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Mis à jour : il y a 14 min 14 sec

La France a proposé d'accueillir, sous conditions, des migrants de l'Aquarius

jeu, 06/14/2018 - 22:14
Le quai d'Orsay a annoncé jeudi que la France était prête à accueillir des migrants de l'Aquarius "qui répondraient aux critères du droit d'asile" après examen de leur situation en Espagne.
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Venezuela : Maduro nomme la cheffe de l'Assemblée constituante à la vice-présidence

jeu, 06/14/2018 - 22:11

Le chef de l'Etat vénézuélien Nicolas Maduro a nommé jeudi Delcy Rodriguez, qui dirige l'Assemblée constituante, au poste de vice-présidente, à l'occasion d'un remaniement gouvernemental.

Elle remplace Tareck El Aissami, qui prendra la tête du nouveau ministère de l'Industrie et de la Production nationale.

A 49 ans, Delcy Rodriguez est une proche de Nicolas Maduro, qui l'a décrite comme "une jeune femme courageuse, une fille de martyr et une révolutionnaire qui a prouvé sa valeur dans des milliers de combats".

Le président socialiste a expliqué ce remaniement gouvernemental par "la victoire épique du peuple le 20 mai", la date de l'élection présidentielle.

Ce scrutin, boycotté par l'opposition qui dénonçait une "supercherie", s'est soldé par la réélection de Nicolas Maduro. Au pouvoir depuis 2013, il a obtenu un second mandat jusqu'en 2025.

Le résultat a été rejeté par les Etats-Unis, l'Union européenne, le Canada et 13 pays d'Amérique latine, qui ont critiqué les "irrégularités" commises pendant le vote.

Delcy Rodriguez était à la tête de la toute puissante Assemblée constituante depuis sa création en juillet 2017. Un vote doit être organisé pour désigner son successeur.

Avocate de formation, Mme Rodriguez a progressivement grimpé tous les échelons au sein du gouvernement, étant successivement ministre de la Communication, puis ministre des Affaires étrangères.

Elle a également dirigé le mouvement "Somos Venezuela" ("Nous sommes le Venezuela") lancé en début d'année par Nicolas Maduro pour appuyer sa candidature à la présidentielle.

De son côté, Marleny Contreras - l'épouse du numéro deux du pouvoir vénézuélien Diosdado Cabello - a été nommée ministre des Travaux publics.

Touché par l'effondrement des cours du brut depuis 2014, le Venezuela, qui tire 96% de ses revenus du pétrole, souffre d'un manque de devises qui l'a plongé dans une crise aiguë.

En cinq ans, son PIB a fondu de 45% selon le Fonds monétaire international, qui anticipe une contraction de 15% en 2018 et une inflation de 13.800%. La production de pétrole est au plus bas depuis 30 ans.

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La croissance française ralentit mais reste "robuste", selon la Banque de France

jeu, 06/14/2018 - 22:00

Une dynamique "robuste" malgré des signes d'essoufflement: la Banque de France a abaissé légèrement jeudi sa prévision de croissance pour 2018 mais a maintenu sa trajectoire pour la suite, écartant à ce stade tout retournement de conjoncture dans l'Hexagone.

Dans ses prévisions macroéconomiques semestrielles, l'institution monétaire a dit s'attendre à une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,8% en France cette année, inférieure de 0,1 point à sa dernière prévision, publiée mi-mars.

En cause: le ralentissement économique très net constaté lors du premier trimestre (+0,2% de croissance, contre +0,7% fin 2017), mais aussi les mauvais résultats du printemps, tant sur le plan de la production industrielle que de la consommation en biens.

Pour la banque centrale française, ce coup de mou ne devrait toutefois être que "temporaire": la croissance est "robuste", écrit l'institution monétaire, qui a décidé de maintenir inchangées ses hypothèses de croissance pour 2019 et 2020, à 1,7% puis 1,6%.

L'économie française va croître "à une vitesse de croisière de l'ordre de 0,4% par trimestre", souligne le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, dans un entretien aux Echos.

"Nous n'allons pas retrouver le rythme exceptionnel de la fin 2017 mais le ralentissement du début 2018 n'apparaît donc pas comme un retournement de cycle", ajoute-t-il.

- baisse du chômage -

Selon la Banque de France, la consommation devrait certes marquer le pas en 2018, dans un contexte de remontée des prix du tabac et surtout de l'énergie, qui "limite les gains de pouvoir d'achat" des ménages.

Mais une amélioration devrait intervenir "au fil de l'année", en particulier au moment où les mesures fiscales favorables aux ménages deviendront effectives (baisse de la taxe d'habitation et suppression des cotisations salariales), en attendant un potentiel rebond en 2019.

L'investissement des entreprises, en berne depuis le début de l'année, après la forte progression enregistrée en 2017, devrait de son côté revenir "progressivement vers un rythme de croissance plus conforme à ses déterminants", de l'ordre de 3,6% cette année.

Quant aux exportations, elles devraient rester "dynamiques", dans le sillage d'une demande mondiale soutenue -- même si cette dernière devrait ralentir "assez nettement en 2019 et 2020", pénalisée par un prix du pétrole "durablement élevé".

Dans ce contexte, le chômage devrait poursuivre sa baisse, avec près de 200.000 créations nettes d'emploi en 2018 puis 180.000 en 2019: le taux de chômage passerait ainsi de 9,2% actuellement à 8,2% fin 2020, soit son plus bas niveau depuis fin 2008.

Côté finances publiques, l'amélioration devrait être en revanche plus faible que prévu. Selon les projections de la Banque de France, le déficit atteindra 2,5% cette année au lieu des 2,3% prévus par le gouvernement, l'inflation étant pour sa part attendue à 2%.

- "des incertitudes" -

Ces prévisions pourraient-elles être remises en cause en cas de dégradation de la situation politique internationale? Dans ses prévisions, la Banque de France reconnaît l'existence de plusieurs "aléas", liés notamment à la politique commerciale du président américain Donald Trump.

Mais ces risques, susceptibles d'"affecter la demande adressée à l'Europe et la France en particulier", pourraient être "en partie contrebalancés" par des politiques expansionnistes dans les pays de la zone euro "ayant des excédents budgétaires, comme l'Allemagne", écrit la banque centrale.

"Il y a des incertitudes, personne ne peut le nier", a reconnu jeudi le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin lors de l'émission "Questions d'info" (AFP-LCP-Le Point), évoquant "le Brexit", "l'Italie", "la politique fiscale de M. Trump" et le "baril de pétrole".

"En même temps ce que nous faisons, et la façon dont le président de la République essaie de pacifier les relations internationales, devrait nous amener au taux de croissance qu'on a prévu dans le projet de loi de finances", a-t-il estimé.

Le gouvernement, qui espère un rebond de l'activité au second semestre, table pour l'heure sur une croissance de 2%, en raison des bons résultats de 2017 (+2,2%), qui se répercuteront mécaniquement sur 2018. Un chiffre sur lequel Gérald Darmanin s'est dit jeudi "raisonnablement optimiste".

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Foot: Antoine Griezmann annonce rester à l'Atletico Madrid

jeu, 06/14/2018 - 21:59

L'attaquant international français Antoine Griezmann, convoité par le FC Barcelone, a décidé de rester à l'Atletico Madrid, a-t-il officialisé jeudi dans une vidéo à la mise en scène digne de la télé-réalité.

"J'ai décidé de rester", a déclaré Griezmann qui avait ménagé le suspense depuis des semaines et réservé l'exclusivité de son annonce à une chaîne payante espagnole.

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Le vin de Sauternes dépoussière son image

jeu, 06/14/2018 - 21:48

Un vin sucré et liquoreux que déguste le troisième âge avec du foie gras à Noël: c'est cette image surannée que le Sauternes veut casser en séduisant une clientèle plus jeune grâce à l'oenotourisme.

Dégustation perchée dans un arbre, expositions dans les chais, restauration de luxe, export, excursions, ventes internet... ce vignoble du sud de Bordeaux veut retrouver son aura d'antan quand, lors du prestigieux classement des grands crus de 1855, les prix des 27 châteaux de Sauternes et Barsac dépassaient ceux des rouges de Bordeaux.

Petite appellation (1,7% des surfaces de Bordeaux), faible rendement (0,7% de la production bordelaise) en raison du travail d'orfèvre pour sélectionner manuellement des raisins atteints par la pourriture noble, prix tirés vers le bas par la grande distribution, manque de visibilité dans les magasins... Le Sauternes a connu une "désaffection" de 2008 à 2015, résume le président de l?appellation, Xavier Planty.

