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Mis à jour : il y a 43 min 25 sec

"Le feu et la fureur", le brûlot anti-Trump bientôt adapté à la télé

jeu, 01/18/2018 - 07:40

"Le feu et la fureur: Trump à la Maison Blanche", livre racontant la campagne et la première année de présidence de Donald Trump et qualifié de "bidon" par le chef de l'Etat, va être adapté à la télévision, ont rapporté plusieurs médias mercredi.

Les droits du livre du journaliste Michael Wolff, portait au vitriol de l'ancien magnat de l'immobilier qui évoque les doutes de son entourage concernant sa capacité à gouverner, ont été vendus à Endeavor Content, selon les journaux Hollywood Reporter et Variety.

Selon ces publications, Michael Wolff lui-même en sera le producteur.

Son livre se veut une compilation de confidences rassemblées auprès du président et d'environ 200 conseillers de M. Trump sur 18 mois pendant la campagne électorale et depuis l'élection du président.

L'auteur affirme notamment que tout son entourage doute de sa capacité à gouverner. Il décrit un Donald Trump totalement incompétent, un chef d'État qui ne lit quasiment rien et passe ses fins de journées reclus dans sa chambre à regarder la télévision, en téléphonant à ses amis pour se plaindre.

Après avoir tenter en vain de faire interdire le livre, Donald Trump l'a qualifié de "tissu de mensonges" et de "bidon", certains membres de son équipe venant à la rescousse et louant au contraire le "génie" du président.

L'équipe dirigeante tente de discréditer Michael Wolff, assurant qu'il n'a jamais interviewé M. Trump à la Maison Blanche.

Depuis sa sortie aux États-Unis, l'ouvrage est numéro un des ventes sur Amazon. Il a été tiré dès la première semaine à un million d?exemplaires.

Le livre doit être publié en français le 22 février sous le titre "Le feu et la fureur: Trump à la Maison Blanche", par la maison d'édition de renom Robert Laffont.

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NDDL: le trafic aérien a doublé en 20 ans et devrait continuer à croître

jeu, 01/18/2018 - 07:40

Le trafic aérien a quasiment doublé en France en 20 ans avec le déferlement des compagnies low-cost, et rien ne laisse entrevoir un ralentissement de la courbe, ce qui pose la question des infrastructures, au delà de Notre-Dame-des-Landes.

Comment se situe le trafic aérien français dans le paysage européen?

Entre 1994 et 2014, le trafic aérien est passé de 90 à 164 millions de passagers en France, selon un rapport des autorités de l'Aviation civile de 2017.

Entre 2006 et 2016, il a augmenté de 25,4% pour atteindre 186 millions de passagers commerciaux, selon des chiffres de l'Union des aéroports français (UAF). Cette tendance se poursuit et s'accélère, selon l'UAF, puisqu'au premier semestre 2017, la progression était de 5,5%.

Cette croissance reste toutefois à relativiser par rapport à la croissance moyenne du trafic dans l'Union européenne qui était de 6,7% en 2016 contre 3,1% en France.

L'aéroport de Nantes figurait en 2016 au 9e rang des 17 aéroports français ayant un trafic supérieur à 1 million de passagers, avec 4,778 millions de passagers, en hausse de 8,7%, soit plus de deux fois plus que la moyenne nationale.

Au niveau mondial, le nombre de passagers transportés dans le monde devrait pratiquement doubler et atteindre 7,8 milliards en 2036, contre 4 milliards prévus pour 2017, selon les projections de l'Association du transport aérien international (IATA) basées sur une estimation moyenne de 3,6% de croissance annuelle.

Quelle est la part du low-cost dans le trafic?

En 2016, la hausse du trafic low-cost a contribué à hauteur de 93,6% à l'augmentation totale du trafic en France, selon l'UAF.

La part du low-cost sur l'ensemble des aéroports métropolitains "se monte désormais à 30,3% (43,3% hors plateformes parisiennes".

La stratégie des low-cost consiste notamment à prendre le risque de se positionner sur des lignes nouvelles.

Leur arrivée a permis la croissance des aéroports régionaux mais aussi la résurrection d'aéroports secondaires où le low-cost représente plus de 50% du trafic total comme Béziers (99,7%), Beauvais (99%), Nîmes (98,9%), Carcassonne (97,3%) ou encore Tours (96,6%) et Bergerac (95,5%).

En Europe, les compagnies low-cost sont également les principaux contributeurs à la progression du trafic, selon Airports Council International (ACI) qui regroupe plus de 500 aéroports de 45 pays.

L'organisation cite des progressions à deux chiffres pour 19 aéroports européens comme Keflavik (Islande, +40,4%), Berlin (+36,7%), Sofia (+21,8%), Cracovie (+18,1%) ou encore Bucarest (+18,3%).

Comment les aéroports répondent-ils à l'accroissement du trafic?

L'aéroport est un écosystème dans lequel chaque maillon de la chaîne est important: les nouvelles technologies qui permettent de réduire les temps d'attente des avions au sol, la navigation aérienne mais aussi le traitement des flux dans les aérogares, aux poste d'inspection et aux contrôles des passeports.

Pour accueillir le flux des low-cost, les aéroports de Marseille-Provence et Bordeaux ont ouvert respectivement MP2 en 2006 et Billi en 2010, des terminaux qui leur sont entièrement dédiés.

A Lyon, un nouvel aérogare de 70.000 m2 a été inauguré en 2017 pour accompagner la croissance du trafic.

A Orly, un bâtiment de 80.000 m2 reliera en 2019 les terminaux Sud et Ouest d'Orly pour créer un seul et même terminal avec une capacité de 3,5 millions de passagers supplémentaires par an.

Les aéroports sont-ils en concurrence?

