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Mis à jour : il y a 10 min 58 sec

Le "dieselgate" envoie le patron d'Audi en prison

il y a 43 min 27 sec

La justice allemande a placé lundi en détention provisoire le patron du constructeur Audi, filiale de Volkswagen, prononçant la première incarcération d'un très haut responsable dans l'enquête tentaculaire sur le scandale des moteurs diesel truqués.

Rupert Stadler, aux manettes d'Audi depuis onze ans, avait été mis en cause fin mai pour "fraude" et complicité d'"'émission de faux certificats" par le parquet de Munich, qui avait ordonné la perquisition de son domicile.

Dans ce dossier, soit l'un des volets du "dieselgate" qui empoisonne l'automobile allemande depuis près de trois ans, il a été arrêté et écroué lundi en raison d'un "risque de dissimulation de preuves", a indiqué le parquet dans un communiqué.

Audi a de son côté confirmé à l'AFP l'interpellation de son dirigeant sans donner plus de détails, rappelant simplement "la présomption d'innocence" dont bénéficie M. Stadler.

Le dieselgate, scandale à tiroirs dans lequel les constructeurs allemands n'en finissent plus de s'embourber, avait éclaté en septembre 2015 chez Volkswagen, maison mère d'Audi et de Porsche.

L'agence américaine de l'environnement (EPA) avait accusé le premier constructeur mondial d'avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel d'un logiciel capable de fausser le résultat des tests antipollution et dissimulant des émissions dépassant parfois jusqu'à 40 fois les normes autorisées.

- Courriel suspect -

Depuis, le dieselgate a coûté plus de 26 milliards d'euros au groupe Volkswagen et a plombé l'image de la branche automobile, fleuron de l'industrie allemande, et du diesel, sa technologie phare.

Tardivement rattrapé par ce dossier, Audi a dû rappeler début juin quelque 60.000 A6 et A7 après la découverte d'un "logiciel illicite" capable de fausser les niveaux d'émissions de gaz polluants.

Mais la marque haut de gamme, dont les ingénieurs sont soupçonnés d'avoir contribué à l'élaboration des logiciels en cause, intéresse depuis longtemps le parquet de Munich.

Jörg Kerner, ex-responsable des moteurs de Porsche arrivé en 2011 de chez Audi, ainsi que Wolfgang Hatz, qui a notamment été chef du développement des moteurs chez Audi de 2001 à 2007 avant de prendre une fonction similaire pour l'ensemble du groupe Volkswagen, ont été incarcérés en avril 2018 et septembre 2017.

Plusieurs perquisitions avaient eu lieu ces derniers mois aux domiciles et lieux de travail de responsables d'Audi, notamment au siège du constructeur à Ingoldstadt en Bavière.

Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, la mise en cause de M. Stadler est en partie liée à un courriel adressé "fin 2015" au dirigeant, le mettant au courant de l'utilisation de logiciels irréguliers.

- Enquêtes multiples -

Entré chez Audi en 1990, et PDG depuis 2007, Rupert Stadler a gardé jusqu'à présent la confiance des actionnaires principaux, les familles héritières Porsche-Piëch.

Cependant, "dans sa réunion de lundi, le conseil de surveillance ne pourra pas échapper" à la question d'un "nouveau départ chez Audi", estime auprès de l'AFP Ferdinand Dudenhöffer, du Center Automotive Research.

"Les accusations du parquet de Munich sont graves", a-t-il ajouté.

Volkswagen s'efforce toujours de tourner la page du dieselgate, alors même que l'amende d'un milliard d'euros récemment infligée par la justice allemande n'a pas mis fin à toutes les procédures en cours.

Plusieurs hauts dirigeants de VW, dont l'ancien patron Martin Winterkorn, font l'objet de différentes enquêtes pour fraude, manipulation de cours de Bourse ou publicité mensongère.

Aux Etats-Unis, en tout, huit anciens et actuels dirigeants de Volkswagen ont été inculpés, accusés notamment de "fraude" et de "conspiration". Un cadre de Audi y a également été mis en examen.

En Allemagne, le successeur de M. Winterkorn, Matthias Müller, mais aussi le chef du conseil de surveillance du groupe, Hans Dieter Pötsch, et l'actuel président de VW Herbert Diess, sont également dans le viseur des enquêteurs.

A la Bourse de Francfort, vers 11H45 GMT, l'action de Volkswagen dévissait de 3,32% à 155,66 euros, dans un marché en baisse de 1,39%.

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L'ex-PDG de Carrefour rejoint une banque d'affaires belge

il y a 46 min 34 sec

L'ancien PDG de Carrefour Georges Plassat, qui a renoncé pendant le week-end à son indemnité de départ sous la pression du gouvernement français, a rejoint la banque d'affaires belge Degroof Petercam, a annoncé lundi l'institution financière.

"Georges Plassat apportera à Degroof Petercam sa connaissance approfondie du monde du retail", le commerce de détail, explique dans un communiqué la banque privée qui voit dans l'ancien patron du groupe Carrefour, nommé conseiller "senior", "un atout de premier ordre pour consolider la capacité de projection de la banque".

M. Plassat, 69 ans, avait renoncé samedi à son indemnité de départ de Carrefour, jugée choquante par le gouvernement, compte-tenu des déboires du groupe de distribution engagé dans un plan de restructuration avec des milliers de suppressions d'emplois annoncées en janvier.

Les actionnaires du groupe avaient approuvé vendredi à 68% l'octroi à Georges Plassat d'une rémunération de 13,17 millions d'euros en 2017. Cette somme comportait près de 4 millions d'euros d'indemnité sous la forme d'un engagement de non-concurrence et devait en théorie assurer que Georges Plassat ne devienne pas dirigeant d'un groupe concurrent de Carrefour.

Selon Degroof Petercam, l'ancien PDG a été "séduit par le projet entrepreneurial de la banque belge "qui espère "devenir le leader indépendant de la banque d'investissement en Europe."

Basée à Bruxelles, Degroof Petercam, dont les racines remontent à 1871, se targue de gérer plus de 50 milliards d'euros d'actifs et emploie 1.350 personnes en Belgique, au Luxembourg, en France, en Espagne, en Suisse, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Italie.

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Rendez-vous salarial pour les fonctionnaires et leurs rémunérations de 2019

il y a 1 heure 41 min

Plus de cinq millions d'agents publics attendaient lundi un geste du gouvernement en termes de rémunération pour 2019, après deux journées de mobilisation axées sur la défense du pouvoir d'achat.

Présidé par le secrétaire d'Etat à la fonction publique Olivier Dussopt, ce "rendez-vous salarial" était initialement prévu en octobre mais a été avancé à la demande des syndicats pour qu'il se tienne avant les arbitrages budgétaires.

Le précédent, en octobre 2017, ayant débouché sur "une année 2018 négative" en termes de rémunération selon les syndicats, ceux-ci avaient placé la question du pouvoir d'achat au coeur de deux journées de grève et de manifestations.

Mais la mobilisation moins importante qu'attendue le 22 mai (139.000 personnes en France selon le ministère de l'Intérieur, pour 323.000 le 22 mars), et ce malgré l'appel unitaire des organisations syndicales, ne leur permet pas d'arriver lundi dans la position de force espérée.

Un rassemblement "symbolique" était prévu devant le ministère de l'Economie, où a lieu cette réunion.

