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Un double attentat suicide fait au moins 31 morts au centre de Bagdad

lun, 01/15/2018 - 10:00

Le Premier ministre irakien a appelé lundi à "éliminer les cellules dormantes" jihadistes après un double attentat suicide ayant fait au moins 31 morts dans le centre de Bagdad, le deuxième dans la capitale irakienne en trois jours.

Ces attentats surviennent au lendemain de l'annonce par le Premier ministre Haider al-Abadi, de sa candidature aux législatives du 12 mai à la tête d'une liste nommée l'Alliance de la victoire, un peu plus d'un mois après avoir annoncé "la fin de la guerre" contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Tôt lundi, à l'heure où les travailleurs journaliers, notamment ceux du bâtiment, se postent pour être embauchés par des employeurs qui les prennent à bord de leur pick-up, la place Tayaran, un carrefour très passant du centre de Bagdad a été secouée par deux explosions.

"Deux kamikazes" se sont fait exploser, a indiqué le général Saad Maan, porte-parole du commandement conjoint des opérations, qui réunit l'armée et la police.

Cette double attaque a fait "31 morts et 94 blessés", a indiqué un officier de police à l'AFP, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

La place Tayaran, où ambulances et forces de sécurité étaient arrivées en nombre après l'attaque, a été visée à de nombreuses reprises par des attaques, souvent meurtrières.

- Second attentat -

Quelques heures après ces attentats, une bombe a explosé dans l'est de Bagdad, faisant un mort et six blessés, a encore affirmé l'officier de police.

Après une période de calme relatif, la capitale irakienne a fait face à une recrudescence d'attentats après le lancement fin 2016 de l'offensive pour reconquérir Mossoul, deuxième ville du pays et fief des jihadistes. La ville a été reprise à l'EI en juillet 2017.

L'EI a commis de nombreux attentats sanglants à Bagdad et dans le reste du pays.

Samedi soir, un attentat suicide perpétré près d'un point de contrôle des forces de sécurité aux abords d'une place très fréquentée dans le nord de Bagdad avait fait cinq morts.

Ces dernières attaques n'ont jusqu'ici pas été revendiquées.

Peu après celle de lundi, M. Abadi a tenu une réunion d'urgence avec le commandement conjoint des opérations et des responsables des services de renseignement.

Il leur a demandé d'agir "pour éliminer les cellules dormantes de l'EI et de protéger la sécurité des citoyens", a indiqué un communiqué de son bureau.

- Calendrier électoral -

En décembre, l'Irak a annoncé la "fin de la guerre" contre l'EI, chassé de la région de Bagdad mais aussi de l'ensemble des zones urbaines et peuplées qu'il contrôlait en Irak. Des cellules jihadistes sont toutefois encore actives au nord de la capitale irakienne.

La question de la sécurité dans un pays en proie depuis l'invasion de 2003 emmenée par les Etats-Unis à des violences meurtrières, pèsera dans le choix des électeurs appelés à choisir leurs députés en mai.

M. Abadi y affrontera son prédécesseur Nouri al-Maliki, membre du même parti Daawa. Les deux hommes ont décidé de former deux listes concurrentes.

Dans cette course, M. Abadi, 65 ans, part avec un atout de taille: il est parvenu à rallier 18 listes représentant le Hachd al-Chaabi, ces unités paramilitaires ayant appuyé les forces gouvernementales dans la guerre contre l'EI. Le Hachd est dominé par les milices chiites soutenues par l'Iran, poids lourd régional.

Le scrutin aura lieu à la proportionnelle dans les 18 provinces du pays pour élire 328 députés le 12 mai.

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A380: sans nouvelles commandes, Airbus devra arrêter le programme (directeur commercial)

lun, 01/15/2018 - 09:54

Airbus "n'aura pas d'autre choix que d'arrêter le programme" de l'A380 si Emirates ne passe aucune nouvelle commande, a annoncé lundi son directeur commercial John Leahy.

"Très honnêtement, si nous n'arrivons pas à un accord avec Emirates", le principal client du géant des airs, "il n'y aura pas d'autre choix que d'arrêter le programme", a répondu M. Leahy, interrogé sur l'avenir du gros porteur en panne de commandes depuis deux ans, au cours de la présentation du bilan commercial 2017 du groupe.

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PMA: l'heure du rebond pour la Manif pour tous?

lun, 01/15/2018 - 09:40

L'ouverture de la PMA à toutes les femmes, remise en débat par le gouvernement, est l'occasion pour la Manif pour tous, affaiblie par ses récents choix politiques, de "remonter au créneau" cinq ans après les manifestations massives contre le mariage gay.

"Nous n'avions aucun souhait de revenir sur le devant de la scène, assure à l'AFP Ludovine de la Rochère, la présidente de la Manif pour tous. Mais ce que prépare Emmanuel Macron nécessite (...) de remonter au créneau".

Le chef de l?État, qui s'est dit favorable à l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de lesbiennes, a choisi les États généraux de la bioéthique, qui s'ouvrent jeudi, pour "construire un consensus le plus large possible" avant de légiférer. "Notre attente est très forte, confie Mme de la Rochère. Beaucoup de nos sympathisants sont intéressés de manière constructive et participeront".

Les débats, prévus jusqu'au 7 juillet, nourriront un projet de loi bioéthique dont l'adoption est espérée au premier semestre 2019. Actuellement, la PMA est réservée aux couples hétérosexuels infertiles ou risquant de transmettre une maladie grave à l'enfant.

Depuis plusieurs mois, la Manif pour tous a lancé les hostilités sur le terrain de la communication.

D'abord par la commande de sondages à Opinion Way, en juin et en septembre, qui indiquaient que 77% puis 72% des Français souhaitent que soit garanti à chaque enfant né d'une PMA "d'avoir un père et une mère".

Et quand le quotidien catholique La Croix publie début janvier un sondage Ifop révélant que 60% des Français sont favorables à la généralisation de la PMA, elle dénonce sur son site "les incohérences" et "la faiblesse" de l'étude.

