France 24 - L'info en continu

S'abonner à flux France 24 - L'info en continu France 24 - L'info en continu
Mis à jour : il y a 19 min 9 sec

Beyonce et Jay-Z surprennent avec un nouvel album commun

dim, 06/17/2018 - 08:59

Le couple star de la musique Beyoncé et Jay-Z a créé la surprise en annonçant sur scène à Londres samedi soir la sortie d'un nouvel album commun pour célébrer leur amour.

L'album est sorti exclusivement sur la plateforme de streaming Tidal, propriété de Jay-Z. Il n'est pas disponible sur Spotify, plateforme nettement plus importante et dont Beyoncé se moque sur l'album à grand renfort de jurons.

La diva de la pop et le rappeur superstar ont annoncé la sortie d'"Everything is love" à la fin du concert londonien dans le cadre d'une tournée internationale débutée le 6 juin au Royaume-Uni.

Le couple a également publié une vidéo soigneusement chorégraphiée qui se déroule à l'intérieur du musée du Louvre à Paris pour une chanson tirée de l'album, nommée "Apeshit".

La vidéo s'ouvre sur les époux posant, hiératiques, devant la Joconde --Jay-Z vêtu d'un costume croisé vert clair, Beyoncé d'un tailleur pantalon lavande-- et se poursuit avec des danseurs dévêtus devant "Le Sacre de Napoléon" de Jacques-Louis David.

Au plan musical, "Everything is Love" marrie les styles des deux artistes avec des chansons marquées par une soul chaleureuse et sensuelle et une facture hip-hop.

Dans l'album, la chanteuse de "Say My Name" et "Single Ladies (Put a Ring On It)" livre généreusement des détails sur sa vie sexuelle avec Jay-Z, faisant voler en éclats les derniers restes d'innocence de ses débuts.

Les deux stars avaient déjà enregistré ensemble, en particulier sur l'album de Beyoncé "Drunk in Love", mais livrent leur nouvel opus après avoir particulièrement exposé leur vie maritale.

Sur son dernier album solo en 2016, "Lemonade", Beyonce avait révélé l'infidélité de son mari. Un an après, Jay-Z lui avait demandé pardon dans son propre album "4:44".

Leur relation semble s'être améliorée, suggère le titre du nouvel album où Beyoncé demande à son mari dès les premières paroles "faisons l'amour en été". Dans la dernière chanson, "Lovehappy", ils reconnaissent les difficultés passées mais aussi leurs efforts de réconciliation. "Nous avons des défauts/Mais nous sommes toujours parfaits l'un pour l'autre", chante Beyoncé.

Leur nouvelle tournée, intitulée "On The Run II" en référence à leur tournée commune de 2014, traverse l'Europe avec deux dates en France --le 14 juillet à Saint-Denis au Stade de France et le 17 juillet à Nice-- avant de se poursuivre outre-Atlantique pour s'achever à Vancouver au Canada le 2 octobre.

Catégories: Actualités

Aquarius: Taubira (PS) plaide l'accueil des migrants, fustige le "silence" de la France

dim, 06/17/2018 - 08:52

L'ancienne Garde des Sceaux socialiste Christiane Taubira plaide dans le Journal du Dimanche en faveur de l'accueil des migrants de l'Aquarius, fustigeant le "silence" de la France, mais aussi l'"anglicisme de l?indécence" de ses ministres.

Dans une tribune intitulée "+Aquarius+?: Espagne, notre lueur", Christiane Taubira énumère les épisodes où la France a accueilli des réfugiés en nombre: de la guerre d'Espagne en 1936 à la guerre des Balkans en 1990, en passant par les "boat people" et la guerre d'Algérie.

"Il n?est pas question de dire ici qu?il est simple d?accueillir. Il ne s?agit ni d?enjoliver, ni de banaliser, ni même de dédramatiser. Ce n?est pas un conte", convient-elle.

"La population augmenta par pics et il en résulta sans doute des pressions sur les services publics, il fallut partager, il y eut des tensions. Mais le fait est?: la société ne s?est ni effondrée ni même affaiblie", poursuit-elle."Elle absorba une part du monde et s?en épanouit, dans sa langue, sa gastronomie, ses arts, ses artisanats, sa littérature? ".

"L?Europe avait une occasion d?exister, de retrouver son magistère éthique sur une scène internationale pleine de fracas, où prospèrent la crânerie, la fourberie, l?ivresse de l?impunité, le désarroi", affirme l'ex ministre de la Justice.

"Au lieu de cela, la panique gagne. La Chancelière (allemande, ndlr) recule, l?Italie bascule, et chez nous la parole officielle fait des gammes sur la misère du monde après des trémolos sur les personnes sans abri et les personnes réfugiées qui, en quelques mois, étaient censées ne plus se trouver à la rue", accuse-t-elle, allusion à un engagement d'Emmanuel Macron.

"Chez nous encore, des porte-parole font dans le marketing de l?oxymore avec la +?fermeté-humanité+. Chez nous toujours, des ministres font dans l?anglicisme de l?indécence sur le shopping et le benchmarking. Quand ce n?est pas carrément le silence? ", poursuit-elle, en référence à des termes utilisés par les ministres des Affaires européennes Nathalie Loiseau et de l'Intérieur Gérard Collomb.

"Pendant ce temps, dans toute l?Europe, cette impuissance fait la courte échelle aux extrémistes irresponsables et fanfarons", regrette-t-elle.

"Jamais dans l?histoire, lorsqu?il fallut accueillir une part du monde, la société ne s?est effondrée ni même affaiblie?", insiste-t-elle.

L'Aquarius, un bateau de l'ONG SOS Méditerranée qui a secouru 629 migrants au large de la Libye, faisait route samedi vers Valence, en Espagne, où les autorités se sont dites prêtes à l'accueillir, après que l'Italie et Malte lui ont interdit l'accès à leurs ports.

Catégories: Actualités

Le texte asile-immigration arrive au Sénat, l'Aquarius en toile de fond

dim, 06/17/2018 - 08:40

Le projet de loi asile-immigration, qui a suscité des critiques, y compris au sein de la majorité à l'Assemblée, arrive mardi au Sénat, avec en toile de fond la crise du navire Aquarius et ses 630 migrants.

Le projet de loi avait été adopté en première lecture fin avril à l'Assemblée après des débats très enflammés. Les Républicains et toute la gauche avaient voté contre.

Au Sénat il fera l'objet d'un vote solennel de 26 juin. Il sera ensuite examiné par une commission mixte paritaire chargée de trouver une version commune aux deux chambres.

"Nous considérons que face à la nécessité d'une prise de conscience de la gravité de la situation, ce texte n'est certainement pas à la hauteur des enjeux", déplore le président de la commission des lois Philippe Bas (LR).

"Ce texte est inutile", affirme pour sa part le sénateur PS Jean-Yves Leconte.

"Le texte ne comprend aucune mesure significative ni sur l'éloignement des immigrants irréguliers, ni sur l'intégration de l'immigration régulière, ni sur la lutte contre le communautarisme", accuse M. Bas, relevant que les demandes d'asile ont augmenté de 20,8% l'an dernier. "Il passe volontairement sous silence les difficultés majeures de notre pays comme l'obtention des laissez-passer consulaires pour éloigner les personnes en situation irrégulière, la gestion des mineurs isolés, la maîtrise de l'immigration familiale..."

"La commission des lois a donc élaboré un contre-projet plus cohérent, plus ferme et plus réaliste et propose des alternatives crédibles aux fausses solutions du gouvernement", selon le rapporteur François-Noël Buffet (LR).