"Le Sauternes est marginal pour les négociants bordelais qui vendent de gros volumes et ne proposent donc pas nos vins", explique-t-il.

Mais dans cette appellation marquée par un manque d'unité entre vignerons, la jeune génération et les nouveaux investisseurs, souvent de grands groupes français, entendent désormais redorer le blason de ce "produit de luxe".

"Le Sauternes ne peut être copié. On a oublié qu'on était assis sur une mine d'or", rappelle le propriétaire depuis 2015 de Rayne Vigneau, Derek Smith, également PDG de Trésor du patrimoine, un site spécialiste de la vente en ligne qui lui permet de s'appuyer sur une base de six millions de clients pour vendre son vin.

Dans son château à Bommes, un des cinq villages de l'appellation Sauternes-Barsac, les jeunes sont particulièrement ciblés avec des dégustations perchées dans un cèdre centenaire et un "escape game", jeu d'énigmes basées sur l'histoire de la propriété.

"Le territoire se réveille. Quand vous êtes à Sauternes, il faut être excessivement dynamique pour avancer, à la différence de Margaux ou Saint-Emilion qui fonctionnent tellement bien", souligne Vincent Labergère, directeur du château.

Les efforts pour développer cette appellation à 35 minutes de Bordeaux semblent porter leurs fruits: Rayne Vigneau a doublé tous les ans le nombre de ses visiteurs, qui atteignait l'année dernière 7.000 personnes et représente désormais 8% des ventes.

- Canoë et blanc sec -

Cette dynamique s'accélère cette année avec l'ouverture d'un restaurant en février au château Guiraud, d'un hôtel-restaurant de luxe le 23 juin au château Lafaurie-Peyraguey qui proposera des plats à base de Sauternes... Même l'emblématique château d'Yquem suit le mouvement: son propriétaire, le groupe LVMH, vient d'y ouvrir une boutique.

Quant aux domaines plus modestes, ils tirent aussi leur épingle du jeu. Le château Gravas à Barsac, où des oeuvres d'arts décorent les chais, réalise 30% de son chiffre d'affaires avec les touristes.

"On avait un peu peur mais finalement, les grands crus attirent une autre clientèle et ça permet d'avoir des répercussions sur tout le territoire", apprécie Alexis Charrier du Domaine de Carbonnieu. Il propose des descentes en canoë sur le Ciron, cet affluent de la Garonne qui crée une brume matinale favorisant l'apparition sur les grappes d'un champignon donnant au Sauternes son goût inimitable.

Pour développer les ventes, des viticulteurs s'adaptent aussi au goût d'aujourd'hui, peu friand de vins trop sucrés. Ils commercialisent des demi- bouteilles, du vin moins sucré et concentré, davantage prisé en apéritif, et du blanc sec.

"Après avoir goûté le blanc, plus facile d'accès, les consommateurs se dirigent vers le moelleux", explique M. Planty.

Enfin, seize vignerons ont réussi à se mettre d'accord pour créer une cave coopérative, afin de valoriser leur production avec des volumes importants et une qualité constante.

L'année prochaine, ils comptent partir à la conquête de nouveaux marchés comme la Chine, 3e pays importateur de Sauternes après les Etats-Unis et le Royaume-Uni, en fusionnant avec la plus importante cave de Gironde qui, elle, ne produit pas de Sauternes.

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Le Nicaragua paralysé par une grève générale pour faire plier Ortega

jeu, 06/14/2018 - 21:20

Rues désertées, rideaux baissés: le Nicaragua était paralysé jeudi par une grève générale, décrétée par l'opposition pour protester contre la violente répression des manifestations hostiles au président Daniel Ortega, qui ont fait près de 160 morts en moins de deux mois.

A Managua, seuls quelques rares bus aux trois quarts vides circulaient, dans des artères quadrillées par les forces de sécurité. Le Mercado oriental, l'un des marchés les plus fourmillants de la capitale nicaraguayenne, avait des airs de quartier fantôme.

"Aujourd'hui, personne ne travaille", a assuré Carlos Sánchez, vendeur de chewing gums ambulant de 58 ans, qui espère que la grève permettra de faire pression sur le gouvernement pour trouver une issue à la crise.

"Tout est à l'arrêt, (on voit que) la population soutient la grève", a renchéri Pablo Ramírez, un chauffeur de taxi contraint à l'inactivité faute de clients.

Ce débrayage national de 24 heures, lancé par l'Alliance citoyenne pour la justice et la démocratie - un regroupement d'étudiants, de chefs d'entreprise et de représentants de la société civile - n'a néanmoins pas mis fin aux affrontements.

Pendant la nuit, des incidents violents ont éclaté dans plusieurs bastions de l'opposition, notamment à Masatepe, au sud de Managua, où quatre personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées, a rapporté à l'AFP Alvaro Leiva, directeur de l'Association des droits de l'Homme (ANPDH).

Dans la ville toute proche de Masaya, à la pointe de la contestation anti-Ortega ces derniers jours, des paramilitaires en armes ont ouvert le feu sur les barricades dressées par les manifestants pour les contraindre à partir, a-t-il ajouté.

- "Ca suffit!" -

Les manifestations lancées le 18 avril contre le gouvernement sandiniste n'ont cessé de prendre de l'ampleur, malgré une féroce répression qui a fait 157 morts et plus de 1.300 blessés, selon le dernier bilan du Centre nicaraguayen des droits de l'homme (Cenidh).

Tout en soutenant la grève, "expression de protestation pacifique", l'influente Eglise catholique, qui s'est posée en médiatrice du conflit, a pressé le gouvernement et l'opposition de renouer le dialogue.

Les évêques ont convoqué les deux camps à une réunion de concertation vendredi, où ils présenteront la réponse apportée par l'ancien guérillero de 72 ans, à leur proposition de réformes de la vie politique.

Après un premier passage de 1979 à 1990, Daniel Ortega est à la tête du pays depuis 2007 et son troisième mandat lui permet de se maintenir au pouvoir encore trois ans.

Trop longtemps de l'avis des manifestants, qui réclament son départ, l'organisation anticipée de l'élection présidentielle prévue fin 2021 et des réformes constitutionnelles.

"Ca suffit. Nous voulons tous la paix, nous voulons dépasser ces circonstances dures, douloureuses, tragiques. Nous voulons trouver les possibilités de tracer un chemin vers l'avant à la table de négociations", a déclaré mercredi soir sur les médias officiels l'épouse de Daniel Ortega, Rosario Murillo, vice-présidente du pays et autre bête noire des manifestants.

- "Guerre civile larvée" -

Traversé par une profonde crise économique et sociale, le pays a connu un regain de violences depuis lundi après que les forces de sécurité ont tenté de démanteler de force les barricades dressées sur plusieurs routes du pays.

Armés de frondes et de mortiers artisanaux face aux fusils des policiers anti-émeutes, les manifestants ont bloqué en plusieurs points les axes routiers, paralysant des milliers de camions et désorganisant l'approvisionnement du pays.

Ces blocages ont miné la fragile économie nationale, avec un coût qui pourrait atteindre plus de 900 millions de dollars si le conflit se prolongeait, selon la Fondation nicaraguayenne pour le développement social et économique (FUNIDES).

Après l'avoir longtemps soutenu, les milieux d'affaires ont coupé les ponts avec le président Ortega, lui reprochant sa violente répression des manifestations.

Face à la force déployée par les policiers anti-émeute et des milices paramilitaires pro-Ortega, certains manifestants commencent à envisager de prendre les armes, alors que le mouvement se voulait jusqu'ici pacifique.

"Pour moi, ce qui se passe est une guerre civile larvée", a déclaré un responsable étudiant surnommé "El Gato" (Le Chat), retranché depuis plus d'un mois avec des centaines d'autres, dans l'Université de Managua transformée en bunker.

"La plupart d'entre nous ne veulent pas l'envisager, mais personnellement je pense que le moment va arriver où nous allons devoir nous armer pour être à égalité avec eux" (les forces de sécurité), ajoute-t-il.

Avant de lancer: "Je crois que ce combat est juste".

