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Mis à jour : il y a 28 min 1 sec

Rugby: Conor Murray (Munster) au sommet de son art

jeu, 04/19/2018 - 17:51

On ne fait pas mieux en ce moment: le demi de mêlée Conor Murray, maître à jouer de l'Irlande victorieuse du Grand Chelem cet hiver, enchaîne les prouesses printanières avec le Munster, avant la demi-finale de Coupe d'Europe contre le Racing 92 dimanche.

Il est décisif tous les matches ou presque. A 28 ans, le N.9 du Munster est au sommet de son art. Sa vision du jeu fait des merveilles et il est désormais d'une précision diabolique au pied.

"J'ai toujours pensé que c'était un grand joueur", loue son entraîneur sud-africain Johann van Graan, qui avait déjà décortiqué le jeu de Murray à l'époque où il était dans l'encadrement des Springboks. "Il est tout simplement incroyable. Son plus grand atout est peut-être sa prise de décisions. Il semble les prendre au ralenti et faire le bon choix à chaque fois."

Pas étonnant donc que les Racingmen s'en méfient comme de la peste. "Il n'a pas qu'un très bon jeu au pied, il peut analyser le jeu", confirme l'entraîneur Laurent Travers.

"S'il est sur un nuage, il faudra vite le faire redescendre", abonde le troisième ligne Wenceslas Lauret. "C'est un joueur chiant car il est toujours à la limite de la faute mais il arrive toujours à s'en sortir. Il faudra le surveiller."

Gare en effet à ceux qui lui laissent trop de liberté. Les Toulonnais se souviendront encore longtemps de son essai de filou en quarts de finale (20-19).

Murray avait alors profité d'un moment de flottement pour se saisir d'un ballon derrière un ruck et marquer sous les yeux de son vis-à-vis Escande, devant des Toulonnais médusés. Dans ce match serré, cet essai crucial avait permis aux Munstermen de prendre les devants et de renverser les triples champions d'Europe.

- "Un grand leader" -

Plus récemment, la province irlandaise a remporté de justesse son match de Pro 14 contre les Cheetahs en Afrique du Sud (19-17) grâce à son N.9. Laissé au repos pour le préserver pour le rendez-vous bordelais, Murray a marqué trente secondes après son entrée en jeu et réussi une pénalité de plus de cinquante mètres pour donner la victoire à un Munster qui se dirigeait vers la défaite.

"Le meilleur du monde", a d'ailleurs salué le site sportif irlandais Balls.

Leader incontesté et en pleine confiance, le costaud N.9 rayonne et c'est tout le Munster qui en profite.

"Conor connaît une très bonne saison avec nous et avec l'Irlande", assure Rory Scannell. "Il fait paraître les joueurs autour de lui bien meilleurs. Il a aussi développé son jeu au pied, comme nous l'avons vu ces dernières semaines. Au niveau des pénalités, ça été excellent."

"Il a énormément d'expérience, même à 28 ans", continue le trois-quarts. "Il en a gagné beaucoup ces dernières années: il a joué pour l'Irlande 60 ou 70 fois et il a participé à deux tournées des Lions. Il a apporté beaucoup d'expérience à notre équipe et est devenu un grand leader."

"Je me sens très bien mentalement et je suis physiquement frais", avait confié le natif de Limerick avant d'affronter le RCT. "Gagner le Grand Chelem, ça ne peut être que positif pour nous, le Munster et le Leinster, ça donne confiance dans notre capacité à pouvoir battre les meilleures équipes. Nous avons beaucoup appris sur nous-mêmes pendant le Tournoi. Je me sens très positif."

Nul doute que le Munster aussi...

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Tennis: Gasquet en quarts à Monte-Carlo, un autre Zverev l'attend

jeu, 04/19/2018 - 17:43

Richard Gasquet, dernier Français en lice au Masters 1000 de Monte-Carlo, s'est qualifié pour les quarts de finale en écartant assez tranquillement l'Allemand Mischa Zverev (55e mondial) en deux sets 6-2, 7-5 jeudi.

C'est un autre Zverev, Alexander, le frère cadet de Mischa et N.4 mondial, qui l'attend désormais pour une place dans le dernier carré, un stade de la compétition que Gasquet (34e) n'a atteint qu'une seule fois au pied du Rocher. C'était il y a treize ans, en 2005.

Le Biterrois, qui s'était arrêté en quarts de finale en 2007 et en 2013, n'a pas encore perdu un set cette semaine. Jeudi, il s'est toutefois fait une frayeur quand son adversaire s'est procuré trois balles de break à 4-3 dans la seconde manche.

"Je me retrouve à 0-40 sur mon service, mentalement j'ai été solide à ce moment-là, je suis content de m'en être sorti", a reconnu au micro de Canal+ Gasquet, qui fête à l'occasion la 500e victoire de sa carrière.

"Je suis très heureux de le faire à Monaco, là où j'ai gagné mon premier match en 2002 (à 15 ans contre l'Argentin Franco Squillari, ndlr), c'est un beau clin d'oeil pour moi", a-t-il souligné.

Alexander Zverev s'était lui qualifié dans la matinée aux dépens d'un autre Allemand, Jan-Lennard Struff, en trois manches 6-4, 4-6, 6-4.

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Tennis: Gasquet en quarts à Monte-Carlo, un autre Zverev l'attend

jeu, 04/19/2018 - 17:42

Richard Gasquet, dernier Français en lice au Masters 1000 de Monte-Carlo, s'est qualifié pour les quarts de finale en écartant assez tranquillement l'Allemand Mischa Zverev (55e mondial) en deux sets 6-2, 7-5 jeudi.

C'est un autre Zverev, Alexander, le frère cadet de Mischa et N.4 mondial, qui l'attend désormais pour une place dans le dernier carré. Un stade de la compétition que Gasquet (34e) n'a atteint qu'une seule fois au pied du Rocher. C'était il y a treize ans, en 2005.

Le Biterrois, qui n'a pas encore perdu un set cette semaine, s'était arrêté en quarts de finale en 2007 et en 2013.

Alexander Zverev s'est lui qualifié dans la matinée aux dépens d'un autre Allemand, Jan-Lennard Struff, en trois manches 6-4, 4-6, 6-4.

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Collision mortelle à un passage à niveau: la SNCF éreintée par les victimes

jeu, 04/19/2018 - 17:40

La défense de la SNCF a été rudement attaquée jeudi par les victimes d'une collision mortelle à un passage à niveau survenue en 2011 en Bretagne, au quatrième jour d'un procès devant le tribunal correctionnel de Rennes.