Elle a supprimé plusieurs mesures votées par les députés comme l'assouplissement du délit de solidarité ou l'extension du regroupement familial aux frères et soeurs mineurs.

Elle s'est en revanche opposée à l'une des mesures phares du gouvernement, la réduction de 30 jours à 15 du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile en cas de rejet d'une demande d'asile, la considérant "attentatoire aux droits des demandeurs d'asile et inefficace pour lutter contre l'immigration irrégulière". Elle a prévu toutefois que la décision de rejet définitif d'une demande d'asile vaille obligation à quitter le territoire français.

- La stratégie de Collomb -

Par ailleurs, les étrangers en situation irrégulière qui commettent un crime ou un délit passible de cinq ans d'emprisonnement seraient contraints de quitter la France.

La commission a aussi interdit le placement en rétention des mineurs isolés et encadré celui des mineurs accompagnant leur famille. Elle a proposé de renforcer l'intégration des étrangers en situation régulière et souhaité ramener dans le jeu les collectivités locales.

Pour Jean-Yves Leconte, la stratégie du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb face à l'immigration, "c'est de montrer aux migrants qu'ils ne faut pas demander l'asile en France". "C'est quelque chose qu'on ne peut pas cautionner alors que se déroule la tragédie de l'Aquarius".

Dans ces conditions, a-t-il annoncé, "chaque fois qu'il y a un recul des droits, nous déposerons des amendements. Nous serons offensifs en réaffirmant les principes d'une politique plus ambitieuse".

"Nous déposerons aussi quelques amendements symboliques sur les dublinés (migrants enregistrés dans le pays de première entrée en Europe, ndlr) et l'entrave au droit d'asile, pour monter qu'il faut traiter les choses différemment", prévient-il, se rappelant "n'avoir jamais entendu Collomb une seule fois sur ces sujets pendant les 6 ans" qu'ils ont passés côte à côte à la commission des lois.

Pour leur part, les sénateurs du groupe CRCE (à majorité communiste) ont annoncé qu'ils "mèneront le combat contre ce projet de loi indigne des valeurs de la République.

Quant au contre-projet de la droite sénatoriale, ils jugent qu'avec ses amendements le Sénat "marche à son tour sur les droits des étrangers et des demandeurs d'asile".

Thabi Mohamed Soilihi (LREM) a déposé de son côté une proposition de loi limitant le droit du sol à Mayotte dont il est l'élu et qui fait face à une forte immigration issue des Comores.

Les 630 migrants secourus par l'Aquarius, au centre cette semaine de vives tensions sur la politique migratoire ayant secoué l'Europe, devaient arriver dimanche matin en Espagne après une semaine d'errance en Méditerranée.

Catégories: Actualités

XV de France: une flamme à conserver

dim, 06/17/2018 - 08:37

Courageux, orgueilleux et ambitieux malgré les vents contraires samedi à Wellington face à la Nouvelle-Zélande (13-26), le XV de France s'est trouvé des motifs d'espoirs en vue du dernier test-match de juin, samedi prochain. Souvent le plus compliqué.

+ Rester 'les pieds sur terre'

Expérimenté et en bon capitaine, Mathieu Bastareaud a prévenu, dès samedi soir: gare au relâchement après la réaction de Wellington, où les Bleus ont relevé la tête par rapport à la déroute d'Auckland (11-52).

Mental -- "nous Français on a un peu tendance à tomber dans l'euphorie" -- et physique, au bout d'une longue saison. Comme en Australie en 2014 où la France, laminée lors du premier test (23-50), avait rectifié le tir (0-6) pour finalement lâcher en clôture de la tournée (13-39).

Un tel scénario est plausible, d'autant que les doubles champions du monde en titre seront certainement revanchards, vu la copie rendue samedi. Et que le rythme s'annonce plus élevé à Dunedin, dans un stade fermé et sur une pelouse hybride. "Face à ces mecs, c'est plus que possible de refaire une contreperformance" a convenu Kélian Galletier.

"On aimerait finir sur une bonne note, voir où on en est: rivalise-t-on vraiment sur deux performance face à la meilleure équipe au monde? a ajouté le troisième ligne.

L'encadrement pense le groupe à l'abri de toute baisse de tension. "On n'a pas gagné non plus. Il y a du mieux mais il y a du boulot. Les joueurs, je pense, vont rester les pieds sur terre et heureusement" a estimé dimanche l'entraîneur de la touche Julien Bonnaire.

+ 'Prise de conscience'?

Au-delà de la force de caractère démontrée en infériorité numérique pendant 70 minutes, l'entraîneur des arrières Jean-Baptiste Elissalde veut croire à un déclic sur le fond: "Pour en avoir discuté avec eux, je sais que les joueurs ont pris conscience (...) qu'ils étaient capables de jouer après contacts, de trouver des brèches." "On a gagné le fait de voir des joueurs de rugby, et ça c'est important" a-t-il ajouté.

"On a été capable de se passer le ballon, de jouer au rugby. Il y a eu des mouvements intéressants où le ballon a réussi à vivre pendant pas mal de temps" a embrayé Bonnaire.

Les statistiques en attestent: grâce notamment à une large possession en seconde période (65%), les Bleus ont au total davantage franchi (15 fois) et battus de défenseurs adverses (29) que les All Blacks.

+ Une touche de réalisme

Ils n'ont cependant marqué qu'un essai, en toute fin de match, après s'en être vus refuser deux après arbitrage vidéo et avoir passé au total, selon Elissalde, "5 minutes 25 secondes" dans les 22 mètres néo-zélandais.

Même si Bonnaire a jugé "positif" le fait de se créer des occasions, le XV de France devra gommer au mieux ce problème de finition récurrent à Dunedin. "(L'approche de la ligne) est une zone critique où malheureusement, souvent, la précipitation prend le pas sur l'organisation" a expliqué Elissalde. "On doit être un peu mieux organisés, notamment dans la cellule autour du porteur de balle", a-t-il ajouté.

Le technicien a également pointé du doigt trois ballons exploitables mais rendus au pied en première période. Devant, l'axe de travail se situe de nouveau en touche (cinq lancers perdus comme à Auckland). "(Les Néo-Zélandais) sont tout le temps prêts avant nous, a analysé Bonnaire. Il y a vraiment du boulot à faire dans la coordination, dans la vitesse d'arrivée (du sauteur)."

Le lanceur pourrait lui changer, avec l'éventuel remplacement de Camille Chat par Pierre Bourgarit, remplaçant tranchant samedi pour sa première sélection. Même chose au poste de pilier droit où, vu les conditions de jeu prévues, le staff pourrait privilégier la capacité de déplacement de Cedate Gomes Sa à la puissance de Uini Atonio.

Au centre, Wesley Fofana, jugé trop juste samedi (début de tendinite au genou gauche), pourrait connaître sa première sélection depuis novembre 2016, d'autant que Geoffrey Doumayrou a été touché à une cheville. Enfin derrière, Maxime Médard devrait pallier la suspension de Benjamin Fall.

Catégories: Actualités

Rugby: le sélectionneur de l'Argentine Daniel Hourcade annonce son départ

dim, 06/17/2018 - 08:30

Le sélectionneur de l'Argentine Daniel Hourcade a annoncé qu'il quitterait son poste à l'issue du dernier test-match de juin, samedi prochain contre l'Ecosse, après une deuxième défaite de rang à domicile face au pays de Galles (12-30), samedi à Santa Fe.

