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Mis à jour : il y a 41 sec

Les trois dernières années sur Terre, les plus chaudes jamais enregistrées

il y a 27 min 1 sec

Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la Terre, a averti jeudi l'ONU en révélant des chiffres qui montrent un rythme "exceptionnel" du réchauffement au regard des données collectées depuis l'ère pré-industrielle.

"Il est désormais confirmé que les années 2015, 2016 et 2017 (...) sont les trois années les plus chaudes jamais enregistrées", a annoncé l'Organisation météorologique mondiale (OMM), agence spécialisée de l'ONU.

Selon l'OMM, ces trente-six mois "s'inscrivent clairement dans la tendance au réchauffement sur le long terme causée par l'augmentation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre".

Toutes les analyses montrent par ailleurs que les cinq années les plus chaudes dans les annales ont été enregistrées depuis 2010, a précisé la Nasa.

Sous l'effet du courant équatorial El Nino qui a été particulièrement intense, 2016 se trouve en tête avec 1,2°C de plus qu'à l'époque préindustrielle. L'ONU utilise la période 1880-1900 comme référence pour les conditions prévalant à cette période.

L'année 2017 décroche quant à elle le record de l'année la plus chaude jamais constatée sans El Nino, qui réapparaît tous les trois à sept ans, poussant la moyenne des températures à la hausse et affectant les précipitations mondiales.

- 'Rythme sans précédent' -

"Ces nouvelles données de température montrent que le monde se réchauffe rapidement", conclut Dave Reay, professeur à l'université d'Edimbourg, réagissant au rapport.

"Malgré des températures plus froides que la moyenne dans certaines parties du monde, le thermomètre a continué à monter rapidement sur l'ensemble de la planète à un rythme sans précédent depuis les quarante dernières années", a pointé le directeur du Goddard Institute for Space Studies de la Nasa, Gavin Schmidt.

L'OMM a rapporté que la température moyenne à la surface du globe en 2015 et 2017 dépassait de quelque 1,1°C celle de l'époque préindustrielle.

Et la température moyenne en 2017 a été d'environ 0,46°C au-dessus de la normale calculée entre 1981 et 2010, montrent également les relevés.

Selon les experts, il est quasiment impossible de départager 2015 et 2017 car la différence est inférieure au centième de degré, soit moins que la marge d'erreur.

- 'Répercussions durables' -

"Dix-sept des 18 années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle et le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel. Ce dernier a été particulièrement marqué dans l'Arctique", avec la fonte accélérée des glaces, s'est alarmé le secrétaire général de l'OMM, le Finlandais Petteri Taalas.

Cela "aura des répercussions durables et de grande ampleur sur le niveau des océans et sur la météorologie dans d'autres régions du monde", a-t-il ajouté.

"La température record devrait attirer l'attention des dirigeants mondiaux, y compris du président (américain Donald) Trump, sur l'ampleur et l'urgence des risques que les changements climatiques font subir aux populations, riches et pauvres, dans le monde", a estimé Bob Ward, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

Le climatosceptique M. Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris fin 2015, par lequel la communauté internationale s'est engagée à contenir le réchauffement "bien en-deçà" de 2°C.

"Avec la tendance actuelle du réchauffement, on peut déjà prévoir que d'ici 2060 ou 2070, on pourrait atteindre ce seuil", a déclaré à la presse à Genève Omar Baddour, coordinateur scientifique à l'OMM.

Et "si le réchauffement continue à être accéléré par davantage d'émissions de gaz à effet de serre, on pourra aussi atteindre ce seuil probablement bien avant ces dates", a-t-il mis en garde.

La hausse des températures ne représente qu'une partie du changement climatique, a noté l'ONU, soulignant que la chaleur de 2017 s'est accompagnée de conditions météorologiques extrêmes un peu partout dans le monde, qui ont entraîné "un ralentissement voire une régression économique", a fait observer M. Taalas.

L'ONU a utilisé les données émanant notamment de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), de la Nasa, du Centre Hadley du Service météorologique britannique, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et du Service météorologique japonais.

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La tapisserie de Bayeux prêtée au Royaume-Uni en 2022 selon Theresa May

il y a 28 min 1 sec

La tapisserie de Bayeux, joyau médiéval qui raconte l'invasion de l'Angleterre par le duc de Normandie Guillaume le Conquérant, reviendra au Royaume-Uni en 2022, a annoncé jeudi la Première ministre britannique Theresa May à l'issue d'un sommet avec le président français Emmanuel Macron.

Avec ce prêt, la tapisserie reviendra pour "la première fois (...) en terre britannique depuis plus de 900 ans", s'est félicitée Mme May lors d'une conférence de presse avec M. Macron.

"La tapisserie de Bayeux est unique, c?est une fierté pour la France. Par le génie créatif qu'elle illustre et l'histoire qu?elle relate. Elle n'a jamais quitté le sol français en mille ans et incarne lien qui nous unit", a souligné de son côté Emmanuel Macron, relevant que le prêt marque "un nouveau chapitre" dans les relations culturelles et scientifiques entre les deux pays.

La tapisserie doit être prêtée à l'occasion d'importants travaux de restauration du musée qui l'abrite à Bayeux (ouest de la France), pas avant 2020, avait auparavant précisé l'Elysée, "car c'est un objet patrimonial extrêmement fragile qui fera l'objet de travaux de restauration très importants" avant tout transport.

Le lieu de fabrication de la tapisserie est un sujet de débat. "La tapisserie a très probablement été conçue à Canterbury, dans le Kent (sud-est de l'Angleterre), où existaient à l'époque de nombreux ateliers de broderie", a expliqué à l'AFP Pierre Bouet, historien médiéviste.

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Des milliers d'indigènes d'Amazonie réunis au Pérou pour voir le pape

il y a 33 min 22 sec

En tenues traditionnelles pour la plupart, des milliers d'indigènes du Pérou, du Brésil et de Bolivie étaient réunis jeudi à Puerto Maldonado (sud-est du Pérou), à la veille d'une rencontre historique avec le pape François.

"Nous sommes un seul peuple", a déclaré à l'AFP Angelton Arara, 33 ans, qui a mis trois jours en bus pour venir du Mato Grosso, dans le centre-ouest du Brésil.

Portant une couronne de plumes d'aigle royal, Angelton a confié vouloir parler au souverain pontife des problèmes de sa communauté: "la démarcation des terres, l'éducation, la politique du gouvernement brésilien".