Depuis l'été, le mouvement a également multiplié les "campagnes d'information et de sensibilisation" contre la "PMA sans père" - appellation préférée à la "PMA pour toutes" - et la gestation pour autrui (GPA), que le gouvernement ne prévoit pas de légaliser.

L'un des slogans - "après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ?" - a fait vivement réagir la secrétaire d?État chargée de l?Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, qui a jugé la comparaison "profondément offensante" et demandé le retrait de l'affiche.

- 'Nouvelle piqûre' -

Ce débat sera aussi l'occasion pour la Manif pour tous de compter ses troupes, après une année 2017 marquée par la déroute électorale de son champion François Fillon - dont le programme fermait la porte à la PMA pour toutes - suivie des défaites aux législatives de tous les candidats de Sens commun - émanation de la Manif pour tous - investis par les Républicains.

Dans la rue, ses rangs se sont aussi largement clairsemés depuis 2013 et les mobilisations contre le mariage pour tous, qui ont culminé de 300.000 (police) à 1,4 million (organisateurs) de personnes. La dernière manifestation, qui remonte à octobre 2016, n'avait réuni qu'entre 24.000 et 200.000 personnes.

Si, dans un premier temps, il n'est pas question de rebattre le pavé, "beaucoup de gens me disent +on est prêt, on est là. S'il faut, on va tous à Paris+", assure Ludovine de la Rochère, qui n'exclut pas la rue "en cas de passage en force" du gouvernement.

Chez certains sympathisants, la capacité à remobiliser ne fait pas de doute. "S'il y a mobilisation, elle sera forte", est convaincu Yves Raoux, 70 ans. Après l'adoption de la loi Taubira, l'enthousiasme a fini par "s'user", admet ce militant de la première heure, convaincu que la PMA sera la "nouvelle piqûre" qui provoquera "un nouveau réveil".

Si la méthode choisie par le "très habile" Emmanuel Macron "est la bonne", selon Fabien Bouglé, sympathisant et conseiller municipal de Versailles, "engager un débat aussi clivant pourrait réveiller la bête qui s'est un peu ensommeillée".

La Manif pour tous cherche à "faire peur et susciter la mobilisation" en faisant "l'amalgame entre la PMA et GPA", analyse la sociologue Céline Béraud, co-auteure de "Métamorphoses catholiques". "Une stratégie" vaine, selon elle, car s'il existera toujours "un noyau dur" de militants, "les cathos plus lambdas ne se réengageront pas de manière aussi massive".

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Diane Krüger éblouit dans "In the fade" en femme meurtrie

lun, 01/15/2018 - 09:35

Comment vivre après la mort de sa famille dans un attentat? Dans "In the fade", en salles mercredi, Fatih Akin suit Katja, une Allemande qui a perdu son mari et son fils, est interprétée par une Diane Krüger bouleversante.

Le réalisateur allemand s'est inspiré d'un épisode récent de l'Histoire allemande: entre 2000 et 2007, une cellule terroriste d?extrême droite dénommée la Clandestinité national-socialiste (NSU) a tué 10 personnes, principalement des immigrés turcs, à travers le pays.

Cette affaire a suscité un tollé en Allemagne car pendant longtemps, la piste xénophobe et néo-nazie a été négligée, la police mettant en cause des proches des victimes ou soupçonnant des liens avec la mafia turque.

Fatih Akin explique dans les notes d'intention du film avoir été touché par ces meurtres, qui ont frappé "des gens ayant la même origine que moi" et les soupçons de la police à l'encontre des victimes elles-mêmes.

"Mais tout était faux", poursuit le cinéaste, qui a vu dans cette histoire et dans le procès toujours en cours de la seule survivante du trio néo-nazi accusé de ces crimes, "la matière d?un thriller efficace".

Fatih Akin avait un scénario en tête depuis plusieurs années. Mais il a abandonné son idée de départ, où le "héros était un homme, qui tombait amoureux d'une activiste de gauche", pour choisir de se centrer sur une héroïne "blonde et aryenne" qui ne soit pas issue de la communauté turque. Une "samouraï", assure-t-il. C?est à ce moment-là qu?il a pensé à Diane Krüger pour tenir ce rôle.

"Elle est une moderne Marlene Dietrich, exilée comme elle. Je cherchais quelqu?un qui rayonne", dit-il pour parler de l'actrice, dont la carrière passe aussi bien par Hollywood ("Troie", "Inglourious Basterds") que par la France ("Les adieux à la reine").

- Un tournage éprouvant -

L'ex-mannequin de 41 ans n?a pas hésité quand Fatih Akin lui a proposé d?incarner Katja Serkerci, y voyant une formidable opportunité pour jouer dans sa langue maternelle et en Allemagne, pays qu'elle a quitté à l?adolescence pour faire du mannequinat à Paris.

Pour mieux préparer le film, où elle apparaît cheveux coupés en un carré court, tatouée, sans maquillage, de noir vêtue, consommatrice de drogues, elle s?est rendue à plusieurs reprises à Hambourg et y a puisé une certaine rudesse et une certaine violence.

Le tournage n?a pas été de tout repos. "Je n'ai jamais ressenti autant de tension, de sensations, j'avais l'impression que je ne pouvais pas m'en débarrasser la nuit, les week-ends", a avoué la comédienne lors de la promotion du film aux Etats-Unis.

Elle a aussi rencontré une vingtaine de proches de victimes d?attentat. "Je n'avais pas imaginé à quel point cette expérience aurait un impact fort sur moi et ma vie personnelle", admet-elle. "C?est dur de décrire l'horreur, le désespoir, la perte, la colère de ces gens".

Diane Kruger, bouleversante, traverse avec force le film de 1h46, découpé en trois parties et a été récompensée pour sa prestation par le prix d'interprétation féminine à Cannes.

