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De la Corée du Nord à l'Iran, un an de politique étrangère de Trump

ven, 01/19/2018 - 08:29

Il est arrivé à la Maison Blanche avec la promesse de "l'Amérique d'abord". Un an et plusieurs décisions spectaculaires plus tard, Donald Trump a confirmé sa volonté de tourner le dos au multilatéralisme sur la scène internationale.

Au terme de la première année du mandat du président américain, son image dans le monde est plus mauvaise que ne l'a jamais été celle de ses deux prédécesseurs, Barack Obama et George W. Bush, selon un sondage Gallup publié jeudi. Seuls 30% des personnes interrogées dans 134 pays approuvent l'action du milliardaire républicain.

Et les plus sévères se trouvent chez les alliés traditionnels des Etats-Unis, en Europe de l'Ouest, au Canada ou au Mexique. "De nombreuses alliances considérées comme une +grande force+ par l'administration Trump sont en fait menacées", commente l'institut.

Pour James Lindsay, du Council on Foreign Relations, certains des plus proches alliés de l'Amérique "craignent la fin de l'époque où les Etats-Unis excerçaient un leadership mondial". "Si c'est la cas, les conséquences risquent d'être terribles", écrit-il.

"On a un problème avec les Européens, mais le reste du monde n'est pas bouleversé", relativise Jim Jeffrey, chercheur au Washington Institute et ex-diplomate sous des administrations républicaines. "Trump n'a pas fait beaucoup de dégâts à l'ordre international jusqu'ici", assure-t-il, saluant sa stratégie sur la Corée du Nord, l'Iran et la Syrie.

Tour du monde de la diplomatie à l'ère Trump:

- Accords internationaux: la 'doctrine du retrait' -

Les Etats-Unis ont annoncé en juin leur retrait de l'accord de Paris sur le climat, contraire selon Donald Trump aux intérêts économiques américains -- même si concrètement cela ne sera possible qu'en fin de son mandat. Le président français Emmanuel Macron veut le convaincre de faire marche arrière, fort de leurs bonnes relations.

Mais Washington a aussi claqué la porte d'autres accords ou organisations multilatéraux: traité de libré-échange Asie-Pacifique, Unesco, Pacte mondial sur la migration... Et les critiques pleuvent contre le coût de l'ONU. C'est la "doctrine du retrait", déplore-t-on jusque dans les milieux républicains.

- Iran: seul contre tous -

Le président Trump menace aussi de se retirer de l'accord de 2015 censé empêcher Téhéran d'avoir l'arme nucléaire, pourtant défendu par les autres signataires (Iran, Chine, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne). Il vient de donner jusqu'au printemps aux Européens pour l'aider à combattre les "activités déstabilisatrices" de sa bête noire, faute de quoi il passera de la parole aux actes.

- Jérusalem: coup de tonnerre -

Autre décision unilatérale, autre tollé mondial: Donald Trump a reconnu début décembre Jérusalem comme capitale d'Israël. Si Israël applaudit, les Palestiniens ne décolèrent pas et dénient désormais à Washington tout rôle de médiateur dans le processus de paix, que le président américain voulait relancer mais qui s'avère plus moribond que jamais.

- Corée du Nord: stratégie multilatérale, style très personnel -

Face aux ambitions nucléaires nord-coréennes, principal défi international aux yeux de Washington, la stratégie est tout autre: convaincre le monde de pousser Pyongyang au dialogue par des sanctions draconiennes. Avec un certain succès, la Chine et la Russie ayant voté les dernières résolutions à l'ONU.

Menacé de guerre commerciale par le candidat Trump, Pékin est désormais applaudi pour ses efforts par le président.

Mais ses tweets et déclarations va-t-en-guerre, promettant à la Corée du Nord "le feu et la colère" ou sa destruction "totale", laissent craindre que la guerre des mots ne dégénère en conflit nucléaire.

"Son principal problème", c'est qu'il est "imprévisible", reconnaît Jim Jeffrey.

- Russie: l'impossible réconciliation -

Donald Trump et Vladimir Poutine rêvaient de réconcilier les Etats-Unis et la Russie. Mais l'enquête sur des soupçons de collusion entre l'équipe de campagne du républicain et le Kremlin rendent tout rapprochement impossible. Résultat: les relations sont au plus bas, de l'aveu même des deux hommes.

- Syrie: victoire contre l'EI -

En Syrie et en Irak, l'administration Trump a poursuivi --et amplifié, assure-t-elle-- la lutte contre le groupe Etat islamique, jusqu'à la victoire. Et maintenant ? Accusé de n'avoir aucune vision pour la suite, maintenant que le régime de Damas, soutenu par l'Iran et la Russie, a pris l'ascendant sur ses opposants, Washington esquisse une stratégie: présence militaire durable en Syrie pour éviter tout retour des jihadistes, mais aussi pour contrer Téhéran et aboutir, in fine, au départ du président Bachar al-Assad.

- Londres: coups de canif à la 'relation spéciale' -

La "relation spéciale" avec le Royaume-Uni a-t-elle vécu ? Non, assure Washington. Mais elle souffre. Critiqué par la Première ministre britannique pour avoir retweeté des vidéos anti-islam postées par un groupuscule britannique d'extrême droite, le président américain a vivement apostrophé Theresa May fin novembre sur Twitter. Avant d'annuler sa visite à Londres pour inaugurer la nouvelle ambassade des Etats-Unis.

- Mexique: dos au mur -

Donald Trump a promis un "mur" antimigrants et anticriminalité à la frontière avec le Mexique, et il n'en démord pas. Mais Mexico refuse et n'entend pas payer pour sa construction, qui s'avère complexe, au point que le plus proche conseiller du président américain a estimé, selon le New York Times, que ce dernier n'était "pas suffisamment informé" quand il a fait sa promesse.

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Envie de chocolat? Des chercheurs japonais identifient les neurones coupables

ven, 01/19/2018 - 08:27

Pourquoi se jette-t-on sur du chocolat et autres sucreries quand on est stressé? Une équipe de chercheurs japonais ont identifié les neurones responsables, offrant l'espoir de faire avancer la recherche pour les personnes souffrant de surpoids.

Des scientifiques de l'Institut national de sciences physiologiques, situé dans la préfecture d'Aichi, ont découvert que quand étaient activés chez des souris des neurones connus pour réagir au stress, leur envie de glucides se trouvait multipliée.

Il s'est avéré que les rongeurs en question mangeaient trois fois plus de rations sucrées que dans des conditions normales, tout en réduisant de moitié les matières grasses ingérées.

