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Mis à jour : il y a 11 min 19 sec

Mondial-2018: Neymar qui boite et le Brésil qui cloche

il y a 1 heure 51 min

Il espérait mieux et le Brésil aussi. Apparu encore assez loin de son meilleur niveau dimanche face à la Suisse (1-1), Neymar n'a pas pu porter la Seleçao à la victoire et a quitté Rostov en boitillant, symbole d'une équipe pas encore au point.

. Neymar clopin-clopant

Démarche d'éclopé et regard noir, Neymar avait un message à faire passer, tard dimanche soir dans la zone mixte de la Rostov Arena.

"C'est à cause d'un coup que j'ai pris. Il n'y a rien de grave, rien de préoccupant. Mais à froid, c'est un peu douloureux", a expliqué le N.10. Dix, comme le nombre de fautes subies par la star face à la Suisse.

Le traitement infligé à Neymar par l'arrière-garde suisse a d'ailleurs été le principal sujet de conversation après le match, le sélectionneur suisse Vladimir Petkovic assurant qu'il n'avait rien vu "de méchant".

Fâché contre ses adversaires et contre l'arbitre, l'attaquant du Paris SG a surtout semblé manquer du coup de reins qui aurait pu lui permettre d'échapper plus souvent à ses Cerbères.

Quatre mois après sa blessure au pied, Neymar a enfin joué un match complet dimanche mais il manque logiquement de rythme et a alterné les très bonnes périodes - la première demi-heure et les 10 dernières minutes - et d'autres où il a semblé moins lucide, avec des choix moins collectifs.

Or, il n'a pas semblé physiquement en mesure de gagner à lui tout seul un match de ce niveau, face à une "Nati" solide et impeccablement organisée.

. Seleçao sans pression ?

2014 est loin mais les fantômes reviennent vite. Le Brésil a un spectaculaire désastre à faire oublier et la pression peut revenir très vite, ce que n'ont pas caché les joueurs et le sélectionneur après la partie.

"Pour beaucoup, c'était une première en Coupe du monde. Il y avait un peu de nervosité, d'anxiété. Après ce match, je pense qu'on gèrera ça mieux", a ainsi déclaré à l'AFP le gardien Alisson, Tite parlant pour sa part de "pression", de "stress" et d'"anxiété".

Le sélectionneur devra aussi répondre de l'attitude d'une équipe qui a semblé se contenter de l'ouverture du score, alors que ses 20 premières minutes très réussies auraient pu servir de tremplin.

Le Brésil a-t-il été trop sûr de sa solidité défensive ? En tous cas, le but inscrit par le Suisse Zuber, le premier encaissé par les Auriverde depuis novembre 2017, a suffi à les déstabiliser.

Le match nul aussi fragilise le Brésil dans un groupe E où la Serbie a pris le meilleur départ et laissé la meilleure impression. La pression ? "On l'a toujours", a balayé Thiago Silva.

. Coutinho vise juste

Neymar prend des coups et prend la lumière, mais dimanche, c'est bien Coutinho, celui qui l'a remplacé à Barcelone, qui a pris ses responsabilités.

Petit crochet et magnifique frappe enroulée en lucarne, sa "spéciale" était saluée lundi par les deux quotidiens sportifs catalans Sport et Mundo Deportivo, qui titraient sur ce "Coutinhazo", dérivé du "golazo".

Le petit milieu de terrain offensif a joué juste, notamment pendant la meilleure période de Neymar et du Brésil, en début de match, quand le trio formé côté gauche avec Marcelo a fait souffrir les Suisses.

Surtout, il a visé juste, alors que le manque de précision des artilleurs brésiliens a été souligné par les statistiques et par Tite.

"On a eu 20 tirs mais trop de tirs étaient non-cadrés. On aurait dû faire travailler leur gardien plus que ça", a regretté le sélectionneur.

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Une majorité de Français contre l'accueil de l'Aquarius dans un port français

il y a 1 heure 57 min

Une majorité de Français estime que le gouvernement a fait le bon choix en n'offrant pas l'accueil au navire humanitaire Aquarius, arrivé en Espagne après une semaine d'errance en Méditerranée, selon un sondage publié lundi.

Les 630 migrants secourus par le navire affrété par l'ONG SOS Méditerranée ont accosté dimanche dans le port de Valence, dans l'est de l'Espagne.

Le refus de l'Italie et de Malte d'accueillir l'Aquarius avait plongé l'Europe dans une nouvelle crise sur la question migratoire et déclenché une passe d'armes diplomatique entre la France et l'Italie.

En France, le choix de ne pas accueillir le navire, passé près de ses côtes, avait été critiqué par certains, regrettant le manque d'empathie et de solidarité des autorités françaises, alors qu'un peu partout en Europe, populations et gouvernements tendent à adopter des positions de plus en plus dures face aux arrivées massives de migrants.

Un sondage réalisé par OpinionWay pour les médias Public Sénat, Les Échos et Radio Classique, indique que 56% des Français estiment que la France a fait le bon choix en n'accueillant pas l'Aquarius,contre 42% à penser le contraire (2% ne se sont pas prononcés).

En Allemagne, un sondage publié vendredi montre que près de 90% de la population veut plus d'expulsions de clandestins, et plusieurs pays ont porté à leur tête des dirigeants aux positions fermes contre l'immigration.

Si la France n'a pas proposé à l'Aquarius d'accoster dans l'un de ses ports, elle a en revanche proposé à l'Espagne d'accueillir une partie des migrants secourus par le navire.

Paris traitera les situations "au cas par cas", a déclaré dimanche le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, tout en jugeant "impossible" à l'heure actuelle de déterminer combien seront accueillis.

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L'UE prolonge d'un an ses sanctions pour la Crimée et Sébastopol

il y a 1 heure 58 min

L'Union européenne a reconduit lundi pour un an les sanctions décidées contre la Crimée et Sébastopol après leur annexion illégale par la Russie en mars 2014, qui interdisent notamment les investissements dans la péninsule et les importations vers l'Union de ses produits.

"Les restrictions décidées pour sanctionner l'annexion illégale de la Crimée et de Sébastopol par la Russie ont été prolongées jusqu'au 23 juin 2019", précise le Conseil de l'Union européenne, l'instance des Etats membres, dans un communiqué.

