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Terrorisme, Iran, commerce... Les enjeux de la visite de Macron à Washington

Le président français, qui se rend aux Etats-Unis lundi, évoquera le terrorisme, l’Iran et le commerce international avec son homologue Donald Trump.
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Macron en visite aux Etats-Unis : une rencontre autour de désaccords

L' Essentiel - SudOuest.fr - lun, 04/23/2018 - 06:45

Au-delà des manifestations d'amitié, Emmanuel Macron et Donald Trump ont des désaccords profonds, notamment sur le nucléaire iranien, la Syrie, ou les échanges économiques avec l'Europe.
L'amitié entre Emmanuel Macron et Donald Trump va être mise à rude épreuve : le président français arrive lundi à Washington pour une... Lire la suite

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Financement du terrorisme par Lafarge : que savait l’Etat ?

Un cadre du cimentier, lequel est accusé d’avoir financé l’organisation Etat islamique, a expliqué à la justice avoir « donné toutes les informations » à la DGSE.
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La « gréviculture » française vue de l’étranger

Entre étonnement, comparaison, ironie ou admiration de Macron, les médias européens se font l’écho des conflits sociaux qui traversent l’Hexagone.
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Jean-Claude Mailly quitte la direction de  Force ouvrière dans un climat tendu

Le patron de FO depuis 2004 laisse sa place à son numéro deux, sur une ligne plus contestataire que la sienne. Le 24e congrès du syndicat s’ouvre lundi à Lille.
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Ukraine : plongée dans la guerre sans fin du Donbass

Reportage auprès des habitants de la rue Lénine, à Marinka, bourgade divisée en deux par la ligne de front entre l’armée de Kiev et les séparatistes prorusses du Donbass.
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Claire Nouvian, l’écolo-gagnante

La fondatrice de l’association Bloom doit recevoir lundi à San Francisco le prix Goldman, la plus haute distinction internationale dans le domaine de l’environnement.
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Salaires des patrons : « Les actionnaires commencent à regimber »

Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au service Economie du « Monde », analyse l’évolution des rémunérations des dirigeants de grandes entreprises, qui doivent être validées lors des assemblées générales des actionnaires.
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« La loi sur le mariage pour tous a été un facteur extrêmement puissant d’intégration »

La sociologue Irène Théry, spécialiste du droit et de la famille, revient sur les mobilisations de 2013 et considère que la loi est aujourd’hui « intégrée par tous ».
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A l’Opéra national de Paris, le malaise persiste

Le rapport sur le management de la troupe visant Aurélie Dupont n’en finit pas de faire des vagues.
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Le remboursement des consultations chez le psychologue est expérimenté

Le dispositif va être testé dans quatre départements pendant trois ans.
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Mai 68, lorsque le groupuscule d’extrême droite Occident voulait en découdre avec les « bolchos »

Sous les pavés, la droite 1/3. Cinquante ans après, « Le Monde » revient dans une série d’articles sur la manière dont le camp conservateur a vécu les « événements ».
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Mérignac : un jeune ivre chute d’une fenêtre au troisième étage

L' Essentiel - SudOuest.fr - lun, 04/23/2018 - 06:16

Le week-end de fête a tourné court pour le jeune Tourangeau. Son pronostic vital est engagé.
Il était venu à Bordeaux avec des amis pour fêter un anniversaire. A cinq, ils avaient loué un appart hôtel en bord de rocade. Mais le week-end convivial a tourné court. Dimanche vers 7h30, un Tourangeau de 19 ans est tombé de la... Lire la suite

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Séoul arrête de diffuser ses messages à la frontière avant le sommet intercoréen

La Corée du Sud cherche à « apaiser les tensions militaires et créer un climat de paix » avant le sommet intercoréen, qui aura lieu vendredi.
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Arsène Wenger explique pourquoi il a choisi de quitter Arsenal

Le Huffington Post - lun, 04/23/2018 - 05:43
Arsène Wenger explique pourquoi il a choisi de quitter Arsenal
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Le gouvernement présente sa feuille de route pour développer l'économie circulaire

France 24 - L'info en continu - lun, 04/23/2018 - 05:40

Le gouvernement présente lundi sa feuille de route pour développer l'économie circulaire, un système économique visant à préserver les ressources de la planète et l'environnement en encourageant notamment la réparation et le recyclage.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, ainsi que la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Brune Poirson, en dévoileront le contenu à l'occasion d'une visite d'une usine SEB à Mayenne (Mayenne).

