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Mis à jour : il y a 16 min 41 sec

L'UNRWA rattrapée par les calculs politiques américains, dit son chef

il y a 6 heures 12 min

Le chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, Pierre Krahenbuhl, a affirmé vendredi à l'AFP que le gel de l'aide américaine à son organisation résultait de calculs politiques américains et non du fonctionnement, comme l'affirme l'administration Trump.

Sortant de la réserve généralement inhérente à un tel poste, M. Krahenbuhl a ouvertement lié le gel annoncé mardi par le département d'Etat à la grave détérioration des relations entre l'administration américaine de Donald Trump et la direction palestinienne.

Après une série de camouflets infligés par des décisions américaines, l'Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas a affirmé que les Etats-Unis s'étaient disqualifiés dans le rôle de médiateurs de l'entreprise de paix, déjà moribonde.

Quand il avait rencontré en novembre les responsables américains à Washington, "le message très fort de soutien et de respect pour le travail de l'UNRWA était très clair", a dit M. Krahenbuhl.

Les questions de neutralité de l'agence, de son fonctionnement et des réformes nécessaires ont toujours fait partie des discussions, avec les Etats-Unis comme avec les autres pays donateurs, sans pour autant que l'aide soit remise en cause, a-t-il dit.

"Je suis donc obligé de voir (le gel de l'aide américaine) comme n'étant pas lié à notre performance, mais comme une décision prise dans la discussion ayant eu lieu après la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU sur Jérusalem et sur d'autres sujets", a-t-il ajouté dans cet entretien accordé à Jérusalem.

M. Trump a reconnu le 6 décembre Jérusalem comme la capitale d'Israël. Cette rupture unilatérale avec des décennies de diplomatie américaine et internationale a provoqué la fureur de la direction palestinienne qui a décidé de geler les contacts avec les officiels américains.

Elle a aussi suscité une vaste réprobation internationale qui s'est exprimée le 21 décembre par une résolution -non contraignante- de l'Assemblée générale de l'ONU condamnant l'initiative américaine par 128 voix sur les 193 Etats membres.

Dans ce contexte, le département d'Etat a annoncé mardi retenir jusqu'à nouvel ordre le versement de 65 millions de dollars à l'UNRWA, sur les 125 M d'une première tranche de contribution volontaire américaine prévue en 2018.

Etablie en 1949, l'UNRWA apporte son aide à une grande partie des plus de cinq millions de Palestiniens enregistrés comme réfugiés dans les Territoires palestiniens, en Jordanie, au Liban ou en Syrie, survivants ou descendants des centaines de milliers de Palestiniens jetés sur les routes lors de la première guerre israélo-arabe en 1948 qui a suivi la création de l'Etat d'Israël.

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Biathlon: Fourcade encore battu au sprint par Boe

il y a 6 heures 20 min

Comme lors de la mass start de dimanche à Ruhpolding, Martin Fourcade, 2e, a de nouveau subi la loi de son grand rival norvégien Johannes Boe vendredi sur le sprint d'Anterselva comptant pour la Coupe du monde de biathlon.

Le 10/10 au tir du Français n'a pas suffi pour mater le cadet des frères Boe (24 ans) qui s'est imposé, malgré une faute à la carabine, pour la 2e fois d'affilée avec 12,8 secondes d'avance sur Fourcade et 42,2 secondes sur l'Allemand Arnd Peiffer. Le Norvégien remporte ainsi sa 7e course de la saison, la 20e de sa carrière, et met une bonne pression sur Fourcade, toujours en tête du classement général de la Coupe du monde.

Le sextuple tenant du Gros Globe de cristal continue toutefois d'afficher une régularité de métronome avec un 13e podium en 13 sorties cet hiver alors qu'il ne reste plus que deux épreuves (la poursuite samedi, la mass start dimanche) avant les jeux Olympiques d'hiver (9-25 février à Pyoengchang), son principal objectif cette saison. Avec 12 succès à eux deux (7 pour Boe, 5 pour Fourcade), le Norvégien et le Français évoluent en tout cas dans une tout autre dimension par rapport au reste du circuit.

La surprise côté tricolore est venue du jeune Emilien Jacquelin (22 ans), qui a manqué de très peu son premier podium en Coupe du monde et termine 5e avec un sans-faute au tir. Simon Desthieux, pourtant auteur de 3 erreurs à la carabine, s'est lui aussi fait remarquer (11e).

kn/dhe

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Patinage: Papadakis/Cizeron logiquement en tête à l'Euro

il y a 6 heures 24 min

Les danseurs sur glace Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, triples tenants du titre et ultra favoris pour le conserver, ont logiquement dominé le programme court des Championnats d'Europe de patinage artistique, vendredi à Moscou.

Les doubles champions du monde français (2015 et 2016) ont obtenu 81,29 points, non loin de leur record personnel (82,07) établi début décembre. Ils ont pris le large sur leurs adversaires les plus proches, les Russes Alexandra Stepanova et Ivan Bukin (75,38) et les Italiens Anna Cappellini et Luca Lanotte (74,76).

La danse libre est programmée samedi.

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Vingt villes américaines peuvent encore "rêver" d’accueillir le nouveau QG d’Amazon

il y a 6 heures 30 min
Amazon a révélé, jeudi, la liste des 20 villes finalistes à son appel d’offres pour construire son nouveau siège social. Pour décrocher le gros lot, certaines municipalités font un pont d’or à Jeff Bezos.
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Ouganda: la seule machine de radiothérapie, en panne depuis deux ans, enfin remplacée

il y a 6 heures 37 min

La seule machine de radiothérapie en Ouganda a enfin été remplacée vendredi, près de deux ans après être tombée en panne, ce qui avait privé les malades du cancer d'un outil crucial pour leur traitement.