"Les mesures s'appliquent aux ressortissants de l'UE et aux entreprises établies dans l'UE. Elles sont limitées au territoire de la Crimée et de Sébastopol", rappelle le communiqué.

Elles interdisent "l'importation de produits originaires de Crimée ou de Sébastopol dans l'UE" et "les investissements en Crimée ou à Sébastopol". Aucun Européen ni aucune société établie dans l'UE ne peut ainsi y acquérir des biens immobiliers ou y financer des sociétés.

Les activités touristiques en Crimée ou à Sébastopol sont interdites, et les navires de croisière européens "ne peuvent pas faire escale dans les ports de la péninsule de Crimée, sauf en cas d'urgence".

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Google va investir 550 millions de dollars dans le géant chinois du e-commerce JD.com

il y a 2 heures 7 min

Google va investir plus d'un demi-milliard de dollars dans le géant chinois de la vente ligne JD.com, dans le cadre d'une initiative visant à étendre les services de distribution dans le monde entier, ont annoncé lundi les deux sociétés.

L'annonce intervient alors que le géant américain promeut Google Shopping, une plateforme permettant aux clients de comparer les prix entre différents vendeurs, ce qui pose un défi à Amazon.

Les deux sociétés vont marier l'expérience de JD dans le domaine de la chaîne d'approvisionnement et celle de la logistique avec la technologie de Google pour créer une nouvelle génération de commerce de détail personnalisé dans des régions telles que l'Asie du Sud-Est, les États-Unis et l'Europe, selon le communiqué commun publié par Google et JD.

"Ce partenariat avec Google ouvre un large éventail de possibilités pour offrir une expérience de vente au détail supérieure aux consommateurs du monde entier ", a déclaré Jianwen Liao, directeur de la stratégie de JD.com.

Google injectera 550 millions de dollars en numéraire dans JD.com et en retour, la société californienne recevra 27,1 millions d'actions ordinaires de classe A de JD.com nouvellement émises.

Selon un porte-parole de JD.com, ces actions équivalent à une participation de près d'un pour cent dans l'entreprise.

Le directeur commercial de Google, Philipp Schindler, a déclaré que cet investissement donnera aux consommateurs "le pouvoir d'acheter où et comme ils le souhaitent".

Toutefois, il est peu probable que ce partenariat affecte le statut de Google en Chine continentale, où Gmail, Google Search et Google Maps sont tous bloqués.

"L'annonce n'est pas centrée sur la Chine ", a confirmé Josh Gartner, porte-parole de JD.com, à l'AFP.

En Chine, JD.com est en concurrence agressive avec Alibaba, leader du commerce électronique, qui gère les populaires plateformes commerciales Taobao et Tmall.

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Dieselgate: le PDG d'Audi incarcéré en Allemagne (Parquet)

il y a 2 heures 16 min

Le PDG du constructeur allemand Audi, filiale de Volkswagen, a été arrêté et placé en détention en Allemagne dans le cadre de l'enquête sur le scandale des moteurs diesel truqués, a indiqué lundi le parquet de Munich.

Le parquet, qui avait mis en cause fin mai pour "fraude" le patron d'Audi Rupert Stadler ainsi qu'un autre membre du directoire, estime qu'il existe un "risque de dissimulation de preuves" justifiant l'arrestation.

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Contrôle aérien: la France championne des grèves, un matériel vétuste, selon un rapport

il y a 2 heures 17 min

Grèves à répétition et un matériel vétuste : un rapport de la commission des finances du Sénat, publié lundi, dresse un constat sévère sur le contrôle aérien français.

Pour la période 2004-2016, la France a enregistré 254 jours de grève de ses contrôleurs aériens, la Grèce, deuxième sur le podium, affiche seulement 46 jours, selon le rapport du sénateur UDI Vincent Capo-Canellas.

Sollicitée par l'AFP, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat.

Les contrôleurs français ont la spécificité de se mobiliser à la fois sur des "mouvements corporatistes et des grèves de la fonction publique", relève l?auteur du rapport, membre de la commission des Finances, après six mois de travail ponctués par de nombreuses visites de terrain.

Outre les mouvements sociaux, la France est aussi championne des retards, liés à la vétusté du système, souligne le rapport. "Notre pays est responsable de 33 % des retards dus au contrôle aérien en Europe, déplore Vincent Capo-Canellas. Cela représente 300 millions d?euros de perte annuelle pour les compagnies aériennes."

"En France, les matériels de contrôle sont vétustes", insiste Vincent Capo-Canellas. Et leur coût d?entretien est très élevé : "136 millions d?euros par an. Nous sommes très en retard par rapport à nos voisins", poursuit-il. Un retard d'autant plus "alarmant", que plus de "deux milliards d?euros ont été dépensés pour moderniser le contrôle depuis 2011", s'inquiète le sénateur.

Le rapport précise que les 4.000 contrôleurs aériens français doivent faire face tous les ans à une forte augmentation du trafic. Ils ont contrôlé plus de 3,1 millions de vols en 2017, soit 4 % de hausse par rapport à 2016 et de 8,6 % par rapport à 2015.

Si cette augmentation "constitue en soi une excellente nouvelle, encore faut-il que (les services de navigation aérienne) soient en mesure de l?absorber", ajoute-t-il.

Enfin, selon le rapport, l'école nationale d?aviation civile (ENAC) est reconnue dans le monde entier. Elle forme aussi des contrôleurs étrangers qui partent ensuite opérer dans des tours de contrôle +top modernes+, s?enorgueillit Vincent Capo-Canellas. Mais pour ceux qui restent en France en revanche, après leurs études, "ils désapprennent et reviennent 25 ans en arrière dans les tours françaises", déplore l'auteur du rapport.

Qualifiant la situation actuelle du contrôle aérien français d'"inquiétante", le sénateur estime que les défis à relever sont nombreux, "si l?on veut éviter que les différents retards accumulés ne conduisent à un véritable décrochage par rapport à nos partenaires européens, avec qui nous cherchons laborieusement à bâtir un Ciel unique européen".