"Nous (avec ses adjoints) pensons que le message ne passe plus auprès de l'équipe, nous arrivons au bout d'un cycle. Nous en assumons la responsabilité en prenant cette décision, après avoir déjà évoqué la possibilité (de passer la main) avec les dirigeants (de la Fédération) avant les tests de juin" a déclaré Hourcade, cité sur le site de la Fédération argentine.

Hourcade, âgé de 60 ans, avait pris en 2013 les rênes des Pumas, qu'il a menés dans le dernier carré de la Coupe du monde 2015 et à leur première victoire dans le Rugby Championship (en 2014), le championnat des nations de l'hémisphère Sud que l'Argentine a intégré en 2012.

Mais après une phase de progression, l'Argentine, placée dans la poule de la France à la Coupe du monde de rugby 2019 au Japon (20 septembre-2 novembre), stagne: depuis début 2017, elle n'a remporté que deux rencontres pour douze défaites.

Catégories: Actualités

24 Heures du Mans: Alonso a brillé dans la nuit

dim, 06/17/2018 - 08:27

Il a été le plus vite dans la nuit: débutant ou pas, l'Espagnol Fernando Alonso a enchaîné les chronos pour ramener sa Toyota N.8 à la hauteur de la voiture soeur, en tête de la 86e édition des 24 Heures du Mans à 06h00 (04h00 GMT) dimanche.

Quand il a pris son deuxième relais, à 01h30, le double champion du monde de F1 affichait un retard de 2 min 15 sec sur la N.7, son coéquipier suisse Sébastien Buemi ayant écopé d'un "stop and go" d'une minute pour un dépassement de vitesse.

Quand il a laissé le volant à 04h00 au Japonais Kazuki Nakajima, qui a stabilisé l'écart entre dix et quinze sec, "Nando" était revenu à 45 sec, démontrant encore son extraordinaire capacité d'adaptation, après deux brillants dépassements pour reprendre la tête lors de son premier relais en fin d'après-midi samedi.

"Je me suis bien senti de nuit, j'étais +dans la zone+ et j'ai poussé pour rattraper, a-t-il raconté. Une partie du travail est faite mais c'est encore une longue course."

Alonso, qui espère s'adjuger à 15h00 la deuxième partie de la Triple couronne du sport automobile (après le Grand Prix de F1 de Monaco, qu'il a gagné en 2006 et 2007, et avant peut-être les 500 Miles d'Indianapolis), sortait de voiture souriant et à peine marqué.

"Même si nous disposons d'une avance décente, elle peut disparaître rapidement", rappelait pour sa part le Britannique Mike Conway, pilote de la N.7. "Le plus important est de ramener la voiture en un morceau", abondait Kobayashi, échaudé par les échecs à répétition connus par le constructeur japonais dans l'épreuve depuis son retour en 2012.

- "Scoumoune" -

La "scoumoune" qui a si souvent accablé Toyota lors de ses 19 participations infructueuses à la classique mancelle semblait pour l'heure en tout cas décidée à l'épargner. Elle n'avait par contre pas oublié ses adversaires dans la catégorie reine.

Adversaires, il fallait tout de même le dire vite, les deux dernières LMP1 en lice aux avant-postes, les Rebellion non-hybride N.1 et N.3, pointant aux troisième et quatrième places à respectivement huit et neuf tours...

La première a été contrainte à repasser au stand à l'issue du premier tour après avoir perdu son capot mal fixé et toutes les deux ont subi de courtes interventions mécaniques lors d'une nuit, une fois n'est pas coutume, calme.

Pour les six autres LMP1, toutes engagées par des équipes privées, l'addition était plus salée avec la panne ayant immobilisé la SMP Racing N.11 du Britannique Jenson Button pendant plus de trois heures en début de course ou encore les sorties de piste de la Bykolles N.4 en début de soirée et de la SMP Racing N.17 à 23h00.

La première LMP2, encore et toujours la G-Drive Racing N.26 des Français Jean-Eric Vergne et Andrea Pizzitola et du Russe Roman Rusinov, est cinquième à onze tours.

Comme la veille, on attend dimanche un ciel couvert et des températures avoisinnant les 20 degrés.

Catégories: Actualités

US Open: un quatuor de tête au 3e tour dans des conditions de jeu dantesques

dim, 06/17/2018 - 08:22

Des conditions dantesques, un leader à la déroute et le coup de folie d'un quintuple vainqueur en Majeur: à l'issue d'un 3e tour à rebondissements, un quatuor composé des Américains Dustin Johnson, Daniel Berger, Tony Finau et Brooks Koepka, se partage le haut du classement de l'US Open de golf, 2e levée du Grand Chelem, disputé samedi à Shinnecock Hills (New York).

Seul en tête la veille avec quatre coups d'avance, Johnson, numéro un mondial, a dilapidé son avantage au terme d'une journée chaotique, cumulant six bogeys et un double bogey et rendant une carte de 77 (+ 7) pour un score de 213 (+ 3), sur un parcours ultra-rapide et quasi-impraticable en raison de fortes ravales de vent.

"J'espère que ces greens seront en assez bon état pour jouer demain," a espéré Koepka, tenant du titre à l'US Open et désormais co-leader après avoir rendu une carte de 72 (+2) avec deux birdies et quatre bogeys.

"En toute honnêteté, ils (les responsables du tournoi, NDLR) sont vraiment à la limite."

"Nous n'avons pas bien anticipé le vent," a admis le directeur exécutif de la US Golf Association Mike Davis.

"Les greens étaient beaucoup trop rapides par rapport aux vents. C'était un test très difficile, peut-être trop difficile cet après-midi."

- Le coup de folie de Mickelson -

Dans ces conditions délicates, Berger et Finau, qui ont fini la journée plus tôt que la plupart des autres concurrents, ont tiré leur épingle du jeu en rendant chacun une carte de 66 (- 4), meilleure performance de la journée.

Berger a toutefois noté que le placement des drapeaux, près du bord des greens, avait représenté un défi de taille.

"On frappe un coup, à moins d'un mètre du trou, et la balle s'en va à près de 40 mètres du green," a-t-il décrit.

"J'ai frappé plein de bons coups ici, notamment au trou 5, un par 5. La balle a atterri à 3 mètres du trou et fini 45 mètres plus loin. C'est juste comme ça ici."

La journée a également été marquée par le coup de folie de Phil Mickelson au trou 13.

Après une approche ratée, le quintuple vainqueur en Grand Chelem a choisi de frapper la balle encore en mouvement, geste interdit par le règlement, et s'est vu infliger deux coups de pénalité, terminant le trou sur un sextuple bogey.

"Écoutez, je n'ai cherché à manquer de respect à personne," a tenté de se justifier Mickelson, très critiqué pour son attitude jugée désinvolte par de nombreux observateurs.

"Je savais qu'il y aurait une pénalité de deux coups. À ce moment-là, je n'avais juste pas envie de faire des allers-retours pour frapper le même coup à plusieurs reprises", a poursuivi Mickelson, jamais titré à l'US Open.

"On est censés tirer parti des règles du mieux qu'on peut."

Le vétéran américain, qui fêtait samedi son 48e anniversaire, a rendu une carte de 81 (+ 11) et sombré à la 64e place avec un score de 227 (+ 17).