Cette étude, qui doit être publiée dans l'édition en ligne de la revue américaine Cell Reports, est la première à démontrer le rôle du cerveau dans les préférences pour les glucides ou les graisses, explique Yasuhiko Minokoshi, qui a conduit les recherches.

"Beaucoup de gens qui mangent trop de sucreries quand ils sont stressés ont tendance à penser que c'est de leur faute car ils n'arrivent pas à contrôler leurs pulsions", alors qu'il s'agirait en fait d'une affaire de neurones, a-t-il dit à l'AFP.

Le chercheur s'est toutefois voulu prudent, soulignant qu'il faudrait du temps avant d'en tirer des applications concrètes.

Une simple suppression des neurones en cause pourrait avoir des effets secondaires, a-t-il averti. En revanche, "si nous parvenons à trouver une molécule particulière dans les neurones et à la cibler pour supprimer une partie de ses activités, cela pourrait permettre de réduire la consommation excessive de glucides".

A l'inverse, une activation de cette molécule serait utile aux patients qui consomment trop de graisses.

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Incidents entre forces de l'ordre et surveillants pénitentiaires devant la prison de Fleury-Mérogis (AFP)

ven, 01/19/2018 - 08:00

Des incidents ont éclaté vendredi matin entre forces de l'ordre et surveillants pénitentiaires devant la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), au quatrième jour de la mobilisation nationale des gardiens pour de meilleures conditions de sécurité, a constaté une journaliste de l'AFP.

Alors que les gardiens bloquaient l'accès à la plus grande prison d'Europe, les gendarmes mobiles ont forcé le passage peu après 07H00 et tiré des gaz lacrymogènes pour évacuer les 150 manifestants. La veille, 123 détenus avaient refusé de regagner leurs cellules après la promenade de la mi-journée.

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#Metoo : la journaliste Sandra Muller poursuivie en diffamation

ven, 01/19/2018 - 07:59
La journaliste Sandra Muller, qui a créé le mot-clé #Balancetonporc après le scandale Weinstein, est poursuivie en diffamation par l'homme qu'elle a accusé nommément sur Twitter, a-t-elle annoncé jeudi.
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IBM: ventes trimestrielles meilleures que prévu mais lourde perte trimestrielle

ven, 01/19/2018 - 07:55

Le groupe informatique américain IBM a vu son chiffre d'affaires trimestriel, qui reculait depuis plusieurs années, repartir à la hausse fin 2017 mais le groupe a aussi subi une perte nette liée à la réforme fiscale.

Les chiffres ont été fort mal accueillis en Bourse, le titre reculant de 3,18% à 163,74 dollars vers 00H10 GMT dans les échanges électroniques suivant la clôture de Wall Street.

Le chiffre d'affaires du quatrième trimestre a augmenté de près de 4%, à 22,5 milliards de dollars, première hausse en 23 trimestres. Cette augmentation est en bonne partie due à un effet de change favorable puisque, à taux de change constant, la hausse n'est que de 1%. Elle est également supérieure aux attentes moyennes des analystes, qui anticipaient 22,05 milliards de dollars.

Le bénéfice ajusté par action, référence en Amérique du Nord et qui exclut les charges exceptionnelles, s'élève pour sa part à 5,18 dollars, soit un cent de plus que ce que prévoyaient les analystes.

Toutefois, IBM a accusé sur le trimestre une perte nette de 1,1 milliard de dollars, en raison d'une charge exceptionnelle de 5,5 milliards de dollars liée à la réforme fiscale votée par le Congrès américain juste avant Noël, qui vient modifier la comptabilité des entreprises américaines.

Sans cette charge, le bénéfice se serait inscrit à 4,8 milliards (+1%), précise IBM.

Le groupe insiste sur les performances de ses secteurs fondamentaux ("strategic imperatives"), qui regroupent les créneaux jugés plus porteurs sur lesquels se recentre IBM depuis plusieurs années, comme les services dématérialisés en ligne ("cloud"), l'analytique, le mobile et la sécurité.

Ces secteurs, dont les performances sont regardées de près par les investisseurs, ont vu leur chiffre d'affaires bondir de 17% à 11,1 milliards sur le dernier trimestre. Ils représentent désormais 46% des revenus totaux d'IBM.

"Cette croissance a été tirée par le +cloud+ et la sécurité", a précisé Martin Schroeter, en charge des marchés mondiaux d'IBM, lors d'une conférence téléphonique avec des analystes. Le seul "cloud" a bondi de 30% avec un chiffre d'affaires de 5,5 milliards au dernier trimestre.

Le recul des marges d'IBM a aussi semblé préoccuper les investisseurs, la marge opérationnelle ayant notamment baissé de 1,4 point à 49,5% au dernier trimestre (1,6 point à 47,4% sur l'année).

Sur toute l'année 2017, le chiffre d'affaires total est en repli de 1% à 79,1 milliards de dollars dont 36,5 milliards (+11%) pour les secteurs fondamentaux. Les seules activités de "cloud" ont avancé de 24% à 17 milliards de dollars.

Le bénéfice net annuel est en fort repli (-52%) à 5,8 milliards, en raison de la charge exceptionnelle liée aux impôts. Par action, le bénéfice ajusté (hors charges exceptionnelles) ressort à 13,80 dollars mais à 6,14 dollars si l'on tient compte de la charge fiscale.

Pour 2018, IBM "s'attend à une stabilisation de la croissance de son chiffre d'affaires et de ses marges". Le groupe anticipe un bénéfice ajusté par action autour de 13,80 dollars, comme en 2017, a précisé le directeur financier James Kavanaugh.

Le groupe table par ailleurs pour l'instant sur un taux d'imposition en hausse de plusieurs points en 2018 mais s'attend à ce que des avantages fiscaux viennent le réduire. Il est pour l'instant estimé à 16% (plus ou moins 2 points).

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UEFA: Ceferin annonce une "taxe de luxe" sur les clubs

ven, 01/19/2018 - 07:52

Le président de l'UEFA, le Slovène Aleksander Ceferin, qui a succédé à Michel Platini, estime vendredi dans la presse suisse que par le passé "l'UEFA n'avait pas de stratégie" et annonce, pour maintenir l'équilibre entre les clubs, la création d'une "taxe de luxe".

"Nous préparons un document stratégique très important pour le futur. Parce que, et cela va peut-être vous surprendre, l?UEFA n?avait, par le passé aucune stratégie concrète", explique M. Ceferin, dans un entretien diffusé dans La Tribune de Genève et dans 24 Heures.

