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Mis à jour : il y a 44 min 11 sec

Espagne: l'Atlético en vedette

ven, 04/20/2018 - 10:50

L'Atlético, 2e de Liga, sera la grande vedette de la 34e journée du Championnat en l'absence du leader, le FC Barcelone, opposé au Séville FC en finale de la Coupe du Roi samedi, et du Real Madrid, adversaire des Sévillans.

L'attaquant français Antoine Griezman, auteur de son 19e but en Liga le week-end passé, devra profiter de la réception du Bétis Séville, dimanche, pour augmenter son total et rapprocher (à neuf points) son équipe du Barça. Et comme les Colchoneros ont un match en retard à disputer, un succès dominical permettrait aux Madrilènes de croire en leurs chances de titre jusqu'à la fin du Championnat.

Outre l'Atlético, Valence, en déplacement au Celta Vigo, pourra lui aussi profiter de l'absence forcée du Real pour revenir à égalité de points avec la bande à Zinédine Zidane (3e, 68 points).

Programme de la 34e journée (en heures GMT):

Vendredi

(19h00) Leganés - Deportivo La Corogne

Samedi

(11h00) Eibar - Getafe

(14h15) Celta Vigo - Valence

Dimanche

(10h00) Gérone - Espanyol Barcelone

(14h15) Malaga - Real Sociedad

(16h30) Las Palmas - Alavés

(18h45) Atlético Madrid - Betis Séville

Lundi:

(19h00) Athletic Bilbao - Levante

(*) Reportés au mercredi 9 mai pour cause de finale de Coupe du Roi entre le FC Barcelone et le Séville FC le samedi 21 avril:

Séville FC - Real Madrid

FC Barcelone - Villarreal

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Allemagne: Dortmund pour se relancer, le Bayern pour célébrer

ven, 04/20/2018 - 10:45

Dortmund, qui vient de perdre son buteur Michy Batshuayi sur blessure, doit se relever contre Leverkusen (18h30) dans un choc crucial pour la Ligue des champions, samedi lors d'une 31e journée de Bundesliga que le Bayern Munich, déjà champion, abordera sereinement à Hanovre (15h30).

En cas de défaite face au troisième (51 pts), le Borussia (4e, 51 pts) peut voir revenir Leipzig (5e, 47 pts) ou Hoffenheim (6e, 46 pts) qui s'affrontent également.

Le Bayern observe la lutte pour la C1 de très loin: champions depuis le 7 avril, les Bavarois se déplacent à Hanovre (13e, 36 pts) pour prolonger leur bonne semaine, quatre jours après leur qualification en finale de la Coupe d'Allemagne.

La 31e journée débutera vendredi (20h30) par une rencontre de milieu de tableau entre Mönchengladbach (8e, 40 pts) et Wolfsburg (14e, 30 pts).

Programme de la 31e journée du Championnat d'Allemagne

Vendredi:

(20h30) Mönchengladbach - Wolfsburg

Samedi:

(15h30) Leipzig - Hoffenheim

Eintracht Francfort - Hertha Berlin

Stuttgart - Werder Brême

Hambourg - Fribourg

Hanovre - Bayern Munich

(18h30) Dortmund - Leverkusen

Dimanche:

(15h30) Augsbourg - Mayence

(18h00) Cologne - Schalke 04

Classement: Pts J G N P bp bc dif

1. Bayern Munich 75 30 24 3 3 81 22 59 - CHAMPION

2. Schalke 04 55 30 16 7 7 47 33 14

3. Leverkusen 51 30 14 9 7 55 37 18

4. Dortmund 51 30 14 9 7 57 41 16

5. Leipzig 47 30 13 8 9 45 42 3

6. Hoffenheim 46 30 12 10 8 55 42 13

7. Eintracht Francfort 46 30 13 7 10 41 37 4

8. Mönchengladbach 40 30 11 7 12 39 48 -9

9. Hertha Berlin 39 30 9 12 9 35 35 0

10. Stuttgart 39 30 11 6 13 27 35 -8

11. Augsbourg 37 30 9 10 11 38 40 -2

12. Werder Brême 37 30 9 10 11 34 36 -2

13. Hanovre 36 30 9 9 12 38 44 -6

14. Wolfsburg 30 30 5 15 10 30 37 -7

15. Mayence 30 30 7 9 14 32 47 -15

16. Fribourg 30 30 6 12 12 26 50 -24

17. Hambourg 22 30 5 7 18 23 48 -25

18. Cologne 21 30 5 6 19 29 58 -29

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Ligue 2: le grand soir de Reims, à une victoire de la montée

ven, 04/20/2018 - 10:45

C'est peut-être le grand soir pour le Stade de Reims: leader de Ligue 2 depuis mi-septembre, le club champenois peut retrouver la Ligue 1 deux ans après l'avoir quittée en cas de victoire contre l'AC Ajaccio, un autre concurrent à la montée, vendredi (20h00).

"Nous sommes excités par cette finale que l'on attend depuis le 23 juin 2017, date de la reprise de l'entraînement, explique l'entraîneur rémois David Guion. Nous avons travaillé toute la saison pour en arriver là."

Comme ses joueurs, Reims vibre pour sa mythique équipe: près de 18.000 spectateurs sont attendus au stade Auguste-Delaune pour cette affiche de la 34e journée.

Le Stade de Reims, malgré son match en retard à disputer face au Havre le 30 avril, comptera en cas de succès 15 points d'avance sur le troisième, son adversaire du soir Ajaccio, qui ne pourra plus combler son retard avec quatre rencontres à disputer.

David Guion savoure la réussite rencontrée tout au long de ces dix mois de compétition: "Nous avons su la provoquer. Si nous en sommes là, ce n'est pas dû uniquement à la chance. Les points, nous sommes allés les chercher, en nous appuyant sur une discipline tactique, une grande détermination et une prise de risques permanente."

-'très bonne semaine de travail'-

Meilleure défense, de loin, de la division et équipe la plus efficace à l'extérieur, son équipe affole les données statistiques. Elle reste sur quatre succès consécutifs, et avait battu l'AC Ajaccio au match aller (1-0) fin novembre.