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Feu vert de l'Europe pour achever le développement d'Ariane 6

jeu, 06/14/2018 - 21:13

Le Conseil de l'Agence spatiale européenne (ESA) a décidé jeudi "l'achèvement du développement" du lanceur Ariane 6 et le démarrage de la phase de transition entre l'actuelle Ariane 5 et le futur lanceur dont le vol inaugural est prévu en 2020.

"C'est une très bonne étape qui a été franchie", a déclaré à l'AFP Alain Charmeau, le patron d'ArianeGroup. Cette réunion des représentants des Etats membres de l'ESA à Paris "a permis de régler certains problèmes épineux", notamment autour de la répartition de la fabrication industrielle entre les différents pays, a-t-il dit.

Le démarrage de la phase de transition entre les deux lanceurs est également salué par l'industrie. "Maintenant on a la certitude qu'on va pouvoir organiser correctement la réduction de la fabrication des Ariane 5 et la montée en puissance des Ariane 6" en 2021 et 2022, note Alain Charmeau.

En décembre 2014, l'Europe spatiale a décidé de se doter d'un nouveau lanceur, Ariane 6, beaucoup moins coûteux que l'actuelle Ariane 5, pour faire face à la concurrence internationale dans le domaine des lanceurs, notamment celle de l'américain SpaceX. La fusée existera en deux versions (A64 équipée de 4 boosters, A62 avec deux boosters).

Mais ArianeGroup, coentreprise issue de la fusion des activités lanceurs d'Airbus et Safran, reconnaît n'être que partiellement satisfaite de l'issue du Conseil de l'ESA. "Il reste encore à confirmer des engagements de commandes de lanceurs de la part des différentes entités étatiques", partenaires du programme européen, souligne Alain Charmeau.

Le patron d'ArianeGroup avait averti en avril qu'il avait besoin d'avoir ces engagements contractuels "fin juin" afin de pouvoir lancer la production des premiers lots de la future Ariane 6.

"La bonne volonté d'utiliser Ariane 6 est encore confirmée par les décisions d'aujourd'hui. Mais maintenant il faut traduire la bonne volonté en actes" et passer commande, poursuit-il.

"Les usines sont là, les équipes sont là, les premiers prototypes sont en cours de fabrication. Il faut qu'on enchaîne", a-t-il souligné. "C'est pour cela que je mets +la pression+, avec tout le respect dû à mes clients" (ESA, Commission européenne, Etats).

"Fondamentalement, je ne suis pas inquiet sur le fait qu'on y arrivera", précise-t-il.

Il est prévu de produire 14 Ariane 6 entre 2020 et 2022, dont la moitié pour le marché institutionnel et l'autre moitié pour le marché commercial.

"Nous avons déjà identifié 7 missions institutionnelles dont 2 ont déjà été contractualisées" (commande de deux lanceurs par la Commission européenne pour Galileo), a précisé à l'AFP Stéphane Israël, le pdg d'Arianespace, société de services de lancement et filiale d'ArianeGroup.

"Nous attendons donc" que les clients institutionnels (ESA, Commission européenne, Etats) "passent 5 commandes supplémentaires".

"En parallèle, les équipes d'Arianespace sont à pied d'oeuvre auprès des clients commerciaux pour vendre les premières Ariane commerciales. Il y a beaucoup de choses qui mijotent", indique Stéphane Israël.

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Mondial-2018: après le psychodrame en Russie, Lopetegui se défend

jeu, 06/14/2018 - 21:09

L'ex-sélectionneur de la "Roja", Julen Lopetegui, limogé mercredi dans un psychodrame qui a secoué l'Espagne juste avant le Mondial, s'est défendu jeudi et affirmé que son éviction avait été l'un des jours les "plus tristes" de sa vie.

Arrivé tout sourire avec sa femme et ses trois enfants pour être présenté au stade Santiago-Bernabeu comme nouvel entraîneur du Real, Lopetegui a eu des sanglots dans la voix au moment d'évoquer le tremblement de terre qui s'est joué mercredi à Krasnodar, camp de base de la sélection espagnole au Mondial russe.

"Hier a été le jour le plus triste de ma vie depuis la mort de ma mère. Mais aujourd'hui est le jour le plus heureux", a déclaré l'ex-sélectionneur de la "Roja", arrivé au petit matin à l'aéroport de Madrid en provenance de Russie.

L'annonce de la nomination mardi de Lopetegui à la tête du club merengue, pour succéder à Zinédine Zidane, a déclenché un véritable psychodrame à la veille du début du Mondial que la "Roja" abordait comme l'une des favorites.

Ulcéré d'avoir appris son départ, initialement prévu après le Mondial, "cinq minutes" avant la publication du communiqué du Real, le président de la fédération espagnole, Luis Rubiales, a démis mercredi de ses fonctions Lopetegui, trois semaines après l'avoir prolongé jusqu'en 2020.

Accusé de manque de loyauté à l'égard de la sélection, Lopetegui s'est défendu jeudi.

"Nous sommes convaincus que nous avons agi d'une manière absolument honnête et absolument claire", a-t-il dit. "J'aurais aimé que Rubiales ait fait les choses d'une autre manière", a-t-il ajouté.

Le président du Real, Florentino Perez, a eu des mots très durs à l'égard de la fédération espagnole. Elle a eu, selon lui, une "réponse disproportionnée, injuste et sans précédent dans le monde du football" en limogeant Lopetegui.

Perez a également dénoncé une "absurde réaction d'orgueil mal placée" et assuré que la publication mardi du communiqué du Real était un "acte de transparence" destiné à "éviter les fuites" qui auraient pu porter atteinte à la Roja.

Après l'éviction de Lopetegui, la place de sélectionneur a échu en urgence à Fernando Hierro, ancien défenseur du... Real Madrid où il a joué plus de 600 matches. Son expérience d'entraîneur principal se limite à une saison sur le banc d'Oviedo, en deuxième division espagnole.

La Roja entamera son Mondial russe par un gros morceau, vendredi soir (21h00 locales/18h00 GMT): le Portugal de Cristiano Ronaldo, champion d'Europe en titre. Jeudi, elle était encore sous le choc de l'éviction de son sélectionneur.

- 'L'Espagne est groggy' -

"On ne peut pas commencer un Mondial d'une pire façon", écrit Marca, en parlant de la "crise de Krasnodar" qui plonge le football espagnol dans la tourmente, comme l'avait fait la grève des Bleus à Knysna en 2010 pour le football français.

"Vaudeville au Mondial", titre pour sa part El Mundo en évoquant "la journée la plus noire de l'histoire de la sélection espagnole".

"L'Espagne est groggy", renchérit le prestigieux El Pais, pour qui le psychodrame joué à Krasnodar est la "plus grande absurdité de l'histoire du football espagnol".

L'effet domino de la démission de Zidane -tout juste entré dans l'histoire comme le premier entraîneur à gagner trois Ligues des Champions consécutives- aura donc eu un effet dévastateur pour le football espagnol, en entraînant le recrutement de Lopetegui par le club merengue.

Il a aussi plongé la "Roja" dans le doute, alors qu'elle était invaincue en 20 rencontres et qu'elle progressait, forte de son jeu léché et de ses stars planétaires, les Iniesta, Isco, Ramos ou Piqué.

Il faudra voir désormais si l'Espagne parvient à conserver le cap sans Lopetegui.

"Nous continuons à rêver. Le rêve des joueurs et de 46,5 millions d'Espagnols est intact", veut croire Marca, en affichant en Une la deuxième étoile que la "Roja" espère accrocher à son maillot.

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Mondial-2018: Cheryshev "n'aurait jamais pu rêver quelque chose comme ça"

jeu, 06/14/2018 - 21:06

"Je n'aurais jamais pu rêver quelque chose comme ça", s'est réjoui Denis Cheryshev, le héros du carton de la Russie contre l'Arabie saoudite (5-0), jeudi en ouverture du Mondial-2018 au stade Loujniki de Moscou.

Des débuts sur le banc, une entrée en jeu, et deux buts magnifiques: "Je n'aurais jamais pu rêver quelque chose comme ça. Je me suis senti déjà heureux quand j'ai su que je serai dans les 23 mais je n'aurais jamais pu rêver quelque chose comme ça", a déclaré Cheryshev.

"Je n'ai pas de mots. Je suis heureux qu'on ait gagné, je suis heureux pour l'équipe et ma famille. Ils m'ont supporté pendant ma blessure et ils le méritent. Il ne faut pas s'arrêter là. A n'importe quel moment, si tu te reposes sur tes lauriers, tu peux être sorti", a-t-il ajouté, conscient que le plus dur est encore à venir avec l'Egypte et l'Uruguay, les deux favoris du groupe A.