"Le coût du toucher, c'est à dire l'ensemble des coûts liés aux opérations d'atterrissage et de décollage, est un facteur important pour la prise de décision de la compagnie aérienne" de s'implanter dans un aéroport, estime Nicolas Paulissen, Délégué général de l'UAF.

Plusieurs fois par an, les aéroports participent à des "réunions routes" où ils vendent aux compagnies leur région et leurs tarifs.

Un peu sous la forme "d'un +speed dating+, où l'aéroport dispose de 10 minutes pour séduire la compagnie", explique-t-il.

"C'est un rapport de force et ce n'est pas l'aéroport qui est du bon côté du levier, c'est la compagnie", ajoute-t-il.

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Naufrage d'un pétrolier en Mer de Chine: une marée noire aussi grande que Paris

jeu, 01/18/2018 - 07:37

Le naufrage d'un pétrolier iranien en mer de Chine orientale a généré en surface quatre nappes d'hydrocarbures de la même superficie globale que la ville de Paris, a annoncé Pékin, qui se prépare à descendre des robots sur l'épave.

Le Sanchi, qui transportait 136.000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers, a sombré dimanche après avoir brûlé pendant une semaine à la suite d'une collision avec un cargo à environ 300 kilomètres à l'est de Shanghai.

L'Administration nationale des océans a annoncé mercredi soir qu'elle surveillait quatre nappes mesurant au total près de 101 km2, soit une surface équivalente à celle de la capitale française.

L'organisme gouvernemental s'efforce de "maîtriser l'avancée de la marée noire et d'évaluer son impact écologique sur l'environnement marin", a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Mardi, l'Administration des océans avait fait état d'une marée noire vaste de 69 km2, à laquelle s'ajoutait une pollution "sporadique" répartie sur 40 km2.

Le Sanchi gît à présent par 115 mètres de profondeur, a annoncé mercredi le ministère des Transports, ajoutant que des "robots sous-marins seront déployés pour explorer les eaux de l'épave".

Seuls trois corps ont été récupérés sur les 32 membres d'équipage, 30 Iraniens et deux Bangladais, qui se trouvaient à bord du Sanchi. Il n'y a aucun espoir de retrouver des survivants et les opérations de recherche ont été interrompues.

Des bateaux chinois tentent de nettoyer les fuites d'hydrocarbures. Mardi, 13 bâtiments ont été dépêchés pour poursuivre ces opérations.

En plus de sa cargaison, le Sanchi, qui battait pavillon panaméen, pouvait transporter environ 1.000 tonnes de diesel lourd pour faire tourner ses machines.

A la différence du brut, les condensats, une fois rejetés en mer, ne forment pas une nappe en surface, mais plutôt un nuage toxique qui flotte entre deux eaux. A ce titre, Pékin se veut rassurant sur les conséquences écologiques du naufrage, faisant valoir également que la marée noire est relativement éloignée des côtes.

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Open d'Australie: Adrian Mannarino pour la première fois au troisième tour

jeu, 01/18/2018 - 07:37

Le Français Adrian Mannarino, 27e mondial, s'est qualifié pour la première fois de sa carrière pour le troisième tour de l'Open d'Australie en battant le Tchèque Jiri Vesely en quatre sets 6-3, 7-6 (7/4), 5-7, 6-3, jeudi à Melbourne.

Mannarino, 29 ans, participe pour la neuvième fois à l'épreuve. Il affrontera pour une place en deuxième semaine l'Autrichien Dominic Thiem, 5e mondial.

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Donald Trump dévoile ses "fake news awards"

jeu, 01/18/2018 - 07:36
Donald Trump franchit un nouveau pas dans la critique des médias dont il juge fausse et inadéquate la couverture de sa politique. Le président américain publie une liste des "fake news awards".
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Dakar: la 12e spéciale jeudi annulée

jeu, 01/18/2018 - 07:31

La 12e spéciale motos et quads du Dakar-2018, jeudi entre Chilecito et San Juan en Argentine, a été annulée, ont annoncé les organisateurs mercredi soir.

Ils avaient, un peu plus tôt dans la journée, décidé de raccourcir dans un premier temps l'étape, en raison des mauvaises conditions météorologiques anticipées dans la région.

La portion chronométrée devait faire 375 km.

"Les mauvaises conditions météorologiques prévues dans la région de Fiambala, demain (jeudi) 18 janvier, ne permettront pas aux hélicoptères de prendre le ciel et d'assurer la sécurité du début de course des motos et quads", avait justifié l'organisation lors de sa première annonce.

Sur le panneau d'information aux compétiteurs, aucun motif n'était précisé pour l'annulation.

Le parcours reste cependant identique pour les autos et les camions.

L'Autrichien Matthias Walkner (KTM) domine le classement général des motos avec une avance de 32 min 00 sec sur l'Argentin Kevin Benavides (Honda).

L'arrivée est prévue samedi à Cordoba, en Argentine.

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Terrorisme: fort recul du nombre de morts en Syrie et Irak en 2017

jeu, 01/18/2018 - 07:29

Le nombre de personnes tuées lors d'attaques terroristes en Syrie et en Irak a fortement reculé en 2017, affirme un rapport publié jeudi par le Centre international d'analyse du terrorisme Jane (JTIC), basé à Londres.

Au total en 2017, 3.378 individus ont trouvé la mort en Irak à la suite d'attaques terroristes, soit un recul de 60% par rapport à 2016, une année particulièrement meurtrière, avec 8.437 décès, indique le rapport.

En Syrie, le nombre de morts a baissé de 44% l'année dernière, avec 3.641 décès, contre 6.477 en 2016.

Ces chiffres, cependant, ne prennent pas en compte le nombre de militants tués lors d'attaques, ni la totalité des victimes touchées par les frappes aériennes menées dans des pays comme la Syrie.

Bien que l'organisation ultra-radicale sunnite Etat islamique (EI) ait perdu du terrain dans les deux pays en 2017, elle est toujours considérée comme le groupe terroriste le plus actif mondialement, en termes d'attentats réalisés, selon le JTIC.

