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Mis à jour : il y a 1 heure 48 min

A l'école municipale de foot, les Grenobloises tapent dans les préjugés

mer, 04/18/2018 - 12:30

Un petit gabarit avec du vif-argent dans les jambes: Neïla, 10 ans, se faufile et dribble sur la pelouse du stade Argouges. Pratiquer le foot, elle en rêvait. L'école municipale de foot féminin de Grenoble, une première en France, lui a permis d'assouvir sa passion.

"Quand j'étais petite, je regardais des matches à la télé et ça m'a donné envie", raconte à l'AFP la fillette, qui jouait au ballon au pied de son immeuble "avec les garçons et, des fois, avec les filles".

Fatiha Soualmia, sa mère, se souvient bien que "vers 6 ans", elle en parlait déjà même si elle "a commencé par un autre sport", le taekwondo. Et puis, en septembre dernier, "elle m'a ramené un prospectus sur le foot féminin avec la ville".

A partir de ce jour, Neïla chausse les crampons toutes les semaines et a même intégré le club du Grenoble Foot (GF 38) en janvier, poussée par les éducatrices qui supervisent les entraînements. Ecole et club partagent le même stade les mêmes jours afin de favoriser les passerelles.

"Ca existe depuis 2015. On appelle ça +école+ de foot mais les filles viennent surtout s'amuser et pratiquer librement sans être jugées", explique Laura Meynier, 26 ans, animatrice et joueuse du GF 38, qui évolue en 2e division.

Car quoi qu'en disent les parents très ouverts de Neïla, pour qui "il faut suivre la volonté de l'enfant" dans ses choix, "il n'est souvent pas naturel pour une petite fille de faire du football", souligne Xavier Poizat, responsable de l'école de foot féminine du GF 38.

- Plutôt la danse -

"La plupart des parents, surtout les mères, préfèrent que leur fille fasse de la danse, de la gymnastique ou de la natation. Le foot vient vraiment en dernier - question de culture - alors qu'aux Etats-Unis, c'est un sport de filles. Beaucoup de parents ne l'acceptent que sur le tard après que leur fille les eurent serinés pendant deux, trois voire quatre ans", raconte M. Poizat.

La création de cette école de foot gratuite - initiative inédite dans le pays - "est partie de notre priorité de développer le sport féminin et de laisser les préjugés au vestiaire", explique Eric Piolle, maire (EELV) de Grenoble depuis 2014.

Et pour atteindre ce but, "il y a avait besoin d'un espace confortable dans lequel amorcer une pratique", poursuit l'édile, rappelant qu'au démarrage, un ramassage en car était organisé pour favoriser la mixité sociale.

Depuis, le dispositif a fait ses preuves, avec une cinquantaine d'inscrites et une trentaine de pratiquantes régulières. Sans compter celles qui basculent en clubs, dont les subventions font l'objet de critères de parité.

La volonté de la mairie a convergé avec les efforts du GF 38 qui cherchait à constituer des groupes d'entraînement de filles plus importants.

"Le foot féminin n'est pas assez structuré pour ne faire que de l'élite, en tous cas dans la grande majorité des clubs, hormis à Lyon qui est un des seuls à y arriver", analyse Nicolas Bach, directeur sportif de la section féminine du GF 38 et entraineur de l'équipe de D2.

- Marge de progression -

Si le but est d'abord la "promotion" de ce sport populaire et le développement "moteur, social et éducatif" des fillettes, l'envie de pousser les plus talentueuses vers le "haut niveau" existe évidemment, souligne l'entraineur, rappelant qu'Aminata Diallo, qui joue en équipe de France A, est issue du quartier grenoblois de la Villeuneuve. La joueuse du PSG "a fait toute sa formation en étant la seule fille dans un club de garçon".

Tous attendent beaucoup de la Coupe du monde féminine, organisée en France en 2019 et dont six matches seront joués à Grenoble.

"On espère un engouement. Peut-être qu'on aura sur ce terrain 80 à 90 filles", rêve Nicolas Bach. Pour Xavier Poizat, ce serait l'occasion que "d'autres clubs de l'agglomération" se lancent dans l'aventure du foot féminin. Et que cela "amènent de plus en plus de licenciées", renchérit Laura Meynier, qui se réjouit déjà d'une ligue rhône-alpine en constante augmentation, avec 21.500 licenciées.

En France, la Fédération française de football (FFF) dénombre 163.675 licenciées, quand l?Allemagne en compte un million. Il y a encore une "marge de progression", comme disent les footeux.

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A La Plagne, trop de forfaits ski offerts (Cour des comptes)

mer, 04/18/2018 - 12:30

Le syndicat exploitant les remontées mécaniques de La Plagne est épinglé par la Cour régionale des comptes, qui estime qu'il distribue trop de forfaits gratuits - 100.000 par an - aux "gens du pays" et aux élus.

Cette "large politique de gratuités" occasionne un manque à gagner d'environ trois millions d'euros chaque année au Syndicat intercommunal de la Grande Plagne (SIGP), soit 4% de son chiffre d'affaires et une perte de redevance pour la collectivité de 150.000 euros par an, souligne la Cour des comptes Auvergne-Rhône-Alpes dans un rapport portant sur les années 2009 à 2016 et publié mercredi.

"Une partie des gratuités ainsi accordées apparait injustifiée, notamment au bénéfice des +gens du pays+, d'élus, de fonctionnaires, ou d?anciens agents", ajoute-t-elle, citant notamment un forfait annuel attribué en 2015/2016 au président du Conseil départemental de la Savoie Hervé Gaymard (LR) ou des forfaits-journées pour petits groupes octroyés à un sous-préfet.

Elle souligne également que les gratuités aux "résidents historiques" (nés avant 1940), ainsi qu'à leurs descendants et jusqu'à leurs arrières-petit-enfants n'est pas conforme. Un point que la Cour pointait déjà dans son précédent rapport en 2009.

L'organisme s'interroge également sur les conditions dans lesquelles sont attribuées les ristournes sur les forfaits, sachant que les forfaits remisés représentent 40% du chiffre d'affaires du SIGP (73,4 millions), deuxième domaine skiable de France en poids économique derrière Chamonix (81,5 millions).

