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Urvoas: l'enquête à la Cour de justice de la République est ouverte

LCP Assemblée nationale - mer, 01/17/2018 - 12:54

La Cour de justice de la République a été officiellement saisie mercredi de l'enquête sur l'ancien garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas, soupçonné d'avoir transmis au député Thierry Solère des informations sur une enquête pour fraude fiscale le concernant, a annoncé le parquet général de la Cour de cassation.

Dans un communiqué, le procureur général près la Cour de cassation a annoncé avoir "saisi aujourd'hui la commission d'instruction d'un réquisitoire introductif visant M. Jean-Jacques Urvoas en sa qualité à la date des faits de (...) ministre de la Justice, sous la qualification de violation du secret professionnel". Cette étape marque formellement le lancement des investigations, mais elles s'annoncent longues.

Le haut magistrat était tenu de saisir cette commission après l'avis favorable émis mardi par la commission des requêtes de la CJR. 

Cette affaire a rebondi en plein débat sur le lien hiérarchique entre le garde des Sceaux et les procureurs, mais également au moment où le président Emmanuel Macron a réaffirmé lundi sa volonté de "supprimer" la CJR.

Selon les révélations du Canard enchaîné en décembre, Jean-Jacques Urvoas, alors au gouvernement, avait envoyé à M. Solère, député LR rallié depuis à LREM, une note de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) sur une enquête le concernant. 

Cette synthèse, signée "Amitiés, Jean-Jacques Urvoas", aurait été demandée à ses services par le ministre, comme le lui permettait son statut de garde des Sceaux, puis transmise par messagerie cryptée au député entre les deux tours de la présidentielle, d'après l'hebdomadaire.

Depuis le 6 septembre 2016, M. Solère est en effet visé par une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre pour "fraude fiscale, blanchiment, corruption, trafic d'influence et recel d'abus de biens sociaux". 

Dans le cadre de cette procédure, une perquisition au domicile du député, qui a dû renoncer fin 2017 à son poste de questeur de l'Assemblée nationale, avait été menée par les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), qui avaient alors trouvé le message de M. Urvoas.

La procureure de Nanterre avait confirmé que des éléments "susceptibles d'engager la responsabilité pénale de Jean-Jacques Urvoas" avaient été saisis lors d'une perquisition, puis transmis le 5 décembre au procureur général près la Cour de cassation.

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L'exécutif choisit d'abandonner l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

LCP Assemblée nationale - mer, 01/17/2018 - 12:49

Après six mois de médiation et une ultime consultation, l'exécutif a choisi d'abandonner le projet controversé d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, malgré des décisions de justice et un référendum local favorables.

Matignon a informé des élus locaux, peu avant une déclaration du Premier ministre Edouard Philippe à la sortie du Conseil des ministres à l'Elysée.

"C'est officiel. C'est abandonné", a déclaré à l'AFP Philippe Grosvalet, président du syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest et président du conseil départemental de Loire-Atlantique. 

Prévenu par un conseiller de Matignon, il a fustigé "un véritable reniement" et "une très très mauvaise décision du président de la République".

L'alternative devrait être d'aménager l'actuel aéroport Nantes-Atlantique, comme l'envisageaient des médiateurs dans leur rapport remis le 13 décembre.

Malgré les multiples rejets des recours en justice des anti-aéroport, le soutien au projet d'une majorité des élus de Bretagne et des Pays-de-la-Loire, et un référendum consultatif local favorable (55,17%) en Loire-Atlantique en juin 2016, l'exécutif a préféré lâcher "NDDL".

Né dans les années 60, relancé en 2000, attribué à Vinci par appel d'offres en 2010, l'aéroport "du Grand Ouest" a traversé un demi-siècle pour finalement devenir le symbole des atermoiements du quinquennat Hollande et le conflit environnemental le plus emblématique du pays.

Edouard Philippe, qui a rencontré plus de 100 élus de l'Ouest depuis début janvier et s'est rendu discrètement samedi à la mairie de Notre-Dame-des-Landes, avait reconnu mardi, devant les députés LREM, la difficulté de trancher. 

"Quelle que soit la réponse, elle sera mauvaise" car elle fera des mécontents, a-t-il admis.

Malgré l'abandon, l'exécutif s'est engagé à évacuer la ZAD.

Des renforts de sept escadrons de gendarmerie mobile, soit plus de 500 hommes, sont attendus mercredi sur place, selon une source proche du dossier, avec pour objectif de quadriller la zone et procéder à des contrôles afin d'éviter l'arrivée de civils dans la Zad. 

Plusieurs compagnies de CRS seront elles à Nantes et Rennes afin d'assurer le maintien de l'ordre en cas de manifestations.

- "On repart pour dix ans" -

Le mouvement anti-aéroport, qui prévoit une conférence de presse deux heures après l'annonce de M. Philippe, s'est donné rendez-vous mercredi à 18H à "La Vache Rit", une grange servant de lieu de rassemblement en plein coeur de la ZAD.

Pour ses partisans, le nouvel aéroport devait permettre d'assurer le développement attendu du trafic aérien depuis Nantes, une des villes françaises à la plus forte croissance, face à la saturation attendue de Nantes-Atlantique dans sa version actuelle. Et ainsi améliorer la desserte de toute la Bretagne.