Cette machine était tombée en panne en mars 2016. Un tollé général s'en était suivi, car cela avait été perçu comme une nouvelle preuve de la détérioration du système de santé ougandais.

Don du gouvernement chinois à l'Ouganda en 1995, elle avait permis de soigner et d'atténuer les douleurs de quelque 30.000 patients par an, venus de toute l'Afrique de l'Est, à l'Institut du cancer dans l'hôpital de Mulago, le principal de la capitale Kampala.

Le Premier ministre ougandais, Ruhakana Rugunda, a indiqué vendredi que la nouvelle machine Cobalt-60, d'un coût de 815.000 dollars (664.000 euro), participait de "l'objectif (pour l'Ouganda) de devenir le centre d'excellence en Afrique de l'Est en matière d'oncologie".

Yukiya Amano, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui a financé 50% du coût de la nouvelle machine en partenariat avec le gouvernement ougandais, a estimé que son entrée en service était "une raison majeure de se féliciter".

"Dans 28 pays d'Afrique, il n'y a pas de machine pour le cancer. (Les patients) ne peuvent pas faire l'objet d'un diagnostic et ils ne peuvent pas être traités", a-t-il remarqué.

Le docteur Jackson Orem a indiqué à l'AFP que 5.000 patients sont adressés chaque année à l'Institut - qu'il dirige - et qu'ils arrivent souvent avec un cancer à l'état avancé. La nouvelle machine peut traiter jusqu'à 120 cas par jour.

Ces deux dernières années, les patients ougandais étaient redirigés vers le Kenya voisin pour aller se faire soigner, un trajet au prix inabordable pour nombre d'entre eux.

Cette affaire avait relancé des critiques récurrentes au sein de la société ougandaise sur le sous-financement et la mauvaise gestion du système de santé de ce pays dirigé depuis 1986 par le président Yoweri Museveni.

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L'Europe veut séduire les touristes chinois

il y a 6 heures 56 min

Ils ne regardent pas à la dépense et adorent l'Europe, en premier lieu la France: plus de 12 millions de Chinois ont visité l'an passé le Vieux continent, qui entend apprendre à cajoler cette clientèle.

L'année du tourisme Union européenne-Chine a été lancée vendredi à Venise, en Italie.

Un lieu qui n'a pas été choisi au hasard, puisque la cité des doges est un des symboles de la route de la soie et la ville natale de Marco Polo.

La Chine est le premier pays sur la planète en ce qui concerne le tourisme à l'étranger, avec 129 millions de voyageurs, soit un cinquième du total mondial, et 261 milliards de dollars dépensés, contre 123 milliards pour les Etats-Unis.

Et l'Europe espère bien continuer à profiter de cette manne.

En 2017, 12,4 millions de Chinois ont voyagé en Europe (+17,5% sur un an), selon l'ETC (European Travel Commission), et ils devraient être 20,8 millions dans cinq ans, estime l'Académie chinoise du tourisme (CTA).

S'ils voyagent encore à 70% en groupe, la manière des Chinois de faire du tourisme évolue.

- Ciels bleus -

"Il y a quelques années, les Chinois venaient en Europe uniquement pour faire du shopping. Maintenant, ils veulent davantage connaître la culture, la nature...", explique à l'AFP le président de la CTA, le professeur Dai Bin.

Festivals, cours de cuisine... "Ils veulent vivre des expériences personnelles et aller dans des endroits où ils ne voient pas de Chinois", confirme le directeur exécutif de l'ETC, Eduardo Santander.

"Ils aiment la gastronomie, la musique, les ciels bleus... La majeure partie vient de la côte est, qui est extrêmement polluée: quand ils viennent en Europe, pour certains, c'est la première fois qu'ils voient un ciel bleu" et ils sont surpris de pouvoir "respirer sans tousser", raconte-t-il.

Mais pour bien accueillir cette clientèle, il est important de comprendre ses besoins.

"Le côté merveilleux des Chinois c'est que leurs désirs sont simples", note Jacopo Sertoli, président de Welcome Chinese, un organisme qui certifie les entreprises du secteur du tourisme répondant aux besoins des Chinois.

"On peut par exemple rendre un Chinois très heureux en lui proposant un verre d'eau chaude", température à laquelle l'eau est souvent bue en Chine, explique-t-il.

Autre petit plaisir: "du congee au petit-déjeuner, un riz un peu cuit laissé dans l'eau chaude".

Mettre à disposition quelques chaînes de télévision chinoises sera aussi apprécié, tout comme le wifi pour ces accros au portable.

Et il est essentiel d'offrir des "moyens de paiement" accessibles aux Chinois, comme UnionPay (le seul émetteur de carte de crédit en Chine), WeChatPay ou Alipay, souligne M. Sertoli.

- Leçons d'éducation -

Mais pas de voyage sans vols ni visas.

"Nous espérons que l'Europe rendra les choses plus faciles pour les Chinois pour obtenir un visa. Dans certains pays, comme en Europe de l'Est, il est aisé de l'obtenir, mais dans d'autres, très difficile. Or les Chinois qui viennent en Europe ne veulent pas seulement visiter un pays, ils veulent aller dans plein de pays différents", note Dai Bin.

La Chine sera elle-même "plus souple dans l'attribution de visas, et les Européens pourront rester à Pékin et Shanghai 144 heures (donc 6 jours) sans visa", promet-il.

D'après l'ETC, la France figure en première place dans les destinations européennes où les Chinois veulent se rendre (61%), suivie de l'Allemagne (37%) et de l'Italie (28%).

Mais les itinéraires des touristes chinois ont évolué ces dernières années avec un boom de l'Europe de l'Est, tant en raison des visas, du développement de vols à bon prix que des attaques ayant frappé la France ou l'Allemagne.

