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Notre-Dame-des-Landes : pourquoi les « zadistes » ne veulent pas partir

L' Essentiel - SudOuest.fr - il y a 10 heures 22 min

Cela fait déjà longtemps que la ZAD a cessé d’être seulement un mode opératoire employé par les opposants au projet d’aéroport pour devenir la construction d’une autre réalité.
Les dernières concertations entre l’exécutif et les élus locaux favorables à la construction d’une nouvelle zone aéroportuaire à... Lire la suite

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Kazakhstan: 52 morts dans un accident d'autocar

France 24 - L'info en continu - il y a 10 heures 24 min

Cinquante-deux personnes sont mortes et cinq ont survécu jeudi quand l'autocar qui les transportait a pris feu dans le nord-ouest du Kazakhstan, ont annoncé les autorités de ce pays d'Asie centrale.

Selon des informations préliminaires des autorités, l'autocar transportait des Ouzbeks.

Des images publiées sur les réseaux sociaux montrent l'autocar, qui circulait sur une route au milieu de steppes enneigés, totalement carbonisé à l'issue de l'incendie.

L'accident a eu lieu vers 10H30 locales (05H30 GMT) dans la région d'Aktobe, la principale ville du nord-ouest du Kazakhstan, non loin de la frontière russe, a annoncé le ministère kazakh des Situations d'urgence dans un communiqué

"55 passagers et deux conducteurs se trouvaient à bord. Cinq passagers ont obtenu de l'aide médicale, les 52 personnes restantes sont mortes", a-t-il précisé.

Les circonstances dans lesquelles le véhicule a pris feu n'ont pas été précisés.

L'autocar était immatriculé au Kazakhstan mais il transportait des Ouzbeks, a indiqué par téléphone à l'AFP un responsable du ministère des Situations d'urgence, Rouslan Imankoulov.

Il n'a pas précisé si tous les passagers étaient originaires de ce pays voisin du Kazakhstan ou seulement certains.

Il a ajouté que l'autocar s'était enflammé instantanément.

Le véhicule faisait la liaison entre la ville russe de Samara, sur le fleuve Volga et à proximité de la frontière kazakhe, et Chimkent, dans le sud du Kazakhstan, a indiqué le ministère des Situations d'urgence dans son communiqué.

Des vidéos diffusées par des médias russes et kazakhs, filmées depuis un camion suivant l'autocar, montrent le véhicule immobilisé en travers d'une route, d'épaisses flammes s'élevant de son habitacle tandis que des personnes tentent de secourir les passagers. Une autre photo montre l'autocar totalement carbonisé.

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L’avenir du cinéma européen, côté femmes

Rencontre avec quatre jeunes réalisatrices qui ont présenté leur film de fin d’études au festival Premiers plans d’Angers.
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Mort de Johnny Hallyday : et si le chanteur avait été enterré dans le Var ?

L' Essentiel - SudOuest.fr - il y a 10 heures 28 min

Plusieurs années avant son décès, le chanteur avait émis le souhait d'être enterré au cimetière de Ramatuelle, une commune où il a longtemps eu ses habitudes.
A chaque début d'année ses traditionnels voeux du maire à la population. Et ses informations plus ou moins importantes sur la vie de la commune. Le maire de... Lire la suite

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Tunisie : « Nous devons prendre au sérieux les attentes des gens, mais il ne faut pas exagérer la portée des événements »

Le ministre du développement, Zied Ladhari, répond aux critiques après les manifestations déclenchées par la loi de finances 2018.
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Les « insoumis » en quête de batailles

Après une quasi-absence à la fin de l’année 2017, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon met toutes ses forces contre la réforme de l’accès à l’université.
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Migrants à Calais : la Grande-Bretagne augmente sa participation financière

L' Essentiel - SudOuest.fr - il y a 10 heures 40 min

Cette annonce devrait être officialisée ce jeudi lors de la venue d'Emmanuel Macron à Londres.
Le gouvernement britannique va annoncer ce jeudi qu'il augmente de 44,5 millions de livres, soit près de 50,5 millions d'euros, sa contribution financière à Calais et sur les côtes françaises pour renforcer la sécurité à la... Lire la suite