Alors que la sortie sur blessure d'Alan Dzagoev au profit de Cheryshev (23e) laissait croire à un premier coup dur pour la Russie, l'entrée en jeu de l'ancien ailier du Real Madrid s'est transformée en coaching-gagnant.

Bien décalé par Zobnin, Cheryshev est parvenu d'un magnifique petit piqué à mettre dans le vent les deux défenseurs avant de fusiller le gardien saoudien (43e). "C'est arrivé très vite. La passe était un peu trop courte et j'ai dû jouer comme je l'ai fait. Le défenseur a taclé et j'ai juste pensé à tirer", a-t-il sobrement commenté.

En fin de match, il s'est offert le doublé d'un incroyable extérieur du pied gagnant (90+1).

Au vu de sa prestation, était-il déçu de ne pas avoir été dans le onze titulaire aujourd'hui? "Je respecte toujours la décision de l'entraîneur. Je n'ai pas le droit d'être énervé. Je peux seulement dire que j'étais très heureux d'être dans les 23 et je veux continuer", a répondu l'habituel remplaçant.

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Décès à 87 ans de D.J. Fontana, le batteur d'Elvis Presley

jeu, 06/14/2018 - 21:06

Le batteur D.J. Fontana, dernier membre encore vivant du groupe d'Elvis Presley, avec qui il a enregistré des centaines de morceaux, est mort à l'âge de 87 ans, a annoncé jeudi sa famille.

Son fils David Fontana a écrit sur Facebook que D.J. Fontana, qui a rejoint le Rock and Roll Hall of Fame, le panthéon du rock, en 2004, était décédé paisiblement dans son sommeil mercredi soir.

Dominic Joseph Fontana est l'un des premiers à avoir ajouté la batterie à un genre musical qui allait donner le rock'n roll, à une époque où les chanteurs se passaient souvent de ces percussions.

Fontana, originaire de Louisiane, dans le sud du pays, a fait la rencontre en 1954 du guitariste d'Elvis, Scotty Moore, qui lui a proposé de rejoindre leur groupe.

"Ça a marché, mais je m'étais dit qu'ils avaient un son si unique que ce n'était pas la peine de le couvrir avec de la batterie et du bruit", avait-il expliqué au Washington Post en 1986.

"Donc je me suis mis en retrait, et c'est comme ça que j'ai eu le boulot".

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Mondial-2018: la Cérémonie d'ouverture, un doigt d'honneur face à la caméra

jeu, 06/14/2018 - 21:01

Courte et sans chichis, la cérémonie d'ouverture du Mondial-2018 a surtout été marquée par le doigt d'honneur de la pop star Robbie Williams, capté par les caméras du monde entier, jeudi à Moscou.

En concoctant une cérémonie minimaliste, les organisateurs pensaient au moins éviter quelques fautes de goût ou toute forme de scandale. C'était sans compter sur le sens de la provocation de Robbie Williams.

L'ancien chanteur de Take That a enflammé le stade Loujniki garni de 80.000 spectateurs et assuré le spectacle devant les objectifs du monde entier, mais aussi adressé un très identifiable doigt d'honneur en direction une caméra.

Le tout en gros plan et avec la grimace assortie, juste après avoir prononcé "I did this for free" (Je l'ai fait gratuitement), changeant les paroles de son tube "Rock DJ".

L'image, immortalisée par de nombreux internautes, a fait le tour des réseaux sociaux, suscitant souvent le rire, parfois l'indignation dans un contexte politique tendu entre le Royaume-Uni et la Russie, particulièrement depuis l'affaire de l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergeï Skripal.

Robbie Williams, qui s'était réjoui de la réalisation d'un "rêve d'enfant" après avoir annoncé qu'il se produirait à Moscou, avait été critiqué au Royaume-Uni après ce choix.

- Interdit de 'Party like a Russian'-

Provocation ou geste politique? Le chanteur a peut-être peu apprécié de n'avoir pas été autorisé à chanter "Party Like a Russian", sorti en 2016 et diversement apprécié en Russie puisqu'il s'amusait à reprendre de nombreux clichés sur le pays et ses oligarques.

A la place, Robbie Williams a chanté un "medley" de ses principaux tubes accompagné de la soprane russe Aïda Garifoullina, présentée comme "l'une des jeunes voix les plus acclamées de Russie" par les organisateurs.

Au total, Robbie Williams et la centaine de figurants du spectacle d'ouverture n'auront passé qu'une grosse quinzaine de minutes sur la pelouse de Loujniki. C'est toujours plus que le double champion du monde brésilien Ronaldo, apparu un court instant avec Zabivalka, la mascotte du Mondial-2018.

Place ensuite à Vladimir Poutine, qui a officiellement ouvert le Mondial-2018. Le président russe, davantage connu pour être amateur de hockey sur glace que de football, est resté consensuel en saluant "l'amour du football qui nous uni en une seule équipe".

"Cette unité, qu'aucune langue, aucune idéologie ou distinction religieuse ne peut outrepasser, est à la source de la grande force du football", a poursuivi le président russe pour qui si "le football n'est a première vue pas le sport le plus important de notre pays, l'amour du football dans ce pays est réel".

"Je vous félicite pour le début du plus grand tournoi sportif du monde", a-t-il ensuite déclaré en guise de paroles d'ouverture.

La cérémonie avait été précédée par l'arrivée du trophée convoité par les 32 équipes en compétition jusqu'au 15 juillet.

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Alstom: GE renonce à ses engagements sur l'emploi en France

jeu, 06/14/2018 - 21:00

Le géant américain General Electric (GE), qui avait acquis la branche énergie d'Alstom en 2014, a renoncé à son engagement de créer un millier d'emplois d'ici à la fin de l'année en France, conduisant le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à affirmer jeudi qu'il devrait payer "des compensations".

Le PDG de GE, John Flannery, s'est rendu mardi à Bercy pour annoncer à M. Le Maire que son engagement était "hors d'atteinte". Il a assuré être "confronté à un environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l'énergie", selon le ministère.

M. Flannery a succédé l'an passé à Jeff Immelt, le PDG qui avait mené à bien l'acquisition de la branche énergie d'Alstom en 2014 pour 13,5 milliards de dollars. Il avait qualifié cette opération de "très décevante" en novembre.

Bruno Le Maire a "regretté" l'annonce de GE, qui selon Bercy n'avait créé que 323 emplois en France à la fin avril.

"Une entreprise n'abandonne pas ses engagements", a-t-il jugé dans la soirée, lors d'une visite au chantier naval de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

"Je suis en discussions avec General Electric, je leur ai déjà indiqué que GE devrait verser des compensations à hauteur des emplois qui n'ont pas été crées en France", a-t-il déclaré.

"Nous verrons quel sera le chiffre exact d'ici la fin de l'année et sur la base de ce chiffre General Electric versera des compensations", a précisé le ministre.

"General Electric devra verser ces compensations, General Electric devra rendre des comptes à l'Etat français sur son incapacité à atteindre l'objectif qui a été fixé", a-t-il insisté, précisant qu'il reverrait M. Flannery "en septembre ou en octobre".

- Amende ou pas ? -

M. Le Maire a demandé au PDG du groupe américain que des "perspectives claires soient données pour les années à venir à chacun des sites industriels de GE en France, qui permettent d'assurer la pérennité de l'activité et des emplois associés".

GE assure de son côté avoir tenu ses autres engagements: "La création de quatre sièges mondiaux en France, celle de trois co-entreprises avec Alstom, la non-fermeture de sites en France et la présence d'un Français au conseil d'administration du groupe", a indiqué à l'AFP une source proche de l'entreprise.

Les accords prévoyaient une pénalité de 50.000 euros par emploi net qui ne serait pas créé avant la fin 2018, soit une amende potentielle de près de 34 millions d'euros si la situation n'évolue pas d'ici à la fin 2018.

L'ancien ministre de l'Economie Arnaud Montebourg a appelé le gouvernement à appliquer ces amendes et l'a encouragé à renforcer son dispositif de protection des intérêts stratégiques en "fixant l'annulation de l'acquisition" comme condition si les engagements ne sont pas tenus, a-t-il expliqué à l'AFP.