Le spécialiste du petit électroménager mise notamment sur des produits pouvant être réparés, un principe clé de l'économie circulaire. Mais outre la réparation, l'économie circulaire s'appuie sur des pratiques telles que le réemploi et le recyclage afin de limiter la consommation de matières premières, d'eau ou d'énergie, ainsi que le rejet de déchets.

Le gouvernement doit montrer lundi les pistes retenues pour améliorer la gestion du cycle de vie des produits, de leur conception jusqu'à leur traitement lorsqu'ils deviennent déchet.

La France toutefois "n'a pas à rougir" de sa situation actuelle concernant l'économie circulaire, selon Alain Geldron, l'expert en matières premières de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Elle est "très dynamique, assez novatrice, par exemple la pénalisation de l'obsolescence programmée est regardée avec beaucoup d'intérêt dans de nombreux pays", a-t-il indiqué à l'AFP.

Cette pénalisation avait été introduite par la loi de transition énergétique de 2015, qui a également fixé une série d'objectifs en matière de tri et de recyclage, tels que la valorisation de 65% des déchets en 2025.

- Au-delà du recyclage -

Pour élaborer sa feuille de route, le gouvernement s'est notamment appuyé sur des synthèses réalisées par des groupes de travail rassemblant des acteurs concernés par le sujet (professionnels, experts, associations).

Plusieurs pistes sont ressorties de ces travaux, notamment simplifier et harmoniser les règles de tri ou encore mettre en place un système de consigne sur certains emballages, comme les bouteilles plastiques, les canettes et les piles, afin d'améliorer leur collecte et leur taux de recyclage.

Pour cela, la France pourrait s'inspirer des systèmes ayant fait leurs preuves dans d'autres pays européens comme l'Allemagne ou le Danemark.

Le gouvernement envisage aussi d'adapter la fiscalité pour rendre l'élimination des déchets plus chère que le recyclage, ce que réclament certaines ONG comme France Nature Environnement.

Mais "il faut faire en sorte que l'économie circulaire ne soit pas simplement cantonnée au recyclage", a précisé à l'AFP Patrick Hervier, référent économie circulaire de France Nature Environnement, soulignant que le tri restait aujourd'hui "la forme la plus visible" de l'économie circulaire.

Avant d'avoir recours au recyclage qui capte, selon lui, une grande partie des soutiens financiers, le monde associatif milite ainsi pour privilégier le réemploi et la réparation. La feuille de route devrait inclure des mesures visant à soutenir ces deux créneaux d'activité, aujourd'hui en difficulté.

Le gouvernement pense notamment à développer des plateformes numériques de mise en relation des réparateurs avec les consommateurs ainsi qu'à des mesures fiscales "pour permettre une baisse effective des prix des services de réparation", selon un document du ministère publié sur internet.

Cette proposition devrait être accueillie favorablement par les ONG de défense de l'environnement et par les acteurs du secteur. Dans une lettre ouverte publiée fin mars, ces derniers suggéraient notamment de baisser la TVA pour les actes de réparation, mais aussi de créer un chèque réparation et d'"imposer aux fabricants une durée minimale (...) de disponibilité des pièces détachées à des prix raisonnables".

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Ouverture du procès en appel de l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic

En première instance, en mars 2016, il avait été reconnu coupable d’atrocités commises à Srebrenica et Sarajevo pendant la guerre de Bosnie, et condamné à 40 ans de prison.
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Conseil de l'Europe: "fort soupçon" de corruption au profit de Bakou

France 24 - L'info en continu - lun, 04/23/2018 - 05:20

Ils auraient bénéficié de largesses des autorités azerbaïdjanaises en échange de leur mansuétude à l'égard du régime: plusieurs élus ou anciens élus de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) font l'objet d'un "fort soupçon" de corruption.

