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PSA sera la première entreprise à appliquer un accord de rupture conventionnelle collective

jeu, 01/18/2018 - 14:55

ÉCONOMIE - Le projet de 1300 ruptures conventionnelles collectives présenté par le constructeur automobile PSA a reçu l'aval d'une majorité de syndicats, a-t-on appris ce jeudi 18 janvier de sources syndicales, une première application de ce dispositif de départs volontaires issu de la récente réforme du code du travail.

Les syndicats FO, CFDT, CFTC et GSEA, totalisant ensemble plus de 58% des voix, ont indiqué à l'AFP vouloir signer le projet d'accord. Il prévoit en outre autant d'embauches en CDI en 2018. La CGT (19,6%) s'y oppose, la CFE-CGC (19,4%) n'a pas fait connaître sa position.

Le document sera officiellement signé vendredi, à l'occasion d'un comité central d'entreprise consacré à la politique d'emploi 2018 du groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS, Open, Vauxhall) en France.

Issues de la dernière réforme du code du travail, les ruptures conventionnelles collectives (RCC) permettent de supprimer des postes via des départs volontaires, sans justification économique. Elles nécessitent un accord signé par des syndicats représentant au moins 50% du personnel.

Accueillir "au moins 2000 jeunes" apprentis en 2018

Les Inrocks et la société du Figaro envisagent d'y recourir. La chaîne de prêt-à-porter féminin Pimkie a été contrainte d'y renoncer, faute d'accord avec les syndicats. Chez PSA, le projet discuté le 9 janvier s'inscrit "dans la continuité des mesures déjà existantes", où "le volontariat reste la règle", s'est justifiée la CFDT dans un communiqué.

Elle a estimé avoir "sécurisé cet accord afin qu'il ne soit pas un danger pour les salariés" mais "une opportunité pour ceux qui le désirent". Les mesures d'incitation au départ sont les mêmes que celles négociées lors d'un premier accord signé en 2013. Elles prévoient notamment une prime allant de 4 à 8 mois de salaire.

Au total, PSA anticipe 1300 ruptures conventionnelles collectives, 900 cessations d'activité de séniors (qui toucheront 70% de leur salaire brut les 2 ou 3 années précédant leur retraite effective) et plus de 6000 mobilités internes. En contrepartie, l'entreprise s'engage à recruter "plus de 1300" CDI (probablement 1400, selon un porte-parole) et à accueillir "au moins 2000 jeunes" apprentis en 2018.

Deuxième syndicat derrière FO, la CGT "refuse catégoriquement de signer ce nouveau plan de suppressions d'emplois, dont le détail par site et par catégorie est caché aux syndicats", a-t-elle fait valoir dans un communiqué.

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Mort de Jacinte Giscard d'Estaing, plus jeune fille de l'ancien président

jeu, 01/18/2018 - 14:45

DÉCÈS - Jacinte Giscard d'Estaing, fille de l'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing, est décédée mardi soir à l'âge de 57 ans des suites d'une longue maladie, a-t-on appris ce jeudi 18 janvier auprès de la famille, confirmant ainsi plusieurs sources équestres.

Née le 3 mai 1960, Jacinte était passionnée d'équitation et la plus jeune des quatre enfants de l'ancien président et de son épouse Anne-Aymone, qui sont aussi parents de Valérie-Anne, Henri et Louis.

Jacinte Giscard d'Estaing, qui portait un prénom inspiré d'une fleur comme sa mère et sa sœur, apparaissait sur l'affiche de la campagne présidentielle de son père en 1974. La famille de VGE avait été fortement impliquée dans ce scrutin, remporté face au socialiste François Mitterrand.

"La famille de l'équitation perd une grande ambassadrice", a écrit sur Facebook le directeur du haras de Jardy (Hauts-de-Seine), Emmanuel Feltesse, tandis que le site Leperon.fr saluait "son énergie et à ses capacités d'entreprendre".

D'après le site leperon.fr, Jacinte Giscard d'Estaing a créé à l'âge de 27 ans le Paris Horse Show puis organisé pendant 19 ans le Jumping de Bercy. En 1990, elle crée Poneyland, qui gère plusieurs poney clubs. Elle est devenue par la suite commissaire générale du Generali Open de France qui regroupe chaque été depuis 2004 à Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) près de 15.000 cavaliers lors des Championnats de France poneys et clubs.

Les deux filles du nouveau président Valéry Giscard d'Estaing, Valérie-Anne (G) et Jacinte (D), le slogan de campagne du président inscrit sur leurs tee-shirts "Giscard à la barre", font du vélo à Paris le 28 mai 1974 aux alentours du palais de l'Elysée où leur père vient de s'installer officiellement.

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Les frais bancaires grimpent encore en 2018, malgré la concurrence des banques en lignes

jeu, 01/18/2018 - 14:30

BANQUE - Les prix des services bancaires poursuivent leur tendance à la hausse en 2018 malgré l'arrivée de concurrents numériques, mais cette progression d'ensemble recouvre surtout des évolutions disparates selon les clients et les établissements, a estimé ce jeudi 18 janvier l'association de consommateurs CLCV.

"Malgré le développement des offres alternatives", notamment celle du géant des télécoms Orange en novembre, "nous constatons quand même une hausse des prix" même si celle-ci est "limitée", a résumé Jean-Yves Mano, président de CLCV, lors d'une conférence de presse à l'occasion de l'étude annuelle de l'association sur le sujet.

CLCV étudie les tarifs au 1er février de 130 banques. Contrairement à d'autres études d'associations ou de groupes privés, elle n'indique pas d'évolution générale, mais calcule des tendances séparées pour plusieurs types de clients, classés cette année en quatre catégories.

Les petits clients plus mal lotis

Si les tarifs moyens augmentent pour chacune d'entre elles, la progression moyenne est minime pour les profils "moyen" et "gros consommateur", qui correspondent à des couples à l'usage plus ou moins intensif de services bancaires.

Par contraste, "ce qu'il faut retenir cette année, (...) c'est le constat que les petits clients sont les mal-aimés du secteur bancaire", regrette Jean-Yves Mano.

Dans les deux catégories qualifiées "petits consommateurs", qui correspondent à un célibataire utilisant un nombre limité de services, les tarifs montent de 2,28% ou de 1,25%, selon, respectivement, que le client consulte son compte sur internet ou par téléphone.

Frais de dépassement de découvert élevés

Ces évolutions s'entendent pour les banques "physiques" basées en France métropolitaine. CLCV, qui note par ailleurs une stabilité générale des tarifs de banques en ligne comme Boursorama, regrette, à ce titre, de fortes hausses des prix dans l'outre-mer. "Objectivement, nous ne voyons pas ce qui peut justifier de tels écarts", juge Jean-Yves Mano.