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Notre-Dame-des-Landes : Collomb veut les routes d'accès libres en "fin de semaine prochaine"

L' Essentiel - SudOuest.fr - il y a 10 heures 44 min

Cette annonce fait suite à l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
Les routes d'accès à Notre-Dame-des-Landes seront libérées "d'ici la fin de la semaine prochaine", a déclaré le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, qui souhaite que cela se fasse "par la discussion et la négociation" plutôt que par la... Lire la suite

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Entre Washington et Moscou, la réconciliation attend toujours

France 24 - L'info en continu - il y a 10 heures 55 min

Donald Trump l'avait martelé pendant sa campagne: il allait réconcilier l'Amérique avec la Russie de Vladimir Poutine. Un an après son entrée en fonction, un climat de Guerre froide domine plus que jamais les relations entre les deux puissances.

Malgré les promesses du candidat républicain, suivies de la nomination d'un chef de la diplomatie mettant en avant ses liens personnels avec M. Poutine, Rex Tillerson, les principaux désaccords demeurent et Moscou et Washington s'échangent quotidiennement reproches acrimonieux et menaces de nouvelles sanctions.

"On fait face à un certain paradoxe: les dirigeants des deux pays ont dit vouloir améliorer les relations, mais celles-ci n'ont fait que se dégrader", constate Vladimir Vassiliev, chercheur à l'Institut des Etats-Unis et du Canada à Moscou.

Accusées d'avoir oeuvré en coulisses pour favoriser la victoire de Donald Trump face à une Hillary Clinton favorable à une ligne de fermeté, les autorités russes en sont réduites à présenter l'hôte de la Maison Blanche comme l'otage de combats politiques internes à Washington. Et à faire le dos rond en attendant que l'orage de l'affaire russe passe.

"Les relations russo-américaines méritent mieux, nos peuples méritent mieux", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. "La Russie s'est toujours prononcée en faveur du renforcement des relations bilatérales, quel que soit le président au pouvoir aux Etats-Unis".

Les tensions n'ont cessé de s'aggraver entre Moscou et Washington ces dernières années sur un nombre de dossiers internationaux comme l'Ukraine, l'Iran et la Syrie.

A la suite de l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie en 2014 suivi de la guerre dans l'Est de l'Ukraine, les Etats-Unis ont adopté des sanctions de plus en plus strictes contre la Russie.

L'"an un" de la présidence Trump a été marqué par une série de nouvelles sanctions américaines mais aussi des expulsions réciproques de diplomates dignes des heures les plus dramatiques de la Guerre froide.

Quotidiennement, le Kremlin est amené à commenter les rebondissements de l'enquête a été lancée aux Etats-Unis sur l'ingérence russe présumée dans la présidentielle de 2016 et une éventuelle "collusion" avec l'équipe de campagne du républicain.

Mme Zakharova dénonce une "hystérie antirusse" par "les mêmes personnes qui ont fait jouer la carte antirusse lors de la campagne électorale de Hillary Clinton (...) et n'ont pas pu accepter la défaite de leur candidate".

"Ils avaient besoin de trouver un facteur extérieur pour expliquer leur propre échec", affirme-t-elle, démentant tout rôle de Moscou dans la victoire de Donald Trump: "C'est le président américain, élu par le peuple américain".

- 'Plus de pressions'-

Sur les grands dossiers internationaux, le fossé ne s'est pas comblé.

Lors de sa conférence de presse annuelle lundi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a attaqué Washington sur quasi tous les sujets ayant marqué l'année: "Les actions de l'administration actuelle sont malheureusement dans la lignée de l'administration Obama, en dépit de la ligne du président Trump durant la campagne électorale. Dans certains domaines, elle exerce même plus de pressions".

En Syrie, malgré un objectif commun affiché de lutter contre les jihadistes, les Occidentaux accusent la Russie d'avoir surtout appuyé militairement le régime de Bachar al-Assad contre les rebelles. L'armée russe a reproché à Washington de soutenir la branche syrienne d'Al-Qaïda, voire de faire le jeu du groupe Etat islamique pour ralentir l'avancée des forces syriennes.