"Nous avons beaucoup de besoins", a-t-il expliqué et "nous espérons que le pape, avec toute l'Eglise, le Vatican, prête attention et nous voie de manière chaleureuse et avec amour, les peuples indigènes du Brésil et d'autres pays".

Le pape argentin quitte jeudi le Chili, après trois jours de visite, pour se rendre au Pérou, où il est attendu à Lima en fin d'après-midi. Vendredi, il ira à Puerto Maldonado, ville située en pleine Amazonie, peuplée d'une trentaine de communautés indigènes menacées notamment par l'orpaillage. Il rencontrera environ 3.500 indigènes du Pérou, du Brésil et de Bolivie vendredi matin avant de déjeuner en petit comité avec certains d'entre eux.

Venus en bus, en avion ou en bateau à travers la jungle, plusieurs milliers d'indigènes ont participé jeudi, dans l'université de la ville, à une rencontre entre les églises d'Amazonie, devant servir de préparation à la venue du pape mais aussi au synode (réunion mondiale d'évêques) de 2019 consacré aux peuples amazoniens.

"Nos communautés natives sont fortement affectées par l'activité minière", a rappelé devant le public monseigneur David Martinez, évêque de Puerto Maldonado, avant de donner la parole aux représentants des différents peuples réunis.

"C'est le moment d'exiger que l'on nous respecte comme peuples originels", a lancé notamment Oscar Chigkun Mayana, 30 ans, de la communauté Antiguo Kanam, venu du nord du Pérou. "Sans la terre, nous ne sommes rien", a-t-il dit, dénonçant "l'extraction d'or dans toutes les zones d'Amazonie".

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Syrie: grandes manifestations en territoires kurdes contre Ankara

il y a 35 min 59 sec

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté jeudi dans les territoires kurdes du nord de la Syrie, dénonçant les menaces du voisin turc de lancer une offensive contre des bastions de la communauté.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé lundi que l'armée turque était "prête" à lancer une opération "à tout moment" contre des villes du nord syrien contrôlées par des forces kurdes, notamment Afrine, située non loin de la frontière avec la Turquie.

Estimés à 15% de la population syrienne, longtemps opprimés sous le régime de Damas, les Kurdes ont profité de la guerre déclenchée en 2011 pour établir une autonomie de facto dans les territoires qu'ils contrôlent, dans le nord et nord-est syrien.

La Turquie craint de voir sa propre communauté kurde développer des ambitions similaires, et considère comme "terroristes" les Unités de protection du peuple kurde (YPG), principale milice kurde en Syrie.

Plusieurs milliers de personnes se sont ainsi rassemblées jeudi dans la ville Jawadiyé, dans la province de Hassaké (nord-est), a constaté un correspondant de l'AFP.

"Nous sommes unis et nous voulons soutenir notre peuple à Afrine", a confié Abdallah Khaled, un manifestant de 40 ans.

"A bas, à bas Erdogan", "Avec notre âme, avec notre sang, nous sommes avec toi Afrine", ont scandé les manifestants, brandissant des drapeaux kurdes, des drapeaux des YPG, ou encore des portraits d'Abdullah Öcalan, chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), emprisonné depuis 1999 en Turquie.

"Nous condamnons les attaques de l'Etat turc contre notre peuple à Afrine", pouvait-on lire sur des pancartes en arabe et en kurde.

Plusieurs rassemblements similaires ont eu lieu dans les territoires contrôlés par les Kurdes, notamment à Afrine où selon les organisateurs des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues malgré la pluie.

Ankara a haussé le ton ces derniers jours contre la communauté, qui doit jouer un rôle important dans un projet de force frontalière parrainé par la coalition internationale antijihadistes et dévoilé dimanche.

Ankara, qui craint que les YPG ne s'implantent durablement aux portes de la Turquie, s'est immédiatement opposée à une telle force.

Mardi, M. Erdogan a promis d'en finir avec les "nids de terroristes" dans le nord de la Syrie. Il a averti qu'une opération à Afrine pourrait avoir lieu "demain, le jour suivant ou d'ici peu de temps".

Les Etats-Unis ont tenté mercredi de rassurer la Turquie sur cette force, en soulignant qu'elle n'était "pas une nouvelle +armée+ ou une force conventionnelle de +garde-frontières".

Et Damas a prévenu jeudi Ankara que l'armée syrienne était prête à détruire les avions turcs qui interviendraient en Syrie.

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Patinage: Tarasova/Morozov conservent l'or de l'Euro en couples, James/Ciprès 4e

il y a 38 min 17 sec

Les patineurs russes Evgenia Tarasova et Vladimir Morozov ont conservé le titre européen en couples, jeudi à Moscou, à trois semaines des JO-2018 à Pyeongchang (Corée du Sud, 9-25 février).

Sur la glace moscovite, la Russie a même signé un triplé: avec un total de 221,60 points, Tarasova et Morozov ont devancé Ksenia Stolbova et Fedor Klimov (211,01) et Natalia Zabiiako et Alexander Enbert (210,18). En tête après le programme court, les Français Vanessa James et Morgan Ciprès terminent au pied du podium pour un centième (200,17).

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Dakar: Carlos Sainz gère son avance en vieux briscard

il y a 41 min 3 sec

Un jour de plus vers Cordoba. Le leader espagnol Carlos Sainz (Peugeot) a perdu près de 16 minutes jeudi mais conserve une avance confortable en tête du classement général du Dakar-2018, après une 12e étape en Argentine sans relief.

Le mercure grimpe, et ça chauffe pour la victoire! Déjà royal de maîtrise la veille, le "Matador" Sainz a gardé son rythme prudent entre Chilecito et San Juan, avec l'expérience de ses 55 ans et le confort d'une heure sur son dauphin, son coéquipier français Stéphane Peterhansel.

Le Madrilène, proche d'un deuxième sacre, a lâché près de 16 min sur Peterhansel, à qui il avait pris la première place samedi.

Mais son avance au général lui garantit presque un second sacre dans deux jours: il compte toujours 44 min 41 sec d'avance sur "Peter", et 1 h 05 min 55 sec sur le Qatarien Nasser Al-Attiyah (Toyota), troisième.

"Nous avons roulé plutôt tranquillement, mais sur la fin de la spéciale nous avons eu une crevaison, et quelques problèmes de boite de vitesse. Mais tout va bien, nous avons terminé l'étape, c'est le plus important", a réagi Sainz. "Maintenant, il n'y a plus que deux jours."