De façon générale, l'association, qui dénonce par ailleurs des frais élevés en cas de dépassement du découvert autorisé, met l'accent sur les écarts tarifaires d'une banque à l'autre, estimant que pour les petits consommateurs, l'écart peut aller du simple au quadruple pour un service équivalent.

"Le consommateur a tout intérêt à comparer entre établissements, (...) mais aussi au sein d'une même banque", a remarqué Sandrine Perrois, spécialiste des questions bancaires chez CLCV, remarquant que les "packages" proposés par les banques avaient tendance à devenir de moins en moins intéressants par rapport aux services pris à l'unité.

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Keira Knightley ne joue plus dans des films contemporains car "les personnages féminins se font pratiquement tout le temps violer"

jeu, 01/18/2018 - 13:48

CULTURE - L'actrice Keira Knightley n'est pas de celles qui gardent leur langue dans leur poche. Elle l'a prouvé récemment lors d'une interview accordée au magazine Variety. La britannique de 32 ans, qui faisait la promotion du biopic sur la romancière Colette, dans lequel elle incarne le rôle principal, en a profité pour parler de sa vision du cinéma actuel et de la place occupée par les femmes.

L'actrice s'est vu demander s'il y a davantage de films avec des premiers rôles féminins aujourd'hui. Cette dernière explique alors pourquoi elle délaisse les comédies sentimentales contemporaines. Et elle ne mâche pas ses mots:

"Avec la montée de Netflix et Amazon, on voit émerger des personnages féminins très forts et des histoires de femmes. Concernant le cinéma, je ne sais pas vraiment. Je ne joue plus trop dans des films modernes car les caractères féminins se font pratiquement tout le temps violer. Il y a toujours quelque chose de déplaisant dans la manière dont les femmes sont dépeintes, alors que leurs rôles sont nettement plus inspirants dans les œuvres historiques."

Il est vrai que la jeune femme enchaîne les films d'époque (et les tenues qui vont avec), entre "Orgueil et Préjugés", adapté du roman de Jane Austen, "The Duchess", "Anna Karénine", là-aussi tiré de l'oeuvre de Léon Tolstoï, ou encore la célèbre série "Pirates des Caraïbes".

Une publication partagée par Keira Knightley (@keira_knightley_) le 18 Août 2013 à 3 :55 PDT

Une publication partagée par Keira Knightley (@keira_knightley_) le 26 Févr. 2013 à 5 :33 PST

Une publication partagée par Keira Knightley (@keira_knightley_) le 27 Mai 2017 à 5 :56 PDT

Un film très ancré dans le contexte actuel

"Colette" dresse le portrait de cette femme de lettres française pionnière du féminisme. Keira Knightley parle d'elle comme d'une "femme inspirante" et d'une époque (les années 1890) durant laquelle il y avait "une grande liberté sexuelle".

Son histoire résonne particulièrement de nos jours, à l'ère d'une libération de la parole des femmes, notamment portée par le hashtag "#MeToo" et le mouvement "Time's Up". "Le fait que ce film fasse son apparition maintenant n'a rien de surprenant", souligne à ce titre la jeune femme.

Cette dernière est également revenue sur l'affaire Harvey Weinstein, le producteur américain accusé de harcèlement sexuel et d'agressions par un grand nombre d'actrices, qu'elle a eu l'occasion de croiser plusieurs fois au cours de sa carrière.

"Ma relation avec Harvey Weinstein a toujours été très professionnelle. Il était très bon dans les films que nous avons faits ensemble, a-t-elle affirmé auprès de Variety. Il avait la réputation d'être quelqu'un de tyrannique. Mais je n'avais pas connaissance des allégations de viol ou d'agression sexuelle qui pèsent contre lui."

"Colette" n'est pas encore sorti mais sera projeté en avant-première au festival américain du film de Sundance le 20 janvier prochain. Ce film est le quatrième dans lequel figure Keira Knightley cette année, avec "The Aftermath", "Berlin, I Love You" et "Casse-Noisette et les Quatre Royaumes".

Un retour en force pour l'Anglaise après une pause de plus d'un an liée à la naissance de son premier enfant.

Une publication partagée par Keira Knightley (@keira_knightley_) le 26 Avril 2016 à 3 :13 PDT

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Notre-Dame-des-Landes : pourquoi les opposants ont célébré mais ne crient pas (encore) victoire

jeu, 01/18/2018 - 13:05

NOTRE-DAME-DES-LANDES - Il leur reste une bataille à mener. Mercredi 17 janvier, après l'enterrement du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes par Édouard Philippe, les cris de joie ont fusé et les larmes de bonheur ont coulé sur le bocage breton défendu depuis des années par quelques 300 habitants. À Nantes, des centaines de personnes ont aussi célébré devant la préfecture de Loire-Atlantique, où l'on trinquait et allumait des feux d'artifices pour marquer une décision historique.

Mais, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d'article, la lutte est loin d'être terminée pour les militants écologistes qui se sont investis depuis des années dans cette lutte acharnée. "Il y a encore les copains de la ZAD et on ne veut pas d'un autre Rémi Fraisse", rappelle Claudine au micro du HuffPost. "Il y a des jeunes de l'université qui y vivent et qui ont envie d'un retour à la terre et d'une vie moins dans la consommation", souligne l'opposante, qui milite depuis 2009 contre le projet.

Sur les 1650 hectares de zone humide toujours occupée par les opposants, un contre-système a effectivement vu le jour ces dernières années, avec un foisonnement de dizaines de lieu de vie et une production agricole très diverse, comme en témoigne le marché hebdomadaire de la Zone à défendre (ZAD) que nous vous faisions découvrir il y a quelques jours.

Les opposants que nous avons rencontrés espèrent une entente avec l'État qui permettrait un retour à la légalité des occupants et une poursuite de cette vocation agricole des lieux, peut-être en s'inspirant du Larzac.

Mais, pour l'heure, le gouvernement prévoit toujours une évacuation des occupants après la trêve hivernale fixée au 30 mars. "Nous mettrons fin à la zone de non-droit qui prospère depuis près de dix ans", a déclaré le premier ministre mercredi 17 janvier.

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Airbus: cette commande d'Emirates sauve le programme A380, soulagement à Toulouse

jeu, 01/18/2018 - 12:58

AIRBUS - Sauvé par Emirates. La grandes compagnies aériennes des Émirats, a annoncé ce jeudi 18 janvier un accord d'un montant de 16 milliards de dollars pour acquérir 36 Airbus A380 supplémentaires. Une commande qui sauve la compagnie française alors que cette dernière évoquait lundi un possible arrêt du programme A380, boudé par les clients depuis deux ans.