"Il faudra gérer la déception des partisans de l'aéroport, c'est une désillusion pour eux c'est certain", reconnaît un parlementaire. "Mais ce sont principalement des élus, il n'y a pas de mouvement citoyen de masse pour l'aéroport", juge le même.

Pour ses opposants, Notre-Dame-des-Landes était devenu un de ces "grands projets inutiles", condamnant un beau bout de bocage au nom du développement d'un mode de transport contradictoire avec les objectifs de la France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. 

L'agrandissement de Nantes-Atlantique, une option longtemps écartée par les pouvoirs publics en raison notamment de la présence d'une zone naturelle protégée à proximité et de la problématique du survol de Nantes, reste toutefois entouré d'incertitudes.

"Il s'agit de rallonger la piste vers le sud, l'extension des terminaux, l'aménagement des pistes de circulation pour les avions et changer la pente de la piste pour réduire les nuisances sonores", explique un des élus partisans de cette option.

"Rallonger la piste en tant que tel prendrait six semaines. Au total, je pense qu'en deux ans tout peut être réglé", juge le même. 

Une version vivement contestée par les élus partisans de Notre-Dame-des-Landes, comme l'ex-président LR de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau ou la maire PS de Nantes Johanna Rolland, selon qui "on repart pour dix ans".

Un éventuel abandon du projet soulève aussi la question de l'indemnisation prévue pour Vinci qui, selon le rapport remis à Edouard Philippe, pourrait aller jusqu'à 350 millions d'euros.

Le PDG de Vinci Xavier Huillard a évoqué mardi un contrat "béton" après des rumeurs démenties de contestation de certaines clauses du contrat par l'État.

Certains élus suggèrent une négociation avec le géant du BTP, également exploitant de Nantes-Atlantique et qui se place en vue de la possible privatisation d'Aéroports de Paris (ADP). 

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Les zones blanches du réseau mobile en 5 chiffres

Le gouvernement a annoncé le 14 janvier avoir conclu un accord avec les quatre opérateurs de téléphonie mobile afin de garantir une couverture de qualité partout en France.
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Rugby: le sélectionneur Eddie Jones prolonge avec l'Angleterre jusqu'en 2021

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 12:41

L'entraîneur australien Eddie Jones a prolongé jusqu'en 2021 son contrat à la tête de la sélection anglaise, a annoncé mercredi la Fédération anglaise de rugby (RFU).

Jones avait initialement prévu de quitter son poste après la Coupe du monde 2019 au Japon mais les 22 victoires en 23 tests du XV de la Rose sous sa direction ont poussé ses employeurs à prolonger le contrat.

"Sous la houlette d'Eddie (Jones), on est passé de 8e à 2e mondial et Eddie ne sera pas satisfait tant qu'on ne sera pas N.1", a commenté le directeur ecécutif de la RFU Steve Brown.

Le successeur de Jones sera nommé à la fin de la saison 2019-2020 et collaborera avec l'Australien "pour assurer une douce transition au poste d'entraineur", a précisé la RFU.

"Je ne pensais pas qu'on me demanderait de rester mais une fois les négociations entamées la décision ne fut pas difficile à prendre", a dit Jones.

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Poutine veut devenir "empereur à vie", affirme Navalny dans un entretien à l'AFP

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 12:40

Déclaré inéligible à la présidentielle du 18 mars, l'opposant numéro un au Kremlin Alexeï Navalny juge "impossible de reconnaître" une élection visant "de fait à reconduire" Vladimir Poutine qui, selon lui, souhaite devenir "empereur à vie".

A deux mois du scrutin à l'issue duquel le président russe devrait obtenir sauf coup de théâtre un quatrième mandat, le juriste de 41 ans, qui s'est fait un nom en dénonçant la corruption des élites russes, a reçu l'AFP dans son siège de campagne, dans un immeuble de bureaux au sud de Moscou.

"Ces élections ne sont pas des élections et mon rôle va maintenant consister à expliquer que cette procédure, qu'ils qualifient d'élections, consiste de fait à renommer Poutine", a-il assuré, assis en jeans et veste dans son bureau, qui jouxte un petit studio où il enregistre les vidéos pour son blog.

"Nous allons prouver et convaincre les gens qu'il n'est possible de reconnaître ni ces élections, ni ce pouvoir".

La Commission électorale a rejeté fin décembre la candidature d'Alexeï Navalny, invoquant une condamnation pour détournement de fonds qui vise selon lui à l'éloigner de la politique.

L'opposant a appelé ses partisans à boycotter le scrutin et à manifester dans toute la Russie le 28 janvier.

"Poutine veut être empereur à vie. Son entourage, composé de milliardaires et de gens parmi les plus riches au monde, veut la même chose", a-t-il affirmé.

"Il n'y a actuellement pas de vraies élections et nous exigeons qu'on nous les rende. Une fois que ce sera fait, nous sommes prêts à gagner ces élections", a-t-il assuré. Le pouvoir "le comprend et c'est pour cela qu'on m'a empêché d'être candidat".

Opposant aux accents volontiers nationalistes au début de sa vie publique, désormais surtout soutenu par les libéraux, Alexeï Navalny a organisé en mars et en juin deux manifestations d'ampleur dans plusieurs villes du pays, qui ont débouché sur des milliers d'arrestations.

Ignoré des médias nationaux, il est très présent sur les réseaux sociaux où ses enquêtes sur la corruption des élites sont abondamment partagées, notamment celle sur le Premier ministre Dmitri Medvedev, vue 25 millions de fois sur YouTube.