Interrogé par l'AFP, le syndicat assure que ce point a été récemment rectifié et que le montant des remises, qui vont de 25 à 40% du prix des forfaits, est désormais attribué en fonction du volume de forfaits achetés par les hôteliers et autres partenaires.

S'agissant des conditions de gratuité, le SIGP "va travailler dessus" poursuit Yves Helary, directeur du syndicat, interrogé par l'AFP.

Trouvant ce rapport "pédagogique" et "pas à charge", le responsable assure que "le syndicat va chercher à mettre en place l'ensemble des recommandations" émises par la Cour des comptes.

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Assassinat d'une journaliste anticorruption à Malte : des médias poursuivent l'enquête

mer, 04/18/2018 - 12:24
Dix-huit médias internationaux dont Radio France, Le Monde et France 2 ont enquêté sur le meurtre de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia et dévoilent cette semaine le fruit de leurs recherches.
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NDDL: Hulot préside à Nantes une réunion cruciale entre autorités et zadistes

mer, 04/18/2018 - 12:20

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot préside mercredi à Nantes une rencontre cruciale entre la préfète des Pays de la Loire et une délégation d'occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, destinée à les convaincre de se régulariser d'ici lundi.

Trois mois après l'abandon du projet d'aéroport, cette réunion, qui doit débuter à 14H30 en préfecture, vise à permettre de trouver une issue au conflit, au dixième jour d'opérations de gendarmerie sur le site de 1.650 hectares, marquées par des heurts entre opposants et forces de l'ordre.

En invitant les zadistes à reprendre le dialogue, interrompu le 9 avril par les opérations d'expulsions et la destruction de 29 squats en quatre jours, la préfète de région, Nicole Klein, veut leur offrir "une porte de sortie" et tâcher d'éviter une évacuation de plus grande ampleur.

Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, l'avait affirmé dimanche soir: à l'issue du nouveau délai de régularisation, fixé au 23 avril, si les occupants illégaux n'ont pas déclaré leurs projets agricoles, "tout ce qui doit être évacué sera évacué".

Ils doivent "donner leurs noms", a insisté la préfète auprès de l'AFP. "S'ils ne répondent pas a minima à cette demande, le président de la République a été très clair, il y aura de nouveau des expulsions".

A l'heure actuelle, "les seuls qui sont en situation régulière sont les quatre agriculteurs historiques qui ont demandé la rétrocession de leurs terres et ceux qui ont une convention d'occupation temporaire qui souvent exploitent les terres sans habiter là", avait détaillé Mme Klein mardi.

- Calme précaire sur le terrain -

La déclaration d'intention que doivent remplir les zadistes souhaitant "entrer dans les règles" comporte leurs noms et les grandes lignes de leur projet agricole ou para-agricole. Sans valeur juridique, elle est un préalable à la signature ou non de baux agricoles précaires.

La représentante de l'Etat n'avait reçu avant la réunion que quelques "formulaires fantaisistes, de gens venant d'ailleurs", a-t-elle indiqué à l'AFP.

Les zadistes, qui déplorent "l'ultimatum du 23", sorte de "couperet" et de "chantage à la terreur", jugent le format de cette déclaration d'intention "trop individuel". "Il faut de la part de l'Etat une ouverture à des projets qui ne soient pas purement agricoles et qu'il y ait une possibilité, dans la manière dont seront passées les conventions, qu'il n'y ait pas de morcellement du territoire", a expliqué un occupant mardi.

"Le problème n'est pas de donner ou pas des noms mais de savoir quel cadre on trouve pour avoir une convention d'occupation précaire globale et collective", a soutenu un autre zadiste.

L'Etat ne fermera pas la porte à des coopératives ou à des GAEC (groupements agricoles d'exploitation en commun, ndlr), mais "ce ne sera pas le Larzac, ça a été dit et redit", a réitéré la préfète.

Nicolas Hulot doit également rencontrer les représentants du monde agricole du département et des élus locaux. Un point-presse, initialement prévu à 16H30, se tiendra à 17H30.

Sur le site, un calme précaire régnait depuis mardi matin. Les forces de l'ordre poursuivaient les opérations de déblaiement sur les deux axes routiers traversant la ZAD, notamment des barricades érigées comme chaque nuit par les zadistes, sans donner lieu à des affrontements, selon une source proche du dossier.

Depuis le début des opérations, les blessés se comptent par dizaines du côté des gendarmes et des opposants.

Plusieurs personnes ont été condamnées pour des violences sur les forces de l'ordre à Notre-Dame-des-Landes et lors d'une manifestation samedi à Nantes. Un ressortissant belge a écopé de huit mois de prison ferme mardi.

Les procureurs de Nantes et Saint-Nazaire ont demandé que des officiers de police judiciaire constatent par procès-verbal "les travaux illicites de construction sur chacune des parcelles ayant fait l?objet d?une expulsion" et veillent à leur "démontage immédiat".

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Arte: l'Europe "un terrain de jeu très excitant" pour les séries

mer, 04/18/2018 - 12:14

"L'Europe est un terrain de jeu très excitant" pour la coproduction de séries TV, estime Olivier Wotling, directeur de l'unité Fiction d'Arte, dévoilant à l'AFP les nouveautés espagnole et italienne de la chaîne franco-allemande.

"L'Europe est culturellement très, très riche et connaît en ce moment, une grande effervescence et un véritable renouveau", estime le responsable. "Depuis trois ans, nous nous affirmons davantage sur la coproduction".

Arte coproduit deux ou trois séries étrangères par an, à hauteur de 20 à 25 % du budget total du projet qui tourne autour d'un million d'euros par épisode. "C'est légèrement supérieur aux budgets de séries françaises et cela nous pose en deuxième financeur de la série", fait-il valoir.

La coproduction française la plus chère reste jusque-là "Versailles" (Canal+) à 2,7 millions par épisode, bien en deça des budgets américains.

"Le budget dédié à la fiction a bénéficié de deux augmentations consécutives, passant en 2017 de 28 à un peu plus de 30 millions d'euros", confie-t-il, "ce qui nous a permis, non pas d'augmenter le volume de production, mais de mieux financer les productions sur lesquelles on s'engage, c'est-à-dire d'augmenter notre apport par épisode."