L'accord comprend 20 commandes fermes et 16 commandes en option, précise un communiqué de la compagnie de l'émirat de Dubaï. Les livraisons commenceront en 2020. Emirates est la compagnie aérienne qui possède déjà le plus grand nombre d'avions géants A380 (101+41 commandes fermes).

Glad to announce a commitment from @Emirates for 20 #A380 & 16 options, worth US$16 billion at latest list prices. The A380 has contributed enormously to the airline's growth and success while delighting passengers with a spacious, quiet cabin. https://t.co/yURhYChklZ#iflyA380pic.twitter.com/OfyWCodzJ6

— Airbus (@Airbus) 18 janvier 2018

Un soulagement à Toulouse, où siège d'Airbus, alors que, lundi 15 janvier, John Leahy, le directeur commercial du groupe, expliquait sur l'avenir du gros porteur: "Très honnêtement, si nous n'arrivons pas à un accord avec Emirates, il n'y aura pas d'autre choix que d'arrêter le programme".

Suspendu aux décisions d'Emirates

Le géant des airs, qui est le plus gros avion commercial au monde avec une capacité maximum de 853 sièges, a fêté en 2017 les 10 ans de son premier vol commercial mais il peine aujourd'hui à trouver de nouveaux clients. En attendant que le marché des super gros-porteurs redémarre, l'avionneur a engagé une course contre la montre pour maintenir le programme en vie en réduisant sa cadence de production depuis 2016.

En novembre, le constructeur espérait déjà engranger une commande d'Emirates lors du salon aéronautique de Dubaï. Mais la compagnie, qui a pris livraison en 2017 de son 100e A380, a finalement annoncé une commande pour 40 Boeing 787-10.

Une déconvenue qui avait douché les espoirs de l'avionneur. "Nous sommes toujours en discussion avec Emirates mais honnêtement ils sont probablement les seuls à être en mesure pour le moment sur le marché de prendre un minimum de six (avions) par an sur une période huit à dix ans", a expliqué John Leahy, se disant toutefois "confiant" dans le fait qu'un accord puisse être trouvé sur une commande par la compagnie du Golfe. C'est maintenant chose faite.

Vers un "A380 Plus"

Pour sortir l'avion de l'ornière, le constructeur avait annoncé en juin, au salon de l'aéronautique du Bourget, un A380 amélioré, "l'A380 Plus" pour optimiser sa rentabilité. Sanssuccès.

La dernière commande remontait à janvier 2016: trois exemplaires pour la compagnie japonaise ANA, après près de trois ans de creux ayant suivi une méga commande d'Emirates en 2013 pour 50 avions.

La rentabilité de l'A380, qui atteint 437 millions de dollars au prix catalogue, est un de ses talons d'Achille, l'avion devant voler à pleine capacité pour permettre aux compagnies de gagner de l'argent.

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Pour le Super Bowl, Skittles prépare une pub... que vous ne verrez jamais

jeu, 01/18/2018 - 12:57

INSOLITE - Skittles a adopté une stratégie particulière pour faire parler d'elle lors du prochain Super Bowl le 4 février. La célèbre marque de bonbons a décidé qu'une seule personne pourra voir sa publicité dédiée au Super Bowl. Le chanceux? Marcos Menendez, un adolescent californien qui sera donc le seul à visionner le résultat final.

Les internautes pourront observer Marcos en train de regarder la pub en direct sur la page Facebook de Skittles lors du Super Bowl.

Plusieurs bandes-annonces seront présentées aux téléspectateurs avant le Super Bowl, mais jamais la pub complète. Skittles a d'ailleurs présenté une première de ces quatre vidéos à l'humour absurde le 16 janvier sur la page YouTube de la marque.

"Cette année, Skittles crée la pub la plus exclusive du Super Bowl, du jamais vu", s'est vanté à Adweek le vice-président de Mars, Matt Montei. "Nous faisons une publicité mais nous la montrerons à une seule personne. ... C'est dans la lignée de tout ce qu'on a fait pour le Super Bowl au cours des trois dernières années. Mais cette année, on ne la montre qu'à Marcos", conclut-il.

Matt Montei a aussi informé que d'une vedette participait à la publicité. Elle sera dévoilée au grand public avant la fin du mois de janvier.

"Nous avons été une grosse partie du Super Bowl et nous continuons d'être une grosse partie de la NFL", a soutenu Montei à Ad Age. "Nous voulions continuer de nous réinventer autour de cette période de l'année et une façon de le faire c'est de prendre une toute nouvelle voie."

L'idée originale a été développée par l'agence de publicité new-yorkaise DDB. Alors, marketing de génie ou idée ridicule?

Cet article a été publié initialement sur Le HuffPost Québec.

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À Montréal, cette voiture sculptée dans la neige a reçu un PV

jeu, 01/18/2018 - 12:47

INSOLITE - Que pouvaient bien faire les Montréalais après avoir pelleté la neige, tombée en abondance ces dernières semaines? Un entrepreneur a eu la brillante idée de jouer un vilain tour aux policiers québécois avant que sa rue soit déneigée par les services de la ville.

Simon Laprise, de la compagnie L.S.D. (Laprise Simon Designs), a dû déblayer devant chez lui pour pouvoir accéder à sa voiture. Quoi de plus normal au Canada en plein hiver? Résultat: un gros tas de neige devant chez lui, comme on a l'habitude d'en voir partout à Montréal.

C'est là que Simon Laprise a décidé de mettre ses talents d'artiste à contribution pour créer... une voiture de neige. Il ainsi réalisé la sculpture d'une voiture aux lignes sportives, qui change du classique bonhomme de neige.

Les policiers, qui ont aperçu cette "voiture" stationnée lors d'une opération déneigement, sont descendus de leur véhicule pour remettre une contravention au fautif... et se sont, évidemment, bien fait avoir.

Ces derniers ont l'air d'avoir beaucoup d'humour et ont très bien pris la blague, si on se fie à la "contravention" laissée sur la "voiture": "Vous avez fait notre soirée!", ont écrit les policiers, amusés par l'idée de cet artiste amateur.

Les photos de la police inspectant la sculpture de neige ont été partagées plus de 1300 fois sur Facebook. D'après les informations de Radio Canada, Simon Laprise avait déjà réalisé cinq voitures du même type. Cependant, c'est bien la première fois qu'il ose l'exposer aux yeux de tous dans la rue. L'artiste aurait passé quatre heures à modeler son oeuvre et a expliqué qu'il comptait "bien continuer à en faire. C'est plaisant, c'est du matériel gratuit, et ça garde la forme" a-t-il déclaré au média canadien.