La première partie raconte la vie de famille, avec son mari Nuri (Numan Acar), ancien dealer qui a refait sa vie après un passage en prison, et leur fils de six ans. La deuxième retrace le procès et la troisième porte sur l?avenir de Katja après le verdict, non sans quelques invraisemblances ou longueurs.

Ceci n?a pas empêché Fatih Akin, récompensé par le passé par l?Ours d?Or à Berlin pour "Head on" et le prix du scénario à Cannes pour "De l?autre côté", de remporter le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère avec "In the fade".

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Hamon: le gouvernement "ferme les portes de l'université" aux bacs pro et technologiques

lun, 01/15/2018 - 09:31

Benoît Hamon a estimé lundi que le gouvernement, qui "ne veut pas investir" dans l'enseignement supérieur, instaure une "sélection à l'entrée" de l'université, "décourage" et "ferme les portes de l'université" aux étudiants issus des filières professionnelles et technologiques.

Les lycéens de terminale découvraient lundi la nouvelle plateforme d'inscription pour les études post-bac, Parcoursup, qui succède à la très critiquée APB, enterrée cet automne pour avoir laissé trop de jeunes sur le carreau.

"Le système du tirage au sort ne satisfaisait personne, la question c'est +par quoi le remplace-t-on ? On le remplace par la sélection à l'université. Les prérequis, c'est de la sélection (...) à l'entrée", a déclaré l'ancien ministre de l'Education Benoît Hamon sur France Inter.

"Aujourd'hui, décourage-t-on des étudiants d'entrer à l'université ? oui. Ceux qui seront dans des villes moyennes, ceux qui ont un bac technologique, un bac professionnel, ceux-là seront découragés de poursuivre leurs études", a estimé l'ancien candidat PS à la présidentielle et fondateur du mouvement "Générations".

Si le fonctionnement du système universitaire pose des problèmes, "la réponse ne peut pas être: on ferme les portes de l'université à ceux dont on pense qu'ils vont échouer. Tous les bacheliers professionnels, technologiques, ne sont pas voués à échouer dans l'enseignement supérieur".

"Un grand pays doit pouvoir investir dans l'avenir, dans l'intelligence (...) Il faudrait à l?université française, il y a consensus de la communauté de la recherche et de l'enseignement supérieur, 5 milliards d'euros sur les cinq ans qui viennent. Le gouvernement va y consacrer 1 milliard d'euros, c'est à dire cinq fois moins", a-t-il déploré.

"Parce qu'il ne veut pas investir, (le gouvernement) renonce à y faire entrer des étudiants supplémentaires", a-t-il jugé.

"Sachez, si vous êtes en bac pro ou en bac technologique, que ce gouvernement est en train de vous fermer les portes de l'enseignement supérieur", a insisté M. Hamon.

"C'est l'exact contraire de la promesse qui était celle d'Emmanuel Macron d'encourager la jeunesse", a-t-il conclu.

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"Last Flag Flying", road movie entre hommes, rires et larmes

lun, 01/15/2018 - 09:29

Avec le réussi "Last Flag Flying", porté par l'impeccable trio Bryan Cranston, Steve Carell, Laurence Fishburne, tous aussi drôles que touchants, le réalisateur Richard Linklater poursuit son étude de caractère dans l'Amérique moyenne, sans ennuyer un seul instant.

Linklater est un cinéaste prolifique et régulier: vingt longs métrages réalisés en vingt ans. Inévitablement, la filmographie de ce stakhanoviste du cinéma indépendant américain apparaît aussi inégale que variée dans les genres abordés.

Peu inspiré dans son approche du western ("The Newton Boys"), de la comédie pure ("Rock Academy") ou policière ("Bernie"), il a eu plus de réussite dans la romance (la trilogie "Before Sunrise", "Before Sunset", "Before Midnight" avec Julie Delpy et Ethan Hawke) et l'animation futuriste ("A Scanner Darkly").

Mais c'est dans le registre de la comédie dramatique qu'il parvient à creuser le sillon d'un cinéma qui lui est propre, à la fois réaliste, doux-amer et attachant, basé sur les rapports entre les personnages.

C'est ainsi qu'il se révéla en 1993 par "Génération rebelle" ("Dazed and Confused", avec le jeune Matthew McConaughey) et qu'il a été salué en 2014 pour "Boyhood", après avoir filmé sur 12 ans le passage de l'enfance à l'âge adulte de son personnage principal.

Le temps qui passe est également un des thèmes de "Last Flag Flying", mais la question du deuil, de la mémoire, de la camaraderie sont également au centre de la caméra humaniste de Linklater.

L'histoire se situe en 2003. Larry Shepherd (S. Carell), ancien médecin de la Navy renoue contact avec deux autres vétérans du Vietnam: Sal Nealon (B. Cranston) qui tient un bar et Richard Mueller (L. Fishburne) devenu pasteur.

Les trois hommes ne se sont pas vus depuis trente ans mais Larry leur demande de l'accompagner aux funérailles de son fils, mort au combat en Irak et dont le corps vient d'être rapatrié. Sur la route, le trio va voir les souvenirs remonter à la surface et les liens de leur amitié vont peu à peu se resserrer.

- 'Nouvel Hollywood' -

Malgré le postulat de départ tragique, le film ne verse jamais dans le pathos. Toute sa réussite tient au juste équilibre trouvé par Linklater et ses comédiens pour faire passer du rire aux larmes, tout en posant en creux quelques réflexions sur la notion d'engagement, de foi sous toutes leurs formes, sur les mensonges de toute sorte, dont ceux qu'on s'inflige.

Toutes ces subtilités, Steve Carell, figure incontournable de la comédie US ("The Office", "40 ans toujours puceau"), capable d'exceller dans des rôles sombres ("Foxcatcher"), les porte en lui avec ces petits riens dans le jeu qui font de grands moments à l'écran. A ses côtés, Bryan Cranston, star de la série "Breaking Bad", montre l'étendue de son talent comique.