"On va rencontrer une grosse équipe d'Ajaccio, tempère l'entraîneur champenois, qui reste sur cinq succès d'affilée. Son total de points actuel (63) confirme sa bonne saison, quand on pense qu'il a fallu 4 points de plus à Strasbourg pour accéder à la Ligue 1, la saison dernière".

Alors que la pression populaire et médiatique se fait plus forte, le Stade de Reims souhaite aussi conserver cette sérénité qui lui a bien réussi jusqu'ici. "Après notre victoire sur le terrain du Paris FC (0-3, samedi dernier), nous avons effectué une très bonne semaine de travail, précise David Guion. Le dénouement approche et je pense que les joueurs étaient contents de se retrouver sur la pelouse."

Pour ce qui pourrait être le match de la montée, le Stade de Reims disposera de presque toutes ses armes. Le Brésilien Diego Rigonato, absent les deux dernières rencontres, est remis de sa blessure aux adducteurs. Mieux, Marvin Martin (opéré d'une luxation acromio-claviculaire), a retrouvé l?entraînement collectif. L'ancien international, recrue vedette de l'été, devrait pouvoir disputer les quatre derniers matches de la saison.

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SNCF: Corbière (LFI) dénonce un "vocabulaire de la droite la plus dure"

ven, 04/20/2018 - 10:44

Le député LFI Alexis Corbière a dénoncé vendredi l'emploi par le gouvernement et certains membres de la majorité d'un "vocabulaire de la droite la plus dure", voire "de l'extrême droite", à l'encontre des grévistes de la SNCF et des syndicats.

"Je n'aime pas cette ministre (Elisabeth Borne, ministre des Transports, ndlr) qui répond, quand les syndicats lui disent +vous ne nous écoutez pas, vous passez en force+, qu'ils sont dans la posture", a fustigé l'élu de Seine-Saint-Denis sur BFMTV et RMC.

Alors que l'intersyndicale CGT-Unsa-SUD-CFDT de la SNCF a décidé jeudi de suspendre sa participation à la concertation avec la ministre, celle-ci a répondu que sa "porte reste ouverte", tout en dénonçant une "posture" des syndicats.

"Je n'aime pas quand M. Macron dit l'autre jour à un cheminot qu'il prend les gens en otage", a également dénoncé le député de La France insoumise. "Tout ce mépris (...) normalement est un vocabulaire de la droite la plus dure, voire je l'ai déjà dit, de l'extrême droite", a-t-il lancé.

"Il y a une noblesse dans ce mouvement, même si je suis bien conscient qu'il dérange des gens", a défendu M. Corbière.

"Si les gens sont mobilisés, c'est pas pour faire joli, c'est pas pour s'amuser", a-t-il poursuivi, défendant ceux "qui ne sont déjà pas très bien payés" et "acceptent de perdre des journées de salaire".

Interrogé sur la question d'une "convergence des luttes" entre les différents mouvements sociaux actuels, les syndicats et les partis politiques d'opposition comme le sien, M. Corbière a jugé qu'il "serait bon (...) qu'on arrête parfois cette division un peu artificielle (...) entre le front civique citoyen, des mouvements politiques et le front syndical".

Il a cependant dit "comprendre" la position du numéro un de la CGT Philippe Martinez, qui a annoncé ne pas souhaiter participer à la manifestation du 5 mai proposée par le député de la France insoumise François Ruffin, expliquant qu'il ne serait "pas efficace" de "multiplier les dates" quatre jours après les défilés du 1er mai.

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Challenge européen: les rôles sont inversés en demi-finales

ven, 04/20/2018 - 10:44

Pau et Newcastle, meilleures équipes de la phase de poules, semblaient les candidats désignés pour s'affronter à Bilbao en finale du Challenge européen. Mais Cardiff et Gloucester, vainqueurs à l'extérieur en quarts de finale, ont avec cela gagné l'avantage de recevoir lors des demi-finales vendredi et samedi.

Battu deux fois et devancé par Pau dans la poule 3, Gloucester, finaliste la saison passée face au Stade Français, a renversé la situation en s'imposant en quarts à Galway, bastion du Connacht (33-28).

Le vainqueur de l'édition 2015 est désormais en position idéale pour rallier une troisième finale en quatre ans puisque ce succès à l'extérieur lui donne le droit de recevoir Newcastle vendredi pour un duel anglo-anglais.

Si les Falcons (4e) devancent légèrement le club du sud-ouest anglais (6e) en Premiership, leur dernier déplacement s'est soldé par un échec chez le modeste Worcester (27-13). A l'inverse, Gloucester reste sur une large victoire à domicile face aux Harlequins (37-9).

Porté par son flanker Josh Navidi, Cardiff a également bousculé la hiérarchie en éliminant Edimbourg (20-6) à Murrayfield. La formation de la capitale galloise, titrée en 2010 face à Toulon, n'est pas la plus impressionnante sur le papier mais aura l'avantage du terrain à l'Arms Park.

Et la Section Paloise, en face, est dans le dur après une défaite cuisante à domicile face à Agen (22-33) qui compromet grandement ses chances de qualification pour les barrages du Top 14.

Les Béarnais ont perdu gros avec ce match puisqu'ils devront aussi se passer en terre galloise de leur ouvreur néo-zélandais Colin Slade, blessé à une cuisse et dont la saison est "probablement terminée", selon le président du club Bernard Pontneau.

Le programme des demi-finales

Vendredi

(20h45 françaises) Gloucester - Newcastle

Samedi

(14h00) Cardiff - Pau

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Une ligne téléphonique "historique" établie entre les dirigeants des deux Corées

ven, 04/20/2018 - 10:44
Symbole du réchauffement entre les deux Corées, une ligne directe a été établie entre Moon Jae-in et Kim Jong-un, les chefs d'État respectifs de Corée du Sud et Corée du Nord, une semaine avant leur rencontre dans la zone démilitarisée.
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Hénin-Beaumont: un an avec sursis requis contre l'ancien maire pour favoritisme

ven, 04/20/2018 - 10:41

Un an de prison avec sursis a été requis vendredi devant le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) contre l'ex-maire d'Hénin-Beaumont, qui avait précédé l'actuelle municipalité FN, partie civile dans ce dossier de favoritisme.