Un an après avoir été mandatés par l'APCE pour faire la lumière sur cette affaire dite du "Caviargate" ou de la "diplomatie du caviar", trois experts ont rendu dimanche un volumineux rapport de plus de 200 pages.

Avec une conviction : il existe "un fort soupçon que certains membres actuels et anciens de l'APCE s'étaient livrés à des activités corruptrices en faveur de l'Azerbaïdjan".

Issus de parlements nationaux de quelques-uns des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, ils sont soupçonnés d'avoir été "achetés" par les autorités de l'Azerbaïdjan en échange notamment de leur vote, en janvier 2013, contre un rapport dénonçant la situation des prisonniers politiques dans cette ex-république soviétique.

Certains élus se seraient vu offrir du caviar, des tapis et des nuits dans des hôtels de luxe de Bakou mais auraient surtout été grassement rémunérés pour des "activités de lobbying" au profit du régime.

"Les parlementaires impliqués sont invités à suspendre leur activité pendant qu'une commission (de l'APCE) examine leur situation au cas par cas", a indiqué dimanche soir le président de l'APCE, Michele Nicoletti, lors d'un point de presse.

Parmi ces parlementaires figure Eduard Lintner, un ancien élu allemand de la CSU, l'allié bavarois de la CDU de la chancelière Angela Merkel, qui a reçu quelque 800.000 euros via des sociétés écrans.

Une actuelle députée de la CDU, ancienne membre de l'APCE, Karin Strenz, est également épinglée pour avoir été rémunérée par la société d'Eduard Lintner, qualifié de "lobbyiste-clef" de l'Azerbaïdjan.

- "Travail de sape" -

Mais le rapport se penche tout particulièrement sur le cas de l'ancien président de l'APCE, l'Espagnol Pedro Agramunt, qui avait démissionné en octobre 2017, poussé vers la sortie par les soupçons qui pesaient déjà sur lui.

Le rapport évoque plusieurs "éléments" prouvant que Pedro Agramunt avait joué un "rôle déterminant" dans l'adoption de décisions de l'APCE "favorables à l'Azerbaïdjan".

De "forts soupçons" de corruption pèsent également sur son accession à la présidence du groupe du Parti populaire européen (PPE), prélude à son élection à la tête de l'APCE.

Parmi les autres figures centrales de cette affaire apparaît le parlementaire italien de droite Luca Volontè, qui fait l'objet depuis fin 2016 d'une procédure judiciaire dans son pays pour blanchiment d'argent.

Il était alors soupçonné d'avoir accepté près de 2,4 millions d'euros de la part de Bakou.

Selon les enquêteurs mandatés par l'APCE, Luca Volontè "a joué un rôle important dans le travail de sape" visant à rejeter le rapport de 2013 sur les prisonniers politiques azerbaïdjanais. Lui aussi aurait reçu de nombreux versements "en provenance d'Azerbaïdjan par l'intermédiaire de sociétés écrans britanniques".

L'affaire du "Caviargate" avait été dénoncée l'an dernier par plusieurs journaux européens dont Le Monde, The Guardian et la Süddeutsche Zeitung.

Le rapport a été établi par trois experts, l'ex-juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière, le Britannique Nicolas Bratza, ancien président de la Cour européenne des droits de l'homme, et la juriste suédoise Elisabet Fura.

Sa publication intervient à la veille de l'ouverture de la session de printemps de l'APCE, qui réunit 324 parlementaires des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe dont les 28 membres de l'Union européenne.

Dénuée de pouvoirs législatifs, l'APCE siège quatre semaines par an à Strasbourg pour débattre de la défense des droits de l'homme ou de la lutte contre la corruption.

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Macron aux Etats-Unis pour une visite pleine d'incertitudes

France 24 - L'info en continu - lun, 04/23/2018 - 05:00

L'amitié entre Emmanuel Macron et Donald Trump va être mise à rude épreuve: le président français arrive lundi à Washington pour une visite d'Etat où les deux hommes discuteront de plusieurs sujets de discorde, en priorité l'accord sur le nucléaire iranien.

En préambule, M. Macron a énuméré dimanche sur Fox News, la chaîne préférée de Donald Trump, ses arguments pour convaincre le président américain dans les dossiers qui les opposent comme l'Iran, la Syrie et le conflit commercial entre Bruxelles et Washington.