Formellement, "Last Flag Flying" ne colle pas à son époque, il a une image et un rythme qui ramènent au "Nouvel Hollywood" des années 70. On pense notamment au film d'Al Ashby "La dernière corvée", avec Jack Nicholson, adapté d'un roman de Darryl Ponicsan ("The Last Detail").

Or, "Last Flag Flying" est l'adaptation de la suite éponyme écrite par ce même auteur. Mais la version de Linklater s'éloigne du livre et ne fait que cousiner "La dernière corvée".

Le scénario n'est d'ailleurs généralement pas la priorité du cinéaste qui expliquait récemment en public: ?Le réalisateur que je suis vire rapidement le scénariste que je suis. Il faut être ouvert à tous les aspects de la réalité susceptibles de rattraper vos histoires. Si vous tendez vers quelque chose qui sonne vrai, il vaut mieux savoir ouvrir sa voie. Faire dire à l'écran les mots exacts que vous avez écrits deux ans plus tôt peut parfois vous priver de vos meilleurs atouts?.

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Classement ATP: Del Potro dans le Top 10 en abordant l'Open d'Australie

lun, 01/15/2018 - 09:29

L'Argentin Juan Martin Del Potro a retrouvé le Top 10 mondial qu'il avait quitté le 11 août 2014, selon le classement ATP publié lundi pour l'ouverture de l'Open d'Australie, première levée du Grand Chelem 2018.

Dans une hiérarchie toujours dominée par Rafael Nadal devant Roger Federer et Grigor Dimitrov, Del Potro a gagné 2 places au 10e rang grâce à sa finale samedi à Auckland. Vainqueur du tournoi néo-zélandais, Roberto Bautista s'est maintenu au 21e rang mondial.

Seul autre changement dans le Top 10: Stan Wawrinka, qui n'a plus joué depuis Wimbledon et doit faire son retour sur le circuit à Melbourne, est passé 8e (+1) aux dépens de Jack Sock 9e (-1) qui a été éliminé dès son entrée en lice au 2e tour à Auckland.

Le Russe Daniil Medvedev, vainqueur à Sydney, fait un bond de 31 places et atteint le 53e rang mondial, non loin de son meilleur classement, 48e, atteint le 24 juillet dernier.

Finaliste à Sydney, Alex de Minaur a quant à lui grimpé de 40 places pour atteindre à 18 ans la 127e place ATP, son meilleur classement.

Chez les Français, Jo-Wilfried Tsonga reste 15e mondial et N.1 tricolore devant Lucas Pouille (18e ATP) et Adrian Mannarino qui gagne une place à l'ATP (27e).

Classement ATP au 15 janvier:

1. Rafael Nadal (ESP) 10.600 pts

2. Roger Federer (SUI) 9.605

3. Grigor Dimitrov (BUL) 4.990

4. Alexander Zverev (GER) 4.610

5. Dominic Thiem (AUT) 4.060

6. Marin Cilic (CRO) 3.805

7. David Goffin (BEL) 3.775

8. Stan Wawrinka (SUI) 3.060 (+1)

9. Jack Sock (USA) 2.960 (-1)

10. Juan Martin Del Potro (ARG) 2.725 (+2)

11. Pablo Carreno (ESP) 2.615 (-1)

12. Kevin Anderson (RSA) 2.610 (-1)

13. Sam Querrey (USA) 2.535

14. Novak Djokovic (SRB) 2.335

15. Jo-Wilfried Tsonga (FRA) 2.320

16. John Isner (USA) 2.265

17. Nick Kyrgios (AUS) 2.260

18. Lucas Pouille (FRA) 2.235

19. Andy Murray (GBR) 2.140

20. Tomas Berdych (CZE) 2.050

21. Roberto Bautista (ESP) 2.015

...

27. Adrian Mannarino (FRA) 1.625 (+1)

31. Richard Gasquet (FRA) 1.375

39. Gaël Monfils (FRA) 1.265

42. Benoît Paire (FRA) 1.190

53. Daniil Medvedev (RUS) 884 (+31)

57. Gilles Simon (FRA) 860

59. Julien Benneteau (FRA) 855 (-1)

74. Pierre-Hugues Herbert (FRA) 690 (-1)

84. Jérémy Chardy (FRA) 640 (-7)

127. Alex de Minaur (AUS) 453 (+40)

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Grèce: nouveaux débrayages avant le vote de mesures demandées par les créanciers

lun, 01/15/2018 - 09:26

La Grèce était touchée lundi par une vague de débrayages, notamment dans les transports, avant le vote prévu dans la soirée de réformes réclamées par les créanciers, dont une restreignant le droit de grève.

A Athènes, tous les transports publics étaient à l'arrêt pour 24H, provoquant des embouteillages monstres dans les rues, comme cela avait déjà été le cas vendredi pour cause de grève du métro.

Les trains étaient aussi à l'arrêt, tandis qu'un débrayage en début d'après-midi des aiguilleurs du ciel doit entrainer des perturbations du trafic aérien.

Les fonctionnaires ont de leur côté été appelés à cesser le travail à partir de midi par leur influent syndicat, Adedy.

Ce dernier a appelé à une manifestation dans le centre d'Athènes à la mi-journée, avant d'autres cortèges syndicaux dans l'après-midi.

La mobilisation répond à l'adoption prévue dans la soirée d'un nouveau train de mesures réclamé au pays surendetté par ses créanciers, UE et FMI, pour lui débloquer une nouvelle tranche de prêts.

La disposition la plus contestée durcit les conditions pour lancer une grève, alors que le pays a connu une cinquantaine de grèves générales depuis le début, en 2010, de la crise et des cures d'austérité prescrites par les bailleurs de fonds.

Après le vote, le pays attend des ministres européens des Finances qu'ils donnent le 22 janvier leur feu vert au déblocage de la nouvelle perfusion, chiffrée à 4,5 milliards d'euros par le ministère des Finances.

Le dernier accord de prêts au pays expire en août prochain, date à partir de laquelle la Grèce compte pouvoir se refinancer seule sur les marchés, dont l'accès lui avait été barré il y a neuf ans.