Les syndicats réclament, outre la révision à la hausse de l'indemnité compensatrice de la hausse de la CSG et le respect des engagements sur la protection sociale complémentaire, des mesures générales. Et notamment la revalorisation du point d'indice, qui sert à calculer le salaire des fonctionnaires, gelé entre 2010 et 2016 puis de nouveau en 2018.

Ce "geste attendu de reconnaissance" serait "logique quand on regarde l'augmentation du coût de la vie", estime Luc Farré (Unsa, 4e syndicat).

- "Smicardisation" de la fonction publique -

La CGT (1er) défend une augmentation de la valeur du point de 2,5%, en dénonçant un "processus de +smicardisation+ massif" dans la fonction publique: selon elle, près de deux agents sur dix ont un salaire compris "entre le SMIC et +10%" du SMIC, contre seulement un sur dix il y a 20 ans.

"On a toujours en tête la promesse d'Emmanuel Macron, lorsqu'il était candidat, d'améliorer le pouvoir d'achat de tous les salariés. C'est l'occasion pour le gouvernement de tenir cette promesse", estime Bernadette Groison (FSU, 5e), précisant toutefois ne pas se faire "de grandes illusions".

Olivier Dussopt a en effet déjà prévenu que l'augmentation de la valeur du point n'était pas "privilégiée", faisant valoir un "coût collectif très important" pour un gain individuel "très faible".

Une revalorisation de 1% "représente une augmentation des dépenses publiques de deux milliards d'euros" pour une hausse de salaire "de moins de 15 euros" pour un agent gagnant 2.000 euros net, a-t-il répété ces derniers mois.

Le gouvernement table plutôt sur le développement du salaire au mérite - des discussions ont débuté fin mai sur ce sujet avant un projet de loi annoncé au 1er semestre 2019 -, et sur des mesures catégorielles.

Fin mars, le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin avait annoncé vouloir faire un geste pour les fonctionnaires les plus "mal payés", citant les infirmières ou "un certain nombre de métiers de catégorie C", la plus basse.

Des précisions pourraient être données lundi, mais déjà les syndicats ont signifié leur méfiance face à cette approche. Le rendez-vous salarial ne peut pas "se limiter à des annonces uniquement catégorielles", avait prévenu mi-avril Mylène Jacquot (CFDT, 2e) lors d'une conférence de presse.

Christian Grolier (FO, 3e) avait déclaré être "par principe", "opposé à une discussion de rémunération liée aux métiers". Cela va "opposer les agents les uns aux autres", avait renchéri Jean-Marc Canon (CGT).

Le gouvernement devrait par ailleurs confirmer la reprise, à partir du 1er janvier 2019, du protocole d'amélioration des carrières et des rémunérations appelé PPCR, conclu sous le gouvernement précédent mais gelé pour un an après l'élection d'Emmanuel Macron.

Ce programme, qui "représente un engagement très lourd de l'Etat", sera "intégralement tenu sur le quinquennat" et se traduira "par des augmentations de salaire pour l'ensemble des catégories" d'agents, avait rappelé M. Dussopt fin mai.

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Mondial-2018: Löw à l'aube de sa Révolution russe

il y a 1 heure 44 min

"Que faire?", lançait Lénine dans son célèbre traité politique de 1901! Joachim Löw doit se poser la même question après la défaite contre le Mexique (0-1)... Le sélectionneur allemand n'a que quelques jours pour réussir sa Révolution russe et transformer une équipe indigente en machine de guerre taillée pour le titre mondial.

"1-0, c'est encore bien payé", a fustigé lundi l'ex-international Lothar Matthäus, "il y a longtemps que je n'avais pas vu une équipe d'Allemagne aussi faible dans un grand tournoi".

. Une équipe coupée en deux

Le jeune Julian Brandt, entré en fin de match, l'a admis avec candeur: "Nous avons défendu avec deux idées différentes: les uns voulaient presser et les autres voulaient reculer. Ca a créé des espaces immenses dans lesquels les Mexicains ont pu jouer".

Pour Manuel Neuer, le capitaine, les consignes étaient bonnes, mais n'ont pas été respectées: "L'équilibre est très important pour nous, nous avions discuté de ça, et insisté sur le fait que les différentes parties de l'équipe devaient jouer de façon coordonnée".

"On ne va pas jeter le bébé avec l'eau du bain", a lancé Löw quelques minutes après la défaite: "Si nous faisons bien ce que nous savons faire, nous marquons des buts. Nous devons nous améliorer mais nous n'allons pas dévier de notre chemin, nous devons retrouver ce qui fait notre force".

Que faire? Ne pas changer la philosophie de jeu, mais juste la respecter. En communiquant beaucoup plus sur le terrain, comme l'a demandé Jérôme Boateng.

. Le 'cas' Kimmich

La prestation du jeune défenseur du Bayern Joshua Kimmich dimanche a offert une caricature du déséquilibre de l'équipe. Son apport offensif a été énorme, et aurait pu lui valoir une note excellente en fin de match. Sauf que personne ne l'a vraiment suppléé à l'arrière, et que le but est venu de son côté, où les Mexicains se sont régalés pendant 90 minutes à exploiter les espaces libres.

Que faire? Brider Kimmich, ou améliorer la vitesse de replacement défensif des milieux de terrain. Mais Kroos et Khedira, apparus loin de leur meilleur niveau dimanche, en sont-ils capables?

. Sacrifier Özil pour Reus?

Mesut Özil, censé être le créateur et l'inspirateur en attaque, a fortement déçu. L'entrée de Marco Reus en fin de match a donné un coup d'accélérateur. Beaucoup de commentateurs plaident désormais pour une installation de Reus à la place du joueur d'Arsenal, très critiqué ces derniers mois également dans son club. "Pour moi, il aurait une place de titulaire garantie", grommelle Matthäus. Reus, privé de Mondial-2014 et d'Euro-2016 pour cause de blessures, dispute à 29 ans sa première Coupe du monde, mais passe depuis plusieurs années pour l'un des plus beaux talents du foot allemand.

Que faire? La réponse appartient au sélectionneur, qui a jusqu'à maintenant toujours témoigné une grande fidélité à Özil, même dans les moments difficiles.

. Des attaquants muets

Vingt-six tirs dont neuf cadrés, mais trop souvent dans les bras du gardien ou sans conviction! La Mannschaft sait se créer des occasions, elle ne sait plus les exploiter.

Le jeune avant-centre Timo Werner n'a pas (encore?) explosé au niveau mondial, et Thomas Müller, l'homme aux dix buts en Coupe du monde, a été peu en vue contre le Mexique. Quant à l'expérimenté Mario Gomez, il n'a pas eu le temps de changer le cours du match pendant les dix minutes qu'il a passées sur le terrain.

Que faire? A part rappeler Miroslav Klose, meilleur buteur de tous les temps en Coupe du monde (16 buts), aujourd'hui retraité et co-entraîneur de la Mannschaft, les solutions ne sautent pas aux yeux.

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Matinale de franceinfo: Marc Fauvelle va remplacer Bruce Toussaint

il y a 1 heure 45 min

Le journaliste Marc Fauvelle, qui présente actuellement des journaux sur France Inter, va animer à partir de fin août la matinale de franceinfo, à la suite du départ de Bruce Toussaint, a annoncé lundi la radio d'information en continu.

Pour remplacer Bruce Toussaint, recruté par BFMTV pour présenter l'émission du soir "Grand Angle", après seulement une saison à la tête de la matinale de franceinfo, la station a fait appel à un pilier du service public de la radio et ancien journaliste de son antenne.