Pour lui, le problème le plus important du football moderne est "l'équilibre concurrentiel entre les équipes".

"Il faut à tout prix maintenir la situation actuelle où chaque équipe peut entrer dans les compétitions. Le rêve doit rester vivant", explique le Slovène alors que l'UEFA a adopté une réforme de la Ligue des champions qui garantira à terme des places en C1 aux quatre premiers des quatre grands championnats, une réforme qui a suscité de nombreuses critiques de la part des championnats et clubs moins puissants.

Pour maintenir cet équilibre entre clubs, "nous imaginons une +taxe de luxe+", dévoile M. Ceferin. Son principe, "si un club dépense plus qu?il ne doit, il va payer une taxe sur la différence. Ce n?est pas un impôt pour le gouvernement, mais pour l?UEFA. Nous devons encore décider comment nous redistribuerons cet argent".

Certaines mesures s'appliqueront "peut-être dès la saison prochaine", ajoute le patron du foot européen.

M. Ceferin veut aussi limiter le nombre de contrats et de prêts de joueurs dans chaque club. "Les clubs les plus riches peuvent acheter tout le monde, ce qui affaiblit les autres équipes. Nous allons soit décider de limiter le nombre de prêts, soit les interdire. Et puis il y a l?aberration du nombre de joueurs sous contrat. Par exemple, un club italien en a 103 ! Là aussi nous pouvons fixer des limites", ajoute-t-il.

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Au Libéria, l'immense espoir suscité par l'élection de George Weah

ven, 01/19/2018 - 07:52
L'élection à la présidence de l'ancien footballeur George Weah, qui doit prêter serment le 22 janvier, suscite un immense espoir.
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Lutter contre la "grève des naissances" en Corée du Sud

ven, 01/19/2018 - 07:47

La Sud-Coréenne chargée de faire remonter le taux de fécondité le plus faible du monde est bien placée pour savoir que les dispendieuses campagnes natalistes ont échoué. Comme des millions d'autres femmes, elle a préféré ne pas avoir d'enfants face au conservatisme qui règne dans son pays.

La ministre de la Famille Chung Hyun-Back était professeure d'histoire à l'Université de Séoul avant de rejoindre le gouvernement. Elle explique avoir choisi le célibat pour pouvoir mener à bien sa carrière.

En Corée du Sud, l'éducation des enfants est toujours l'apanage quasi exclusif des femmes et la valeur travail est sur un piédestal: les prochaines générations de Sud-Coréennes pourraient être tentées de l'imiter, prévient Mme Chung, 64 ans.

"Il était extrêmement difficile, voire impossible, de conjuguer une carrière en étant mariée et en élevant des enfants", explique-t-elle à l'AFP, soulignant que de nombreuses enseignantes quinquagénaires ou sexagénaires sont sans enfant.

Le miracle économique sud-coréen s'est traduit par une explosion du PIB tandis que le taux de natalité prenait le chemin inverse: le taux de fécondité - nombre moyen d'enfants qu'une femme est susceptible de mettre au monde - était de 1,17 en 2016, le plus faible de la planète. La moyenne mondiale est de 2,4.

En 2017, ce taux devrait descendre à un nouveau record de 1,07 avec pour la première fois moins de 400.000 nouveaux-nés.

Ajouté au vieillissement rapide des 50 millions d'habitants, la population devrait commencer à décroître en 2050 et l'avenir du pays est en question.

Les experts mettent en cause les coûts du logement et de l'éducation des enfants, ainsi que les craintes de chômage.

"Pendant des années, nous avons ignoré le vrai coupable, la vaste disparité entre les sexes et la longueur inhumaine des journées de travail", estime cependant Mme Chung.

- 'Injustice' -

La Corée du Sud arrive au deuxième rang des pays de l'OCDE pour les journées de travail les plus longues. Cette société profondément patriarcale attend des femmes qu'elles assurent au premier chef l'éducation des enfants, qu'elles travaillent ou non.

De nombreuses entreprises préfèrent pousser dehors leurs employées enceintes plutôt que de financer des congés maternité. En Corée du Sud, on considère que celles qui reviennent travailler ont nui à leurs perspectives professionnelles.

"Dans de telles conditions d'injustice, les jeunes femmes choisissent généralement leur carrière, pas le mariage et les enfants", dit Mme Chung.

Le phénomène est connu en Corée du Sud comme la "grève des enfants".

"Si on ne s'attaque pas bille en tête à ces problèmes, l'avenir de la Corée du Sud restera trouble. Les jeunes générations resteront à l'écart du mariage, sans parler des enfants", poursuit la ministre.

Seules 68% des étudiantes sud-coréennes ont l'intention de se marier contre 80% des étudiants, selon une récente étude. Les candidates au célibat expliquent leur souhait par le double fardeau du travail et de la maison.

La Corée du Sud arrive régulièrement au bas du classement de l'OCDE en termes de disparités salariales et du nombre de femmes occupant des postes à responsabilité.

Mais c'est l'inverse pour l'éducation: les filles font mieux que les garçons aux examens, 75% d'entre elles entrant à l'université contre 67% des garçons.

- 'Egoïsme et ambition' -

Environ 70% des Sud-Coréennes âgées d'une vingtaine d'années travaillent, contre 60% des Sud-Coréens. Mais quand elles franchissent le cap des 30 ans, le taux d'emploi des femmes plonge à 55%, largement en dessous de celui des hommes (90%).

Elles sont nombreuses à se plaindre de leur sort.

"Mes patrons masculins se plaignent que leurs épouses qui travaillent soient trop égoïstes et ambitieuses si elles n'arrivent pas à aller chercher les enfants à la crèche à l'heure", dit une internaute. Mais "quand je pars du travail à l'heure pour aller chercher les enfants, ils disent que les femmes ne servent à rien, qu'elles sont égoïstes et qu'elles manquent d'ambition pour leur carrière".

Dans les foyers où les deux parents travaillent, les femmes consacrent une moyenne de trois heures par jour au ménage et aux enfants, contre 44 minutes pour les hommes.

Le mariage "n'est rien de moins qu'un cimetière pour toutes les femmes intelligentes et ambitieuses", regrette une autre internaute.

Le président Moon Jae-In a promis de réduire la durée du travail et "de lutter pour construire une société où les femmes pourraient toujours mener une vie fondée sur leurs propres valeurs lorsqu'elles se marient et ont des enfants".