Le procureur a en outre demandé contre l'ancien édile de gauche, Eugène Binaisse, 1.500 euros d'amende et une inégibilité de cinq ans.

Par ailleurs, des peines allant de trois à dix mois de prison avec sursis et de 1.000 à 1.500 euros d'amende, assorties de cinq ans d'interdiction d'exercer, ont été requises à l'encontre de sept autres prévenus (deux élus, trois cadres de la mairie ayant conclu des contrats de marché public pour la commune et deux chefs d'entreprise). Certains sont également poursuivis pour prise illégale d'intérêts.

Hénin-Beaumont, commune de l'ex-bassin minier, est passée au FN en 2014, dès le premier tour, après avoir été dirigée quatre ans par Eugène Binaisse. Son maire de 2001 à 2009, Gérard Dalongeville (gauche), a lui été condamné en 2013 par ce même tribunal correctionnel à quatre ans d'emprisonnement, dont trois ferme, pour détournements de fonds publics, délits de favoritisme et usages de faux. M. Binaisse est quant à lui toujours conseiller municipal d'opposition.

Steeve Briois, l'actuel maire FN, a porté plainte avoir découvert des irrégularités portant sur des contrats de sonorisation ou encore d'études de construction d'une piscine et d'un crématorium. L'ensemble des six marchés accordés avoisinerait 100.000 euros, selon l'un des avocats des prévenus.

"Certains hier ont découvert l'importance de leur signature", a critiqué le procureur en référence à des propos de M. Binaisse jeudi en audience. "Le droit dit que l'on ne peut se réfugier derrière une éventuelle incompétence, que toutes les personnes signataires doivent être sanctionnées, et que l'élément intentionnel n'est pas obligatoire".

Eugène Binaisse, 78 ans, en costume-cravate, avait expliqué la difficulté pour un édile de tout contrôler. Quand on est maire d'une commune de 27.000 habitants, "il est impossible de reprendre toutes les pièces des dossiers que le maire signe. Il est obligé de faire confiance à son DGS (directeur général des services)", avait-il déclaré à la barre.

L'ex-directeur général des services Philippe Thibaut, poursuivi pour favoritisme, avait aussi expliqué qu'un DGS n'était "pas là pour faire, il est là pour faire faire" et que "les chefs de services ne connaissaient pas le fonctionnement des marchés publics", évoquant le faible nombre de "cadres A" à son arrivée à la mairie d'Hénin-Beaumont (cinq sur les 741 employés municipaux).

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Indonésie: coups de bâton pour des amoureux et prostituées à Aceh

ven, 04/20/2018 - 10:20

Des couples d'amoureux et des prostituées ont été sanctionnés en public vendredi par des coups de bâton administrés par la police de la charia à Aceh, unique province d'Indonésie à appliquer la loi islamique, a constaté un journaliste de l'AFP.

Plus d'un millier de personnes, parmi lesquelles des dizaines de touristes de Malaisie, pays voisin, s'étaient regroupées à l'extérieur d'une mosquée de la capitale Banda Aceh, où les condamnés étaient hués au moment où ils recevaient des coups de bâton de rotin dans le dos.

Trois hommes et cinq femmes -- parmi lesquels plusieurs étudiants -- ont été reconnus coupables d'avoir enfreint les règles de la charia (la loi islamique), soit en se livrant à des signes d'affection en public, soit en offrant des prestations sexuelles en ligne, ont indiqué les autorités locales.

Outre les relations entre hommes et femmes non mariés et l'offre de prestations sexuelles, la consommation d'alcool, les relations sexuelles entre personnes de même sexe et les jeux d'argent sont également interdits dans cette province du pays musulman le plus peuplé au monde.

Aceh a été autorisée à appliquer la loi islamique après s'être vu accorder un statut d'autonomie en 2001 par le gouvernement central à Jakarta dans l'objectif de mettre fin à plusieurs décennies de rébellion séparatiste.

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Une vidéo contredit les critiques israéliennes contre la presse à Gaza

ven, 04/20/2018 - 10:15

L'armée israélienne a publié la semaine dernière une photo censée montrer que les journalistes couvrant les manifestations de Palestiniens à Gaza servent, peut-être sciemment, de boucliers humains. Une vidéo et le témoignage d'un reporter sur le terrain décrivent une autre réalité.

La bande de Gaza, coincée entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée et contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, qualifié de "terroriste" par Israël, est en proie depuis le 30 mars à des manifestations massives de Palestiniens.

Certains vont défier la mort en s'approchant de la frontière pour lancer des projectiles ou pousser des pneus enflammés en direction des soldats israéliens postés sur la barrière de sécurité. Ces derniers veillent à stopper, y compris à balles réelles, toute intrusion sur leur territoire.

Les tensions culminent le vendredi, jour de prière et de repos hebdomadaire pour les habitants de Gaza.

Le 13 avril, l'armée israélienne a posté une photo prise de loin et exposant selon elle la dangereuse proximité physique des journalistes avec les "terroristes".

Elle montre un journaliste de l'AFP auprès d'une caméra sur son trépied parmi les manifestants, dont un homme sur des béquilles. A leurs pieds, un autre homme en keffieh tend le bras en direction d'Israël.

- "On accusera Israël" -

"Un terroriste brandissant un engin explosif présumé, alors que des journalistes et un handicapé se tiennent juste derrière lui", a légendé l'armée sur les réseaux sociaux. L'armée s'appuie sur cette prise de vue pour "mettre en garde les personnes présentes sur les lieux des violences car on se sert d'elles pour dissimuler des actes de terrorisme".

L'armée accuse constamment le Hamas, auquel elle a livré trois guerres depuis 2008, de se servir de la population civile, de l'ONU ou de la presse pour couvrir ses agissements contre Israël.