Marc Fauvelle présentera la matinale à partir du 27 août, entre 7H et 9H, aux côtés de Jean-Michel Aphatie pour l'interview politique de 8h30 également retransmise sur la chaîne télévisée franceinfo.

Marc Fauvelle, jeune quadragénaire, a débuté à France Bleu (le réseau des locales de Radio France) avant de rejoindre franceinfo en 2001, comme reporter puis journaliste politique. Il avait déjà coprésenté la matinale de la radio de 2007 à 2011.

Marc Fauvelle a ensuite fait un passage dans le privé et à la télévision, en intégrant l'ex-iTELE (devenue CNews) en 2011-2012.

Il avait fait son retour à Radio France dès décembre 2012, en devenant chef du service politique de France Inter et présentateur de l'émission dominicale "Tous politiques".

Depuis 2015, il présentait les journaux de 6H30 et 8H de France Inter, qui sont d'importance stratégique en matière d'audience (le journal de 8H étant un peu l'équivalent, pour les radios généralistes du JT de 20H des grandes chaînes).

Il a également participé l'an dernier au magazine d'actu "C L'hebdo" sur France 5.

BFMTV avait officialisé ce mois-ci l'arrivée sur son antenne de Bruce Toussaint, dont le départ de franceinfo et France 5 avait été annoncé il y a quelques semaines. il présentera à partir du 27 août "Grand angle", émission de reportages diffusée de 22H00 à 00H00, du lundi au jeudi, où il succède à Jean-Baptiste Boursier.

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Le déremboursement des médicaments anti-Alzheimer dénoncé par des médecins

il y a 1 heure 50 min

Le déremboursement des médicaments anti-Alzheimer, qui prend effet à partir du 1er août, est dénoncé par 194 médecins dans une "lettre ouverte" à Agnès Buzyn, ministre de la Santé, publiée lundi dans le Figaro.

Ces neurologues, gériatres et psychiatres des 28 Centres mémoire de ressources et de recherche pour la maladie d'Alzheimer et maladies apparentées (CMRR) de France et neuf sociétés savantes expriment leur "désarroi" devant la décision de la ministre de dérembourser ces médicaments dont le rapport bénéfices/risques a été jugé insuffisant.

Ils contestent la validité de cette évaluation négative de la Haute autorité de Santé (HAS).

Ils demandent donc "solennellement et publiquement" à la ministre de "revenir sur cette décision qui dessert la prise en soins actuelle et future des malades en étant susceptible d'altérer la confiance que portent les patients, leurs familles et les professionnels dans les processus de décision en matière de santé".

Leur lettre a le soutien des principales associations de patients (France Alzheimer et France Parkinson).

Selon un arrêté du ministère de la Santé publié le 1er juin au Journal officiel, la mesure concerne les quatre médicaments (Aricept, Ebixa, Exelon, Reminyl) qui traitent les symptômes d'Alzheimer, ainsi que leurs génériques.

Ils étaient jusque-là remboursés à hauteur de 15% par l'Assurance maladie, pour un coût de quelque 90 millions d'euros en 2015.

Fin avril, le laboratoire Janssen-Cilag a annoncé qu'il arrêterait de commercialiser à partir du 30 novembre le Reminyl, l'un des quatre médicaments. "Cette décision n'est pas liée à la décision de déremboursement de ces traitements" a assuré le laboratoire.

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Yémen: les Emirats exigent un retrait "sans condition" des rebelles de Hodeida

il y a 1 heure 52 min

Les Emirats arabes unis, un pilier de la coalition anti-rebelles au Yémen, ont exigé lundi un retrait "sans condition" des Houthis de la ville portuaire de Hodeida, essentielle pour les importations alimentaires et l'arrivée de l'aide humanitaire.

L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffith, s'est entretenu dimanche à Sanaa avec des responsables rebelles, dans le cadre d'une médiation visant à faire cesser les combats et éviter une nouvelle catastrophe humanitaire dans ce pays. Il doit informer lundi le Conseil de sécurité.

Sur la ligne de front, au sud de l'aéroport de Hodeida sept soldats progouvernementaux et 18 rebelles ont été tués dans les derniers échanges de tirs, ont indiqué lundi des sources militaires et médicales. Cela porte à 164 le bilan des pertes humaines des deux côtés, selon les mêmes sources.

"L'opération militaire (pour prendre) le port de Hodeida va se poursuivre à moins que les rebelles ne se retirent sans condition", a déclaré à la presse à Dubaï le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash.

Il a ajouté que la coalition avait maintenu ouverte la route reliant Hodeida à Sanaa, capitale yéménite tenue par les rebelles, afin de permettre aux "milices Houthis de se retirer".

Le diplomate émirati a affirmé que la pression militaire exercée sur Hodeida par la coalition était destinée à aider "l'émissaire de l'ONU dans sa tentative de la dernière chance pour convaincre les Houthis de se retirer sans condition".

"Si cela ne réussit pas, nous sommes déterminés à atteindre nos objectifs", a-t-il souligné.

- les Houthis défiants -

Le Premier ministre de l'administration rebelle, Abdel Aziz ben Habtour, a insisté lors de son entretien dimanche avec l'émissaire de l'ONU à Sanaa qu'il n'était pas question d'accepter une trêve dans les conditions actuelles.

"La paix voulue par le peuple ne se fera pas sur le dos des martyrs, des blessés et des grands sacrifices consentis en quatre ans", a-t-il déclaré, selon l'agence Saba contrôlée par les Houthis.

"Nous répondrons par l'escalade à toute escalade à Hodeida ou ailleurs", a-t-il renchéri.

Les rebelles continuaient lundi de perturber l'arrivée des renforts des forces gouvernementales en contrôlant une portion de la route côtière au sud de Hodeida. Une piste a été creusée dans ce secteur pour contourner les rebelles mais elle ne permet que le passage de véhicules légers, selon des sources militaires.

En six jours d'offensive sur Hodeida, les forces progouvernementales ont atteint l'aéroport de cette ville de quelque 600.000 habitants.

"Nous pouvons prendre l'aéroport mais nous sommes sous le feu de tirs provenant de quartiers résidentiels avoisinants. Nous ne voulons pas y répliquer pour ne pas mettre en danger les civils", a argué Anwar Gargash.

Il a assuré que les forces progouvernementales soutenues par la coalition avaient le dessus à Hodeida, mais qu'elles prendraient le temps nécessaire pour atteindre leurs objectifs.

Selon lui, les Houthis profitent financièrement de leur contrôle du port de Hodeida, une situation qui n'a que trop duré.

"Les rebelles en tirent beaucoup d'argent (...). Hodeida est une vache à lait pour les Houthis", a-t-il souligné.

Commentant une récente information du quotidien français Le Figaro, il a d'autre part nié que des troupes françaises soient impliquées dans les opérations de la coalition au Yémen.

- Des déplacés par milliers -

L'opération a provoqué un nouveau mouvement de déplacés. Depuis début juin leur nombre a atteint près de 4.500 familles ont été déplacées, selon le bureau de coordination de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA). 4.458 familles ont quitté leurs maisons et 36 ont perdu leurs fermes endommagées par les violences, a-t-il précisé dans un communiqué, en ajoutant que le port est resté ouvert malgré l'assaut.