En Ukraine, le gouvernement Trump non seulement continue d'accuser la Russie de soutenir militairement les séparatistes, mais a aussi annoncé vouloir muscler ses livraisons d'armements à Kiev, qui pourraient désormais comprendre des missiles antichar.

En se gardant de viser Donald Trump frontalement, Moscou a vivement critiqué deux de ses décisions majeures de politique étrangère: reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël et remettre en cause l'accord sur le nucléaire iranien.

Après avoir accusé fin 2016 le gouvernement Obama d'avoir "délibérément détruit les relations russo-américaines", la Russie avait "de grands espoirs" d'amélioration avec l'élection de Donald Trump, reconnaît à l'AFP Ivan Kourilla, chercheur à l'Université Européenne de Saint-Pétersbourg.

"L'élite russe continue de croire que Trump ne souhaite pas une confrontation totale, et l'espoir pour une amélioration reste", assure-t-il. "Si non pour cette année, alors pour l'année prochaine".

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Londres va augmenter de 44,5 millions de livres sa contribution à Calais

France 24 - L'info en continu - il y a 10 heures 56 min

Le gouvernement britannique va annoncer jeudi qu'il augmente de 44,5 millions de livres (50,5 millions d'euros) sa contribution financière à Calais et sur les côtes françaises pour renforcer la sécurité à la frontière.

"Cet argent doit être investi dans l'amélioration de la sécurité à la frontière", a déclaré un porte-parole de l'exécutif britannique. Cette annonce doit être officialisée à l'occasion de la venue au Royaume-Uni du président français Emmanuel Macron pour un sommet bilatéral.

"Tout comme nous investissons pour nos frontières dans le reste du Royaume-Uni, il est normal de surveiller en permanence si nous pouvons renforcer les controles en France et en Belgique, pour s'assurer qu'ils soient aussi sécurisés que possible", a ajouté le porte-parole.

En vertu des accords du Touquet en vigueur depuis 2004, la frontière britannique est fixée sur la côte française, où les agents britanniques effectuent des contrôles. Dans ce cadre, le Royaume-Uni a déjà dépensé près de 100 millions de livres (113 millions d'euros) ces trois dernières années.

Lors d'un déplacement mardi à Calais, ville d'entrée dans le tunnel sous la Manche, Emmanuel Macron avait prévenu que l'Etat "ne laissera pas se reconstituer une +jungle+" comme celle qui a rassemblé jusqu'à 8.000 migrants avant d'être démantelée en 2016.

Sa venue à Londres doit donner lieu à la signature d'un "nouveau traité qui complétera les accords du Touquet", a annoncé l'Elysée.

Sur les quelque 2.000 mineurs pris en charge après le démantèlement de la "Jungle", le Royaume-Uni, qui s'était engagé à accueillir tous les enfants isolés ayant de la famille sur place et à étudier les dossiers des mineurs "vulnérables", en a finalement accueilli 769, selon les chiffres du ministère britannique de l'Intérieur. L'ONG France Terre d'Asile, elle, évoque 893 mineurs acceptés.

A Londres, un porte-parole du gouvernement a reconnu que les accords du Touquet étaient "très bénéfiques au Royaume-Uni".

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Malaise social dans les prisons

Analyse. L’ampleur du mouvement de blocage des établissements pénitentiaires traduit le mécontentement de personnels en manque de considération. Un paradoxe alors que, d’un strict point de vue social, la situation s’est améliorée.
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Au Théâtre de l'Oeuvre, Julien Boisselier en chef étoilé en plein burn out

France 24 - L'info en continu - il y a 11 heures 3 min

Passer à côté de sa vie jusqu'à frôler le burn out, c'est l'une des questions existentielles au coeur de "12 Millimètres", un seul en scène vibrant, à la fois drôle et émouvant, interprété par Julien Boisselier au Théâtre de l'Oeuvre.

Révélé au cinéma en 2006 dans "Je vais bien, ne t'en fais pas" de Philippe Lioret, le comédien campe un chef étoilé superstar, sur le point de fêter en direct à la télévision ses 25 ans de carrière.

