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Mis à jour : il y a 17 min 52 sec

Secret des affaires: le texte adopté par l'Assemblée, malgré les inquiétudes

jeu, 06/14/2018 - 15:34

Le "secret des affaires", une menace pour la liberté d'informer ? La proposition de loi LREM, défendue par la majorité et la droite, a été votée définitivement jeudi à l'Assemblée, une semaine avant le Sénat, malgré les inquiétudes de la gauche, des médias et d'associations.

Cette transposition d'une directive adoptée par le Parlement européen en juin 2016, après un an et demi de vifs débats, a obtenu 61 voix contre 21. Les députés LREM-MoDem et de droite l'ont jugée "nécessaire" et "équilibrée", mais la gauche y a vu un texte "liberticide".

La proposition de loi, objet d'un compromis entre députés et sénateurs, vise à "protéger les entreprises contre le pillage d'innovations (et à) lutter contre la concurrence déloyale", a plaidé la ministre de la Justice Nicole Belloubet.

"L'objectif n'est certainement pas de restreindre la protection juridique accordée aux lanceurs d'alerte, de donner des armes supplémentaires contre la liberté de la presse ou de réinstaurer une forme de censure a priori du juge, abolie en 1881", a objecté Nicole Belloubet aux critiques, à ses yeux infondées.

"Il est temps enfin d'adopter un cadre juridique protecteur à la fois des savoir-faire et informations confidentielles, et des libertés fondamentales", a défendu Constance Le Grip (LR). "Indispensable" pour "protéger les acteurs économiques" face à "un défi majeur", pour Philippe Latombe (MoDem).

Le texte protège toute information pas "généralement connue ou aisément accessible pour les personnes familières de ce type d?informations en raison de leur secteur d?activité", avec "une valeur commerciale, effective ou potentielle, du fait de son caractère secret", objet "de la part de son détenteur légitime de mesures de protection raisonnables".

Des modifications pour la procédure suivant laquelle un juge peut décider de mesures particulières de protection ont été ajoutées jeudi.

Le rapporteur Raphaël Gauvain (LREM) a défendu "un texte d'équilibre", "transposition fidèle et retenue" après "cinq tentatives infructueuses".

- "Un outil de censure" -

Le dernier échec remontait à 2015. Rapporteur général de la loi Macron, Richard Ferrand (socialiste, devenu président des députés LREM), avait récusé toute atteinte "à la liberté de la presse" ou aux lanceurs d'alerte, mais justifié le retrait de ce volet devant l'"émoi".

La majorité élue en 2017 a rouvert ce chantier, relançant la mobilisation des opposants, avec pétitions, tribunes et manifestations. Encore mercredi, plus d'une centaine de rédactions, d'ONG et de journalistes ont appelé Emmanuel Macron à modifier "un outil de censure inédit".

Fustigeant "beaucoup de désinformation", Raphaël Gauvain a martelé que "le texte ne pourra pas être appliqué aux journalistes, lanceurs d'alerte ou représentants du personnel". Cet avocat a vanté "un nouveau dispositif pour protéger plus efficacement journalistes et lanceurs d'alerte dans le cadre de procédures dites bâillon", avec une amende civile, que le Sénat souhaitait initialement supprimer.

"Sans notre loi, un industriel a attaqué un journaliste de France 2 pour violation du secret des affaires, avec notre disposition, le juge aura la possibilité de sanctionner une entreprise pour procédure abusive", a-t-il clamé.

Mais les opposants ne se satisfont pas de "dérogations" pour empêcher les poursuites. "Le principe est le secret (et) la liberté d'information, d'expression, la protection des lanceurs d'alerte, l'exception", a fustigé l'ex-ministre (ancienne PS) Delphine Batho, lançant que "journalistes et ONG (...) savent lire".

Défendant vainement le rejet de ce "texte bancal" et sans étude d'impact, Stéphane Peu (PCF) a alerté sur une "légalisation du harcèlement judiciaire de tous les lanceurs d'alerte". Sa collègue Elsa Faucillon a dénoncé "une succession de lois visant à détricoter la grande loi de 1881", comparant les assurances LREM à la novlangue de "1984" de George Orwell.

L'Insoumis François Ruffin a fustigé "une arme juridique de plus aux multinationales" et a accusé la majorité d'avoir "choisi l'argent contre les gens" : "Servier contre Irène Frachon, Sanofi contre Marine Martin, Clearstream contre Denis Robert, Vincent Bolloré contre Jean-Baptiste Rivoire (...) Monsanto contre Marie-Monique Robin...".