En 2016, les arrivées de Chinois ont ainsi augmenté de 173% en Serbie et de près de 90% au Monténégro.

Mais si "les Chinois sont très sensibles à la question de la sécurité, ils oublient beaucoup plus vite que d'autres", note M. Santander.

Appréciés pour leur facilité à dépenser --poussée en partie par la culture du cadeau--, les visiteurs chinois n'ont en revanche pas toujours été réputés pour leur savoir-vivre.

Une question prise au sérieux par la Chine qui met l'accent sur "l'éducation" des voyageurs, note Dai Bin: "Certaines agences touristiques donnent des leçons aux visiteurs partant en Europe".

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Bordeaux: le président "continue à réfléchir" pour son futur entraîneur

il y a 7 heures 7 min

Stéphane Martin, président du club de Bordeaux qui s'est séparé jeudi de son entraîneur Jocelyn Gourvennec à l'issue d'une série de défaites, a déclaré vendredi "continuer à réfléchir" pour lui trouver un successeur, indiquant avoir reçu "beaucoup de candidatures françaises et étrangères".

Dans l'esprit du dirigeant, "le nouvel entraîneur devrait arriver assez vite, on espère ce week-end ou en début de semaine prochaine", a-t-il indiqué lors d'une conférence au Haillan. En attendant, c'est Éric Bedouet, fidèle technicien du club depuis 20 ans, qui assurera l'intérim samedi à Nantes.

Interrogé sur l'intérêt des Girondins pour le Belge Michel Preud'Homme, qui fait figure de favori pour remplacer Gourvennec, selon la presse de son pays, Martin a répondu: "on continue de réfléchir".

Concernant le profil du futur élu, le président bordelais souhaite "un entraîneur avec du caractère et de l'expérience. Sa feuille de route sera de redémarrer et de sauver ce qui peut l'être cette saison. Il prendra le groupe tel qu'il est en espérant avoir un choc psychologique".

"On ne veut pas prendre quelqu'un pour quatre mois, on va prendre quelqu'un dont on pense qu'il est capable de mener une opération commando", a-t-il précisé.

Selon plusieurs médias, en plus de Preud'Homme, Bordeaux serait entré en contact avec un technicien étranger parlant français.

"On n'est pas centré sur des techniciens étrangers, a coupé M. Martin. On a eu de nombreuses candidatures d'entraîneurs français et étrangers, ça prouve que le club est encore attractif même si parfois on décrit les Girondins comme le Titanic".

Le président des Girondins est également revenu sur le départ de son capitaine Jérémy Toulalan, qui a demandé et obtenu la résiliation de son contrat suite à l'éviction de Gourvennec, suscitant la colère des supporters lui reprochant de quitter un navire en perdition.

"Jérémy Toulalan n'a pas claqué la porte, sa décision est mûrie et réfléchie, a-t-il expliqué. Quand les résultats ont décliné, il disait qu'il se sentait lié à Jocelyn. Il est peut-être un peu usé et nous a dit qu'il n'aurait pas la force de continuer sans lui".

A Nantes, sans Toulalan et en l'absence des cadres Paul Baysse et Jaroslav Plasil, c'est le gardien international Benoît Costil qui sera capitaine.

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Athlètes hyper-androgènes: le règlement de l'IAAF suspendu 6 mois de plus par le TAS

il y a 7 heures 13 min

Le Tribunal arbitral du sport, qui avait suspendu en 2015 un règlement de l'IAAF obligeant les femmes hyper-androgènes comme la Sud-Africaine Caster Semenya à suivre des traitements pour avoir le droit de participer aux compétitions, a suspendu pour 6 mois de plus ce règlement, a annoncé l'instance vendredi.

La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) estime que les athlètes "hyper-androgènes", qui sécrètent naturellement trop de testostérone, une hormone mâle aussi utilisée comme produit dopant, sont favorisées.

L'IAAF, qui a fourni des preuves scientifiques à l'appui de sa demande, souhaite donc que ces femmes suivent des traitements pour avoir le droit de participer aux compétitions.

L'un des cas les plus semblématique est celui de la Sud-Africaine Caster Semenya, championne olympique du 800 m en 2014 à Rio.

Un temps suspendue, Semenya a ensuite été obligée de prendre des médicaments pour réduire son taux de testostérone. Ce règlement a été suspendu il y a deux ans par le TAS, saisi par une autre athlète hyper-androgène, l'Indienne Dutee Chand.

Vendredi, le TAS qui n'a pas encore décidé si les preuves fournies par l'IAAF étaient suffisantes, a annoncé suspendre le règlement de l'IAAF pour six mois de plus pour laisser à la fédération internationale le temps d'expliquer comment il comptait le mettre en oeuvre.

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Fessenheim: Lecornu installe un comité de pilotage pour "l'avenir du territoire"

il y a 7 heures 13 min

Le secrétaire d'État auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, a installé vendredi à la préfecture de Colmar le comité de pilotage sur la reconversion du site nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), qui doit fermer fin 2018 ou en 2019.

"La centrale fermera, j'assume cette décision, (...) Je ne viens pas avec un chèque, mais je ne viens pas les mains vides. Il s'agit de construire un projet pour le territoire qui soit exemplaire", a déclaré M. Lecornu.

Lors d'une réunion vendredi avec des élus locaux, les services de l?État, des représentants d'EDF, des associations et des acteurs économiques français et allemands, il a esquissé "des pistes opérationnelles" pour assurer une reconversion du site "vers des activités durables et prometteuses".