Dans l'ombre tutélaire de son père, également chef renommé, il a suivi le chemin qui lui était destiné sans jamais s'interroger sur un ailleurs.

Au lever de rideau, au milieu de ses casseroles, on le découvre en veste et tablier de cuisine, une coiffe de chef indien à la place de sa toque, dans un état de profonde dépression. Le jubilé professionnel tournera rapidement au fiasco avec un suicide en direct.

"J'ai été très marqué par le suicide du chef Bernard Loiseau en 2003. C'était un homme formidable, solaire et totalement investi. Je me suis demandé ce qui peut se passer dans la tête d'un homme comme ça...", confie à l'AFP Julien Boisselier qui met aussi en scène ce monologue touchant créé en juin dernier, mais interrompu après quelques représentations en raison d'une blessure.

"Les chefs étoilés sont lancés en permanence dans une quête de perfection. J'ai demandé à deux auteurs, Vincent Juillet et Melissa Drigeard de travailler sur ce sujet. Depuis longtemps, je rêvais de faire la cuisine sur la scène d'un théâtre comme le propose Jamie Oliver en Angleterre", ajoute-t-il.

"Le théâtre est l'un des derniers endroits de liberté artistique, bien plus qu'au cinéma. Les enjeux financiers sont moins forts. Je n'aurais jamais pu raconter cette histoire au cinéma", estime Julien Boisselier.

Lancé dans une suite de recettes sur le thème de la bécasse dans tous ses états, son personnage fait le bilan de sa vie: "Je ne suis qu'une ombre sous une toque. J'ai été chef cuistot, chef indien... Je ne suis pas obligé d'en crever, de suivre les rails, de passer ma vie à 12 millimètres de ce que je voulais faire, pas obligé de me dire que c'est trop tard. Il suffit que je fasse un pas..."

Présent au cinéma et à la télévision depuis 1996, Julien Boisselier, 47 ans, formé au Cours Florent, sera de retour sur grand écran le 14 mars dans le rôle principal de "Et mon c?ur transparent", thriller psychologique de David et Raphaël Vital-Durand, adapté du roman éponyme de Véronique Ovaldé.

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Les surveillants de prison toujours mobilisés, plusieurs établissements bloqués jeudi matin

Les personnels pénitentiaires réclament notamment plus de sécurité après plusieurs agressions, au quatrième jour de mobilisation.
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Le gouvernement affiche ses ambitions pour l'économie sociale et solidaire

France 24 - L'info en continu - il y a 11 heures 15 min

Le gouvernement souhaite mobiliser 1 milliard d'euros pendant le quinquennat, en fonds publics et privés, pour aider l'économie sociale et solidaire (ESS) à changer d'échelle, et plus largement pour favoriser l'"innovation sociale".

Cette ambition doit être affichée par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Christophe Itier, Haut-commissaire à l'ESS et à l'innovation sociale, devant les acteurs du secteur réunis au ministère en fin de matinée.

L'ESS, qui concilie activité économique et utilité sociale, représente 10% du PIB et emploie 2,3 millions de salariés. Ses entreprises sont actives dans des domaines tels que la lutte contre le chômage, l'illettrisme, le décrochage scolaire, pour développer l'autonomie des personnes âgées ou handicapées, ou encore protéger l'environnement.

Le gouvernement veut favoriser le développement national d'initiatives ayant fait leurs preuves au niveau local, a expliqué à l'AFP M. Itier. Pour financer cette ambition, l'objectif sur la durée du quinquennat est de mobiliser 1 milliard d'euros en fonds publics et privés.

"Nous sommes en discussions avec des investisseurs, avec l'objectif de créer un fonds d'amorçage national d'ici la fin du 1er semestre", a précisé M. Itier. Selon lui, sont d'ores et déjà partants la Caisse des Dépôts et la BPI, ainsi que le Crédit coopératif, BNP-Paribas ou des organismes plus spécifiques à l'ESS comme France Active ou Inco (ancien Comptoir de l'innovation). "Ce tour de table a vocation à s'élargir".

Un "accélérateur national d'innovation sociale" va être créé, avec une marque collective baptisée "French impact", utilisable par des associations, fondations, coopératives et autres entreprises ayant développé des actions "au service de l'intérêt collectif".