"Toutes vos arguties juridiques me choquent terriblement. Je peux comprendre que vous ne reconnaissiez pas vos responsabilités mais est-ce que vous êtes capables de tirer toutes les leçons des catastrophes ferroviaires?", a demandé, jeudi à la barre, le frère d'un passager mort dans l'accident.

"J'ai honte pour le service public ferroviaire français", a-t-il ajouté.

Le 12 octobre 2011, vers 17H15, un camion, équipé d'une grue de levage, avait été percuté par un TER au passage à niveau n°11 de Saint-Médard-sur-Ille (Ille-et-Vilaine), sur la ligne Rennes-Saint-Malo. Deux passagères du train de 43 et 73 ans et un passager de 36 ans ont été tués dans l'accident et 61 personnes ont été blessées.

Plusieurs accidents étaient déjà intervenus à cet endroit. Une collision entre un camion et un TER avait ainsi fait 71 blessés, le 26 novembre 2007. A la suite de cet accident, le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre avait émis des recommandations de sécurisation, qui n'ont pas toutes été mises en ?uvre.

La SNCF et le conseil départemental, en charge de la voirie, se sont renvoyé la responsabilité de cette inaction.

"Il y a quand même un problème sur ce passage à niveau. Je ne peux pas comprendre que de 2007 à 2011 vous n'ayez rien fait. Les camions auraient dû être interdits sur cette voie", a lancé la mère d'une victime.

"A un moment donné, je me suis demandé si la personne morale (la SNCF, NDLR) n'allait pas dire que c'était de notre faute, aux victimes", a déploré Marie-Annick Guerche, qui se déplace en fauteuil roulant depuis l'accident, en se disant "très très choquée".

Se tournant vers le public, Stéphane Leprince, directeur régional de SNCF Réseau, s'est dit "submergé" par les témoignages des victimes et leur a souhaité "bon courage".

"J'ai entendu beaucoup de colère vis-à-vis des débats (de mercredi), très techniques, sans doute trop éloignés des préoccupations des victimes. J'en suis désolé", a déclaré pour sa part Laurent Beaucaire, directeur régional de SNCF Mobilités.

Le chauffeur de poids lourd, qui a reconnu sa responsabilité, a lui remercié les victimes "pour leurs marques d'attention". "Ça va m'aider. C'était votre jugement qui m'importait", a-t-il dit.

Les réquisitions sont attendues vendredi, au dernier jour du procès.

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Universités: les présidents de fac interpellent l'Etat, la contestation s'installe

jeu, 04/19/2018 - 17:39

La grande majorité des présidents d'université a réclamé jeudi des moyens pour ne pas "condamner à l'échec" la réforme de l'accès au supérieur, interpellant le gouvernement alors que la contestation s'installe dans la durée dans plusieurs facs comme à Nanterre.

Au total, quatre universités restent totalement bloquées et une dizaine de sites (sur 400) perturbés pour protester contre la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée par ses détracteurs d'instaurer un système de "sélection" déguisée.

Dans une tribune publiée sur le site du Monde, un collectif de 63 présidents, sur un total de 73, prennent la défense de cette réforme en affirmant qu'elle "n'est en rien une sélection". Mais, ajoutent-ils, elle "impose de déployer des moyens humains (...) et financiers".

La loi portée par la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal permet d'"organiser un accompagnement vers la réussite pour l'ensemble des lycéens qui auront fait le choix de l'université", poursuivent-ils.

Remettre en cause la réforme "serait à la fois nier la réalité vécue et continuer de sacrifier une partie de la jeunesse", estime le collectif. Mais la mettre en ?uvre "sans moyens nouveaux (...) serait la condamner à l'échec", ajoutent-ils.

En mars, Frédérique Vidal avait annoncé le déblocage de 10 millions d'euros supplémentaires pour financer les "parcours personnalisés" créés par la réforme et destinés aux lycéens acceptés sous conditions dans la filière de leur choix.

Au total, le gouvernement a prévu d'engager 500 millions d?euros sur cinq ans, en plus des 450 millions promis dans le cadre du "grand plan d'investissement" annoncé en septembre, pour créer notamment des places dans les filières en tension ou accompagner davantage les étudiants.

Mais pro et anti réforme se retrouvent sur un point: l'université française restera sous-financée, d'autant que le nombre d'étudiants a fortement augmenté.

"J'entends que tout n'est pas parfait, je l'ai toujours dit. Il y a des choses qui peuvent s'améliorer", a reconnu mercredi Frédérique Vidal qui s'est dit "toujours ouverte à la discussion".

- Occupation levée à Sciences Po -

Lancée depuis plusieurs semaines, la contestation s'enracine en tout cas dans plusieurs facultés.

A Nanterre, l'un des points chauds de la mobilisation, plus d'un millier d'étudiants ont voté jeudi en assemblée générale la reconduction jusqu'au 2 mai du blocage de l'université, paralysée depuis lundi en pleine semaine de partiels.

Les étudiants grévistes ont appelé à reconduire la grève contre une loi qui "procède à un véritable tri social", et se sont félicités de "l'ampleur" de la mobilisation.

Lors de cette AG sous tension, des étudiants opposés au blocage se sont fait entendre. "Où est le progrès lorsque nos études sont bloquées, lorsque des projets sont mis en péril ?" a déclaré au micro Xavier, un étudiant en droit.

Le blocage persiste également à Tolbiac, autre site emblématique de la contestation. Jeudi, le tribunal administratif a jugé qu'il appartenait au préfet de police de décider s'il y avait lieu de faire intervenir les forces de l'ordre pour évacuer le site, bloqué depuis le 26 mars.

Il a ainsi rejeté la requête du syndicat étudiant de droite UNI, opposé à ce blocage, qui souhaitait que le tribunal ordonne à la préfecture de police d'intervenir et fasse ainsi droit à la requête du président de l'université.

A la fac Paul-Valéry de Montpellier, bloquée depuis mi-février, les étudiants restaient déterminés au lendemain d'une décision de justice les enjoignant de quitter les lieux "sans délai".

Si la police intervient, "on reviendra le lendemain", ont affirmé plusieurs étudiants lors d'une assemblée générale.

La mobilisation est en revanche en suspens à Sciences-Po Paris, temple de l'élite républicaine dont une partie avait été occupée mardi soir et mercredi. Un temps fermé par la direction, l'accès principal a été rouvert aux personnels jeudi en attendant une AG prévue dans la soirée.