Al-Attiyah, qui ambitionnait le titre au départ de Lima, se consolera avec une troisième victoire. Il a bouclé les 523 km de portion chronométrée en 5 h 49 min 57 sec, soit 2 min 03 de mieux que Peterhansel, et 4 min 33 sec que son coéquipier sud-africain Giniel de Villiers.

- Pas de motos -

"C'est une étape sur laquelle on a essayé d'attaquer, spécialement sur la deuxième partie. Mais l'objectif, c'est de défendre ma 3e place", a déclaré le Qatarien.

Le tracé va désormais prendre un grand virage vers l'est et Cordoba, terminus de la caravane du Dakar-2018. Après le passage mouvementé des dunes au Pérou et une traversée de la Bolivie fatale à l'ex-leader Peterhansel, l'Argentine n'a pas bouleversé la hiérarchie pour le moment.

Deux dernières étapes sont au programme: entre San Juan et Cordoba (424 km de spéciale, 483 de liaison) puis une dernière boucle (120 km de spéciale, 166 de liaison), samedi, à côté de la deuxième ville du pays, sur les terres de l'étape du Championnat du monde des rallyes WRC.

Côtés motos, l'Argentine a décanté les choses, et c'est l'Autrichien Matthias Walkner (KTM), en tête avec 32 min 00 sec d'avance, qui semble tenir le bon bout, d'autant qu'il a bénéficié d'un petit coup de pouce: la 12e étape a été annulée mercredi dans la soirée

L'organisation a invoqué des "conditions de sécurité" non réunies pour justifier sa décision.

Et ce n'est pas tout: la 13e spéciale a été raccourcie en raison des intempéries, qui ont rendu impraticable le passage dans certaines zones. La partie chronométrée fera désormais 369 km, contre les 423 initialement prévus. La route vers le titre en sera plus courte.

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"Les substitutions de populations, c'est une réalité" juge le maire FN Sanchez

il y a 46 min 58 sec

Julien Sanchez, porte-parole du Front national et maire de Beaucaire (Gard), a déclaré jeudi que "les substitutions de populations, c'est une réalité", dans une allusion à la théorie radicale et contestée du "remplacement" de la population française par une population immigrée.

"Le problème de l'immigration en France est une immigration-invasion aujourd'hui, avec des centaines de milliers de migrants qui arrivent sur le territoire européen et qui constituent une difficulté pour notre pays", a affirmé M. Sanchez sur CNews.

"Parce que contrairement à l'immigration qu'on a connue il y a 30 ans ou 40 ans, cette immigration n'est pas européenne et nous avons évidemment de grandes divergences avec cette immigration", a-t-il ajouté.

"Les substitutions de populations, c'est une réalité. Lorsque vous avez aujourd'hui également des gens qui n'osent plus mettre leurs enfants dehors l'après-midi pour jouer à Calais, lorsque vous avez des personnes âgées qui s'osent plus sortir passée une certaine heure, oui c'est un problème réel. Lorsque des policiers se font agresser également, c'est un problème", a poursuivi l'élu frontiste.

"Il faut donc couper les pompes aspirantes de l'immigration", selon lui.

Cette thèse du "grand remplacement", soutenue par l'écrivain Renaud Camus, est l'objet de réserves de la part de la présidente du FN Marine Le Pen. Mais elle est reprise par nombre de cadres frontistes, dont l'ancienne députée Marion Maréchal-Le Pen.

Elle postule que l'on substituerait en France une population européenne, qui serait par essence blanche et chrétienne, par une population maghrébine ou noire, et musulmane, selon un plan plus ou moins orchestré.

Julien Sanchez s'est défendu début janvier d'être "islamophobe" après avoir supprimé les menus de substitution au porc à la cantine de sa ville et décidé de servir du porc tous les lundis.

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Macron et May signent un traité sur le contrôle de l'immigration à leur frontière

il y a 1 heure 7 min

Emmanuel Macron et Theresa May ont signé jeudi un nouveau traité sur le contrôle de l?immigration entre la France et le Royaume-Uni, lors du 35e sommet franco-britannique à l'Académie militaire royale de Sandhurst, près de Londres.

Ce nouveau traité vise à "renforcer la gestion conjointe de notre frontière commune avec un traitement amélioré des mineurs non accompagnés demandeurs d'asile", selon un communiqué publié à l'issue de la rencontre du président français avec la Première ministre britannique.

Il prévoit une contribution complémentaire de Londres de 50 millions d'euros au contrôle de la frontière à Calais, où échouent de nombreux clandestins dans l'espoir de franchir la Manche.

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La créatrice de #balancetonporc poursuivie en diffamation

il y a 1 heure 11 min

La journaliste Sandra Muller, qui a créé le mot-clé #Balancetonporc après le scandale Weinstein, est poursuivie en diffamation par l'homme qu'elle a accusé nommément sur Twitter, a-t-elle annoncé jeudi.

"Eric Brion que je nomme comme l'auteur des propos dégradants dont j'ai fait l'objet (...) a finalement changé de stratégie et a décidé, contre toute décence, de m'amener devant les tribunaux", indique la journaliste basée aux Etats-Unis dans un communiqué posté sur sa page Facebook, précisant qu'une assignation pour diffamation lui a été délivrée.

M. Brion, dont elle a dévoilé le nom dans un tweet le 13 octobre, lui réclame 50.000 euros de dommages et intérêts, des publications judiciaires et 10.000 euros de frais d'avocat.

"Par cette assignation, on voudrait me forcer à me taire", ajoute la journaliste de la Lettre de l'audiovisuel. "J'irai au bout de ce combat avec l'aide de mon avocat et j'espère que ce procès sera l'occasion de porter un véritable débat sur les moyens de lutter contre le harcèlement sexuel".

Contacté par l'AFP, l'avocat de Sandra Muller, Alexis Guedj, a précisé qu'il s'agissait d'une assignation au fond devant le tribunal de grande instance de Paris, qui a été délivrée le 10 janvier. Soit "trois jours" avant l'expiration du délai de trois mois pour attaquer en diffamation le tweet incriminé, a-t-il ajouté.

Aucune date d'audience n'a encore été fixée.

Dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde daté du 31 décembre, Eric Brion, consultant et ancien directeur général de la chaîne de télévision Equidia, disait "réitérer ses excuses" à Mme Muller, reconnaissant avoir "tenu des propos déplacés" à son encontre "lors d'un cocktail arrosé très tard dans une soirée".