Mais elle-même est mise en cause pour usage excessif de la force.

Trente-quatre Palestiniens ont été tués et des centaines d'autres blessés depuis le 30 mars. Parmi eux figure un journaliste qui, selon des témoins, portait un gilet tagué "presse" quand il a été atteint par les tirs israéliens.

L'armée dit pour sa part n'ouvrir le feu que quand c'est nécessaire.

Le cliché publié par l'armée ne reflète guère les tensions régnant tout près de la frontière, là où les manifestants jouent leur vie. La plupart des milliers de Palestiniens se massent à distance des tirs israéliens.

Le porte-parole de l'armée en langue arabe, Avichay Adraee, a cependant tweeté la photo à ses 190.000 followers, assortie d'un dialogue imaginaire et suggérant un parti pris anti-israélien de la part de la presse.

"Je suis venu tout seul, mais je me fiche de servir de bouclier humain. S'il m'arrive quelque chose, on accusera Israël", fait dire une bulle au vidéaste de l'AFP.

- Distance de sécurité -

La vidéo tournée par le journaliste et les éléments qu'il fournit rendent compte d'une réalité différente. Elle montre l'homme en keffieh s'évertuant vainement à allumer ce qui ressemble fort à un feu d'artifice paraissant peu susceptible de représenter un danger pour les soldats israéliens à cette distance. Il finit par renoncer.

L'AFP avait décidé de ne pas diffuser ces images cocasses, mais peu informatives, et la scène serait passée inaperçue si l'armée ne s'en était saisie.

Les faits se déroulent à au moins une centaine de mètres des soldats israéliens, dit le journaliste. Celui-ci, habitué à la couverture des conflits, explique s'être placé là pour réaliser un direct précisément parce que l'endroit était à une distance assez sûre.

L'AFP n'est pas parvenue à identifier ou à retrouver l'homme au keffieh.

Des feux d'artifice comme celui de la vidéo ont été lancés à plusieurs reprises sur les soldats, a dit l'armée à l'AFP.

Interrogée sur ce qui permettait à son porte-parole de supposer qu'un journaliste mettrait en cause Israël en cas d'incident, elle a répondu que le propos était "de montrer dans quelle situation dangereuse et complexe se placent les journalistes et les civils quand ils choisissent d'être sur les lieux de violences organisées par l'organisation terroriste Hamas".

"Le propos n'était pas de mettre en cause précisément et personnellement le journaliste en question", a-t-elle dit.

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Le chinois ZTE veut se défendre contre les sanctions américaines le visant

ven, 04/20/2018 - 10:15

Le géant chinois des télécoms ZTE a annoncé vendredi qu'il comptait se défendre après la décision américaine de mettre fin aux exportations de composants qui lui sont destinés pendant sept ans, une annonce qui a provoqué la colère de Pékin.

La mesure "met sérieusement en danger la survie de ZTE", a souligné l'entreprise dans un communiqué, ajoutant qu'elle "ne pouvait pas l'accepter".

"Nous n'allons pas renoncer à nos efforts visant à régler les problèmes à travers le dialogue et la négociation, mais dans le même temps nous sommes déterminés à protéger nos droits et nos intérêts légitimes par toutes les voies légales autorisées", a-t-elle ajouté.

La décision annoncée cette semaine par Washington a assombri les perspectives de ce groupe chinois de télécommunications, qui dépend pour sa téléphonie mobile des technologies américaines telles les puces et le système d'exploitation Android.

Ces sanctions sévères interviennent alors que la bataille autour des technologies prend une place centrale dans la querelle opposant les Etats-Unis à la Chine et qui a fait craindre une guerre commerciale.

Les griefs de Washington portent notamment sur le plan industriel chinois "Made in China 2025" qui vise à créer des champions nationaux dans le domaine technologique et qui est considéré par les Américains comme critique pour l'avenir de ce secteur.

Pour Pékin, l'action visant ZTE va probablement renforcer les craintes quant à une dépendance accrue à l'égard de la technologie américaine pour des secteurs industriels cruciaux.

ZTE a un à deux mois de composants en stocks avant que l'interdiction ne commence à affecter son activité, a estimé la banque d'investissement CICC dans une étude publiée par Beijing Business Today. ZTE a suspendu depuis mardi la cotation de ses titres à la Bourse de Hong Kong et Shenzhen.

Pékin a réagi vivement à la décision de Washington qui menace l'avenir de la compagnie qui emploie 80.000 personnes la plupart basées dans le sud de la Chine.

"Le ministère du Commerce étudiera attentivement l'évolution des événements et se tient prêt à prendre les mesures nécessaires pour sauvegarder les droits légitimes et les intérêts des entreprises chinoises", a indiqué mardi un porte-parole, Gao Fengle, gouvernement dans un communiqué.

Sans se prononcer sur le fond de l'affaire, le ministère chinois a souligné que ZTE avait investi massivement aux Etats-Unis, créant "des dizaines de milliers d'emplois" dans ce pays.

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Européennes: Jadot (EELV) ne rejoindra pas Générations

ven, 04/20/2018 - 10:00

Le député européen EELV Yannick Jadot a déclaré vendredi qu'il ne rejoindrait pas le mouvement Générations de Benoît Hamon pour les élections européennes en 2019, faisant le voeu d'"une liste de l'écologie politique" pour cette "élection emblématique".

A la question : "vous allez rejoindre le mouvement de Benoît Hamon Générations ?", l'élu EELV a fermement répondu "non" à l'antenne de Sud Radio.

"On va porter l'écologie politique comme on l'a toujours portée, de manière déterminée ouverte (...) en ayant une liste, c'est mon point de vue, de l'écologie politique", a-t-il poursuivi, précisant que c'était "le souhait des écologistes" pour cette "élection emblématique".

Yannick Jadot et Benoît Hamon s'étaient alliés après de longs débats lors de la dernière élection présidentielle qui a vu le vainqueur des primaires organisée par le Parti socialiste éliminé au premier tour.