Évoquant Lafarge ou les Panama Papers, Dominique Potier (PS) - qui a relevé les critiques d'une presse par ailleurs selon lui "plutôt bienveillante avec la majorité" - a souhaité une saisine du Conseil constitutionnel.

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Nouveaux combats autour de sites pétroliers en Libye

jeu, 06/14/2018 - 15:31

Des combats ont éclaté jeudi entre forces rivales autour de deux importants sites pétroliers dans l'est de la Libye, perturbant de nouveau la production de brut dans ce pays miné par les luttes d'influence.

Les Brigades de défense de Benghazi (BDB) ont attaqué les deux sites dans la région du Croissant pétrolier contrôlée par le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est de la Libye, mettant le feu à au moins un réservoir de brut atteint par une roquette, selon une source militaire.

Les BDB sont composées de combattants chassés de la ville de Benghazi (est) par les pro-Haftar.

Après l'attaque, des combats ont éclaté au sud du terminal de Ras Lanouf et Al-Sedra, endommagés par des violences similaires en 2016 et 2017.

La Compagnie nationale de pétrole (NOC) a annoncé dans un bref communiqué avoir évacué son personnel des terminaux de Ras Lanouf et d'Al-Sedra "en raison des affrontements armés".

Elle a mis en garde contre une perte de production de l'ordre de 240.000 barils/jour, faisant état du report de l'arrivée d'un pétrolier censé" charger du brut du terminal Al-Sedra. Le conseil d'administration de la NOC "suit la situation de près".

- Attaque "repoussée" -

Selon un porte-parole de "l'Armée nationale libyenne" (ANL) autoproclamée par le maréchal Haftar, l'attaque a été "repoussée" et l'aviation "traque les brigades terroristes de Benghazi qui ont pris la fuite".

Il n'était pas possible de vérifier dans l'immédiat ces informations de source indépendante.

"Cette attaque vise à alléger la pression sur les terroristes à Derna", ville située plus à l'est où l'ANL mène une offensive pour chasser une coalition de milices jihadistes et islamistes, a ajouté le porte-parole de l'ANL.

"Les forces de Haftar (...) sont absorbées par Derna, d?où le timing" de cette attaque, a estimé Jalel Harchaoui, doctorant à l'université Paris VIII et spécialiste de la Libye.

Les forces pro-Haftar ont pris en septembre 2016 le contrôle des quatre principaux sites pétroliers de Libye -Zoueitina, Brega, Ras Lanouf et Al-Sedra- qui assurent l'essentiel des exportations libyennes d'or noir, permettant une reprise de la production.

Ces sites avaient été bloqués par la milice des Gardes des installations pétrolières (GIP) dirigée par Ibrahim Jadhran, un homme qui a régulièrement défié les différents pouvoirs libyens, à Tripoli ou dans l'Est.

Aucune goutte de pétrole n?avait pu sortir des principaux ports de fin 2014 jusqu'à leur réouverture en septembre 2016. Leur fermeture avait coûté plus de 130 milliards de dollars à la Libye, selon la NOC.

En mars 2017, la milice des BDB s'était emparée des terminaux de Ras Lanouf et Al-Sedra, mais l'ANL avait réussi à les reprendre.

- Production perturbée -

Ajoutant à la confusion, M. Jadhran qui avait disparu en 2016 est réapparu jeudi dans une vidéo sur les réseaux sociaux, affirmant avoir formé une coalition -la "force de libération du croissant pétrolier"- pour reprendre les sites pétroliers.

On ignorait si M. Jadhran était impliqué dans l'attaque de jeudi.

Ces affrontements endommagent à chaque fois les installations pétrolières et perturbent la production.

La Libye qui dépend essentiellement de la manne pétrolière, produisait 1,6 million de b/j avant la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. La production de brut ayant été divisée par cinq depuis, avant de dépasser à un million de bj fin 2017.

La production est toutefois régulièrement perturbée par les violences, des actes de sabotage, ou des mouvements de protestation pour réclamer des rémunérations ou encore pour des motivations politiques.

Cette instabilité a plongé le pays dans une crise économique, en plus d'une lutte d'influence entre deux autorités politiques rivales.

Khalifa Haftar, soutenu par des autorités basées dans l'est libyen, s'oppose au gouvernement d'union nationale, basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale et l'ONU.