Il affirmait néanmoins refuser "l'amalgame" entre son "comportement et l'affaire concernant Harvey Weinstein, accusé de viols et de harcèlement sexuel par plusieurs femmes".

Sandra Muller fait partie des "briseuses de silence" désignées par le magazine Time comme "Personnalités de l'année" 2017.

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Top 14: Cudmore assigne le neurochirurgien de l'ASM devant l'Ordre des médecins

il y a 1 heure 22 min

L'ancien deuxième ligne canadien de Clermont, Jamie Cudmore, en conflit avec l'ASM pour des blessures remontant à 2015, a déposé plainte jeudi devant l'Ordre des médecins du Puy-de-Dôme contre un neurochirurgien qu'il accuse d'avoir joué double jeu dans l'affaire.

La plainte vise le Professeur Jean Chazal, a-t-on appris auprès de ses avocats, confirmant une information du quotidien régional La Montagne.

L'ancien joueur emblématique de Clermont (2005-2016) a déjà assigné le club, en juin, devant la justice civile, l'accusant "d'avoir joué avec sa santé" en le contraignant à rester sur le terrain après deux chocs en 2015.

Mais dans le cadre de cette procédure, Jamie Cudmore a appris que le médecin-conseil du club n'était autre que son neurochirurgien depuis 2005, le Pr Chazal, qui intervient par ailleurs auprès de l'ASM depuis 2002.

L'un des avocats du joueur, Me Jean-Hubert Portejoie, estime que le Pr Chazal a ainsi "manqué aux règles déontologiques", en défendant les intérêts du club contre ceux de son patient.

Me Portejoie s'appuie notamment sur un certificat médical du 6 juillet 2015, dans lequel le neurochirurgien écrivait que les deux commotions cérébrales du Canadien étaient "parfaitement identifiées", tandis que ses propres conclusions dans la procédure civile intentée par Cudmore évoquent aujourd'hui une commotion "très incertaine".

"Première difficulté, il change de qualité et deuxième difficulté, il modifie ses conclusions en tant que médecin de l'ASM", résume l'avocat.

"M. Cudmore trouve tout simplement inacceptable que celui qui a été son neurochirurgien habituel, qui l'a opéré, qui lui avait conseillé d'arrêter sa carrière de rugbyman, puisse aujourd'hui se retourner contre lui", ajoute Me Portejoie.

Dénonçant dans la plainte de Cudmore "une atteinte à (sa) probité", le Pr Chazal se défend de son côté de s'être "déjugé" entre 2015 et aujourd'hui.

"A l'époque, j'ai appliqué le principe de précaution en l'arrêtant (Cudmore) quinze jours, puis trois mois pour le protéger car c'est un joueur volontaire", a-t-il fait valoir auprès de l'AFP.

Ce professeur, "référent national et international en neuro-traumatologie", ajoute que s'il intervient aujourd'hui dans le dossier pour le compte l'ASM, c'est parce que la procédure civile intentée par le joueur, au-delà du club, est aussi "forcément contre" lui.

Jamie Cudmore a fini sa carrière la saison dernière à Oyonnax avant de rentrer dans le staff du promu en Top 14 et de le quitter, le 11 janvier, après un "désaccord" avec la direction du club, lanterne rouge du championnat.

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Israël lève un coin de voile sur sa barrière souterraine autour de Gaza

il y a 1 heure 23 min

Israël a donné jeudi pour la première fois accès à la barrière souterraine massive qu'il compte avoir achevée d'ici à mi-2019 autour de Gaza pour contrer la menace d'incursions palestiniennes à partir de tunnels.

Censé s'étendre sur 65 km quand il sera terminé, ce mur de béton sera équipé de senseurs pour détecter les éventuelles activités de terrassement sous le sol.

Les responsables israéliens ne faisaient plus mystère de cette vaste entreprise commencée dans le secret et évoquée par la presse dès septembre 2016. L'armée a levé jeudi pour la première fois un coin du voile sur le chantier.

Contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas, la bande de Gaza est déjà ceinturée en surface par une barrière de métal et de béton érigée sur ses frontières par Israël. Les deux parties se sont livré trois guerres depuis 2008 et observent un cessez-le-feu tendu.

La seule autre frontière, avec l'Egypte au sud, est fermée par une zone tampon.

Les tunnels souterrains sont un motif d'inquiétude permanent pour les communautés israéliennes voisines de la bande de Gaza.

Ils ont constitué aux mains des groupes armés palestiniens une arme redoutée des Israéliens pendant la guerre de 2014 et leur destruction s'est imposée comme l'un des objectifs de l'offensive israélienne.

Un rapport officiel publié en février 2017 accusait le Premier ministre Benjamin Netanyahu et ses généraux d'avoir mal préparé l'armée à cette menace "stratégique" lors du conflit de 2014.

- Comme un parking -0

Depuis lors, Israël a détruit plusieurs tunnels, dont au moins trois au cours des trois derniers mois, le dernier en date dimanche.

Avec la nouvelle barrière et ses capteurs, les groupes armés palestiniens ne pourront plus construire ni utiliser les tunnels, a dit un haut responsable de l'armée israélienne. "Ils se rendent bien compte que l'arme stratégique des tunnels souterrains sous la frontière, c'est bientôt fini".

La barrière est construite sur le sol israélien, à l'est de la barrière actuelle, et quatre kilomètres sont terminés pour le moment: au nord de la bande de Gaza à hauteur de la ville israélienne de Sdérot; et à l'est du territoire, à hauteur de la ville de Gaza.

La technique est similaire à celle employée pour la construction des murs de soutènement des tours de bureaux ou d'habitation, ou pour des parkings souterrains.

Les tunnels d'attaque peuvent descendre à des dizaines de mètres sous terre. Un responsable de l'armée a gardé secrète la profondeur à laquelle le mur descendait, mais "assez profond" pour bloquer les tunnels, a-t-il assuré.

Une nouvelle barrière de huit mètres de haut sera érigée en surface sur le mur souterrain, a dit le responsable.

A l'avenir, "la moindre tentative de s'infiltrer en Israël par un tunnel sera détectée et prise pour cible", a dit à des journalistes le colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l'armée, près de la localité israélienne de Kissufim, où Israël avait détruit un tunnel le 30 octobre, causant la mort de 12 membres de groupes armés palestiniens.