- Poutine 'a peur de moi' -

Alexeï Navalny a mené campagne pendant des mois dans toute la Russie, organisant des meetings et ouvrant de nombreux bureaux en province malgré les entraves des autorités, ce qui lui a permis de gagner une fidèle base de soutiens, souvent très jeunes.

Ses actions lui ont valu trois séjours en prison en 2017.

Vladimir Poutine "a peur de moi, peur des gens que je représente", a-t-il martelé, affirmant avoir "créé le plus important mouvement politique de masse de l'histoire récente de la Russie avec plus de 200.000 volontaires".

"Nous n'allons pas voter, nous cherchons à convaincre qu'il ne faut pas voter et nous observerons le scrutin pour empêcher le pouvoir de falsifier le taux de participation" surtout dans des régions réputés propices à la fraude comme le Caucase, a-t-il réputé.

La participation constitue le principal enjeu de la présidentielle du 18 mars tant Vladimir Poutine, fort d'une popularité exceptionnelle, semble assuré de remporter un quatrième mandat qui le maintiendrait au pouvoir jusqu'en 2024, un quart de siècle après avoir été désigné comme successeur de Boris Eltsine.

- 'A qui j'ai affaire' -

Considéré par de nombreux Russes comme l'artisan d'un retour à la stabilité après le chaos des années 1990, le président russe de 65 ans est crédité de plus de 80% des intentions de vote dans la dernière enquête de l'institut VTSIOM, proche du pouvoir.

Il devance très largement le candidat communiste Pavel Groudinine (moins de 8%), contre moins de 1% pour les autres candidats, les libéraux Ksénia Sobtchak et Grigori Iavlinski.

Le seul institut de sondages indépendant, le centre Levada, n'est pas autorisé à réaliser des enquêtes d'opinion pendant la campagne après avoir été classé par les autorités comme "agent de l'étranger".

Pour Alexeï Navalny, la popularité de Vladimir Poutine "existe seulement dans un contexte où (le pouvoir) ne laisse pas certains candidats se présenter et n'autorise que ceux qu'il a choisis".

Il accuse le président russe d'avoir "transformé la Russie en Etat autoritaire", d'avoir "fait de la corruption la base de son pouvoir, et d'"utiliser les sujets de politique étrangère" comme l'Ukraine et la Syrie pour occulter les difficultés économiques du pays, où le niveau de vie reste très faible.

L'opposant assure que sa "lutte politique ne se limite pas aux élections" même s'il reconnaît "des craintes" pour sa sécurité et celle se sa famille: "Je comprends bien à qui j'ai affaire et je sais de quels crimes est capable le Kremlin, le groupe de corrompus à son service et les légions de tueurs dont ils disposent par exemple en Tchétchénie, (...) qui peuvent commettre un meurtre à 200 mètres du Kremlin comme cela a été le cas pour Boris Nemtsov", opposant tué en février 2015.

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L'Arabie saoudite verse deux milliards de dollars au Yémen

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 12:33
Riyad va signer un chèque de deux milliards de dollars à la banque centrale du Yémen, en faillite, pour répondre aux besoins de ce pays en guerre depuis trois ans. Une guerre dans laquelle le royaume wahhabite est engagé militairement.
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Navalny, l'opposant anticorruption déterminé à défier Poutine

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 12:32

Pourfendeur de la corruption des élites russes, orateur charismatique aux idées parfois nationalistes, Alexeï Navalny reste déterminé à défier Vladimir Poutine, dont il s'est imposé comme le principal opposant libéral, malgré son absence de la présidentielle.

Ignoré des médias nationaux, non représenté au parlement et régulièrement condamné par la justice, l'avocat de 41 ans a rassemblé depuis un an des dizaines de milliers de jeunes dans toute la Russie, qui semblait être devenue un pays sans opposant après 18 ans de pouvoir de Vladimir Poutine.

Déclaré inéligible, il appelle ses électeurs à la "grève" pour la présidentielle du 18 mars: boycott mais aussi envoi d'observateurs pour traquer les fraudes dans les bureaux de vote.

Avec son Fonds de lutte contre la corruption, créé en 2012, il s'appuie sur ce point faible de la Russie de Poutine, et du parti au pouvoir, Russie Unie, le "parti des voleurs et des escrocs" selon lui.

Infatigable, Alexeï Navalny, grand blond aux yeux bleus, multiplie les coups d'éclat en s'en prenant aux plus intouchables: il porte plainte contre le procureur général Iouri Tchaïka, puis contre Vladimir Poutine, publie sur son blog des révélations sur le patrimoine caché de proches du pouvoir, qu'il accuse de corruption.

Dès 2007, l'avocat a ferraillé avec le gouvernement en achetant des actions dans des groupes semi-publics comme la compagnie pétrolière Rosneft et le géant gazier Gazprom: arguant de son statut d'actionnaire minoritaire, il exigeait la transparence des comptes.

- Discours nationaliste -

Formé au début des années 1990 à l'université de l'Amitié des peuples à Moscou, passé par le parti d'opposition libéral Iabloko d'où il a été exclu en 2007 pour ses prises de position nationalistes, il n'a eu de cesse de contester la légitimité de Vladimir Poutine, qui cultive une image de défenseur intègre des intérêts de la Russie.