L'Etat souhaite lancer un appel à projets pour le territoire dans les domaines des énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien...) et installer une cellule de traitement des prestataires et sous-traitants du site - 330 personnes - pour leur permettre de retrouver du travail, en collaboration avec l'Allemagne "qui a besoin de ces profils", a avancé le secrétaire d?État.

En direction des collectivités locales, M. Lecornu a annoncé la mise en place d'une fiscalité spécifique à une zone allant de Colmar à Mulhouse pour "neutraliser les pertes liées à la fermeture", un manque à gagner estimé à 14,3 millions d'euros, selon le secrétaire d'Etat.

Sur les risques liés à l'approvisionnement énergétique en Alsace, M. Lecornu s'est appuyé sur une lettre signée la veille par le président du Réseau de transport de l'électricité, qui assure que "même dans les cas extrêmes", l'approvisionnement sera assuré.

Les discussions ont "ouvert des perpectives" pour une partie du Haut-Rhin et de l'Alsace, a estimé le président de la région Grand Est, Jean Rottner. "On s'est fait une raison, il faut maintenant travailler à apporter une nouvelle ambition pour le territoire", a-t-il ajouté.

Un nouveau comité de pilotage aura lieu à Colmar les 12 et 13 avril qui abordera plus précisément la question du calendrier de la fermeture de la centrale et de son démantèlement.

M. Lecornu doit rencontrer samedi les acteurs concernés par la fermeture programmée de la doyenne des centrales françaises, au moment où le réacteur EPR de Flamanville (Manche) entrera en service entre fin 2018 et début 2019.

Jeudi soir, il avait reçu un accueil houleux de la part d'une trentaine de salariés de la centrale devant la mairie de Fessenheim, brandissant une banderole "Non à la fermeture de la centrale nucléaire".

M. Lecornu avait également participé à une réunion jeudi avec les représentants syndicaux du site lors d'une réunion jugée "constructive" par les deux parties.

"On ne peut qu'être content d'avoir ce dialogue, quand les gouvernements précédents n'ont strictement rien fait", a dit Alain Basserer, délégué syndical FO du site nucléaire.

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Open d'Australie: Caroline Wozniacki qualifiée pour les 8e de finale

il y a 7 heures 20 min

La Danoise Caroline Wozniacki, 2e mondiale, s'est qualifiée pour les huitièmes de finale de l'Open d'Australie en battant la Néerlandaise Kiki Bertens en deux sets 6-4, 6-3, vendredi à Melbourne.

Elle affrontera la Slovaque Magdalena Rybarikova.

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Budget: Trump met la pression sur les démocrates pour éviter la paralysie

il y a 7 heures 26 min

Le président américain Donald Trump a mis vendredi matin la pression sur les sénateurs démocrates avant un vote qui s'annonce très serré pour éviter la paralysie des administrations fédérales.

"La loi de financement du gouvernement a été approuvée la nuit dernière à la Chambre des représentants. Maintenant on a besoin des démocrates pour qu'elle soit approuvée au Sénat --mais ils veulent l'immigration clandestine et des frontières faibles", a tweeté le président.

La Chambre a voté jeudi soir une extension de quatre semaines du budget, jusqu'au 16 février, par 230 voix contre 197. Le Sénat doit se prononcer d'ici la date-butoir, c'est-à-dire vendredi à minuit.

"Un shutdown va-t-il se produire?", s'est interrogé le président, faisant référence à la fermeture d'un grand nombre d'agences fédérales si le texte ne recevait pas le feu vert sénatorial.

Ce serait le premier "shutdown" depuis octobre 2013, quand des centaines de milliers de fonctionnaires s'étaient retrouvés au chômage technique pendant plus de deux semaines.

"Nous avons besoin de davantage de victoires républicaines en 2018" lors notamment des élections de mi-mandat prévues en novembre, a conclu M. Trump.

Dans le même temps, le président de la Chambre des représentants utilisait également Twitter pour, lui aussi, intimer aux démocrates de voter le texte.

"La nuit dernière, la Chambre a voté pour garder le gouvernement ouvert et autoriser de nouveau le programme d'assurance maladie pour les enfants pauvres. Aujourd'hui, les démocrates du Sénat menacent de bloquer cette loi et de forcer un +shutdown+ du gouvernement", a tweeté le républicain Paul Ryan.

Dans une série de tweets, il a relevé que "le peuple américain, en particulier les hommes et femmes en uniforme, méritent mieux qu'une fermeture du gouvernement. Démocrates du Sénat, ne bloquez pas cette loi de financement. Laissez le gouvernement ouvert".

"Les sénateurs démocrates sont très clairs: ils veulent un +shutdown+ du gouvernement comme moyen de pression. Ils prennent en otage le financement du gouvernement et le financement de nos troupes. C'est leur stratégie. Ils ne s'en cachent pas".

Selon M. Ryan, ces élus démocrates "menacent" la paralysie de l'administration fédérale "à cause de problèmes totalement sans rapport". "Il s'agit d'extorquer des mesures sans lien grâce à une fermeture du gouvernement", a-t-il considéré.

Il a également ciblé directement le chef de la minorité démocrate au Sénat: "En 2013, le sénateur (Chuck) Schumer a dit que cette stratégie même représentait un +chaos gouvernemental+. Et pourtant, aujourd'hui, il orchestre activement un +shutdown+".

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Les députés lèvent l'immunité du Premier ministre tchèque Babis

il y a 7 heures 29 min

Les députés tchèques ont levé vendredi l'immunité parlementaire du Premier ministre populiste démissionnaire Andrej Babis inculpé d'avoir profité illicitement de fonds européens, trois jours après l'échec de son gouvernement minoritaire lors du vote de confiance.

Le Parlement "a voté en faveur" de la levée de l'immunité, a déclaré le vice-président de la Chambre basse, Tomio Okamura, précisant que 111 députés se sont prononcés pour et 69 contre, sur l'ensemble des 180 élus présents.