Soumis à une "pression internationale grandissante", l'EI conduit désormais des opérations "de faible intensité, mais à un rythme plus soutenu" contre "les forces de sécurité ainsi que ses adversaires non gouvernementaux" dans des régions qui lui ont été reprises, a expliqué Matthew Henman, chef du centre de recherche.

Les attentats commis par l'EI ont tué 6.499 personnes l'année dernière, soit un recul de 40%, bien que le nombre d'attaques, 4.612 au total, ait augmenté de 9%.

Malgré une baisse du nombre de personnes tuées en Irak et Syrie, le niveau de terrorisme et d'insurrection dans ces deux pays reste sans équivalent dans le monde.

A titre comparatif, 2.999 individus sont décédés en Afghanistan, 1.466 en Somalie et 1.092 au Yémen, en 2017.

Les résultats de l'enquête révèlent également une diminution globale du nombre de morts causé par des attentats, de 27.697 décès en 2016 à 18.475 l'année dernière.

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La Corée du Nord prépare un défilé militaire pour la veille des JO

jeu, 01/18/2018 - 07:26

La Corée du Nord prépare un fastueux défilé militaire pour la veille de l'ouverture des jeux Olympiques d'hiver le mois prochain chez le voisin du Sud malgré la récente détente sportive avec Séoul, a rapporté jeudi la presse sud-coréenne.

Pyongyang a inquiété la communauté internationale en 2017 en multipliant les tirs de missiles et en menant un sixième essai nucléaire présenté comme celui d'une bombe à hydrogène. Mais le Nord vient d'accepter de participer aux JO de Pyeongchang qui s'ouvrent le 9 février et de défiler au côté du Sud lors de la cérémonie d'ouverture.

La Corée du Nord, qui célèbre souvent par des parades militaires toutes sortes de dates anniversaire, prévoit de marquer le 8 février la naissance de son armée il y a 70 ans par un tel défilé, a rapporté l'agence Yonhap.

Environ 12.000 soldats, accompagnés de pièces d'artillerie et d'armements divers, participeront à la parade près de Pyongyang, ajoute l'agence, qui cite une source gouvernementale sud-coréenne non identifiée.

"Nous pensons que le Nord tiendra une parade militaire le 8 février pour marquer l'anniversaire de la naissance de son armée régulière", a dit cette source.

Un porte-parole a déclaré le ministère sud-coréen de la Défense se refusait à commenter "les questions de renseignement militaire".

Les anniversaires célébrés par la Corée du Nord varient d'année en année.

Le 15 avril 2017, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait présidé à une démonstration spectaculaire des armements de son pays, y compris ce qui ressemblait à un missile balistique intercontinental (ICBM), pour célébrer le 105ème anniversaire de la naissance de son père fondateur.

M. Kim avait évoqué un projet de célébration du 70ème anniversaire de l'armée cette année dans son discours du Nouvel An, appelant les soldats "à organiser des exercices de combats comme de vraies batailles".

Il avait également profité de ce discours pour tendre la main à Séoul et proposer de participer aux JO. Séoul et Pyongyang ont rétabli leur téléphone rouge après deux ans de silence, décidant aussi de présenter aux JO une équipe conjointe de hockeyeuses sur glace.

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Sommet franco-britannique : Macron obtient un nouveau traité pour soulager Calais

jeu, 01/18/2018 - 07:26
Emmanuel Macron se rend au Royaume-Uni, jeudi, pour un sommet franco-britannique avec la Première ministre Theresa May. Un nouveau traité complétant les accords du Touquet sera annoncé. Explications.
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Open d'Australie: Sharapova prend sa revanche sur Sevastova

jeu, 01/18/2018 - 07:24

La Russe Maria Sharapova s'est qualifiée pour le troisième tour de l'Open d'Australie en prenant sa revanche sur la Lettone Anastasja Sevastova en deux sets 6-1, 7-6 (7/4), jeudi à Melbourne.

Sharapova avait perdu contre cette joueuse, 15e mondiale, en septembre en huitième de finale de l'US Open, dans ce qui était son premier tournoi du Grand Chelem après sa suspension pour dopage.

La Russe, âgée de 30 ans, rencontrera au prochain tour soit l'Allemande Angelique Kerber dans un duel entre ex-N.1 mondiales, soit la Croate Donna Vekic.

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PMA, fin de vie et autres débats brûlants: coup d'envoi des Etats généraux de la bioéthique

jeu, 01/18/2018 - 07:20

"Quel monde voulons-nous pour demain?" Pour répondre à cette question, des sujets brûlants comme la PMA, la fin de vie ou l'intelligence artificielle seront débattus ces prochains mois dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique, lancés jeudi.

Ces débats, qui dureront jusqu'à l'été, doivent nourrir la prochaine loi bioéthique, attendue au Parlement à l'automne pour réviser celle de 2011.

Le programme est très large, avec neuf thèmes sociétaux ou dictés par les progrès de la science: la procréation (PMA et GPA), la fin de vie, les recherches dans le domaine de la reproduction (cellules souches, etc.), la génétique, le don d'organes, les données de santé, l'intelligence artificielle, les neurosciences et le rapport santé/environnement.

"Nous avons décidé de laisser ces Etats généraux assez largement ouverts: c'est une occasion unique de discuter une fois tous les sept ans", explique à l'AFP Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), qui pilote cette vaste concertation.

Elle aboutira à un rapport de synthèse et s'appuiera sur plusieurs outils.

Parmi eux, une consultation en ligne via un site lancé fin janvier, des conférences-débats dans toutes les régions ou un "comité citoyen", panel d'une vingtaine de personnes représentatif de la population, qui produira son propre rapport.

En outre, le CCNE mènera une série d'auditions avec des associations ou des représentants des autorités religieuses.