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Copé: "Je dois être un des derniers copéistes"

jeu, 01/18/2018 - 12:42

POLITIQUE - Jean-François Copé trouve toutes les qualités du monde au président de la République même s'il refuse encore de se définir comme un marcheur. "Je dois être un des derniers copéistes. Peut-être qu'il en reste un ou deux, en dehors de ma famille adorée et de mes amis", a ironisé sur LCP le maire de Meaux et ancien président de l'UMP alors qu'on lui demandait s'il était "macroniste".

- @jf_cope, un élu 'macroniste' ? "Je dois être un des derniers copéistes peut-être il doit en rester un ou deux" #QDIpic.twitter.com/VmQHqiepxK

— LCP (@LCP) 18 janvier 2018

Un temps homme fort de la droite, l'ancien "bébé Chirac" a vu ses espoirs de briguer la présidence de la République voler en éclats dans les remous de l'affaire Bygmalion. Les membres du courant copéiste se sont depuis dispersés.

Pourrait-il travailler dans le gouvernement d'Emmanuel Macron? "Cette question je ne la pose pas. J'ai fait un autre choix, qui est celui de prendre un peu de temps, du recul. Vous me voyez moins dans les médias, ce qui est un changement culturel chez moi", a-t-il plaisanté tout en reconnaissant sa proximité avec l'essentiel de la politique menée par le président de la République.

"Laurent Wauquiez est en train de virer les non-wauquistes"

Candidat malheureux à la primaire de la droite et du centre et toujours membre des Républicains, Jean-François Copé porte à l'inverse un regard très critique sur la présidence de Laurent Wauquiez. "La machine à exclure se met en marche. Au même titre que Sarkozy avait viré les non-sarkozystes [...], Laurent Wauquiez est en train de virer les non-wauquistes", déplore-t-il en reprochant au patron de la région Auvergne-Rhône-Alpes de se positionner d'emblée en vue de l'élection présidentielle de 2022.

"L'objectif de Laurent Wauquiez, c'est qu'il dégage tout le monde, qu'il supprime la primaire et qu'il soit candidat du parti, c'est assez simple comme schéma", attaque l'ancien député de Seine-et-Marne.

En 2017, "la fermeté vis-à-vis des extrêmes, ça ne doit pas être négociable. C'est inimaginable pour moi qu'il y ait des gens qui aient pu ne pas appeler à voter Macron contre Le Pen", ajoute Jean-François Copé. Au lendemain du premier tour, Laurent Wauquiez avait plaidé pour que la droite n'appelle pas à voter pour Emmanuel Macron mais contre Marine Le Pen.

A l'inverse, Jean-François Copé salue la politique économique d'Emmanuel Macron. "Vous avez un président de la République qui ne vient pas de la droite mais qui ne fait, depuis le début de ce quinquennat, qu'une politique de droite en matière économique!"

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The Cranberries : l'hommage bouleversant d'Olé Koretsky, le compagnon de Dolores O'Riordan

jeu, 01/18/2018 - 12:38

CULTURE- C'est un hommage déchirant. Ce mercredi 17 janvier, quelques jours seulement après la mort de Dolores O'Riordan, son compagnon a pris la parole sur le compte Instagram et sur le site officiel de son groupe, "D.A.R.K".

Inconsolable, le musicien et producteur Olé Koretsky débute son hommage en écrivant ces quelques mots: "Mon amie, ma partenaire et l'amour de ma vie s'en est allée. J'ai le cœur brisé et c'est irréparable."

Il poursuit son hommage dans un élan d'amour poignant en saluant la carrière et le travail de sa bien-aimée: "Dolores est belle. Son art est beau. Sa famille est belle." Olé Koretsky se dit "perdu": "Elle me manque tellement. Je vais continuer à déambuler sur cette planète pendant un moment encore, en sachant parfaitement qu'il n'y a maintenant plus de réelle place pour moi ici", conclut-il.

It's with overwhelming sadness that D.A.R.K. has announced the death of Dolores O'Riordan who passed away suddenly at the age of 46 in London, England on January 15, 2018. Dolores is also known for being the lead singer of successful Irish rock band the Cranberries. "I am heartbroken and devastated by the news of the sudden and unexpected passing of Dolores," said band mate and member of The Smiths Andy Rourke. "I have truly enjoyed the years we spent together and feel privileged to call her a close friend. It was a bonus to work with her in our band D.A.R.K. and witness firsthand her breathtaking and unique talent. I will miss her terribly. I send my love and condolences to her family and loved ones." Band mate and partner Olé Koretsky adds, "My friend, partner, and the love of my life is gone. My heart is broken and it is beyond repair. Dolores is beautiful. Her art is beautiful. Her family is beautiful. The energy she continues to radiate is undeniable. I am lost. I miss her so much. I will continue to stumble around this planet for some time knowing well there's no real place for me here now." Born on September 6, 1971, Dolores first rose to prominence with band The Cranberries with the release of platinum-selling debut album Everyone Else Is Doing It, So Why Can't We? in 1993 which yielded the worldwide hits "Dreams" and "Linger." With seven albums as the Cranberries, two solo albums, and one album for D.A.R.K., Dolores leaves a rich legacy and a wealth of breathtaking recordings. At the time of her passing, she was in London, working on a mixing session with Martin Glover / "Youth" for the follow-up to Science Agrees which hopes to see a future release as that would have been Dolores' wish.

Une publication partagée par D.A.R.K. (@darktheband) le 17 Janv. 2018 à 10 :56 PST

Séparée de Don Burton, le manager du groupe Duran Duran avec lequel elle avait eu trois enfants, Dolores O'Riordan semblait avoir retrouvé l'amour dans les bras du musicien du groupe "D.A.R.K". Ils étaient ensemble à la ville comme à la scène, Olé Koretsky collaborant souvent avec sa compagne.

Le groupe avait notamment été choisi par Dolores O'Riordan pour faire la première partie des Cranberries à Paris en mai dernier.

Have a happy and safe New Year! With love @andyrourkemusic #doloresoriordan @doubleole @darktheband ❤️

Une publication partagée par D.A.R.K. (@darktheband) le 31 Déc. 2016 à 10 :14 PST

Opening for @thecranberries at the Olympia, Paris tonight

Une publication partagée par D.A.R.K. (@darktheband) le 5 Mai 2017 à 11 :24 PDT

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Déserts médicaux: le gouvernement préfère la télémédecine à la contrainte

jeu, 01/18/2018 - 12:33

POLITIQUE - Deux salles, deux ambiances. A l'Assemblée nationale, ce jeudi 18 janvier, les députés débattaient de la liberté d'installation des médecins dans le cadre d'une proposition de loi socialiste. Un peu plus tard dans la journée, au siège de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, les médecins et l'Assurance maladie devaient acter le remboursement des actes de télémédecine au même niveau d'une consultation physique.