"Le French impact sera la nouvelle bannière de l'économie sociale et solidaire, et plus largement de tous les acteurs de l'innovation sociale", a déclaré M. Itier. "Cette économie, c'est un des facteurs de compétitivité et d'attractivité du pays, au même titre que la French tech".

- territoires pilotes -

L'objectif est de fédérer les entreprises et les soutiens possibles.

Dans un premier temps, un appel à projets est lancé afin de sélectionner 10 à 15 entreprises qui constitueront la "vitrine" du "French impact", et bénéficieront d'un accompagnement spécifique pour se développer. Les lauréats seront annoncés en mars.

Début mars, doit par ailleurs être lancé un appel à candidatures, visant à accorder le label "French impact" à des structures d'accompagnement de projets (ruches, incubateurs ...).

Des fonctionnaires dans chaque ministère et en régions auront pour mission de simplifier les démarches administratives et financières des innovateurs sociaux.

Quelques territoires pilotes, urbains et ruraux, doivent expérimenter la démarche au deuxième semestre, avant un déploiement sur l'ensemble du territoire en 2019.

Le Haut-commissaire prévoit de faire au premier semestre des déplacements dans les treize régions de France, accompagné à chaque fois d'un ministre, afin de "créer la dynamique" auprès des collectivités.

M. Itier est également en train de "travailler avec l'ensemble des acteurs de l'ESS" à un "pacte de croissance et consolidation" à cinq ans, comportant des mesures législatives, fiscales et réglementaires, qui doit être présenté en conseil des ministres en "mars-avril".

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Kenneth Roth (HRW): "Personne ne devrait être renvoyé de force en Libye"

France 24 - L'info en continu - il y a 11 heures 18 min

L'Europe ne doit pas, même indirectement, prendre le risque de renvoyer des migrants en Libye, où ils sont traités de manière "atroce", martèle le directeur de Human Right Watch, Kenneth Roth, infatigable défenseur des droits de l'Homme depuis plus de 30 ans.

Les images chocs de CNN, montrant en novembre une vente d'esclaves africains près de Tripoli, n'ont pas surpris cet Américain de 62 ans, dont l'organisation aussi crainte que respectée s'étend désormais dans quelque 90 pays.

"Human Rights Watch le rapportait depuis un certain temps déjà: la manière dont les migrants sont traités en Libye est atroce. Nous recueillons sans cesse des témoignages de travail forcé, d'abus sexuels, de torture", rappelle-t-il lors d'un entretien avec l'AFP au siège parisien de HRW, à l'occasion de la publication jeudi du rapport mondial 2018.

"Personne ne devrait être renvoyé de force en Libye aujourd'hui", tranche-t-il, regard perçant derrière ses lunettes rectangulaires, en épinglant l'attitude ambigüe de l'Union européenne.

Les bateaux européens "ne renvoient pas les gens en Libye" mais l'Union européenne, en particulier l'Italie, "font indirectement ce qu'ils ne peuvent pas faire directement, en formant les gardes-côtes libyens qui ramènent les migrants" en Libye, dénonce M. Roth.

"Il y a plus de migrants qui meurent en Libye qu'en essayant de traverser la Méditerranée", poursuit-il en citant les chiffres de l'Organisation internationale des migrations (OIM), "ça vous donne une idée de la gravité de la situation".

En 2017, au moins 3.116 migrants sont morts ou disparus en tentant la traversée vers l'Europe, selon l'OIM. Mais les tentatives de traversées ont chuté depuis l'été, après des accords entre Rome et les autorités et milices libyennes pour empêcher les migrants de prendre la mer.

"L'Europe a la responsabilité de contrôler ses frontières, personne ne le conteste" mais qu'elle "tente de limiter l'afflux des migrants en investissant économiquement dans leurs pays ou en agissant contre les répressions qu'ils fuient", réclame Kenneth Roth, fils d'un juif allemand qui a fui l'Allemagne nazie.

La Libye n'est qu'un des multiples dossiers que suit attentivement ce juriste américain, qui évoque avec la même précision les persécutions des Rohingyas en Birmanie que la politique anti-terroriste d'Emmanuel Macron.