- "Vers d'autres horizons" -

En terme de coproductions étrangères, Arte est déjà positionnée au nord de l'Europe avec des séries comme la norvégienne "Occupied" ou l'anglaise "Bad Banks" mais commence à se tourner "vers d'autres horizons".

A l'instar de "Il Miracolo", sa première coproduction italienne, qui sera présentée le 4 mai en première mondiale dans le cadre de la compétition internationale du Festival Series Mania dont la neuvième édition se déroulera à Lille du 27 avril au 5 mai.

Co-produite avec notamment par Sky Atlantic, cette série créée par l'écrivain italien Niccolo Ammaniti, pourrait "potentiellement" connaître une deuxième saison.

Avec Guido Caprino ("Les Médicis"), Alba Rohrwacher ("Hungry Hearts") dans les rôles principaux et la participation de Jean-Marc Barr et Monica Bellucci, elle sera diffusée sur Arte cet automne.

Selon le responsable, "le romancier italien est du même calibre que l'auteur danois de +Borgen+ Adam Price" dont la nouvelle série, "Ride upon the storm", très attendue, est aussi programmée cette automne sur Arte. La deuxième saison est actuellement en tournage.

La chaîne co-produit également avec Movistar sa première série espagnole "Hierro" avec Candela Peña ("Tout sur ma mère") dont le tournage débutera en mai sur l'île de Hierro aux Canaries.

- Crise des migrants -

Arte ne demande jamais "de franciser" les séries, précise Olivier Wotling, "les producteurs ont cette assurance rarissime et c'est une de nos forces".

"Nos téléspectateurs aiment découvrir une société, une culture, un imaginaire", assure-t-il, "c'est en tout cas la carte que joue la chaîne".

Le tournage d'une autre série, "Eden", cette fois coproduite avec les chaînes allemandes SWR, ARD, Arte Deutschland notamment, commencera également en mai pour trois mois et demi. Réalisée par Dominik Moll ("Deutschland 83") avec Sylvie Testud, elle se déroulera en Allemagne, en France et en Grèce.

"C'est un portrait très humain de la crise des migrants", précise Olivier Wotling, ajoutant que "le défi du projet" fut la co-écriture des auteurs français et allemand, "tant la vision et la politique en France et en Allemagne sont différentes sur ce dossier".

"Si on essaye de diversifier les pays, nous restons attachés au socle scandinave", assure-t-il en évoquant le développement de "DNA", série créée par Torleif Hoppe ("The Killing"), coproduite avec la chaîne danoise TV2 dont le tournage est prévu en 2019.

Cette enquête policière sur les circuits d'adoption légaux et illégaux, au Danemark, en Pologne et en France, se fonde sur un fait divers réel et un "bug" informatique dans les fichiers ADN de la police danoise.

Elle sera présentée au forum de coproductions de Séries Mania "pour lever des fonds et rencontrer des acheteurs potentiels".

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Au festival de Cannes, un jury majoritairement féminin

mer, 04/18/2018 - 12:08
Dans le sillage de l'affaire Weinstein, le jury du 71e Festival de Cannes sera majoritairement féminin, avec cinq femmes, notamment Cate Blacnhett, présidente du jury, mais également Kristen Stevart ou Léa Seydoux.
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Energie: la CGT prévoit "des coupures ciblées" jusqu'à fin juin

mer, 04/18/2018 - 12:00

La FNME-CGT, première organisation syndicale dans l'énergie, a annoncé mercredi son intention de faire grève jusqu'à la fin juin pour "un nouveau service de l'électricité et du gaz", avec des actions comprenant "des coupures ciblées" d'entreprises.

La fédération énergie souhaite mettre en ?uvre la "convergence des luttes", a expliqué à l'AFP Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT Mines-Énergie, alors que la CGT organise au niveau national une journée de mobilisation interprofessionnelle jeudi.

Des assemblées générales vont se tenir mercredi et jeudi avec les salariés, lors desquelles seront mises "en débat des interventions sur l'outil de travail", a-t-il dit.

Ces actions peuvent être "des coupures ciblées, en direction des entreprises où les employeurs licencient" ou "criminalisent l'action syndicale", a-t-il avancé, citant Carrefour en exemple, ou encore "des actions de baisse de production de l'électricité et de gaz qui peuvent commencer dès" mercredi soir.

"Des actions en direction des usagers pour ceux qui ont subi des coupures d'énergie" sont également envisagées, ainsi que "des basculements d'heures pleines en heures creuses" pour faire baisser la facture des usagers, a-t-il ajouté.

Couper l'électricité d'entreprises "qui ne vont pas bien et donc qui licencient, je ne suis pas sûr que ça améliorera la situation", a critiqué mercredi Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, sur Franceinfo. "Ce n'est sans doute pas la meilleure des manières d'aider cette entreprise et d'aider ses salariés", a-t-il estimé.

Fin mars, la FNME-CGT avait annoncé appeler à la grève à partir du 3 avril et jusqu'au 28 juin, soit sur la même période que la grève à la SNCF.

Pour rouler, les trains "ont besoin d'énergie, donc on a aussi des actions à mener en ce sens", a averti M. Menesplier, alors que le quatrième épisode de grève des cheminots contre la réforme ferroviaire a débuté mardi soir.

Mais la fédération énergie porte également ses revendications propres. Alors que la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), déterminant la trajectoire énergétique de la France pour 2019-2023, est actuellement "débattue publiquement, on souhaite se faire entendre et peser dans le débat", a expliqué M. Menesplier.

Il faut "commencer par faire un bilan de la déréglementation énergétique qui depuis quasiment 20 ans (...) n'a apporté que des effets dévastateurs tant pour les salariés que pour les usagers", a-t-il déclaré.

D'autres "temps forts" sont prévus les 24, le 26 avril, le 1er mai, les dates suivantes restant encore à déterminer, a-t-il dit.

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FO: Mailly, un rassembleur chahuté en fin de mandat

mer, 04/18/2018 - 11:54

Jean-Claude Mailly, à la tête de FO depuis 14 ans, a longtemps su rassembler son syndicat hétéroclite. Mais cet "apparatchik" a assombri sa fin de mandat en fâchant la base par son refus de manifester contre des réformes d'Emmanuel Macron.