Mercredi, six présidents d'université avaient appelé le gouvernement à "ouvrir rapidement des négociations avec toutes les parties prenantes de ce conflit", personnels et étudiants, dans une première tribune publiée sur le site de l'Etudiant.

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Blocage de Sciences Po : le témoignage des étudiants étrangers

jeu, 04/19/2018 - 17:37
Le blocage des universités s'est étendue à Sciences Po, rue Saint-Guillaume à Paris, où beaucoup de responsables politiques, dont Emmanuel Macron, ont étudié. France 24 a interrogé des étudiants étrangers sur leur compréhension du mouvement.
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Arménie: manifestation anti-Sarkissian pour la septième journée consécutive

jeu, 04/19/2018 - 17:34

Quelques milliers de personnes ont manifesté jeudi à Erevan contre l'ex-président arménien Serge Sarkissian, devenu Premier ministre aux pouvoirs renforcés, pour la septième journée consécutive de protestation.

Descendus dans la rue à l'appel du député et leader de l'opposition Nikol Pachinian, les protestataires s'étaient rassemblés près du siège du gouvernement où le nouveau cabinet de ministres se réunissait pour la première fois. Certains brandissaient des portraits de Serge Sarkissian sur lesquels était écrit "Dictateur!".

"Serge Sarkissian (...), nous sommes venus vous dire que le peuple vous déteste", a lancé M. Pachinian, dans un mégaphone.

"Les Arméniens sont prêts à lutter pour leur avenir, notre victoire est imminente", a déclaré à l'AFP un manifestant, Missak Mesropian.

Face aux manifestants, d'importants effectifs de police et des forces antiémeute, équipés de casques et de boucliers protecteurs, ont été déployés sur la place de la République, au centre de la capitale Erevan.

Plusieurs dizaines de manifestants, qui avaient déjà tenté dans la matinée de bloquer l'entrée du siège du gouvernement, ont été interpellés, selon une journaliste de l'AFP.

Les protestataires accusent Serge Sarkissian, qui vient d'achever son deuxième et dernier mandat présidentiel de vouloir rester au pouvoir à vie après s'être fait élire mardi Premier ministre par le Parlement à la suite d'une révision constitutionnelle controversée qui lui donne l'essentiel du pouvoir.

Jeudi, M. Pachinian a appelé la police à "arrêter de protéger les bâtiments gouvernementaux, parce qu'ils appartiennent au peuple, et non pas à Sarkissian qui s'est emparé du pouvoir en Arménie".

"Les protestations doivent continuer si nous voulons que Serge (Sarkissian) finisse par démissionner", a estimé un protestataire, Rouben, retraité de 67 ans.

Pour sa part, le nouveau président, Armen Sarkissian, sans lien de parenté avec son prédécesseur et qui a prêté serment la semaine dernière, a appelé "toutes les parties à entamer un dialogue pour trouver la meilleure solution".

- " Bon sens " -

Le chef de l'Eglise arménienne, le catholicos Karékine II, a exprimé sa "préoccupation", en appelant, dans un communiqué, "tous les enfants du peuple arménien à faire preuve de bon sens et de sagesse lorsqu'ils manifestent leur patriotisme".

De son côté, la police arménienne a accusé les organisateurs des protestations de "tenter de provoquer des affrontements entre des civils et des policiers".

Jeudi matin, des centaines de manifestants ont défilé dans Erevan, perturbant la circulation automobile dans les quartiers d'habitation. Ils posaient sur le pare-brise des bus des tracts en faveur des changements et scandaient des slogans antigouvernementaux.

Plusieurs automobilistes klaxonnaient en signe de soutien aux manifestants, répondant ainsi à l'appel de Nikol Pachinian : "Si tu es contre Serge, klaxonne !"

Mercredi soir, au moins 16.000 personnes ont manifesté à Erevan à l'appel de Nikol Pachinian, qui a proclamé le "début d'une révolution de velours" en Arménie et prôné une campagne nationale de "désobéissance civile".

Jusqu'à présent la manifestation la plus importante a eu lieu mardi réunissant quelque 40.000 personnes à Erevan, pour le plus grand rassemblement de ces dernières années dans ce petit pays du Caucase.

Depuis une révision de la Constitution, le président de cette ex-république soviétique exerce des fonctions essentiellement protocolaires tandis que le chef du gouvernement dispose de pouvoirs étendus.

L'opposition affirme que cette réforme avait pour unique but de maintenir au pouvoir Serge Sarkissian, un ancien officier de l'armée qui occupait le poste de chef de l'Etat depuis 2008 après avoir déjà été Premier ministre en 2007-2008.

Depuis le début du mouvement de contestation, des actions de protestation ont également eu lieu dans les deux autres plus grandes villes d'Arménie, Guioumri et Vanadzor.

Jeudi, une nouvelle manifestation a eu lieu à Guioumri. Un manifestant a été blessé lors d'un bref affrontement avec la police qui a également procédé à plusieurs interpellations.

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Vidéo : la Grande barrière de corail menacée d'extinction

jeu, 04/19/2018 - 17:25
Près de 30 % de la Grande barrière de corail, au large de l’Australie, aurait disparu pendant la vague de chaleur de l’été 2016, selon une étude publiée mercredi 18 avril, dans la revue Nature. D’ici 2050, quasiment l’intégralité des coraux de la planète sera menacée d'extinction.
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Décès brutal de l'ambassadeur ivoirien auprès de l'ONU

jeu, 04/19/2018 - 17:25

L'ambassadeur de Côte d'Ivoire auprès de l'ONU, Bernard Tanoh-Boutchoue, membre non permanent du Conseil de sécurité, est décédé brutalement mercredi dans un hôpital de New York à l'âge de 67 ans, a-t-on appris de sources diplomatiques.

Muté de Russie à New York en décembre, Bernard Tanoh-Boutchoue, était très marqué psychologiquement depuis fin mars après un rappel pour consultations par son gouvernement, selon une source proche du diplomate.

A l'époque, suivant les directives de sa capitale, il s'était abstenu lors d'un vote sur la Syrie, provoquant l'ire d'autres membres du Conseil de sécurité. De retour à New York, son état s'était dégradé et il était hospitalisé depuis peu, a-t-on précisé de même source.

La raison précise de son décès n'a pas été communiquée.

Le Conseil de sécurité a observé jeudi matin une minute de silence à sa mémoire, au début de ses travaux. "Nous avons perdu un grand diplomate" et "les mots nous manquent", a souligné le président en exercice du Conseil de sécurité, l'ambassadeur péruvien Gustavo Meza-Cuadra, en évoquant une instance "consternée et attristée".