- Evolution de l'opinion -

Ces dernières pourront faire valoir leur position sur certains sujets polémiques, au premier rang desquels l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA, ou AMP) aux femmes célibataires et aux couples de femmes.

Le CCNE a ouvert la voie en se prononçant en juin pour cette ouverture, à laquelle est favorable Emmanuel Macron.

Selon un récent sondage Ifop paru dans La Croix, six Français sur dix sont favorables à la PMA pour les couples de femmes. Ils étaient un peu moins d'un quart en 1990. Presque autant sont pour que les femmes célibataires en bénéficient.

Ce même sondage montre que près de deux-tiers des Français sont aussi favorables au recours à une "mère porteuse" ou GPA (gestation pour autrui), pratique interdite en France et à laquelle n'est pas favorable le président Macron.

18% y sont favorables "dans tous les cas" et 46% "pour des raisons médicales seulement", c'est-à-dire pas pour les couples d'homosexuels.

Un collectif de 110 personnalités, dont les intellectuels Pierre Rosanvallon et Élisabeth Badinter, vient de réclamer un "débat de fond" sur la GPA, dans une tribune publiée par Le Monde.

Les discussions sur la PMA et la GPA seront l'occasion pour la Manif pour tous, aujourd'hui affaiblie, de remonter au créneau cinq ans après les manifestations contre le mariage d'homosexuels.

- 'Intelligence collective' -

Autre sujet abordé, la fin de vie, qui n'est actuellement pas incluse dans la loi de bioéthique (avec une loi séparée en janvier 2016). Le suicide assisté est récemment revenu dans l'actualité avec l'euthanasie en Belgique, à sa demande, de la romancière Anne Bert.

"Ces Etats généraux sont une entreprise difficile. Il faut arriver à faire réfléchir la société civile sur des sujets sociétaux qui sont loin d'être consensuels. C'est un effort d'intelligence collective", commente Jean-François Delfraissy.

"Il ne faut pas rester uniquement sur la PMA, la GPA ou la fin de vie, poursuit-il. Il y a par exemple des enjeux majeurs sur la génomique ou la médecine de l'embryon. J'aimerais que le débat citoyen les fasse émerger aussi".

En plus de son rapport de synthèse, le CCNE émettra un avis sur les priorités qui pourraient figurer dans la loi.

Les première lois de bioéthique datent de 1994. Une première révision avait eu lieu en 2004, avant celle de 2011.

La phase de débats sera close début juillet.

Ensuite, selon une note du ministère de la Santé datant de novembre, un projet de loi sera finalisé "à l'été 2018" pour un dépôt au Parlement "à l'automne" en vue d'une adoption d'une nouvelle loi bioéthique "dans le courant du premier semestre 2019".

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Open d'Australie: Thiem remonte deux sets de retard

jeu, 01/18/2018 - 07:18

L'Autrichien Dominic Thiem a remonté un retard de deux sets avant de se qualifier pour le troisième tour de l'Open d'Australie aux dépens de l'Américain Denis Kudla, 190e mondial, 6-7 (6/8), 3-6, 6-3, 6-2, 6-3, jeudi à Melbourne.

"C'est seulement la deuxième fois que je remonte de deux sets à zéro. C'était dur, surtout dans cette chaleur", a déclaré Thiem, alors que la température dépassait 37 degrés.

Au prochain tour, il affrontera le Tchèque Jiri Vesely ou le Français Adrian Mannarino.

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Vendin-le-Vieil:: l'islamiste agresseur de surveillants inculpé à New York

jeu, 01/18/2018 - 07:11

Le cerveau des attentats de Djerba en 2002, l'islamiste allemand Christian Ganczarski, a été inculpé mercredi par la justice américaine qui réclame son extradition par la France, où il est détenu et a agressé récemment trois surveillants.

Incarcéré depuis 2003 et condamné en 2009 à 18 années de réclusion, Christian Ganczarski est en fin de peine en France mais cette demande d'extradition, qui lui a été notifiée il y a quelques jours, fait peser sur lui le risque d'un nouveau procès et d'une nouvelle période de détention.

Le 11 janvier, il a agressé des surveillants de la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais, nord) à l'aide d'une paire de ciseau et d'une lame de rasoir, blessant légèrement trois agents.

L'attaque a provoqué un vaste mouvement de mobilisation des personnels pénitentiaires dans toute la France.

Christian Ganczarski a été présenté lundi à un juge d'instruction antiterroriste à Paris, qui lui a notifié sa mise en examen pour tentatives d'assassinat. Sous le coup de poursuites, il pourrait faire l'objet d'une nouvelle condamnation en France, qui retarderait son extradition.

Ce ressortissant allemand de 51 ans avait été condamné en France pour complicité dans l'attentat contre la synagogue de Djerba en Tunisie, qui avait fait 21 morts en avril 2002. La présence de deux Français parmi les personnes décédées avait justifié l'ouverture d'une procédure en France.

M. Ganczarski était apparu comme l'un des instigateurs de cette attaque au camion piégé avec Khaled Cheikh Mohammed, hiérarque d'Al-Qaïda et cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001, détenu à Guantanamo.

Mercredi, il a été inculpé par le procureur fédéral de Manhattan pour sa participation active au réseau Al-Qaïda.

Selon l'acte d'inculpation, il aurait rencontré à plusieurs reprises Oussama Ben Laden et plusieurs membres de la hiérarchie d'Al-Qaïda en 2000.

Il aurait apporté son soutien logistique à l'organisation et aurait indiqué avoir été au courant, avant les attentats du 11 septembre 2001, qu'une attaque d'ampleur était en préparation.

Le procureur Geoffrey Berman a retenu contre lui quatre chefs d'accusation, notamment l'association de malfaiteurs en vue d'assassiner des ressortissants américains, passible, à elle seule, de la réclusion criminelle à perpétuité.