Des ONG ont fait part ces derniers jours de leurs vives inquiétudes sur les conséquences de cette bataille dans un pays où la guerre a fait près de 10.000 morts depuis 2015 et provoqué la "pire crise humanitaire dans le monde" selon l'ONU.

"La bataille de Hodeida pourrait avoir un impact dévastateur sur les civils, à la fois dans la ville et ailleurs au Yémen", a mis en garde Sarah Leah Whitson, directrice du Moyen-Orient à l'ONG Human Rights Watch.

Mais l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, principaux membres de la coalition ont cherché à atténuer ces craintes en promettant une aide "par air, par mer et par voie terrestre aux civils".

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Le buste de Ronaldo à l'aéroport de Madère remplacé en catimini

il y a 1 heure 54 min

Le buste en bronze de Cristiano Ronaldo exposé à l'aéroport de Madère qui porte son nom, aussi peu ressemblant que peu flatteur, a été remplacé en toute discrétion vendredi dernier à la demande de son entourage, rapportait lundi la presse locale.

"Ce buste est bien mieux que l'autre, c'est ce que tout le monde pense", a déclaré Hugo Aveiro, frère du quintuple Ballon d'or, au quotidien régional Diario de Noticias da Madeira.

"Un sculpteur espagnol a offert ce nouveau buste (...) si bien que nous avons décidé de faire l'échange", a-t-il précisé.

Le premier buste avait été dévoilé en mars 2017 lors d'une cérémonie organisée pour rebaptiser l'aéroport de Madère en l'honneur du natif de Funchal, capitale de cet archipel portugais situé au large des côtes marocaines.

La statuette à son effigie, où le joueur arborait un sourire grimaçant, avait alors fait le buzz auprès d'internautes tantôt incrédules, tantôt moqueurs.

Le remplacement de l'?uvre du sculpteur madérien Emanuel Santos, un autodidacte, s'est fait en catimini dans la nuit de jeudi à vendredi, par des fonctionnaires du Musée CR7, géré par la famille du capitaine de l'équipe du Portugal et attaquant vedette du Real Madrid.

"Le Musée CR7 nous a demandé de remplacer ce buste en hommage à l'athlète et nous avons estimé que nous devions l'échanger", a confirmé aux médias locaux le directeur de l'aéroport de Madère, Duarte Ferreira.

Cristiano Ronaldo dispose à Funchal d'un musée à son honneur inauguré en 2013, ainsi que d'une statue haute de 3,40 mètres dont le short moulant avait déjà suscité nombre de railleries lors de son inauguration l'année suivante.

Le Portugais de 33 ans dispute actuellement le Mondial-2018 en Russie, où il a fait une entrée fracassante vendredi en signant un triplé lors du match nul arraché à l'Espagne (3-3).

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Inde: il pose avec un python et échappe de justesse à l'étranglement

il y a 1 heure 55 min

Un garde forestier indien a failli être étranglé par un python pendant qu'il posait pour des photos avec le serpent géant.

Sanjay Dutta a été appelé dimanche par des villageois au Bengale-Occidental après qu'un python de 40 kg a avalé une chèvre vivante.

Une fois sur place, au lieu de placer le serpent en toute sécurité dans un sac, le garde forestier l'a enroulé autour de son cou et a posé pour des photos avec des villageois sidérés.

Le serpent s'est enroulé autour de son cou, le forçant à se battre pour desserrer l'étreinte qui commençait à l'étrangler. Il en est sorti indemne mais tout rouge.

"Mon premier instinct était de sauver le serpent. Je l'ai porté sur mes épaules et j'ai tenu sa bouche fermement", a déclaré Sanjay Dutta à l'AFP.

"Je n'avais pas peur (...) Si j'avais paniqué, cela aurait pu être mortel", a-t-il affirmé.

Le python des roches indien est une espèce non venimeuse, mais il peut rapidement tuer sa proie en restreignant le flux sanguin et peut atteindre une longueur de 10 mètres.

N'ayant pas de sac pour transporter le serpent, le garde forestier l'a emmené dans un endroit sûr dans sa voiture et libéré dans la nature.

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Mexique: des parents d'écoliers tués durant le séisme réclament justice

il y a 1 heure 57 min

Neuf mois après le séisme qui a touché Mexico, les familles des 19 enfants et sept adultes tués dans l'effondrement d'une école réclament justice.

La tragédie de l'école Rebsamen a pris une tournure politique à deux semaines des élections présidentielles et locales du 1er juillet, certaines familles ayant déposé plainte contre les autorités, affirmant que la corruption "avait tué leurs enfants".

La principale personne visée est Claudia Sheinbaum, actuelle candidate à la mairie de Mexico et favorite des sondages, une proche de Andres Manuel Lopez Obrador du parti Morena (gauche), qui pourrait devenir le 1er juillet prochain le nouveau président du Mexique.

Au moment du séisme, Mme Sheinbaum administrait le secteur de Tlalpan, quartier de la capitale où s'est déroulé le drame.

Selons des experts, c'est la construction d'un appartement privé destiné à la propriétaire de cette école privée au-dessus du dernier étage du bâtiment qui aurait fragilisé l'ensemble de la structure.

Pour cette extension, la propriétaire - aujourd'hui en fuite - avait reçu un permis de construire délivré par les autorités locales.

Mme Sheinbaum a rejeté avec véhémence toute responsabilité dans le drame. Elle n'a pour l'heure pas donné suite aux demandes d'interview de l'AFP.

L'école Rebsamen est l'un des 47 immeubles de la capitale qui se sont effondrés le 19 septembre 2017 suite au non-respect aux normes de construction pour des raisons de corruption, selon le collège des architectes de Mexico.

Après des mois de silence, des parents ou proche de victimes de cette tragédie témoignent à l'AFP, entre colère et tristesse.

- Democratie? -

Mireya Rodriguez, médecin, et Alejandro Jurado, consultant financier, ont perdu leur fille de 7 ans, Paola, une brillante élève qui pratiquait également la danse, la natation et le taekwondo.

Avec nostalgie, ils montrent ses médailles et la ceinture noire qu'elle a reçue à titre posthume.

"Reconstruire notre famille sans elle est vraiment difficile" confie la mère, 48 ans.

"Même aller au supermarché, acheter des choses qu'elle aimait est très dur pour moi" souffle le père, 47 ans, la voix brisée.

Mireya Rodriguez demande une enquête sur la responsabilité des autorités.

Nos enfants "ont été tués par négligence. Même si Sheinbaum est élue maire, il faudra un jour qu'elle affronte la justice".

Si le Mexique "était vraiment une démocratie, ces responsables auraient démissionné", estime-t-elle.

- Corruption -

Oscar Vargas, qui travaille à la télévision, regarde à peine quand il parle de son "grand nain", le surnom de son fils Raul Alexis, disparu à l'âge de 7 ans.

M. Vargas, 50 ans, montre le maillot de foot du club America, le club favori de son fils et ses chaussures de foot. Raul Alexis a été incinéré avec un maillot identique, offert par l'attaquant star de l'équipe, Oribe Peralta.

"Je lui disais que je serai toujours là pour prendre soin de lui... mais ça n'a pas été possible ce jour-là", regrette-t-il.

"Ca a été un calvaire. Je ne peux toujours pas l'assimiler, l'accepter, comprendre ce qui s'est passé".

"Oser vouloir diriger une ville quand on n'a pas été capable de diriger un secteur: je n'ai pas les mots" dit-il, en référence aux ambitions politiques des responsables mis en cause dans le drame.