Catégories: Actualités

Signature d'un accord historique sur le nom de la Macédoine

dim, 06/17/2018 - 08:20

Le différend diplomatique explosif entre la Grèce et son voisin balkanique pourrait être réglé dimanche avec la signature d'un accord historique sur le changement de nom de l'Ancienne république yougoslave de Macédoine (ARYM), sa dénomination officielle actuelle, en "Macédoine du Nord".

Pour mettre fin à cette querelle qui a commencé il y a 27 ans, mais dont les racines remontent à des siècles, les Premiers ministres grec Alexis Tsipras et macédonien Zoran Zaev ont annoncé la semaine dernière un accord pour rebaptiser le minuscule Etat des Balkans.

Leurs ministres des Affaires étrangères, Nikos Kotzias et Nikola Dimitrov, ont rendez-vous dimanche sur les rives du lac frontalier de Prespes pour signer officiellement cet accord historique, fruit de mois de marchandage diplomatique.

MM. Tsipras et Zaev, ainsi que des représentants des Nations unies et de l'Union européenne, qui se sont félicités de cette initiative, se joindront à eux.

Les délégations signeront le texte du côté grec de la frontière avant de passer côté macédonien pour le déjeuner, a indiqué Athènes.

Depuis 1991, Athènes s'oppose à ce que son voisin s'appelle la Macédoine parce qu'elle a sa propre province septentrionale du même nom qui fut le berceau de l'empire d'Alexandre le Grand: une source de fierté pour les Grecs d'aujourd'hui.

Les deux jeunes Premiers ministres ont dû faire face à de vives réactions dans leur pays pour faire avancer la négociation.

Alexis Tsipras a été accusé de trahison par les partisans grecs de la ligne dure et, samedi, a surmonté une motion de censure contre son gouvernement destinée à bloquer l'accord avec Skopje.

En Macédoine, le président Gjorge Ivanov prévoit d'exercer un droit de veto pour bloquer ce que l'opposition nationaliste a qualifié de "capitulation".

Zoran Zaev, élu l'année dernière, a fait du rapprochement avec la Grèce une priorité pour assurer les adhésions de son pays à l'Union européenne et à l'OTAN, bloquées par Athènes depuis des années.

- Long processus -

Des manifestants des deux pays prévoient d'organiser des rassemblements de protestation près de Prespes dimanche.

L'accord doit encore être approuvé par le parlement macédonien et acté par référendum. Il doit également être ratifiée par le parlement grec, un processus qui risque de prendre des mois.

Parmi les critiques les plus ardents d'Alexis Tsipras se trouve son prédécesseur, le conservateur Antonis Samaras, qui était ministre des Affaires étrangères en 1991 lorsque le différend a commencé.

"Vous avez reconnu une aberration qui ne stabilisera pas la zone, elle la minera", a déclaré M. Samaras samedi. "Vous êtes en train de légaliser l'irrédentisme" (macédonien), a-t-il dit.

Les opposants à l'accord - qui reconnaît une langue et une nationalité macédoniennes - estiment quasi-certian que le pays sera appelé Macédoine par le monde entier, au lieu de Macédoine du Nord.

Les responsables d'Athènes insistent sur le fait que le processus contribuera à stabiliser la région des Balkans, ce qui permettra à la Grèce de se concentrer sur d'autres défis régionaux, notamment sur la Turquie et la question chypriote.

Ils notent également que la Grèce a déjà été critiquée par la Cour internationale de justice pour avoir bloqué l'adhésion de la Macédoine à l'OTAN. Dans un jugement rendu en 2011, le plus haut tribunal de l'ONU a déclaré que la Grèce avait "manqué à son obligation" en vertu d'un accord provisoire conclu en 1995 de mettre fin au différend sur le nom de l'ancienne république yougoslave.

La Macédoine a été admise aux Nations unies en 1993 sous le nom provisoire d'ARYM, mais plus de 120 pays, dont la Russie et les Etats-Unis, ont reconnu le pays des Balkans sous le nom de "République de Macédoine".

Skopje espère obtenir une date pour commencer les pourparlers d'adhésion à l'UE lors d'un sommet européen fin juin et une invitation à rejoindre l'OTAN à la mi-juillet.

Catégories: Actualités

Nicaragua : nouvelles violences meurtrières malgré la reprise du dialogue

dim, 06/17/2018 - 08:09
De nouvelles violences ont fait huit morts samedi au Nicaragua, quelques heures après la conclusion d'une trêve entre le président Daniel Ortega et les manifestants qui réclament son départ.
Catégories: Actualités

Routes secondaires à 80 km/h: le décret publié au JO

dim, 06/17/2018 - 08:00

Le décret d'application abaissant de 90 km/h à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur 400.000 kilomètres de routes secondaires à partir du 1er juillet a été publié dans la nuit de samedi à dimanche au Journal officiel, après des mois de controverse.

Cette limitation de vitesse s'appliquera sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière), soit 40% du réseau routier français. Source de sempiternelles querelles, cette mesure vise à réduire la mortalité routière qui, après le plus-bas historique de 2013 (3.427 morts, métropole et Outremer confondus), est repartie à la hausse entre 2014 et 2016. Cette tendance s'est inversée en 2017 (3.684 morts, -1,4% par rapport à 2016).

Annoncée le 9 janvier dans le cadre d'un plan gouvernemental visant à faire baisser le nombre de morts sur les routes, cette mesure suscite une vive contestation de la part d'associations d'automobilistes et de motards, d'élus locaux et même de ministres doutant de son efficacité. Dans un sondage publié en avril, 76% des Français s'y déclaraient opposés.

Conscient du tollé qu'il allait susciter, le Premier ministre Edouard Philippe s'est toujours dit "prêt à assumer l'impopularité" de cette disposition qui permettra, selon lui, de sauver 300 à 400 vies par an.

"Réduire le nombre de morts et de blessés sur les routes françaises est un véritable enjeu de politique publique", a-t-il ainsi répété le 18 mai, alors que la veille, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, avait préféré brandir un "joker" quand un élu l'avait interrogé sur le sujet.

Une "clause de rendez-vous" est fixée au 1er juillet 2020. "Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances, (...) le gouvernement prendra ses responsabilités", a assuré Edouard Philippe.

Face à la colère de leurs administrés, des sénateurs ont créé un groupe de travail pour évaluer "l'utilité et l'efficacité" de la mesure.

Ils préconisaient une application "décentralisée et ciblée", avec des routes limitées à 80 km/h choisies au niveau des départements en fonction de leur dangerosité. L'option n'a pas été retenue par le gouvernement.

Catégories: Actualités

Reportage colombie 2 centriste

dim, 06/17/2018 - 07:40
Candidat malheureux du premier tour de la présidentielle, le centriste Sergio Fajardo a annoncé qu’il voterait blanc. Depuis, les deux finalistes du scrutin, Ivan Duque, champion de la droite, et Gustavo Petro, héraut de la gauche anti-système, ont modéré leur discours afin de séduire l’électorat centriste.
Catégories: Actualités

Après une semaine d'errance, les migrants de l'Aquarius arrivent en Espagne

dim, 06/17/2018 - 07:05
Les migrants secourus par l'Aquarius et refusés par l'Italie commencent à arriver au port espagnol de Valence après avoir passé neuf jours en mer. Certains d'entre eux doivent être accueillis en France après examen de leur situation.
Catégories: Actualités

Après une semaine d'errance, les migrants de l'Aquarius arrivent en Espagne

dim, 06/17/2018 - 05:20

Les 630 migrants secourus par l'Aquarius, au centre cette semaine de vives tensions sur la politique migratoire ayant secoué l'Europe, vont arriver dimanche matin en Espagne après une semaine d'errance en Méditerranée.