Cinq des 19 membres du gouvernement Moon sont des femmes, un taux record de 28%, y compris Mme Chung et Kang Kyung-wha, la première ministre des Affaires étrangères de Corée du Sud.

Les autorités ont établi des quotas non contraignants de postes à responsabilités réservés aux femmes dans la fonction publique, et augmenté l'aide financière octroyée aux hommes en congé paternité. Les aides aux mères célibataires, qui sont ostracisées depuis longtemps, ont aussi été renforcées.

Le gouvernement espère qu'en modifiant ainsi "l'atmosphère sociale générale" dans la fonction publique, le secteur privé sera encouragé à l'imiter.

Mais, concède Mme Chung, les pouvoirs publics ne "peuvent pas tout" quand il s'agit de changer les mentalités. "L'avenir de notre pays pourrait dépendre de notre capacité à briser ces usages sociaux."

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ProA: moment crucial pour l'Asvel et son nouvel entraîneur T.J. Parker

ven, 01/19/2018 - 07:46

Quatre billets pour la Leaders Cup cherchent encore preneurs et cinq clubs y prétendent dont Villeurbanne qui tentera d'éviter une énorme désillusion, lors d'une journée décisive de ProA qui débute vendredi.

Avant les derniers matches de la phase aller, le club rhodanien n'est pas assuré d'être du voyage à Disneyland Paris (16-18 février) et vit une période critique.

L'entraîneur franco-canadien J.D. Jackson, qui l'avait conduit vers le sacre en 2016, a été limogé récemment par le président Tony Parker qui a propulsé son frère T.J aux commandes. Son baptême sur le banc s'est bien passé mercredi à l'Astroballe en Eurocoupe contre Limoges (92-78).

"On attendait une réaction de la part des joueurs et elle est arrivée (...) Mais la réaction la plus importante sera celle de samedi en Pro A", a prévenu l'ancien coach assistant avant la réception de la lanterne rouge Hyères-Toulon.

Humilié samedi dernier à Chalon-sur-Saône (52-84), passé de la dernière à l'avant-dernière place qualificative, l'Asvel n'a pas le droit à l'erreur au risque de voir un billet pour la compétition de mi-saison - réunissant les huit équipes les mieux classées - lui filer entre les doigts.

Car Cholet (9e) et Gravelines (8e), qui se déplacent respectivement à Boulazac (17e) et Limoges (3e), peuvent lui griller la politesse.

Nanterre (5e) et le promu Bourg-en-Bresse (6e) ont quant à eux un pied et demi en Leaders Cup, surtout le club bressan qui possède le meilleur point-average général (+48) des cinq prétendants.

Il faudrait vraiment un énorme concours de circonstances pour que la JL Bourg n'accompagne pas le quatuor de tête -Monaco, Le Mans, Limoges et Strasbourg, déjà qualifiés - au royaume de Mickey.

Les hommes de Savo Vucevic ont l'occasion de terminer le travail avec brio vendredi à Châlons-Reims, un mal-classé. L'équipe nanterrienne recevra elle dimanche le leader monégasque qui vise un 8e succès consécutif en Championnat, le 14e toutes compétitions confondues.

Le programme:

Vendredi

(20h00) Châlons-Reims - Bourg-en-Bresse

(20h30) Antibes - Levallois

Samedi

(18h30) Limoges - Gravelines

Boulazac - Cholet

Le Portel - Chalon-sur-Saône

Villeurbanne - Hyères-Toulon

Strasbourg - Pau-Orthez

Dimanche

(18h30) Nanterre - Monaco

Lundi

(20h45) Dijon - Le Mans

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Le PDG de JPMorgan, va toucher 29,5 millions de dollars pour 2017

ven, 01/19/2018 - 07:45

Jamie Dimon, le PDG de la banque américaine JPMorgan Chase, va toucher 29,5 millions de dollars pour l'année 2017, en hausse de 5,4%, a indiqué l'établissement jeudi dans un document boursier.

Cette rémunération se décompose en un salaire de base de 1,5 million de dollars auquel s'ajoutent 28 millions de dollars de bonus et stock-options basés sur la performance de l'établissement.

C'est la deuxième plus grosse rémunération de M. Dimon, un des banquiers les plus puissants de Wall Street, depuis qu'il a pris les commandes de JPMorgan en 2005.

En 2007, il avait perçu 30 millions de dollars, son record, un an juste avant que ne se propage la crise financière.

JPMorgan, première banque américaine en termes d'actifs, a enregistré en 2017 un bénéfice net de 24,4 milliards de dollars et a reversé 22,3 milliards de dollars à ses actionnaires sous la forme de dividendes et de rachats d'actions. L'action a gagné 22% sur l'ensemble de l'année.

Les autres hauts dirigeants de la banque ont également été gâtés.

Marianne Lake, la directrice financière, a vu sa rémunération passer de 12,5 millions de dollars en 2016 à 13,5 millions. Le patron de la banque d'investissement Daniel Pinto va lui toucher 21 millions de dollars contre 19 millions il y a un an, en dépit d'une performance en demi-teinte du courtage.

La patronne de l'activité de gestion d'actifs Mary Callahan Erdoes va percevoir 19,5 millions de dollars contre 19 millions en 2016, et le patron de la banque de détail, Gordon Smith, 20 millions, contre 19 millions un an plus tôt.

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Rugby: Bordeaux-Bègles a besoin d'une victoire, Paris et Brive d'un coup de pouce en Challenge européen

ven, 01/19/2018 - 07:45

Bordeaux-Bègles sera qualifié en quarts de finale du Challenge européen en cas de victoire vendredi sur le terrain des Dragons, condition également nécessaire pour le Stade Français, tenant du titre, et Brive, qui doivent cependant également compter sur des résultats favorables dans les autres poules.

Deux billets, de meilleurs deuxièmes, restent à attribuer lors de cette 6e et dernière journée de la phase de poules. Il y aura donc au moins un malheureux entre les trois clubs français qui visent encore les quarts de finale -- Pau, déjà qualifié, recevra en cas de succès à Gloucester dans la poule 3.

Le mieux placé sur le papier est Bordeaux-Bègles (poule 1, 16 pts), qui sera assuré de voir le printemps européen en cas de succès sur la pelouse des Gallois (11 pts).

Une défaite pourrait cependant permettre à l'UBB de passer, avec davantage de chances si elle est assortie d'un point de bonus.