"Tout laisse à penser que la situation va se dégrader dans les années à venir et que des solutions fortes doivent être mises en place dès à présent pour redresser la barre dans les meilleurs délais", ajoute-t-il.

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Un an après, état des lieux des groupes politiques à l'Assemblée

il y a 2 heures 19 min

Une majorité secouée par quelques turbulences internes, mais jamais inquiétée, une droite qui se fait entendre mais cherche parfois sa ligne, des Insoumis toujours remuants...: état des lieux des sept groupes politiques à l'Assemblée un an après le grand renouvellement des législatives.

- LREM-MoDem, un tandem sans crise majeure -

Forte d'un total de 360 élus, la majorité LREM-MoDem n'a jamais été inquiétée en un an, même si elle a traversé quelques zones de turbulences internes, lors du texte asile-immigration. Les convictions de chacun s'expriment davantage depuis, et les amendements individuels fleurissent, nourris aussi par les envies de certains de se faire connaître et de monter dans les classements des députés.

Le chef de file LREM Richard Ferrand se défend de tout "caporalisme". Le groupe penche à gauche, dit-on en interne, et il ne connaît "ni chapelles, ni courants" mais des "sensibilités" s'y expriment, selon une députée. Une source parlementaire pronostique que "ça ne va pas aller en s'améliorant, l'équilibre sera de plus en plus complexe".

Le tandem formé avec le MoDem, dont les votes n'ont pas fait défaut, fonctionne. Les députés centristes, Marc Fesneau en tête, font entendre leur voix - et parfois quelques dissonances intérieures - mais souvent retirent leurs amendements. "On est trop gentils", juge un membre. Le président du parti François Bayrou veille et guide encore bien des choix.

- Les deux droites -

- Principale force d'opposition avec ses 102 députés, LR a réussi à éviter l'explosion après le départ d'une dizaine de "constructifs" et a même regagné quelques unités avec des partielles. A la peine pour s'opposer sur certains sujets économiques et sociaux (ils ont voté la réforme SNCF ou les ordonnances travail), le groupe mené par Christian Jacob tente de se positionner comme le défenseur de la ruralité (contre les 80 km/h, diesel, etc) et des retraités (CSG). Dans le sillage de Laurent Wauquiez, il s'oppose frontalement à la majorité sur les sujets régaliens, principalement les questions asile/immigration et terrorisme.

- Le groupe UDI-Agir-Indépendants, composé d'une trentaine de centristes et d'ex-LR, peine à trouver sa place et son identité. Les ex-LR (Agir) votent ainsi davantage avec la majorité que ne le fait l'UDI, dont les membres sont eux-même rarement tous d'accord. Plusieurs centristes songent d'ailleurs à créer un nouveau groupe avec des radicaux de gauche non-inscrits, frustrés de ne pas avoir de visibilité.

- Les trois gauches -

- Avec 17 élus très actifs, la France Insoumise est au front sur tous les textes, souvent avec véhémence et quelques coups d'éclat spectaculaires. Le groupe, conduit par Jean-Luc Mélenchon, est en conflit de plus en plus ouvert avec le président de l'Assemblée François de Rugy.

- Le groupe Nouvelle Gauche, qui a changé de pilote en avril avec l'élection de Valérie Rabault (première femme présidente d'un groupe de plein exercice), pour succéder à Olivier Faure, devenu patron du parti, peine toujours à se faire entendre, mais a retrouvé une unité de vote. Ses 30 élus (et non plus 31 depuis que Delphine Batho a quitté le PS en mai) ont voté unanimement contre les dernières grandes réformes (asile, agriculture, logement, SNCF).

- Moins dans la lumière, le groupe GDR à dominante communiste (16 députés), parvient à faire entendre une voix différente. Ses membres ne veulent pas être seulement dans la "protestation", mais "prendre à pleines mains" des problèmes concrets, selon leur chef de file André Chassaigne.

- Des non-inscrits peu audibles -

- Sur ces 20 députés, il y a les RN (ex-FN), dont Marine Le Pen, qui souffrent terriblement de pas être un groupe politique, ce qui les prive de beaucoup de temps de parole. Après plusieurs mois difficiles, ils se sont quand même fait entendre sur le projet de loi asile-immigration que LR voulait préempter. Dans les autres non-inscrits, les trois nationalistes corses font entendre leur voix principalement? sur les questions liées à la Corse.

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Séparations d'enfants: l'ONU dénonce la politique "inadmissible" des Etats-Unis

il y a 2 heures 19 min

"Inadmissible" et "cruelle" : le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a vivement dénoncé lundi la politique des autorités américaines de séparation d'enfants de leurs parents sans papiers à la frontière mexicaine, au coeur d'une vive polémique aux Etats-Unis.

"Penser qu'un Etat puisse chercher à dissuader des parents en infligeant des mauvais traitements pareils à des enfants est inadmissible", a affirmé le Haut-Commissaire Zeid Ra'ad Al Hussein, en ouvrant une session du Conseil des droits de l'homme à Genève.

Alors que l'émotion monte, le responsable onusien a appelé l'administration du président Donald Trump à "stopper immédiatement" cette "pratique cruelle".

A Washington, la Première dame Melania Trump a plaidé dimanche pour une politique faisant une place au "coeur" et pour un accord rapide au Congrès, où les élus de l'opposition démocrate dénoncent une pratique "diabolique".

Dans une rare incursion sur la scène politique, Mme Trump a dit "détester voir des enfants séparés de leur famille" et "espèrer que les deux camps du Congrès pourront enfin tomber d'accord pour faire aboutir une réforme réussie de l'immigration".

"Elle pense que nous devons être un pays qui respecte toutes les lois mais aussi un pays qui gouverne avec coeur", a affirmé à CNN la directrice de la communication de la Première dame, Stephanie Grisham.

L'administration américaine a révélé vendredi que sa nouvelle politique de tolérance zéro à la frontière avec le Mexique avait conduit depuis mi-avril 2.000 enfants à être séparés de leurs parents, arrêtés pour être entrés illégalement aux Etats-Unis.

Face au tollé, le président Trump a accusé les démocrates d'être responsables de cette situation et a réclamé, pour y mettre fin, une vaste réforme sur l'immigration qui patine depuis des mois au Congrès.