Madrid a annoncé samedi qu'elle acceptait l'offre de la France d'accueillir des migrants de l'Aquarius, après l'examen de leur situation en Espagne.

Après une odyssée de 1.500 kilomètres, les 450 hommes, 80 femmes dont au moins 7 enceintes, 89 adolescents et onze enfants de moins 13 ans vont commencer à entrer dans le port de Valence (est) à l'aube.

Les arrivées des trois bateaux transportant ces ressortissants de 26 pays en majorité africains - l'Aquarius, affrété par SOS Méditerranée et Médecins Sans Frontières, et deux navires militaires italiens - doivent s'échelonner à 06H00, 09H00 et 12HOO locales (04H00, 07H00 et 10H00 GMT), selon les autorités régionales.

Des tentes ont été montées et des ambulances pré-positionnées sur le port de Valence où une banderole clamant "Bienvenue chez vous", dans différentes langues, a été déployée alors que l'arrivée de l'Aquarius a déclenché un élan de solidarité.

"Les gens se proposent pour tout ce qui se présente: servir de traducteur, offrir un logement", expliquait Johnson Tamayo, artiste de 51 ans, l'un des très nombreux bénévoles mobilisés par la Croix-Rouge.

Au total, le dispositif mis en place pour cet accueil exceptionnel va mobiliser 2.320 personnes dont environ 1.000 bénévoles et 470 traducteurs. L'évènement sera ultramédiatisé, avec plus de 600 journalistes accrédités.

Pour ces migrants rêvant d'une vie meilleure en Europe, l'arrivée dans le port de Valence marque la fin d'un voyage éprouvant d'une semaine durant lequel ils auront été le catalyseur des profondes fractures au sein de l'Union Européenne sur la question migratoire.

- Un geste "humanitaire" et "politique" pour Madrid -

Tout juste arrivé au pouvoir, le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez avait offert lundi d'accueillir les migrants sauvés par l'Aquarius dans la nuit du 9 au 10 juin au large de la Libye et à qui l'Italie et Malte refusaient d'ouvrir leurs ports.

Un geste "humanitaire" mais aussi "politique" pour Madrid, destiné à impulser une réponse européenne commune face à la crise migratoire.

Le refus de l?Italie et de son ministre de l'Intérieur Matteo Salvini (Ligue, extrême droite), homme fort du gouvernement, d'accueillir l'Aquarius a en effet plongé l?Europe dans une nouvelle crise sur la question migratoire et déclenché une passe d'armes diplomatiques entre la France et l'Italie.

Le président français Emmanuel Macron a ainsi dénoncé la "part de cynisme et d?irresponsabilité du gouvernement italien" de Rome qui a indiqué en réponse refuser de recevoir les "leçons hypocrites de pays ayant préféré détourner la tête en matière d'immigration".

Mais alors qu'un déjeuner vendredi entre M. Macron et le chef du gouvernement italien Guiseppe Conte a permis d'apaiser les tensions, Matteo Salvini a persisté et signé samedi en réitérant l'interdiction aux ONG d'accéder aux ports de la péninsule.

La crise migratoire déstabilise aussi le gouvernement allemand, la chancelière Angela Merkel faisant face à une fronde de la droite conservatrice qui veut imposer un tour de vis à la politique d'accueil des demandeurs d'asile.

- Une partie des migrants en France -

Une partie des migrants de l'Aquarius doivent être accueillis en France, comme l'a proposé Paris. Une initiative saluée par le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez pour qui "cette offre démontre que c'est dans ce cadre de coopération que l'Europe doit donner une réponse, dans un esprit de solidarité européenne au contenu réel".

Concrètement, l'Office français de protection des réfugiés a indiqué à l'AFP être prêt "à envoyer en tout de début de semaine (à Valence) des équipes qui pourront s'assurer que les personnes relèvent bien du droit d'asile".

Une fois arrivés à bon port, les migrants de l'Aquarius débarqueront par groupes après un examen médical et devront attendre ensuite que leur situation soit examinée au cas par cas.

Chaque migrant "saura s'il a le statut de réfugié, si c'est un migrant économique" mais aussi "s'il est coupable de certains délits qui le rendent passible d'expulsion", avait souligné vendredi la porte-parole du gouvernement espagnol, Isabel Celaa.

Alors que l'Aquarius s'approche de l'Espagne, troisième porte d'entrée par la mer dans l'UE, près d'un millier de migrants sont arrivés dans le sud du pays à bord d'embarcations de fortune vendredi et samedi dont quatre sont morts.

Catégories: Actualités

Les dernières bouteilles du "Roi du Bourgogne" Henri Jayer mises en vente à Genève

dim, 06/17/2018 - 05:00

Elles sont au nombre de 1.064. Pas une de plus. Les ultimes bouteilles et magnums du "Maître du Pinot noir" Henri Jayer sont mises aux enchères ce dimanche à Genève par les filles du vigneron bourguignon, décédé en 2006 à 84 ans.

Cette vente historique va démarrer à 14H00 (12H00 GMT) dans le domaine de Châteauvieux, sur les hauteurs de Genève, et devrait s'achever en début de soirée.

Avec l'ensemble des flacons mis en vente, les vendeuses pourraient récolter entre 6,7 et 13 millions de francs suisses (entre 5,7 et 11,2 millions d'euros), selon la maison genevoise Baghera Wines en charge de la vente.

Le lot 160, le plus cher - une série de quinze magnums de Cros-Parantoux, Vosne-Romanée Premier Cru, allant de 1978 à 2001 - est par exemple estimé entre 280.000 et 480.000 CHF (entre 237.000 et 406.000 euros).

Autre lot remarquable, le 214, un magnum de Richebourg 1987 dont le prix est estimé entre 16.000 et 32.000 francs suisses (entre 13.822 et 27.645 euros).

Les moins fortunés peuvent tenter leur chance avec une bouteille de Nuits-Saint-Georges 1997, proposée tout de même à 1.600 francs suisses (1.382 euros).

Les 855 bouteilles et 209 magnums réunis dans cette vente inédite constituent la totalité des flacons que Henri Jayer avait patiemment accumulés tout au long de sa vie, dans la cave de son domaine à Vosne-Romanée.

Pour préparer la vente, les experts de Baghera Wines ont eu un accès exclusif aux sous-sols de M. Jayer, là où tous les vins étaient encore stockés comme il les avait laissés au moment de son décès en 2006.

Parmi ces ultimes flacons, des millésimes de 1970 à 2001 dont plusieurs lots du Cros-Parantoux, ce Vosne-Romanée Premier Cru qui compte parmi les vins les plus chers du monde.

Le Cros-Parantoux, c'est le nom de cette parcelle qu'Henri Jayer, vigneron méticuleux et attentif, avait entièrement façonnée, transformant cette terre à topinambours en vigne créatrice.

- "Un passionné" -

"C'est de toute évidence la dernière page du Domaine Henri Jayer qui se tournera", ont expliqué dans un mail à l'AFP, Lydie et Dominique, les filles du viticulteur, qui ont prévu d'assister à la vente, synonyme de dispersion de leur héritage.

"Ces bouteilles et magnums de sa réserve personnelle étaient un peu comme son laboratoire... une manière de voir vieillir ses crus au fil des ans", racontent ses filles qui ajoutent: "il nous est apparu naturel ? n'étant pas en capacité de boire toutes ces bouteilles ? de les proposer à la vente afin que les amateurs (...) puissent les acquérir et les boire, à sa mémoire".