Le Stade Français (poule 4, 13 pts) sera lui quasiment assuré de pouvoir défendre son titre en cas de victoire assortie du bonus contre Edimbourg. Il ne le pourrait pas si à la fois Bordeaux-Bègles et Worcester (15 pts, poule 5), sur le terrain de Brive (12 pts), l'emportaient.

En cas de victoire "simple", à quatre points, les Parisiens seraient aussi sous la menace des Corréziens.

Ces derniers, qui comptent la moins bonne différence générale des trois clubs français (-27 contre -22 pour le Stade Français et +28 pour Bordeaux-Bègles), ont eux a priori besoin d'une victoire assortie du bonus offensif pour espérer voir les quarts. Tout en comptant sur un faux pas de Paris ou Bordeaux-Bègles.

Outre les représentants tricolores, les Dragons et Worcester, Sale (poule 2) et les London Irish (poule 4) peuvent encore accrocher les deux derniers billets. Mais avec 11 points chacun, il leur faut un improbable concours de circonstances.

Le programme des clubs français

Vendredi

Poule 3 (20h45) Gloucester (ENG) - Pau

Samedi

Poule 5 (15h30) Connacht (IRL) - Oyonnax

Brive - Worcester

Poule 1 (16h00) Dragons (WAL) - Bordeaux-Bègles

Poule 3 (15h00) Zebre (ITA) - Agen

Poule 2 (18h00) Toulouse - Sale (ENG)

Lyon - Cardiff (WAL)

Poule 4 (21h00) Stade Français - Edimbourg

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ONU: Haley exprime ses regrets au groupe africain après les propos de Trump (ambassadeur)

ven, 01/19/2018 - 07:44

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a exprimé jeudi ses regrets auprès des ambassadeurs africains qui s'étaient dits outrés par les propos insultants prêtés à Donald Trump sur l'immigration, selon un de ces émissaires.

C'est à sa propre demande que Nikki Haley a rencontré les ambassadeurs africains auprès des Nations unies qui avaient publié vendredi dernier un communiqué au langage très dur, exigeant des excuses au président américain pour ses propos "racistes" prononcés il y a une semaine lors d'une réunion à la Maison Blanche, selon l'ambassadeur de Guinée équatoriale, Anatolio Ndong Mba.

L'ambassadrice américaine n'a pas présenté d'excuses lors de cette rencontre à huis clos mais a exprimé ses regrets, a-t-il affirmé.

Nikki Haley a expliqué aux ambassadeurs qu'"elle n'était pas à la Maison Blanche, elle n'était pas sûre de ce qui s'y est dit, mais qu'elle regrettait toute cette situation", a poursuivi Anatolio Ndong Mba.

D'après lui, le groupe africain a "fait une recommandation" à Nikki Haley afin d'apaiser les tensions, qu'elle aurait promis de transmettre à Donald Trump.

Des diplomates, s'exprimant sous couvert d'anonymat, ont affirmé avoir ainsi proposé que M. Trump envoie un message d'amitié aux dirigeants africains lors de leur prochain sommet à Addis Abeba en signe de bonne volonté.

"Nous apprécions le fait qu'elle soit venue et qu'elle ait parlé de la coopération entre les Etats-Unis et l'Afrique", a précisé M. Ndong Mba, qualifiant la rencontre de "très amicale".

La mission américaine à l'ONU a de son côté refusé de dire si Mme Haley avait évoqué la colère provoquée en Afrique par les propos de M. Trump mais a mis en ligne des photos de la réunion, accompagnées du message: "Merci au groupe africain pour la réunion d'aujourd'hui".

"Nous avons évoqué notre longue relation et notre histoire commune de lutte contre le sida, le terrorisme et d'engagement pour la paix dans la région", a poursuivi la mission dans un second message, retweeté par Nikki Haley.

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Epiphanie orthodoxe: Poutine et les Russes plongent dans l'eau glacée

ven, 01/19/2018 - 07:43

De nombreux Russes, parmi lesquels le président Vladimir Poutine, se sont baignés dans la nuit de jeudi à vendredi dans des rivières et étangs gelés, par un temps glacial ayant parfois poussé les autorités à annuler dans certaines régions ce rituel marquant l'Epiphanie orthodoxe.

Entouré de popes et icônes religieuses, Vladimir Poutine s'est immergé torse nu dans l'eau glacée du lac Seliguer, au nord-ouest de Moscou, par -5°C.

De nombreux Russes l'ont imité, plongeant par des températures glaciales allant jusqu'à -40°C en Iakoutie, dans l'Extrême-Orient russe, a indiqué dans un communiqué le ministère russe des Situations d'urgence, sans donner le nombre de participants.

En 2017, plus de deux millions de Russes avaient pris part à cette fête religieuse qui a lieu chaque année dans la nuit du 18 au 19 janvier.

A Norilsk, dans le Grand Nord, où le thermomètre est descendu jusqu'à -50°C avec neige et blizzard, les autorités ont préféré annuler et déconseiller toute baignade par "mesure de sécurité", selon l'agence de presse RIA Novosti.

En Ukraine et au Bélarus voisins, pays majoritairement orthodoxes, l'Epiphanie a également été célébrée par de nombreux participants, selon les médias locaux.

Selon la tradition orthodoxe, il faut s'immerger dans l'eau trois fois, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, en souvenir du baptême de Jésus dans le Jourdain.

A l'occasion de cette fête, des prêtres orthodoxes ont béni les étangs et les rivières mais aussi les mers et les océans entourant la Russie, comme la mer Noire et la mer Caspienne.

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Le pape pour la première fois en Amazonie à l'écoute des indigènes

ven, 01/19/2018 - 07:40

A quelques heures de la première visite vendredi en Amazonie du pape François, l'un des plus fervents défenseurs du poumon vert de la planète, une impatience festive régnait à Puerto Maldonado (sud-est du Pérou) où ont convergé des milliers d'indigènes.

"Pour la première fois, dans cette ville, toutes les communautés indigènes de presque toute l'Amérique du sud sont réunies. C'est très difficile, donc c'est historique!", explique à l'AFP José Trinidad, 69 ans, venu spécialement de Lima pour l'occasion.

Dans la soirée de jeudi, danses et chants d'indigènes ont résonné sur la place centrale, avant une procession à minuit d'images saintes jusqu'à l'institut technologique Jorge Basadre, où aura lieu vendredi la rencontre avec la population.

Le souverain pontife doit rencontrer 3.500 indigènes péruviens, brésiliens et boliviens. Il déjeunera aussi en petit comité avec quelques représentants.