"Les démocrates peuvent apporter une solution à la séparation forcée des familles à la frontière en travaillant avec les républicains à une nouvelle loi, pour une fois", a-t-il encore tweeté samedi.

La Maison Blanche revendique ouvertement cette politique, sans en nier l'aspect polémique.

"Personne n'aime voir des bébés arrachés des mains de leur mère", a dit dimanche une proche conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, sur la chaîne NBC.

L'opposition démocrate s'est révoltée, et le malaise gagne jusqu'aux rangs de la majorité républicaine.

"Ils appellent cela +tolérance zéro+ mais un meilleur nom est +humanité zéro+ et il n'y a absolument aucune logique pour cette politique", a déclaré le sénateur Jeff Merkley (Oregon), à la tête d'un groupe d'élus démocrates qui a visité la frontière.

Après avoir visité un supermarché transformé pour l'occasion en centre d'accueil pour 1.500 enfants de migrants, M. Merkley a affirmé que "blesser des enfants pour s'en servir de levier législatif est inacceptable". "C'est diabolique", a-t-il martelé.

- "Outil de négociation" -

Même ton chez l'ex-président démocrate Bill Clinton qui a tweeté: "Ces enfants ne doivent pas être utilisés comme un outil de négociation".

L'élue Sheila Jackson-Lee a accusé le président Trump de "ne pas dire la vérité" lorsqu'il affirme qu'il ne fait que suivre à la lettre les lois en vigueur. "Il n'y a pas de politique qui permet d'arracher des enfants à leurs familles", a-t-elle affirmé, en dénonçant un "programme hideux".

L'ex-Première dame Laura Bush a, elle, ouvertement critiqué l'approche républicaine. "J'habite un Etat frontalier. Je comprends le besoin de renforcer et protéger nos frontières internationales, mais cette politique de la tolérance zéro est cruelle. Et ça me brise le coeur", a écrit Mme Bush, qui vit au Texas, dans un éditorial publié par le Washington Post.

Le rythme des séparationss'est nettement accéléré depuis début mai, lorsque le ministre de la Justice Jeff Sessions a annoncé que tous les migrants passant illégalement la frontière seraient arrêtés, qu'ils soient accompagnés de mineurs ou pas. Or les enfants ne peuvent être envoyés dans la prison où sont détenus leurs proches, ce qui conduit aux séparations.

Divisés, les républicains semblent finalement prêts à présenter la semaine prochaine deux propositions de loi: l'une satisfaisant leur aile dure et l'autre tentant de réconcilier modérés et conservateurs mais incluant les demandes de Donald Trump, notamment une enveloppe de 25 milliards de dollars pour construire un mur à la frontière mexicaine.

Ce texte comprendra un amendement s'assurant "que les mineurs accompagnés appréhendés à la frontière ne soient pas séparés de leurs parents", selon une source républicaine.

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Projet d'aéroport géant en Pologne: les habitants de la zone disent non

il y a 2 heures 24 min

Les habitants de la commune polonaise de Baranow, où le gouvernement conservateur se propose de créer un aéroport géant, ont massivement voté contre ce projet lors d'un référendum consultatif dimanche.

Il s'agit d'un référendum consultatif, dont le résultat ne peut faire revenir le gouvernement sur sa décision de construire cet aéroport censé remplacer, à l'horizon 2027, celui de Varsovie, et servir toute l'Europe centrale.

Selon le procès-verbal publié par les autorités communales, 1.555 personnes, soit 82,5% des votants ont répondu non à la question de savoir si elles souhaitaient voir l'aéroport s'installer dans leur commune et obliger certains d'entre eux à quitter leurs terres et leurs maisons. 322 personnes ont voté en faveur du projet.

En outre, 93,9% des votants ont estimé que les conditions d'indemnisation offertes par l'Etat n'étaient pas satisfaisantes.

La participation a atteint 47%, alors qu'en droit polonais le seuil de 30% doit être atteint pour que le résultat d'une telle consultation soit valide.

"Nous ne sommes pas surpris par le résultat et nous le considérons avec humilité", a déclaré le délégué du gouvernement chargé du projet, le ministre Mikolaj Wild. Les autorités poursuivront leurs efforts d'explication, a-t-il annoncé.

Le 1O mai, le Parlement polonais a voté une "loi spéciale" qui définit les conditions du financement et de la construction de cet aéroport et permet notamment d'obtenir relativement rapidement les terrains nécessaires.

L'aéroport baptisé "Solidarité" et censé devenir un hub intercontinental pour la Pologne et les pays voisins, doit être créé à quelque 40 km à l'ouest de Varsovie, à proximité de l'autoroute A2 et de la ligne de chemin de fer reliant la capitale à Lodz.

Le coût total du projet atteindrait 8,2 milliards d'euros, dont 4,5 milliards pour l'aéroport lui-même, 2,1 milliards pour la gare et la ligne de chemin de fer et 1,6 milliard pour l'adaptation du réseau routier.

Sa capacité doit atteindre à son ouverture 45 millions de voyageurs par an et pourrait être portée à terme à 100 millions.

La Pologne connaît ces dernières années une croissance rapide du trafic aérien. En 2017, près de 40 millions de passagers sont passés par ses aéroports et les prévisions officielles vont jusqu'à 60 millions en 2030.

Selon les estimations officielles, l'aéroport international de Varsovie-Okecie, récemment modernisé, qui a accueilli 15,7 millions de voyageurs en 2017, n'est pas loin d'être saturé.

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Mailly, ex-leader de FO, rejoint la société de conseil de Raymond Soubie

il y a 2 heures 26 min

Jean-Claude Mailly, qui a quitté la tête de Force ouvrière fin avril, a été recruté en tant que "senior advisor" par Alixio, la société de conseil de Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, a annoncé lundi l'entreprise.

"Parallèlement au développement de sa société de conseil, Jean-Claude Mailly consacrera une partie de son temps à Alixio dont il devient senior advisor", écrit la société dans un communiqué, qui précise que le syndicaliste interviendra "notamment sur les sujets de relations sociales internationales, de responsabilité sociale et environnementale et de stratégie sociale".