"Mon estomac se retourne quand je l'entends dire (Scheinbaum) qu'elle va en finir avec la corruption".

- Impunité -

Miriam Rodriguez Guise, une mère célibataire de 36 ans, avait organisé sa vie autour de son fils de sept ans, Jose Eduardo.

Elle avait ouvert un commerce pour ne pas dépendre d'un employeur et pouvoir ainsi gérer au mieux son temps.

"Jose Eduardo était tout pour moi. J'étais une mère à 100% du temps. Je ne vis plus, je survis avec la douleur", dit-elle en montrant un album photo de son fils, dont la dernière image remonte au 17 septembre, deux jours avant le séisme.

"Au début, on pensait que c'était le séisme qui avait provoqué son décès (...) mais ensuite les premières irrégularités dans la construction sont apparues" dit-elle.

Elle déplore qu'aucun responsable politique n'ait été convoqué pour s'expliquer sur ces irrégularités.

"Cela créé de l'impunité et nous fait sentir impuissants en tant que parents. C'est pour cette raison que nous avons décidé de lutter" dit-elle.

- Procès? -

Maria Elena Gonzalez Perez, 50 ans, a perdu sa soeur Gloria, une femme de ménage qui travaillait dans l'appartement de la propriétaire de l'école.

"Pour nous, le ciel s'est effondré ce jour-là" dit-elle au bord des larmes.

Mme Gonzalez élève désormais le fils de 18 ans de Gloria.

"Il est à un âge très difficile" dit-elle.

"Il est fatigué de tout cela. Il ne veut pas parler de procès car il pense que rien ne se produira, qu'ils ne feront rien contre les politiques et que nous perdons notre énergie".

Maria Elena Gonzalez pense différemment.

"Ca vaut la peine, parce que personne d'autre ne doit vivre ce que nous avons vécu" assure-t-elle.

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Bleus: Matuidi fait valoir ses galons

il y a 1 heure 57 min

A la guerre comme à la guerre: remplaçant contre l'Australie (2-1), Blaise Matuidi, envoyé en conférence de presse lundi, a néanmoins assumé un rôle remarqué de leader au sein des Bleus, et pourrait bien retrouver sa place de titulaire jeudi contre le Pérou lors du 2e match du Mondial-2018.

A 31 ans et 68 sélections (9 buts), Matuidi assure que les "jeunes sont à l'écoute, ils essaient de donner le maximum. On est 23, c'est vrai qu'on stigmatise +jeunes, moins jeunes+, mais on est dans le même bateau, on gagne ensemble et on perd ensemble, et on a gagné ensemble".

Pourtant, c'est lui qui, se présentant le premier devant les journalistes à l'issue de cette victoire laborieuse, avait donné le ton: "Ça reste des jeunes joueurs, c'est leur première (en Coupe du monde), je pense que c'est logique. Ils ont du talent, le talent c'est très important mais ça ne suffit pas. Ils en ont conscience, on va travailler dans ce sens-là, faire preuve de davantage d'envie et d'agressivité".

Le combat annoncé contre les Sud-Américains, dont la Colombie avait peut-être fourni un avant-goût (défaite des Bleus 3-2 au Stade de France en mars) pourrait bien requérir ces notions, qui, justement "font partie" de ses propres "qualités", a-t-il avancé lundi.

- "Relais" -

Et puis, "avant le match et à la mi-temps, il a eu des mots forts, il sait nous motiver", a relevé lundi le jeune latéral Benjamin Pavard, qui l'a devancé devant la presse.

"Tout le monde a sa part de responsabilité, et j'ai la mienne aussi, a reconnu Matuidi. Je me dois bien sûr parfois de dire des choses, positives la plupart du temps. Si c'est négatif je le dis aussi, comme notre capitaine (Hugo Lloris, ndlr). On essaie d'être des relais pour le coach, des relais pour le groupe, on a notre responsabilité, et il faut l'assumer, c'est ce que l'on fait".

Blaise Matuidi, "c'est un mec important. Quand il parle, on est attentifs. C'est presque le bras droit du coach. Sur le terrain ou dans le vestiaire, il sait ce qu'il faut dire et il sait qu'il est respecté", avait estimé Antoine Griezmann, samedi dans le journal Le Parisien. Ou bras gauche: Matuidi est placé systématiquement à la gauche de Didier Deschamps sur la photo officielle de l'équipe de France depuis plusieurs années.

Alors, se retrouver remplaçant pour démarrer la Coupe du monde... Il l'accepte, lucide sur la bonne passe de Corentin Tolisso jusqu'au Mondial et ses propres difficultés, criantes contre les Etats-Unis le 9 juin (1-1): le sélectionneur a fait ses choix "sur un match, sur la forme du moment, c'est peut-être le cas... moi je l'ai accepté".

- Tombé de haut -

Mais à contre-coeur, forcément, "mais qui n'est pas déçu de ne pas débuter un match? Si c'est le cas, c'est qu'on n'est pas compétiteur", a-t-il aussi souligné.

Un scenario d'autant plus dur à digérer qu'il avait auparavant été titularisé à tous les matches importants de phase finale de l'ère Deschamps, au Mondial-2014 comme à l'Euro-2016 (sauf contre la Suisse en poule, un match sans enjeu où il était néanmoins entré en fin de partie). Il est donc tout de même tombé de haut quand il s'est vu doubler par Tolisso, 23 ans et dixième sélection jeudi.

Matuidi a ravalé sa rancoeur en faisant une bonne entrée en jeu, à la 78e minute, saluée, notamment par "DD" lui-même délivrant un satisfecit aux entrants, avec Nabil Fekir et Olivier Giroud.

Et Paul Pogba l'a cité en exemple, dimanche sur TF1: "Il est entré en montrant qu'il était professionnel, que c'est un leader. Il a réagi comme le coach le voulait. Il a apporté quelque chose, couru, fait des appels vers l'avant. On a besoin de voir ça. Pour un milieu titulaire qui commence sur le banc peut-être pour sa dernière Coupe du monde et entre dans le match, c'est vraiment un exemple. Tout le monde doit faire comme ça".

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Chapeaux et champagne au Prix de Diane, la course hippique à l'élégance française

il y a 2 heures 1 min

Seul le bruit sec des bouchons de champagne qui sautent vient perturber le martèlement des sabots: au Prix de Diane, rendez-vous incontournable de la jet-set hippique au château de Chantilly, près de Paris, le "concours d'élégance" est aussi disputé que la course de chevaux.

Panier à pique-nique, bouteille de rosé bien frais et, dans de nombreux cas, chapeau tantôt raffiné, tantôt excentrique: un peu plus de la moitié des 40.000 spectateurs venus dimanche au "Prix de Diane" avaient enfilé leur plus élégante tenue.

Baptisé "French Oaks" par les Britanniques, en référence à la fameuse course anglaise d'Epsom Oaks, le Prix de Diane voit défiler les plus belles pouliches d'Europe depuis 1843, mais également les plus belles démonstrations de "l'élégance à la française", dans le cadre idyllique du château de Chantilly, à une heure au nord de Paris.

"Le Prix de Diane, c'est l'élégance avant toute chose, c'est un événement unique au monde", assure André Berteau, un ancien jockey habitué du Prix Diane, même si d'autres courses dans le monde mettent l'accent sur l'élégance, comme le célébrissime "Ladies Day" à Ascott, en Angleterre.