Mais c'est seulement à la faveur des législatives de décembre 2011, qui vont déclencher une contestation sans précédent, qu'Alexeï Navalny a gagné en notoriété, grâce à son charisme, mais aussi à la virulence de ses prises de parole contre le Kremlin.

En septembre 2013, il obtient son premier succès électoral à l'élection municipale de Moscou. Il crée la surprise en arrivant en deuxième position avec 27,2%, juste derrière le maire sortant, l'ex-chef de cabinet de Vladimir Poutine Sergueï Sobianine, un score qui le conforte en figure de proue de l'opposition.

Alexeï Navalny a aussi souvent participé à des rassemblements aux relents racistes tels que la Marche russe. Il a néanmoins pris ses distances avec ce milieu ces dernières années et progressivement gommé les tonalités nationalistes de ses discours.

Dans un entretien à l'AFP, il se dit aujourd'hui "fier" de son travail pour relier "les branches traditionnelles de l?opposition en Russie, libérale et soi-disant nationaliste".

Il dit en garder "des vue conservatrices" sur le plan migratoire, souhaitant l'introduction de visas pour les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, d'où vient une grande partie de l'immigration économique.

- Procès et campagne -

Depuis 2013, ce père de deux enfants a été condamné à des peines de prison avec sursis pour deux affaires de détournement de fonds qu'il juge politiques et qui lui valent d'être déclaré inéligible jusqu'en 2028.

L'année dernière, il a effectué trois séjours en prison mais a aussi parcouru la Russie, rassemblant des milliers de partisans dans des villes peu habituées aux manifestations et ouvrant des bureaux de campagne.

A son appel, des dizaines de milliers de jeunes, parfois mineurs, sont descendus dans la rue, débouchant sur des milliers d'arrestations.

Régulièrement entarté ou couvert de désinfectant indélébile par des inconnus, Alexeï Navalny est souvent le sujet de reportages à charge diffusés aux heures de grande écoute sur des chaînes de télévision publiques.

Rejetant les décisions de ses procès actuels comme ceux des précédents, il a toujours assuré que rien ne viendrait enrayer sa motivation, même les menaces qui pèsent sur sa sécurité et sa famille.

"Je fais de la politique depuis longtemps, je suis souvent arrêté (...), c'est simplement une partie de la vie", relativise-t-il. "Je fais le travail que je préfère, les gens me soutiennent, j'ai de nombreux partisans. Qu'est-ce qui peut rendre un homme plus heureux?"

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Open d'Australie: Nadal garde le rythme et franchit le 2e tour

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 12:31

L'Espagnol Rafael Nadal a gardé le bon rythme pour franchir le deuxième tour de l'Open d'Australie en trois sets 6-3, 6-4, 7-6 (7/4) aux dépens de l'Argentin Leonardo Mayer, 52e mondial, mercredi à Melbourne.

Le N.1 mondial n'a eu qu'un petit contretemps, lorsqu'il s'est fait breaker en servant pour le match à 5-4.

Et encore n'est-il pas de son fait. "Je n'ai pas perdu ce service parce que j'étais nerveux. C'est lui qui a sorti un grand jeu, en mettant tous les retours dedans", a-t-il expliqué.

Avant cela, les spectateurs de la Rod Laver Arena avaient vu du grand Nadal: 40 coups gagnants pour seulement 10 fautes directes.

"C'est une victoire importante pour moi car Leonardo est un adversaire difficile. Il tape très fort dans la balle, on l'a vu dans les derniers jeux. Il a fallu que je réussisse de grands coups dans le tie-break", a-t-il dit.

Au troisième tour, le Majorquin affrontera le Bosnien Damir Dzumhur, 30e à l'ATP.

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Emmanuel Macron reçoit Angela Merkel vendredi à l'Elysée

LCP Assemblée nationale - mer, 01/17/2018 - 12:26

Le président français Emmanuel Macron recevra vendredi au palais présidentiel de l'Elysée la chancelière allemande Angela Merkel pour discuter du "futur de l'Europe et des priorités à venir", a annoncé mercredi la présidence française.

Cette rencontre, programmée pour vendredi en fin d'après-midi, sera la première depuis la conclusion dimanche du projet d'accord gouvernemental entre les conservateurs de Mme Merkel et les sociaux-démocrates du SPD, qui ouvre la voie à la constitution d'une "grande coalition" vers la fin mars.

Le rendez-vous portera également sur le 55e anniversaire de la signature du Traité franco-allemand de l'Elysée, a indiqué à Berlin une porte-parole du gouvernement allemand, Ulrike Demmer, précisant que les deux dirigeants s'exprimeront devant la presse après la réunion prévue à 17H00 (16h00 GMT).

L'Assemblée nationale française et le Bundestag allemand devraient approuver le 22 janvier, le jour de ce 55e anniversaire, une résolution commune traçant des perspectives pour un nouveau traité, et renforçant la coopération entre les deux Parlements.

Emmanuel Macron avait indiqué le 28 septembre dernier son souhait de "réviser le traité de l'Elysée", conclu en 1963 par le président Charles de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer.

M. Macron s'est dit vendredi dernier "heureux et satisfait" de l'accord de coalition trouvé en Allemagne, le jugeant "favorable au projet européen" qu'il porte.

Dans leur compromis d'alliance, chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates prévoient de "renforcer" et "réformer" la zone euro avec la France pour la rendre plus résistante aux crises.