Une sélection d'objets ayant appartenu à Henri Jayer viendra ponctuer cette journée d'enchères dédiée au "Roi du Bourgogne".

Comme le veut la tradition bourguignonne, Henri Jayer conservait ses vins "sur pile", à savoir embouteillés et empilés dans sa cave, sans étiquettes ni capsules.

En vue de la vente, des étiquettes et des capsules neuves ont donc été apposées sur l'ensemble des bouteilles et magnums par les filles d'Henri Jayer avant le transport des flacons vers Genève.

"Notre père était passionné par son métier, qu'il vivait intensément", ont assuré ses filles, qui souhaitent que les bouteilles qui seront vendues aillent "rejoindre la cave d'amateurs qui sauront ouvrir et boire ces vins".

Selon Baghera Wines, les conditions de conservation des bouteilles mises aux enchères sont telles que les vins pourront encore être conservés de nombreuses années avant d'être dégustés... pour ceux qui sauront être assez patients.

Catégories: Actualités

Présidentiellle en Colombie: duel inédit droite et gauche, la paix au milieu

dim, 06/17/2018 - 04:59

Un duel inédit entre droite et gauche se joue en Colombie, au second tour dimanche d'une présidentielle cruciale pour la paix, et qui va désigner le successeur de Juan Manuel Santos, artisan du pacte historique avec l'ex-guérilla Farc.

Les bureaux de vote seront ouverts de 08h00 à 16h00 locales (13h00 à 21h00 GMT).

Le champion de la droite dure, Ivan Duque, 41 ans, donné favori promet de modifier ce texte signé fin 2016, selon lui trop laxiste envers les ex-chefs guérilleros.

Ivan Duque, qui pourrait devenir le plus jeune président colombien depuis 1872, affronte Gustavo Petro, 58 ans, premier candidat de gauche à parvenir si loin dans une course présidentielle.

"Nous devons avancer pour continuer à consolider la paix que nous sommes en train de construire", a tweeté vendredi M. Santos, 66 ans, artisan d'un accord qui lui a valu le prix Nobel de la Paix. Mais aussi une impopularité record de 80% dans ce pays de 49 millions d'habitants. Au pouvoir depuis 2010, il ne peut se représenter après deux mandats consécutifs.

Depuis l'accord, 7.000 rebelles ont déposé les armes.

Si le pacte a clos plus de 52 ans d'affrontements avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), converties en parti politique, la Colombie peine à émerger du conflit. Elle reste confrontée à une corruption et des inégalités criantes, notamment en matière d?éducation et de santé, ainsi qu'à la violence de groupes armés se disputant le narco-trafic dans ce pays, premier producteur mondial de cocaïne.

La droite règne depuis toujours. Son atout, le jeune Ivan Duque, novice en politique, a remporté 39,14% des voix au premier tour le 27 mai contre 25,08% à Gustavo Petro, ancien maire de Bogota et ex-guérillero du M-19 dissout. La participation avait été sans précédent (53,9%). Habituellement moins de la moitié des 36 millions d'électeurs votent.

- Duque, le retour de l'uribisme? -

Dauphin de l'ex-président Alvaro Uribe (2002-2010), farouche opposant à l'accord de paix, l'avocat et économiste Ivan Duque se défend d'en être la "marionnette". Pour ce second tour, les sondages créditent le candidat du Centre démocratique (CD) de plus de 50%, avec six à quinze points d'avance sur Gustavo Petro du mouvement Colombie Humaine.

Mais c'est la première fois que la gauche colombienne, divisée et qui a pâti de la présence des guérillas, arrive au second tour d'une présidentielle.

Ivan Duque, soutenu par les conservateurs, les partis chrétiens, les évangéliques et l'ultra-droite, défend la liberté d'entreprendre et les valeurs traditionnelles de la famille, en agitant le spectre du Venezuela voisin en faillite.

Il veut réviser l'accord de paix pour envoyer en prison les chefs des ex-Farc coupables de crimes graves et leur barrer l'accès au Parlement, éradiquer "le cancer de la corruption" et relancer la 4e économie d'Amérique latine, en berne avec 1,8% de croissance.

"Le discours de campagne pour gagner est une chose, c'en est une autre une fois en exercice. Ce serait très coûteux de revenir en arrière" sur l'accord, avertit Fabian Acuña, politologue de l'Université Javeriana.

Gustavo Petro, chantre d'une gauche antisystème, promet de l'appliquer et de lancer de profondes réformes favorables aux pauvres. Mais il paye sa proximité avec le défunt président vénézuélien Hugo Chavez, bien qu'il ait désavoué son successeur Nicolas Maduro.

- Petro, premier président de gauche? -

Les candidats s'opposent aussi sur le dialogue avec l'Armée de libération nationale (ELN), dernière guérilla du pays. Gustavo Petro veut le poursuivre; Ivan Duque compte durcir la position gouvernementale.

"Nous espérons que quel que soit le vainqueur, il continue ces efforts (de paix) et respecte les accords conclus", a déclaré mardi Pablo Beltran, chef négociateur de la rébellion, en cessez-le-feu pour ce scrutin.

Dans la dernière ligne droite, les deux adversaires ont limité les déclarations, tentant de nouer des alliances. Le report des voix du centre, dont un candidat, Sergio Fajardo, a obtenu 23,7% au premier tour, pourrait peser. Mais le vote blanc aussi.

"Si Ivan Duque l'emporte, il aura une importante majorité pour faire approuver ses initiatives" au Congrès, où la droite s'est imposée aux législatives de mars, a déclaré à l'AFP le politologue Nicolas Liendo, de l'Université Sergio Arboleda.

Pour sa part, le parti Farc a renoncé après un échec cuisant devant les urnes: il n'avait même pas atteint les 0,5% de voix nécessaires pour dépasser les dix sièges parlementaires octroyés par l'accord.

Tourner définitivement la page d'une guerre fratricide, qui a fait au moins huit millions de victimes entre morts, disparus et déplacés, sera la principale tâche du futur dirigeant, qui prendra ses fonctions le 7 août, jour de la fête de l'indépendance.

Catégories: Actualités

Mondial-2018: Brésil et Allemagne, le jour des seigneurs

dim, 06/17/2018 - 04:50

Le Brésil a le naufrage de 2014 à faire oublier et l'Allemagne arrive en Russie au bout d'une préparation assez chaotique, mais ce sont bien les deux géants de la Coupe du Monde, neuf sacres à eux deux, qui font leurs débuts dimanche lors du Mondial-2018.

. L'Allemagne et ses doutes

Honneur aux champions du monde. Les Allemands commencent dimanche à Moscou face au Mexique, systématiquement 8e de finaliste depuis 1994, la défense du titre acquis en 2014 au Brésil.

Et ce premier match est escorté de quelques doutes après une montée en puissance contrariée par des problèmes défensifs et quelques interférences politiques.

"Nous savons qu'il va nous falloir passer la vitesse supérieure", a d'ailleurs reconnu l'imperturbable milieu de terrain Toni Kroos. "Mais nous avons suffisamment démontré par le passé que nous répondons présents quand ça devient important".

De fait, les Allemands n'ont jamais été les champions du monde des matches amicaux, mais ça n'a jamais vraiment été un problème non plus, comme le prouvent les quatre étoiles sur leur maillot.