"Parce que déjà, il n'y a qu'un hippodrome avec vue sur un château, entouré de forêts. On a vraiment beaucoup de chance à Chantilly", ajoute le connaisseur, son haut-de-forme posé selon un angle soigneusement recherché.

Si beaucoup viennent pour la course, ils sont encore plus nombreux à n'être là que pour voir et être vus, en particulier les quelque 300 participants au Concours d'élégance, qui n'ont accordé qu'une importance relative à la victoire de la pouliche anglaise Laurens, donnée à 7 contre 1.

Parmi les dix premiers de la compétition, qui ont défilé devant un jury incluant la Miss France 1998 Sophie Thalmann, figuraient un gigantesque couvre-chef noir et rouge aux allures de fleur tropicale, un chapeau cloche doré des plus chics et une variation d'une coiffe de matador.

- Haute couture et prêt-à-porter -

Une bonne partie des candidats au seul trophée qui comptait était des modistes professionnels voulant saisir l'occasion de montrer leurs plus beaux chefs-d'oeuvre.

Certains ont puisé leur inspiration dans l'événement lui-même, ornant leur chapeau de chevaux ou de flutes de champagne. D'autres ont été plus originaux, comme ces jeunes diplômés d'une école de chapellerie ayant choisi pour thème "Alice au pays des merveilles": l'un était déguisé en Reine de coeur, l'autre en service à thé du Chapelier fou.

"Je voulais quelque chose de très grand et de très féminin", se justifie Nadège Monett, 23 ans, se penchant légèrement pour montrer la théière et les soucoupes perchées sur sa tête, tout en coinçant sous son bras un parapluie en forme de flamant rose.

Non loin de là, une femme tenait fermement une vague chose rose et dorée fragilement posée sur sa tête. "Ca va si je ne tourne pas ma tête vers la droite", se rassure-t-elle.

Johanna Contremoulins, une responsable des ressources humaines de 27 ans venue de Normandie, a décroché cette année le titre très convoité de "Mademoiselle Diane", pour une confection en spirale rose agrémentée de feuilles pointues.

Sara Rose, elle, n'a pas réussi à se classer dans le tiercé de tête, mais l'Irlandaise se consolait en rappelant que son élégante tenue blanc immaculé, surmontée d'un chapeau noir style torero, venait des marques de prêt-à-porter bon marché Primark et New Look.

"Ca ne rime à rien si on gagne en ayant dépensé 3.000 balles pour sa tenue", estime Rose, qui travaille pour la course hippique de Newmarket, en Angleterre.

Pour elle, le concours d'élégance de Chantilly se place nettement au-dessus de son équivalent anglais, le "Ladies Day" (jour des dames) à Ascot où, après une bouteille ou deux de champagne, l'élégance est largement dissoute dans les bulles. "Mais nous ne sommes pas encore à la fin de la journée", dit-elle dans un rire.

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Cordier et Germain, deux des cinq Compagnons de la Libération encore vivants

il y a 2 heures 1 min

Daniel Cordier et Hubert Germain, honorés ce lundi à l'occasion des commémorations du 18 juin, figurent parmi les cinq derniers compagnons de la Libération encore vivants. Retour sur le parcours hors du commun de ces résistants de la première heure.

Guy Charmot, le médecin

Médecin militaire attiré par l'Outremer, Guy Charmot est en poste en Haute Volta quand, en septembre 1940, il rallie au Cameroun les Forces françaises libres (FFL) du général de Gaulle. Médecin du bataillon de marche numéro 4, il participe aux combats en Syrie, en Ethiopie, en Libye, en Tunisie, en Italie puis en Provence.

En Italie notamment, il installe des postes de secours au plus près de la ligne de front et sauve plusieurs camarades de combat par la rapidité de ses interventions.

A la Libération, il devient médecin des Hôpitaux d'Outre-mer et professeur du Service de santé des armées, effectuant de nombreux séjours en Afrique jusqu'en 1965.

Spécialiste de la recherche en médecine tropicale, il démissionne avec le grade de médecin-colonel et entre au service de Recherches thérapeutiques de Rhône-Poulenc. Professeur à l'Institut de médecine et d'épidémiologie africaine, il préside la Société de Pathologie exotique puis est élu, en 1994, membre de l'Académie des Sciences d'Outremer. Doyen des Compagnon, il est âgé de 103 ans.

Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin

Né le 10 août 1920, le jeune Bordelais, militant maurrassien et monarchiste, rallie la France Libre fin juin 1940 à Londres. "Je suis le fils de la guerre de 1914. Mon enfance, ce sont les monuments aux morts, les mutilés, etc. Alors, en 1940, quand la France a perdu la guerre qu?elle avait gagnée vingt ans plus tôt, ça a été pour moi insupportable", expliquait-il au Monde dans une interview parue en mai.

A l'été 1941, il est nommé au service "Action" du Bureau central de Renseignements et d'Action (BCRA), les services secrets des FFL. Parachuté en France en 1942, il est embauché comme secrétaire par Jean Moulin à Lyon et reste au service de cette figure de la résistance jusqu'à l'arrestation de ce dernier en juin 1943. Pourchassé par la Gestapo, il retourne en Angleterre et continue de travailler pour le BCRA.

Marchand de tableaux d?art contemporain et galeriste réputé après la guerre, il a donné des centaines d'oeuvres au Musée Georges-Pompidou. En 1983, il publie une colossale biographie de Jean Moulin.

Hubert Germain, le légionnaire

Né le 6 août 1920, Hubert Germain, fils d'un général des troupes coloniales, passe le concours d'entrée de l'école navale à Bordeaux pendant la débâcle de l'été 1940. "Au bout de cinq minutes je me suis dit +Mais qu'est-ce que tu fais là ?+" a-t-il confié en septembre dernier à l'AFP. "Je me suis levé en disant à l'examinateur: +Je pars faire la guerre+".

Il embarque, à Saint Jean de Luz, à bord d'un navire transportant des soldats polonais à destination de l'Angleterre et arrive à Londres le 24 juin 1940. Il intègre la Légion étrangère et combat en Syrie, en Libye, en Egypte, en Italie, en Provence, dans les Vosges et en Alsace. Il est blessé et décoré par le général de Gaulle fin juin 44 en Italie.

A la Libération, il travaille dans une entreprise de produits chimiques, est élu maire de Saint-Chéron (Essonne) en 1953, puis député de Paris en 1962. Il sera ensuite ministre des PTT de 1972 à 1974 puis ministre chargé des relations avec le Parlement (mars-mai 1974).

Pierre Simonet, benjamin des Compagnons

Né le 27 octobre 1921 à Hanoï, en Indochine, Pierre Simonet rejoint Bordeaux pour y faire ses études. Révolté par l'intention du maréchal Pétain de signer l'armistice avec l'Allemagne, le jeune homme décide de rejoindre l'Angleterre pour s'engager dans les FFL en juillet 1940.

Membre du 1er régiment d'artillerie, il participe aux campagnes de Syrie et de Libye, où il s'illustre à Bir Hakeim. Il combat également lors des campagnes de Tunisie et d'Italie, avant de débarquer en Provence et de poursuivre les combats en Alsace.

Après guerre, Pierre Simonet effectue une grande partie de sa carrière dans la fonction publique internationale (ONU, OCDE, FMI...)