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Avec Notre-Dame-des-Landes, le "copilote" Edouard Philippe prend du galon

il y a 1 heure 47 min

Chargé de piloter le dossier délicat de Notre-Dame-des-Landes, Edouard Philippe a porté pour la première fois une des décisions majeures de ce début de quinquennat, un rôle jusque-là trusté par Emmanuel Macron.

"Notre-Dame-des-Landes, c'est un épiphénomène d'une réalité où on voit, depuis deux-trois mois, la montée en puissance d'Edouard Philippe, avec son style", estime un ministre proche du tandem exécutif.

C'est lundi soir, lors d'un entretien à l'Elysée, que président et Premier ministre, qui boucle une concertation avec plus d'une centaine d'élus, entérinent la décision. C'est là aussi qu'ils conviennent que le chef du gouvernement annoncera la nouvelle, dont il sait qu'elle fera des mécontents.

"J'ai rendu ma proposition au président, et nous nous sommes rendu compte que nous étions d'accord", explique le Premier ministre en petit comité.

Lieutenant d'Alain Juppé pendant des années, coauteur - avec son ami et actuel conseiller Gilles Boyer - d'un roman politique appelé "Dans l'ombre", le chef du gouvernement n'a jamais pris ombrage d'être numéro 2. Un atout, jugent beaucoup, quand les relations Elysée-Matignon ont été si souvent compliquées par les rivalités et les ambitions sous la Ve République.

Les premiers mois du quinquennat avaient vu Emmanuel Macron revenir quelques jours plus tard sur des annonces de la déclaration de politique générale de M. Philippe, ou recevoir à l'Elysée syndicats et patronat, exercice souvent dévolu à Matignon. Sans que cela ne provoque d'incident.

S'il est désormais titulaire d'un "brevet de copilote", selon la formule d'un éditorial des Echos, il est peu probable qu'Edouard Philippe, chef de la majorité sans parti et Premier ministre après avoir frôlé la traversée du désert politique, se sente pousser des ailes.

- 'Super' dircab du président -

"Edouard Philippe est le premier Premier ministre depuis longtemps à avoir compris que l'évolution de la Ve République faisait du Premier ministre un super directeur de cabinet du président de la République. Il ne cherche pas à préserver des intérêts de carrière ou à être un chef de l'Etat bis", dit de lui le député UDI Yves Jégo.

L'ex-député-maire du Havre n'échappe toutefois pas à la règle qui veut que le Premier ministre hérite de dossiers risqués ou impopulaires, qu'ils remontent des ministères ou descendent de l'Elysée.

Pour le député socialiste Olivier Faure, sur Notre-Dame-des-Landes, "le président n'a pas osé assumer une décision contradictoire avec ses engagements de campagne, c'est pourquoi il a envoyé le Premier ministre".

Au rayon des décisions controversées, c'est aussi Edouard Philippe qui a officialisé la semaine dernière la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Il a aussi repris en main le dossier des réfugiés .

Le choix sur Notre-Dame-des-Landes, s'il fâche beaucoup d'élus locaux de l'Ouest, s'avère finalement plutôt bien perçu dans l'opinion: selon un sondage Elabe publié mardi, trois Français sur quatre approuvent la décision, et 58% des sondés jugent que l'exécutif a fait preuve de "courage".

Avec son humour british, son phrasé aux mots soupesés, et un mot d'ordre - "sérieux sans se prendre au sérieux" - le Premier ministre multiplie les "consultations" et autres "concertations" au moindre signe d'incendie. Quant aux parlementaires de la majorité, ils sont fréquemment reçus et consultés à Matignon.

Une façon de tuer dans l'oeuf les frondes ou les oppositions, souligne un cadre de la majorité: "La technique de consultation est assez redoutable. Quand on est très associé en amont, il est difficile de contester la décision".

D'autant que l'homme est salué dans l'exercice de la conciliation, par exemple sur le dossier du référendum d'indépendance en Nouvelle-Calédonie, où les élus du "Caillou" avaient reconnu son rôle de facilitateur.

parl-jmt-map/mat/swi

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Grenoble: l'acharnement à faire vivre un bébé devant la justice

il y a 1 heure 48 min

Y a-t-il eu "obstination déraisonnable" de la part de deux médecins à faire vivre un bébé ? La justice grenobloise a ordonné jeudi une expertise en ce sens dans un dossier portée par une mère dont l'enfant, âgé de 16 ans, est resté lourdement handicapé.

"C'est une décision intéressante en cette journée de lancement des États généraux de la bioéthique. On parle beaucoup de la fin de vie, mais où commence le droit à la vie, au début de la vie ?" a déclaré à l'AFP Me Hervé Gerbi, avocat de la plaignante.

En mars 2001, dans une clinique de Grenoble, une femme accouche au terme d'une grossesse bien suivie et sans complication, par césarienne. Mais le petit garçon est né sans vie, avec trois tours de cordon ombilical autour du cou. "Et sans activité électrique cardiaque", rappelle Me Gerbi.

Deux médecins, un anesthésiste et un pédiatre, vont se relayer durant 15 minutes pour prodiguer un massage cardiaque au nourrisson, le relançant à la toute fin du temps maximum de réanimation recommandé.

L'enfant est handicapé physique et mental, en fauteuil et nécessitant une présence permanente. Sa mère, qui en assure seule la charge, a lancé une action en justice devant une juridiction civile en responsabilité médicale pour faire valoir la faute médicale et obtenir une indemnisation du préjudice.

Une première expertise, présentée en audience en novembre dernier, parlait de "ressuscitation", a souligné Me Gerbi.

L'avocat du pédiatre, Me Philippe Choulet, avait rappelé alors, selon le Dauphiné Libéré, que le handicap ne venait pas de la réanimation mais d'un manque d'oxygène "du à un arrêt cardiaque estimé à 30 minutes avant la naissance", dans une expertise postérieure, et dont ni le pédiatre ni l'anesthésiste "n'avaient connaissance quand ils ont effectué les man?uvres de réanimation".

Jeudi, les juges de la 6e chambre civile ont décidé de sursoir à statuer, dans l'attente de cette nouvelle expertise commandé à un expert de l'hôpital parisien Saint-Anne.

La question est de savoir "si les man?uvres aux fins de réanimation (...) étaient conformes aux données scientifiques et médicales au moment des faits ou constituaient une obstination déraisonnable, inutile ou disproportionnée".

"Les médecins sont condamnés à payer à la maman la somme de 4.000? pour faire face à ses frais d?expertise", a ajouté Me Gerbi. Ce nouveau rapport doit être rendu "avant le 6 novembre".