L'enquête pourra ainsi se poursuivre après la levée de l'immunité de M. Babis, livré à la justice.

M. Babis, 63 ans, milliardaire et deuxième fortune du pays selon Forbes, fait face à une inculpation dans l'affaire concernant la construction d'un complexe hôtelier avec un centre de conférences "Nid de Cigogne", à 60 km au sud de Prague.

La police reproche à M. Babis d'avoir intentionnellement séparé en 2007-08 le "Nid de Cigogne" de son conglomérat de sociétés Agrofert, pour pouvoir bénéficier de deux millions d'euros de fonds européens destinés en principe aux petites et moyennes entreprises.

Chef du gouvernement minoritaire composé de membres de son mouvement centriste ANO et d'experts sans étiquette, nommé en décembre par le président Milos Zeman, M. Babis rejette toute accusation, et évoque une "pseudo-affaire politique" orchestrée par une "mafia".

"Nous vivons dans un pays ou chacun peut commanditer une poursuite judiciaire pour faire probablement emprisonner quelqu'un", a affirmé M. Babis, selon qui le dossier comporte un "grand nombre d'absurdités et de non-sens".

La chambre basse a également levé l'immunité du vice-président d'ANO Jaroslav Faltynek, également inculpé dans la même affaire.

La chambre basse avait déjà levé en août l'immunité de ces deux hommes politiques, déjà députés lors de la précédente législature, mais ils l'ont retrouvée grâce à leur réélection au Parlement.

Le mouvement ANO ("Oui" en tchèque) de M. Babis a remporté 78 sièges à la chambre basse qui en compte 200, loin devant les huit autres formations présentes au sein de cette chambre très fragmentée.

Les députés de tous ces huit autres partis ont refusé mardi la confiance au cabinet de M. Babis, qui doit présenter formellement mercredi sa démission au président Zeman, tout en assurant l'intérim jusqu'à la nomination d'un nouveau cabinet.

La démission interviendra deux jours avant le second tour de l'élection présidentielle prévu les 26 et 27 janvier. M. Zeman brigue son second quinquennat, face à l'ex-chef de l'Académie des Sciences Jiri Drahos, légèrement favori selon les sondages.

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Les soldes d'hiver démarrent doucement, plombés par le Black Friday et la météo

il y a 7 heures 37 min

Lassitude des clients, concurrence des ventes privées, températures douces, comptes bancaires vidés par le Black Friday : les soldes d'hiver connaissent un "démarrage très poussif", selon les professionnels interrogés par l'AFP.

"La tendance générale, c'est qu'on assiste à des soldes assez mous, à un démarrage très poussif par rapport à 2017", affirme à l'AFP Didier Simon de Bessac, directeur général adjoint de l'Alliance du Commerce, qui regroupe 85% des enseignes de l'habillement.

Selon cette organisation professionnelle, dont 75% des membres affirment que les soldes se présentent "moins bien" que l'an dernier, cette tendance se traduit depuis huit jours par un chiffre d'affaires en baisse, allant jusqu'à 5% de moins qu'en 2017.

A Lille, dans l'une des deux boutiques de prêt-à-porter féminin que tient Hélène Natier, c'est pire: "on a moitié moins de fréquentation par rapport à 2016 (la boutique était en travaux en 2017, ndlr), et -20% sur le chiffre d'affaires".

Les temps ont clairement changé selon cette commerçante, présidente de l'Union C?ur de Lille et depuis trente ans dans le métier: avant, raconte-t-elle à l'AFP, "il y avait même des gens qui prenaient leur journée", alors qu'aujourd'hui, "les commerçants me disent +on ne voit personne+."

- Douceur -

Même constat à Bordeaux, où dans la très commerçante rue Sainte-Catherine, Candy Dias, gérante d'une boutique indépendante de vêtements pour femmes, est catégorique: "il y a un très net manque de fréquentation par rapport à l'an dernier".

Non loin, la gérante d'une enseigne indépendante de cravates et chemises pour hommes, confie à l'AFP avoir "plutôt pas trop mal démarré les deux premiers jours et puis plus rien, la météo n'aide pas".

Le secteur de l'habillement est clairement "climato-dépendant", rappelle en effet M. Simon de Bessac: or, "le climat est relativement doux ces derniers temps, ça n'incite pas à acheter de +grosses pièces+", type manteaux ou doudounes.

Globalement et pour l'instant, "le panier moyen de ces soldes d'hiver est inférieur à celui de 2017, alors que le taux de remise est équivalent: la rentabilité ne sera donc pas au rendez-vous cette année", regrette-t-il.

La raison de cette tendance est non seulement la relative douceur des températures mais surtout l'énorme succès du Black Friday, tombé le 24 novembre cette année.

"Ce qui fonctionne bien, c'est le Black Friday, et les ventes privées", explique à l'AFP Véronique Depardieu, gérante de la succursale bordelaise d'une grande enseigne cosmétique.

- Stocks vides -

A la Fédération des enseignes de la chaussure (FEC), on dit la même chose: "le chiffre d'affaires de ces premiers jours des soldes est plutôt négatif, car ils suivent des ventes privées qui sont en constante progression", souligne à l'AFP son président, Franck Boehly.

"Les commerçants n'ayant pas trop de stocks, la marchandise s'écoule assez bien, il reste peu de tailles", explique pour sa part Yves Marin, expert consommation au sein du cabinet Wavestone, qui a interrogé plusieurs chaînes d'habillement.

Un constat partagé également par les enseignes de commerce en ligne: "le Black Friday a vidé les stocks donc les volumes d'affaires de ces soldes d'hiver sont moins importants qu'en 2017", dit à l'AFP le délégué général de la Fevad, Marc Lolivier.