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Dans la série "The Crossing", la crise des réfugiés devient futuriste

jeu, 01/18/2018 - 07:08

Des images de corps flottant près du rivage méditerranéen se sont multipliées ces dernières années sur les écrans de télévision du monde entier avec la crise des migrants. Les créateurs de "The Crossing" s'en sont inspirés pour cette série futuriste.

Sauf que les réfugiés ne fuient pas un pays ou un continent mais une guerre qui sévit plusieurs siècles dans le futur. C'est le concept de cette série de la chaîne américaine ABC, dont la première saison doit être diffusée à partir du 2 avril aux Etats-Unis.

Elle a été écrite et produite par le duo Dan Dworkin et Jay Beattie ("Esprits criminels", "Intrigue").

De mystérieux migrants apparaissent un jour, à l'époque actuelle, dans un village de pêcheurs de l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis) où il demandent l'asile.

Les 47 survivants, sur les 500 ayant embarqué pour ce voyage, affirment avoir fui une guerre terrible faisant rage 250 ans plus tard. Mais les circonstances de leur arrivée menace de déclencher une guerre en 2018.

"C'est toujours une époque paisible, au regard du passé, et comparé à l'endroit d'où viennent ces gens, c'est encore un lieu plein d'espoir", a expliqué M. Dworkin, lors d'une récente rencontre avec la presse à Pasadena, en Californie.

"Ils arrivent ici, ça se complique et ils réalisent que ce n'est peut-être pas aussi empli d'espoir que ce qu'ils pensaient", a-t-il poursuivi.

L'acteur Steve Zahn ("Dallas Buyers Club", "La planète des singes - Suprématie") donne vie à Jude Miller, le shérif local au passé obscur qui fait équipe avec un agent fédéral et une réfugiée qui cherche sa fille.

"J'étais assis --je ne travaillais plus depuis un temps considérable-- en sous-vêtements depuis un an, lisant des scénarios. J'ai lu ce scénario et j'ai été époustouflé", a raconté l'acteur de 50 ans, aperçu récemment dans la série "Mad Dogs" d'Amazon.

- Prix Pulitzer -

L'idée de "The Crossing" est née en voyant la photographie --récompensée d'un prix Pulitzer-- de l'Irakien Laith Majid tandis qu'il débarquait sur l'île grecque de Kos avec sa femme et leurs quatre enfants en 2015.

Cette image est devenue l'un des symboles du calvaire vécu par les réfugiés dans la traversée de la Méditerranée. Plus de 117.000 personnes l'ont franchie en 2017 tandis que 3.000 y ont perdu la vie en tentant de rallier l'Europe.

"J'ai regardé ce type tenant ses enfants après cette traversée maritime et j'ai pensé +Boum, Jay, parlons des réfugiés, faisons quelque chose+", a expliqué M. Dworkin. "Donc nous avions le germe d'une idée."

"Et ensuite nous l'avons mariée à (notre) amour pour la science-fiction et pour les écrivains comme Richard Matheson, Harlan Ellison et Ray Bradbury. Ces gars ont tous écrit de la science-fiction très intéressante et plus précisément sur le voyage dans le temps."

S'ils ont puisé leur inspiration dans la réalité, les créateurs assurent que la série n'est pas une analyse de la façon dont l'Occident gère la crise des migrants.

"Il y a des similitudes. Ils arrivent ici et ils sont détenus comme quiconque cherchant asile le serait. Donc ça nous donne une occasion de commenter cela", a indiqué M. Beattie, soulignant que leur intention n'était néanmoins pas de livrer une "critique directe de ce qu'il se passe".

"La science-fiction nous donne de la distance pour raconter notre histoire", a-t-il confié.

La première saison compte dix épisodes, en plus du pilote.

Des critiques ont soulevé quelques inquiétudes au vu de la tendance d'ABC à mettre un terme prématurément à ce genre de séries à l'instar de "Resurrection" (2014), annulée après deux saisons, et "ADN, menace immédiate" (1998), après une seule.

Pour Dan Dworkin, la fin de la première saison va donner aux téléspectateurs "une grande quantité" de raisons d'en vouloir une seconde.

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Cisjordanie: un Palestinien tué dans des affrontements avec des forces israéliennes

jeu, 01/18/2018 - 07:00

Un Palestinien a été tué mercredi soir au cours d'affrontements avec des forces de l'ordre israéliennes dans le nord de la Cisjordanie, a annoncé le ministère palestinien de la Santé.

Des forces de l'ordre israéliennes ont pénétré dans la ville de Jenine mercredi soir, selon des témoins, et des affrontements ont éclaté faisant "plusieurs blessés". Ahmed Jarrar, tué dans ces affrontements, avait 22 ans, selon le ministère palestinien de la Santé.

Au moins deux Palestiniens ont été arrêtés et les affrontements se sont prolongés dans la nuit, ont raconté des témoins.

Selon le Shin Beth, le service de sécurité israélien, des coups de feu ont été tirés durant une opération menée à Jenine par des gardes-frontières pour arrêter les auteurs de l'attaque le 9 janvier qui a couté la vie au rabbin Raziel Shevah près de la colonie de Havat Gilad, située près de Naplouse.

"Lors de ses affrontements, un des suspects a été tué et d'autres arrêtés", a ajouté le Shin Beth dans un communiqué sans donner d'autres détails.

Les médias israéliens ont pour leur part fait état de deux garde-frontières blessés par balles, dont un gravement par balles durant les affrontements et de deux Palestiniens arrêtés. Une porte-parole de l'armée interrogée par l'AFP n'a pas été en mesure de confirmer ces informations.

Des vidéos mises en ligne par des Palestiniens montrent plusieurs véhicules militaires entrer à Jenine.