"C'était quelqu'un d'honnête, franc, et c'est une grande perte dans une période où des gens comme lui sont si nécessaires", a déclaré à l'AFP l'ambassadeur éthiopien, Tekeda Alemu, en disant "avoir personnellement le coeur brisé". Interrogé pour savoir si les ambassadeurs du Conseil de sécurité subissaient trop de pressions, le diplomate s'est refusé à répondre.

Devant le Conseil de sécurité, Tekeda Alemu a indiqué que "depuis trois semaines", Bernard Tanoh-Boutchoue s'était livré "à une grande introspection inhabituelle".

- "Rire contagieux" -

"Nous sommes désolés", a dit de son côté l'ambassadrice britannique, Karen Pierce. "C'était un collègue bon et honnête", a-t-elle ajouté. Devant le Conseil, son homologue chinois, Ma Zhaoxu, a parlé d'un "décès tragique", en évoquant comme l'ambassadrice américaine Nikki Haley "un ami". "Son rire était contagieux", a-t-elle dit.

L'ambassadeur français François Delattre a exprimé à l'AFP sa "très grande tristesse pour la perte d'un collègue et d'un ami à l'inépuisable gentillesse". "L'ONU perd un grand professionnel, la Côte d'Ivoire un magnifique représentant, et la France un ami", a-t-il ajouté.

Le décès de l'ambassadeur ivoirien est survenu deux jours avant une "retraite" annuelle et informelle du Conseil de sécurité qui doit se dérouler cette année en Suède. Cette rencontre doit permettre aux ambassadeurs d'améliorer leurs pratiques et de tenter de retrouver un peu d'unité et de crédibilité alors qu'ils se sont passablement écharpés au cours des derniers mois sur de multiples dossiers, de la Syrie à l'affaire d'empoisonnement de l'ex-espion Sergueï Skripal et de sa fille en Angleterre.

D'une grande courtoisie et d'une grande élégance, tranchant avec les tenues vestimentaires de ses homologues masculins en portant toujours un noeud papillon, Bernard Tanoh-Boutchoue était spécialiste des pays de l'ex-Union soviétique.

Avant l'ONU, il était à Moscou depuis 2011. En 2012, il avait été chargé par les autorités ivoiriennes de représenter également son pays auprès de l'Azerbaïdjan, du Bélarus, de la Géorgie, de la Lettonie et de l'Ukraine. En 2016, y avaient été ajoutés l'Arménie, le Kirghizistan, le Kazakhstan et le Tadjikistan.

Au cours de sa carrière, Bernard Tanoh-Boutchoue avait aussi été ambassadeur en Egypte, avec également la charge du Soudan après avoir occupé différents postes dans son pays et déjà également à l'ONU.

Né le 17 juillet 1950, il était marié et avait trois enfants.

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Universités bloquées : Marine Le Pen accuse la France insoumise et "ses punks à chien"

jeu, 04/19/2018 - 17:23

Marine Le Pen, présidente du Front national, a accusé jeudi la France insoumise, ses "punks à chiens" et autres "crasseux" d'être responsables des blocages d'universités, se demandant "s'il existe encore une autorité de l?État dans ce pays".

"Non, les étudiants n'occupent pas les universités. La France insoumise, accompagnée de ses punks à chien traditionnels, occupe les universités, c'est pas exactement la même chose", a déclaré Mme Le Pen lors de l'émission "Questions d'info LCP-Le Point-AFP".

De qui parle-t-elle ? "Tous les crasseux qu'on voit à Notre-Dame-des-Landes, les marginaux, etc. Oui, ce sont eux qui occupent les universités. Ils sont une minorité et ils empêchent évidemment les étudiants qui eux réclament le déblocage des universités de pouvoir accéder à leurs cours", a-t-elle répondu.

"Bien sûr ce sont les mêmes qui organisent des ZAD dans les facs. Mais je note que le président de la République est plus prompt à jouer les chefs de guerre en Syrie que de rétablir l'ordre et le calme dans les facultés, à Toulouse, à Notre-Dame-des-Landes et accessoirement, permettez moi d'en parler car personne ne le fait, à Mayotte où la situation continue de se détériorer gravement", a-t-elle dit.

"Est-ce que cette situation peut durer encore longtemps ? Ça dépendra encore une fois de savoir s'il existe encore une autorité de l?État dans notre pays, car tous ces blocages auraient dû être réglés depuis déjà un certain nombre de jours", a jugé Mme Le Pen.

Depuis plusieurs semaines, quatre universités (sur environ 70) et une dizaine de sites (sur quelque 400) sont bloqués par des étudiants et militants opposés à la nouvelle loi sur l'accès à la fac.

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Heurts avec les forces de l'ordre lors de la manifestation syndicale à Paris (AFP)

jeu, 04/19/2018 - 17:20

Des heurts ont éclaté jeudi entre forces de l'ordre et manifestants lors du défilé syndical à Paris contre la politique d'Emmanuel Macron, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Sur le boulevard Saint-Jacques (XIVe arrondissement), dans le sud de la capitale, les policiers ont essuyé des jets de projectiles devant l'hôtel Marriott. Ils ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et ont reçu de nombreux renforts.

Les vitrines de l'établissement ont été endommagées à coups de pioches par plusieurs dizaines de personnes cagoulées, obligeant le cortège de la CGT à interrompre sa progression.

Auparavant, quelques manifestants avaient défoncé à coups de pierres et de marteaux des vitrines, notamment celles de compagnies d'assurance, en criant: "Anti, anti, anticapitalistes!". Une agence de voyage a également eu sa vitrine brisée et sa façade taggée aux cris de "Tout le monde déteste la police".

Quelques hommes cagoulés ont aussi détaché un conteneur de verre et l'ont fait glisser sur le bitume, avant qu'il ne s'échoue contre un arbre.

La manifestation est partie en début d'après-midi de Montparnasse en direction de la place d'Italie, derrière une banderole affirmant: "Public + privé + étudiants, ensemble, stoppons les régressions sociales".

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NDDL: les zadistes toujours indécis face aux exigences posées par le gouvernement

jeu, 04/19/2018 - 17:17

A quatre jours de la date butoir fixée par le gouvernement pour qu'ils déclinent leurs identités, les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes peinent jeudi à "renier la dimension collective" de leurs projets agricoles et restent indécis sur la réponse commune à apporter à l'Etat.

La venue mercredi à Nantes du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, opposant de longue date au projet d'aéroport, n'a pas modifié la ligne gouvernementale, ni celle des zadistes, arc-boutés sur leur volonté de gérer collectivement les terres qu'ils ont défendues.