"A chaque fois qu'il y a une avancée à l'échelle européenne sur l'environnement (...) ce sont les écologistes qui sont au c?ur de ces majorités qui font avancer l'Europe", a assuré M. Jadot, défendant l'action du parti Europe Ecologie - Les Verts, notamment au Parlement européen.

Renvoyant à plus tard la question de la tête de liste, et si oui ou non il briguait lui-même cette position, l'élu écologiste a insisté sur l'importance aujourd'hui pour les écologistes "de rendre visible leur combat".

Enfin le député européen, opposant de longue date au Ceta, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, a de nouveau appelé à revenir sur le texte, ironisant sur le "beau discours" d'Emmanuel Macron mardi devant le Parlement européen sur "la souveraineté alimentaire" et la "souveraineté climatique".

"Alors qu'on est fier de nos territoires, qu'on veut des paysans de nos campagnes, on organise la mondialisation de l'industrialisation de l'élevage, de la malbouffe, du low-cost. Ca ne peut pas être ça l'agriculture en Europe, ça ne peut pas être ça l'agriculture mondiale", a-t-il conclu.

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Demande de pardon d'ETA: une preuve de la "force" de l'Etat de droit, selon Madrid

ven, 04/20/2018 - 10:00

La déclaration de l'organisation séparatiste basque ETA, qui demande pardon aux victimes pour "la douleur" causée et reconnaît sa "responsabilité directe" dans celle-ci, est la conséquence de la force de l'Etat de droit, a réagi le gouvernement espagnol dans un communiqué vendredi.

"Ce n'est qu'une nouvelle conséquence de la force de l'Etat de droit qui a vaincu l'ETA avec les armes de la démocratie", déclare le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy. "Cela fait très longtemps que l'ETA aurait dû demander pardon", ajoute le communiqué.

Le gouvernement estime toutefois que cette déclaration "est bien", "parce que les victimes, leur mémoire et leur dignité ont été déterminantes dans la défaite de l'ETA".

Selon les autorités, l'organisation séparatiste basque ETA a tué 829 personnes au nom de son combat pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre depuis sa création en 1959. L'organisation a renoncé à la lutte armée en 2011 et déposé les armées en 2017 en remettant une liste de caches à la justice française.

La demande de pardon publiée vendredi dans le quotidien en ligne Gara, apparaît comme un préambule à l'annonce de sa dissolution unilatérale, attendue au début du mois de mai.

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Evacuation massive à Berlin pour désamorcer une bombe britannique

ven, 04/20/2018 - 09:56

Transports en commun interrompus, habitants évacués, ministères fermés: le centre de Berlin doit vivre un vendredi chaotique pour permettre le désamorçage d'une bombe britannique de 500 kilos datant de la Deuxième guerre mondiale.

Trouvé par des ouvriers sur un chantier au c?ur de la capitale allemande, l'engin est qualifié de "sûr" par la police. Les autorités ont néanmoins décidé d'une évacuation de "tous les bâtiments dans un périmètre de 800 mètres" autour du lieu de la découverte dès 09H00 du matin (07H00 GMT).

Une fois les habitations et les bureaux vidés de leurs occupants, le déminage pourra commencer vers 11H30 (09H30 GMT).

La police n'a pas pu immédiatement précisé combien de personnes seraient concernées, ni combien de temps l'opération de désamorçage pouvait durer.

Selon l'agence de presse allemande DPA, 10.000 personnes seraient toutefois concernées.

Même loin de cette zone, les Berlinois vont devoir s'adapter. Les transports dans, depuis et vers la capitale s'annoncent très perturbés car la principale gare de la ville, Hauptbahnhof, utilisée par 300.000 voyageurs quotidiens, est à l'intérieur du périmètre d'évacuation.

Dès 10H00, les trains ne s'y arrêteront plus et à partir de 11H30, le trafic sera totalement bloqué pour une durée indéterminée. De nombreuses stations de tram, bus, métro, de trains de banlieue seront également fermées.

Même l'aéroport Tegel de Berlin est concerné. Au moment du désamorçage --une opération délicate qui peut durer 30 minutes ou des heures -- aucun vol ne pourra atterrir, selon le quotidien local Tagesspiegel.

"Berlin menacé d'un chaos dans les transports", résumait jeudi ce journal.

Mais pas seulement. De nombreux bâtiments publics sont dans la zone rouge, à commencer par les ministères de l'Economie et des transports, un hôpital militaire, le gigantesque complexe en travaux des services de renseignements (BND), le musée d'art contemporain Hamburger Bahnhof et celui de médecine.

- Impressionnant mais pas exceptionnel -

Aussi impressionnante que soit la situation, l'Allemagne a une grande expérience de ce type d'évènements, les découvertes de bombes de la Deuxième guerre mondiale étant relativement courantes.

Les engins lâchées par les Alliés à l'époque et n'ayant pas explosé provoquent toujours les opérations les plus impressionnantes.

La plus grosse évacuation du genre depuis 1945 a eu lieu en septembre 2017, à Francfort, où une énorme bombe britannique dotée d'une charge explosive de 1,4 tonne avait été retrouvée. 65.000 habitants avaient dû quitter leurs domiciles.

Si généralement ces engins peuvent être désamorcés, dans de rares cas une explosion dite "contrôlée" doit avoir lieu. Celle-ci peut provoquer des dégâts importants, comme en 2012 à Munich lorsque des centaines de vitrines et fenêtres avaient été soufflées par un explosif trop instable qui avait dû être détonné de nuit.

Berlin a connu pendant la guerre un campagne d'intenses bombardements, en particulier au printemps 1945, avec un tiers des habitations de la ville détruites et des dizaines de milliers de morts.

Des milliers d'engins ayant fait long feu ont été découverts depuis et quelque 3.000 autres resteraient dans le sous-sol berlinois, selon les experts.

La partie de Berlin concernée par l'évacuation de vendredi est une zone qui a été considérablement développée depuis la chute du Mur en 1989.