Cet accord sera soumis pour éventuelle approbation à la base du SPD lors d'un congrès extraordinaire le 21 janvier, à l'issue très incertaine.

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Quand les "pays de merde" répondent à Trump

L' Essentiel - SudOuest.fr - mer, 01/17/2018 - 12:22

Les propos du président américain ont suscité un véritable "pays de merde gate" sur les réseaux sociaux. Florilège des arguments.
Des réactions officielles émanant de gouvernements aux plus officieuses venant de personnalités, institutions, artistes ou simples "lambdas"…. Twitter, Facebook, Instagram ou Youtube tonnent... Lire la suite

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En Nouvelle-Zélande, les images de manchots morts attrapés dans les filets de pêche pourraient être censurées

Slate.fr - mer, 01/17/2018 - 12:21
On estime les «captures accessoires» –ou, plus crument, les dommages collatéraux–, à 0,2 kilogramme pour chaque kilo pêché d'un animal visé par un chalutier. Cela signifie que dans les filets d'un bateau censé pêcher le hareng peuvent potentiellement se retrouver piégés des manchots, lions de mer, dauphins ou phoques –autant d'animaux protégés ou en danger. ... Lire la suite
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En Tunisie, des contestations nourries par une économie bloquée

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 12:20

Au-delà du seul budget d'austérité pour 2018, la contestation parfois violente de la semaine passée a été l'occasion pour nombre de Tunisiens de clamer leur exaspération face à l'absence d'amélioration de leurs conditions de vie, loin des espoirs de la révolution de 2011.

Célébrée pour sa transition démocratique, la Tunisie, unique pays rescapé du Printemps arabe, reste en effet engluée dans la morosité économique et sociale.

Pourquoi cette nouvelle vague de contestation?

Après des années de quasi stagnation, la Tunisie a enregistré un net frémissement de sa croissance (2% en 2017, contre 0,8% en 2015 et 1% l'an dernier). Mais il n'a encore eu aucun impact sur l'emploi, avec un chômage qui reste au-dessus de 15%, et dépasse 30% chez les jeunes diplômés.

"Les politiques d'investissement ne cherchent pas à développer des activités qui créent de l'emploi, mais celles qui rapportent des bénéfices", avance Med Dhia Hammami, chercheur en politique économique.

Ainsi, "la majorité des investissements directs étrangers en Tunisie se font dans le secteur extractif -gaz ou pétrole- qui crée peu d'emploi", explique-t-il. Il y a par ailleurs "une focalisation sur les services, dont le tourisme, qui crée des emplois très précaires et saisonniers".

"Si on continue, on va se retrouver comme sous (Zine el Abidine) Ben Ali avec une croissance à 5% et un chômage à 15-18%", prévient M. Hammami.

C'est justement aux cris de "travail, pain et dignité" que des manifestations avaient chassé du pouvoir le dictateur tunisien en janvier 2011.

Les effets d'annonce de "Tunisia 2020", un sommet d'investisseurs en 2016 lors duquel 30 milliards d'euros d'investissements ont été promis, ne se sont par ailleurs pas encore traduits par des projets tangibles, tandis que les 11 millions de Tunisiens sont à bout de patience.

Enfin, après plusieurs années d'une inflation contenue, les prix ont grimpé de 6% en 2017, sur fond de dépréciation du dinar et de hausse des impôts. L'inflation devrait continuer à croître cette année, selon nombre d'analystes.

Des réformes économiques ont-elles été entreprises?

Malgré l'embouteillage législatif - certaines lois attendent depuis des années--, "il y a eu beaucoup de réformes", assure Chafik Ben Rouine, président de l'Observatoire économique tunisien.

Elles ont toutefois été adoptées afin "de répondre aux exigences des bailleurs de fonds (Fonds monétaire international, Banque mondiale) pour boucler les budgets".

Pour calmer les mouvements sociaux, les gouvernements successifs ont massivement recruté dans la fonction publique après la révolution. Doublée d'une croissance atone, cette politique s'est soldée par un creusement des déficits, contraignant à conclure des prêts auprès d'instances comme le FMI... en échange d'une promesse de lutter contre ces déficits.

Le gouvernement de Youssef Chahed a tenté de donner des gages d'amélioration du climat des affaires, avec l'adoption d'un nouveau code de l'investissement en 2016 censé simplifier les démarches administratives.

Mais de nombreux blocages persistent, malgré la fuite du clan Ben Ali qui avait mis l'économie en coupe réglée.

"Il reste un verrouillage du marché intérieur par les gens entrés aux affaires dans les années 1970" et une multitude d'autres clans régionaux ou politiques, dit Michael Ayari, analyste pour International Crisis Group (ICG).

Ceux-ci "utilisent l'Etat pour se saboter les uns les autres", en instrumentalisant le mille-feuille administratif.

L'an dernier, le gouvernement Chahed s'est par ailleurs engagé dans une "guerre contre la corruption", après des années d'inaction. Mais depuis un spectaculaire coup de filet en mai, aucune information n'a filtré.

Dans le même temps, le vote d'une loi controversée d'amnistie pour certains faits de corruption sous Ben Ali a brouillé le message.

Quelles solutions possibles?

L'Etat continue à subventionner des produits de première nécessité (pain, essence...) -y compris pour les plus aisés-, tandis que la hausse de la TVA touche de plein fouet les foyers modestes. L'efficacité de certaines incitations fiscales accusées d'être clientélistes reste à prouver.