"Je suis comme Obélix, je suis tombé dedans quand j'étais tout petit", sourit le leader, 65 ans, dont 40 au sein de FO, et qui va céder sa place le 27 avril.

Habile communicant, ce fils et petit-fils de militants FO né le 12 mars 1953 à Béthune (Pas-de-Calais), avait été très confortablement élu en 2004, prenant le relais du tonitruant Marc Blondel.

Après des études de sciences économiques et sociales à Lille, le jeune Mailly démarre sa carrière professionnelle à la Sécurité sociale en 1978, puis adhère rapidement à FO.

Sans l'ancrage du terrain, il apprendra dans l'ombre de Blondel, dont il sera à partir de 1981 le bras droit pendant deux décennies, écrivant certains de ses discours. Ce dernier n'hésitera pas à le présenter comme un "fils".

En 2000, il abandonne son poste d'assistant pour un autre, plus stratégique: celui de secrétaire confédéral en charge de la presse. C'est là que lui vient l'idée de briguer le mandat de secrétaire général de FO.

Quatre ans plus tard, c'est chose faite, grâce au soutien de Marc Blondel qui a éreinté et divisé le syndicat par ses coups de gueule.

Mèche rebelle, petites lunettes rondes conseillées par sa femme, qui lui donnent un air d'éternel étudiant, Jean-Claude Mailly réussit très rapidement à pacifier les troupes qui louent son flegme et sa constance.

Il rassemble un syndicat composite, traversé par des tendances réformistes et contestataires mais aussi des trotskistes, socialistes, LR ou frontistes.

Des rumeurs persistent alors sur ses liens avec la franc-maçonnerie et le trotskisme. Il les réfute fermement. Suivront trois réélections - des plébiscites.

- "Serein" -

En 14 ans, celui qui se qualifie de "dinosaure" du syndicalisme, aura connu quatre présidents, dont Jacques Chirac, le "plus sympathique humainement", François Hollande, "le plus agaçant" et Emmanuel Macron, le "séducteur".

Deux périodes "pas faciles" l'ont marqué. D'un côté "une victoire": l'abandon du CPE (contrat première embauche), en 2006. De l'autre, les ordonnances réformant le Code du travail, à l'automne 2017. Elles marquent le début d'une période chahutée en interne, car les troupes ne comprennent pas que Jean-Claude Mailly refuse de se mobiliser, un an après avoir organisé une fronde contre la loi travail portée par Myriam El Khomri.

Le numéro un a aggravé cette année l'agacement de sa base, par sa position jugée "molle" contre les réformes dans la fonction publique ou la SNCF. Il ira jusqu'à douter de l'"envie" des salariés de descendre dans la rue "massivement", à quelques jours d'une manifestation de cheminots et des fonctionnaires en mars.

"Les militants FO comptent les jours qui les séparent du congrès où il partira de manière assez pitoyable", tranche Fabrice Lerestif, de FO Rennes.

Mailly, lui, ne "regrette rien" et aborde "serein" le raout de Lille.

Socialiste, proche de Martine Aubry, il n'a pas renouvelé sa carte au PS après l'élection de Macron et ne prévoit pas de faire de la politique ni d'écrire "ses mémoires".

Avec ses homologues, les relations sont en dents de scie et peuvent aller jusqu'à des échanges acerbes. Un temps brouillé avec Laurent Berger, de la CFDT, il bat désormais froid avec Philippe Martinez (CGT), pourtant son allié en 2016.

Un haut responsable d'un syndicat concurrent réfute l'image du "syndicaliste sympa", dénonçant son "double jeu" et ses "accointances politiques".

Après FO, il compte aller au Comité économique et social européen, basé à Bruxelles, et faire du "conseil", notamment sur l'implantation syndicale à l'étranger et l'insertion des jeunes.

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Universités: le principal campus de Rouen fermé après des blocages (université)

mer, 04/18/2018 - 11:52

Le président de l'université de Rouen a décidé de fermer de jeudi à samedi inclus son principal campus, à la suite du blocage mercredi de plusieurs bâtiments par des opposants à la réforme des modalités d'accès à la fac, selon l'université.

"En conséquence, tous les cours prévus ces jours sont annulés et les examens reportés" sur le campus de Mont-Saint-Aignan, précise l'université dans un communiqué.

Cet arrêté du président de l'université de Rouen Joël Alexandre fait suite, selon le communiqué, à des "menaces d'une extension des blocages" de bâtiments et à un "risque accru de débordements".

"Ni le bon fonctionnement du service public, ni la sécurité des étudiants et des personnels ne peuvent être assurés dans des conditions satisfaisantes", ajoute la présidence dans son communiqué.

Entamée le 26 mars, la mobilisation d'étudiants de Rouen contre la réforme "Parcoursup", accusée d'instaurer la "sélection" à l'entrée à l'université, est montée d'un cran mardi.

De 100 à 150 étudiants ont en effet bloqué quatre bâtiments, selon l'université, neuf selon Enzo Chassonnery, l'un des animateurs du comité de mobilisation des étudiants rouennais.

L'ensemble des cours pour les UFR lettres et sciences humaines et sciences de l'homme et de la société ont en conséquence été annulés mardi, selon l'université.

"Cette décision est à la fois une satisfaction parce que cela montre que notre mouvement commence à leur faire peur et, en même temps, c'est un sale coup parce que la présidence de l'université nous empêche de nous réunir et d'organiser nos actions", a réagi Enzo Chassonnery, interrogé par un correspondant de l'AFP.

"C'est une forme de lock-out. On empêche les étudiants de mener des actions", a aussi estimé sur France Bleu Seine-maritime/Eure l'enseignant chercheur en sciences physiques à Rouen, Pierre-Emmanuel Berche, membre du SNESUP (syndicat national de l'enseignement supérieur), opposé à la réforme.

L'université de Rouen affiche environ 28.400 étudiants.

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Chine: une cheminée à air pur tente de nettoyer l'atmosphère

mer, 04/18/2018 - 11:45

C'est une cheminée de 60 mètres de haut qui se dresse au coeur de son quartier. Mais au lieu de répandre de la fumée, le cylindre géant purifie (un peu) l'air que respirent les habitants de Xian, l'une des villes les plus polluées de Chine.