Situé juste sur l'ex-frontière séparant l'Est et l'Ouest de la ville pendant la Guerre froide, le quartier a profité depuis de l'installation de ministères, administrations, bureaux et ambassades.

Le lieu où la bombe a été retrouvée n'est qu'à quelques centaines de mètres du centre politique et touristique, notamment la chancellerie -- le bureau d'Angela Merkel--, et du Reichstag où siègent les députés allemands.

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Heurts meurtriers lors de manifestations contre la réforme des retraites au Nicaragua

ven, 04/20/2018 - 09:52
Les manifestations qui accompagnent la réforme des retraites au Nicaragua, qui vise à diminuer le montant des pensions de 5 % et à augmenter les cotisations, ont fait au moins deux morts lors de la deuxième journée de mobilisation, jeudi.
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La Bourse de Paris reprend son souffle

ven, 04/20/2018 - 09:50

La Bourse de Paris reculait légèrement (-0,09%) vendredi matin, reprenant son souffle pour une séance qui sera encore animée par les résultats d'entreprises, les marchés se tournant également vers le pétrole.

A 09H17 (07H17) l'indice CAC 40 perdait 4,92 points à 5.386,72 points. La veille, l'indice avait fini sur une progression de 0,21% à 5.391,64 points.

"Sur l'ensemble de la semaine, ce sont clairement les résultats de sociétés qui ont eu une influence décisive, surtout du côté américain", analyse dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"L'essentiel de l'attention se tourne maintenant vers le commerce, et les inquiétudes quant à de nouvelles mesures de restrictions, qui ont fait grimper les prix des métaux ainsi que du pétrole", détaille Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

Dans ces conditions, les investisseurs seront donc particulièrement attentifs à la réunion des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses dix partenaires ce vendredi, pour le suivi de leur accord de réduction de la production.

Les entretiens pourraient porter sur une prolongation de l'accord au-delà de l'échéance prévue à fin 2018 et les moyens de consolider leur alliance pour maintenir les cours à des niveaux élevés.

Dans les échanges asiatiques, les cours du pétrole reculaient légèrement dans un marché volatil.

"Malgré les inquiétudes sur le commerce mondial toujours en bruit de fond, les marchés en Europe devraient terminer dans le vert pour la quatrième semaine consécutive, en dépit d'une séance mitigée hier", estime toutefois M. Hewson.

- Fnac Darty dopé -

Du côté des indicateurs, l'agenda se limite à l'indice de confiance économique en zone euro.

En ce qui concerne les valeurs, Vinci montait de 0,19% à 83,90 euros. Le groupe, via sa filiale Sogea-Satom, va mener à bien deux chantiers autoroutiers au Cameroun pour un montant global de 214 millions d'euros.

Fnac Darty prenait 4,13% à 93,20 euros, après avoir enregistré au premier trimestre 2018 un chiffre d'affaires en hausse de 0,6%, malgré "un environnement de consommation atone et des conditions climatiques défavorables".

Safran perdait 0,22% à 89,98 euros. Le régulateur aérien américain compte publier "sous deux semaines" une directive pour accélérer les inspections de moteurs de type CFM 56-7B, fabriqués par la co-entreprise CFM de l'américain General Electric et du français Safran, après l'accident mortel survenu mardi sur le vol New York-Dallas de la compagnie Southwest.

Faurecia progressait de 1,13% à 69,52 euros grâce à un chiffre d'affaires en hausse de 2,7% au premier trimestre à 4,31 milliards d'euros.

Somfy reculait de 1,61% à 85,60 euros. Le groupe a certes annoncé des ventes en hausse de 2,7% au premier trimestre, mais note un ralentissement de sa croissance et de grandes variations de performances selon les zones géographiques.

Exel Industries cédait 0,92% à 108 euros, en raison d'une baisse de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre 2017-2018.

Eramet baissait de 1,42% à 153,20 euros après avoir vu sa recommandation abaissée à "conserver" contre "acheter" par Kepler Cheuvreux.

Elis gagnait 4,27% à 20,02 euros après avoir vu sa recommandation relevée à "acheter" contre "conserver" par Berenberg.

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Procès antitrust: le PDG d'ATT défend à son tour la fusion avec Time Warner

ven, 04/20/2018 - 09:40

Le patron du géant des télécoms AT&T Randall Stephenson est venu à son tour jeudi défendre son projet de fusion avec le groupe de médias Time Warner, que les autorités américaines cherchent à bloquer devant les tribunaux.

Comme son homologue de Time Warner la veille, M. Stephenson a expliqué que cette union était nécessaire pour combattre les puissants géants technologiques, comme Netflix, Amazon, Google ou Facebook.

Mais le ministère américain de la Justice estime que cette union à 85 milliards de dollars étouffera la concurrence et entraînera des hausses de prix.

La fusion permettra d'augmenter la valeur de Time Warner, qui possède notamment les chaînes HBO, CNN ou les studios Warner Bros en lui offrant, via AT&T, une distribution plus large, a plaidé Randall Stephenson jeudi devant un tribunal de Washington.

"Ce n'est vraiment pas si compliqué. La valeur d'une entreprise (qui produit des) contenus dépend du nombre de personnes qui les regardent", a-t-il expliqué.

Ces contenus, actuellement "sous-utilisés", bénéficieraient des réseaux d'AT&T, qui distribue des contenus via câble, satellite et internet, a-t-il insisté.

La stratégie d'AT&T est de faire en sorte que de plus en plus de gens regardent des vidéos sur leur mobile et, pour faire cela, "nous avons conclu que nous devions posséder des contenus".

Son témoignage faisait écho à celui de Jeff Bewkes de Time Warner, qui avait expliqué que son groupe devait s'unir à AT&T pour lutter contre les groupes de la Silicon Valley qui savent, grâce aux données qu'ils ont sur leurs clients, ajuster les contenus et cibler la publicité.

Ce rapprochement permettrait de mieux capter les recettes publicitaires et donc de limiter le coût des abonnements, a assuré M. Stephenson, contrant ainsi l'argument des autorités.