Des réunions de travail "assez intenses" étaient en cours jeudi sur la ZAD pour dégager une autre proposition à mettre sur la table, lors d'une nouvelle rencontre prévue vendredi avec la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, et "sortir de cet étau", selon un des "porte-parole" des occupants.

"Nous restons extrêmement méfiants car nous n'avons aucune assurance que derrière il n'y a pas une volonté de continuer à expulser et faire le tri", ajoute-t-il.

Les formulaires individuels que les autorités les somment de remplir d'ici lundi soir doivent comporter leur nom et les grandes lignes de leur projet agricole ou para-agricole, un préalable à l'éventuelle signature par l'Etat de baux précaires.

"Ce formulaire-là ne nous donne aucune garantie sur la suite. Et si on ne le remplit pas, on prend forcément un risque. Les visions sont un peu divergentes, mais quelle que soit notre décision, elle sera forte, collective et on s'y tiendra", affirme Vincent.

Partie prenante d'un projet collectif de maraîchage, d'apiculture et d'élevage de brebis, il a déposé avec deux autres occupants les statuts d'une association, "avant le début des expulsions", indique-t-il.

"La préfecture a nos noms. On a fait des efforts pour trouver un arrangement qui convienne à l'Etat. (...) Mais on nous demande de céder sur toute la ligne. Or, dans une négociation, il faut être deux pour faire des concessions", estime Vincent.

- "Prêt à prendre le risque" -

"L'Etat nous parle de façon obsessionnelle de conventions individuelles et je pourrais être bien placé pour y répondre car je fais du maraîchage, mais sur la ZAD, l'organisation est collective et elle recouvre beaucoup plus que la simple addition de petits projets agricoles", lance Jean-Baptiste, inscrit depuis deux ans à la mutualité sociale agricole (MSA).

"Je suis déclaré depuis le 15 mai 2016, l'activité est légale. Je suis prêt à prendre le risque de ne pas être compris alors que j'ai énormément de choses à préserver, parce que pour nous, la dimension collective, elle est primordiale", martèle ce maraîcher, installé à l'extrêmité est de la ZAD, à l'écart de la zone où près de trente squats ont été démantelés la semaine dernière.

"C'est très dur en fait de se faire ratatiner à ce point-là et pour autant, on a de la dignité et on aura du mal à renoncer à nos convictions intimes parce que pour faire société, il faut prôner le collectif", insiste Jean-Baptiste. "On nous ferait penser que parce qu'on fait du collectif, on prône l'anonymat, ce qui n'est pas du tout le cas", assure-t-il.

Incomprise mercredi par Nicolas Hulot, cette indécision des zadistes était également difficilement entendable pour Sylvain Fresneau, cinquième génération de paysans installés à Notre-Dame-des-Landes. "On a quand même eu deux mois et demi pour se retourner, puis un nouveau délai de dix jours. Il faut qu'on avance, ça ne peut pas durer des années cette guéguerre", déclare-t-il.

Sylvain Fresneau et les trois autres agriculteurs "historiques" qui ont toujours refusé de vendre leurs biens au concessionnaire de l'aéroport doivent signer, "sans doute mardi", une convention d'occupation précaire et devraient obtenir la rétrocession de leurs terres "avant la fin de l'année", indique-t-il.

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En Libye, le spectre de la disparition du maréchal Haftar suscite les convoitises

jeu, 04/19/2018 - 17:17
L'hospitalisation à Paris du maréchal Haftar, homme fort de l'est de la Libye, soulève la question de sa succession à la tête de l'Armée nationale libyenne, puissant outil pour le règlement de la crise politique et sécuritaire qui secoue le pays.
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Cuba tourne la page Castro avec un nouveau président, Diaz-Canel

jeu, 04/19/2018 - 17:14

Miguel Diaz-Canel, un civil de 57 ans, est devenu jeudi le nouveau président de Cuba, engageant ce pays dans une transition historique qui s'inscrit toutefois dans la droite ligne du régime castriste.

Désigné unique candidat mercredi, M. Diaz-Canel a été comme attendu élu par les députés pour un mandat renouvelable de cinq ans, "avec 603 voix sur 604 possibles, soit 99,83% des suffrages", a annoncé devant l'Assemblée la présidente de la Commission nationale électorale Alina Balseiro.

"Le mandat donné par le peuple à cette législature est de poursuivre la révolution cubaine dans un moment historique crucial", mais aussi les réformes économiques entamées par Raul Castro, a-t-il déclaré dans son premier discours en tant que président du Conseil d'Etat.

Dans cette intervention dépourvue d'annonces concrètes, le nouveau président a déclaré : "Je viens travailler, je ne viens pas promettre", avant de réaffirmer sa "fidélité au legs du commandant Fidel Castro, mais aussi à l'exemple, à la valeur et aux enseignements" de son prédécesseur.

D'ailleurs, a-t-il assuré, "Raul Castro présidera aux décisions de grande importance pour le présent et l'avenir de la Nation".

Ce dernier, qui quitte la présidence à 86 ans après plus de six décennies de pouvoir exclusif de la fratrie Castro, n'abandonne pas totalement les rênes à son successeur, puisqu'il doit conserver ses fonctions de secrétaire général du puissant Parti communiste de Cuba (PCC) jusqu'en 2021.

Numéro deux du régime depuis 2013, Miguel Diaz-Canel s'est peu à peu imposé aux côtés de Raul Castro, après avoir gravi dans l'ombre les échelons du pouvoir.

Apôtre du développement d'internet et d'une presse plus critique sur l'île, il a su se donner une image de modernité tout en demeurant économe en déclarations. Mais il peut aussi se montrer intransigeant vis-à-vis de la dissidence ou de diplomates trop enclins à critiquer le régime.

Dans son discours de jeudi, il a proposé d'"employer mieux et davantage la technologie" pour promouvoir une révolution qu'il a "juré de défendre jusqu'à son dernier souffle".

- Défis -

Le président sortant l'a préparé à assumer les plus hautes fonctions, l'envoyant représenter son gouvernement à l'étranger tandis que les médias d'Etat lui accordaient de plus en plus d'espace.

Chargé de conduire une transition historique, il sera le premier dirigeant cubain à n'avoir pas connu la révolution de 1959 et devra se forger une légitimité. Hasard du calendrier, il fêtera ses 58 ans vendredi.