La Chine, premier pollueur mondial, tente par tous les moyens de produire de l'air pur, allant jusqu'à fermer les usines lors de pics de pollution. Des millions de Chinois ne sortent plus sans un masque qui filtre les particules fines et ont installé chez eux des purificateurs d'air.

A Xian (nord), ancienne capitale impériale qui ne voit plus le ciel bleu qu'un peu moins de la moitié de l'année, les autorités ont pris les grands moyens, avec un purificateur expérimental installé en banlieue afin de filtrer l'air de la rue.

L'appareil, alimenté par l'énergie solaire, aspire l'air vicié au raz du sol et le filtre lors de sa montée dans la cheminée avant de le rejeter purifié dans l'atmosphère.

Il peut nettoyer chaque jour entre 5 et 16 millions de mètres cubes d'air, en fonction du temps et du niveau de pollution, selon Cao Junji, expert environnemental à l'Académie chinoise des sciences.

L'engin, qui est encore en phase de tests, réduit de 10% à 19% le taux de particules fines dans l'atmosphère dans un rayon de 10 km2, a-t-il assuré mardi devant la presse.

Un maigre résultat pour une métropole de 8 millions d'habitants: il faudrait une centaine de tours du même type pour couvrir toute la superficie de la ville sur 1.000 km2, a reconnu M. Cao.

Pour un investissement de 12 millions de yuans (1,5 million d'euros) et un budget de fonctionnement de 200.000 yuans par an, ce combat contre les particules fines en ville revient cher.

M. Cao a d'ailleurs reconnu que le projet suscitait des doutes. "Moi-même j'étais sceptique. Mais les résultats sont bons. Ils répondent à nos attentes", a-t-il assuré.

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Syrie : Le Pen "ne soutient pas" l'intervention de Trump et Macron

mer, 04/18/2018 - 11:40

Marine Le Pen a dénoncé mercredi les frappes américaines, françaises et britanniques en Syrie, soulignant que le Donald Trump dont elle se "félicitait des discours" était celui "qui disait que les Etats-Unis devaient arrêter la politique d'ingérence".

"Cette politique-là, je ne la soutiens absolument pas, pas plus quand elle est menée par les Etats-Unis que quand elle est menée en l?occurrence par la France", a affirmé la députée du Pas-de-Calais et présidente du FN, interrogée sur BFMTV et RMC.

Washington, Paris et Londres ont mené des frappes ciblées en Syrie dans la nuit de vendredi à samedi, en réponse à une attaque chimique imputée au régime de Bachar al-Assad.

Fustigeant Emmanuel Macron qui a selon elle "violé le droit international", la présidente du FN a également critiqué la décision de l'administration Trump d'intervenir.

"Le Trump dont je me félicitais des discours, c'était le Trump qui disait que les Etats-Unis devaient arrêter la politique d'ingérence à l'étranger", a-t-elle lancé.

Si elle avait été l'une des premières à féliciter Donald Trump pour son élection, et à saluer certaines de ses mesures, Marine Le Pen avait déjà pris ses distances en avril 2017 avec la rhétorique du président américain sur la Syrie.

Rappelant également l'intervention américaine en Irak en 2003, "une guerre dont tout le monde admet aujourd'hui qu'elle a été menée sur la base d'un mensonge", l'élue FN à souligné que "Jacques Chirac, lui, n'est pas tombé" dans le piège de ce mensonge.

"Je mets en cause, je mets un point d'interrogation sur toutes les informations transmises depuis d'ailleurs par les Etats-Unis", a-t-elle poursuivi, se demandant si les frappes menées ont vraiment touché "une usine de fabrication et de stockage d'armes chimiques".

L'ancienne candidate à la présidentielle a également ironisé sur la procédure de retrait de la Légion d'honneur attribuée au président syrien. "C'est tout à fait symbolique et dérisoire (...) très bien qu'il lui retire, je m'en moque absolument, totalement. On joue avec l'opinion publique, on a commis un acte de guerre avec des conséquences qui peuvent être catastrophiques", a-t-elle mis en garde.

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Favorable à un rapprochement avec le FN, Mariani va rencontrer Wauquiez

mer, 04/18/2018 - 11:29

L'ex-ministre Thierry Mariani, qui plaide pour un rapprochement des Républicains avec le Front national, va rencontrer "prochainement" le président de LR Laurent Wauquiez, qui a menacé de l'exclure du parti s'il opérait "le moindre début de commencement d'alliance".

"Je ne fais aucun début de commencement d'alliance; je pose simplement des questions, je voudrais que dans ce parti on réfléchisse", a déclaré M. Mariani sur LCI, jugeant que LR "n'arrivera pas à gagner seul" les prochaines échéances électorales.

"J'ai eu Laurent Wauquiez hier par SMS, on doit se voir prochainement, je suis tout à fait disposé à en discuter avec lui. J'ai vu que certains réclamaient ma tête dans le parti", a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir si le président des Républicains l'avait alors menacé d'exclusion, il a répondu: "par SMS, non. Mais on se verra personnellement".

"Je n'ai pas rejoint le FN. Si je rejoignais le FN je devrais être viré, c'est totalement normal. Pour le moment je suis toujours dans ce parti (LR), pour le moment je le soutiens toujours, je pense que Laurent Wauquiez a une bonne ligne", sur "un certain retour aux valeurs traditionnelles de droite", "mais il faut avoir une stratégie un peu plus ouverte", a plaidé l'ancien ministre des Transports.

Selon lui, Les Républicains sont "prisonniers" d'un "piège", celui de dire qu'il n'y a aucune alliance possible. Ils ont "des désaccords profonds" avec le FN sur les questions économiques, et européennes, mais des "positions communes" en matière régalienne, et sur l'immigration, a-t-il estimé.

"L'extrême droite a changé, il faut aussi en tenir compte", a-t-il poursuivi. Donc "il faut des rapprochements, il faut peut-être discuter".

Quant à savoir s'il sera sur la liste FN aux élections européennes, M. Mariani a dit "ne rien exclure car (il) ne sai(t) pas ce qui va se passer aux européennes".