Le rabbin Raziel Shevah, 35 ans, avait été tué par balles alors qu'il circulait en voiture près de la colonie de Havat Gilad où il vivait. Un véhicule s'est porté à sa hauteur et ses occupants ont ouvert le feu dans sa direction.

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En Tunisie, la jeunesse militante de Fech Nestanew ne veut plus attendre

jeu, 01/18/2018 - 06:55
Depuis janvier, la campagne Fech Nestanew, (Qu'est-ce qu'on attend ?) est à la pointe de la contestation en Tunisie. Lors de la prochaine marche les meneurs ont deux objectifs : faire réviser la loi de finances et inscrire leur combat dans la durée.
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Chili: dernière étape dans une ville de migrants pour le pape

jeu, 01/18/2018 - 06:40

Le pape achève jeudi sa visite au Chili par une grande messe à Iquique, dans l?extrême nord, où affluent des migrants latino-américains attirés par le dynamisme économique du pays, avant de poursuivre son voyage au Pérou.

Au Chili, le souverain pontife a tenté d'endiguer la profonde crise de confiance touchant une Eglise minée par des scandales de pédophilie. Puis ce défenseur des peuples indigènes s'est rendu à plus de 600 km au sud de la capitale, dans le fief des Mapuche.

Des étapes ponctuées, à la marge, par des actions d'associations de victimes de pédophilie et des incendies d'églises attribués à une frange militante des Mapuche.

Adepte des "périphéries" au sein même des pays lointains qu'il visite, l'infatigable pape argentin de 81 ans a choisi jeudi de célébrer une troisième messe au pied des Andes à Iquique, situé à 1.850 km au nord de Santiago.

Dans cette ville, un habitant sur dix est un immigré. Le Chili s'est transformé en pays d'accueil, en particulier dans sa partie nord où arrivent souvent illégalement des ressortissants de Colombie, d'Haïti, de République dominicaine et d'Equateur.

La zone est frontalière avec le Pérou et la Bolivie, cette dernière revendiquant depuis des années au Chili un accès à la mer.

Plus d'un demi-million d'étrangers vivent actuellement au Chili en situation légale, selon des chiffres officiels, totalisant 3% d'une population de 17,5 millions de personnes. Mais la presse chilienne évoque l'arrivée l'an dernier d'environ 105.000 Haïtiens et plus de 100.000 Vénézuéliens.

Le pape célébrera jeudi une messe à Playa Lobito, à 20 km d'Iquique, au bord de l'océan Pacifique.

Pour l'occasion, une statue de la Vierge de Tirana, sainte patronne du Chili et objet d'une grande dévotion populaire dans le nord, a été acheminée sur les lieux depuis son sanctuaire, un village de 1.000 habitants.

Le pape participera à un rituel ancien autour de cette vierge. "Ca va être vraiment glorieux" pour les habitants du village, a commenté à l'AFP Francisco Cuevas, 82 ans, venu accompagné de sa femme en chaise roulante.

Sa modeste commune au milieu des montagnes ocres du nord du Chili a échappé au développement commercial et immobilier des dernières décennies, qui a transformé Iquique en une des plus grandes zones franches du pays.

Il aura aussi une rencontre privée avec deux victimes de la dictature Pinochet, encore une plaie ouverte au Chili.

- Incursion en Amazonie -

Au cours de son voyage de trois jours au Pérou (jusqu'à dimanche), le pape fera pour la première fois une incursion en Amazonie, dans le sud-est du pays, étape phare de son voyage.

Dans le petit centre économique de Puerto Maldonado, il sera accueilli par quelque 3.500 indigènes, dont certains de Bolivie et du Brésil. Preuve de l'intérêt qu'il porte aux menaces environnementales pesant sur ce poumon vert et ses habitants, parfois réduits à l'esclavage par des trafiquants, le pape a convoqué pour 2019 un synode (réunion mondiale d'évêques) consacré aux peuples d'Amazonie.

Il se rend dans un pays enfoncé dans une profonde crise, depuis la grâce accordée à Noël à l'ex-président péruvien Alberto Fujimori, condamné pour corruption et crimes contre l'humanité. Très critiqué pour cette décision, le chef de l'Etat Pedro Pablo Kuczynski, ex-banquier de Wall Street, a lui-même échappé à une destitution pour ses liens avec le géant du BTP brésilien Odebrecht.

Une semaine avant le voyage, le Vatican a annoncé avoir mis sous tutelle un mouvement catholique péruvien Sodalitium Christianae Vitae, dont le fondateur Luis Fernando Figari, réfugié à Rome, est au coeur d'une enquête pour pédophilie.

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Open d'Australie: première alerte pour Caroline Garcia

jeu, 01/18/2018 - 06:31

Caroline Garcia a connu une première alerte dès le deuxième tour de l'Open d'Australie, jeudi à Melbourne, où la jeune Tchèque Marketa Vondrousova est passée à deux points de la battre.

La Lyonnaise, 8e mondiale, a dû servir deux fois le dos au mur dans la troisième manche et garder son calme lors de deux égalités à 5-6 pour la Tchèque, avant de conclure 6-7 (3/7), 6-2, 8-6.

"Je suis contente de la victoire et c'est à peu près tout. Le niveau de jeu n'est pas trop là pour l'instant", a reconnu la N.1 française, qui avait été un peu laborieuse aussi au premier tour face à l'Allemande Karina Witthoeft.

"J'avais le match en main au premier set (elle menait 4 à 1, ndlr) et je l'ai laissé partir. Dans le troisième, j'ai à nouveau l'avantage (2-0), mais je laisse filer beaucoup trop rapidement. Il y a de bons passages, mais ce n'est pas régulier, c'est ça qu'il faut essayer d'améliorer au prochain tour", a dit Garcia, qui affrontera la Biélorusse Aliaksandra Sasnovich, 56e mondiale.

La Française a été malmenée par les grands coups droits de la gauchère tchèque, 62e mondiale, et elle a commis des fautes "en pagaille" en tentant d'agresser sa deuxième balle.