Cette visite d'Etat, la première d'un dirigeant étranger sous l'ère Trump, commence lundi soir par une séquence glamour. Les deux couples dînent à Mount Vernon, l'ancienne résidence de George Washington au sud de la capitale fédérale. A Paris, en juillet 2017, ils avaient dîné au deuxième étage de la Tour Eiffel.

Les discussions diplomatiques commenceront mardi avec des entretiens à la Maison Blanche puis un dîner d'Etat. Mercredi, M. Macron s'exprimera devant les membres du Congrès avant de rencontrer des étudiants de l'Université George Washington.

Il compte d'abord insister sur l?histoire commune, les valeurs et les positions partagées par les deux pays.

En témoignage de cette relation historique, il offrira à Donald Trump un plant de chêne qui a poussé dans le nord de la France, près du lieu de la "bataille du Bois Belleau" à côté de Château-Thierry (Aisne, nord de la France), où périrent près de 2.000 Marines américains en juin 1918.

- "Pas de plan B" -

Mais au-delà des manifestations d'amitié, les deux hommes ont des désaccords profonds, sur lesquels le Français espère que leurs bonnes relations lui permettra d'au moins infléchir les positions de l'Américain.

Sujet le plus brûlant, l'accord nucléaire iranien signé en 2015, que Donald Trump a menacé de "déchirer" s'il n'est pas durci pour obliger Téhéran à limiter son programme balistique et son influence dans la région.

Téhéran a averti samedi que le pays reprendrait "vigoureusement" l'enrichissement d'uranium si Washington rompt l'accord, ce qui serait un premier pas vers la production de l'arme atomique.

Paris veut proposer à Donald Trump un accord complémentaire, entre pays occidentaux, qui réponde à ses inquiétudes. Mais nul ne sait si ces propositions suffiront à faire évoluer le président américain d'ici le 12 mai, date où il tranchera.

Sur Fox News, M. Macron a plaidé pour cet accord car "il n'y a pas de plan B" pour s'assurer que Téhéran ne se dote pas de la bombe nucléaire.

Autre différend, la stratégie à tenir en Syrie après la victoire contre le groupe Etat islamique. Les deux hommes ont récemment resserré leurs liens en ordonnant le 14 avril des frappes militaires conjointes après une attaque chimique présumée du régime syrien contre des civils près de Damas.

Mais Donald Trump veut retirer ses troupes - quelque 2.000 soldats - le plus vite possible, ce que Paris redoute. M. Macron avait dit avoir convaincu Washington de rester dans le pays "dans la durée", avant d'être contredit par la Maison Blanche dimanche dernier.

- "Francs-tireurs" -

Dimanche, le Français a mis en garde contre une ingérence iranienne et une résurgence du terrorisme si les Occidentaux quittaient brutalement la Syrie.

"Si nous partons définitivement et complètement (...) nous laisserons la place au régime iranien, à Bachar al-Assad (qui) prépareront la prochaine guerre, alimenteront un nouveau terrorisme", a-t-il dit.

"Même après la fin de la guerre conte l'EI, les Etats-Unis, la France, nos alliés et même la Russie et la Turquie auront un rôle majeur à jouer pour créer cette nouvelle Syrie", a-t-il souligné.

Pendant sa visite, la France se fera aussi l'avocate de l'Europe pour éviter à l'UE l'application de taxes douanières américaines sur l'acier et l'aluminium, en suspens jusqu'au 1er mai.

"On ne fait pas la guerre avec ses alliés", a assuré dimanche Emmanuel Macron.

Dès son élection en mai 2017, le chef de l'Etat français, contrairement à ses partenaires européens, a choisi de nouer une alliance privilégiée avec Donald Trump, dont il apprécie le côté disruptif. "Nous sommes tous les deux des francs-tireurs anti-système", a-t-il répété sur Fox News.

Il a qualifié de "moment direct, lucide et naturel" leur première rencontre en mai 2017 à Bruxelles. M. Macron avait alors serré fort la main de son homologue, connu pour attirer vers lui celle de son interlocuteur pour marquer sa supériorité.