Fin mai, le président français Emmanuel Macron a réuni les principaux protagonistes de la crise libyenne, dont le maréchal Haftar. Ceux-ci ont endossé une déclaration orale prévoyant l'organisation d'élections législatives et présidentielle le 10 décembre.

Des analystes estiment toutefois que la fragmentation du pays rend les promesses fragiles.

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Le Maroc sera candidat à l'organisation du Mondial-2030

jeu, 06/14/2018 - 15:31

Le Maroc sera candidat à l'organisation du Mondial-2030 de football, a annoncé vendredi son ministre des Sports Rachid Talbi Alami, au lendemain de l'échec du royaume à obtenir l'organisation de la Coupe du monde 2026, attribuée mercredi au trio USA/Canada/Mexique.

"Sur instruction de Sa Majesté le roi Mohammed VI, nous allons candidater pour l'organisation du Mondial-2030", a dit à l'AFP le ministre de la Jeunesse et des sports, confirmant une information parue dans la presse locale.

Cinq fois candidat malheureux à l'organisation de la compétition (en 1994, 1998, 2006, 2010 et 2026), le royaume espère devenir le second pays du continent, après l'Afrique du Sud en 2010, à accueillir l'un des événements les plus importants de la planète.

Le tournoi sera en 2030 le "Mondial du centenaire", un siècle après la première Coupe du monde organisée et remportée par l'Uruguay, qui a d'ores et déjà annoncé sa candidature conjointe avec l'Argentine et le Paraguay pour 2030.

Avec sa candidature "africaine" pour le Mondial-2026, le Maroc mettait en avant sa géographie compacte, au carrefour de deux continents passionnés par le ballon rond, l'Europe et l'Afrique, en promettant des matches dans le même fuseau horaire et dans un rayon de 550 km autour de la capitale économique Casablanca.

L'attribution du Mondial-2026 au trio USA/Canada/Mexique, avec un soutien massif de 134 voix, a suscité une grande déception au Maroc, avec surtout une pluie de critiques acerbes contre l'Arabie saoudite, allié traditionnel du Maroc accusé d'avoir "trahi" en menant campagne contre le dossier marocain. Au total, sept pays arabes, pour la plupart considérés comme des alliés, ont voté pour le dossier américain mercredi.

Le Maroc, qui mise sur "la ferveur" que suscite le football dans le pays, voit en l'organisation d'une Coupe de monde un catalyseur de développement.

Mercredi soir, l'émir du Qatar Cheikh Tamim avait informé le roi Mohammed VI du "plein soutien du Qatar (...) dans le cas où le royaume présente sa candidature à l'organisation du Mondial-2030", selon un communiqué du cabinet royal.

Le trio Etats-Unis/Canada/Mexique a été désigné mercredi pour organiser en 2026 la première Coupe du monde à 48 équipes, le Maroc n'obtenant que 65 suffrages lors du vote des 203 membres de la Fifa appelés à se prononcer lors du congrès de l'instance à Moscou, à la veille du début du Mondial-2018.

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Griezmann annoncera dans la soirée s'il reste ou non à l'Atlético Madrid

jeu, 06/14/2018 - 15:28

L'attaquant de l'équipe de France et de l'Atlético Madrid Antoine Griezmann, convoité par le FC Barcelone, annoncera jeudi dans la soirée (21h15) sa décision sur son avenir en club sur un chaîne de télévision espagnole, a-t-il annoncé.

"Vous en avez un peu marre des commentaires qui disent que je m'en vais, que je reste, combien ils vont me donner... La vérité, c'est ce que je vais dire maintenant", dit-il dans une vidéo publiée sur le compte Twitter de la chaîne Cero de Movistar+ sur laquelle il annoncera sa décision.

Mardi, le joueur avait assuré en Russie, où il se trouve avec les Bleus pour le Mondial, que "la décision a été prise" mais que ce n'était "pas le moment ni l'endroit pour le dire".

"Je suis vraiment désolé. Je sais qu'il y a beaucoup d'attente, mais ce n'est pas aujourd'hui que je vais donner ma décision", avait-il prévenu.

La presse catalane rapporte depuis six mois que Griezmann doit rejoindre le Barça au 1er juillet en échange du versement de sa clause libératoire de 100 millions d'euros. Des médias madrilènes avancent cependant qu'il pourrait prolonger avec l'Atlético, son club depuis 2014, en échange d'un salaire porté de 14 à 20 M EUR par an.