Le procès, ouvert le 22 mars, devrait encore durer toute la semaine prochaine avant une mise en délibéré de la décision, dans plusieurs semaines.

Il s'agit du plus gros procès de ce type depuis celui intenté contre Microsoft dans les années 1990. C'est aussi le premier procès contre une fusion dite "verticale", c'est-à-dire entre des entreprises qui ne sont pas directement concurrentes.

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L'imam salafiste de Marseille a été expulsé vers l'Algérie

ven, 04/20/2018 - 09:40

Un imam salafiste de Marseille connu pour ses prêches radicaux a été expulsé vers l'Algérie vendredi matin, a appris l'AFP auprès du ministère de l'Intérieur.

L'imam El Hadi Doudi s'était vu notifier mardi un arrêté d'expulsion, pris par le ministère de l'Intérieur en raison de la teneur de ses prêches. Mais l'application de cette expulsion avait été suspendue par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), qui a finalement dans un second temps donné son feu vert jeudi.

La CEDH avait été saisie par Me Nabil Boudi, l'avocat de l'imam, qui avait invoqué le risque que son client subisse des tortures ou "traitements inhumains ou dégradants" s'il était renvoyé par les autorités françaises vers l'Algérie.

La Cour avait alors accordé au gouvernement français un délai de 72 heures "afin de rassembler les informations complémentaires nécessaires à une prise de décision éclairée".

El Hadi Doudi se trouvait depuis dans un centre de rétention administratif.

Âgé de 63 ans, l'imam de la mosquée As-Sounna, en plein c?ur de Marseille, dans le 3e arrondissement, s'est vu reprocher des prêches très radicaux.

Dans sa demande d'expulsion, le ministère de l'Intérieur mentionnait notamment des "actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes", en l'occurrence les femmes, les juifs, les chiites, les personnes commettant l'adultère.

"L'analyse de l'idéologie propagée par M. Doudi (...) démontre que l'autre est nié dans sa singularité et son humanité", avait de son côté relevé le 8 mars la commission composée de magistrats administratifs et judiciaires marseillais dans son avis répondant positivement à cette demande d'expulsion.

Cet autre "est identifié uniquement par rapport à son sexe et à son appartenance ou non à une race, une religion, une catégorie de personnes, ce qui est attentatoire aux principes fondamentaux de la République", poursuivait la commission.

Le 11 décembre, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône avait pris un arrêté de fermeture pour six mois de la mosquée As-Sounna. Cette fermeture temporaire avait été entérinée par le Conseil d?État le 31 janvier.

Le 28 mars en région parisienne, l'imam suppléant de la mosquée de Torcy (Seine-et-Marne), Mohammed Tlaghi, avait été reconduit vers le Maroc en raison de ses prêches radicaux, en vertu d?un arrêté d?expulsion pris le 2 mars.

Vingt étrangers radicalisés en situation régulière ont été expulsés du territoire français en 2017, avait précisé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dans un entretien à Ouest-France le 31 mars, chiffre "jamais atteint auparavant", selon lui.

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Belloubet: la fusion des tribunaux "ne change rien" pour le justiciable

ven, 04/20/2018 - 09:36

La fusion des tribunaux d'instance et de grande instance prévue par la réforme de la justice, qui est présentée vendredi en Conseil des ministres, ne "changera rien" pour le justiciable, a assuré la garde des Sceaux Nicole Belloubet sur RTL.

"Aucun tribunal ne sera supprimé. Tous les tribunaux resteront", a répété la ministre, qui n'a pas réussi à convaincre les opposants à la réforme, parmi lesquels des milliers d'avocats et les deux premiers syndicats de magistrats.

Très contesté, le projet porté par la ministre vise notamment à simplifier les procédures pénale et civile et à améliorer l'efficacité des peines mais il est accusé de porter atteinte aux droits de la défense et de limiter l'accès au juge.

"Cela ne change rien pour le justiciable", a répété la ministre, interrogé sur la fusion annoncé de certains tribunaux. "Il est essentiel que l'accueil du justiciable soit assuré partout".

Par exemple, le tribunal d'instance d'Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), à 30 kilomètres du tribunal de grande instance (TGI) de Pau, "sera maintenu". "Il fusionnera administrativement (avec celui de Pau, NDLR) mais pour le justiciable ce sera absolument invisible", a affirmé Mme Belloubet.

"Il conservera ses juges, ses compétences, son contentieux, il conservera les litiges du quotidien", a-t-elle poursuivi. "Il s'appellera toujours tribunal d'instance. Administrativement, ça sera une chambre détachée qui s'appellera tribunal d'instance".

Interrogée sur la suppression du juge d'instance, elle a reconnu qu'il n'y aurait "plus de statut" qui corresponde à cette fonction. "Mais les juges qui jugent ces contentieux-là demeurent".

Les tribunaux d'instance sont des lieux de justice de proximité, où sont jugées les affaires civiles (surendettement, loyers impayés, tutelles, etc.) pour lesquelles la demande porte sur des sommes inférieures à 10.000 euros. La fusion de ces tribunaux avec les TGI est le projet le plus contesté de la réforme de la justice.

Elle aboutira, selon l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (SM), à la suppression des tribunaux d'instance et de la fonction du juge d'instance. "Des contentieux vont passer à la trappe, noyés au sein du TGI", selon Céline Parisot de l'USM.

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Monaco: la légende du casino se cherche un nouveau souffle

ven, 04/20/2018 - 09:33

Avec ses boiseries et ses dorures, le casino de Monte-Carlo n'a rien perdu de sa magnificence mais depuis plusieurs années, les jeux ne rapportent plus à la Principauté: leur relance est une priorité et rien n'est laissé au hasard pour faire renaître la fascination d'antan.

Dîners d'exception, installations éphémères pour relooker l'entrée du casino et ses 28 colonnes Second Empire, boutique de souvenirs, combat de boxe, black jack et roulette anglaise en bord de mer l'été prochain, tournoi de roulette inédit à un million de dollars: depuis l'arrivée de Pascal Camia à la tête du département des jeux de la Société des Bains de Mer (SBM) il y a un an et demi, les innovations se multiplient.