"Pape François, l'Amazonie te reçoit", pouvait-on lire sur l'une des nombreuses banderoles pavoisant la ville.

Sous une chaleur humide écrasante, les vendeurs de souvenirs à l'effigie du pape ont soudainement investi les rues, à l'instar d'Elio Tharevolo, qui constate que "les gens ici sont euphoriques".

- 'Un peuple dépouillé' -

Un arc et une flèche: c'est le cadeau symbolique que remettra vendredi une communauté indigène péruvienne au pape François afin qu'il les défende et réclame pour eux les terres ancestrales dont ils ont été privés.

"Nous sommes un peuple dépouillé de ses terres originelles", clame César Jojaje Eriney, 43 ans, président de la tribu Ese Eja de Palma Real, alors qu'il ajuste sa couronne de plumes de perroquets sur la tête et qu'il enfile son collier traditionnel, fait de dents de jaguar et de cochon sauvage.

César voit la venue du pape "avec un regard d'espoir, afin que l'Etat péruvien nous rende nos terres" par son intermédiaire. "C'est l'unique fenêtre".

Venus en bus, en avion ou en bateau à travers la jungle, plusieurs milliers d'indigènes ont participé jeudi, dans l'université de la ville, à une rencontre entre les églises d'Amazonie, devant servir de préparation à la venue du pape mais aussi à son "synode".

Pour François, l'événement constitue un puissant coup d'envoi aux préparatifs de son assemblée mondiale d'évêques (synode) qui sera consacrée à la grande région de l'Amazonie en octobre 2019. En particulier à ses populations "souvent oubliées et privées de la perspective d'un avenir serein".

"Nous sommes un seul peuple", a déclaré à l'AFP Angelton Arara, 33 ans, qui a mis trois jours en bus pour venir du Mato Grosso, dans le centre-ouest du Brésil.

Dans son encyclique "Laudato si", son texte à tonalité très sociale sur l'écologie, le pape s'est notamment attaqué à l'exploitation de la forêt amazonienne mené par "d'énormes intérêts économiques internationaux".

Il a aussi souligné que la terre n'est pas un simple bien économique pour les communautés aborigènes, mais aussi "un endroit où reposent leurs ancêtres, un espace sacré avec lequel elles ont besoin d'interagir pour soutenir leur identité et leurs valeurs".

Vendredi, il doit d'ailleurs distribuer son encyclique, qui vient d'être traduit dans plusieurs langues indigènes.

- Récupérer coutumes et identité -

L'Eglise est conscient de l'histoire sanglante de l'évangélisation de l'Amérique latine au 16e siècle et reconnait que l'Eglise n'a pas toujours traité avec respect les peuples d'Amazonie.

Mais elle estime être aujourd'hui engagée dans de nombreux projets pour aider les peuples amazoniens à récupérer ses coutumes et son identité.

La Pan-Amazonie représente 43% de la superficie de l'Amérique du Sud, 20% de l'eau douce non gelée de la planète, 34% des forêts primaires hébergeant entre 30 et 50% de la faune et la flore du monde.

Ce poumon vert se répartit sur neuf des douze pays de l'Amérique du Sud, notamment le Brésil (67%), la Bolivie (11%) et le Pérou (13%). Et près de 3 millions d'indigènes y vivent appartenant à 390 peuples différents...

"Nous espérons que le pape donne ici sa bénédiction pour tous ces gens qui souffrent beaucoup et aussi pour que cesse la traite des personnes, il y en a beaucoup ici à Puerto Maldonado", confie Stephanie Ochoa Estrada, 46 ans, venue de Cuzco, ville distante de sept heures en voiture.

"Le voyage a duré 17 heures" pour venir, précise de son côté José Munoz Torres, 66 ans, venu d'Arequipa en bus avec une délégation de 35 personnes dont le prêtre de sa commune. Voir le pape, ce sera "beaucoup d'émotion", glisse-t-il.

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"Pentagon Papers": Hollywood rend hommage au journalisme

ven, 01/19/2018 - 07:39

A une époque où les journalistes sont accusés de faire la promotion des "infos bidons" ("fake news"), Steven Spielberg, Meryl Streep et Tom Hanks utilisent la popularité d'Hollywood pour faire la promotion de la presse et des médias dans le film "Pentagon Papers".

Le nouveau long-métrage de Steven Spielberg, en salles mercredi, raconte la publication par le célèbre Washington Post des Pentagon Papers, documents révélant les mensonges de l'administration américaine sur l'implication des Etats-Unis au Vietnam.

Meryl Streep y interprète Katharine Graham, la directrice de la publication du journal, alors que le rôle de Ben Bradlee, le rédacteur en chef, est joué par Tom Hanks.

Le film raconte la décision de Katharine Graham de publier ces Pentagon Papers, un choix qui aurait pu avoir des conséquences néfastes pour son journal, propriété historique de sa famille et dont elle était à la tête depuis le suicide de son mari Phil, huit ans auparavant.

Daniel Ellsberg, ancien fonctionnaire américain et lanceur d'alerte, a fait fuiter en 1971 7.000 pages de documents secrets du Pentagone sur la guerre du Vietnam. Leur lecture enseignait que, contrairement aux affirmations des divers responsables américains, la guerre du Vietnam ne pouvait pas être gagnée par les Etats-Unis.

Le New York Times, autre quotidien de référence, avait commencé à publier ces documents, avant que l'administration du président Nixon n'obtienne une injonction d'un tribunal fédéral pour les en empêcher, au motif de la sécurité nationale.

Le "WaPo" a alors pris le relais, malgré les risques de représailles politiques et économiques.

- Meryl Streep 'surestimée' -

Près de 50 ans plus tard, le président Donald Trump multiplie les attaques contre la presse. Il a pris l'habitude de s'en prendre au New York Times et à CNN, mais a déjà attaqué le Washington Post, qualifiant le journal de "malhonnête", "bidon" et - son expression préférée - pourvoyeur de "fake news".

Il a également affublé le journal du sobriquet de "Amazon Washington Post", référence à Jeff Bezos, le propriétaire d'Amazon, qui a racheté le titre à la famille Graham en 2013.

"Je pense qu'il est très important qu'on ne voit pas notre film comme quelque chose de partisan et de politique émanant de ce qu'on qualifie des médias de gauche ou d'Hollywood", a cependant déclaré Steven Spielberg, lors de l'avant-première du film aux Etats-Unis en décembre. Le réalisateur était accompagné de Tom Hanks et Meryl Streep, que Donald Trump avait qualifiée de "surestimée".