Dans les deux cas, la lutte contre les déserts médicaux était au coeur des discussions.

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement, qui refuse aussi une suppression du numerus clausus dans les études de médecine a fait son choix: son penchant libéral lui fait refuser les mesures jugées coercitives à l'encontre des médecins. C'est ce que la ministre de la Santé Agnès Buzyn a rappelé à la tribune du palais Bourbon.

Réguler la liberté d'installation

Elle a balayé le texte déposé par le député PS de Mayenne Guillaume Garot: la mesure phare était "le conventionnement sélectif" des médecins. De quoi s'agit-il? Les médecins qui s'installent dans des zones déjà fortement dotées en praticiens ne pourraient pas être conventionnés ce qui signifie que leurs patients ne seraient pas remboursés. Ceux qui vont dans des déserts médicaux obtiendraient leur conventionnement.

Contre la désertification médicale, tout n'a pas été essayé, le groupe Nouvelle Gauche propose des mesures de régulation @guillaumegarot@faureolivier@SLeFollhttps://t.co/PkCL5YY0uWpic.twitter.com/gqfpOPMadL

— Nouvelle Gauche (@socialistesAN) 18 janvier 2018

"Face à la désertification, nous avons pas tout essayé. Nous n'avons pas essayé la régulation de la liberté d'installation", a estimé l'ancien ministre de François Hollande qui précise son développement. "La nation paye les études des jeunes médecins, la nation garantit ses revenus dans le cadre du financement de la sécurité sociale. Qu'y a-t-il de scandaleux à dire que la nation compte sur vous pour aller dans les zones qui ne sont pas surdotées", s'est-il demandé. Ces zones surdenses concernent, selon lui, 752 communes et 4 millions de Français.

"D'une façon générale, les zones surdotées sont urbaines et littorales et les zones délaissées suburbaines et rurales", constatait en novembre la Cour des comptes. La carte ci-dessous tirée de l'Atlas du conseil de l'ordre des médecins le confirme. Dans un rapport, le premier président de la Cour des Comptes Didier Migaud défendait ce "conventionnement sélectif", pointant au passage le manque d'efficacité des incitations financières créées par les gouvernements précédents.

Cette proposition était déjà portée en 2016 par le patron du groupe UDI Philippe Vigier. "Si la liberté de s'installer doit être préservée, on pourrait imaginer que là où il y a suffisamment de praticiens, que cette liberté soit dissociée du fait d'être conventionné", estimait récemment dans Le HuffPost le maire centriste d'une petite ville de la Sarthe qui a dû se tourner vers des médecins étrangers pour parer à la désertification.

Le groupe socialiste a reçu le soutien des parlementaires de gauche. A la tribune, Adrien Quattenens (France Insoumise) a notamment rappelé que des règles d'installations similaires existent déjà pour certaines professions médicales libérales comme les pharmaciens, les infirmières ou les kinés.

Le gouvernement cajole les médecins

Problème, les médecins généralistes ne veulent pas entendre parler de cette mesure qu'ils jugent coercitive. Avis partagé par le gouvernement et la majorité LREM quand bien même Richard Ferrand et Christophe Castaner étaient favorables au dispositif il y a encore quelques mois. "La solution ne peut pas provenir d'une mesure unique et démagogique", a taclé Agnès Buzyn.

La ministre a avancé un argument d'efficacité. "Ce dispositif a été mis en place en Allemagne il y a 25 ans. Si le conventionnement sélectif dissuade en effet l'installation dans les zones surdotées, il ne garantit pas que les médecins aillent dans les zones sous dotées. On assiste à une installation à la frontière des zones surdenses", affirme-t-elle.

Pour remédier à la désertification, le gouvernement compte sur le plan global mais modeste présenté en octobre. Il s'appuyait sur quatre piliers dont un va connaître un coût d'accélérateur ce jeudi: le développement de la télémédecine. Pour ce faire, la ministre veut s'appuyer sur les médecins libéraux qui commencent déjà à faire monter les enchères. Leurs syndicats négocient les modalités pratiques et les tarifs de la téléconsultation.

L'Assurance maladie est d'accord pour rembourser une téléconsultation au même prix que la consultation classique, soit 25 euros; il s'agit d'une revendication des médecins. Restent à déterminer les aides l'équipement. Objectif: doubler les actes en quatre ans. Alors qu'il y avait moins de 260.000 en 2015, le gouvernement table sur 500.000 en 2019, puis un million en 2020 et 1,3 million en 2021.

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Télémédecine: Pourquoi l'assurance maladie espère économiser (beaucoup) d'argent

jeu, 01/18/2018 - 12:29

SANTÉ - L'Assurance maladie et les syndicats de médecins débutent ce jeudi 18 janvier une négociation sur la télémédecine, que le gouvernement a décidé d'ajouter à la liste des actes remboursés par la Sécu au niveau national, après des années d'expérimentations locales.

Les cinq syndicats représentatifs des médecins libéraux (CSMF, FMF, SML, MG France, Le Bloc) ont rendez-vous à 17h au siège parisien de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts).

Son directeur, Nicolas Revel, connaît sa feuille de route depuis fin novembre: la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lui a demandé "d'inscrire la télémédecine dans le droit commun", comme le prévoit le premier budget de la Sécurité sociale du quinquennat.

La négociation doit donc fixer les modalités pratiques et les tarifs de la téléconsultation (un examen médical par visioconférence) et de la télé-expertise (une demande d'avis entre praticiens). Les discussions ne porteront en revanche pas sur la télésurveillance, utilisée pour le suivi des malades chroniques.

Réduire le recours trop fréquent à l'hospitalisation

Le gouvernement mise principalement sur le développement de la téléconsultation, érigée en pilier de son plan de lutte contre les déserts médicaux. Ses prédictions budgétaires tablent sur 500.000 actes en 2019, un million en 2020, puis 1,3 million en 2021.

L'ambition peut paraître modeste, mais le pari est loin d'être gagné: moins de 260.000 actes de télémédecine -de toutes sortes- ont été réalisés en 2015, selon la Cour des comptes.

Mais le jeu en vaut la chandelle, notamment du point de vue financier. La même Cour des comptes, qui garde en permanence un œil inquiet sur les déficits de l'assurance maladie, attend de cette innovation de soulager les finances publiques.