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Open d'Australie: un deuxième tour sans Williams, une première depuis 20 ans

lun, 01/15/2018 - 09:21

Pour la première fois depuis vingt ans, il n'y aura pas de Williams au deuxième tour de l'Open d'Australie après la défaite de l'aînée Venus, la seule à représenter sa famille à Melbourne où sa s?ur Serena a renoncé à venir à la suite de la naissance de sa fille.

. La résurgence de Bencic

L'Américaine, âgée de 37 ans, est tombée face à la jeune Suissesse Belinda Bencic, née en 1997, la dernière année où ni Venus ni Serena n'étaient au deuxième tour du Grand Chelem d'ouverture de la saison. Ce tirage n'était pas un cadeau pour la quintuple championne de Wimbledon car Bencic, si elle n'occupe que la 78e place mondiale, reste un des grands espoirs du circuit. Septième mondiale en 2016, à l'âge de 18 ans, elle a traversé une très mauvaise passe la saison dernière, mais pouvait rebondir à tout moment.

Elle s'était échauffée de la meilleure façon en remportant la Hopman Cup, un épreuve mixte de préparation, avec Roger Federer. "J'ai beaucoup appris, sur le court et en dehors", a dit la joueuse, suivie pendant son match par les parents de l'idole, installés dans sa loge.

. Un lundi noir pour les Américains

Neuf éliminés sur dix engagés! La première journée a été catastrophique pour les États-Unis, qui ont notamment perdu trois des quatre demi-finalistes du dernier US Open: Venus Williams, Sloane Stephens, celle qui avait soulevé la coupe à New York, et Coco Vandeweghe, parvenue aussi dans le dernier carré à Melbourne en 2017. Chez les hommes, John Isner a également perdu.

. Dimitrov en vitesse

L'un des favoris pour le titre, le Bulgare Grigor Dimitrov n'a pas gaspillé d'énergie face à l'Autrichien Dennis Novak, 226e mondial, balayé 6-3, 6-2, 6-1 en 1h 38 min. Le vainqueur du Masters en novembre, N.3 mondial, n'a pas à se plaindre du tirage au sort. Il jouera de nouveau contre un qualifié au deuxième tour.

. Rublev use l'inusable Ferrer

Gagner un marathon contre David Ferrer, l'un des joueurs les plus tenaces du circuit, n'est pas donné à tout le monde, même si l'Espagnol, âgé de 35 ans, n'est plus que 33e mondial. C'est ce qu'a réussi le jeune Russe Andrey Rublev, en cinq sets, 7-5, 6-7 (6/8), 6-2, 6-7 (6/8), 6-2 et 3h 50 min. Le Moscovite, âgé de 20 ans, 32e mondial, est très attendu après sa percée de 2017 (1/4 de finale à l'US Open).

. Deux Français sur cinq

Gilles Simon et Alizé Cornet se sont qualifiés pour le deuxième tour, mais Pauline Parmentier, Pierre-Hugues Herbert et Corentin Moutet ont échoué. Ce dernier jouait à 18 ans son premier match dans un tournoi du Grand Chelem. Mais le vétéran italien Andreas Seppi, vainqueur en quatre sets, était trop coriace. Jo-Wilfried Tsonga devait entrer en lice en soirée contre l'Américain Kevin King.

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Examen de la France à l'ONU: la Ligue des droits de l'Homme veut "tirer la sonnette d'alarme"

lun, 01/15/2018 - 09:20

Les Etats membres des Nations unies doivent "tirer la sonnette d'alarme" et demander à la France de "cesser de sacrifier les droits sur l?autel de la peur" née des attaques terroristes qui ont fait 241 morts depuis 2015, estime la Ligue des droits de l'Homme lundi.

L'organisation ainsi que la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (Fidh) lancent cet appel alors que se déroule lundi l'examen périodique universel de la France devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, une procédure qui a lieu tous les quatre ans pour tous les Etats membres des Nations unies.

"L'examen de la France intervient à un moment où l'Etat de droit est gravement mis à mal par les mesures mises en place depuis 2015", déclare Michel Tubiana, président honoraire de la LDH, dans un communiqué.

La France a été frappée par une vague d'attentats jihadistes sans précédent, parfois de masse, qui ont fait 241 morts depuis 2015. Instauré dans la foulée des attaques du 13 novembre 2015 à Paris (130 tués), le régime exceptionnel de l'état d'urgence a pris fin le 1er novembre 2017, remplacé par une loi antiterroriste.

"Les pays membres de l'ONU doivent tirer la sonnette d'alarme face à la menace qui pèse sur les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité qui sont au coeur de la tradition démocratique française", ajoute-t-il.

Selon la LDH et la FIDH, "les mesures d?exception mises en place depuis trois ans l?ont été de manière abusive et discriminatoire, sans prouver leur efficacité".

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Sri Lanka: le mandat du président limité à cinq ans

lun, 01/15/2018 - 09:12

La Cour suprême du Sri Lanka a infligé un revers au président Maithripala Sirisena en limitant son mandat à cinq ans, contre six lors de son élection, en vertu d'une réforme constitutionnelle qu'il avait lui-même passée.

Arrivé au pouvoir début 2015 en triomphant par surprise de l'homme fort de l'île Mahinda Rajapakse, Maithripala Sirisena avait amendé la Constitution pour limiter les pouvoirs de l'exécutif, notamment en raccourcissant la durée du mandat présidentiel et en restaurant la limite de deux mandats.

Les équipes du président estimaient que cette réforme ne s'appliquait pas rétroactivement au mandat présidentiel en cours, un avis que n'ont pas partagé les magistrats de la plus haute instance judiciaire du pays.

"La Cour suprême a transmis l'opinion selon laquelle le mandat du président est de cinq ans", ont déclaré les services de M. Sirisena dans un communiqué.

Élu sur un programme réformateur en promettant de tourner la page autoritaire des années Rajapakse dans ce pays meurtri par 37 ans de guerre civile, le président Sirisena est en conflit avec le principal allié de sa coalition, le United National Party (UNP).

