, rêve-t-il encore de l'équipe nationale, voire du Mondial-2018 ?

Il part de loin et cela ne semble pas non plus sa préoccupation principale, à court terme en tout cas, d'autant qu'il sort d'une période difficile dans sa carrière, loin d'avoir été linéaire.

"Je voulais juste revenir en France, pas spécialement en équipe de France, même si elle est toujours dans un coin de ma tête, et livrer de bons matches avec Saint-Etienne, sur une bonne seconde moitié de saison", souligne-t-il.

"Ici, j'ai découvert de très bons gars, dans un vestiaire qui vit bien et où l'on sent une cohésion. C'est une famille", témoigne le milieu de terrain.

- La satisfaction de Gasset -

M'Vila "comprend les sceptiques", mais veut leur "répondre sur le terrain". "Je n'ai pas de doute", lance le joueur. De son côté, Jean-Louis Gasset ne cache pas sa satisfaction.

"Je suis très heureux qu'il soit là mais il va falloir le remplir, comme on dit, sur le plan physique car cela fait un mois qu'il ne joue pas", prévient l'entraîneur, décisif dans son recrutement.

"En jouant tous les trois jours, nous allons réfléchir à la stratégie qu'il faut pour l'amener à 100% alors qu'il n'est à qu'à 50-60% de son maximum. Il faudra limiter son temps de jeu, soit en le faisant débuter ou en le faisant sortir au bout d'un moment", explique-t-il.

En tout cas, avec le recrutement de Yann M'Vila qui suit celui de Robert Beric, de retour de prêt à Anderlecht, et en attendant l'engagement de Paul-Georges Ntep prêté par Wolfsbourg et d'un défenseur, le retour de cadres comme Loïc Perrin et Romain Hamouma, l'équipe stéphanoise reprend une configuration un peu plus solide pour assurer son maintien.

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Le Parlement européen se prononce pour l'interdiction de la pêche électrique

France 24 - L'info en continu - mar, 01/16/2018 - 18:51
Le Parlement européen s'est positionné mardi pour l'interdiction de la pêche électrique, une méthode contestée qui provoque, selon ses détracteurs, une hécatombe indifférenciée parmi les poissons et autres espèces.
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Uber plafonne le temps de travail de ses chauffeurs au Royaume-Uni

France 24 - L'info en continu - mar, 01/16/2018 - 18:51

La compagnie américaine de voitures privées Uber a annoncé mardi son intention de plafonner au Royaume-Uni le nombre d'heures pendant lequel ses chauffeurs peuvent se connecter à son application.

Selon cette nouvelle règle, qui doit entrer en application la semaine prochaine, les chauffeurs devront respecter une pause de six heures après avoir cumulé dix heures de conduite, que ce soit pour aller chercher ou déposer un client.

Ils ne pourront pas se connecter à l'application mobile pendant cette période de repos. Uber entend ainsi "améliorer la sécurité de ses chauffeurs et de ses clients". Cette nouvelle politique s'ajoute à celle, existante, consistant à envoyer des messages invitant au repos les chauffeurs restés connectés trop longtemps.

"Bien que nos chauffeurs passent en moyenne 30 heures par semaine connectés à notre application, nous voulons remplir notre rôle et nous assurer qu'ils ne conduisent pas en étant fatigués", a déclaré Andrew Byrne, directeur des pratiques de la compagnie dans un communiqué.

Selon Uber, cette décision est "une première" dans l'industrie des véhicules avec chauffeurs.

La député travailliste Rachel Reevs, présidente de la commission parlementaire sur les Affaires et la Stratégie industrielle, a salué cette annonce. "Nous avons reçu des preuves que des chauffeurs Uber restaient connectés plus de 60 heures par semaine. La mise en place de ce plafond est donc bienvenue. Nous souhaitons observer comment cela fonctionnera en pratique, et si d'autres entreprises imiteront cette démarche".

Mais pour James Farrar, représentant du Syndicat des travailleurs indépendants (IWGB), et ancien chauffeur impliqué dans une procédure judiciaire contre la firme, cette mesure ne répond pas au problème principal.

"La raison pour laquelle les chauffeurs sont fatigués, c'est qu'ils ne gagnent pas assez, ils sont obligés de travailler au moins 34 heures par semaine seulement pour rembourser leurs frais", a-t-il affirmé.

"La solution est simple, Uber doit se conformer aux décisions rendues par deux tribunaux distincts: payer ses chauffeurs au moins au niveau du salaire minimum et leur accorder des congés payés", a-t-il ajouté. Uber a fait appel de ces deux décisions de justice, rendues en octobre 2016 et novembre 2017.

L'entreprise a également fait appel de la suspension de sa licence à Londres, où elle peut continuer à opérer en attendant l'audience prévue au printemps.

La compagnie affirme compter près de 50.000 chauffeurs au Royaume-Uni, dont 40.000 dans la capitale.