Attention, les médecins veillent à ce que ces économies ne proviennent pas du montant de la consultation. Le tarif devrait être de 25 euros, comme pour une consultation normale. Il pourrait grimper à 45 ou 60 euros pour des consultations plus poussées (imagerie, analyses sanguines, radiologie...).

"Une téléconsultation a vocation à être rémunérée comme une consultation classique", affirme le directeur de l'Assurance maladie, qui considère par ailleurs que la télémédecine "doit s'inscrire dans un parcours coordonné" et il sera pour cette raison "attentif à ce que la place du médecin traitant soit respectée".

Un potentiel de plusieurs milliards d'euros d'économies

En revanche, ce système doit avoir des effets très bénéfiques dans le suivi des malades. D'après un rapport de la Cour des comptes cité par BFM, "les enjeux financiers sont estimés par certaines études à 2,6 milliards d'euros par an pour les hospitalisations et les transports sanitaires évitables, voire jusqu'à 9 milliards pour le coût de la non-observance des traitements".

En clair, dans un monde idéal où la télémédecine remplirait son rôle, faciliter des consultations rapides éviterait les fausses alertes qui provoquent de nombreux déplacements aux urgences, en ambulance, ou des hospitalisations liées au mauvais suivi des prescriptions médicales.

Or, l'hôpital coûte très cher au système de santé français. "Avec 90,8 milliards d'euros selon les comptes nationaux de la santé, la part des dépenses hospitalières représentait 4,2 % du PIB en 2015 en France contre 3,3 % pour l'Allemagne en 2014. La part de l'hôpital dans les dépenses totales de santé s'élève ainsi à 40 %, ce qui place la France dans le trio de tête des États membres de l'Union européenne", détaille la Cour des comptes.

La télémédecine devrait aussi apporter une solution, au moins partielle, au casse-tête des "déserts médicaux", améliorant ainsi la couverture santé de populations vieillissantes. ​​​​​"Les enjeux financiers correspondant à une meilleure répartition des professionnels de santé libéraux, avec toutes les réserves méthodologiques propres à ces chiffrages, ont été estimés par la Cour entre 0,92 et 3,2 milliards d'euros en fonction de la méthode retenue", estime encore la Cour des Comptes, dans son rapport de novembre 2017.
​​​​​​

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En 1978, pour les nouvelles astronautes, la Nasa a imaginé une indispensable trousse de maquillage

jeu, 01/18/2018 - 12:18

SEXISME - Se maquiller dans l'espace, une priorité? Même s'il n'a jamais quitté la terre ferme, un kit pour se repoudrer le nez, destiné aux femmes astronautes, a été conçu par les ingénieurs de la Nasa dans les années 1970.

Dans une série de tweets publiés mardi 16 janvier, le département d'Histoire de l'organisation spatiale a révélé des informations à son sujet datant de 1978. Cette année-là, 35 nouveaux astronautes rejoignent la NASA. Parmi les nouvelles recrues, six femmes: Sally Ride, Judith Resnik, Kathryn Sullivan, Margaret Rhea Seddon, Shannon Lucid et Anna Fisher. C'est la première fois que des femmes obtiennent l'autorisation d'aller dans l'espace.

Pensant qu'elles auraient besoin de se maquiller, les ingénieurs de l'époque ont alors élaboré une petite pochette jaune comprenant un eyeliner, du mascara, un fard à paupières, une bouteille de démaquillant, du blush et un rouge à lèvres. La trousse à beauté n'a jamais décollé.

Sally Ride: "The engineers at NASA, in their infinite wisdom, decided that women astronauts would want makeup - so they designed a makeup kit... You can just imagine the discussions amongst the predominantly male engineers about what should go in a makeup kit." #RideOn#Classof78pic.twitter.com/dNZ51cWELH

— NASA History Office (@NASAhistory) 16 janvier 2018

"Les ingénieurs de la NASA, dans leur sagesse infinie, ont décidé que les femmes astronautes voudraient du maquillage, donc ils ont conçu une trousse de maquillage... Vous ne pouvez imaginer les discussions entre les ingénieurs, pour la plupart des hommes, au sujet de ce qui devrait aller dans cette trousse", témoigne Sally Ride, la première Américaine à s'être rendue dans l'espace en 1983.

Les femmes astronautes sont, aujourd'hui encore, victimes d'attitudes sexistes dans leur milieu professionnel. En 2015, des journalistes russes ont demandé à six d'entre elles qui s'apprêtaient à partir pour une mission de huit jours dans un simulateur comment elles allaient faire pour tenir sans homme, ni maquillage. L'une d'elle avait répondu avec sarcasme : "Je ne sais pas comment nous allons survivre sans shampoing".

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Gigantesque marée noire en mer de Chine après le naufrage d'un pétrolier iranien

jeu, 01/18/2018 - 12:14

ENVIRONNEMENT - Le naufrage d'un pétrolier iranien en mer de Chine orientale a généré en surface quatre nappes d'hydrocarbures de la même superficie globale que la ville de Paris, a annoncé ce jeudi 18 janvier Pékin, qui se prépare à descendre des robots sur l'épave.

Le Sanchi, qui transportait 136.000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers, a sombré dimanche après avoir brûlé pendant une semaine à la suite d'une collision avec un cargo à environ 300 kilomètres à l'est de Shanghai.

L'Administration nationale des océans a annoncé mercredi soir qu'elle surveillait quatre nappes mesurant au total près de 101 km2, soit une surface équivalente à celle de la capitale française. L'organisme gouvernemental s'efforce de "maîtriser l'avancée de la marée noire et d'évaluer son impact écologique sur l'environnement marin", a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Aucun espoir de retrouver des survivants

Mardi, l'Administration des océans avait fait état d'une marée noire vaste de 69 km2, à laquelle s'ajoutait une pollution "sporadique" répartie sur 40 km2. Le Sanchi gît à présent par 115 mètres de profondeur, a annoncé mercredi le ministère des Transports, ajoutant que des "robots sous-marins seront déployés pour explorer les eaux de l'épave".

La quantité de polluants encore éventuellement présents dans le bateau n'est pas connue, le bâtiment ayant brûlé pendant une semaine avant de couler. Seuls trois corps ont été récupérés sur les 32 membres d'équipage -30 Iraniens et deux Bangladais- qui se trouvaient à bord du Sanchi. Il n'y a aucun espoir de retrouver des survivants.

Des bateaux chinois, dont certains équipés de lances à incendie, tentent de nettoyer les fuites d'hydrocarbures en pulvérisant des produits détergents. Mardi, 13 bâtiments ont été dépêchés pour poursuivre ces opérations.