Il était temps. Depuis six ans, la SBM ne verse pratiquement plus un sou de dividende à l'Etat monégasque actionnaire. Elle a payé au mieux 1 centime par action de 2010-11 à 2012-13, zéro sur les trois derniers exercices et le résultat opérationnel des jeux a été négatif six années sur sept.

Sans le jack-pot de l'immobilier --la SBM loue aussi bureaux, boutiques et appartements de luxe--, la situation serait pire et le magazine Monaco Hebdo, un brin provocateur, titrait fin 2016: "SBM: vers la fin des jeux de table?".

- "Rectifier le tir" -

Eric Elena, élu sortant au parlement monégasque et croupier au temps où la clientèle fumait d'abondance, le concède: "Les jeux sont en mutation partout, que ce soit à Monaco, Vegas, Macao, Londres... On a eu un peu de mal à s'adapter mais on est en train de rectifier le tir".

Le trou d'air a commencé au tournant des années 2000, avec le passage à l'euro, puis l'interdiction de fumer (2008), la réglementation accrue contre le blanchiment (2009), l'ouverture des marchés européens aux jeux d'argent en ligne, le développement fulgurant de casinos asiatiques et un contexte concurrentiel globalement plus dur. Une partie de la clientèle italienne s'est aussi évaporée avec la crise.

Pascal Camia résume le paradoxe de Monte-Carlo aujourd'hui: "On est l'une des trois marques les plus connues, mais nous réalisons seulement 0,3% du produit brut mondial des jeux (chiffre d'affaires, ndlr)".

La SBM garde des atouts avec ses palaces et sa longue expérience d'une clientèle aussi riche que fantasque qui a tenu en haleine la chronique mondaine à partir de 1863 et fait la fortune de Monaco et de sa famille régnante. A ses débuts, la SBM versait une rente en francs or au souverain. Cotée en bourse, elle reste contrôlée par l'Etat monégasque (64,21%) et un précieux gisement d'emplois (plus de 3.000).

- "Tout personnaliser" -

"On a 155 ans d'expérience et sur des petits détails, on a les moyens de tout personnaliser, la manière de poser les cartes, le choix du croupier. On veut être la haute couture du jeu, c'est notre ADN", professe M. Camia qui cherche la martingale pour faire naître une nouvelle génération de joueurs et retenir les plus gros, notamment asiatiques.

Signe du changement, le temple historique de la roulette française, la salle Europe, mythique avec son horloge héritée d'un temps où les joueurs, au coude à coude avec toute l'aristocratie fortunée d'Europe, cocottes et duchesses, surveillaient l'heure pour repartir à Nice par le train, a été réaménagée.

"Les clients étaient subjugués par la beauté des lieux mais on avait le sentiment d'un endroit un peu mystérieux, silencieux et ça ne créait pas le divertissement. Or dans l'ensemble des casinos à l'international, les premières salles sont faites pour les non joueurs ou ceux qui jouent pour le côté fun", explique M. Camia.

"On a ajouté un espace lounge cosy pour faire rester les gens plus longtemps, créer une ambiance", détaille-t-il. On peut donc désormais pénétrer dans le saint des saints pour 10 euros, y boire un verre, à la condition de respecter un dress code qui bannit les tongs et les jean troués, même de luxe.

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#Metoo au Pakistan: un chanteur accusé de harcèlement par une actrice

ven, 04/20/2018 - 09:26

Un célèbre chanteur pakistanais a été accusé par une actrice renommée de harcèlement sexuel, déclenchant un scandale relevant de la campagne #Metoo, qui n'avait fait que peu de vagues jusqu'ici au très conservateur Pakistan.

"En parlant de ma propre expérience de harcèlement sexuel, je vais briser la culture du silence qui imprègne notre société. Il n'est pas facile de s'exprimer (...) mais il est plus difficile de garder le silence. Ma conscience ne le permettra plus. # MeToo", a écrit jeudi sur son compte Twitter la comédienne Meesha Shafi, déclenchant une tempête sur les réseaux sociaux.

"J'ai été l'objet, à plusieurs reprises, de harcèlement sexuel - physique - de la part d'un collègue: Ali Zafar", a-t-elle raconté. "Cela m'est arrivé bien que je sois une femme autonome, accomplie, reconnue pour son franc-parler. Cela m'est arrivé alors que je suis mère de deux enfants".

Certains internautes ont mis en cause sa bonne foi, tandis que d'autres, majoritairement des femmes, saluaient le courage de l'actrice. "Aucune femme ne rend publiques de telles allégations juste pour le plaisir", a réagi l'auteure Bina Shah.

"Je nie catégoriquement toutes les accusations de harcèlement faites par Mme Shafi", lui a répondu Ali Zafar sur Twitter. Il a annoncé préférer porter l'affaire en justice plutôt que "lancer des allégations (...) sur les réseaux sociaux".

M. Zafar, dont l'un des albums s'est vendu à plus de 5 millions d'exemplaires en 2003, a également joué dans plusieurs films bollywoodiens, notamment la satyre "Tere bin Laden" (Ben Laden est à vous).

Les campagnes #MeToo et #Timesup ont eu un impact mondial depuis que des allégations d'abus sexuels contre le producteur hollywoodien Harvey Weinstein ont été rendues publiques en octobre 2017, provoquant une avalanche d'accusations contre d'autres hommes connus.

Le mouvement a cependant été lent à atteindre le Pakistan où les femmes se battent pour leurs droits depuis des décennies, dans une société patriarcale où les "crimes d'honneur" et autres attaques contre les femmes sont fréquents.

La Commission pakistanaise des droits de l'homme, dans un rapport publié cette semaine, a évalué à 5.660 le nombre de femmes tuées au Pakistan sur les dix premiers mois de 2017.

En août, l'ex-star de cricket et homme politique Imran Khan a été accusé par une députée de lui avoir envoyé des SMS obscènes et de promouvoir une culture sexiste au sein de son parti, ce qu'il a nié.

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