M. Mailly "va nous apporter sa grande expérience des questions sociales et je suis très heureux qu'il ait accepté cette mission", a déclaré Raymond Soubie, cité dans le communiqué.

L'ancien secrétaire général de FO avait passé le relais à Pascal Pavageau lors du congrès de Lille fin avril, une passation de pouvoir douloureuse pour M. Mailly, qui avait été chahuté durant le congrès à cause de sa ligne modérée en 2017 face aux ordonnances réformant le code du travail. Absent le dernier jour, il avait dénoncé dans un tweet "l'hypocrisie" et la "duplicité" de son successeur au moment de son premier discours.

Outre sa collaboration avec Alixio et la création de sa propre société de conseil, M. Mailly doit rejoindre le Comité économique et social européen à Bruxelles à partir du 1er août pour y occuper un mandat dévolu à FO.

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Retour sur scène retardé pour Charles Aznavour

il y a 2 heures 34 min

Charles Aznavour, victime d'une double fracture au bras gauche il y a un peu plus d'un mois, annule cinq dates prévues cet été et ne reprendra sa tournée qu'en septembre, a annoncé lundi à l'AFP son attachée de presse.

"Depuis son accident qui lui a causé une double fracture de l?humérus, Charles Aznavour est en bonne voie de guérison, cependant les médecins ont estimé que la rééducation sera plus longue que prévue et durera jusqu'à fin août", indique le communiqué.

Les concerts du 30 juin à Londres, du 14 juillet à Marbella, du 21 juillet à Regensburg, du 4 août à Cologne et du 16 août à Pula en Croatie sont donc annulés.

Le chanteur de 94 ans "pourra poursuivre sa tournée mondiale en septembre". Il doit se produire à Sydney (date à déterminer), Tokyo (17 septembre), Osaka (19), à Kiev (20 octobre) et à Bruxelles (26).

Il sera de retour en concert en France à la fin de l?année, à la Seine Musicale à Boulogne-Billancourt (8 novembre), Tours (17), Saint-Etienne (4 décembre), Rouen (7), Dijon (11), Strasbourg (15). Il finira l'année à Zurich le 22 décembre.

Charles Aznavour s'est fracturé l?humérus après une chute le 12 mai. En avril, l'artiste s'était fait un tour de reins et avait dû annuler un concert à Saint-Pétersbourg.

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Syrie: des dizaines de combattants étrangers pro-régime tués dans l'est

il y a 2 heures 34 min

Près de 40 combattants étrangers pro-régime ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans des frappes sur des positions du régime dans l'est de la Syrie, soit le raid le plus meurtrier depuis février, selon une ONG.

Ces frappes ont visé la ville d'al-Hari, située près de la frontière irakienne, où des milices étrangères se battent au côté du régime de Bachar al-Assad, dans un pays ravagé par une guerre complexe depuis plus de sept ans.

"Trente-huit combattants non syriens dépendant des milices loyales au régime ont été tués", a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

L'Observatoire, qui dispose d'un vaste réseau de sources à travers le pays, n'a toutefois pas été en mesure d'identifier l'origine de ces tirs, les plus meurtriers depuis des mois contre les forces du régime d'après l'ONG.

Les médias d'Etat syriens ont attribué ces frappes à la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, une affirmation qui a toutefois été démentie par une source au sein de ces forces antijihadistes.

Citant une source militaire, l'agence officielle Sana a affirmé que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées par des appareils de la coalition américaine, sans fournir de bilan précis.

"Il n'y a pas eu de frappes de la part des forces américaines ou de la coalition dans cette zone", a réagi auprès de l'AFP une source de la coalition, indiquant toutefois "être au courant de frappes (...) ayant tué et blessés plusieurs combattants de Kataëb Hezbollah", une milice chiite irakienne patronnée par l'Iran.

- Offensives distinctes -

Al-Hari est située dans la province orientale de Deir Ezzor, riche en pétrole, où les forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les Etats-Unis, et les forces gouvernementales syriennes, appuyées par la Russie, mènent des offensives distinctes contre le groupe Etat islamique (EI).

L'EI a perdu l'essentiel du territoire qu'il contrôlait depuis 2014 en Syrie et en Irak. Mais le groupe ultra-radical reste présent dans des zones désertiques transfrontalières, notamment dans la province de Deir Ezzor.

Les forces gouvernementales contrôlent les terres à l'ouest du fleuve Euphrate, qui traverse la province de Deir Ezzor, tandis que les FDS se battent pour expulser l'EI d'une série de villages situés sur la rive est, près de la frontière irakienne.

Une ligne dite de "déconfliction" qui longe le fleuve est en place depuis 2017 afin d'empêcher tout affrontement entre prorégime et FDS.

La coalition, qui intervient en Syrie depuis 2014 pour combattre l'EI, a néanmoins frappé des forces du régime ces dernières années.

Le 24 mai, douze combattants pro-régime ont péri dans un raid aérien contre des positions de l'armée syrienne au sud de Boukamal, une ville reprise à l'EI par le régime en novembre dernier et située à quelques kilomètres de la frontière.

L'OSDH et des médias d'Etat syriens avait attribué cette frappe à la coalition, mais le Pentagone avait nié.

Le 7 février, la coalition a reconnu avoir tué au moins 100 combattants prorégime, dont cinq Russes selon Moscou, dans la province de Deir Ezzor, en représailles à une attaque contre des positions des FDS.

En septembre 2016, des raids contre des positions militaires du régime, également dans l'est, avaient coûté la vie à plus de 60 soldats syriens. La coalition avait alors indiqué avoir pris les forces du régime pour des jihadistes.

- "Couloir vital" -

Les frappes contre al-Hari interviennent au lendemain de la reprise par les FDS de Dachicha, un village situé dans le nord de la province de Hasakeh.

Dachicha représentait un "fief important" de l'EI dans cette province et se trouvait sur un "couloir vital" reliant autrefois les territoires des jihadistes en Syrie et en Irak, selon le directeur de l'OSDH.

"Pour la première fois en quatre ans, Dachicha, une ville réputée pour le transit d'armes, de combattants (...) entre l'Irak et la Syrie, n'est plus contrôlée par les terroristes de l'EI", a commenté lundi Brett McGurk, l'envoyé spécial du président américain auprès de la coalition anti-EI.