Le président a accusé son Premier ministre Ranil Wickremesinghe et l'UNP d'être encore plus corrompus que le précédent régime, des frictions renforcées par sa volonté d'effectuer une sixième année de mandat.

L'UNP a signifié qu'il considérait faire candidature à part aux prochaines élections générales, qui devraient se tenir en 2020.

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La Bourse de Paris ouvre quasiment stable

lun, 01/15/2018 - 09:07

La Bourse de Paris a ouvert à l'équilibre lundi matin (-0,02%), entamant dans le calme une séance qui devrait être au ralenti, en l'absence des marchés américains fermés à l'occasion d'un jour férié.

A 09H00 (08H00 GMT), l'indice CAC 40 cédait 1,51 point à 5.515,55 points. Vendredi, il avait fini en hausse de 0,52%.

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Donald Trump affirme: "Je ne suis pas raciste"

lun, 01/15/2018 - 09:00

Le président américain Donald Trump a assuré dimanche qu'il n'était "pas raciste" après que des médias ont rapporté ses propos sur l'immigration en provenance de "pays de merde", suscitant un torrent d'indignation à travers le monde.

"Je ne suis pas raciste. Je suis la personne la moins raciste que vous n'ayez jamais interviewée, je peux vous le dire", a déclaré à des journalistes le président américain depuis son club de golf de West Palm Beach, en Floride où il dînait dimanche avec le chef de la majorité de la Chambre des représentants.

Le milliardaire avait déjà affirmé vendredi dans un tweet n'avoir "jamais dit de mal des Haïtiens", après avoir déjà nié l'utilisation de l'expression "pays de merde" pour qualifier Haïti lors d'une réunion sur l'immigration jeudi.

"Le langage que j'ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés", affirmait sur Twitter le milliardaire dans une formule alambiquée.

Quelques minutes plus tard, le sénateur démocrate Dick Durbin, présent lors de la réunion, assurait pourtant que le président avait bien utilisé "plusieurs fois" l'expression injurieuse.

"Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ?", a demandé le président Trump lors des discussions jeudi, selon le Washington Post, citant plusieurs sources anonymes.

Selon elles, M. Trump faisait référence à des pays d'Afrique ainsi qu'à Haïti et au Salvador, expliquant que les Etats-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège.

Sur Twitter, Trump a réitéré dimanche son opposition au système de lotterie pour attribuer des visas.

"En tant que président, je veux des gens qui viennent dans notre pays pour nous aider à retrouver notre force et notre grandeur, des gens qui viennent via un système basé sur le mérite. Plus de lotteries! #L'AMERIQUE D'ABORD", a-t-il écrit sur le réseau social.

Donald Trump a également déclaré dimanche qu'il essayait de conclure un accord sur l'immigration mais a accusé ses adversaires démocrates de n'être d'aucune utilité en la matière.

"Nous sommes prêts, désireux et capables d'obtenir un accord sur le Daca", a-t-il dit. Le programme Daca (Deferred Action for Childhood Arrival), hérité de l'administration de Barack Obama, permet à 690.000 jeunes immigrés de travailler et d'étudier aux Etats-Unis en toute légalité.

"Je ne pense pas que les démocrates veulent le conclure. Les gens du Daca devraient savoir que les démocrates ne vont pas le conclure", a-t-il martelé.

En septembre, M. Trump a abrogé le programme qui a permis à 690.000 jeunes, entrés illégalement aux Etats-Unis alors qu'ils étaient enfants, de travailler et d'étudier en toute légalité en les protégeant de l'expulsion. Il a donné jusqu'au 5 mars au Congrès pour trouver un compromis.

Les législateurs démocrates "ne veulent pas de sécurité à la frontière", a soutenu le président.

"Il y a des gens qui affluent. Ils ne veulent pas arrêter (le trafic) de drogue et ils veulent réduire le budget de notre armée, ce que nous ne pas faire", selon lui.

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Open d'Australie: Gilles Simon facilement au 2e tour

lun, 01/15/2018 - 08:57

Le Français Gilles Simon, 57e mondial, s'est facilement qualifié pour le deuxième tour de l'Open d'Australie en battant le Roumain Marius Copil, 92e, en trois sets 7-5, 6-4, 6-3, lundi à Melbourne.

L'ancien quart-de-finaliste à Melbourne (2009), tombé à la 57e place mondiale après une année 2017 difficile, affrontera au 2e tour l'Espagnol Pablo Carreno (11e mondial).

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Airbus devance Boeing en 2017 avec 1.109 commandes, mais reste numéro 2 des livraisons (718)

lun, 01/15/2018 - 08:57

Airbus s'est imposé une fois de plus comme le champion des commandes d'avions avec 1.109 commandes nettes reçues en 2017, contre 912 à con rival américain Boeing, selon le bilan commercial de l'avionneur européen publié lundi.

Le géant basé à Toulouse a en revanche été, comme les années précédentes, derrière Boeing en termes de livraisons malgré le chiffre record de 718 livraisons d'avions effectuées l'an dernier, contre 763 au géant de Seattle. Airbus s'était donné comme objectif de livrer plus de 700 appareils en 2017, contre 688 en 2016.

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Irak : double attentat-suicide meurtrier dans le centre de Bagdad

lun, 01/15/2018 - 08:48
Un double attentat-suicide a fait au moins 16 morts lundi, dans le centre de la capitale irakienne. C'est la deuxième attaque de ce type dans la capitale irakienne en trois jours. Cette dernière n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.
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Face à la flambée des cryptomonnaies, l'administration fiscale à l'affût

lun, 01/15/2018 - 08:47

Le développement du bitcoin et autres monnaies virtuelles favorise-t-il l'évasion fiscale? Non, assure Bercy, qui met en garde contre toute tentative de fraude. A charge pour les utilisateurs de se mettre au fait de règles particulièrement complexes.

Comment est imposé le bitcoin?