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Condamné pour génocide, Karadzic de retour devant les juges

France 24 - L'info en continu - lun, 04/23/2018 - 04:40

L'ex-chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic comparaît de nouveau ce lundi à La Haye devant les juges internationaux, saisis en appel de sa condamnation à 40 ans de prison pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

En première instance en mars 2016, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) l'avait reconnu coupable d'atrocités commises à Srebrenica et Sarajevo pendant la guerre sanglante de Bosnie.

Le conflit dans ce petit pays des Balkans a fait plus de 100.000 morts et 2,2 millions de déplacés entre 1992 et 1995.

Aujourd'hui âgé de 72 ans, l'ex-psychiatre est le plus haut responsable à devoir rendre des comptes devant la justice, depuis la mort pendant son procès de l'ancien président serbe Slobodan Milosevic.

Son avocat, Peter Robinson, a fait appel du verdict du TPIY, estimant que les juges "l'ont présumé coupable et ont construit un jugement pour justifier cette présomption".

Toujours érigé en "héros" par beaucoup des siens, l'ex-président de l'entité des Serbes de Bosnie, la Republika Srpska, a lui-même fustigé un "procès politique" et s'est dit victime d'une condamnation "monstrueuse".

- "Nettoyage ethnique" -

Dans son verdict, le TPIY considérait que l'accusé, "fer de lance des structures militaires, politiques et gouvernementales" des Serbes de Bosnie, avait cherché à diviser le pays.

En s'emparant de plusieurs municipalités, ses troupes avaient "sélectionné leurs victimes sur la base de leur identité de musulman ou de Croate", affirmaient les juges.

Karadzic a été reconnu coupable de génocide pour le meurtre de près de 8.000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica en juillet 1995, le pire massacre commis en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Selon les juges, le massacre s'inscrivait dans le cadre d'un "nettoyage ethnique" planifié par un trio regroupant Karadzic, le général Ratko Mladic et Slobodan Milosevic.

L'accusé a aussi été condamné pour des persécutions, meurtres, viols, traitements inhumains ou transferts forcés, notamment lors du siège de Sarajevo, qui coûta la vie à 10.000 civils en 44 mois, ainsi que pour des camps de détention aux "conditions de vie inhumaines".

Il avait cependant été acquitté d'un des deux chefs d'accusation pour génocide, faute de preuves suffisantes pour affirmer, au-delà de tout doute raisonnable, qu'un tel crime avait été commis dans sept autres municipalités de Bosnie.

L'accusation, qui demandait la prison à vie, avait elle aussi fait appel du verdict, jugé trop clément.

Le procureur Serge Brammertz regrettait notamment que les juges aient retenu "une définition excessivement étroite de l'intention génocidaire".

- Karadzic à la barre mardi -

L'audience devant le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), qui a pris le relais du TPIY après sa fermeture l'an dernier, doit débuter à 11H20 (09H20 GMT).

Une courte intervention liminaire du juge principal Theodor Meron sera suivie de trois heures d'échanges entre défense et accusation. L'accusé aura l'occasion de prendre librement la parole mardi.

Un temps fugitif le plus recherché du continent européen, Radovan Karadzic a été arrêté en 2008 après près de 13 ans de cavale.

Ayant renoncé à sa mèche indomptable, il se cachait à Belgrade sous les traits d'un spécialiste de médecine alternative, arborant une barbe blanche nourrie.

Depuis 2009, il est derrière les barreaux du quartier pénitentiaire des Nations unies dans les dunes de La Haye, où il cohabite notamment avec son alter ego militaire, Ratko Mladic, alias le "Boucher des Balkans", condamné à la perpétuité en novembre.

Avant le jugement en première instance en 2016, Karadzic avait fait sa valise, tant il était persuadé de pouvoir retrouver sa terre natale en homme libre avant la tombée de la nuit.

A Banja Luka, la population serbe attend le retour de son "héros".

Le tribunal de La Haye est "injuste" dans la "perception de beaucoup de gens ici" et "n'a pas réussi à s'imposer comme un lieu de justice, susceptible de conduire à la réconciliation", a déclaré à l'AFP Milorad Dodik, le président de la Republika Srpska.

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