A Belfort, ville où se trouve l'usine historique d'Alstom et une autre de GE qui compte 3.500 salariés, le conseil départemental a approuvé une motion demandant "solennellement au gouvernement et au président de la République, de prendre toutes les mesures nécessaires pour obtenir (de GE) le respect de l'engagement pris et de tout mettre en ?uvre pour garantir le maintien de l'emploi à Belfort".

Les syndicats ont également réagi à Belfort. "Le gouvernement est complètement asservi à ces grands groupes qui ne mettent plus de limites", a regretté Hélène Gonon, déléguée CFE-CGC chez GE.

"Le gouvernement plie à nouveau devant un grand groupe", a renchéri Francis Fontana, responsable syndical Sud.

Les sénateurs socialistes Jérôme Durain (Saône-et-Loire) et Martial Bourquin (Doubs) ont appelé le gouvernement à "exiger de GE un nouvel accord". "34 millions d'amende ce n'est peut-être pas +un pognon de dingue+ mais il en va de la crédibilité de l'Etat", ont-ils assuré.

Le député de l'Eure-et-Loir Guillaume Kasbarian (LREM) a pour sa part estimé que les politiques ne pouvaient "faire abstraction de la réalité économique" et assuré que l'offre de GE d'il y a quatre ans était la seule "à faire sens sur un plan industriel".

Les conditions de l'acquisition de la branche énergie d'Alstom par GE avaient provoqué un bras de fer entre le PDG français de l'époque, Patrick Kron, et M. Montebourg, qui défendait plutôt un rapprochement avec l'allemand Siemens.

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Le FMI aux Etats-Unis: gare à l'inflation surprise et au protectionnisme

jeu, 06/14/2018 - 20:59

La croissance de l'économie des Etats-Unis va s'accélérer, dopée par le stimulus budgétaire de l'administration Trump, mais gare au risque d'inflation "surprise" et à l'impact des mesures protectionnistes, a averti jeudi le FMI.

"En cas de guerre commerciale, nourrie par la hausse réciproque de droits de douane sur les importations, il n'y a pas de vainqueur. On voit généralement des perdants des deux côtés", a prévenu la patronne du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, en présentant l'examen annuel de la première économie mondiale par le FMI.

Le Fonds confirme une projection de croissance de 2,9% cette année et 2,7% en 2019, ce qui marquera "la plus longue période d'expansion" de l'histoire des Etats-Unis. Mais ses projections de croissance s'affaissent à 1,9% en 2020 et 1,7% en 2021.

Le FMI met en garde contre le risque "plus grand d'une inflation surprise" et les effets potentiellement néfastes des tarifs douaniers.

Du côté des bonnes nouvelles, la plupart des économies mondiales devraient profiter à court terme de l'effet d'entraînement de l'expansion américaine, signale le FMI qui relève notamment la spectaculaire performance du marché du travail.

L'économie des Etats-Unis semble "être au-delà du plein emploi" avec un taux de chômage (3,8%) qui approche "des niveaux jamais vus depuis la fin des années soixante", affirme le Fonds dans son rapport (Article IV).

Mais l'institution souligne que l'importante relance budgétaire, via les réductions d'impôts et les augmentations de dépenses, intervient en plein cycle de croissance et va en conséquence "augmenter les risques pour les Etats-Unis et l'économie mondiale".

Le Fonds s'alarme à nouveau du gonflement de la dette américaine qui va faire grimper le déficit à plus de 4,5% du Produit intérieur brut (PIB), le double de son niveau il y a trois ans.

Alors que l'administration Trump est partie en guerre contre le déficit commercial américain, le FMI reconnaît que "les effets secondaires du libre-échange préoccupent de plus en plus".

- Cycle de représailles -

Sans nommément qualifier les restrictions commerciales adoptées par le gouvernement américain - comme les tarifs douaniers - de mesures "protectionnistes", l'organisation internationale prévient qu'elles peuvent "avoir des conséquences négatives sur l'économie des Etats-Unis et de ses partenaires commerciaux".

Le FMI exhorte ces pays à "résoudre les désaccords commerciaux sans recourir aux droits de douane et à d'autres barrières". Washington a imposé, au nom de sa "sécurité nationale", des tarifs douaniers aux importations d'acier et d'aluminium, venant notamment de Chine, d'Europe et de ses proches partenaires commerciaux que sont le Canada et le Mexique.

Ce bras de fer risque de "créer un cycle de représailles", s'alarme le FMI, d'encourager "les pays à justifier les restrictions aux importations au nom de leur sécurité nationale", de perturber l'approvisionnement des multinationales américaines et d'affecter "les pays émergents les plus vulnérables".

- Hausse des taux plus rapide -

Sur le plan intérieur, les coupes d'impôts qui dopent une économie déjà au maximum de son potentiel, risquent d'engendrer "une inflation plus rapide que prévu".

"Cela pourrait forcer la Réserve fédérale à accélérer (son rythme de hausse des taux d'intérêt) et provoquer volatilité et turbulences" sur les marchés financiers, avertit le FMI.

La Banque centrale américaine (Fed) vient de relever ses taux d'intérêt pour la deuxième fois cette année et prévoit de le faire encore deux fois. Sa prévision d'inflation à 2,1% en 2018 pour l'indice PCE est bien inférieure à celle du FMI qui anticipe 2,8%.

Le FMI craint aussi que la politique économique actuelle des Etats-Unis n'ait "d'importantes répercussions sur les compagnies, les ménages et l'endettement des pays étrangers", particulièrement ceux qui sont lourdement endettés en dollars.

"Cela pourrait précipiter un retournement marqué des flux de capitaux", en renforçant le billet vert, s'inquiète l'institution internationale.

Washington a immédiatement réagi exprimant sa divergence de vue avec le FMI sur les perspectives à moyen terme de la première économie mondiale.

"Même si on apprécie le travail du FMI et si on partage les mêmes projections à court terme sur la croissance de l'économie, nous différons nettement sur leurs projections à moyen et long terme", écrit le Trésor américain dans un communiqué.

"Le département du Trésor est persuadé que nos politiques, y compris la réforme fiscale et la dérégulation qui visent à doper la productivité, engendreront davantage de croissance durable", ajoute l'administration Trump qui ambitionne une croissance durable supérieure à 3%.

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L'ex-chef du FBI s'est affranchi des règles sans être politiquement partial (rapport officiel)

jeu, 06/14/2018 - 20:55

L'ancien chef du FBI James Comey s'est affranchi des règles en supervisant l'enquête sur Hillary Clinton avant la présidentielle de 2016, mais a exclu de poursuivre la candidate démocrate de façon impartiale, conclut un rapport officiel publié jeudi.

"Nous n'avons trouvé aucune preuve montrant que les décisions des procureurs ont été influencées par des partis pris ou d'autres considérations", a écrit dans ce rapport l'inspecteur général Michael Horowitz, qui relève par ailleurs que M. Comey s'est montré "insubordonné".

Ce rapport, très attendu car présenté comme susceptible d'être une bombe politique, risque donc de ne pas avoir l'effet escompté par M. Trump, qui ne cesse d'affirmer que les démocrates se sont alliés avec des éléments du FBI pour aider Mme Clinton à remporter la Maison Blanche.

M. Comey, que M. Trump a limogé en mai 2017 et qui s'est montré depuis très critique du président, est épinglé dans ce rapport pour avoir pris des libertés avec les procédures en vigueur à la tête de la police fédérale américaine.

Deux agents du FBI travaillant sous ses ordres ont, selon l'inspecteur général du ministère de la Justice, montré une "volonté d'agir officiellement pour affecter" les chances de M. Trump d'être élu président.

Dans une conférence de presse surprise en juillet 2016, M. Comey avait recommandé de ne pas poursuivre Hillary Clinton sur ses emails envoyés avec un serveur privé, tout en notant que l'ex-secrétaire d'Etat avait fait preuve d'une "extrême négligence".

Puis, fin octobre, à dix jours du scrutin présidentiel, le patron du FBI avait relancé de façon retentissante l'affaire des emails en rouvrant l'enquête sur Mme Clinton.

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Contrefaçon de vin: prison ferme requise contre l'ex-footballeur Christophe Robert

jeu, 06/14/2018 - 20:54

Dix-huit mois de prison, dont "une partie" avec sursis, ont été requis jeudi contre l'ancien footballeur professionnel Christophe Robert, l'un des protagonistes en 1993 de l'affaire VA-OM, jugé à Bordeaux dans une affaire de contrefaçon de grands crus classés.