Selon la Direction générale des finances publiques (DGFIP), le fait de détenir une cryptomonnaie n'est pas imposable: c'est le fait de convertir cette cryptomonnaie en monnaie nationale, c'est-à-dire en quelque sorte de la revendre, qui "la fiscalise".

"Concrètement, cela veut dire que quelqu'un qui ferait des plus-values, comme vous en faites sur votre assurance-vie ou sur la vente d'un bien immobilier" devrait "les déclarer" et serait à ce titre "taxé", a rappelé mi-décembre le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.

Quel est le barème en vigueur?

Les gains engrangés grâce aux 1.469 cryptomonnaies actuellement recensées ne sont pas considérés comme des revenus mobiliers, à l'inverse par exemple des plus-values sur les actions. Ils ne sont donc pas soumis à la fameuse "flat tax" de 30%, en vigueur depuis le 1er janvier.

Ces gains, en revanche, sont soumis à la Contribution sociale généralisée (CSG), actuellement de 17,2%. Ils sont en outre soumis à l'impôt sur le revenu (IR), dont le taux peut aller jusqu'à 45%, dans le cas des contribuables les plus aisés.

Deux cas de figure, concernant l'IR, sont prévus. Si l'activité est occasionnelle, le détenteur de bitcoins est soumis au régime fiscal des bénéfices non-commerciaux (BNC). Si elle est habituelle, il est soumis au régime des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

"Dans les deux cas, la facture peut être salée", avec "un taux d'imposition de l'ordre de 60%", souligne Eric Delannoy, président du cabinet Tenzing, qui rappelle que les règles appliquées sont "des règles par défaut", qui permettent de "soumettre les gains à une fiscalité très élevée".

Y a-t-il des zones d'ombre?

"Beaucoup de précisions ont été apportées par l'administration. Mais le sujet est complexe, même pour les spécialistes", en raison des multiples régimes et abattements existants, estime Gaëlle Menu-Lejeune, avocate fiscaliste au sein du cabinet Fidal.

De nombreuses spécificités existent en effet, avec des règles parfois floues (par exemple dans le cas d'un échange de cryptomonnaies entre elles), parfois techniques (dans le cas d'un transfert d'un portefeuille de cryptomonnaie, qui peut également entraîner une fiscalisation).

Les utilisateurs peuvent en outre être confrontés à des difficultés pratiques. C'est à eux, en effet qu'il revient de calculer les gains réalisés, les plateformes ne fournissant généralement pas ce genre d'informations. "Cela peut être source de confusion", souligne Mme Menu-Lejeune.

Quels sont les risques pour les contribuables?

Au vu de la complexité des règles applicables, certains pourraient être tentés de ne pas déclarer leurs gains. Mais une telle attitude "serait très risquée", souligne Eric Delannoy, qui rappelle que "toute l'histoire des transactions en bitcoins est retraçable".

"Si la déclaration n'était pas faite, il y aurait une intervention de l'administration" et un "redressement fiscal évidemment à la hauteur de la fraude", a d'ailleurs prévenu M. Darmanin.

Et en cas d'erreur de bonne foi? "Les erreurs qui seraient issues de nouvelles pratiques ne seront évidemment pas sanctionnées", si la bonne foi est prouvée, souligne la DGFIP, qui invite les contribuables à "se rapprocher de leur centre des finances publiques pour leur poser la question et s'assurer qu'ils sont en règle".

Et quels risques pour l'administration?

Pour Nicolas Houy, chargé de recherches au CNRS et spécialiste du bitcoin, l'essor des monnaies virtuelles ne fait pas peser de risque particulier en matière de fraude et d'évasion fiscale. "Le bitcoin traîne avec lui une image sulfureuse. Mais en réalité, frauder avec le bitcoin est très compliqué, tout étant informatisé et enregistré", souligne-t-il.

Un avis partagé par Eric Delannoy. "Quand une transaction est réalisée, la plus-value est déposée sur un compte bancaire. Or les établissements bancaires sont soumis à des règles très strictes concernant l'origine des fonds", juge le consultant.

Pour la DGFIP, les cryptomonnaies peuvent certes constituer "des supports vulnérables en matière de cybercriminalité". Mais "la volatilité des cours et les risques de hacking" exposent les monnaies virtuelles "à des risques importants", "ce qui limite de facto leur utilisation pour les fraudeurs ayant de grands volumes à expatrier ou à blanchir".

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En un an, le show Trump a cassé tous les codes

lun, 01/15/2018 - 08:40

Douze mois à la Maison Blanche. Un flot ininterrompu de déclarations tonitruantes et autant de controverses et de scandales.

De toutes les ruptures de la présidence version Donald Trump, la plus nette et la plus saisissante n'est pas celle d'une orientation politique, mais celle des mots, du ton, du style.

Dans un pays plus polarisé que jamais, un seul point fait consensus: le milliardaire de New York, propulsé 45e président de l'histoire sans une once d'expérience politique, a cassé un à un tous les codes.

Jour après jour, l'Amérique et le monde observent, fascinés ou atterrés, le show Trump, scandé par de rituelles salves matinales de tweets.

Franc-parler rafraîchissant dans une capitale fédérale coupée des angoisses de l'Amérique profonde, jubile sa base électorale. Comportement indigne qui affaiblit la fonction présidentielle et libère la parole raciste, tonnent ses détracteurs.

"J?ai les meilleurs mots", fanfaronnait le magnat de l'immobilier durant la campagne. Un an après son installation dans le Bureau ovale, le 20 janvier 2017, il reste convaincu de détenir l'arme absolue.

Toujours impulsif, hâbleur, provocateur, par moments agressif et méprisant: Donald Trump a opté pour un registre jusqu'ici inimaginable dans la bouche du dirigeant de la première puissance mondiale.

Il multiplie les tweets à sa gloire, se qualifie de "génie" face à un livre polémique (Le feu et la colère) qui met en doute ses capacités à gouverner, affuble ses détracteurs de surnoms moqueurs et d'adjectifs peu flatteurs: "stupide", "crapule", "poids-plume", "incompétent", "dingue", "sournois", "loser".