- 37 degrés à l'ombre -

Après la fraîcheur des deux premiers jours, la température est brutalement montée à plus de 37 degrés à Melbourne, rendant pénibles les conditions de jeu, mais la Française "n'a pas trop souffert".

"Je m'attendais à pire. Les gros courts sont un peu protégés par rapport aux petits. Il y a un petit peu d'ombre et il fait un peu moins chaud", a dit Garcia, qui a joué dans la Hisense Arena, la troisième enceinte principale de Melbourne Park.

"J'ai essayé de bien récupérer aux changements de côté, de bien m'hydrater et d'utiliser la glace pour réduire au maximum la température du corps. Dans les derniers jeux j'avais un peu les pieds qui chauffaient mais à part ça ça allait.

Qualifiée pour le troisième tour à Melbourne pour la troisième fois de sa carrière, Garcia refuse de "voir beaucoup plus loin". "Il n'y a pas si longtemps ce n'était pas si normal pour moi de passer les premiers tours d'un Grand Chelem. Je suis passé pour l'instant dans la douleur en ne jouant pas très bien. Il faut vraiment que j'arrive à me concentrer sur mon jeu et à progresser. Je sais qu'il faut rester humble", a dit la Lyonnaise, âgée de 24 ans, qui se méfie de sa prochaine adversaire.

"C'est une fille qui a très bien commencé l'année. Elle a fait la finale à Brisbane (début janvier) en sortant des qualifs et en battant de très bonnes joueuses (notamment Kristina Mladenovic, Alizé Cornet et Anastasja Sevastova). C'est une fille dangereuse qui joue bien à plat, tendu des deux côtés", a-t-elle estimé.

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Harcèlement: la controverse renaît autour de Woody Allen

jeu, 01/18/2018 - 01:40

Il avait jusqu'ici été épargné par le mouvement #Metoo. Mais à 82 ans, Woody Allen se retrouve dans la tempête des accusations de harcèlement sexuel, plusieurs célébrités refusant de travailler avec lui tandis que sa fille adoptive relançait ses accusations d'abus sexuels.

Le réalisateur new-yorkais, l'un des plus prolifiques de l'histoire du cinéma avec une cinquantaine de films réalisés en autant d'années de carrière, avait globalement échappé jusqu'ici aux foudres du mouvement anti-harcèlement qui a fait tomber ou ébranlé de nombreux acteurs et réalisateurs depuis les révélations contre le producteur Harvey Weinstein: de Kevin Spacey à Brett Ratner, en passant par Dustin Hoffman ou James Franco.

Mais cette semaine, la tempête le menace à son tour, alors que refont surface des accusations de sa fille adoptive Dylan Farrow, qui l'accuse depuis 1992 d'avoir abusée d'elle sexuellement quand elle avait sept ans.

"Je dis la vérité et je pense que c'est important que les gens se rendent compte qu'une victime, une accusatrice, compte. Que cela suffit à changer les choses", déclare Dylan Farrow, 32 ans aujourd'hui, dans les premiers extraits de cet entretien diffusés mercredi par la chaîne CBS.

"Pourquoi ne serais-je pas en colère? Pourquoi ne serais-je pas blessée? Pourquoi ne serais-je pas scandalisée après toutes ces années où j'ai été ignorée, où on ne m'a pas crue?", ajoute celle dont le frère journaliste, Ronan Farrow, a été à la pointe des révélations sur Weinstein.

Avant même la diffusion de cet entretien, l'acteur franco-américain Timothée Chalamet, révélé ces derniers mois dans des films comme "Call Me by Your Name" ou "Lady Bird" et nouvelle coqueluche d'Hollywood, déclarait sur son compte Instagram regretter d'avoir travaillé avec Woody Allen sur son nouveau film à sortir cette année, "A Rainy Day in New York".

"Je ne veux pas tirer profit de mon travail sur ce film", a souligné la nouvelle star de 22 ans, en annonçant faire don de son salaire pour ce film à trois associations d'aide aux victimes de harcèlement sexuel, dont "Time's Up", créée début janvier par un collectif de plus de 300 femmes de Hollywood.

Le magazine spécialisé US Weekly a indiqué mercredi que la co-star de Chalamet dans "A Rainy Day in New York", Selena Gomez, avait elle aussi fait un don "important" à "Time's Up".

Peu après la cérémonie des Golden Globes début janvier, et suite à la publication d'une tribune de Dylan Farrow dans le Los Angeles Times, la réalisatrice de "Lady Bird", Greta Gerwig, qui a remporté le Golden Globe de la meilleure comédie, exprimait elle aussi ses regrets d'avoir joué dans son film de 2012, "To Rome with Love".

- 'Si j'avais su' -

"Si j'avais su alors ce que je sais aujourd'hui, "je n'aurais pas joué dans ce film", a-t-elle confié au New York Times, en ajoutant qu'elle ne retravaillerait plus avec lui.

Woody Allen n'a pas réagi pour l'instant à cette nouvelle polémique et son agente n'a pas immédiatement répondu à une sollicitation de l'AFP.

Mais il a toujours démenti ces allégations. Notamment en 2014, dans une tribune au New York Times, où il affirmait que sa fille adoptive avait été poussée au mensonge par Mia Farrow lors de leur acrimonieux divorce, et rappelait que les enquêteurs avaient renoncé à le poursuivre dans cette affaire.

Si des actrices comme Natalie Portman, Reese Witherspoon ou Rebecca Hall ont elles aussi pris parti pour Dylan Farrow, Alec Baldwin a lui pris la défense de Woody Allen.

"Deux Etats (le Connecticut et New York, ndlr) ont enquêté sur Woody Allen et ne l'ont pas inculpé", a fait valoir l'acteur qui a joué dans "To Rome with Love" et "Blue Jasmine", qualifiant la situation d'"injuste et triste".