Pour Mohamed Ali Marouani, secrétaire général du cercle économistes arabes, il faudrait évaluer et "remettre à plat le système des incitations et subventions, pour que les plus aisés soient ceux qui participent le plus aux efforts".

Pour M. Ayari, il faudrait aussi faciliter l'accès au financement bancaire, et réguler les sociétés de courtage et autres intermédiaires pour limiter les jeux d'influence occultes.

L'économiste Safouane Ben Aïssa, qui a travaillé pour plusieurs cabinets avant et après la révolution, préconise un plan de modernisation économique. Au lieu de réformes théoriques sous la houlette des bailleurs, il faut s'attaquer à la multitude de dysfonctionnements locaux --délais de paiement, inefficacité des aides sociales, difficulté à intégrer le commerce informel, etc..., plaide-t-il.

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L'ambassade américaine pourrait être à Jérusalem dans un an, selon Netanyahou

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 12:19
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré, mercredi, que les États-Unis pourraient transférer leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem d'ici un an, soit plus tôt que prévu.
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Drogba n'a "pas d'ambition politique" mais s'engage "pour l'éducation"

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 12:17

En semi-retraite à Phoenix (D2, USA), la star ivoirienne Didier Drogba, 39 ans, s'investit beaucoup dans l'humanitaire dans son pays, mais nie pour le moment toute ambition présidentielle comme son ami et illustre collègue George Weah, élu président du Liberia, voisin de la Côte d'Ivoire.

"Je félicite George Weah. C'est un grand frère, un modèle pour moi. Ce qu'il a accompli démontre qu'à force de travail et de persévérance on peut atteindre ses objectifs, réaliser ses rêves pour le bien de la communauté", assure Drogba, dans un entretien à l'AFP.

Mais, la star ivoirienne refuse de céder pour le moment aux sirènes de la politique: "Ce n'est pas dans mes ambitions à la base. George avait cette ambition depuis des années. Aujourd'hui ce n'est pas mon cas".

Pour autant, Drogba ne délaisse pas son pays. Sa fondation, (Didier Drogba) fortement impliquée dans l'éducation, inaugure cette semaine une école dans la région de Guibéroua (sud-ouest) pour aider à promouvoir l'éducation dans les communautés cacaoyères en Côte d'Ivoire.

Cette école de six salles de classe, dotée d'une cantine scolaire, de latrines, d'un terrain de football et de trois maisons d'enseignants contribuera "aux performances physiques, sociales et académiques des enfants du village de Pokou-Kouamekro", selon le géant suisse de l'agroalimentaire Nestlé et l'Initiative internationale pour le cacao (ICI), qui appuient ce projet.

- "éducation" égale "stabilité" -

"Le meilleur moyen d'avoir un impact sur l'avenir d'un peuple c'est de l'éduquer. Grâce à l'éducation, on évite pas mal de problèmes socio-ethniques. On apprend la tolérance et cela évite des guerres" estime l'ancien capitaine de la Côte d'Ivoire, pays qui a été troublé par 10 années de crises politico-militaires.

"L'éducation permet une stabilité politique, économique", ajoute-t-il.

La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao. Vital pour le pays, ce secteur représente 15% du PIB, plus de 50% des recettes d'exportation et surtout les deux tiers des emplois et des revenus de la population, selon la Banque mondiale.

Mais ces chiffres sont assombris par une réalité peu glorieuse: entre 300.000 et un million d'enfants travaillent dans la filière du cacao ivoirien, selon un rapport de l'ICI, une organisation créée par l'industrie du chocolat.

Le partenariat (Fondation Didier Drogba, Nestlé et ICI) va permettre de scolariser 350 enfants dans leur région réduisant ainsi le risque qu'ils travaillent dans les exploitations cacaoyères.

"Cette école est une réponse à la grave pénurie d'équipements éducatifs dans les zones rurales où les enfants doivent souvent parcourir à pied plusieurs kilomètres pour se rendre à l'école la plus proche. La communauté de Pokou-Kouamekro, qui compte plus de 4000 personnes, disposait jusqu'à présent d'une petite école non officielle en bois, de trois salles de classe pour tous les enfants", selon un rapport de l'ICI.

- vrai malaise" dans le foot ivoirien -

"Je dis aux jeunes qui veulent devenir Didier Drogba, Samuel Eto'o, Yaya Touré, l'éducation c'est très important, c'est ce qui va vous permettre d'avoir une belle carrière. C'est la raison pour laquelle, je me suis lancé dans ce défi de construire des écoles dont celle de Pokou-Kouamekro", assure Drogba, qui garde un oeil sur le football dans son pays.

Des frondeurs demandent la démission du président de la fédération de foot après l'élimination sur la route du Mondial russe. "C'est une crise déplorable qui ne serait pas arrivée si on n'avait pas eu cet échec et surtout si le championnat ivoirien se portait bien. Il y a un mécontentement, il y a un vrai malaise, il faut en parler. Il faut le régler, il faut tout soit fait dans le respect et que le football ivoirien ressorte grandi de cette crise", estime Drogba alors que les stades qui étaient remplis dans les année 1990 sont désormais déserts.