Edgard Tupët-Thomet, le para

Né le 19 avril 1920, le jeune homme se détourne des études de théologie pour s'engager dans l'armée en 1938. Sergent quand la guerre éclate, il prend part aux combats en Lorraine, en Belgique puis à Dunkerque, où il protège l'embarquement des soldats britanniques. Fait prisonnier par les Allemands, il s'évade.

Après l'armistice, il s'engage dans la résistance intérieure et devient l'un des quatre premiers engagés militaires secrets des FFL en France.

Avec le 3e régiment de chasseurs parachutistes, il accomplit des missions à haut risque en Bretagne, dans le Jura et en Hollande, qui infligent de grosses pertes à l'ennemi.

Administrateur en Tunisie après la guerre, il reprend des études d'ingénieur dans les années 1950 et travaille chez Singer, dans un laboratoire pharmaceutique puis chez Panhard.

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Un bébé naît dans le RER A en plein Paris

il y a 2 heures 9 min

Un petit garçon est né lundi matin dans une rame du RER A, arrêtée pour l'occasion à la station Auber à Paris, a annoncé la RATP, qui lui offrira la gratuité sur ses lignes jusqu'à ses 25 ans.

"Suite à la naissance inopinée d'un bébé dans un train en gare d'Auber, le trafic est interrompu entre les gares CDG/Etoile et Nation", avait tweeté la compagnie sur le compte du RER A.

Le trafic a été interrompu dans les deux sens de 11H15 à 12H00 sur ce tronçon particulièrement chargé du RER, au c?ur de la capitale, a indiqué un porte-parole à l'AFP, précisant que la naissance a eu lieu à 11H40.

Une quinzaine de personnes - pompiers, policiers et personnel de la RATP - ont aidé sur place, tandis que la rame avait été évacuée dans le calme, a-t-il précisé.

"A notre connaissance, tout le monde va bien", a dit le porte-parole. C'est un garçon, selon le compte Twitter du RER A.

"La RATP félicite la maman et a tenu à offrir à l'enfant la possibilité de voyager gratuitement sur son réseau jusqu'à ses 25 ans", a-t-il précisé.

"Longue et heureuse vie au bébé. Félicitations à la maman. Pensées aussi pour les voyageurs...", a de son côté tweeté Valérie Pécresse, la présidente de la région capitale et d'Ile-de-France Mobilités, l'autorité organisatrice des transports en commun francilienne.

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LR: Calmels limogée, Pécresse remontée, Wauquiez peine à rassembler

il y a 2 heures 13 min

Virginie Calmels limogée, Valérie Pécresse en embuscade: six mois après son élection à la tête de LR, Laurent Wauquiez peine à rassembler un parti traumatisé par les élections de 2017 et pris en étau entre LREM et le Rassemblement national (ex-FN).

A droite, les bons ou mauvais mots sont de sortie. "L'auteur de la loi sur la fin de vie (Jean Leonetti) à la place V. Calmels limogée, un choix assez lucide pour LR", a tweeté Xavier Chinaud, l'un des conseillers du Premier ministre Edouard Philippe, ex-membre des Républicains.

Chez LR, les dirigeants ont aussi la dent dure, mais avec Virginie Calmels. Son limogeage dimanche soir par Laurent Wauquiez? Un "épisode dérisoire" qui "n'empêchera pas la droite de se refonder", a déclaré au Figaro le numéro trois Guillaume Peltier, en opposition notoire avec elle.

"On ne peut pas garder une numéro deux qui joue contre son camp", a estimé l'une des porte-parole, Lydia Guirous. Et Virginie Calmels "n'avait pas particulièrement fédéré lors de son passage", a renchéri sa collègue, Laurence Sailliet.

Par un communiqué laconique qui ne la mentionne pas même nommément, Laurent Wauquiez s'est séparé de sa vice-présidente déléguée Virginie Calmels, qui l'avait rejoint l'été dernier lors de sa campagne pour la présidence du parti. Un épilogue de deux semaines de conflit ouvert avec les critiques sur le "dysfonctionnement" du management du patron de LR formulées par l'adjointe bordelaise d'Alain Juppé.

Selon les statuts du parti, la décision de nommer un nouveau vice-président délégué doit être soumise à l'approbation du Conseil national, justement présidé par l'ancien ministre et actuel maire d'Antibes (Alpes-Maritimes).

Ce point devrait être à l'ordre du jour du Conseil national le 30 juin à Menton, selon l'entourage de M. Wauquiez. Mais "il n'y a aucun sujet" car le Conseil, "composé des plus endurcis", est "acquis à Wauquiez", estime-t-on tant au sommet du parti que dans l'entourage de Valérie Pécresse.

Centriste respecté, M. Leonetti, qui avait succédé en 2011 à Laurent Wauquiez au poste de ministre délégué aux Affaires européennes, se retrouve ainsi vice-président délégué, président du Conseil national, également président du "Conseil des sensibilités" récemment créé, et son nom circule même pour conduire la liste LR aux élections européennes l'an prochain.

-Pécresse réunit ses cadres dimanche-

Pressé par un nombre grandissant de responsables ou dirigeants de LR de conduire lui-même la liste, Laurent Wauquiez a de nouveau opposé une fin de non-recevoir. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes "ne sera pas tête de liste", "c'est ferme et définitif", a réaffirmé lundi Laurence Sailliet.

Une telle décision ferait "pourtant du sens", a estimé lundi matin Valérie Pécresse, rivale de M. Wauquiez, qui présentait les propositions pour l'Europe de son mouvement, "Libres!".

"Je me suis inquiétée il y a six mois du rétrécissement de notre famille politique, c'est un danger, une menace pour la droite française, et ce danger, cette menace, existe depuis six mois", a jugé la présidente de la région Ile-de-France, qui ne s'était pas présentée face à M. Wauquiez lors de la campagne interne pour la présidence de LR.

"Je ne pense pas qu'on rétrécisse la droite en nommant vice-président une personnalité venant du centre", a rétorqué Laurence Sailliet.

Valérie Pécresse, dont le mouvement est devenu associé à LR en janvier lors d'un Conseil national houleux, réunira les cadres de son mouvement dimanche près d'Orléans. Libres!, ouvert tant aux adhérents qu'aux non-adhérents de LR, revendique un millier d'élus.

Laurent Wauquiez, de son côté, prononcera un discours lundi soir à Lyon devant Sens Commun, émanation de la Manif pour tous au sein du parti. Il sera mercredi en Indre-et-Loire pour un déplacement consacré au thème de l'agriculture.

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Macron élève Daniel Cordier au plus haut grade de la Légion d'honneur

il y a 2 heures 21 min

Emmanuel Macron a élevé lundi Daniel Cordier, l'ancien résistant et secrétaire de Jean Moulin âgé de 97 ans, au grade de Grand-Croix, le plus élevé de la Légion d'honneur.

Les deux hommes ont ensuite assisté au Mont Valérien aux commémorations de l'Appel du 18 juin, lancé il y a 78 ans par le général De Gaulle.

"Se trouver face à vous, c'est se trouver immédiatement, irrésistiblement, face à l'Histoire", a déclaré le chef de l'Etat en décorant Daniel Cordier à l'Elysée, en présence notamment de la ministre des Armées Florence Parly et de la secrétaire d'Etat aux Anciens combattants Geneviève Darrieussecq.

"Ca me bouleverse", a reconnu l'ancien résistant au cours d'un aparté avec Emmanuel Macron, selon des extraits diffusés par l'Elysée. "Je vais très, très, très bien. Ce qui est curieux c'est que ça dure si longtemps. Mais enfin, je suis prêt à tout", a ajouté le nonagénaire.