Ainsi, selon le panel du site Webloyalty, "le Black Friday est le jour qui a enregistré le plus grand nombre de commandes en ligne de l'année 2017, avec une hausse de 48% de transactions enregistrées contre 2016".

A l'inverse, précise le site, on constate "une diminution du volume des commandes de 11%" lors du premier jour des soldes 2018, par rapport à 2017.

Devant ce peu d'engouement, la proposition du gouvernement de les raccourcir en 2019 est bien accueillie, notamment par Mme Natier à Lille: "Quatre semaines, ça suffit, car il y a un côté lancinant, on sent de la lassitude" chez le consommateur.

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Dans le secteur automobile, la lutte des femmes contre les clichés sexistes

il y a 7 heures 38 min
Remarques rétrogrades, pubs sexistes... l'industrie automobile a longtemps été une citadelle de la misogynie. Mais comme dans d'autres secteurs, les femmes ripostent et gagnent peu à peu la place qui leur revient de droit.
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Super G: la 35e du Norvégien Svindal à Kitzbühel

il y a 7 heures 41 min

Le Norvégien Aksel Lund Svindal a remporté vendredi sa 35e victoire -la 3e de la saison- en Coupe du monde de ski alpin en s'imposant dans le super-G de Kitzbühel, comptant pour la Coupe du monde de ski alpin.

Déjà vainqueur dans la station autrichienne dans la même discipline en 2016 (et 2013), Svindal a devancé, en 1 min 30 sec 72/100, son compatriote Kjetil Jansrud, vainqueur en super-G à Lake Louise (Canada) cette saison, de 50/100, et l'Autrichien Matthias Mayer, 3e à Val Gardena (Italie), de 56/100.

Le meilleur Français, Adrien Théaux, termine à la 5e place à 70/100 du vainqueur.

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Mineurs de Calais: France Terre d''Asile appelle à l'accélération des procédures partout en France

il y a 7 heures 46 min

Londres s'est engagée jeudi à raccourcir les délais de traitement des demandes d'asile, notamment pour les mineurs isolés étrangers, conformément aux attentes de la France.

Environ 450 mineurs étrangers isolés vivent dans le Pas-de-Calais, dans les campements et les centres d'accueil: des jeunes d'origine d'Érythrée, d'Afghanistan, d'Éthiopie, principalement des garçons âgés en moyenne de 16 ans qui veulent rejoindre l'Angleterre, selon Jean-François Roger, directeur départemental de France terre d'asile, association chargée des mineurs dans le département.

Pour lui, l'accélération de l'instruction des demandes est une "bonne chose", mais elle devrait concerner tout le territoire et pas seulement le Pas-de-Calais.

Question: Quelle est la particularité du Pas-de-Calais ?

Réponse: "On constate dans le département une augmentation importante du nombre de mineurs mis à l'abri: nous sommes passés de 300 en 2012 à plus de 2.000 l'an dernier. Cela s'explique par les flux migratoires qui se sont amplifiés à Calais en 2015 et 2016 et qui se sont réduits en 2017, mais avec un pourcentage de mineurs encore assez prégnant.

Dans le département, nous sommes face à des jeunes qui ont vocation à aller en Angleterre et non à rester en France. Alors que dans les autres départements, les mineurs voulant se rendre en Angleterre ne font que passer, nous sommes ici la dernière frontière à franchir, qui peut prendre plusieurs mois. Cela implique alors d'avoir un dispositif suffisant pour les accueillir.

Par ailleurs, le département du Pas-de-Calais doit accueillir à la fois les mineurs du Pas-de-Calais et donc du Calaisis, mais aussi 2,57% des mineurs arrivant sur le territoire national à cause de la répartition de la prise en charge des mineurs isolés étrangers."

Q: Quels sont les dispositifs pour les mineurs isolés dans ce département?

R: "France terre d'asile dispose de 150 places pour les mineurs isolés stabilisés sur le territoire national à Arras, Saint-Omer et Liévin.

L'association a également un dispositif d'hébergement d'urgence de 80 places qui a accueilli en 2017 2.215 mineurs isolés étrangers.

Dans ce centre, il s'agit essentiellement de mineurs en transit qui sont sur un parcours migratoire vers l'Angleterre, ils viennent donc essentiellement pour se reposer, reprendre des forces... et repartent. Parmi eux, 30% font le choix de se stabiliser sur le territoire national.

Malgré les informations que nous leur donnons sur leurs droits, notamment sur l'asile, ils restent souvent convaincus par l'attrait britannique pour différentes raisons notamment celle de la langue et ils pensent qu'ils pourront y travailler plus facilement.

Mais certains jeunes finissent par choisir la France par dépit: ils tentent le passage à plusieurs reprises en vain et, du fait des conditions de vie difficiles sur Calais, par fatigue, ils finissent par faire le choix de se stabiliser en France."

Q: Londres s'est engagé à accélérer les procédures pour les mineurs, qu'en pensez-vous ?

R: "Qu'elles soient accélérées est une bonne chose. La priorité étant pour nous que ces procédures accélérées soient réalisables de n'importe où en France, pas uniquement pour les mineurs présents à Calais, où, historiquement, il y a eu plus de demandes, parce qu'il y a des équipes dédiées. On ne sait pas si cela va être le cas. En 2017, 19 mineurs isolés de Calais ont bénéficié du rapprochement familial pour la Grande-Bretagne. En 2016, avant le démantèlement de la +Jungle+, il y avait un partenariat entre autorités françaises et britanniques: un peu moins de 400 avaient pu entrer dans cette procédure de rapprochement, en quelques semaines."