Derrière lui, une multitude de rapports multicolores s'étage dans une immense bibliothèque: Human Rights Watch publie une centaine de rapports ou d'analyses chaque année, un tous les trois jours.

Dans son tour d'horizon annuel, 91 pays sont passés au crible, de l'Afghanistan au Zimbabwe.

Entré en 1987 à Human Rights Watch, dont il est devenu le directeur exécutif six ans plus tard, Kenneth Roth a transformé la modeste organisation non gouvernementale en une multinationale de 425 salariés, financée par des dons de particuliers et de fondations, telle celle du milliardaire George Soros.

- 'non-partisan' -

HRW a bâti sa crédibilité sur deux principes: "exactitude et objectivité", dit son directeur, en soulignant que l'organisation n'a jamais commis de "grosse erreur".

"Nous appliquons ces principes quelle que soit la ligne politique du pays, de gauche ou de droite, qu'il s'agisse de gouvernements ou groupes rebelles. Nous ne sommes pas partisans", souligne-t-il.

S'il qualifie l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump de "moment de désespoir", Kenneth Roth n'épargne pas son prédécesseur, Barack Obama.

"J'admire le président Obama" mais "il n'a pas été prêt à payer le prix politique de la fermeture de Guantanamo, ni à faire quoi que ce soit pour empêcher Bachar al-Assad de commettre des atrocités de masse en Syrie", regrette-t-il.

Quant à Emmanuel Macron, dont il salue la fermeté face à la Russie ou la Turquie, il "s'est montré moins sévère avec le président Xi Jinping".

"Il semble plus disposé à défendre les droits humains quand les intérêts commerciaux français ne sont pas en jeu", critique M. Roth.

L'ancien diplômé de droit de Yale ne se voyait pas "en avocat représentant n'importe quel client. J'avais besoin de croire à ce que je faisais".

"Mon père a grandi dans l'Allemagne nazie et s'est enfui enfant à New York en 1938. J'ai donc grandi avec ses récits sur Hitler (...) Cela m'a rendu très sensible au mal que les gouvernements peuvent faire et extrêmement déterminé à faire ce que je pouvais pour les en empêcher".

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Kenneth Roth (HRW): "Personne ne devrait être renvoyé de force en Libye"

LCP Assemblée nationale - il y a 11 heures 19 min

L'Europe ne doit pas, même indirectement, prendre le risque de renvoyer des migrants en Libye, où ils sont traités de manière "atroce", martèle le directeur de Human Right Watch, Kenneth Roth, infatigable défenseur des droits de l'Homme depuis plus de 30 ans.

Les images chocs de CNN, montrant en novembre une vente d'esclaves africains près de Tripoli, n'ont pas surpris cet Américain de 62 ans, dont l'organisation aussi crainte que respectée s'étend désormais dans quelque 90 pays.

"Human Rights Watch le rapportait depuis un certain temps déjà: la manière dont les migrants sont traités en Libye est atroce. Nous recueillons sans cesse des témoignages de travail forcé, d'abus sexuels, de torture", rappelle-t-il lors d'un entretien avec l'AFP au siège parisien de HRW, à l'occasion de la publication jeudi du rapport mondial 2018. 

"Personne ne devrait être renvoyé de force en Libye aujourd'hui", tranche-t-il, regard perçant derrière ses lunettes rectangulaires, en épinglant l'attitude ambigüe de l'Union européenne. 

Les bateaux européens "ne renvoient pas les gens en Libye" mais l'Union européenne, en particulier l'Italie, "font indirectement ce qu'ils ne peuvent pas faire directement, en formant les gardes-côtes libyens qui ramènent les migrants" en Libye, dénonce M. Roth.

"Il y a plus de migrants qui meurent en Libye qu'en essayant de traverser la Méditerranée", poursuit-il en citant les chiffres de l'Organisation internationale des migrations (OIM), "ça vous donne une idée de la gravité de la situation".

En 2017, au moins 3.116 migrants sont morts ou disparus en tentant la traversée vers l'Europe, selon l'OIM. Mais les tentatives de traversées ont chuté depuis l'été, après des accords entre Rome et les autorités et milices libyennes pour empêcher les migrants de prendre la mer.