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JO-2018: plus de 14.000 tests antidopage, les Russes ciblés

il y a 1 heure 48 min

Plus de 14.000 tests antidopage ont été effectués sur plus de 6.000 athlètes depuis avril 2017, en vue des prochains jeux Olympiques d'hiver, a annoncé jeudi le CIO, rappelant que les sportifs russes étaient particulièrement ciblés.

"Plus de 14.000 contrôles" antidopage ont été effectués entre avril 2017 et janvier 2018, sur "plus de 6.000 athlètes de 61 pays afin de protéger l'intégrité des prochains Jeux Olympiques d'hiver" de PyeongChang (9-25 février), a indiqué le CIO dans un communiqué.

Ces tests sont en hausse de 70% par rapport à la même période en 2016, ajoute le CIO.

Alors que la Russie a été suspendue des prochains JO en raison d'un programme de dopage institutionnalisé mis au jour par l'Agence mondiale antidopage, "il y a eu deux fois plus d'athlètes de la Fédération de Russie que d'athlètes de n'importe quel autre pays contrôlés en novembre et décembre", précise encore l'instance.

Seuls les sportifs russes dits "propres" seront admis à participer aux JO d'hiver. Un panel du CIO, présidé par la Française Valérie Fourneyron, ex-ministre des Sports, déterminera la liste des sportifs russes invités à participer aux Jeux.

Outre le nombre de contrôles accru, le CIO s'est également engagé "en faveur d'un système de contrôles ciblés et renforcés".

Ces contrôles, explique le CIO, se concentrent "sur des disciplines et nationalités spécifiques qui présentent un risque particulier, ainsi que sur des athlètes individuels et groupes d'athlètes choisis en fonction de leur classement, d'un changement suspect dans leurs performances, ou de précédents résultats anormaux".

Il s'agit, selon l'instance, du programme de contrôles avant les Jeux "le plus rigoureux de l'histoire olympique".

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Obsolescence programmée: enquête en Italie contre Samsung et Apple

il y a 1 heure 53 min

L'autorité garante de la concurrence en Italie, l'antitrust, a annoncé jeudi avoir ouvert une enquête contre les géants de l'électronique Samsung et Apple pour obsolescence programmée.

Les deux groupes sont soupçonnés d'avoir mis en place "une politique commerciale générale visant à exploiter les carences de certains composants pour réduire dans le temps les prestations de leurs produits afin d'inciter les consommateurs à acheter de nouvelles versions", a expliqué l'antitrust dans un communiqué.

Les deux enquêtes distinctes font suite à des plaintes de consommateurs et visent aussi les mises à jour proposées aux clients "sans signaler les conséquences possibles de ces mises à jours ni fournir suffisamment d'informations sur la manière de maintenir un niveau adéquat de prestation des dispositifs", en violation de plusieurs articles du Code du commerce, selon l'antitrust.

L'autorité a précisé avoir déjà mené, avec l'appui de la police financière, des inspections aux sièges des deux groupes en Italie.

En France, le parquet de Paris a ouvert le 5 janvier une enquête préliminaire pour "obsolescence programmée" et "tromperie" contre Apple, qui a reconnu le 21 décembre qu'il bridait volontairement les performances de ses iPhones après un certain temps dans le but annoncé de prolonger leur durée de vie.

Ces aveux sont venus pour la première fois confirmer des rumeurs de possibles ralentissements volontaires des téléphones vedettes du géant américain, récurrentes depuis des années dans la presse spécialisée et les nombreux sites consacrés à Apple.

La firme californienne, qui commercialise chaque année un nouveau modèle de son téléphone vedette, est également visée par des plaintes aux Etats-Unis et en Russie.

Jeudi, elle a promis que les propriétaires d'iPhone auraient bientôt le choix de ralentir ou non leur appareil selon l'état de la batterie.

L'année a aussi mal commencé pour Samsung en France, où deux ONG ont déposé plainte pour pratiques commerciales trompeuses en accusant le géant sud-coréen d'employer des enfants et d'imposer des conditions de travail et de logement indignes à ses salariés en Chine.

Samsung avait réagi en affirmant dans un communiqué appliquer et exiger de ses fournisseurs une "tolérance zéro" vis-à-vis du travail des enfants.

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Les coupes à l'UNRWA "catastrophiques" pour les Palestiniens du Liban

il y a 1 heure 54 min

Que ce soit pour ses accouchements, l'éducation de ses enfants ou la collecte des déchets dans son camp de réfugiés palestiniens au Liban, Oum Mohamed dépend de l'UNRWA. Avec le gel de financements américains pour l'organisation, la situation s'annonce "catastrophique".

"Les gens vont beaucoup souffrir. Notre seul espoir c'est l'UNRWA", déplore la quadragénaire, dans sa modeste maison de Bourj al-Chemali, un camp situé dans le sud du Liban.

L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) est confrontée à sa "plus grave crise financière" depuis sa création: Washington a annoncé mardi le gel de 65 millions de dollars sur les 125 M de contribution volontaire prévus.

Ces coupes menacent les centaines d'écoles et d'hôpitaux de l'UNRWA, cruciaux pour les cinq millions de réfugiés palestiniens qui vivent dans plusieurs pays du Moyen-Orient, la plupart dans une pauvreté extrême.

Un dédale de ruelles étroites, où flotte une forte odeur d'égouts, mène à la maison d'Oum Mohamed, au coeur de Bourj al-Chemali.

Il y a deux semaines, cette mère de famille s'est fait rembourser par l'UNRWA la moitié des frais pour des analyses médicales.

"On n'a pas d'argent pour se soigner, pour l'éducation", lance-t-elle, alors que quatre de ses enfants sont scolarisés dans des établissements de l'UNRWA.

- 'Souffler un peu' -

Plus de 174.000 Palestiniens vivent au Liban, selon un recensement des autorités libanaises, un chiffre bien en deça des estimations de l'UNRWA.

"Si les écoles ferment, les enfants vont se retrouver à la rue", lâche Freij, le mari d'Oum Mohamed.

"L'éducation avec l'UNRWA me permet de souffler un peu. Je n'ai pas les moyens de les envoyer dans d'autres écoles", poursuit le quadragénaire aux tempes grisonnantes.

Il fait vivre sa famille en vendant des meubles qu'il répare. Le fils aîné a abandonné ses études supérieures pour aller tenter sa chance en Europe, après un périlleux voyage en mer.