Tout de même, la Mannschaft reste sur cinq matches nuls et une victoire 2-1 contre l'Arabie Saoudite, pulvérisée depuis par la Russie (5-0) en ouverture du Mondial.

Le sélectionneur Joachim Löw se serait aussi volontiers passé de la polémique née des photos montrant les milieux de terrain Mesut Özil et Ilkay Gündogan avec le président turc Recep Tayyip Erdogan. Mais de toutes façons, Löw le sait, conserver le titre mondial "est ce qu'il y a de plus difficile".

Ce match face au Mexique, qui n'a pas non plus été épargné par les affaires extra-sportives avec la révélation d'une orgie sexuelle impliquant plusieurs joueurs, sera aussi l'occasion de tester Manuel Neuer.

L'immense gardien allemand n'a en effet joué qu'un match amical et demi depuis septembre.

. Le Brésil et ses fantômes

Quatre étoiles pour l'Allemagne, cinq pour le Brésil, mais un cauchemar récent, le 7-1 infligé à domicile par la Mannschaft en demi-finale de la précédente édition, à Belo Horizonte.

"J'aurais voulu que ça soit différent mais il n'y a pas de trauma. Sinon j'aurais pris ma retraite", a assuré samedi Marcelo, qui portera à Rostov le brassard de capitaine de la Seleçao.

Le souvenir est tout de même brûlant et les Brésiliens sont en Russie pour un titre qui aurait valeur de rédemption.

Leur leader sera évidemment Neymar, absent sur blessure lors du naufrage d'il y a quatre ans et qui revient à peine d'une absence de quatre mois après une fracture à un pied.

"Il est toujours rapide, il n'a pas perdu cette vitesse mais il n'est pas à 100%. J'espère qu'il sera en forme dimanche", a déclaré son sélectionneur Tite.

Même avec un Neymar pas tout à fait au top, le Brésil partira nettement favori face à la Suisse, dont la 6e place au classement Fifa peut sembler flatteuse. Willian, Gabriel Jesus, Coutinho: les options offensives alternatives des Auriverde ont en effet de l'allure.

. Le Costa Rica et ses souvenirs

Pour le Costa Rica en revanche, 2014 est un souvenir merveilleux. Sortis en tête du "groupe de la mort", les Ticos avaient ensuite éliminé la Grèce en 8e de finale et avaient frôlé le dernier carré avec une élimination aux tirs au but contre les Pays-Bas.

L'effet de surprise est passé et tout le monde cette fois se méfiera de l'équipe de Keylor Navas, le gardien but du Real Madrid.

"Ce Mondial est beaucoup plus compliqué que le précédent parce qu'au Brésil, nous n'avions rien à perdre. Cette fois, les gens attendent beaucoup de nous et on espère nous aussi bien faire", a expliqué le capitaine Bryan Ruiz.

Pour lui et pour les siens, tout recommence à Samara face à la Serbie de Milinkovic-Savic, le jeune milieu de terrain de la Lazio Rome, qui pourrait être l'une des grandes révélations du tournoi.

Catégories: Actualités

Nicaragua: huit morts dans les violences, le dialogue national fragilisé

dim, 06/17/2018 - 04:00

Huit personnes ont été tuées samedi à Managua, portant à au moins 178 morts le bilan du mouvement de contestation antigouvernemental qui secoue le Nicaragua depuis deux mois, et fragilisant la reprise du dialogue entre le gouvernement et l'opposition.

Les deux parties ont suspendu leurs discussions samedi soir, en annonçant qu'elles les reprendraient lundi. Elles devraient alors examiner une proposition formulée par l'Eglise catholique - qui joue dans cette crise le rôle de médiateur - prévoyant d'organiser des élections générales anticipées en mars 2019, soit deux ans avant l'échéance prévue.

Les évêques proposent également une réforme constitutionnelle qui entrerait en vigueur dès cette année et qui empêcherait le chef de l'Etat de briguer un nouveau mandat.

L'opposition exige depuis deux mois le départ du président Daniel Ortega, 72 ans, "héros" de la révolution sandiniste qui a dirigé le pays de 1979 à 1990 après avoir évincé le dictateur Anastasio Somoza, et qui est revenu au pouvoir depuis 2007.

Le chef de l'Etat s'est dit prêt à travailler à une démocratisation du pays, mais n'a pas dit s'il consentirait à écourté son mandat, valable théoriquement jusqu'en janvier 2022. "Nous réitérons notre volonté totale d'écouter toutes les propositions entrant dans un cadre institutionnel et constitutionnel", a-t-il seulement commenté.

Six des nouvelles victimes tuées samedi sont des membres d'une même famille dont le domicile a été incendié par un groupe d'hommes encagoulés qui ont lancé un cocktail molotov. Une femme et un enfant ont survécu au sinistre mais ont été grièvement blessés en se jetant dans le vide depuis un balcon.

Le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, a dénoncé sur Twitter un "crime contre l'humanité qui ne peut rester impuni".

Ce drame a été condamné aussi bien par l'opposition que par le gouvernement, qui s'en sont rejeté mutuellement la responsabilité au moment où leurs représentants renouaient les fils d'un fragile dialogue.

Les deux autres victimes décédées samedi ont été attaquées alors qu'elles dégageaient une barricade dressée sur une route, a indiqué la police dans un communiqué.

Ces nouveaux incidents violents surviennent alors que le gouvernement et l'opposition avaient trouvé vendredi un accord autorisant des observateurs des droits de l'homme à venir enquêter sur les violences.

- Couvre-feu virtuel -

Les représentants de l'opposition avaient de leur côté accepté une demande clef du pouvoir du président Ortega : un plan visant à lever les blocages qui entravent les routes pour empêcher les forces anti-émeutes de passer, selon la conférence épiscopale, médiateur dans le conflit.

Pour le sociologue et analyste indépendant Oscar René Vargas, le président Ortega essaie "de gagner du temps" et de changer le rapport de force en sa faveur, via une répression accrue. Selon lui, le chef de l'Etat ne claquera pas la porte des pourparlers, mais poussera l'opposition à en partir et à ne pas respecter les accords qui pourraient en sortir.

Interrogé par l'AFP, l'écrivain nicaraguyen Sergio Ramirez - lauréat l'an dernier du prix Cervantès, la plus prestigieuse récompense littéraire du monde hispanophone -, a également fait part de son pessimisme.

Une solution à la crise semble pour l'heure "confuse et très improbable", a estimé l'écrivain, qui fut aussi vice-président du pays pendant les cinq dernières années du gouvernement sandiniste (1979-1990). "J'entends peu de volonté du gouvernement, dans le cadre des pourparlers, à reconnaître ou au moins à faire un acte de contrition pour ses crimes, et à chercher une solution", a-t-il ajouté.

Le Nicaragua, payé le plus pauvre d'Amérique centrale, a basculé dans le chaos après la répression le 18 avril des manifestations contre l'insécurité sociale.

Sur plus des deux tiers des routes du pays, d opposants ont dressé des barricades, parfois faites de pavés ou de tronc d'arbres, afin d'empêcher le passage des forces anti-émeutes et autres groupes paramilitaires. Ces barrages routiers perturbent la livraison de marchandises, minent le commerce régional, et ont contraint à un arrêt forcé des centaines de camions en transit à travers le pays.

Certaines villes comme Masaya, près de la capitale, ont fermé tous leurs accès, espérant ainsi se prémunir des meurtres, saccages et incendies de magasins. Une sorte de couvre-feu virtuel s'est parfois mis en place, de nombreux habitants préférant s'enfermer chez eux dès le début de soirée, pour se mettre à l'abri.