Selon des sources concordantes, la présidente du FN Marine Le Pen a proposé à l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, battu par une candidate de La République en marche lors des dernières élections législatives, de figurer en position éligible sur la liste FN aux européennes.

Après avoir plaidé en mars pour un "rapprochement" avec le FN, M. Mariani a signé mi-avril avec des élus d'extrême droite une tribune appelant à l'"unité" de la droite. Les Républicains ont réagi en répétant qu'une telle alliance constituerait "une faute".

"C'est très clair: s'il y a le moindre début de commencement d'alliance, (M. Mariani, NDLR) ne fera plus partie des Républicains", avait déclaré début avril Laurent Wauquiez.

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Hollande voit deux sujets de négociation à la SNCF: la dette et une "convention collective"

mer, 04/18/2018 - 11:20

L'ancien président socialiste François Hollande a estimé mercredi qu'il y avait "deux sujets sur lesquels la négociation doit s'ouvrir" à la SNCF, celui de la dette et celui d'"une convention collective" qui donnerait "les mêmes garanties à tous les salariés du secteur ferroviaire".

"Je ne suis pas dans cette position où j?aurais à dire que je suis derrière le mouvement social", a répondu M. Hollande, à qui l'on demandait sur France Culture s'il soutenait le mouvement des cheminots qui ont entamé leur quatrième épisode de grève depuis début avril contre la réforme du rail, votée en première lecture mardi à l'Assemblée.

"Il y a deux sujets sur lesquels la négociation doit s?ouvrir", a estimé l'ancien président. Sur la question de la dette, il a estimé "qu?il est nécessaire que l'Etat reprenne ce qu?il a infligé à la SNCF, puisque c?est la SNCF qui investissait au nom de l?Etat et donc qui s?endettait" .

Rappelant qu'il avait lui-même décidé "de faire rentrer la concurrence sur le marché ferroviaire français", il a également jugé que "dès lors qu?il y aura plusieurs opérateurs", il faudra "qu'il y ait une convention collective qui donne les mêmes droits, les mêmes garanties à tous les salariés de ce secteur ferroviaire".

"La négociation et la concertation, ça ne doit pas aboutir à ce qu?il y ait une forme de blocage, ou de perte de temps, mais c?est la condition pour la réussite d?une réforme", a-t-il souligné.

En 2016, plusieurs volets d'une première convention collective unique du secteur ferroviaire ont été négociés avec les syndicats.

Plus généralement, François Hollande a appelé à "laisser les lois qui ont été votées il y a peu produire leurs effets". "Ce dont souffre notre pays - et moi-même j?ai pu tomber dans ce travers - c?est, à chaque alternance, ou à chaque présidence, de vouloir une fois encore réformer pour réformer".

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A Saint-Ouen, deux tours HLM au c?ur d'un procès en "gentrification"

mer, 04/18/2018 - 11:00

A Saint-Ouen, deux tours se vident de leurs habitants et font débat: le maire, qui refuse tout relogement dans ces HLM en raison du deal qui y sévit, est accusé de vouloir "virer les pauvres" en vue d'un projet immobilier au c?ur des Puces.

Avec leurs publicités en lettres capitales au sommet, les tours des "Boute-en-train" sont visibles des automobilistes du périphérique parisien comme des millions de visiteurs qui, chaque année, arpentent les allées des Puces de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Mais elles sont connues, surtout, de ceux qui s'y fournissent en cannabis.

En bas, les guetteurs, omniprésents, assurent la tranquillité des transactions. Dans les étages, les paliers où flotte une odeur d'urine se vident de leurs habitants depuis un an.

Des portes anti-squat en acier noir murent une quarantaine d'appartements vacants sur les 200 que comptent ces tours de 16 étages construites en 1965.

Sous sa double casquette de président du bailleur social Semiso et maire de la ville, William Delannoy (UDI) a décidé de ne reloger aucune famille dans ces tours "infernales".

Trafic, halls squattés, gardiens, ascensoristes et personnels d'entretien apeurés... Il évoque un "traquenard" et juge l'Etat de droit "défaillant dans un quartier aux portes de Paris", classé zone de sécurité prioritaire.

Les locataires, eux, ont plutôt le "sentiment d'être laissés à l'abandon" par leur bailleur. Ils le disent dans une lettre que la présidente de l'amicale des locataires Christine Regonesi fait signer, porte après porte.

Entre deux discussions, elle aide une mère à franchir une volée de marches avec sa poussette, l'ascenseur ne montant plus jusqu'au 16e.

La sexagénaire qui vit aux "Boutes" depuis ses 8 ans espère "recréer une vie de quartier comme ça existait autrefois". En attendant, certains amis ne "veulent plus venir" la voir.

Sans taire les difficultés, une locataire anonyme aimerait montrer au bailleur "qu'il ne faut pas détruire l'immeuble".

Deux portes plus loin, un voisin voudrait, lui, déménager: "Ça se dégrade de plus en plus. Je me bouche le nez, je regarde ailleurs."

- "Rééquilibrer" la population -

En refusant tout nouveau locataire, le maire-bailleur est en délicatesse avec l?État. Une convention l'oblige à laisser une partie des appartements à la disposition de la préfecture pour loger des personnes en grande difficulté. Dans un département où 112.000 demandes de logement social sont en attente, dont 10.000 dossiers Dalo (droits au logement opposable), l'élu a été rappelé à l'ordre par la Direction de l'hébergement et du logement (DRIHL).

Pour couper court, le bailleur a dénoncé cette convention, qui prendra fin le 30 juin.

"Il est dommage que le maire de Saint-Ouen se soit engagé seul dans cette démarche", commente Fadela Benrabia, préfète déléguée à l'égalité des chances en Seine-Saint-Denis.

Surtout, prévient-elle, William Delannoy ne pourra pas compter sur le soutien de l'Etat pour trouver un nouveau logement aux locataires.

"Ça prendra le temps que ça prendra", balaie l'élu.

L'avenir du site nourrit les spéculations. D'autant que le maire ne s'est jamais caché de vouloir "gentrifier" sa ville, qui compte 50.000 habitants et 43% de logements sociaux.