Daniel Cordier est l'un des cinq derniers Compagnons de la Libération encore en vie, sur les 1.038 qui avaient été distingués pour leur engagement au sein de la France libre pendant l'Occupation allemande.

Les quatre autres - Guy Charmot, Hubert Germain, Pierre Simonet et Edgard Tupët-Thomé - sont âgés de 96 à 103 ans. Il est prévu que le dernier d'entre eux qui décèdera sera inhumé au Mont-Valérien, à Suresnes (Hauts-de-Seine). Ce site a été le principal lieu d?exécution de résistants et d?otages par l?armée allemande durant la Seconde guerre mondiale avant que Charles de Gaulle y inaugure le Mémorial de la France combattante.

Né le 10 août 1920 à Bordeaux, Daniel Cordier, de son vrai nom Bouyjou, a passé une grande partie de sa vie à défendre l'oeuvre et la mémoire de Jean Moulin, le coordinateur de la résistance française, lui consacrant une biographie monumentale. Il s'est également fait connaître comme amateur d'art et a donné au Centre Georges-Pompidou une partie de sa vaste collection de tableaux.

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Mondial-2018 : pour son retour en Coupe du monde, la Tunisie rêve de s'offrir l'Angleterre

il y a 2 heures 21 min
Privée de mondial depuis 2006, la Tunisie est de retour sur la scène internationale. En Russie, les Aigles de Carthage et leur attaque de feu ouvrent le bal face à l'Angleterre, l'un des outsiders de la Coupe du monde.
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Ferrand réfléchit à "passer la main" à mi-mandat à la tête des députés LREM

il y a 2 heures 30 min

Un an après l'arrivée massive de députés LREM à l'Assemblée, leur chef de file Richard Ferrand a indiqué qu'il réfléchissait à "passer la main" à mi-mandat, dans un entretien lundi au Figaro.

A mi-mandat, soit fin décembre 2019, "il faudra remettre à plat et en cause l'ensemble des responsabilités" exercées par des "marcheurs" à l'Assemblée, conformément à l'engagement pris il y a un an, a rappelé M. Ferrand, estimant que cela "ne veut pas dire organiser une vidange intégrale".

Le député du Finistère et ancien ministre sera-t-il candidat à sa succession à la tête du groupe LREM ? "Ça, nous verrons en son temps (...) Reparlons-en dans un an ! L'esprit des choses serait que je passe la main", répond-il.

Présider le groupe majoritaire, "ce n'est pas un chemin pavé de roses tous les jours" mais "les choses sont bien partagées entre difficultés et satisfactions", selon M. Ferrand.

Il y a un an, "on nous promettait les pires difficultés. Or, les textes de transformation adoptés démontrent qu'il y a bien, après débats, une unité de pensée et d'action qui s'élabore au sein de notre groupe" de 312 membres, souligne-t-il.

Le vote contre le projet de loi asile-immigration en avril du député Jean-Michel Clément a entraîné sa mise en retrait du groupe LREM. Et depuis ce lundi, jour anniversaire de l'élection de la nouvelle Assemblée, il siège parmi les non-inscrits, est-il écrit sur le site de l'Assemblée.

D'après M. Ferrand, il existe dans le groupe "des sincérités divergentes, mais aucune volonté de nuire au travail commun".

Il compare la démarche d'Emmanuel Macron, celle de "la création d'un rassemblement autour d'un socle de valeurs, d'une vision et d'une démarche", à "ce que le général de Gaulle a cherché à faire en 1958".

Enfin, avec le groupe MoDem allié (47 membres), M. Ferrand reconnaît que "parfois, il y a des divergences". Mais "c'est grave docteur ? Non. Les collègues ont appris à se connaître, à s'apprécier, et les échanges s'améliorent chaque jour".

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XV de France: Bonneval, Bourgarit, Sanconnie et S. Taofifenua avec les Barbarians

il y a 2 heures 35 min

L'arrière ou ailier Hugo Bonneval, le talonneur Pierre Bourgarit, le troisième ligne Fabien Sanconnie et le pilier gauche Sébastien Taofifenua ont été libérés par l'encadrement du XV de France, avant le dernier test samedi contre la Nouvelle-Zélande, pour renforcer les Barbarians français, a annoncé lundi le staff des Bleus.

Les "Babaas", réserve officielle du XV de France, affronteront les Highlanders vendredi à Invercargill. Ils seront privés d'Armand Batlle (reparti se marier en France), Djibril Camara (commotion cérébrale), Baptiste Pesenti (commotion cérébrale) et Dorian Aldegheri (mollet), touchés vendredi dernier face aux Crusaders (26-42).

Bonneval et Taofifenua ne figuraient pas sur la feuille de match des deux premiers tests des Bleus (11-52 puis 13-26), alors que Sanconnie était titulaire pour le premier et que Bourgarit est entré en jeu lors du deuxième.

Les Highlanders, basés à Dunedin, s'appelaient auparavant Otago Highlanders et participent, comme les (Canterbury) Crusaders, au Super Rugby de l'hémisphère sud.

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Yémen: les rebelles Houthis doivent se retirer "sans condition" de Hodeida

il y a 2 heures 37 min

Les Emirats arabes unis, un pilier de la coalition anti-rebelles au Yémen, ont affirmé lundi que les insurgés Houthis devaient se retirer "sans condition" de la cité portuaire de Hodeida, en pleine tentative de médiation des Nations unies.

L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffith, s'est entretenu dimanche à Sanaa avec des responsables rebelles, dans le cadre d'une médiation visant à faire cesser les combats et éviter une nouvelle catastrophe humanitaire dans ce pays. Il doit informer lundi le Conseil de sécurité.

"L'opération militaire (pour prendre) le port de Hodeida va se poursuivre à moins que les rebelles ne se retirent sans condition", a déclaré à la presse le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash.

Il a ajouté que la coalition avait maintenu ouverte la route reliant Hodeida à Sanaa, capitale yéménite tenue par les rebelles, afin de permettre aux "milices Houthis de se retirer".

Le diplomate émirati a affirmé que la pression militaire exercée sur Hodeida par la coalition était destinée à aider "l'émissaire de l'ONU dans sa tentative de la dernière chance pour convaincre les Houthis de se retirer sans condition".

"Si cela ne réussit pas, nous sommes déterminés à atteindre nos objectifs", a-t-il souligné.

En six jours d'offensives sur Hodeida, les forces progouvernementales yéménites ont atteint l'aéroport de cette ville de quelque 600.000 habitants.

"Nous pouvons prendre l'aéroport mais nous sommes sous le feu de tirs provenant de quartier résidentiels avoisinants. Nous ne voulons pas y répliquer pour ne pas mettre en danger les civils", a argué Anwar Gargash.

Il a assuré que les forces progouvernementales soutenues par la coalition avaient la dessus à Hodeida, mais qu'elle prendraient le temps nécessaire pour atteindre leurs objectifs.

Selon lui, les Houthis profitent financièrement de leur contrôle du port de Hodeida, une situation qui n'a que trop duré.

"Les rebelles en tirent beaucoup d'argent (...). Hodeida est une vache à lait pour les Houthis", a-t-il dit.

Commentant une récente information du quotidien français Le Figaro, il a d'autre part nié que des troupes françaises soient impliquées dans les opérations de la coalition au Yémen.

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