Le 21 mars, "Grizou", "leader d'attaque" de Didier Deschamps, avait assuré que son avenir serait fixé "avant la Coupe du monde, bien avant".

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Argentine : les pro-avortement remportent une première victoire à la Chambre des députés

jeu, 06/14/2018 - 15:27
La légalisation de l'avortement a été approuvée jeudi par la Chambre des députés argentine, à une courte majorité (129 voix pour, 125 contre). Le texte de loi doit maintenant passer le cap du Sénat, réputé plus conservateur.
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Les retraités dans la rue pour protester contre la politique du gouvernement

jeu, 06/14/2018 - 15:25

Des centaines de retraités manifestaient jeudi dans plusieurs villes de France à l'appel de neuf organisations, pour protester contre la politique du gouvernement et la baisse de leur pouvoir d'achat, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A Paris, la manifestation, rassemblant plusieurs centaines de personnes, est partie de la place de l'Opéra vers 14H45 en direction de la place de la République, derrière une banderole proclamant: "les retraités ne sont pas des nantis, revalorisation des pensions". Une pancarte affichait: "retraite de sénateur pour tous !".

Les retraités étaient appelés à manifester par la CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-PP, LSR, Ensemble et Solidaires-UNRPA.

Françoise, venue du Val-de-Marne, dit manifester "avec plaisir". "J'ai cotisé 40 ans. J'ai fait beaucoup d'heures supplémentaires, me suis beaucoup privée", explique cette ancienne vendeuse dans les grands magasins, qui perçoit 1.000 euros par mois et estime qu'elle aurait une vie "correcte" à 1.500 euros. "Je ne peux rien me permette, je n'ai pas de voiture et je vais en vacances chez ma fille", explique-t-elle à l'AFP.

A Marseille, plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées en milieu de matinée au rond-point du Prado, pour la plupart vêtus de chasubles de FO ou de la CGT. "Baisse des pensions, hausse des tensions", "Pas de pensions inférieures au Smic", "Indexation des retraites sur les salaires" pouvait-on lire sur des affiches.

A Montpellier, ils étaient 350 selon la police à défiler sur l'air de la série Dallas, revisité: "Macron ton univers impitoyable glorifie la loi du plus fort". Environ 500 personnes ont également défilé à Dijon, entre 200 et 300 à Bordeaux, 150 à Lille.

"Nos retraites n'ont pas augmenté depuis des années. Je ne vais plus chez le coiffeur. Je n'achète plus de disques comme j'avais l'habitude de le faire. On se prive", se désole Ginette Dérangère. Cette veuve de 87 ans vit près de Dijon avec "957 euros par mois". "Maintenant le président veut s'en prendre aux veuves mais nos maris ont travaillé dur", ajoute celle qui a élevé 11 enfants avant de travailler 16 ans comme aide à domicile.

"Avec la hausse de la CSG j'ai perdu 580 euros par an et c'est sans compter sur la baisse de mon pouvoir d'achat avec l'augmentation des cotisations des mutuelles et le blocage des pensions", a expliqué René, 67 ans, retraité de La Poste qui manifestait à Marseille.

"Les déclarations quotidiennes de Macron sur les plus pauvres sont une honte, avec encore hier celle sur le +pognon+ qui serait gaspillé dans les minima sociaux et pas un mot sur les millions versés en pure perte aux patrons ou les paradis fiscaux", estimait Claude, 67 ans, travailleur social à la retraite, présent dans la manifestation à Montpellier. "Les dégâts sociaux de ce président des riches en un an sont sans précédent", selon lui.

Dans une lettre ouverte au président Macron, le président de la Confédération française des retraités (CFR), Pierre Erbs, regrette "un refus de dialoguer" de la part du gouvernement et demande que, comme les actifs, les retraités bénéficient de compensations à la hausse de CSG.

burs-bow-cel/lum/phc

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Sauf accident, la BCE arrêtera ses rachats d'actifs fin décembre

jeu, 06/14/2018 - 15:24

La Banque centrale européenne arrêtera à la fin de l'année son vaste programme de rachats d'actifs, pour peu que les prochains mois "confirment" la progression de l'inflation en zone euro, a-t-elle annoncé jeudi.

Guettée depuis des mois, cette sortie progressive du "QE", c'est-à-dire du rachat massif par la BCE de dettes publiques et privées, passera par une décrue de son rythme entre octobre et décembre, à 15 milliards d'euros mensuels contre 30 milliards actuellement.