"Cette crise que traverse le football ivoirien, n'est pas une mauvaise chose, dans la mesure où elle permet de poser des questions sur l'avenir du football ivoirien", estime Drogba. "Je suis loin mais je regarde ce qui se passe en Côte d'ivoire et ce qui se passe aujourd'hui me touche", ajoute-t-il soulignant ne pas avoir "d'ambition" alors que son nom est sur toutes les lèvres quand on parle de la fédération...

"Aujourd'hui je me consacre à mon club, j'ai encore une saison avec pour objectif de l'envoyer en MLS (élite)" assure-t-il. La star qui devrait à terme intégrer l'encadrement du club.

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Lille mène sa transition digitale

A l’occasion de notre deuxième édition d’O21 / S’orienter au 21e siècle dans les Hauts-de-France, vendredi et samedi, zoom sur cette région qui accompagne l’émergence d’un écosystème numérique avec un vrai souci d’intégration locale.
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Dordogne : pour la factrice mordue par un chien, le combat continue

L' Essentiel - SudOuest.fr - mer, 01/17/2018 - 12:14

Nathalie Battaglia ne sera pas sanctionnée par sa direction, mais elle n'a encore obtenu la reconnaissance de l'accident du travail, survenu à Douzillac en septembre.
Toujours épaulée par les délégués syndicaux, la factrice "cynophile" de Sourzac (24) Nathalie Battaglia a tenu, ce mercredi matin, à remercier tous les... Lire la suite

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Au Pakistan, la ville de Kasur terrifiée par un tueur en série d'enfants

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 12:14

Déjà traumatisée par un vaste scandale de pédophilie en 2015, la ville pakistanaise de Kasur est à présent confrontée à un tueur en série d'enfants qui terrifie la population tandis que le pays tout entier s'indigne de l'impuissance de la police.

Début janvier, le corps de Zainab Fatima Ameen, 6 ans, est retrouvé sur un tas d'ordures. La fillette a été violée et tuée. Partout au Pakistan, des veillées à la bougie s'organisent. Le mot-dièse #JusticePourZainab envahit les réseaux sociaux.

Mais à Kasur, ville de 300.000 habitants frontalière de l'Inde, c'est la colère qui domine. Des milliers de manifestants s'en prennent à des bâtiments officiels, incendient des maisons de policiers pour dénoncer leur inaction supposée. Deux protestataires sont tués par des tirs de la police.

Zainab est le douzième enfant assassiné ces deux dernières années dans un rayon de 2 kilomètres autour de Kasur, selon les autorités. "L'auteur des crimes est un tueur en série", "un fou", affirme à l'AFP Malik Muhammad Ahmad Khan, le porte-parole de la province du Pendjab, dont Kasur fait partie.Zainab Fatima Ameen, 6 ans,

Dans au moins six cas, les enquêteurs ont retrouvé le même ADN, observe le docteur Nazir Ahmed, chef de l'hôpital de Kasur, en charge des autopsies. "Toutes les victimes semblent présenter le même genre de blessures", commente-t-il, évoquant des marques de "strangulation, brûlures, balafres et coupures".

Les télévisions pakistanaises ont diffusé en boucle des images glaçantes de caméras de vidéosurveillance montrant une petite fille présentée comme Zainab, main dans la main avec un homme non identifié.

- De sang froid -

Les habitants de Kasur sont éc?urés par cette nouvelle affaire alors qu'un scandale pédophile avait déjà éclaboussé la ville en 2015. Au moins 280 enfants avaient été filmés alors qu'ils étaient abusés sexuellement et leurs familles victimes de chantage.

Malgré les appels à l'aide des parents, la police ne s'était résolue à agir que lorsque des affrontements entre des proches des victimes et les autorités avaient mis l'affaire sur la place publique.

Les parents d'enfants assassinés se plaignent eux aussi de l'inertie des forces de l'ordre. "Le chef du district de la police nous a dit qu'ils ne pouvaient pas arrêter le coupable", a déclaré à l'AFP Muhammad Ayub, dont la nièce a été violée et tuée en juillet.

Seule une petite fille de 6 ans a survécu à son agresseur. Retrouvée en novembre, elle aussi dans une décharge, où elle avait été laissée pour morte, elle est désormais tétraplégique et incapable de parler.

"Des caméras devraient être installées dans chaque coin de rue pour la protection des enfants. Comment des mères peuvent-elles les accompagner tout le temps ?", s'interroge la tante de la survivante.

"Nous ne savons pas ce qui se passe", tonne Ameer Ansari, le père de Zainab, qui s'emporte lui aussi contre la police. "Ils n'ont montré aucun intérêt" à résoudre cette affaire, selon lui.

- Une crise cachée -

Les autorités restent toutefois confiantes, le chef du district de la police Zahid Nawaz Marwat ambitionnant d'arrêter le coupable "dans quelques jours". Ce qui ne rassure pas les habitants de Kasur, qui à l'instar de Ghulam Fareed, un habitant, se disent "forcés d'enfermer chez eux" leurs enfants.

Une loi sur les abus sur mineurs a pourtant été votée en 2016 au Pakistan, après le premier scandale pédophile. Mais dans ce pays musulman très conservateur, où l'éducation sexuelle est inexistante, des experts craignent que nombre de cas passent ne soient même pas recensés.

Sahil, un groupe d'aide travaillant sur la protection des enfants, a recensé 129 abus de mineurs à Kasur, dont des viols et des meurtres, entre les seuls mois de janvier à juin 2017. "Les puissants sont toujours les instigateurs et les faibles les victimes", résume sa directrice Manizeh Bano.