Le poste de premier vice-président, le numéro deux de facto du régime, est attribué à Salvador Valdes Mesa, un syndicaliste et cadre de haut rang du parti âgé de 72 ans, a annoncé Mme Balseiro, confirmant également que le Conseil d'Etat, l'organe exécutif suprême, comptera 13 nouveaux membres sur 31.

Miguel Diaz-Canel, qui aura pour mission de maintenir l'équilibre entre la réforme et le respect des principes essentiels du castrisme, devra d'emblée s'atteler à poursuivre l'"actualisation" d'une économie encore étatisée à 80% et entravée depuis 1962 par l'embargo américain.

Au plan diplomatique, il sera aussi confronté à un antagonisme renouvelé avec l'éternel "ennemi" américain, le président républicain Donald Trump imposant depuis un an un sérieux coup de frein au rapprochement engagé fin 2014.

Pour le guider, le parti unique et le Parlement ont préalablement voté des "lignes directrices" qui dessinent les orientations politiques et économiques à suivre d'ici à 2030 et qui lui serviront de feuille de route.

- Système -

"Il est assez difficile d'évaluer la capacité de Diaz-Canel à remplir les fonctions de président (...) Il vient du système mais c'est la rigidité du système qui constitue le plus grand obstacle pour avancer", note Michael Shifter, le président du groupe de réflexion Dialogue interaméricain, à Washington.

Ses débuts "constitueront un test sur ses capacités politiques et il peut s'attendre à des résistances", affirme l'expert.

Les Castro ont écrit une histoire unique de coopération au sommet, parvenant à résister pendant près de 60 ans à l'adversité de la super-puissance américaine et à l'effondrement du partenaire soviétique, aux conséquences dramatiques pour l'île.

Après avoir succédé en 2006 à son frère Fidel, mort fin 2016, Raul Castro a engagé une série de réformes autrefois impensables, comme l'ouverture de l'économie au petit entrepreneuriat privé, et a surtout orchestré un rapprochement spectaculaire avec les Etats-Unis.

Mais de l'avis des observateurs, les réformes ont été trop timides pour relancer une économie encore largement dépendante des importations et du soutien de son allié vénézuélien en plein déclin.

La nomination des membres du conseil des ministres devrait intervenir dans les prochains jours, mais beaucoup d'observateurs estiment d'ores et déjà que la nouvelle configuration du pouvoir cubain sera moins centralisée.

M. Diaz-Canel "adoptera peut-être un style de direction plus institutionnel et bureaucratique que charismatique et personnel, comme ce fut le cas avec Fidel, puis un peu différemment avec Raul", avance Jorge Duany, le directeur de l'Institut des recherches cubaines de l'université de Floride.

Dans son discours, le nouveau chef de l'Etat cubain a d'ailleurs promis "une direction de plus en plus collective" et de maintenir "un lien permanent avec la population".

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Après un infarctus, il faut reprendre le sport ou s'y mettre

jeu, 04/19/2018 - 17:11

Une personne qui s'est remise d'un infarctus du myocarde doit reprendre le sport ou s'y mettre, plutôt que de rester inactive, montre une étude présentée jeudi devant la Société européenne de cardiologie.

"Devenir plus actif physiquement après un infarctus du myocarde divise par deux le risque de mourir dans les quatre ans qui suivent", a calculé l'auteur d'une étude sur le sujet, le professeur de médecine Örjan Ekblom.

Cette observation est issue du suivi de plus de 22.000 Suédois, âgés de 18 à 74 ans, dans les années qui ont suivi un infarctus.

"Il est bien connu que les personnes physiquement actives ont moins de risque d'avoir une attaque cardiaque et plus de chances de vivre longtemps", a rappelé M. Ekblom, de l'École des sciences du sport et de la santé de Stockholm.

"Cependant, nous ne connaissions pas l'incidence de l'exercice physique sur les gens après une attaque cardiaque", a-t-il ajouté.

En moyenne, dans les quatre ans suivant l'infarctus, la mortalité a été de 2,82% par an chez les personnes qui n'avaient pas d'activité physique et ont persisté, contre 1,14% par an chez celles qui ont "augmenté leur activité physique".

La mortalité la plus faible a été constatée chez les personnes qui faisaient déjà du sport et ont continué (0,75% par an), nettement moins élevée que chez ceux qui ont "réduit leur activité physique" (1,27% par an).

"Faire de l'exercice physique deux fois ou plus par semaine devrait être automatiquement recommandé aux patients qui ont souffert d'une attaque cardiaque", a estimé M. Ekblom, cité dans un communiqué de la Société européenne de cardiologie, qui tenait un congrès sur la prévention cardiovasculaire à Ljubljana.

Cependant, a-t-il ajouté, "il faudrait plus de recherches pour découvrir s'il y a un type d'activité physique qui serait particulièrement bénéfique".

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Le FMI propose "une plateforme" de dialogue pour éviter une guerre commerciale

jeu, 04/19/2018 - 17:10

Face à l'escalade des tensions entre les Etats-Unis et la Chine, la directrice générale du FMI a proposé "une plateforme pour dialoguer" et éviter ainsi une guerre commerciale qui serait préjudiciable à l'économie mondiale toute entière.

"Les pays devraient travailler ensemble pour résoudre leurs différends sans avoir recours à des mesures exceptionnelles", en d'autres termes à des mesures unilatérales, a déclaré jeudi Christine Lagarde alors que le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et le G20 entamaient leurs réunions de printemps.

"Dans tous ces efforts, nous -- au sein du FMI -- (...) proposons une plateforme pour le dialogue et pour une meilleure coopération", a-t-elle ajouté, martelant que les gouvernements devaient "se tenir à l'écart de toutes mesures protectionnistes".

"Le commerce ne fait pas partie des compétences du FMI mais celui-ci s'en empare pour mentionner les risques qui pèsent sur la croissance mondiale", a réagi une source européenne.

Après avoir progressé de 3,8% en 2017, le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait accélérer à 3,9% en 2018 et en 2019, soit un rythme inchangé par rapport aux précédentes prévisions de janvier, avait mardi annoncé le FMI.

Près de dix ans après le début de la récession mondiale, l'économie de la planète évolue dans une bonne dynamique grâce, en particulier, aux échanges de biens et de services dont le volume devrait s'accroître de 5,1% cette année après 4,9% en 2017.

Mais ce sont ces mêmes échanges commerciaux qui pourraient assombrir plus vite que prévu l'économie de la planète.