Réunie à Riga, en Lettonie, la Banque centrale européenne se ménage toutefois la possibilité de changer de cap, conditionnant l'abandon du QE à des données "confirmant les perspectives d'inflation" de son conseil des gouverneurs "à moyen terme".

Annoncé en janvier 2015, ce programme destiné à sauver la zone euro de la déflation a commencé par des achats de grande envergure d'obligations émises par des Etats, suivis à partir de la mi-2016 de dettes d'entreprises.

Au vu de la meilleure santé de l'économie, le QE a déjà été réduit par paliers, passant fin 2016 de 80 à 60 milliards d'euros mensuels, puis de 60 à 30 milliards d'euros depuis janvier.

Il a permis à la BCE de déverser à ce jour plus de 2.400 milliards d'euros de liquidités sur le marché, pour favoriser le financement des ménages et des entreprises afin qu'ils stimulent la croissance et l'inflation.

Même après la fin des achats "nets" sur le marché, l'institution de Francfort gardera une politique de soutien à l'économie, notamment en renouvelant à leur échéance ses obligations anciennes.

Elle ne relèvera par ailleurs ses taux d'intérêt que "bien après" la sortie du QE, c'est-à-dire au plus tôt à la fin de l'été 2019, a-t-elle précisé jeudi.

Jeudi, le principal taux de refinancement a été maintenu à zéro, tandis que les banques vont continuer à payer auprès de la BCE un intérêt négatif de 0,40% pour les liquidités dont elles n'ont pas l'utilité immédiate.

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Soif d'archéologie? Un week-end pour l'étancher

jeu, 06/14/2018 - 15:22

Envie de découvrir un chantier de fouille? De comprendre comment les hommes préhistoriques taillaient les silex? Les Journées nationales de l'archéologie présentent toutes les facettes de cette discipline de vendredi à dimanche dans toute la France.

Pour la neuvième édition de ces JNA, placées sous l'égide du ministère de la Culture et pilotées par l'Institut national de recherches archéologiques préventives, plus de 1.300 manifestations sont annoncées dans plus de 600 lieux différents.

"Ce rendez-vous annuel entre les Français et l'archéologie a pour but de faire connaître les acteurs de cette discipline, l'actualité de sa recherche, les collections mais aussi de montrer la chaîne opératoire, de la fouille au musée", souligne Dominique Garcia, président de l'Inrap.

"Cela nous permet de partager notre moisson de découvertes de l'année, d'échanger directement avec les citoyens et de valoriser notre présence dans tout le pays, au plus près des +gens+", indique-t-il à l'AFP.

Le cru 2018 ouvrira 35 chantiers de fouille au public. D'Amiens à Narbonne, de Saint-Dizier à Rennes, d'Angoulême à Marseille, "il y en a pour tous les goûts": campements préhistoriques, fermes gauloises, quartiers gallo-romains, théâtre antique, château, église, villages médiévaux etc.

Ces portes ouvertes "permettent de découvrir +la science en train de se faire+, les vestiges en place. C'est très émouvant d'assister à cette résurrection du passé", relève Dominique Garcia.

Vingt-et-un centres de recherche archéologique (Annecy, Dijon, Metz, Laon, La Courneuve, Toulon ...) seront par ailleurs ouverts au public, qui pourra visiter notamment les salles de lavage et les laboratoires.

- Élargir à l'Europe-

Douze "villages archéologiques", installés notamment dans les grandes villes de l'Hexagone, proposeront des expositions, des ateliers, des rencontres avec des archéologues et des démonstrations. A Paris, les visiteurs pourront ainsi se rendre aux Archives nationales, ou au ministère des Outre-mer qui évoquera les fouilles ultramarines.

Les musées qui possèdent des collections archéologiques et paléontologiques, comme le musée de l'Homme à Paris, seront aussi sur le pont.

Depuis la naissance des JNA, "leur succès ne cesse de croître", déclare Dominique Garcia.

La première édition, en juin 2010, avait proposé au public 200 manifestations sur une seule journée. En 2017 (sur trois jours), plus de 1.500 animations avaient touché 155.000 personnes dans 660 lieux.