Au fil des ans, le camp de Bourj al-Chemali situé près de la ville de Tyr s'est transformé en véritable petite ville, avec de petits immeubles, des échoppes et des écoles pour accueillir des dizaines de milliers de réfugiés.

Malgré des difficultés financières qui ont déjà obligé l'UNRWA à revoir son engagement à la baisse, l'aide fournie reste vitale.

Au Liban, quelque 160.000 personnes ont pu se faire soigner en 2017 dans les cliniques de l'UNRWA. Et 14 millions de dollars sont déboursés chaque année pour couvrir les frais d'hospitalisation de patients.

Dans les camps, l'organisation gère aussi la collecte des déchets et contribue parfois à la rénovation des habitations.

"Tous ces services risquent d'être affectés. Aucune autre agence ne peut prendre le relai, l'Etat libanais a ses propres difficultés et gère déjà un grand nombre de réfugiés" syriens, déplore le chef d'UNRWA Liban, Claudio Cordone, en référence aux centaines de milliers de Syriens qui ont fui leur pays en guerre.

Pour le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), les coupes budgétaires de l'UNRWA vont obliger les organisations caritatives à augmenter leur implication.

- 'C'est fini, au revoir' -

Le NRC rappelle que les école de l'UNRWA subissent déjà des difficultés financières. "Le système ne peut supporter un autre choc", assure Mike Bruce, porte-parole de l'ONG au Liban.

Dans une école pour garçons de Bourj al-Chemali qui accueille 650 écoliers allant jusqu'au secondaire, des enfants courent dans tous les sens dans la cour, autour de cages de foot dépourvues de filet.

Sur les murs de la cour, aux côtés de Schtroumpfs colorés, des cartes de leur pays d'origine, que leur famille ont dû fuir après la création de l'Etat d'Israël en 1948. "Palestine, nous ne t'oublierons pas", peut-on lire.

Pour les enseignants, l'heure est grave.

"Est-ce que je vais travailler le mois prochain, ou toucher mon salaire?", s'interroge Imane Farhat, enseignante d'anglais de 28 ans qui est employée depuis six ans par l'UNRWA.

"Maintenant, ils peuvent me dire c'est fini, au revoir", lance la jeune femme. "On a tous très peur".

Le principal, Jihad al-Hanafi, n'exclut pas, en effet, dans les mois à venir, de se séparer de la moitié de ses enseignants. Voire, sur le long terme, de simplement fermer son école.

"L'enfant qui ne va pas à l'école se retrouve dans la rue, exposé aux drogues, aux groupes terroristes. Nous sommes face à une situation catastrophique", lâche-t-il.

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Le chef de l'ONU veut relancer l'enquête sur les armes chimiques en Syrie

il y a 1 heure 59 min

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé jeudi le Conseil de sécurité à relancer les efforts pour punir les responsables d'attaques chimiques en Syrie après les veto russes en novembre sur la poursuite des enquêtes internationales.

L'usage d'armes chimiques dans le conflit syrien qui dure depuis près de sept ans "remet sérieusement en cause le tabou planétaire contre ces armes de destruction massive", s'est alarmé M. Guterres.

"Si l'usage d'armes chimiques en Syrie est à nouveau établi, la communauté internationale doit trouver une manière appropriée d'identifier les responsables et de leur demander des comptes", a-t-il ajouté.

A deux reprises en novembre, la Russie --alliée du président syrien Bachar al-Assad- a fait usage de son droit de veto au Conseil de sécurité pour bloquer le renouvellement du mandat d'experts internationaux chargés d'enquêter sur les armes chimiques en Syrie.

Un mois plus tôt, les enquêteurs du JIM --mission d'enquête conjointe créée en 2015 par l'ONU et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) sur une initiative américano-russe-- avaient conclu à la responsabilité du régime syrien. Ils avaient accusé l'armée de l'air d'avoir perpétré le 4 avril 2017 une attaque contre le village de Khan Cheikhoun ayant fait plus de 80 morts.

Moscou avait rejeté ces conclusions, reprochant aux experts de ne pas s'être rendus sur place et de s'être appuyés sur des témoins accusés d'avoir des liens avec l'opposition au régime de Bachar al-Assad.

L'ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies Nikki Haley a envoyé en janvier une lettre à M. Guterres dénonçant les arguments de la Russie.

Moscou "semble représenter un effort intentionnel de semer la confusion et de protéger l'usage continue d'armes chimiques par le régime Assad", a-t-elle écrit dans le document consulté par l'AFP.

Ce courrier a été perçu comme posant les bases d'un nouvel effort américain auprès du Conseil de sécurité pour relancer l'enquête.

La mission du JIM a pris fin en novembre mais l'OIAC présente ses propres rapports rédigés lors de missions en Syrie.

L'une de ces enquêtes, dont les conclusions ont récemment été soumises au Conseil de sécurité, indique que du gaz sarin a été utilisé lors d'une attaque contre le village de Latamneh le 30 mars 2017.

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Louis Giscard d'Estaing renonce à la présidence de l'UDI

il y a 1 heure 59 min

Louis Giscard d'Estaing, conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, a renoncé à sa candidature à la présidence de l'UDI, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP, en confirmant une information de L'Opinion.

"Je souhaitais revitaliser notre formation politique, mais il n'y a plus de possibilité réelle d'exercer cette influence depuis que les Radicaux et les Centristes d'Hervé Morin ont quitté l'UDI", a-t-il déploré, en expliquant renoncer à sa candidature.

"Ma démarche était de reconstruire la parti en mode confédéral, comme autrefois l'UDF. Mais, au lieu de s'ouvrir, le parti s'est rétréci", a-t-il encore fait observer.

Les Radicaux valoisiens ont quitté l'UDI en décembre, après leur réunification avec le Parti radical de gauche, au sein du Mouvement radical.

Les Centristes d'Hervé Morin ont quant à eux fait sécession avec la fédération centriste fin 2017.

L'actuel président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, est désormais assuré d'être reconduit à la tête du parti en mars prochain, étant le seul à avoir réuni les 500 parrainages requis. Mais la liste officielle des candidats ne sera rendue publique que le 30 janvier, après validation d'une commission de contrôle.

Louis Giscard d'Estaing avait annoncé sa candidature mi-novembre, et appelé son parti à "saisir l'opportunité d?occuper pleinement" l'espace politique laissé vacant par d'une part Emmanuel Macron, qui est "l'héritier de François Hollande, donc de François Mitterrand", d'autre part par M. Wauquiez, et sa position "moins pro-européenne, voire eurosceptique".