Christophe Robert, 54 ans, comparaissait pour vente et tentative de vente de denrée falsifiée ou corrompue, et détention de marchandise présentée sous une marque contrefaisante, pour un montant d'environ 100.000 euros.

Son co-prévenu, un forain de 46 ans originaire de l'Hérault qui lui avait vendu les bouteilles incriminées, était jugé pour complicité.

Le tribunal correctionnel a entendu comment M. Robert, gérant de société dans le négoce de vin depuis peu, avait acquis, puis revendu ou tenté de revendre à des négociants, entre juin 2017 et mars 2018, trois lots de magnums grand cru, notamment des Gruaud Larose, Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Beychevelle, qui pour certains ont fini chez des acheteurs aux Etats-Unis ou en Finlande.

Avait-il connaissance du caractère frauduleux des bouteilles ? Il a admis pendant l'enquête avoir eu "un doute sur l'authenticité de ces vins" dont les caisses n'étaient pas d'origine. Mais il a aussi plaidé l'inexpérience et expliqué avoir poursuivi la commercialisation car des négociants professionnels eux-mêmes n'ont, selon lui, rien relevé. "Je ne suis pas négociant, j'essaie de faire des affaires..."

"Bien sûr qu'il avait connaissance de la contrefaçon" des vins, a opposé Nathalie Quéran pour l'accusation, relevant "une contrefaçon grossière" avec des caisses, des capsules, des bouchons qui ne correspondent pas... Et surtout des magnums vendus à 70 euros, trois fois moins que le marché. Elle a demandé pour les deux prévenus 18 mois de prison, dont une partie avec sursis et mise à l'épreuve, et interdiction d'exercer une activité en lien avec les faits poursuivis.

Du passé de M. Robert, il a aussi été question. Son avocat, Christophe Dejean, a décrit un homme passé dans sa jeunesse par "l'enfer juridico-médiatique" de l'affaire VA-OM, dont "il fait encore des cauchemars 25 ans après". Et qui serait "du bon gibier pour psy s'il s'exposait à revenir devant une juridication correctionnelle".

M. Robert, ancien footballeur de Nantes, Monaco, Valenciennes notamment, avait été condamné en 1995 à six mois de prison avec sursis et 763 euros d'amende, dans l'affaire du match Valenciennes-Marseille (0-1). Plusieurs joueurs valenciennois ayant été achetés par l'OM à six jours d'OM-Milan en finale de Ligue des Champions.

De l'origine du vin frauduleux, on ne saura pas plus. Acquis il y a des années par le beau-père du co-prévenu, qui se serait alors fait piéger ? "La vérité est dans le vin, qu'elle y reste !", a lancé Me Dejean, citant l'humoriste Pierre Dac.

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Migrants: malgré les tensions, Conte au rendez-vous de Macron à Paris

jeu, 06/14/2018 - 20:52

Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a maintenu jeudi son rendez-vous vendredi à Paris avec Emmanuel Macron malgré les fortes tensions diplomatiques entre les deux pays sur la question des migrants, qui met au défi l'unité de l'Europe.

L'exécutif italien avait menacé d'annuler ce rendez-vous, faute d'excuses officielles d'Emmanuel Macron.

Celui-ci avait dénoncé mardi "la part de cynisme et d'irresponsabilité du gouvernement italien" dans la gestion de l'Aquarius, le navire humanitaire que Rome a refusé de laisser accoster. A bord, une majorité de migrants originaires d'Afrique (issus de 23 pays du continent), et plusieurs autres d'Afghanistan, du Pakistan et du Bangladesh, selon Médecins sans Frontières Espagne.

Alors que le navire est attendu samedi à Valence, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a affirmé jeudi à son homologue espagnol que la France était prête à accueillir des migrants "qui répondraient aux critères du droit d?asile" après examen de leur situation sur place par des agents français, selon un communiqué du Quai d'Orsay.

D'après deux communiqués identiques des gouvernements français et italien, MM. Macron et Conte sont convenus que des "nouvelles initiatives à discuter ensemble étaient nécessaires" et ont confirmé le déjeuner prévu à Paris qui sera suivi d'une conférence de presse conjointe.

"Le président de la République a souligné qu'il n'avait tenu aucun propos visant à offenser l'Italie et le peuple italien", selon ce texte qui, sans formuler d'excuses officielles françaises, joue sur l'apaisement entre les deux parties.

Interrogé avant d'entrer au sénat italien, M. Conte a déclaré que, "oui absolument", le contentieux est clos, ajoutant que M. Macron "tenait beaucoup à maintenir cette invitation à déjeuner".

- "Travail collectif" -

De son côté, le président français a estimé que "l'heure est au travail collectif" avec l'Italie. "Notre Europe a besoin de quoi ? De solutions. Ce à quoi je m'évertue depuis que j'ai été élu", a-t-il dit, ajoutant: "Je poursuis depuis le début de mon mandat une volonté de travailler avec l'Italie, de l'autre côté de la Méditerranée travailler pour protéger nos frontières, travailler de manière partenariale parce que nous avons des frontières communes".

La relation entre Paris et Rome, de plus en plus tendue du fait de la pression migratoire qui tétanise l'Europe entière, s'est brusquement dégradée depuis la crise du navire Aquarius. L'errance du bateau a mis en lumière la vacuité de la politique migratoire européenne, tiraillée entre les positions très divergentes de ses Etats membres.

La crise intervient avant un Conseil européen crucial les 28 et 29 juin, qui doit porter en particulier sur la question des migrants.

L'ex-président François Hollande a déploré que les pays européens affichent leur "division", estimant que les migrations posaient la question de "l'avenir de l'Europe".

Le pape François a appelé à une " assistance de toute la communauté internationale" pour aider les migrants, vulnérables et isolés, "étant donné que sa dimension transnationale va au-delà des capacités et ressources de beaucoup d'Etats".

Parallèlement, la justice hongroise a condamné jeudi à des peines de prison ferme -jusqu'à 25 ans- les trafiquants jugés pour la mort par suffocation de 71 migrants dans un camion frigorifique découvert en Autriche en 2015.

- "Preuve de réalisme" -

Le gouvernement italien avait menacé d'annuler la rencontre entre M. Macron et M. Conte. Le président français avait réagi dans un premier temps en appelant mercredi à ne pas "céder à l'émotion", assurant qu'il continuait à travailler "main dans la main" avec l'Italie.

La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a expliqué jeudi à Europe 1 qu'Emmanuel Macron et Giuseppe Conte avaient eu "cette nuit une conversation cordiale au téléphone". "Personne ne donne de leçons à personne. Il y a aussi les propos italiens sur la France qui sont regrettables", a-t-elle ajouté.

Une source diplomatique française a jugé qu'"il ne faut pas être naïfs dans nos relations avec le nouveau gouvernement italien, dont on connaît la formation". "Mais compte tenu de l'immensité du problème des migrations, qui va être durable, il faut faire preuve de réalisme", a-t-elle ajouté.

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Migrants morts dans un "camion charnier": 25 ans ferme pour les têtes du réseau

jeu, 06/14/2018 - 20:48

Près de trois ans après la mort par suffocation de 71 migrants dans un camion frigorifique découvert en Autriche, la justice hongroise a condamné jeudi à des peines de prison ferme -jusqu'à 25 ans- les trafiquants jugés pour ce drame d'août 2015 qui avait profondément choqué l'opinion mondiale.

Cette hécatombe avait contribué à l'ouverture momentanée des frontières aux réfugiés désireux de rejoindre l'ouest de l'Europe. Son épilogue intervient alors que la question migratoire est revenue au centre des débats d'une UE de plus en plus divisée après les récents succès électoraux de l'extrême droite en Autriche et en Italie notamment.

Le navire humanitaire Aquarius et les deux bateaux qui l'accompagnent avec 629 migrants à leur bord se trouvaient ainsi toujours en mer Méditerranée jeudi, après le refus de l'Italie de laisser accoster le navire de l'ONG.

La chancelière allemande Angela Merkel, qui avait ouvert les portes de son pays aux réfugiés syriens quelques jours après le drame du "camion charnier", est de son côté mise sous pression par l'aile la plus conservatrice de son camp, ses alliés de la CSU voulant former avec Vienne et Rome un "axe" antimigration.