Déclenché en 2011 par la répression par le régime de manifestations pacifiques pro-démocratie, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé.

Il a fait plus de 350.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

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Dieselgate : le PDG d'Audi arrêté et incarcéré en Allemagne

il y a 2 heures 34 min
Rupert Stadler, le président du directoire d'Audi, a été arrêté lundi 18 juin, a annoncé un porte-parole de la maison-mère Volkswagen. Une arrestation qui intervient dans le cadre de l'affaire du Dieselgate.
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Attaque au cutter dans le Var: garde à vue prolongée

il y a 2 heures 37 min

La garde à vue de la jeune femme qui a agressé deux personnes au cutter dans un supermarché de La Seyne-sur-mer (Var) dimanche a été prolongée lundi, a-t-on appris de source proche du dossier.

Une expertise psychiatrique de la jeune femme de 24 ans, ordonnée par le parquet de Toulon, "a pu être réalisée", selon cette même source, qui n'a pas donné plus de détails.

Lundi matin, le parquet antiterroriste de Paris n'avait pas été saisi, et le parquet de Toulon restait en charge de l'enquête, selon la même source proche du dossier.

Dimanche en fin de matinée, cette cliente habituelle du magasin Leclerc, entièrement vêtue de noir, avait attaqué un autre client qui patientait à la caisse du supermarché et une caissière qui tentait de s'interposer en criant "Allah Akbar".

L'enquête de la police judiciaire de Toulon cherche à déterminer les motivations de la jeune femme, qui avait l'habitude d'invectiver le personnel du Leclerc et présente "des troubles psychiatriques avérés" selon le procureur de la République Bernard Marchal.

"Plusieurs témoins rapportent qu'elle a dit que c'était Allah qui lui demandait de faire ça, qu'ils étaient tous des mécréants, et qu'elle voulait que la police la tue", avait aussi indiqué M. Marchal dimanche soir.

La perquisition du domicile de la jeune femme, qui vit seule dans un studio de Saint-Mandrier, n'a permis de trouver "qu'un vieux Coran et un drapeau algérien" selon le procureur. Son ordinateur a été saisi par les enquêteurs.

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Engie: arrêts de réacteurs en Belgique, rentabilité en berne en 2018

il y a 2 heures 41 min

L'arrêt prolongé de plusieurs réacteurs exploités par le français Engie en Belgique va entraîner un "manque à gagner" de 250 millions d'euros cette année sur sa performance opérationnelle, a annoncé le groupe lundi.

Après la découverte d'anomalies dans le béton de certains bâtiments de deux réacteurs (Tihange 3 et Doel 3), Engie doit effectuer des travaux spécifiques et inspecter d'autres réacteurs, ce qui va entraîner "l'équivalent de plus de sept mois cumulés de non-fonctionnement supplémentaires pour (l'équivalent d')une tranche" nucléaire cette année, a précisé le groupe dans un communiqué.

"L'impact de ces révisions se traduit par un manque à gagner d'environ 250 millions d'euros" au niveau de l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) et du résultat net récurrent cette année, les deux principaux indicateurs financiers retenus par le groupe, évalue Engie.

S'il estime pouvoir "compenser significativement" cet impact grâce à ses autres activités, le groupe annonce quand même la mise en place d'un "plan d'actions" pour réduire les effets de ces arrêts sur sa performance financière.

Ce plan sera détaillé fin juillet lors de la présentation de ses résultats semestriels.

La bourse de Paris a mal accueilli cette annonce, le titre Engie y reculant de plus de 2% à 10H30 lundi dans un marché en repli de 0,7%.

Cette année, Engie vise un bénéfice net récurrent compris entre 2,45 et 2,65 milliards d'euros, un montant qui repose sur une estimation d'Ebitda allant de 9,3 à 9,7 milliards d'euros.

Le groupe français, via sa filiale Electrabel, exploite les sept réacteurs du parc nucléaire belge. Quatre sont situés à Doel, près d'Anvers, et trois à Tihange dans la région de Liège.

Les inspections réclamées par l'Agence fédérale de contrôle nucléaire belge (AFCN), impliquent notamment une modification du calendrier des révisions programmées pour Tihange 3 (prolongé jusqu'en septembre 2018), Tihange 2 (prévu en août 2018, sera prolongé) et Doel 4 (avancé de novembre à août 2018), avait indiqué le gendarme du nucléaire belge vendredi.

La vétusté des centrales nucléaires belges, vieilles parfois de plus de 40 ans et qui subissent régulièrement des arrêts inopinés, alimente régulièrement le débat politique, alors que le pays prévoit de sortir progressivement du nucléaire à l'horizon 2025.

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De l'UMP à LR, quinze ans d'histoire mouvementée

il y a 2 heures 50 min

Le parti Les Républicains est l'héritier direct de l'UMP, qui, créée en 2002 par les chiraquiens, ouvrit à Nicolas Sarkozy les portes de l'Elysée avant de se diviser sous Jean-François Copé et, aujourd'hui, Laurent Wauquiez.

- 2002-2007: de Chirac à Sarkozy -

Le 23 avril 2002, après le "coup de tonnerre" du premier tour de la présidentielle qui aboutit au duel Jean-Marie Le Pen/Jacques Chirac, les chiraquiens lancent "un grand parti de droite et de centre-droit", l'UMP (Union pour une majorité présidentielle).

Après la victoire de M. Chirac, l'UMP devient l'Union pour un mouvement populaire. Alain Juppé est élu président. Condamné deux ans plus tard dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, il démissionne en juillet 2004.

En novembre, Nicolas Sarkozy s'empare du parti et le dirige jusqu'à son entrée à l'Elysée en mai 2007. L'UMP revendique alors 370.000 adhérents. Ils ne sont plus que 230.000 quand Jean-François Copé en devient secrétaire général en 2010.

- 2012: défaites et déchirements -

Le 6 mai 2012, Nicolas Sarkozy est battu par François Hollande à la présidentielle et l'UMP se retrouve dans l'opposition.