Si la crise se prolonge, l'ardoise pour le pays pourrait dépasser les 900 millions de dollars, selon la Fondation nicaraguayenne pour le développement social et économique (Funides), qui calcule que le Nicaragua pourrait perdre jusqu'à 150.000 emplois d'ici la fin de l'année.

Catégories: Actualités

Cinéma d'animation: "Funan" de Denis Do sacré au Festival d'Annecy

sam, 06/16/2018 - 23:40

"Funan", film d'animation du réalisateur français d'origine cambodgienne Denis Do, dont l'intrigue se déploie durant la révolution khmère rouge, a remporté samedi soir le cristal du meilleur long métrage du 42e Festival d'Annecy (France).

Ce premier film, qui succède au palmarès à "Lou et l'île aux sirènes" de Masaaki Yuasa, récompensé en 2017, conte l'histoire d'une jeune femme qui tente de retrouver son fils après que ce dernier lui a été arraché par le régime durant leur exil forcé depuis Phnom Penh.

L'autre vainqueur de cette 42e édition est "Parvana, une enfance en Afghanistan", long métrage adapté d'un livre de jeunesse de Deborah Ellis - "The Breadwinner" - par l'Irlandaise Nora Twomey.

Le long métrage, qui narre l'histoire d'une petite fille afghane de 11 ans qui se déguise en garçon pour tenter de retrouver son père tout juste arrêté, décroche le Prix du jury et le Prix du public.

Le cristal du meilleur court métrage est revenu à "Bloeistraat 11", de la Néerlandaise Nienke Deutz, qui raconte les dernières vacances d'été de deux amies dont les corps vont petit à petit commencer à se transformer.

Les Prix du Jury et du public de cette même catégorie ont quant à eux consacré "Weekends", court métrage onirique du cinéaste américain Trevor Jimenez décrivant le quotidien d'un petit garçon aux parents divorcés.

L'édition 2018 de la manifestation a enregistré un nouveau record de fréquentation avec 11.700 accrédités, "soit 17% de plus qu'en 2017", a précisé l'organisation dans un communiqué.

Le 43e Festival d'Annecy se tiendra du 10 au 15 juin 2019 et mettra à l'honneur l'animation japonaise.

Catégories: Actualités

Mondial-2018: la Croatie se lance idéalement face à de faibles Nigérians

sam, 06/16/2018 - 23:37

La Croatie n'a guère été impressionnante face au Nigeria pour son entrée en lice dans le groupe D mais sa victoire de samedi (2-0) lui permet de prendre la tête du groupe après le nul des Argentins face à l'Islande (1-1).

Luka Modric, le meneur de jeu du onze au damier, y est allé de son but, en transformant un penalty à vingt minutes de la fin (2-0, 71).

Mais il s'agissait là du premier tir cadré croate et seulement du deuxième de la partie, démontrant du même coup le faible niveau offensif des deux équipes sur ce match.

Les hommes de Zlatko Dalic, qui avait aligné le onze prévu avec Mario Mandzukic en 9, Rebic et Perisic sur les ailes et Luka Modric un peu plus reculé avec Ivan Rakitic dans l'axe, ont globalement contrôlé le match.

Solides défensivement, plus techniques que leurs adversaires pour faire circuler le ballon, ils n'ont cependant pas vraiment su profiter des espaces assez importants laissés par les Nigérians souvent éparpillés sur le terrain.

Ils avaient ouvert le score sur un but contre son camp d'Oghenekaro Etebo, qui avait dévié dans son but une tête plongeante de Mandzukic consécutive à un corner peu après la demie-heure de jeu (1-0, 32).

Organisés dans un 4-2-3-1 assez proche de celui de leurs adversaires, les Super Eagles ont eu beaucoup de mal à se montrer dangereux.

Il a fallu attendre une tête d'Odion Ighalo pour mettre timidement Danijel Subasic à contribution (59), signe des difficultés persistantes de l'équipe emmenée par Gernot Rohr pour retrouver la forme qui lui avait permis de s'extirper d'un groupe de qualification relevé avec la Zambie, l'Algérie et le Cameroun.

Le match face à l'Islande sera déjà celui de la dernière chance pour le Nigeria qui terminera son premier tour face à l'Argentine.

La Croatie, elle, a fait le boulot face à l'équipe supposée la plus faible d'un groupe assez dense. Une belle opération qui lui permet d'envisager avec une relative sérénité le choc face à Messi et ses coéquipiers, déjà au pied du mur, dans cinq jours, à Nijni Novgorod.

Un nouveau bon résultat pourrait déjà les rapprocher d'un huitième de finale en bonne position.

Catégories: Actualités

Athlétisme: 2e performance de l'année pour Vicaut, Allyson Felix battue à Marseille

sam, 06/16/2018 - 23:33

Le sprinter français Jimmy Vicaut a signé la 2e performance mondiale de l'année sur 100 m, samedi soir au meeting d'athlétisme de Marseille, alors que l'Américaine Allyson Felix a fini sur la 3e marche du podium du 400 m.

Vicaut, le local de l'étape car sociétaire du SCO Sainte Marguerite, a remporté le 100 m en 9 sec 92, à six centièmes de son record personnel (9.86 deux fois, en 2015 et 2016), établissant au passage un nouveau record du meeting de Marseille.

"Je suis content de gagner à la maison. La deuxième partie de course est costaud, je suis content de ce temps dans ces conditions parfaites. C'est bon pour la suite", a affirmé le médaillé de bronze des Championnats d'Europe 2016.

Sur le tour de piste du stade Delort, Felix a été moins convaincante que Vicaut. L'Américaine, 11 fois championne du monde et six fois championne olympique, a été devancée par l'Italienne Libiana Grenot, double championne d'Europe sur la distance (2014 et 2016), victorieuse en 51 sec 51, et par la Britannique Drayton Shakes.

"C'était une course incroyable. Je suis contente de battre une championne comme Allyson Felix et c'est une bonne chose avant les Championnats d'Europe (en août à Berlin)", s'est félicitée l'athlète italienne.

Felix, l'athlète la plus titrée au monde avec au total neuf médailles olympiques et 16 podiums aux Mondiaux, a fini à dix centièmes: "Ce n'était pas une bonne soirée pour moi. J'espérais faire mieux mais cette année est différente. Ma forme n'est pas encore bonne. Je suis très loin de mon meilleur niveau mais je vais rentrer à la maison pour travailler", a-t-elle simplement déclaré.

A 32 ans, la spécialiste du 400 mètres avait annoncé, en conférence de presse, être dans une année de transition, sans championnats internationaux à disputer et dans l'optique de préparer les Mondiaux 2019.

"Je voulais profiter de cette course pour travailler: 2018 sera une année importante pour préparer 2019. Chaque saison est un nouveau challenge et je pense que je n'ai pas encore atteint mon maximum", a-t-elle plaidé.

Championne olympique du 200 m à Londres en 2012 et vice-championne olympique du 400 m en 2016 à Rio, Felix visera un nouveau titre aux Jeux de Tokyo en 2020. "En équipe, mais surtout en individuel, j'espère être titrée à Tokyo", a prévenu celle qui veut se rapprocher du record d'Usain Bolt, huit médailles d'or olympiques.

La championne olympique du triple saut, Caterine Ibarguen (Colombie), a remporté le concours du saut en longueur, avec un bond à 6,97 m.

Catégories: Actualités

Pages