En plus de sa cargaison, le Sanchi, qui battait pavillon panaméen, pouvait transporter environ 1000 tonnes de diesel lourd pour faire tourner ses machines.

"Difficile d'évaluer l'impact environnemental"

A la différence du brut, les condensats, une fois rejetés en mer, ne s'agglomèrent pas en surface mais forment plutôt un nuage toxique qui flotte entre deux eaux. A ce titre, Pékin se veut rassurant sur les conséquences écologiques du naufrage, faisant valoir également que la marée noire est relativement éloignée des côtes.

La marée noire devrait se déplacer vers le nord en raison des vents et des courants marins, avait annoncé mardi l'administration océanique, menaçant potentiellement les côtes sud-coréennes et japonaises. Un porte-parole des garde-côtes japonais, Takuya Matsumoto, a jugé "difficile d'évaluer l'impact environnemental" de ce naufrage, car "tout dépend de la quantité de carburant que le navire avait encore" en cale avant de disparaître.

Toutefois, "nous estimons que la situation est raisonnablement sous contrôle pour le moment", a-t-il assuré. Les condensats sont des hydrocarbures qui existent à l'état gazeux quand ils se trouvent au fond d'un gisement mais se condensent lorsqu'ils sont refroidis.

Le naufrage du Sanchi est de très loin la pire marée noire impliquant ce type d'hydrocarbures, selon le spécialiste Richard Steiner, basé en Alaska. Même si seul un cinquième de la cargaison s'était retrouvé dans la mer, cela représenterait l'équivalent de la marée noire de l'Exxon Valdez, le pétrolier dont l'échouage avait dévasté les côtes de l'Alaska en 1989, ajoute l'expert.

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Symbole de 30 ans de cynisme en politique, Notre-Dame-des-Landes doit être celui de l'action pour l'avenir

jeu, 01/18/2018 - 11:53

50 ans d'oppositions, 10 ans de procédures et 9 ans d'occupation illégale!

Depuis l'arrivée du TGV à Nantes en 1989 le vieux serpent de mer est immergé et ne refera surface qu'en 2000 sous l'impulsion du Gouvernement Jospin activé par Jean marc Ayrault.

Le Gouvernement Fillon ne tranchera pas mais plus symptomatique de l'impuissance publique, le Gouvernement Ayrault s'engluera lui aussi.

Le Maire PS de Nantes au moment du lancement du projet de l'aéroport de Notre-Dame-des -Landes, qui donne aujourd'hui de grandes leçons, dut personnellement reculer face à la rue en 2012 créant une peu glorieuse commission!

Dès 2016, Bruno Retailleau, le Président LR de la région à l'époque, se fait grand défenseur du projet dont il disait pourtant 3 ans plutôt: "L'aéroport n'est pas notre combat!", défendant la construction d'un nouveau pont sur la Loire et menaçant de s'opposer à l'aéroport!

Postures politiciennes, impuissance publique et commissions ou référendums en tout genre: ce dossier est le symbole du cynisme de la lutte entre LR et le PS depuis 30 ans qui masque une inaction chronique, régionale comme nationale.

Le Gouvernement Philippe en huit mois, construit une décision, tranche sur un dossier explosif et invite les élus à regarder devant.

Il faut maintenant Agir et réfléchir pour cette région à un véritable désenclavement économique aérien, ferroviaire, fluvial voire maritime.

Pourquoi ne pas lancer un grand appel à projet public/privé qui mobilise tous les acteurs de transport concernés et permette de sortir par le haut de ce qui restera comme le symbole de la lâcheté politique Francaise?

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Le Royaume-Uni crée un ministère contre la solitude

jeu, 01/18/2018 - 11:45

C'EST LA VIE - La Première ministre britannique Theresa May a annoncé ce mercredi 17 janvier la nomination d'une secrétaire d'Etat chargée des personnes isolées, suivant les recommandations de la députée Jo Cox, assassinée en 2016, à qui elle a rendu hommage.

La députée travailliste assassinée par un sympathisant néo-nazi en juin 2016, peu avant le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, militait pour que ce problème soit pris à bras le corps et avait constitué une commission parlementaire trans-partisane sur le sujet.

La Première ministre a affirmé vouloir "prendre des mesures contre la solitude endurée par les personnes âgées, les aidants, ceux qui ont perdu des êtres chers -les gens qui n'ont personne à qui parler". Elle a annoncé que la Secrétaire d'Etat chargée du Sport et de la Société civile, Tracey Crouch, prendrait en main ce dossier.

9 millions de personnes touchées

"Nous devons faire tout ce que nous pouvons afin qu'en mémoire de Jo nous mettions fin, pour de bon, à l'acceptation de l'isolement (...) triste réalité de la vie moderne", a déclaré Theresa May. Un fonds dédié, au budget non précisé, sera également créé.

Selon la Croix-Rouge, la solitude touche plus de 9 millions de personnes au Royaume-Uni sur une population totale de 65,6 millions d'habitants. Selon une enquête menée par Age UK, une association qui leur vient en aide, en juin 2016, quelque 200.000 personnes âgées n'avaient pas eu de conversation avec un ami ou un proche depuis plus d'un mois en Grande-Bretagne.

La fondation Jo Cox s'est félicitée de la nouvelle, expliquant sur Twitter que "Jo a vécu et observé la solitude tout au long de sa vie en particulier en tant que nouvelle étudiante à l'Université de Cambridge et séparée de sa sœur Kim pour la première fois" et qu'elle "serait ravie" de cette nomination.

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4 raisons qui expliquent pourquoi Notre-Dame-des-Landes est devenu le symbole des blocages français

jeu, 01/18/2018 - 11:29

A l'évidence, le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui date des années 1960 et qui a été relancé par le gouvernement Jospin en 2000 après avoir été mis en sommeil pendant plusieurs décennies, n'intéresse pas uniquement la petite ville de Notre-Dame-des-Landes et ses 2000 habitants, ainsi que les villes et les villages alentour, le département de la Loire-Atlantique ou la région des Pays de la Loire.

Les débats et les innombrables controverses qu'il a suscités, la contestation dont il a fait l'objet, la Zone à défendre (ZAD) qui s'est installée à partir de la fin des années 2000 sur le site où devait être construit l'aéroport, la tentative infructueuse d'évacuation des "zadistes" en 2012, l'indécision des différents gouvernements qui se sont succédé jusqu'au gouvernement d'Edouard Philippe, le référendum de juin 2016 où 55% des habitants de Loire-Atlantique ont voté en faveur du transfert de l'aéroport à NDDL sans pour autant que les choses évoluent sur le terrain, tout ceci a montré que Notre-Dame-des-Landes était loin de se limiter à un enjeu purement local en devenant même une véritable controverse nationale. Notre-Dame-des-Landes, ça n'est pas non plus un simple enjeu de transport, d'aménagement du territoire ou de protection de l'environnement. C'est bien plus que cela. On peut même dire que c'est, d'une certaine manière, un condensé de ce qu'est la France d'aujourd'hui, de l'état d'esprit des Français et de l'attitude de ses dirigeants. C'est sans doute la raison profonde pour laquelle le pays s'est tant passionné pour ce qui s'y passait.