Les 71 victimes -59 hommes, huit femmes et quatre enfants, dont un bébé--, originaires de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan, avaient péri après avoir été pris en charge près de la frontière serbe en Hongrie le 26 août 2015, espérant rejoindre l'Allemagne lors de la crise migratoire qui avait mis des centaines de milliers d'exilés sur les routes.

Entassées sur 14 mètres carrés dans le compartiment hermétiquement clos du véhicule, les passagers étaient morts d'étouffement en moins de trois heures, leurs convoyeurs ayant refusé de s'arrêter pour les laisser accéder à de l'air frais, malgré leurs cris de détresse.

- "Laissez-les mourir" -

Accusés d'"homicides avec circonstance aggravante de cruauté particulière", le chef du réseau, un Afghan de 31 ans, ses deux seconds et le chauffeur du convoi mortel, tout trois Bulgares, ont écopé jeudi de 25 ans de réclusion, après un an de procès à Kecskemét, dans le sud de la Hongrie.

Le procureur Gabor Schmidt, qui avait requis la perpétuité contre ces quatre hommes, incompressible pour trois d'entre eux, a immédiatement fait appel du verdict, estimant que celui-ci "ne reflète pas suffisamment les conditions du crime".

Les dix autres accusés, majoritairement de nationalité bulgare et dont trois sont en fuite, ont été condamnés à des peines allant de trois à douze ans de prison.

Les principaux mis en cause, qui ont tous assuré n'avoir pas su que les passagers agonisaient, malgré des preuves accablantes, ont eux aussi annoncé faire appel.

Le chef du réseau, Samsoor Lahoo, un Afghan au visage fin, a notamment assuré n'avoir "voulu la mort de personne".

Mais les écoutes téléphoniques réalisées par la police hongroise ne laissent pas de place au doute, selon l'accusation: alerté par ses hommes sur le fait que les migrants suffoquaient et criaient pour qu'on leur donne de l'air, il avait interdit que soit entrouvert le compartiment frigorifique.

"Qu'il les laisse plutôt mourir. C'est un ordre", avait intimé Samsoor Lahoo à son adjoint. "S'ils meurent, qu'il les décharge dans une forêt en Allemagne", avait-il aussi déclaré.

- Hécatombe -

Confronté à ces enregistrements, l'intéressé s'est contenté d'évoquer des "propos irréfléchis".

Mais pour le procureur Gabor Schmidt, c'est une "indifférence effroyable et une cupidité sans limite" qui l'ont guidé: en pleine vague migratoire, les transports clandestins du réseau, facturés jusqu'à "3.500 euros" par personne, se succédaient à rythme soutenu et ne devaient souffrir aucun contretemps.

Les victimes avaient succombé alors que le véhicule se trouvait encore sur le territoire hongrois. Le camion avait ensuite été abandonné près de la localité autrichienne de Parndorf, non loin de la frontière.

Le drame n'avait pas empêché le réseau d'organiser dès le lendemain un nouveau transport dans des conditions similaires. Une nouvelle hécatombe n'avait été évitée que parce que les 67 passagers avaient réussi à défoncer la porte du compartiment.

Les corps des victimes ont pu tous, sauf un, être identifiés. La majorité d'entre eux ont été rendus à leurs proches, qui n'ont pas assisté au procès ; les autres ont été enterrés à Vienne.

"Les derniers mots que Hussein m?a dit avant de partir, c?était une promesse: +Dans quelques années je ramènerai mon doctorat et je le mettrai dans les mains de Maman+. La nouvelle de sa mort a été incroyablement douloureuse. Ça a été une terrible catastrophe", a témoigné Gihad Darwish, reporter d?images pour l?AFP en Syrie, qui a perdu dans ce drame deux beaux-frères et des amis.

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Donald Trump accusé d'avoir détourné les fonds de sa fondation

jeu, 06/14/2018 - 20:40

Donald Trump a été accusé jeudi par l'Etat de New York d'avoir utilisé l'argent de sa fondation à des fins personnelles, une attaque qui touche au coeur des affaires du président américain, immédiatement qualifiée de "ridicule" par ce dernier.

La plainte au civil déposée jeudi par la procureure de l'Etat de New York vient ajouter aux nombreux ennuis juridiques du président, déjà assigné en justice par deux femmes avec lesquelles il aurait eu des liaisons, et confronté à une vaste enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur d'éventuels liens entre son équipe de campagne et la Russie.

Si la procureure, Barbara Underwood, a indiqué avoir prévenu le fisc et la Commission électorale fédérale de violations présumées sur lesquelles ils pourraient eux aussi vouloir enquêter, l'affaire ne devrait pas apporter un élément décisif à ceux qui plaident pour une procédure de destitution.

Elle touche néanmoins directement à la gestion des affaires du président et à la société new-yorkaise qui chapeaute ses avoirs, la Trump Organization, installée dans la Trump Tower, sur la 5e Avenue de Manhattan.

Alors que les démocrates accusent depuis des mois Donald Trump de conflits d'intérêt pour ne pas avoir vendu ses parts dans la Trump Organization, la plainte met en lumière l'imbrication entre la fondation et sa société, qui gère surtout des hôtels et clubs de golf, aux Etats-Unis et à l'étranger.

L'assignation affirme notamment que la fondation, créée en 1987 mais à laquelle Trump ne donnait plus lui-même d'argent depuis 2008, n'avait pas d'employé propre.

- Pas d'employé, pas de contrôle -

Son conseil d'administration, où siégeaient les enfants Trump, n'existait que sur le papier, et ses dépenses étaient directement réglées par la Trump Organization, non pas en fonction de leur objectif charitable, mais uniquement en fonction du statut fiscal du destinataire du chèque.

Sans contrôle, M. Trump aurait ainsi utilisé la fondation pour payer des frais personnels, promouvoir ses hôtels ou clubs de golf, et même peser sur sa campagne électorale, ce qui est strictement interdit par la loi.

La plainte cite notamment une levée de fonds organisée le 28 janvier 2016 dans l'Etat de l'Iowa, présentée comme une opération charitable pour les anciens combattants alors qu'elle avait tous les attributs d'un meeting électoral. Ce qui pourrait constituer une violation des règles sur le financement des campagnes.

Elle cite aussi un paiement de 10.000 dollars pour le compte d'une association d'aide aux jeunes avec des difficultés d'apprentissage, qui aurait servi à payer une toile représentant Donald Trump.

"La Fondation Trump n'était guère plus qu'un chéquier pour régler les dépenses de M. Trump et de ses entreprises à des organisations à but non lucratif, quelles que soient leur raison d'être et leur légalité", a affirmé Mme Underwood.

Elle a lancé une action pour dissoudre la fondation et exiger la restitution de quelque 2,8 millions de dollars.

Elle demande aussi à ce que le président américain soit interdit de diriger une organisation à but non lucratif à New York pendant 10 ans, tandis que ses enfants seraient eux interdits de direction pendant un an.

- Trump contre-attaque -

Aussi frappantes que puissent paraître ces accusations pour un président en exercice, elles ne sont pas nouvelles.

L'enquête sur la fondation de Donald Trump a commencé en juin 2016, près de six mois avant son élection à la Maison Blanche, après des révélations du Washington Post qui mettait le doigt sur des paiements douteux.

Jeudi, le président, qui fêtait son 72e anniversaire, a contre-attaqué dès l'annonce de l'assignation.

Il a mis en cause les motivations de la procureure, nommée il y a un mois, à poursuivre cette affaire, soulignant que même son prédécesseur pro-Hillary Clinton, Eric Schneiderman, "n'avait jamais eu le courage de poursuivre cette affaire ridicule".

Trump a aussi accusé les "démocrates véreux" qui dirigent l'Etat de New York de "tout faire pour l'attaquer en justice".

Il a aussi assuré qu'il refuserait de régler cette affaire à l'amiable, comme il en a réglé d'autres assignations au civil.

Une porte-parole de la Trump Organization, Amanda Miller, a elle aussi longuement dénoncé "les motivations politiques évidentes" du bureau de la procureure, rappelant qu'il n'avait jamais jugé nécessaire d'enquêter sur la puissante fondation dirigée par les Clinton, également située dans l'Etat de New York, comme le demandait Trump.

Elle a aussi souligné que la fondation avait annoncé dès décembre 2016 qu'elle entendait se dissoudre et donner ses fonds restants - plus de 1,7 million de dollars - à des oeuvres charitables. La dissolution comme la dispersion des fonds ont cependant été bloquées par l'enquête.