Il veut élargir son électorat, grincent les communistes, qui tenaient Saint-Ouen depuis 69 ans avant son élection en 2014. Le chef de l'opposition Frédéric Durand trouve "assez honteux d'utiliser les problèmes réels du quartier pour supprimer une partie de la population".

Le maire veut "virer les pauvres de Saint-Ouen", renchérit Philippe Germain, de la Confédération nationale du logement, qui parie que l'édile fera de l'hôtellerie "pour accueillir les touristes étrangers des Puces".

Logements, bureaux, hôtel... Rien n'est fixé, tempère William Delannoy. Une fois les tours vidées, "on verra si on les démolit, les réhabilite, les transforme", sans exclure une part de HLM.

"On ne chasse pas les pauvres, assure-t-il. On fait un rééquilibrage en faisant venir massivement des gens qui vont acheter leur logement."

Dans l'intervalle, l'insécurité risque de se renforcer à mesure que les étages se vident. L'isolement profite aux dealers à la recherche d'appartements où planquer leur marchandise.

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Attaque chimique de Douma : l'OIAC attendue sur le site

mer, 04/18/2018 - 10:55
Les enquêteurs de l'OIAC devraient commencer leur travail dans la ville de Douma, mercredi, selon les autorités russes et syriennes. La ville au nord de Damas a été la cible il y a plus de 10 jours d'une attaque chimique supposée.
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Universités: Sciences Po Paris partiellement occupé, la direction ferme l'accès

mer, 04/18/2018 - 10:48

L'accès à Sciences Po Paris était fermé mercredi matin sur décision de la direction en raison de l'occupation d'une partie de l'établissement par plusieurs dizaines d'étudiants de l'école en solidarité avec le mouvement de protestation dans les facultés, a constaté une journaliste de l'AFP.

"On ne laisse pas rentrer les étudiants dans le bâtiment par mesure de sécurité. Les cours qui y étaient prévus ont été reprogrammés ailleurs", a-t-on confirmé à la direction de la grande école, qui a formé nombre de dirigeants dont Emmanuel Macron.

Environ 70 étudiants, selon la direction, occupent pacifiquement "la Péniche", le hall principal de l'école où ils avaient décidé de passer la nuit à l'issue d'une assemblée générale.

"Occuper Sciences Po est fortement symbolique: en tant que fac où a étudié Emmanuel Macron et de nombreux membres de sa majorité parlementaire", avaient souligné dans la nuit dans un communiqué les étudiants de cette grande école.

Ils ont déployé des banderoles sous les fenêtres de la façade du bâtiment, situé rue Saint-Guillaume dans le 7e arrondissement.

Leurs slogans s'adressaient notamment à Emmanuel Macron: "Macron, ton école est bloquée", "Ici sont formés ceux qui sélectionnent. Bloquons la fabrique à élite", "Les étudiants de Sciences Po contre la machine macronienne". Un autre affirmait la solidarité des étudiants mobilisés avec la cause des migrants: "No border, no nation, stop deportation".

Des vivres étaient acheminés par une corde à des étudiants cagoulés qui les réceptionnaient au premier étage par une fenêtre, a constaté la journaliste de l'AFP.

Une centaine d'étudiants se trouvaient dans la matinée devant l'établissement, certains venus pour aller en cours et d'autres en solidarité avec ce mouvement.

Parmi eux, Thomas, étudiant en master relations internationales, casquette à l'envers sur la tête, a dit à l'AFP soutenir ce mouvement "qui (le) touche" car "c'est aussi une contestation plus globale de la politique du gouvernement".

"C'est une honte!", a au contraire dénoncé Paul, étudiant en première année. "C'est une minorité qui bloque. Plein de gens veulent aller en cours. Il y a une majorité silencieuse qui ne veut pas ça".

Plusieurs universités en France sont affectées par la mobilisation d'étudiants qui protestent contre les nouvelles modalités d'accès à la fac, accusées d'instaurer un système de "sélection" déguisée.

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Turquie: Donald Trump tweete son soutien à un pasteur emprisonné

mer, 04/18/2018 - 10:45

Le président Donald Trump a exprimé son soutien au pasteur américain détenu en Turquie depuis un an et demi pour activités "terroristes" présumées, une affaire qui contribue à accroître davantage la tension entre Washington et Ankara.

"Le pasteur Andrew Brunson (...) est persécuté sans raison en Turquie", a tweeté Donald Trump mardi soir.

"Ils le qualifient d'espion. Mais je le suis davantage que lui. Espérons qu'il soit autorisé à retourner chez lui, auprès de la splendide famille à laquelle il appartient", a ajouté le président américain.

Installé en Turquie depuis 1993, Andrew Brunson, âgé de 50 ans, dirigeait avec son épouse une église protestante à Izmir lorsqu'il a été arrêté par les autorités turques en octobre 2016. Il est maintenu en détention depuis. Il risque jusqu'à 35 ans de prison.

Un tribunal turc a décidé lundi de son maintien en prison, estimant qu'il présentait des risques de fuite à l'étranger.

Le pasteur est notamment accusé d'avoir agi pour le compte du réseau du prédicateur Fethullah Gülen, à qui Ankara impute le putsch manqué de juillet 2016, mais aussi pour le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ces deux organisations sont considérées comme "terroristes" par la Turquie.

Il est enfin accusé d'espionnage à des fins politiques ou militaires.

Andrew Brunson a rejeté lundi, à l'ouverture de son procès, toutes les accusations portées contre lui.

Signe de l'importance que Washington accorde à cette affaire, l'ambassadeur itinérant pour la liberté religieuse Sam Brownbak, ainsi que Thom Tillis, sénateur de Caroline du Nord, l'Etat dont est originaire Brunson, assistaient à l'ouverture du procès.

Le département d'Etat américain a déclaré pour sa part qu'il n'y avait pas de "preuves crédibles" à l'encontre du pasteur.

Cette affaire n'a fait qu'accroître les tensions entre les Etats-Unis et la Turquie, déjà affectées par le soutien américain à une milice kurde en Syrie honnie par Ankara et l'emprisonnement de deux employés turcs de consulats américains en Turquie.