Le fléau dépasse largement les frontières du Pendjab. Des médias ont récemment dénoncé des abus d'enfants dans les madrasa (écoles coraniques) du pays; un documentaire de 2014 a de son côté révélé de nombreux cas d'abus sexuels sur de jeunes garçons à Peshawar, dans le nord-ouest du pays.

Pour la famille de Zainab, toute réforme du système arriverait trop tard.

"Ils ont été incapables de retrouver ma fille pendant cinq jours", pleure sa mère Nusrat Bibin, qui affirme avoir pourtant "appris à Zainab comment se comporter avec des étrangers s'ils essaient de lui tendre un piège". "Ma fille était sage et obéissante".

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Vidéo. Bloqué dans un TGV, le patron de la SCNF informe lui-même les passagers

L' Essentiel - SudOuest.fr - mer, 01/17/2018 - 12:14

Guillaume Pepy se trouvait à bord d'un TGV Lille-Paris quand il s'est retrouvé coincé comme de nombreux passagers.
Tout le monde peut subir un retard de train. Même le patron de la SNCF. Alors qu'il se trouvait à bord d'un TGV reliant Lille à Paris, Guillaume Pepy est venu à la rencontre des passagers bloqués après un... Lire la suite

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Les consultations en télémédecine bientôt remboursées par la Sécu

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 12:08

L'Assurance maladie et les syndicats de médecins débutent jeudi une négociation sur la télémédecine, que le gouvernement a décidé d'ajouter à la liste des actes remboursés par la Sécu au niveau national, après des années d'expérimentations locales.

Leur première consultation ne se fera pas à distance: pour discuter télémédecine, les cinq syndicats représentatifs des médecins libéraux (CSMF, FMF, SML, MG France, Le Bloc) ont rendez-vous demain à 17H00 au siège parisien de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts).

Son directeur, Nicolas Revel, connaît sa feuille de route depuis fin novembre: la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lui a demandé "d'inscrire la télémédecine dans le droit commun", comme le prévoit le premier budget de la Sécurité sociale du quinquennat.

La négociation doit donc fixer les modalités pratiques et les tarifs de la téléconsultation (un examen médical par visioconférence) et de la télé-expertise (une demande d'avis entre praticiens). Les discussions ne porteront en revanche pas sur la télésurveillance, utilisée pour le suivi des malades chroniques.

Le gouvernement mise principalement sur le développement de la téléconsultation, érigée en pilier de son plan de lutte contre les déserts médicaux. Ses prédictions budgétaires tablent sur 500.000 actes en 2019, un million en 2020, puis 1,3 million en 2021.

L'ambition peut paraître modeste, mais le pari est loin d'être gagné: moins de 260.000 actes de télémédecine - de toutes sortes - ont été réalisés en 2015, selon la Cour des comptes.

Plus embarrassant, l'institution estimait en septembre que, depuis la première téléconsultation entre les hôpitaux de Toulouse et de Rodez en 1989, les "multiples expérimentations engagées sans ordre ni méthode" n'ont "débouché que sur des résultats très modestes".

Pour faire mieux, le gouvernement a choisi de s'appuyer sur les médecins libéraux, dont les syndicats ont déjà commencé à faire monter les enchères.

- le juste prix -

Le président du SML, Philippe Vermesch, réclame ainsi "une rémunération réellement incitative pour les actes", ainsi qu'"un forfait pour financer les équipements" technologiques et une formation "offerte" pour apprendre à s'en servir.

"Un avis ponctuel et court doit être valorisé au minimum sur le tarif de la consultation de base", soit 25 euros, voire davantage "pour un examen approfondi sur la base d'un dossier complet", estime son homologue de la CSMF, Jean-Paul Ortiz, qui demande également "des aides à l'équipement et à la formation".

Du côté des médecins généralistes, MG France revendique la prise en compte du "téléconseil", c'est-à-dire des "coups de fil" passés "au quotidien " à leurs patients, selon le président du syndicat Jacques Battistoni, qui veut aussi être "rémunéré au même niveau" que les spécialistes pour la télé-expertise.

La réunion de jeudi sera l'occasion pour chacun de "formuler ses convictions et ses principes", prévoit M. Revel, qui entend pour sa part "poser quelques éléments de repères" et avancer "de premiers éléments sur des pistes de rémunération".

"Une téléconsultation a vocation à être rémunérée comme une consultation classique", affirme le directeur de l'Assurance maladie à l'AFP, qui considère par ailleurs que la télémédecine "doit s'inscrire dans un parcours coordonné" et il sera pour cette raison "attentif à ce que la place du médecin traitant soit respectée".

Des positions conformes aux recommandations de Mme Buzyn, qui avait toutefois ouvert la porte à des "incitations spécifiques" pour certains médecins et à des actes en situation d'urgence.

Les participants ne partiront pas d'une feuille blanche, puisque le développement de la télémédecine dans les maisons de retraite (Ehpad) a fait l'objet d'un avenant à la convention médicale début 2017.

Pour cette nouvelle négociation, "je me donne trois mois", indique M. Revel, qui envisage une entrée en vigueur "entre l'été et la fin de l'année".

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Le mouvement des gardiens de prison marque une pause

Deux importants syndicats de gardiens de prison n’ont appelé à reprendre le « blocage général » que jeudi, après les discussions engagées avec l’administration pénitentiaire.
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