"L'Europe a la responsabilité de contrôler ses frontières, personne ne le conteste" mais qu'elle "tente de limiter l'afflux des migrants en investissant économiquement dans leurs pays ou en agissant contre les répressions qu'ils fuient", réclame Kenneth Roth, fils d'un juif allemand qui a fui l'Allemagne nazie.

La Libye n'est qu'un des multiples dossiers que suit attentivement ce juriste américain, qui évoque avec la même précision les persécutions des Rohingyas en Birmanie que la politique anti-terroriste d'Emmanuel Macron.

Derrière lui, une multitude de rapports multicolores s'étage dans une immense bibliothèque: Human Rights Watch publie une centaine de rapports ou d'analyses chaque année, un tous les trois jours.

Dans son tour d'horizon annuel, 91 pays sont passés au crible, de l'Afghanistan au Zimbabwe. 

Entré en 1987 à Human Rights Watch, dont il est devenu le directeur exécutif six ans plus tard, Kenneth Roth a transformé la modeste organisation non gouvernementale en une multinationale de 425 salariés, financée par des dons de particuliers et de fondations, telle celle du milliardaire George Soros.

- 'non-partisan' -

HRW a bâti sa crédibilité sur deux principes: "exactitude et objectivité", dit son directeur, en soulignant que l'organisation n'a jamais commis de "grosse erreur".

"Nous appliquons ces principes quelle que soit la ligne politique du pays, de gauche ou de droite, qu'il s'agisse de gouvernements ou groupes rebelles. Nous ne sommes pas partisans", souligne-t-il.

S'il qualifie l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump de "moment de désespoir", Kenneth Roth n'épargne pas son prédécesseur, Barack Obama.

"J'admire le président Obama" mais "il n'a pas été prêt à payer le prix politique de la fermeture de Guantanamo, ni à faire quoi que ce soit pour empêcher Bachar al-Assad de commettre des atrocités de masse en Syrie", regrette-t-il.

Quant à Emmanuel Macron, dont il salue la fermeté face à la Russie ou la Turquie, il "s'est montré moins sévère avec le président Xi Jinping".

"Il semble plus disposé à défendre les droits humains quand les intérêts commerciaux français ne sont pas en jeu", critique M. Roth. 

L'ancien diplômé de droit de Yale ne se voyait pas "en avocat représentant n'importe quel client. J'avais besoin de croire à ce que je faisais".

"Mon père a grandi dans l'Allemagne nazie et s'est enfui enfant à New York en 1938. J'ai donc grandi avec ses récits sur Hitler (...) Cela m'a rendu très sensible au mal que les gouvernements peuvent faire et extrêmement déterminé à faire ce que je pouvais pour les en empêcher".

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Open d'Australie: Julien Benneteau élimine le Belge David Goffin, 7e mondial

France 24 - L'info en continu - il y a 11 heures 20 min

Le Français Julien Benneteau, 36 ans, a éliminé le Belge David Goffin, 7e mondial, au deuxième tour de l'Open d'Australie, en quatre sets 1-6, 7-6 (7/5), 6-1, 7-6 (7/4), jeudi à Melbourne.

C'est la quatrième fois en treize participations que Benneteau, 59e mondial, atteint le troisième tour en Australie. Goffin était l'un des outsiders pour le titre après sa finale au Masters en novembre.

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Vidéos. Insolite. Biarritz : une tempête de mousse recouvre la plage

L' Essentiel - SudOuest.fr - il y a 11 heures 21 min

Mercredi, les intempéries ont provoqué une drôle de scène sur le littoral basque. Le sable a pris des airs de neige.
Mercredi, le littoral basque était en alerte orange aux vagues submersion et subissait les assauts de plusieurs perturbations, accompagnées de vents forts et de pluie. C'était notamment le cas à Biarritz où... Lire la suite

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Israël dit avoir abattu l'un des meurtriers d'un rabbin

France 24 - L'info en continu - il y a 11 heures 23 min

Les forces israéliennes ont indiqué avoir abattu dans la nuit de mercredi à jeudi l'un des meurtriers palestiniens d'un rabbin, lors d'une opération d'envergure qui a donné lieu à des heurts violents à Jénine, en Cisjordanie occupée.