Le 18 novembre, 300.000 adhérents votent pour départager François Fillon et Jean-François Copé pour la présidence du parti. M. Copé est proclamé deux fois vainqueur mais M. Fillon conteste.

Au terme d'une bataille homérique, les deux hommes s'accordent pour un nouveau vote en 2013, où les adhérents se prononcent pour le maintien de Copé jusqu'en 2015 et l'organisation d'une primaire avant la présidentielle de 2017.

Le Conseil constitutionnel rejette les comptes de campagne de M. Sarkozy et une gigantesque collecte pour renflouer les caisses de l'UMP permet d'engranger 11 millions d'euros.

- 2015: naissance de LR -

En février 2014 démarre l'affaire Bygmalion, une suspicion de surfacturations au détriment de l'UMP et au profit de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Ébranlé par l'affaire et sonné par les européennes où le FN a devancé l'UMP, M. Copé est contraint à la démission en juin. L'UMP a alors une dette de 74,5 millions.

Fin novembre, M. Sarkozy est réélu président du parti et fait renaître, le 29 mai 2015, l'UMP, qui compte 212.000 adhérents à jour de cotisation, sous le nom "Les Républicains".

- 2016-2017: Fillon s'écrase en vol -

Malgré une mise en examen en février 2016, M. Sarkozy annonce sa candidature à la primaire de la droite et Laurent Wauquiez assure la présidence intérimaire.

Fin novembre, à la surprise générale, François Fillon remporte haut la main la primaire face à Alain Juppé.

Mais, en avril 2017, il est mis en examen pour des soupçons d'emplois fictifs de son épouse Penelope et termine troisième au premier tour de la présidentielle.

LR obtient 22,23% des voix aux législatives de juin 2017. Certains députés LR choisissent le groupe parlementaire dissident formé par les "Constructifs" proches de M. Macron et l'UDI.

- Wauquiez à la tête d'un parti divisé -

Le 31 octobre 2017, le parti exclut les "constructifs" Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Franck Riester et Thierry Solère, et "acte le départ" d'Édouard Philippe vers le parti d'Emmanuel Macron.

Le 10 décembre, Laurent Wauquiez est élu dès le premier tour président des Républicains avec 74,64% des suffrages exprimés. Sur 234.556 adhérents à jour de cotisation, 100.000 ont voté.

Dès le lendemain, Xavier Bertrand annonce qu'il quitte le parti dans lequel il "ne reconnait plus sa famille politique". Un mois plus tard, Alain Juppé prend ses distances et quitte la présidence de la fédération de Gironde.

En février 2018, TMC diffuse des propos tenus par M. Wauquiez devant des étudiants dans lesquels il critique notamment Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou Valérie Pécresse, ce qui provoque le départ de membres du parti comme Dominique Bussereau.

Le 11 juin, Laurent Wauquiez rappelle à l'ordre la numéro 2 du parti, Virginie Calmels, qui a publiquement critiqué un tract de LR titré "Pour que la France reste la France".

Le 17 juin, elle reproche à Laurent Wauquiez de ne défendre que sa "propre ligne". Le 18, elle est limogée de son poste de vice-présidente déléguée et remplacée par Jean Leonetti.

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Nicaragua: des opposants détenus dans une prison symbole de la dictature de Somoza

il y a 2 heures 50 min

Depuis plusieurs jours, Maria Magdalena Saldana s'est attachée par la taille avec une chaîne dorée au portail d'El Chipote, la plus tristement célèbre prison du Nicaragua.

Et elle promet d'y rester, sans nourriture, buvant seulement de l'eau, jusqu'à ce que le gouvernement de Daniel Ortega libère son fils, arrêté sans explication au cours d'une descente de police à son domicile.

"Je suis une mère désespérée. Que le monde sache ce qu'une mère nicaraguéenne endure", se lamente-t-elle, tenant en main la décision d'une Cour d'appel de Managua ordonnant la libération de son fils, qui n'a pas été appliquée selon elle.

Le 12 juin, la police a arrêté son fils Wilder Octavio Garcia Saldana, 37 ans et l'a amené dans la prison El Chipote, qui surplombe la capitale Managua au milieu d'une végétation luxuriante.

Son fils est l'une des 2.000 personnes incarcérées dans cette prison à la réputation de brutalité depuis qu'a débuté en avril un soulèvement populaire contre Daniel Ortega, un ancien révolutionnaire qui a dirigé le pays de 1979 à 1990 après avoir évincé le dictateur Anastasio Somoza, puis de nouveau depuis 2007.

"Le seul crime, je pense, que mon fils a commis est d'avoir manifesté", assure Maria Magdalena en référence aux manifestations antigouvernementales durement réprimées, qui ont fait 178 morts depuis le 18 avril dans le pays le plus pauvre d'Amérique centrale.

"Il a levé le drapeau du Nicaragua, le symbole de notre paix. Nous voulons la liberté", dit cette mère qui a rejoint des dizaines de personnes protestant contre l'emprisonnement de leurs proches et amis.

- "torture" -

El Chipote a servi autrefois de centre névralgique de la dictature militaire de la dynastie politique des Somoza, qui utilisait la torture pour mater toute rebellion.

Daniel Ortega lui-même a été détenu dans ce complexe alors qu'il combattait dans la guerrilla sandiniste qui a renversé Anastasio Somoza en 1979.

Mais une fois au pouvoir, il a décidé de maintenir la prison à la sinistre réputation, simplement rebaptisée.

Pour les Nicaraguéens d'aujourd'hui, les cellules sombres de la taille d'un placard suscitent les même peurs que sous la dictature de Somoza. Les avocats spécialisés dans les drois de l'Homme et des familles accusent Ortega d'y emprisonner des milliers d'opposants politiques.

Le Centre Nicaraguéen des Droits de l'Homme (Cenidh) a reçu en un seul jour des dizaines de témoignages dénonçant "des détentions illégales avec passage à tabac, avec des traitements cruels, inhumains et dégradants, et avec des signes évidents de torture perpétrée par la police nationale", selon un avocat du Cenidh, Braulio Abarca.

Certains des détenus n'ont pas plus de 15 ans, selon lui.