Propos recueillis par Zoé LEROY

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Coupe d'Europe: retour de Pienaar et Guillamon à Montpellier

il y a 7 heures 47 min

Le demi de mêlée sud-africain Ruan Pienaar, remis d'une blessure au plexus, et le pilier Antoine Guillamon, rétabli d'une lésion aux adducteurs, effectueront leur rentrée samedi, après une absence de quasiment trois mois face au Leinster lors de la 6e et dernière journée de la phase de poules.

L'ancien international sud-africain (33 ans, 88 sélections) s'était blessé lors de la défaite concédée à domicile face aux Anglais d'Exeter (24-27) le 22 octobre, où il avait été évacué sur une civière après la 20e minute de jeu.

Le retour de Pienaar, arrivé cet été dans l'Hérault après sept saisons passées dans la province irlandaise Ulster, est opportun pour l'entraîneur Vern Cotter, privé de Benoît Paillaugue et d'Enzo Sanga qui soignent de sérieuses entorses à la cheville.

La semaine passée à Exeter, Cotter avait été contraint de faire appel au jeune demi de mêlée géorgien Gela Aprasidze, lancé dans le grand bain sans avoir disputé la moindre minute en Top 14.

Par ailleurs, Guillamon (26 ans), appelé en équipe de France pour la funeste tournée de novembre, avait été contraint de décliner la sélection pour subir une opération aux adducteurs à la mi-novembre.

A la veille de l'ultime match face au Leinster, Montpellier, leader du Top 14, a peu de chances de se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe d'Europe.

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Décès de l'écrivain britannique Peter Mayle, auteur d'"Une année en Provence"

il y a 7 heures 49 min

L'écrivain britannique Peter Mayle, connu pour son best-seller "Une année en Provence", ode à la région française dont il était tombé amoureux, est décédé jeudi à l'âge de 78 ans, a-t-on appris vendredi auprès de sa maison d'édition française.

"Nous avons l?immense tristesse d?apprendre la mort de Peter Mayle, le plus provençal des écrivains britanniques, auteur majeur chez NiL éditions où ont été publiés tous ses romans, depuis son best-seller +Une année en Provence+", a indiqué l'éditeur dans un communiqué.

Sa maison d'édition américaine, Alfred A Knopf, a précisé sur Twitter qu'il avait succombé à "une courte maladie (...) dans un hôpital près de chez lui, dans le sud de la France".

Né en 1939 à Brighton (sud de l'Angleterre), l'écrivain a connu un succès planétaire avec la publication en 1990 de "Une année en Provence", le récit des douze mois qui ont suivi son déménagement en 1987 de l'Angleterre vers la Provence. L'oeuvre, un hommage aux couleurs et à l'art de vivre provençaux, a été vendue à plus de six million d'exemplaires, et a été traduite dans quelque 40 langues.

Son coup de coeur pour le sud de la France, sa description d'une culture chaleureuse et d'un mode de vie méridional, ont incité des milliers de Britanniques mais aussi des Japonais ou Australiens, à suivre ses traces.

Le livre a aussi donné lieu à plusieurs adaptations à l'écran, dont une série télévisée en 1993 et le film "Une grande année" de Ridley Scott, sorti en 2006 avec les acteurs Marion Cotillard et Russell Crowe.

"Peter Mayle savait brillamment capturer, sur le ton de l'humour, l'esprit de compétition qui règne entre les Anglais et les Français", a déclaré vendredi Ridley Scott à la BBC. "Il était un homme profondément gentil et talentueux", a ajouté le réalisateur américain.

- Tout simplement heureux -

Reclus dans la campagne provençale, Peter Mayle a également écrit "Provence Toujours" et "Le Bonheur en Provence", deux nouveaux témoignages d'amour pour son pays d'adoption.

Celui qui vivait le "rêve européen" de millions de britanniques, sous le soleil du sud, avait déclaré à l'AFP en 2016 que la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne était "un désastre pour eux et pour l'Europe.

"Je suis triste pour mes amis anglais", avait ajouté l'écrivain, qui avait obtenu la nationalité française à l'approche du référendum sur le Brexit de juin 2016.

Tombé sous le charme de la Provence, Peter Mayle s'était épanché sur son rapport à la région, sur son site internet en 2016, où il affirmait "se laisser encore facilement distraire de son travail par une dégustation de vin, un jeune chef cuisinier prometteur, la rumeur de la découverte de truffes sous un chêne, une compétition de pétanque féroce dans le village, un obscure hammam à Marseille et bien sûr, par le spectacle quotidien que l'on peut observer depuis la terrasse d'un café".

"Je n'ai pas envie d'aller ailleurs. Je suis heureux où je suis. J'imagine que c'est ça, d'être satisfait, et je serai toujours reconnaissant que +Une année en Provence+, un accident littéraire, m'y ait aidé", ajoutait l'auteur qui n'avait ni prévu au départ de publier son journal de bord ni escompté le succès rencontré.

En 2002, il avait été fait chevalier de la Légion d'Honneur pour sa contribution à la culture française.

Victime de son succès, Peter Mayle avait déménagé dans la plus grande discrétion à Vaugines, un petit village à quelques kilomètres de Lourmarin, dans le Vaucluse, pour échapper aux hordes de touristes qui venaient visiter sa maison de Menerbes.

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Open d'Australie: la canicule échauffe les esprits des joueurs

il y a 7 heures 59 min

Contraints d'évoluer par des températures torrides, des joueurs ont élevé la voix vendredi à l'Open d'Australie pour réclamer un changement du règlement, mais pour les organisateurs, la canicule fait partie des inconvénients du métier.