- Interconnexion -

Le président américain Donald Trump, qui continue de brandir son slogan "America First", "L'Amérique d'abord", multiplie en effet les annonces de mesures protectionnistes, pour défendre entreprises et travailleurs américains, quitte à mettre des coups de canif dans le libre-échange avec ses principaux partenaires commerciaux.

Après avoir imposé le 8 mars des droits de douane de 25% sur les importations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium, l'administration Trump a dressé une liste provisoire de produits chinois représentant 50 milliards d'importations susceptibles d'être soumis à leur tour à de nouvelles taxes américaines pour compenser des pratiques commerciales jugées "déloyales".

A Washington qui l'accuse d'imposer un "transfert forcé de technologies américaines" et de "vol de propriété intellectuelle", le géant asiatique a répliqué avec des représailles dans des proportions identiques visant les produits américains, ce qui a poussé Donald Trump à surenchérir en menaçant de viser pour 150 milliards de dollars d'importations chinoises.

Le président américain menace par ailleurs toujours de sortir de l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna), qui lie les Etats-Unis au Canada et au Mexique depuis 1994, si celui-ci n'était pas renégocié de manière satisfaisante.

"Les investissements et le commerce sont deux moteurs cruciaux qui sont enfin en train de se redresser", a rappelé Christine Lagarde.

Et une guerre commerciale ne serait pas "seulement dommageable pour deux pays", les Etats-Unis et la Chine, elle affecterait tous les pays parce que tout est "interconnecté", a-t-elle martelé, relevant des liens régionaux, interrégionaux, intercontinentaux.

La responsable de l'institution de Washington a également estimé qu'il revenait à chaque pays de prendre des mesures pour réduire les barrières douanières.

- Le commerce au menu de Macron et Trump -

Cette politique protectionniste risque de "miner la confiance" et de "faire dérailler prématurément la croissance mondiale", avait prévenu mardi le chef économiste du FMI, Maurice Obstfeld.

Le libre-échange a non seulement contribué à une solide expansion des économies avancées mais a aussi permis aux pays émergents et aux pays pauvres "de faire d'incroyables avancées en matière d'éradication de la pauvreté", avait-il également argué.

Jeudi, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a lui aussi estimé qu'une guerre commerciale est "une menace lourde" pour la croissance.

"La guerre commerciale, ça veut dire des tarifs douaniers qui augmentent, ça veut dire des prix plus chers pour produire, ça veut dire une croissance qui ralentit, ça veut dire moins d'emplois, ça c'est un risque majeur", a-t-il réagi sur RMC et BFMTV.

Le sujet sera abordé par les autorités françaises "la semaine prochaine" avec Washington, lors de la visite d'Etat d'Emmanuel Macron aux Etats-Unis, a-t-il également souligné.

Outre les conflits commerciaux, le FMI a dressé une myriade de risques potentiels allant du vieillissement de la population dans les pays développés à l'endettement mondial record (164.000 milliards de dollars en 2016 soit près de 225% du PIB mondial).

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SNCF: l'intersyndicale veut négocier avec Edouard Philippe

jeu, 04/19/2018 - 17:09

L'intersyndicale CGT-Unsa-SUD-CFDT de la SNCF a décidé jeudi de suspendre sa participation à la concertation avec la ministre des Transports Elisabeth Borne et veut négocier avec le Premier ministre Édouard Philippe sur la réforme ferroviaire, a annoncé à la presse Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.

Ces quatre syndicats représentatifs de la SNCF ont établi cette "position unitaire sur la négociation", lors d'une réunion à Paris, après "les annonces du Premier ministre ces derniers jours qui (les) ont tous surpris", a déclaré M. Brun. Il faisait référence à l'annonce par Matignon, lundi, du projet de filialisation du fret de la SNCF et à celle, mercredi, de la date de la fin du recrutement au statut de cheminot (au 1er janvier 2020).

"Cette posture intervient alors que l'essentiel de la concertation a été menée et qu'elle doit s'achever la semaine prochaine", a dit Mme Borne dans un e-mail à l'AFP, ajoutant qu'elle "regrette" cette décision. La réforme de la SNCF est "nécessaire" et sera "conduite jusqu'à son terme", a-t-elle assuré, en notant que la concertation avait "permis des ouvertures sur les modalités" lors d'un "dialogue d'une grande utilité".

Le trio CGT Cheminots, Unsa ferroviaire et CFDT Cheminots a confirmé la poursuite de la grève selon "le calendrier annoncé", par épisode de deux jours sur cinq, "jusqu'à fin juin". Ce mouvement est entré jeudi dans sa huitième journée. SUD-Rail appelle, lui, à une grève illimitée depuis le début du mouvement de protestation contre la réforme de la SNCF, dont la fin des embauches au statut de cheminot.

"Nous avons décidé collectivement d'adresser un courrier au ministère (des Transports, ndlr) pour lui dire que nous suspendons notre participation aux (réunions) bilatérales" prévues "cette semaine et la semaine prochaine", a précisé M. Brun.

Les quatre syndicats représentatifs vont également "adresser un courrier unitaire au Premier ministre pour lui demander de (les) recevoir et pour que ce soit lui qui organise, à partir de maintenant, la négociation puisque, semble-t-il, c'est lui qui prend toutes les décisions concernant l'évolution du dossier", a ajouté M. Brun.

"L'unité syndicale est totale sur l'interprétation de la situation, sur la colère par rapport aux annonces gouvernementales et sur l'appel aux cheminots à renforcer la mobilisation", a-t-il poursuivi.

- "Déficit de confiance" -

Le ministère des Transports "n'est pas le lieu où sont prises les décisions aujourd'hui", a déclaré Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots. "Quand on est en négociation la veille au ministère des Transports, on ne nous dit pas que la décision est prise sur la date de suppression du statut" de cheminot et "le lendemain, on (l')apprend par la presse", après une annonce de Matignon, donc "manifestement, c'est au minimum Matignon" qui prend les décisions, a-t-il ajouté.

"On a besoin d'une méthode et d'un engagement ferme de négociation (...) dans la durée", a souligné M. Aubert, qui a appelé au "renforcement de la mobilisation". "L'accélération de l'annonce démontre peut-être une certaine fébrilité aussi de la part du gouvernement, qui souhaiterait en finir rapidement avec ce sujet et les périodes de mobilisation", a-t-il dit.

Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, a relevé le "déficit de confiance" des syndicats à l'égard du ministère des Transports. "On a demandé des négociations, on se retrouve à des réunions d'échanges et in fine", la presse publie "des dates sans même qu'on nous en parle", a-t-il dénoncé.