A quelques pas de Mme Saldana, Anastacia Morales Centeno, 96 ans, pleure son petit-fils Bernardo, abritée du soleil par un parapluie. Il a été jeté dans un camion par des paramilitaires au service du président un matin à l'aube.

- "Arrestations massives" -

Au début du soulèvement populaire, la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) a documenté "des arrestations massives et arbitraires".

Des détenus sont dépouillés de leurs possessions, privés d'eau et de nourriture, selon la CIDH, certains soumis à des coups.

"La police est au service d'une famille et du pouvoir", s'insurge le directeur juridique de la Cenidh, Gonzalo Carrion. Lui qui n'avait que 18 ans quand les Sandinistes ont renversé Somoza, est choqué par la "tragédie" de ces derniers mois.

L'influente conférence des évêques au Nicaragua a annoncé vendredi que le gouvernement avait accepté d'inviter des observateurs des droits de l'Homme indépendants pour enquêter sur les violences dans le pays.

Opposition et gouvernement vont tenter de reprendre lundi le fragile fil du dialogue national. Ils examinent une proposition de l'Eglise catholique, qui joue le rôle de médiateur, d'organiser des élections générales anticipées en mars 2019, soit deux ans avant l'échéance prévue.

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Top 14: le All-Black Julian Savea s'engage à Toulon

il y a 2 heures 53 min

Le Rugby Club Toulonnais a confirmé lundi le recrutement pour les deux prochaines saisons de l'ailier All Black Julian Savea, qui évolue actuellement en Super Rugby chez les Wellington Hurricanes.

Surnommé "The Bus", champion du monde avec les Blacks en 2015, il avait alors terminé meilleur marqueur d'essais de la compétition, avec 8 réalisations. Aujourd'hui supplanté par Rieko Ioane, Savea, 27 ans et un des meilleurs marqueurs de l'histoire des All Blacks (46 essais en 54 sélections), n'entre plus dans les plans du sélectionneur néo-zélandais Steve Hansen, qui ne l'a plus appelé depuis la tournée des Lions britanniques et irlandais, en juin et juillet 2017.

Dans un communiqué commun des All Blacks et de son club de Wellington, Hansen salue pourtant un "porteur de balles dévastateur qui a inspiré d'autres joueurs avec son talent physique et son habileté pour inscrire des essais".

"Doté d?un physique hors-norme (1,91m pour 108kg), Julian Savea est aussi un joueur rapide, capable de déborder, de gagner ses duels en un contre un, de capter les ballons hauts et de faire jouer après lui. Un joueur complet qui pourra aussi évoluer au poste de centre et bonifier encore un peu plus la ligne de trois-quarts du RCT", salue de son côté dans un autre communiqué le club varois.

Savea terminera avec les Wellington Hurricanes la saison de Super Rugby et son arrivée à Toulon, où il devrait pallier le départ du Fidjien Semi Radradra (Bordeaux-Bègles), voire celui de son compatriote, le centre Ma'a Nonu, n'aura donc lieu que début août.

"C'est une grosse nouvelle pour nous, un des meilleurs ailiers du monde, je suis juste content pour le club", avait réagi vendredi, à l'annonce de la prochaine arrivée de Savea à Toulon, Mathieu Bastareaud, capitaine de Toulon et du XV de France, avant d'affronter samedi les All Blacks à Wellington.

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Vérité, désir, Montesquieu et Schopenhauer: les sujets du bac philo 2018

il y a 2 heures 57 min

La vérité, le désir, l'injustice, Montesquieu et Schopenhauer...: les quelque 560.000 candidats aux bacs général et technologique composaient lundi matin sur l'épreuve de philosophie, qui donne le coup d'envoi à une semaine d'examens.

Voici les sujets proposés, communiqués par le ministère de l'Education nationale une heure et quart après le début de l'épreuve à 08H00.

BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

- Série littéraire (L) -

- 1er sujet: La culture nous rend-elle plus humain?

- 2e sujet: Peut-on renoncer à la vérité?

- Explication d'un texte extrait de "Le monde comme volonté et comme représentation" de Arthur Schopenhauer (1818)

- Série économique et sociale (ES) -

- 1er sujet: Toute vérité est-elle définitive?

- 2e sujet: Peut-on être insensible à l'art?

- Explication d'un texte extrait de "Les Formes élémentaires de la vie religieuse" d'Emile Durkheim (1812)

- Série scientifique (S) -

- 1er sujet: Le désir est-il la marque de notre imperfection?

- 2e sujet: Eprouver l'injustice, est-ce nécessaire pour savoir ce qui est juste?

- Explication d'un texte extrait de "Système de logique" de John Stuart Mill (1843)

BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE

Toutes les séries, sauf TDM (techniques de la musique et de la danse) et STHR (sciences et technologies de l'hôtellerie et de la restauration)

- 1er sujet: L'expérience peut-elle être trompeuse?

- 2e sujet: Peut-on maîtriser le développement technique?

- Explication d'un texte extrait de "L'Esprit des lois" de Charles de Montesquieu (1748)

fmp/blb/gf

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Marine Le Pen: Wauquiez a remplacé "Dupond" par "Dupont"

il y a 3 heures 16 min

Laurent Wauquiez a remplacé "Dupond" par "Dupont" en nommant Jean Leonetti numéro deux du parti Les Républicains à la place de Virginie Calmels, a estimé lundi Marine Le Pen.

"Donc comme premier vice-président de LR, #Wauquiez a nommé Dupont en remplacement de Dupond...", a commenté laconiquement sur Twitter la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN).

Le président de LR a mis fin dimanche soir aux fonctions de vice-présidente déléguée de Virginie Calmels, remplacée par le maire d'Antibes et président du Conseil national (parlement) du parti, Jean Leonetti, en épilogue de deux semaines de conflit ouvert avec elle.

Virginie Calmels avait notamment publiquement critiqué un tract intitulé "Pour que la France reste la France", qu'elle avait jugé "anxiogène", évoquant un "dysfonctionnement" dans la prise de décision au sommet du parti.

Accusé de reprendre les thèmes du RN, M. Wauquiez, dont la cote de popularité ne cesse de s'effriter dans les sondages, a plusieurs fois affirmé qu'il n'entendait pas dévier de sa ligne.

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