A Melbourne, la "heat rule" prévoit l'arrêt des matches en cas de trop forte chaleur. Ce n'est pas le thermomètre seul qui est pris en compte, mais une combinaison complexe de la température, du taux d'humidité et de la vitesse du vent.

Apparemment, les conditions n'étaient pas réunies ni jeudi ni vendredi malgré une température qui a dépassé 40 degrés, car les matches se sont poursuivis comme si de rien n'était, au grand dam de certains joueurs. La dernière application de la règle date de 2014.

- "On n'est pas des pions" -

"On n'est pas des robots, on n'est pas des pions qu'on met sur le court", a protesté Alizé Cornet après sa défaite contre la Belge Élise Mertens. Victime d'un coup de chaleur, la Française a failli avoir un malaise sur le court.

"Personne n'a envie de vivre ce qu'on a vécu sur les courts ces deux derniers jours. On a envie que la règle change. Je comprends qu'ils (les organisateurs) aient envie de lancer les matches quoi qu'il arrive. C'est du business. Faut que ça roule et faut que ça tourne", a-t-elle ajouté.

"J'ai l'impression qu'ils attendent qu'il y ait un drame pour changer (la règle), un drame qui peut survenir à n'importe quel moment dans ces conditions. Il faudrait peut-être une coalition de joueurs et qu'on dise qu'on boycotte, qu'on n'y va pas. Notre santé n'est pas prise en compte", a-t-elle dit.

Rafael Nadal s'est montré solidaire, même s'il a eu l'avantage de jouer le soir. "Parfois, c'est trop et ça peut devenir dangereux. Ce n'est pas joli de voir les joueurs souffrir comme ça sur le court", a-t-il dit.

La veille, Gaël Monfils avait estimé qu'on avait "pris des risques" en faisant jouer les matches. Comme sa compatriote, il avait failli se sentir mal sur le court.

Son vainqueur Novak Djokovic avait lui aussi estimé que les conditions étaient "limite". "Certains jours, le superviseur du tournoi devrait reconnaître qu'il faut laisser aux joueurs quelques heures pour que (la température) baisse. Je sais qu'il y a la question des billets. Si les matches n'ont pas lieu, les gens ne seront pas contents", a-t-il dit.

- "Jouer dans toutes les conditions" -

Mais les organisateurs ont défendu leur pratique. "Pour les joueurs, il y a des vestes de glace, de plus longues périodes de repos et bien sûr ils sont à l'ombre sur leur chaise. Ce sont des athlètes professionnels", a argumenté le directeur du tournoi Craig Tiley.

Quant à la possibilité de fermer les toits des trois courts qui en disposent, il a répondu: "Nous sommes quand même un événement en plein air et nous voulons le rester, tout en garantissant la santé et le bien-être des joueurs", a-t-il dit.

D'ailleurs, il n'y a pas d'unanimité parmi ces derniers pour réclamer un changement de règle. Le plus illustre d'entre eux, Roger Federer, a estimé que "pour être au sommet, il fallait jouer dans toutes les conditions".

"On sait qu'il peut faire chaud en Australie. C'est un challenge, c'est dur de s'y préparer, mais on sait que ça peut arriver quand on vient ici", a dit le Suisse, qui a eu l'avantage de jouer à la fraîche, durant la "night session" de jeudi. "J'ai vu que les autres souffraient, mais tant que rien de mauvais ne se produit, tout va bien", a-t-il estimé.

Le changement de direction du vent, qui va apporter de l'air frais de l'Antarctique, devrait éteindre la polémique dès samedi. Les températures avaient déjà commencé à baisser vendredi soir.

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Attentat du métro londonien: l'auteur présumé plaide non-coupable

il y a 8 heures 5 min

L'auteur présumé de l'attentat de la station de métro Parsons Green à Londres, qui avait fait 30 blessés en septembre, a plaidé non coupable lors d'une audience vendredi, avant le début de son procès qui doit s'ouvrir le 5 mars.

Ahmed Hassan Mohammed Ali, un Irakien de 18 ans domicilié dans le Surrey (sud-ouest de Londres), est accusé de tentative de meurtre et d'usage d'un explosif susceptible de mettre en danger la vie d'autrui.

Entendu par vidéoconférence par la cour criminelle de l'Old Bailey, à Londres, le jeune homme, détenu dans la prison de haute-sécurité de Belmarsh, a plaidé "non coupable", a constaté un journaliste de l'AFP.

Cheveux courts, vêtu d'un sweatshirt mauve, l'air calme, il n'a pris la parole que rarement, notamment pour dire qu'il n'entendait pas suffisamment les échanges à l'audience. Une audience préliminaire est prévue le 23 février, avant l'ouverture de son procès qui doit durer deux semaines.

L'attentat, perpétré le 15 septembre 2017 à l'aide d'une bombe artisanale qui a mal fonctionné, placée dans le métro à l'heure de pointe, avait fait 30 blessés dont aucun cas grave, à la station de Parsons Green, dans le sud-ouest de la capitale britannique.

La bombe "n'a que partiellement explosé. L'objectif était de provoquer une bien plus grosse explosion pour tuer et blesser grièvement les personnes" qui se trouvaient alors dans la rame, avait déclaré le procureur Lee Ingham lors d'une précédente audience.

Selon le magistrat, Ahmed Hassan Mohammed Ali était guidé par des motivations "politiques" et ses actes relèvent du terrorisme.

Selon le procureur, la bombe comportait plusieurs centaines de grammes de TATP (tripéroxyde de triacétone), un explosif prisé des jihadistes.

Le groupe radical sunnite Etat islamique (EI) avait revendiqué l'attentat mais les autorités britanniques restent circonspectes.

Cette attaque était la cinquième à frapper le Royaume-Uni en six mois. Trente-cinq personnes ont été tuées dans les précédentes.

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