"J'ai exprimé très violemment mon agacement hier (mercredi) soir, autant du côté du ministère que du côté de la direction de l'entreprise" car il n'est "pas normal qu'on soit informé (...) via les médias", a critiqué M. Dillenseger.

Bruno Poncet, secrétaire fédéral de SUD-Rail, a dénoncé une concertation "inutile", n'offrant "pas de réponses", avec une ministre "quasiment jamais là", ainsi qu'une réforme "pas préparée, injuste, qui va apporter plus de problèmes que de solutions". "Il faut une réforme, mais pas celle-là", a-t-il affirmé.

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Top 14: Djibril Camara prolonge à son tour au Stade Français

jeu, 04/19/2018 - 17:09

L'arrière ou ailier du Stade Français Djibril Camara a prolongé jusqu'en 2022 son contrat avec son club formateur, a annoncé jeudi le club parisien, imitant de nombreux autres cadres de l'effectif, français pour la plupart.

Arrivé au club en 2007, l'international français (4 sélections), qui fêtera ses 29 ans en juin, s'est engagé pour quatre saisons supplémentaires.

Le Parisien, vainqueur du Top 14 en 2015 et du Challenge européen 2017, a insisté sur son attachement au club et à sa ville. "J'ai toujours vécu ici avec ma famille, j'ai grandi avec le Stade Français Paris, le club est devenu ma deuxième famille. C'est important pour moi de rester fidèle et de pouvoir terminer ma carrière ici", a-t-il déclaré sur le site du club.

L'entraîneur des arrières Julien Dupuy, qui a joué avec Camara avant de prendre sa retraite de joueur en 2017, a souligné le caractère entier de son "ami", habitué des coups de sang sur et en hors du terrain.

"Je ne dirais pas que c'est toujours un bonheur de l'entraîner mais en tout cas c'est un joueur et un homme sur qui on peut compter dans les matches importants", a déclaré Dupuy.

Camara rejoint de nombreux cadres de l'équipe dont la prolongation a été officialisée ces derniers mois.

A l'exception du troisième ligne sud-africain Willem Alberts (jusqu'en 2019) et du pilier droit samoan Paul Alo-Emile (2021), il ne s'agit que de Français, pour la plupart internationaux: les deuxième ligne Paul Gabrillagues (2020) et Alexandre Flanquart (2021), le troisième ligne aile Sekou Macalou (2022), le demi de mêlée Arthur Coville (2021), l'ouvreur Jules Plisson (2021), le centre Jonathan Danty (2021) ou encore le talonneur Laurent Sempéré (2019).

Cet empressement à prolonger les cadres français s'explique par les contraintes croissantes pour favoriser les joueurs issus des filières de formation (Jiff) et le départ du club la saison passée d'une bonne partie des champions de France 2015 (Rabah Slimani, Geoffrey Doumayrou, Hugo Bonneval, Raphaël Lakafia, Jérémy Sinzelle).

L'homme d'affaires suisse d'origine allemande Hans-Peter Wild, qui a racheté le Stade Français à l'homme d'affaires français Thomas Savare en juin 2017, n'avait pu que constater le départ de ces joueurs sans avoir le temps de recruter des remplaçants de même niveau pour la saison suivante.

Le club parisien, 12e du Top 14, jouera son maintien samedi 28 avril face à Brive, 14e et dernier.

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Cantines publiques: au moins 50% de produits bio ou écologiques en 2022

jeu, 04/19/2018 - 17:00

Les repas dans la restauration collective publique devront comprendre, au plus tard en 2022, au moins 50% de produits issus de l'agriculture biologique ou tenant compte de la préservation de l'environnement, ont voté jeudi les députés en commission.

La commission des Affaires économiques de l'Assemblée, qui examine depuis mardi le projet de loi agriculture et alimentation, a adopté des amendements de l'ancienne ministre de l?Écologie Delphine Batho (PS) pour notamment inscrire ces 50% dans le texte.

"Le président de la République avait pris l'engagement devant les citoyens durant sa campagne électorale de +50% de produits bio, écologiques, ou issus de circuits courts+ dans les cantines scolaires et les restaurants d?entreprise", a justifié la députée des Deux-Sèvres. Selon elle, "il n?est pas acceptable que le projet de loi réduise cet engagement à une +part significative+" et renvoie à un décret.

Les repas servis dans les cantines devront comprendre au moins 50% de produits acquis selon des modalités prenant en compte le coût du cycle de vie du produit, de produits issus de l?agriculture biologique, de ceux bénéficiant de l?écolabel pêche, et encore ceux issus d?une exploitation ayant fait l?objet d?une certification environnementale. La part fixée pour le bio est d'au moins 20% de la valeur totale.

Le projet de loi prévoit aussi que les personnes publiques concernées devront développer l?acquisition de produits issus du commerce équitable.

Par un amendement du gouvernement, ces obligations ont été étendues aux établissements de restauration scolaire et universitaire, à ceux d?accueil des enfants de moins de six ans, et aux établissements de santé, sociaux et médico-sociaux, même privés.

"Un objectif ambitieux et accessible, et qui profitera à nos agriculteurs!", s'est félicité sur Twitter Matthieu Orphelin (LREM), un proche du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.

Également adopté, un amendement qu'il portait avec Laurence Maillart-Méhaignerie (LREM) prévoit que les organismes de restauration collective publique servant plus de 100 couverts par jour en moyenne sur l?année seront tenus de présenter un plan de diversification de protéines, incluant des alternatives à base de protéines végétales aux repas qu?ils proposent. Ce plan devra être pluriannuel, a fait préciser le gouvernement.

En outre, le dispositif "fait maison" a été étendu aux restaurants collectifs volontaires, via des amendements de plusieurs groupes. Depuis juillet 2014, la mention "fait maison", permettant d'identifier les plats élaborés en interne à partir de produits crus, s?impose à tous les établissements de restauration commerciale, traditionnelle, de chaîne et rapide.

Enfin, par un amendement du rapporteur Jean-Baptiste Moreau (LREM), les collectivités territoriales pourront à titre expérimental interdire les contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en matière plastique, dans les services de restauration collective dont elles ont la charge. Ces expérimentations permettront notamment d'évaluer l'impact de la mesure sur la santé.

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"La convergence des luttes, mot d'ordre" de la manifestation interprofessionnelle à Paris

jeu, 04/19/2018 - 16:56
"Le mot d'ordre de cette manifestation c'est la convergence des luttes", explique le journaliste de France 24 Sylvain Rousseau depuis le lieu de la manifestation interprofessionnelle à Paris, le 19 avril 2018.
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