Deux membres de l'unité de police antiterroriste ont été blessés, dont l'un gravement, dans un échange de tirs nourri qui a éclaté au cours du raid mené conjointement avec l'armée et le renseignement israéliens, ont-elles précisé.

Le ministère palestinien de la Santé a, de son côté, fait état de la mort d'un Palestinien de 22 ans, Ahmed Jarrar, au cours de heurts avec les forces israéliennes.

Les forces israéliennes menaient depuis des jours une traque intensive pour retrouver les meurtriers du rabbin Raziel Shevah, 35 ans, tué par balles la semaine dernière près de la colonie de Havat Gilad où il vivait.

L'intervention israélienne a donné lieu à des affrontements prolongés au cours de la nuit, ont indiqué des témoins.

Les Palestiniens ont lancé des engins incendiaires et des pierres, et tiré sur les forces israéliennes, selon l'armée, qui a dit avoir riposté avec des moyens de dispersion et à balles réelles.

L'opération se poursuivait jeudi matin, a-t-elle ajouté.

Des suspects ont été arrêtés, leur nombre variant selon les sources israéliennes.

Le rabbin Raziel Shevah a été assassiné le 9 janvier alors qu'il circulait dans sa voiture. Un véhicule s'était porté à sa hauteur et les occupants avaient ouvert le feu, selon les médias. Au total, 22 impacts de balle avaient été dénombrés.

Des responsables israéliens avaient immédiatement dénoncé un acte de "terrorisme" palestinien, dans un contexte de tensions depuis la reconnaissance, un mois plus tôt, par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Dix-huit Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes depuis cette annonce, la plupart au cours d'affrontements.

"Nous mettrons la main sur tous ceux qui s'en prennent à nous et nous leur ferons rendre des comptes", a réagi dans un communiqué le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, actuellement en Inde.

"Les terroristes n'auront nulle part où se cacher, nous les retrouverons partout où ils sont", a assuré le ministre de la Défense Avigdor Lieberman.

Plus de 600.000 colons israéliens vivent, souvent de façon conflictuelle, avec près de trois millions de Palestiniens en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée.

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Open d'Australie: Djokovic élimine Monfils dans la chaleur

France 24 - L'info en continu - il y a 11 heures 26 min

Le Serbe Novak Djokovic a éliminé le Français Gaël Monfils au deuxième tour de l'Open d'Australie en quatre sets 4-6, 6-3, 6-1, 6-3, jeudi à Melbourne, dans des conditions de chaleur extrêmes.

Après un excellent départ, Monfils a eu un gros passage à vide physique au début du deuxième set à cause de la température qui approchait les 40 degrés dans la Rod Laver Arena. Il s'est plaint à l'arbitre, parlant de conditions "inhumaines", mais les organisateurs n'ont pas décidé de fermer le toit.

Ayant récupéré un peu, le Français, âgé de 31 ans, a de nouveau opposé une belle résistance dans le quatrième set, mais sans pouvoir éviter de subir sa 15e défaite contre Djokovic en autant de matchs.

Djokovic, 30 ans, fait son retour à la 14e place mondiale après six mois d'arrêt à cause d'une blessure au coude. Monfils a lui aussi chuté au classement jusqu'au 39e rang après une année 2017 manquée.

"Nous avons souffert tous les deux aujourd'hui. C'étaient des conditions très dures, surtout pendant les deux premières heures et demie. Je savais que ce serait un challenge. Gaël est un des meilleurs athlètes, si ce n'est le meilleur, du circuit. Il remet beaucoup de balles, il sert fort. Le quatrième set aurait pu tourner dans les deux sens", a dit l'ancien N.1 mondial.

Quant à son état physique, Djokovic a répété qu'il n'était "pas encore à 100%". "Mais je progresse et je crois en moi-même. Surtout ici où j'ai eu le plus de succès dans ma carrière", a dit le sextuple vainqueur à Melbourne.

Il affrontera au prochain tour l'Espagnol Albert Ramos, 22e mondial.

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