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Deux projets d'attentats déjoués en France, dont un visant un club libertin

jeu, 06/14/2018 - 20:40

Deux projets d'attentats jihadistes, dont un visant un club libertin, ont été mis en échec par les services de renseignements, portant à cinq le nombre de passages à l'acte empêchés depuis le début de l'année.

La France, sous menace constante depuis 2015, a été frappée deux fois cette année au cours d'attaques qui ont fait cinq morts. Cette vague d'attentats a fait 246 victimes en plus de trois ans, dont la dernière a succombé à une attaque au couteau dans le quartier de l'Opéra à Paris le 12 mai.

A la même époque, un homme "converti et radicalisé" de 38 ans a été arrêté à Châteauroux, dans l'Indre.

"Un engin improvisé a été découvert le 13 mai chez cet individu qui a reconnu avoir voulu en faire usage contre un club libertin", a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.

L'homme, né en 1980 dans le Loiret, a été mis en examen et écroué le 17 mai pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "préparation individuelle à la commission d'un acte de terrorisme", a précisé une source judiciaire.

Dans une autre affaire, deux jeunes hommes inconnus des services de renseignements ont été arrêtés le samedi 9 juin en Seine-et-Marne: ils sont soupçonnés d'avoir préparé une attaque au nom du groupe Etat islamique (EI), potentiellement contre des homosexuels.

Agés de 21 et 22 ans et décrits comme des "amis très déterminés", ils ont été interpellés à leur domicile de Montereau-Fault-Yonne et Champagne-sur-Seine, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte trois jours plus tôt par le parquet de Paris, ont révélé à l'AFP des sources judiciaire et proches de l'enquête.

Mardi, les deux suspects ont été mis en examen par un juge d'instruction antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et écroués.

"Des couteaux, un dispositif de mise à feu et de la propagande du groupe jihadiste ont été retrouvés en perquisition" après leur arrestation par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) appuyée par le Raid, selon les sources proches de l'enquête.

"Des éléments laissent penser qu'ils envisageaient de s'en prendre à des homosexuels", ont indiqué ces sources, mais les contours de leur projet restent mal définis à ce jour.

Des vidéos de propagande de l'EI ont été retrouvées dans leur appareils électroniques, mais aucune preuve de contact direct avec l'organisation jihadiste ou de forme d'allégeance n'ont été mises au jour.

Les deux complices avaient évoqué, "à plusieurs reprises, un projet d'attentat dans leurs échanges", a affirmé une de ces sources.

"Ils ne parlaient pas explicitement d'un attentat mais l'un d'eux évoquait la recherche d'une arme", a précisé une autre source.

"La DGSI avait détecté sur les réseaux sociaux l'activité d'un compte évoluant dans la sphère radicale islamiste", a déclaré le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dans un communiqué, en saluant ces "interpellations préventives".

- Menace "endogène" -

Quelques jours après l'attentat près de l'Opéra, le ministre avait lui-même révélé un autre projet déjoué, celui d'un Egyptien, lui aussi inconnu des services et qui envisageait une attaque à l'explosif ou au poison.

En janvier, un homme avait été interpellé dans le Gard et un autre projet visant un grand équipement sportif dans l'Ouest avait été arrêté à la même époque.

Le Premier ministre Edouard Philippe avait évoqué en mars un total de 51 attentats déjoués depuis le début, en janvier 2015, de la vague d'attentats jihadistes sans précédent qui a frappé la France.

Le profil des deux complices de Seine-et-Marne - ni islamistes sortis de prison ni "revenants" de la zone de combats en Irak et en Syrie - illustre la mutation du risque jihadiste en France.

Depuis 2017, les autorités politiques et judiciaires soulignent régulièrement les dangers de cette menace "endogène", incarnée par des personnes se radicalisant elles-mêmes sur son sol en réponse aux mots d'ordre de l'EI sur internet.

Ces passages à l'acte de sympathisants, qui visent principalement les forces de l'ordre, s'expliquent en partie par le tarissement des filières de départ pour le jihad au Moyen-Orient et par la déroute militaire de l'EI dans ses anciens territoires d'Irak et de Syrie.

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Alstom: GE renonce à ses engagements sur l'emploi en France

jeu, 06/14/2018 - 20:39

Le géant américain General Electric (GE), qui avait acquis la branche énergie d'Alstom en 2014, a renoncé à son engagement de créer un millier d'emplois d'ici à la fin de l'année en France, conduisant le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à affirmer jeudi qu'il devrait payer "des compensations".

Le PDG de GE, John Flannery, s'est rendu mardi à Bercy pour annoncer à M. Le Maire que son engagement était "hors d'atteinte". Il a assuré être "confronté à un environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l'énergie", selon le ministère.

M. Flannery a succédé l'an passé à Jeff Immelt, le PDG qui avait mené à bien l'acquisition de la branche énergie d'Alstom en 2014 pour 13,5 milliards de dollars. Il avait qualifié cette opération de "très décevante" en novembre.

Bruno Le Maire a "regretté" l'annonce de GE, qui selon Bercy n'avait créé que 323 emplois en France à la fin avril.

"Une entreprise n'abandonne pas ses engagements", a-t-il jugé dans la soirée, lors d'une visite au chantier naval de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

"Je suis en discussions avec General Electric, je leur ai déjà indiqué que GE devrait verser des compensations à hauteur des emplois qui n'ont pas été crées en France", a-t-il déclaré.

"Nous verrons quel sera le chiffre exact d'ici la fin de l'année et sur la base de ce chiffre General Electric versera des compensations", a précisé le ministre.

"General Electric devra rendre des comptes à l'Etat français sur son incapacité à atteindre l'objectif qui a été fixé", a-t-il insisté, précisant qu'il reverrait M. Flannery "en septembre ou en octobre".

- Amende ou pas ? -

M. Le Maire a demandé au PDG du groupe américain que des "perspectives claires soient données pour les années à venir à chacun des sites industriels de GE en France, qui permettent d'assurer la pérennité de l'activité et des emplois associés".

GE assure de son côté avoir tenu ses autres engagements: "La création de quatre sièges mondiaux en France, celle de trois co-entreprises avec Alstom, la non-fermeture de sites en France et la présence d'un Français au conseil d'administration du groupe", a indiqué à l'AFP une source proche de l'entreprise.

Les accords prévoyaient une pénalité de 50.000 euros par emploi net qui ne serait pas créé avant la fin 2018, soit une amende potentielle de près de 34 millions d'euros si la situation n'évolue pas d'ici à la fin 2018.

L'ancien ministre de l'Economie Arnaud Montebourg a appelé le gouvernement à appliquer ces amendes et l'a encouragé à renforcer son dispositif de protection des intérêts stratégiques en "fixant l'annulation de l'acquisition" comme condition si les engagements ne sont pas tenus, a-t-il expliqué à l'AFP.

A Belfort, ville où se trouve l'usine historique d'Alstom et une autre de GE qui compte 3.500 salariés, le conseil départemental a approuvé une motion demandant "solennellement au gouvernement et au président de la République, de prendre toutes les mesures nécessaires pour obtenir (de GE) le respect de l'engagement pris et de tout mettre en ?uvre pour garantir le maintien de l'emploi à Belfort".

Les syndicats ont également réagi à Belfort. "Le gouvernement est complètement asservi à ces grands groupes qui ne mettent plus de limites", a regretté Hélène Gonon, déléguée CFE-CGC chez GE.

"Le gouvernement plie à nouveau devant un grand groupe", a renchéri Francis Fontana, responsable syndical Sud.

Les sénateurs socialistes Jérôme Durain (Saône-et-Loire) et Martial Bourquin (Doubs) ont appelé le gouvernement à "exiger de GE un nouvel accord". "34 millions d'amende ce n'est peut-être pas +un pognon de dingue+ mais il en va de la crédibilité de l'Etat", ont-ils assuré.

Le député de l'Eure-et-Loir Guillaume Kasbarian (LREM) a pour sa part estimé que les politiques ne pouvaient "faire abstraction de la réalité économique" et assuré que l'offre de GE d'il y a quatre ans était la seule "à faire sens sur un plan industriel".

Les conditions de l'acquisition de la branche énergie d'Alstom par GE avaient provoqué un bras de fer entre le PDG français de l'époque, Patrick Kron, et M. Montebourg, qui défendait plutôt un rapprochement avec l'allemand Siemens.

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