"Je vois ça comme un film sur le patriotisme et les médias courageux, le quatrième pouvoir, et ce qu'ils ont fait pour permettre la publication des Pentagon Papers, ce qui a ensuite conduit au Watergate", avait-il développé.

Le scandale du Watergate a évidemment déjà été porté à l'écran par Hollywood, avec le célèbre "Les Hommes du président", sorti en 1976. Le film d'Alan Pakula mettait en scène Robert Redford et Dustin Hoffman dans les rôles des journalistes du Washington Post Bob Woodward et Carl Bernstein qui, avec leur enquête, avaient fini par faire tomber le président Richard Nixon.

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American Express dans le rouge, une première en près de 25 ans

ven, 01/19/2018 - 07:39

L'émetteur de cartes de crédit American Express (AmEx) est tombé dans le rouge au quatrième trimestre, une première depuis près de 25 ans, en raison d'une lourde charge liée à la réforme fiscale adoptée récemment aux Etats-Unis.

Il a dans la foulée suspendu son programme de rachats d'actions prévu au premier semestre, expliquant que cette décision était motivée par le fait qu'il entendait d'abord reconstituer ses niveaux de capitaux règlementaires.

Cette annonce était mal accueillie à Wall Street où le titre perdait plus de 2% dans les échanges électroniques suivant la clôture de la séance.

Lors des trois derniers mois de l'année 2017, le groupe new-yorkais a accusé une perte de 1,2 milliard de dollars, conséquence d'une révision de sa comptabilité suite à la récente réforme fiscale américaine, abaissant le taux d'imposition des entreprises.

L'an dernier, le groupe était dans le vert, avec un bénéfice net de 825 millions de dollars.

La perte annoncée jeudi n'est pas vraiment une surprise car AmEx avait déjà préparé le terrain en début de mois en indiquant inscrire dans ses comptes trimestriels une charge, qui s'est élevée à 2,6 milliards de dollars.

Cette provision est due au coût du rapatriement aux Etats-Unis de bénéfices jusqu'ici détenus à l'étranger par des filiales et à la comptabilisation immédiate d'impôts qui avaient déjà été payés et dont une partie devait être remboursée ultérieurement (deferred tax assets - DTA).

Hormis cette charge, AmEx est bénéficiaire: le bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du nord, est de 1,58 dollar, supérieur au 1,54 dollar escompté en moyenne par les analystes financiers. Sur l'année, le bénéfice par action ajusté est de 5,87 dollars contre 5,85 dollars anticipés, soit un bénéfice net de 2,74 milliards de dollars, en chute de 49%.

AmEx a réussi à augmenter ses revenus dans un environnement ultra concurrentiel: le chiffre d'affaires trimestriel est en croissance de 10,2% à 8,84 milliards de dollars et de 4,2% sur l'année à 33,47 milliards. Les analystes tablaient sur 8,72 milliards et 33,34 milliards respectivement.

Les dépenses des propriétaires des cartes AmEx ont augmenté de 11% lors des trois derniers mois, les prêts de 14% et les défauts de paiement ont baissé.

Pour l'année en cours, le groupe a livré une prévision de bénéfice plutôt optimiste, disant anticiper un bénéfice par action ajusté compris dans une fourchette de 6,90 et 7,30 dollars, contre 7,04 attendus à Wall Street. "Dans l'ensemble, nous estimons que la réforme fiscale sera positive pour l'économie américaine et American Express", a tenu à souligner le PDG Kenneth Chenault, qui sera remplacé à la fin du mois par Steve Squeri.

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Ligue 1: Marseille pour confirmer, avant le choc Lyon-PSG

ven, 01/19/2018 - 07:34

Invaincu en 2018, Marseille se rend en Normandie vendredi pour y défier Caen, et en cas de succès les Phocéens mettraient la pression sur Lyon qui accueille le Paris-SG dimanche pour le choc de cette 22e journée.

Fort de son succès acquis mardi face à Strasbourg (2-0), l'Olympique de Marseille (3e, 44pts) tentera à Caen (10e, 27 pts) de glaner une quatrième victoire consécutive en championnat. Ce qui le propulserait provisoirement à la deuxième place.

Mais la rencontre la plus attendue de cette 22e journée est celle opposant l'Olympique Lyonnais (2e, 45 pts) au PSG, leader (56 pts). Après s'être repris à Guingamp mercredi (2-0), les Gones vont tenter de stopper le rouleau-compresseur parisien, sans pitié face à Dijon (8-0). En cas de défaite, les joueurs de Bruno Génésio pourraient rétrograder à la quatrième place, si Monaco l'emporte face à Metz.

Dans le bas du tableau, Troyes (18e, 21 pts) essaiera de céder sa place de barragiste à Lille (17e, 22 pts).

De son côté, Toulouse (19e, 20 pts), après avoir arraché le nul dans les dernières secondes face à Nantes mercredi (1-1), aura fort à faire pour percer le coffre-fort montpelliérain (14 buts encaissés en 21 matches).

Après avoir résilié le contrat de leur entraîneur Jocelyn Gourvennec et de leur capitaine Jérémy Toulalan, les Bordelais (13e, 23 pts) se déplacent à Nantes (5e, 34 pts) sous la houlette d'Éric Bédouet, nommé entraîneur par intérim. Avant, peut-être, l'arrivée du Belge Michel Preud'homme, pressenti pour reprendre les commandes du navire girondin à la dérive.

Programme de la 22e journée:

Vendredi

(20h45) Caen - Marseille

Samedi

(17h00) Nantes - Bordeaux

(20h00) Amiens - Guingamp

Montpellier - Toulouse

Rennes - Angers

Strasbourg - Dijon

Troyes - Lille

Dimanche

(15h00) Nice - Saint-Etienne

(17h00) Monaco - Metz

(21h00) Lyon - Paris SG

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Marseille: un Thauvin tout 9

ven, 01/19/2018 - 07:33

Neuf buts et neuf passes décisives, Florian Thauvin reste l'agitateur en chef de l'Olympique de Marseille, qui peut reprendre la deuxième place de la Ligue 1 en jouant le premier à Caen, vendredi (20h45) pour la 22e journée.

"+Flo+ est un des joueurs les plus influents de l'OM, et il a les statistiques d'un des joueurs les plus influents d'Europe", résume Rudi Garcia.

Même quand il n'émarge pas sur la feuille de stats, il pèse, à l'image de sa participation à l'ouverture tardive du score contre Strasbourg (2-0), mardi, où son enchaînement crochet-centre en retrait finit en but de Clinton Njie, avec la participation de Valère Germain et - involontaire - de Bakary Koné.