Sans être candidat à la présidence, le fils de l'ancien président de la République ne quitte pas pour autant l'UDI, a-t-il souligné, "bien que ce ne soit pas là où je peux être le plus utile".

Le maire de Chamalières a par ailleurs indiqué se consacrer à son club de réflexion, LesIdées.fr. "Il vaut mieux créer des passerelles qui ne soient pas des structures partisanes", s'est-il justifié.

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Une policière tombe de cheval, le pape descend de sa papamobile

il y a 2 heures 7 min

Le pape a arrêté jeudi le convoi qui le transportait à travers la ville d'Iquique, au nord du Chili, pour se porter au secours d'une policière qui venait de chuter de son cheval au passage de la papamobile.

Sur les images officielles, on voit le cheval, visiblement surpris par les vivats de la foule au passage du Saint Père, se cabrer et désarçonner sa cavalière.

François, qui a assisté à la scène, fait alors signe à son entourage de s'arrêter et descend de la papamobile, tandis qu'une foule de policiers et garde du corps se ruent vers le lieu de l'incident, entourant le souverain pontife et la femme restée au sol.

Le pape repart quelques minutes après, une ambulance ayant pris en charge la cavalière.

"Le cheval a pris peur à cause des cris de la foule et (la policière) a chuté. Le pape a vu cela et a demandé à s'arrêter", a expliqué le service de communication de la police chilienne.

Le pape François boucle jeudi une visite au Chili avant de s'envoler vers le Pérou.

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Le cyclisme africain pousse lentement mais sûrement

il y a 2 heures 9 min

De plus en plus nombreux dans les courses internationales, les cyclistes africains progressent, même si leur percée se fait de façon inégale, avec une Afrique de l'est qui s'affirme tandis que la partie ouest reste en queue du peloton.

Depuis le 15 janvier, "La Tropicale", la plus grande course cycliste d'Afrique, sillonne le Gabon. Aux côtés des équipes professionnelles essentiellement européennes, rivalisent neuf sélections nationales africaines.

"On nous envoie ici pour gagner", lance, le regard déterminé, le Rwandais Didier Munyaneza.

Et de fait, les cyclistes africains s'améliorent d'année en année, selon plusieurs connaisseurs du milieu cycliste. Sur le continent, le cyclisme "est sur la bonne voie", juge ainsi l?ancien champion français Bernard Hinault, cinq fois vainqueur du Tour de France et parrain de la course gabonaise.

"Quand je suis arrivé (sur la course gabonaise) il y a 12 ans, je ne pouvais pas dire que ces coureurs allaient être dans le Tour de France. Et 12 ans après, ils sont là", s'exclame-t-il.

"Ils progressent d?année en année. Ils sont beaucoup plus équipés en matériel et ils n'ont pas peur de se lancer dans le boulot", renchérit le Français Adrien Petit de Direct Energie, vainqueur de La Tropicale en 2016 et de retour au Gabon pour l'édition 2018.

Les Sud-Africains ou encore les Marocains étaient déjà connus depuis longtemps pour leurs bonnes performances. Mais le Rwanda, l'Erythrée, l'Ethiopie et le Kenya sont quatre nations "impressionnantes" qui montent depuis trois ou quatre ans, commente le Français Adrien Petit. "Je serais curieux de les voir plus régulièrement en Europe".

Car les résultats sont là. En 2015, l'Erythréen Daniel Teklehaimanot est devenu le premier cycliste noir Africain à porter le maillot à pois sur le Tour de France. En juin 2017, le Rwandais Joseph Areruya, a remporté une étape du Dauphiné, la course des Alpes.

Le manager rwandais Félix Sempoma respire l'assurance. "Je peux dire que, pour le moment, on est au même niveau que les équipes européennes", confie-t-il au sortir de la deuxième étape Ndendé-Fougamou, 173km.

Son secret? L?entraînement, estime le manager. "On fait une course chaque mois pour la préparation des grands tours", explique le manager qui reconnaît que l'équipement s'est aussi considérablement amélioré ces dernières années.

L'histoire du cyclisme rwandais ressemblerait presque à un conte de fées. En 2007, l?Américain Jonathan Boyer a été recruter "au bord de la route des jeunes coureurs", se souvient son ancien coéquipier Bernard Hinault.

Le pays dont l'histoire restera à jamais marquée par le génocide de 1994, a investi dans le cyclisme pour promouvoir l'unité nationale et donner une image différente du pays. Il possède désormais un centre de formation qui a fait ses preuves et les cyclistes sont devenus aussi respectés que des stars du football.

- disparités entre Est et Ouest -

Mais face à une Afrique de l'Est qui "monte", l'Afrique de l'Ouest stagne, analysent les commentateurs.

Le Burkina Faso, qui a connu quelques champions aux début des années 2000, se plaint du manque de moyens alloués au cyclisme de compétition dans le pays de l'historique "Tour du Faso".

"On n'a pas eu assez de préparation et nos vélos ne sont pas comparables à ceux qui concourent pour les premières places", estime Abdoul Aziz Nikiema, capitaine de l'équipe et militaire de métier.

Sur La Tropicale, qui rassemble amateurs de sélections nationales et professionnels intégrés dans des équipes pros souvent mieux financées, Côte d'Ivoire, Cameroun, Gabon se classent parmi les derniers .

- de fortes marges de progression -

Contrairement à l'Europe, l'Afrique sub-saharienne n'a qu'une équipe professionnelle, "Dimension Data", en Afrique du Sud. Seuls Africains en équipe pro cette année sur la course du Gabon: deux Kenyans et un Erythréen, qui courent avec le club allemand "Bike Aid".

Restent donc de fortes marges de progression dans le cyclisme africain. "Il faut travailler, il faut mettre des infrastructures au niveau des fédérations et puis ne pas avoir peur d'organiser un maximum de courses pour pouvoir recruter les meilleurs", analyse Bernard Hinault.

Aujourd'hui, il n'existe aucun World Tour ou course de première catégorie sur le continent. Mais, malgré les obstacles, le cyclisme international regarde vers les coureurs d'Afrique de l'Est qui ont créé une "saine émulation" sur tout le continent, estime Bernard Hinault.

"Un jour, nous serons les meilleurs du monde", lance dans un sourire Joseph Areruya. En attendant ce jour, le coureur rwandais s'est imposé jeudi, dans la 4e étape, la plus longue de l'épreuve avec 182 km.

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