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En Allemagne, le nombre de demandeurs d’asile passe sous la barre symbolique des 200 000

La baisse du nombre de réfugiés pourrait faciliter la mise en place de la grande coalition entre sociaux-démocrates et conservateurs, qui exigent d’en plafonner le nombre.
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La photographe bordelaise Ann Cantat-Corsini s'est éteinte à 47 ans

L' Essentiel - SudOuest.fr - mar, 01/16/2018 - 18:46

La photographe bordelaise est décédée ce mardi à Bordeaux, à l’âge de 47 ans.
L’artiste Ann Cantat-Corsini s’est éteinte ce mardi 16 janvier, après un combat courageux de plusieurs mois contre la maladie. Elle avait 47 ans. Photographe, plasticienne et cinéaste, elle est depuis le 2 novembre à l’honneur à l’Institut... Lire la suite

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Le sélectionneur du XV de France Jacques Brunel défend Mathieu Bastareaud

L' Essentiel - SudOuest.fr - mar, 01/16/2018 - 18:42

Le sélectionneur des Bleus espère pouvoir compter sur Mathieu Bastareaud pour le Tournoi des six nations. Mais le Toulonnais risque une suspension. .
Le sélectionneur Jacques Brunel a défendu mardi le trois-quart centre international Mathieu Bastareaud, convoqué mercredi pour des propos jugés homophobes envers un adversaire... Lire la suite

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La France, pays des droits de l'Homme? Pas pour nous, répondent les migrants à Calais

France 24 - L'info en continu - mar, 01/16/2018 - 18:39

"La France, pays des droits de l'Homme? Seulement si vous êtes Français": Jacob Garji fait partie des centaines de migrants survivant tant bien que mal à Calais, traqués par la police qui tente d'empêcher leur passage en Angleterre.

Quinze mois après le démantèlement de la "jungle", le bidonville sordide qui hébergeait 8.000 migrants environ tentant de rejoindre les côtes anglaises, le port de la Manche reste synonyme de rêves brisés.

Mardi, le président français Emmanuel Macron a fait le déplacement dans cette ville du nord de la France, promettant qu'elle ne sera plus l'antichambre avant l'Angleterre pour des milliers de migrants désespérés.

Mais les méthodes de la police afin d'empêcher une nouvelle "jungle" ternissent l'image d'un pays qui s'enorgueillit d'être celui des droits de l'Homme.

Plusieurs migrants ont affirmé à l'AFP avoir été régulièrement réveillés dans les bois entourant Calais par la police faisant usage de "gaz lacrymogène" - des associations ont elles évoqué l'emploi d'aérosol au poivre - et leur confisquant leurs effets personnels.

"Ils aspergent la tente quand vous êtes en train de dormir ou ils vous aspergent directement le visage. La tente, ils la prennent. Le sac de couchage, ils le prennent. Ils prennent même les médicaments qu'on nous a donnés à l'hôpital", explique Dawit, un Ethiopien de 21 ans, en faisant la queue dans le froid pour du thé et du pain que distribue une association humanitaire locale.

Plusieurs autres Ethiopiens, réfugiés dans un bosquet près d'une zone industrielle, racontent avoir été interpellés par la police et relâchés à environ deux heures à pied de Calais. Selon les ONG, cela fait partie d'une stratégie visant à disperser les migrants.

Jacob Garji, 21 ans, se dit lui "prêt à passer un ou deux ans pour atteindre la Grande-Bretagne". "C'est mon avenir", dit-il dans un anglais courant. Lui et son frère David, 22 ans, viennent d'Iran où leur famille, des Juifs d'origine afghane, ont fui l'antisémitisme et la discrimination contre le Afghans, dit-il.

Depuis trois semaines, les deux frères tentent de monter dans un camion pour l'Angleterre. En vain.

A Paris, ils disent avoir été choqués en voyant les réfugiés dormir sous les ponts des mois durant, dans l'attente du traitement de leur dossier de demande d'asile. A Calais, ils assurent avoir été régulièrement interpellés, tandis que leur tente était déchirée.

Jacob parle également couramment français mais il n'a aucune envie de s'éterniser dans un pays qui "n'est bon que pour les Français".

- Stratégie 'de l'épuisement' -

Les ONG ont accusé Emmanuel Macron de trahir la longue tradition de la France en tant que "terre d'accueil", en voulant séparer les migrants qui fuient la guerre et les persécutions et ceux qu'on appelle les migrants "économiques".

Des associations humanitaires ont ainsi refusé de rencontrer M. Macron lors de son déplacement à Calais.

Brice Benazzouz, coordinateur régional de Médecins du Monde, accuse la police de tenter de chasser les migrants de Calais grâce à une stratégie de "l'épuisement".

François Guennoc, vice-président de l'Auberge des Migrants, explique ne pas avoir voulu servir de "simple alibi en faveur d'une stratégie déjà bien en oeuvre".

Les deux associations demandent une révision de l'accord du Touquet, en vigueur depuis 2004, qui établit à Calais la frontière avec le Royaume-Uni, piégeant ainsi les migrants de ce côté-ci de la Manche.

Emmanuel Macron a promis de faire pression sur Londres, jeudi lors d'un sommet franco-britannique dans le sud de l'Angleterre, afin que l'île accepte plus de migrants.

Le président maintient parallèlement une position dure contre "l'occupation illégale de l'espace public", une politique appréciée à Calais.

"Ils devraient être renvoyés dans leur pays", déclare Fabienne Bouin, une femme de ménage de 53 ans, accusant les migrants d'être "agressifs".

Ludovic Duconinck, gérant d'un café dans le centre-ville, dit ne jamais avoir été personnellement embêté par la présence des migrants mais craint que la situation ait "terni l'image de Calais".

"Je les plains. Mais on ne peut pas faire grand chose pour eux".

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