Même quand il est fatigué, comme en ce moment, il s'arrache toujours aux moments clefs pour tenter de faire la différence. Dans la première période atone contre les Alsaciens, lui seul avait porté le danger.

Même s'il perd des ballons, 29 contre le Racing, "Flotov" est un des rouages essentiels du jeu de l'OM. "Il tente beaucoup de dribbles, de frappes, c'est normal qu'il ait plus de déchets, explique Garcia, et même comme ça il est influent".

"Il est décisif, neuf buts, neuf passes décisives, voilà", synthétise l'entraîneur olympien. Thauvin a aussi marqué un but en Europa League et réussi trois "passes dé'".

"Il s'est fixé des objectifs (chiffrés, ndlr), moi aussi je lui en ai fixé", ajoute Garcia, qui n'oublie pas la critique. Thauvin "ne cadre pas suffisamment", estime-t-il.

- "Deschamps ne s'y trompe pas" -

L'entraîneur n'en veut même pas à son joueur pour le penalty manqué à Rennes. D'abord il n'a pas eu de conséquences, puisque l'OM a gagné (3-0) avec un but de Thauvin, et "c'est plutôt un arrêt du gardien, Flo avait frappé fort près du poteau et Koubek avait été excellent", rappelle Garcia, indulgent.

Le nouvel international (deux bouts de sélections) a aussi progressé grâce aux automatismes développés avec ses arrières-droits. "Mon rôle est de lui faciliter le jeu", explique Hiroki Sakai, complice numéro un de Thauvin côté droit.

"Je lui demande une seule chose, c'est d'attaquer, raconte le second arrière-droit, Bouna Sarr. Je fais tout pour qu'il se sente en condition, en sécurité derrière lui. Cela vient aussi de notre complicité en-dehors du terrain."

Enfin Thauvin, désormais âgé de 24 ans, a mûri. Il a effacé l'image de gamin capricieux qui avait fait des pieds des mains pour signer à l'OM sans même jouer à Lille, où il venait d'être transféré. Souriant, prix orange des journalistes suiveurs de l'OM la saison dernière, il semble avoir trouvé l'équilibre entre expression collective et performances individuelles.

Dans sa progression, "c'est important qu'il ait poussé les portes de l'équipe de France, Didier Deschamps ne s'y trompe pas", reprend Garcia.

Une discussion en début de saison entre l'entraîneur et son animateur a libéré Flotov. Garcia lui a conseillé d'être moins obnubilé par les stats, de jouer plus simple et plus direct... et ses stats se sont améliorées.

"Il a encore du boulot et je ne vais pas le lâcher, poursuit coach Garcia, parce qu'on veut qu'il aille en Russie. Et ça passe par des bonnes prestations avec l'Olympique de Marseille". Au match aller (5-0), Thauvin avait réussi un doublé et une passe décisive

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Budget fédéral américain : premier obstacle franchi pour Trump avant un vote serré au Sénat

ven, 01/19/2018 - 07:32
Donald Trump a surmonté jeudi un obstacle à la Chambre des représentants qui a voté un budget provisoire pour éviter la paralysie des administrations fédérales. Pour être définitivement adopté, il doit être approuvé au Sénat ce vendredi avant minuit.
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Ski: dans son jardin à Cortina, Vonn face à Shiffrin et la Squadra

ven, 01/19/2018 - 07:31

Lauréate à onze reprises à Cortina d'Ampezzo (Italie), l'Américaine Lindsey Vonn tentera de vendredi à dimanche en Coupe du monde de ski alpin de contenir les assauts de la (jeune) concurrence, à commencer par l'infatigable Mikaela Shiffrin, ou l'impressionnante équipe italienne.

Pour Lindsey Vonn, à 33 ans, il est deux pistes où les victoires en Coupe du monde dépassent la dizaine: la station canadienne de Lake Louise (18), et Cortina d'Ampezzo, alors qu'elle totalise 78 succès dans sa carrière.

Dans les Dolomites italiennes, l'Américaine est dans son jardin, et ses deux passages à l'entraînement sur la Tofane ont confirmé son statut de favorite du week-end, deux fois le meilleur temps avec une seconde d'avance. A trois semaines des jeux Olympiques, idéal pour envoyer un message et gagner en confiance.

"Je me réjouis d'être de retour sur ma montagne. Je ne voulais pas forcément réaliser le meilleur temps. J'ai essayé certaines choses et j'en suis très satisfaite", a commenté l'Américaine après la première descente d'entraînement.

Ce week-end, elle aura l'occasion d'ajouter trois nouveaux succès à son palmarès et se rapprocher du mythique record du Suédois Ingemar Stenmark avec 86 victoires en fin de carrière.

- Le bon et le moins bon -

Depuis le début de la saison, Vonn a toutefois été mise en difficulté dans ses disciplines de prédilection, elle que l'on surnomme la Reine de la vitesse.

Elle a alterné le très bon -victoire à Val d'Isère en super-G- et le bien moins bon -deux sorties de piste et une 12e place fin novembre à Lake Louise, une 9e et une 27e place la semaine dernière en Autriche à Bad Kleinkirchheim.

Surtout, la jeune garde pousse derrière en vitesse. Sa compatriote Mikaela Shiffrin a enchainé huit victoires en neuf courses depuis la mi-décembre et a préféré souffler un peu en renonçant au déplacement en Autriche la semaine dernière.

Mais cet hiver la prodige de 22 ans a décroché sa première victoire en descente à Lake Louise, et vise un premier succès en super-G.

Cela lui permettrait d'avoir toute la collection en Coupe du monde dans les disciplines olympiques pour rejoindre ainsi Lindsey Vonn, l'Autrichienne Petra Kronberger, la Croate Janica Kostelic et les Suédoises Pernilla Wiberg et Anja Paerson.

A domicile, les Italiennes auront à c?ur de rééditer l'exploit réalisé à Bad Kleinkirchheim la semaine dernière, puisque pour la première fois, la Squadra Azzurra a réalisé le triplé sur une épreuve de Coupe du monde.

Sofia Goggia, sur la plus haute marche en Autriche, s'est montrée à son aise sur la Tofane, avec le deuxième temps du premier entraînement à une seconde de Vonn, et 4e du second passage jeudi à plus d'une seconde.

Programme (en heures GMT):

Vendredi: descente à 09h15

Samedi: descente à 09h00

Dimanche: super-G à 10h45

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