- 'Est-il fiable et crédible ?' -

Un jour il ironise sur le changement climatique parce qu'il fait froid dehors et voit accusé de mélanger climat et météo. Un autre il s'en prend au physique de Mika Brzezinski, présentatrice de MSNBC, un autre au maire musulman de Londres Sadiq Khan accusé de minimiser la menace terroriste. Un autre encore à Barack Obama qu'il accuse d'écoutes imaginaires.

A chaque polémique, son équipe, minée par les départs en cascade et souvent prise de court par les ruades présidentielles, tente comme elle peut d'éteindre l'incendie.

Et met en avant un argument: les Américains ont élu Donald Trump pour son rejet assumé du politiquement correct, pas pour qu'il se fonde dans le moule de ceux qui étaient là avant lui.

Mais si cette parole débridée fut incontestablement un atout de poids en campagne, la donne n'est, par définition, pas la même au 1600 Pennsylvania avenue.

Certes, le milliardaire de 71 ans peut se vanter de donner le tempo - voire le tournis - à tout le pays.

Une croissance économique robuste et l'envolée de Wall Street sont par ailleurs des arguments solides à mettre en avant à l'heure du premier bilan.

Mais après un an dans le Bureau ovale, toutes les enquêtes d'opinion convergent: il est, à ce stade, le président le plus impopulaire de l'histoire américaine moderne.

Selon le dernier sondage Quinnipiac, 69% des électeurs estiment qu'il n?a pas la tête sur les épaules et 57% qu'il n'a pas les qualités requises pour être président.

Sur la scène internationale, Donald Trump a beau aller répétant que l'Amérique est "de nouveau respectée", c'est d'abord le repli et l'isolement croissant du pays qui frappent les esprits.

Au-delà d'une soif de reconnaissance et d'un goût prononcé pour les honneurs et les tapis rouges dont il ne se cache pas, ses homologues peinent à distinguer de véritables lignes directrices derrières ses déclarations tonitruantes.

Pour Aaron David Miller, ancien haut diplomate spécialiste du Proche-Orient, le manque de cohérence de la parole de "l'être humain le plus influent de la planète" place les Etats-Unis dans une situation délicate.

"Si les mots du président ne sont pas en accord avec ses actes --voire avec la réalité-- la question pour nos alliés comme pour nos adversaires devient la suivante: ce président est-il fiable et crédible ?", explique-t-il à l'AFP.

- 'Trump fait du Trump' -

Sur la scène intérieure, son style atypique lui permettra-t-il d'être réélu en 2020 pour un deuxième mandat, comme le furent ses trois prédécesseurs, Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton ?

Il est infiniment trop tôt pour le dire.

Mais la marge de manoeuvre est limitée: loin de tenter d'élargir sa base un fois élu, il s'est recroquevillé chaque jour un peu plus sur cette dernière.

Sa rhétorique peut parfois lui jouer des tours, comme sur l'immigration où ses propos injurieux sur Haïti et l'Afrique lors d'une réunion avec des élus ont suscité une levée de boucliers au moment où les républicains ont un besoin crucial de compromis avec les démocrates.

Pour Julian Zelizer, historien à l'Université de Princeton, reléguer les déclarations controversées de Trump au rang de distraction présente, sur le long terme, un véritable "danger".

"Si la classe politique et le public écartent ces moments d'un simple +Trump fait du Trump+, la barre sera placée tellement bas qu'il deviendra impossible de redonner sa grandeur à la fonction présidentielle", écrit-il.

Pour l'heure, à l'exception de quelques voix dissonantes --John Kasich, John McCain, Jeff Flake-- qui redoutent ouvertement que le parti républicain ne perde son âme, le Grand Old Party fait bloc, malgré les secousses.

Mais une vague démocrate au Congrès lors des élections de mi-mandat prévues en novembre pourrait changer la donne.

Reste aussi la menaçante épée de Damoclès du procureur spécial Robert Mueller qui enquête sur une éventuelle collusion de l'équipe Trump avec la Russie durant la campagne et une possible entrave à la justice de la part du président.

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Indonésie: effondrement d'un étage intérieur à la Bourse de Jakarta

lun, 01/15/2018 - 08:20

Un étage intérieur d'un immeuble abritant la Bourse de Jakarta s'est effondré lundi dans le hall du bâtiment, rapportent des chaînes de télévision indonésiennes montrant des personnes se précipitant à l'extérieur au milieu d'un amas de débris.

La structure s'est effondrée sur le rez-de-chaussée de la tour numéro deux de la Bourse, a déclaré un porte-parole de la plateforme d'échanges, Rheza Andhika, cité par l'agence Bloomberg, ajoutant qu'il ne s'agissait pas d'une explosion.

"Nous sommes encore en train d'enquêter sur la cause, mais pour le moment, notre priorité, c'est les victimes" potentielles, a déclaré un porte-parole de la police de Jakarta, Argo Yuwono, à la chaîne de télévision Metro TV.

Aucune information sur des blessés n'a été confirmée jusqu'ici.

Des images diffusées par les chaînes de télévision montrent des scènes de panique de personnes criant et se précipitant à l'extérieur de l'immeuble évacué peu après l'incident survenu peu après 12H00 locales (05H00 GMT).

"Il y a eu un gros boom, donc les gens qui étaient à l'intérieur ont immédiatement couru dehors", a déclaré la journaliste Marlia Zein.

La Bourse de Jakarta est située dans le centre de la capitale, dans un immeuble abritant également les bureaux de la Banque mondiale au 12e étage, selon le site de la plateforme d'échanges.

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France : mouvement social des surveillants de prison

lun, 01/15/2018 - 08:17
Les syndicats de surveillants ont entamé, lundi, un mouvement reconductible de "blocage total" des prisons afin de réclamer davantage de sécurité après l'agression de trois de leurs collègues par un détenu jihadiste dans le Pas-de-Calais.
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