Le réalisateur multi-oscarisé, qui a fait de ses névroses une marque de fabrique, est depuis longtemps entouré d'un parfum de scandale.

Les accusations de 1992 avaient coïncidé avec la révélation de sa relation avec la fille adoptive de Mia Farrow, Soon-Yi Previn, de 35 ans sa cadette, qui a fait couler beaucoup d'encre. Ils se sont mariés depuis et ont deux filles adoptives.

Mais le scandale ne l'a jamais complètement abandonné, sans l'empêcher de tourner.

Si des films comme "Prends l'oseille et tire-toi", "Manhattan" ou "Annie Hall" ont contribué à faire de lui l'archétype du juif new-yorkais, la plupart de ses récents opus ont cependant été tournés en Europe, à la fois refuge et source d'inspiration.

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Lourde ardoise fiscale pour Apple qui va investir massivement aux Etats-Unis

jeu, 01/18/2018 - 01:39

Apple va payer 38 milliards de dollars sur ses bénéfices réalisés à l'étranger en raison de la réforme fiscale américaine et promet d'investir massivement dans les prochaines années aux Etats-Unis, ce que n'a pas manqué de saluer le président Trump.

"Apple est une +success story+ comme il n'en arrive qu'en Amérique. Notre soutien à l'économie américaine est une longue histoire et nous sommes fiers de (le) renforcer" encore, a déclaré le patron du groupe Tim Cook, cité dans un communiqué du groupe, qui prévoit également la création d'un nouveau "campus".

Première annonce, l'entreprise "prévoit de payer un +impôt de rapatriement+ d'environ 38 milliards de dollars comme exigé par les changements récents" de la législation, dit le groupe basé en Californie.

Sans surprise, les annonces ont été saluées par Donald Trump, qui a fait du rapatriement de l'argent des multinationales un de ses thèmes favoris.

"J'avais promis que ma politique permettrait à de grandes entreprises comme Apple de ramener d'énormes sommes aux Etats-Unis. Super de voir Apple le faire dans la foulée des baisses d'impôts", a-t-il tweeté, évoquant une "immense victoire pour les travailleurs américains et les Etats-Unis".

La réforme fiscale, votée juste avant Noël, offre pendant une durée limitée aux entreprises américaines la possibilité de rapatrier les bénéfices réalisés à l'étranger à des taux variant entre 8% et 15,5%.

La taxe, qui n'est due qu'une seule fois et peut être payée sur plusieurs années, devrait rapporter au moins 220 milliards de dollars à l'Etat fédéral.

Subtilité néanmoins, cet impôt s'applique même si les bénéfices ne sont pas réellement rapatriés aux Etats-Unis...

Auparavant, les bénéfices échappaient totalement à l'impôt tant qu'ils restaient "parqués" à l'étranger et se retrouvaient imposés à 35% s'ils étaient "rapatriés" aux Etats-Unis. Du coup, certaines grosses entreprises ont accumulé un "trésor de guerre" parfois gigantesque --celui d'Apple étant estimé à environ 250 milliards de dollars -- qui attise les convoitises de beaucoup de pays.

Un paiement de quelque 38 milliards de dollars "serait le plus important de ce type jamais effectué", affirme mercredi l'entreprise, qui souligne être déjà le premier contribuable américain.

D'autres entreprises ont fait ces derniers jours des annonces similaires, comme la banque Citigroup, qui a annoncé 22 milliards de dollars de charges exceptionnelles mardi.

L'annonce d'Apple, première capitalisation boursière mondiale à plus de 910 milliards de dollars, ne devrait pas avoir d'impact significatif sur sa santé financière. Le groupe avait publié début novembre un bénéfice net annuel de 48,3 milliards (+5,8%) pour un chiffre d'affaires de 229 milliards.

Le titre a fini mercredi en hausse de 1,65% à 179,10 dollars à Wall Street.

- Nouveau campus -

Mercredi, le fabricant de l'iPhone a aussi assuré qu'il comptait investir directement plus de 30 milliards de dollars aux Etats-Unis dans les cinq ans (via ses fournisseurs et sous-traitants ou dans des "data centers") et "créer plus de 20.000 emplois".

Ces embauches se feront notamment via un nouveau "campus" destiné dans un premier temps à accueillir les services d'assistance technique aux clients du groupe. Son implantation géographique, qui ne devrait pas manquer de susciter les convoitises de villes et Etats américains, sera précisée cette année, dit encore Apple, qui emploie déjà directement 84.000 personnes aux Etats-Unis.

Au total, Apple estime qu'il contribuera "directement à l'économie américaine" à hauteur de "plus de 350 milliards de dollars" dans les cinq années qui viennent.

Une source proche d'Apple a par ailleurs indiqué que le groupe allait distribuer 2.500 dollars (en actions) de bonus à ses salariés, comme l'avaient fait d'autres entreprises après le vote de la réforme fiscale, favorable aux entreprises.

Parallèlement, Apple fait partie, comme d'autres géants technologiques, des multinationales dans le viseur des autorités européennes, qui les accusent notamment d'optimisation fiscale pour diminuer leurs impôts en Europe et cherchent à les imposer plus durement.

Dans ce cadre, le gouvernement irlandais a annoncé début décembre avoir trouvé un accord avec Apple afin de commencer à collecter les 13 milliards d'euros d'avantages fiscaux jugés indus par Bruxelles.

En novembre, Apple faisait partie des entreprises et personnalités nommées dans les "Paradise Papers", une série de documents ayant fuité dans la presse détaillant certaines pratiques "d'optimisation fiscale".

Le groupe avait reconnu avoir placé ses liquidités à l'abri des taxations à Jersey. Un choix mû par sa volonté de payer à terme l'essentiel de ses impôts aux Etats-Unis, avait-il plaidé.

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