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Universités: l'accès principal à Sciences Po Paris fermé en raison d'une occupation (AFP)

mer, 04/18/2018 - 10:40

L'accès principal de Sciences Po Paris était fermé mercredi matin sur décision de la direction en raison de l'occupation d'une partie de l'établissement par plusieurs dizaines d'étudiants de l'école en solidarité avec le mouvement de protestation dans les facultés, a constaté une journaliste de l'AFP.

"On ne laisse pas rentrer les étudiants dans le bâtiment par mesure de sécurité. Les cours qui y étaient prévus ont été reprogrammés ailleurs", a-t-on confirmé à la direction de la grande école, qui a formé nombre de dirigeants dont Emmanuel Macron.

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Cinéma: première projection test en Arabie saoudite avec "Black Panther"

mer, 04/18/2018 - 10:39

L'Arabie saoudite va tester mercredi une première salle de cinéma avec la projection du blockbuster américain "Black Panther" en présence de professionnels de l'industrie, avant l'ouverture des salles au public le mois prochain.

Le royaume ultraconservateur, qui s'est engagé dans une série de réformes, a mis fin l'an dernier à 35 ans d'interdiction des salles de cinéma. Le géant américain AMC Entertainment a obtenu la première licence pour exploiter les salles.

Les autorités avaient d'abord annoncé que la première salle de cinéma ouvrirait mercredi mais des responsables proches du gouvernement et des médias locaux ont précisé qu'il s'agissait seulement d'une projection test prévue dans le nouveau cinéma du quartier financier "Roi Abdallah" à Ryad et que les salles ouvriraient au public en mai.

"Ce sera la première (projection) d'une série de tests, auxquels participeront des spécialistes de l'industrie, qui seront organisés (...) pour les derniers préparatifs en vue de l'ouverture du cinéma au grand public", a indiqué le Centre de communication internationale du ministère de l'Information.

Le directeur général d'AMC Entertainment, Adam Aron, assistera à la projection de mercredi. Le plus gros exploitant américain de salles de cinéma a signé en décembre un accord d'intention avec le Fonds souverain saoudien pour la construction et l'exploitation des cinémas à travers le royaume.

Selon des médias saoudiens, la compagnie prévoit d'ouvrir 40 cinémas dans 15 villes du pays au cours des cinq prochaines années.

Les exploitants cinématographiques ont longtemps considéré le royaume comme le dernier marché de masse inexploité du Moyen-Orient, avec plus de 30 millions d'habitants, dont la majorité a moins de 25 ans.

AMC fera face à la concurrence d'autres poids lourds, comme VOX Cinemas, principal exploitant du Moyen-Orient basé à Dubaï.

La levée de l'interdiction des cinémas s'inscrit dans la politique d'ouverture du royaume initiée ces derniers mois par le prince héritier Mohammed ben Salmane, malgré l'opposition des milieux religieux conservateurs.

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Pascal Pavageau, un ingénieur issu de la fonction publique pour diriger FO

mer, 04/18/2018 - 10:37

Issu de la fonction publique, militant depuis près de trente ans, Pascal Pavageau affiche son "indépendance", politique notamment, et aura la lourde tâche de rassembler les troupes, déstabilisées par les prises de positions de son prédécesseur sur les ordonnances travail.

"Il n'est pas tombé de la dernière pluie", dit de lui Jean-Claude Mailly qui, à 65 ans, passera le relais le 27 avril.

Cet Orléanais, 49 ans depuis le 22 mars, assure que prendre la tête du troisième syndicat français, il n'y pense pas "tous les matins". Mais il s'y est tout de même préparé de longue date.

Dès 2011, il annonce à Jean-Claude Mailly son intention de se porter candidat. A l'époque, le numéro un de Force ouvrière caressait l'espoir de passer le relais à un proche, Stéphane Lardy, qui y a renoncé depuis.

Pascal Pavageau n'est pas un proche de Jean-Claude Mailly. Et même si Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail, pense que la ligne "ne va pas changer de façon considérable", lui s'évertue à exprimer sa différence avec l'actuel dirigeant.

Il critique vertement la politique de Macron "du chacun pour soi" et n'écarte pas une éventuelle convergence des luttes, idée chère à la CGT qu'il préfère appeler "unité d'action". Le refus de l'actuel secrétaire général de manifester contre les ordonnances réformant le code du travail reste "un mystère" pour Pascal Pavageau.

Et si Jean-Claude Mailly a évité ces derniers mois de défiler avec la CGT, on a vu son successeur manifester avec les fonctionnaires, les cheminots ou contre les ordonnances, parfois au côté de Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT.

- "Un pragmatique" -

Pascal Pavageau insiste aussi sur son "indépendance". "Je ne suis pas franc-maçon, je n'appartiens à aucun parti", répète à l'envi le syndicaliste.

Son histoire avec FO commence en 1990. Il est alors étudiant à l'École nationale des travaux publics de l?État (ENTE), où FO occupe une confortable première place. L'étudiant y crée une section pour les élèves et ne quittera plus le syndicat, qu'il loue pour son "indépendance".

Fonctionnaire d'État depuis 1994, l'ingénieur se spécialise dans les questions d'environnement et de développement durable, des sujets qu'il portera au sein de son syndicat.

Débutant sa carrière professionnelle comme chef de la police de l'eau au sein des préfectures du Nord et du Pas-de-Calais, il a ensuite dirigé une unité territoriale de la navigation, avant de rejoindre la direction régionale de l'Environnement de la région Centre. A partir de 2004, il est détaché du ministère de l'Écologie pour assurer ses fonctions syndicales.

En 2007, il mène la fronde contre la Révision générale des politiques publiques, initiée sous le quinquennat Sarkozy.

Actuellement membre du bureau confédéral (direction), ce fan de musique métal se décrit comme un "réformiste militant", en charge du "secteur économique" (économie, fiscalité, services publics, environnement).

"C'est un pragmatique, un FO pur jus, c'est-à-dire qu'on négocie tout ce qu'on peut, puis on établit un rapport de force", dit de lui Philippe Pihet, membre de la direction de la centrale. Il table sur une "continuité" des positions du troisième syndicat français.

Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, écrivait récemment dans l'Obs voir dans Pascal Pavageau un numéro un "très légitime, sans réelle contestation en interne, et très structuré".

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