Loin de se limiter à un enjeu purement local, Notre-Dame-des-Landes est devenu une véritable controverse nationale.

- Notre-Dame-des-Landes est, en effet, en premier lieu un grand symbole des défaillances des dirigeants et des hommes politiques français. Elle est d'abord le symbole par excellence de l'incapacité des différents gouvernements avant celui d'Edouard Philippe à prendre une décision, dans un sens comme dans un autre, y compris après le référendum de juin 2016 qui avait été pourtant organisé à l'instigation de l'exécutif et alors même que deux des quatre premiers ministres entre 2007 et 2017 étaient des élus de la région et des partisans ouverts du nouvel aéroport. François Fillon a présidé le Conseil régional des Pays de la Loire de 1998 à 2002, et Jean-Marc Ayrault a été maire de Nantes de 1989 à 2012, les opposants parlaient d'ailleurs souvent d' "Ayraultport" à propos du projet d'aéroport du Grand ouest. NDDL a sans aucun doute marqué au fer rouge de ce point de vue le quinquennat de François Hollande, de l'opération d'évacuation de la ZAD en octobre-novembre 2012, qui n'a pas empêché la réoccupation du site par les opposants, jusqu'au référendum de juin 2016 appelé de ses vœux par le président de la République lui-même, en étant le symbole par excellence de l'indécision hollandienne et des divisions des différents gouvernements et, plus largement, de la gauche durant cette période. Comment expliquer cette situation? NDDL est le genre de dossiers pour lesquels les hommes politiques ne veulent pas prendre le risque de trancher car ils savent qu'ils ont plus à perdre qu'à y gagner et que, quelle que soit la décision qu'ils prendront, elle sera impopulaire et fera des mécontents. Edouard Philippe l'a d'ailleurs lui-même reconnu: il n'y a pas de bonne décision en la matière. Alors pourquoi décider! Laissons cela à notre successeur... Pour les hommes politiques, Notre-Dame-des-Landes semble donc être l'incarnation du NIMTOO, pour Not in my term of office ou pas durant mon mandat. La volonté d'Emmanuel Macron de tenir ses engagements en la matière constitue par conséquent un exemple supplémentaire de sa volonté de rompre avec les pratiques des présidences précédentes.

NDDL est le genre de dossiers pour lesquels les hommes politiques ne veulent pas trancher, car quelle que soit la décision qu'ils prendront, elle sera impopulaire et fera des mécontents.

- Notre-Dame-des-Landes est tout autant le symptôme de l'incapacité de l'Etat français à assumer pleinement ses fonctions, en l'occurrence à restaurer son autorité sur une véritable zone de non-droit, à respecter le souhait des électeurs exprimé lors du référendum de 2016, ainsi que les décisions de justice: les défenseurs de l'aéroport de NDDL parlent à ce propos de 179 décisions de justice favorables au projet.

- Notre-Dame-des-Landes est également un symbole des interrogations économiques qui taraudent le pays. C'est d'abord, d'un certain point de vue, le symbole d'une France qui n'arrive toujours pas à faire le deuil des Trente glorieuses. Rappelons que la première mouture du projet d'aéroport qui date des années 1960 s'inscrivait d'ailleurs dans cette volonté de développement et de modernisation assez typique de l'époque puisque cet aéroport était initialement prévu pour accueillir des avions supersoniques Concorde. C'est aussi le symbole d'un pays qui ne parvient pas non plus à trancher entre, d'une part, un développement économique qui s'appuie sur de grands projets d'aménagement, et, d'autre part, une tentation décroissante et alternative de plus en plus perceptible au nom du respect de l'environnement et d'une certaine qualité de vie. Au-delà des enjeux purement locaux, ce projet soulève, en effet, la question fondamentale du modèle économique que nous voulons collectivement pour le pays.

C'est aussi le symbole d'un pays qui ne parvient plus à trancher entre un développement économique qui s'appuie sur de grands projets d'aménagement et une tentation décroissante et alternative.

- Enfin, Notre-Dame-des-Landes apparaît comme un grand symbole de la crise de la démocratie française. Pour Bruno Hug de Larauze, "aucun projet d'infrastructures n'a été plus étudié, analysé et expertisé. Il a même été finalement approuvé par un vote démocratique". Et pourtant les opposants estiment que ce projet a été imposé d'en haut, qu'il est soutenu par des notables et des élites économiques locales et que les citoyens n'ont jamais vraiment été consultés à son sujet. En réalité, si chacun se réfère à la démocratie, les partisans et les opposants du projet d'aéroport ne parlent pas de la même chose. Les pro-aéroport font généralement référence à la démocratie représentative incarnée par les élus, tandis que les anti-aéroport, eux, revendiquent plutôt une démocratie réelle ou participative. Les réactions contrastées vis-à-vis de ce projet sont également le symptôme de ce que l'on pourrait appeler une société de défiance mutuelle. Une partie notable des citoyens tend à se méfier spontanément des projets impulsés par les gouvernements et les élites économiques. Parallèlement, les élus tendent eux aussi à se méfier des réactions populaires et préfèrent souvent choisir la voie de l'évitement. Enfin, NDDL soulève également la question du rapport délicat entre majorité et minorité. Alors que la démocratie est censée s'appuyer sur la règle de la majorité, il semble bien aujourd'hui que dans de nombreux dossiers, ce sont les minorités les plus actives et les plus déterminées qui ont souvent gain de cause. Sans aller jusqu'à parler de "tyrannie des minorités", comme a pu le faire Nicolas Sarkozy, force est de constater que quelque 200 zadistes sont parvenus à bloquer le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes pendant près d'une décennie.

Au final, ce que l'on peut dire, c'est que Notre-Dame-des-Landes est en grande partie le symbole d'une France en manque de repères qui ne sait plus trop où elle va, qui ne parvient plus à trancher entre différents modèles économiques, entre l'économie et l'environnement, entre le local et le global ou entre intérêts particuliers et intérêt général. Est-ce que le fait d'avoir enfin pris une décision sur ce dossier changera la donne? Rien n'est moins sûr.

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