Le président de l'Inrap n'est pas particulièrement inquiet côté météo. "Comme pour toute manifestation proposant de la programmation en extérieur, l'épée de Damoclès de la météo pèse sur nous, mais la passion des citoyens pour l'archéologie est telle qu'on a déjà vu des gens faire la queue par centaines, sous des parapluies, pour visiter nos chantiers !"

Toutefois, suite aux orages récents, l'Inrap a dû annuler une porte ouverte d'un chantier de vestiges gallo-romains dans les Hauts-de-France car le site est rempli d'eau et ne peut ouvrir pour des raisons de sécurité.

Dominique Garcia a déjà en tête la 10e édition l'an prochain. L'idée serait de fédérer les initiatives dans différents pays, pour lancer les Journées Européennes de l'Archéologie.

(programme de l'édition 2018 sur "journées-archéologie.fr")

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L'artiste Paul Ramirez Jonas joue sur les faits alternatifs à Art Basel

jeu, 06/14/2018 - 15:22

Qu'est-ce que le mensonge? Qu'est-ce que la vérité? A la foire d'Art Basel, l'artiste Paul Ramirez Jonas s'est penché sur la question à travers une performance intitulée "Faits Alternatifs" dans laquelle il propose aux visiteurs d'enregistrer leurs mensonges et de les certifier.

Assis à un bureau sous un écriteau marqué de l'inscription "I am a notary public" (Je suis un notaire public), cet artiste américain propose aux visiteurs de s'asseoir, leur demande de lui raconter un mensonge, le note sur une feuille de papier quadrillée, puis appose un poinçon pour attester de son authenticité.

Avant de l'accrocher au mur, le nombre de caractères est compté, la règle édictée par l'artiste étant que "les mensonges ne peuvent pas être plus longs que des tweets".

Pour valider la transaction, l'artiste demande aux visiteurs un paiement en or afin de régler l'acte.

"Bien sûr, personne n'a d'or sur soi. Alors à la place, je leur demande une pièce de petite monnaie", a expliqué Paul Ramirez Jonas à l'AFP lors d'un entretien à Art Basel, la grande foire de l'art qui se tient cette semaine dans la cité suisse de Bâle.

L'artiste plonge alors la petite pièce dans une solution chimique qui la couvre en plaqué-or, puis la colle sur la feuille pour garantir que l'acte de certification du mensonge, consigné dans un registre, a bien été payé.

Accrochés ensuite aux murs dans la halle d'exposition, les messages (en anglais) finissent par former un vaste tissu de mensonges sur lesquels les visiteurs peuvent lire aussi bien "Italy will win the World cup" (l'Italie va gagner la Coupe du Monde) que "Your privacy is safe" (votre vie privée est en sécurité), "Art is static" (L'Art est statique), "I am a brain surgeon" (Je suis neurochirurgien), "I never lie" (Je ne mens jamais)...

A travers ce pêle-mêle de mensonges, Paul Ramirez Jonas entend ouvrir un débat sur le poids de la vérité et de la parole dans l'espace public, auquel les visiteurs peuvent participer soit en se prêtant au jeu, soit tout simplement en venant lire ces messages sur ce qui finit par devenir un mur de mensonges authentifiés.

- "Mais c'est un mensonge!" -

Dans la halle d'exposition, la performance donne parfois lieu à des échanges loufoques entre les passants.

"Hier, une personne s'est vraiment offusquée en voyant ça", a expliqué l'artiste en désignant un mensonge affirmant "I like my president" (J'aime mon président).

"Quelqu'un lui a alors dit +Non, mais c'est un mensonge+, et la personne a (alors réagi) en disant +Ah! dans ce cas, c'est bon+", a raconté l'artiste, amusé par l'échange entre les deux visiteurs.

Né en 1965 à Pomona en Californie, cet artiste-sculpteur, qui a grandi au Honduras avant de retourner s?installer aujourd'hui à New York, s'est fait connaître notamment à travers ses performances jouées aussi bien dans les grands musées américains d'art moderne, les galeries et foires artistiques que dans les rues de New York.

Son projet sur le mensonge avait initialement été lancé en 2015 sur des bases légèrement différentes, autour du concept des semi-vérités, avant de le ranger temporairement au placard pour se concentrer davantage sur la notion des promesses, qui sont "une vérité quand elles sont tenues", et "un mensonge" dans le cas contraire.

"Et puis Trump a été élu, et tout dans cette élection a rendu (la question du) mensonge extrêmement pertinente à nouveau", a retracé l'artiste, qui a décidé de relancer cette performance en faisant évoluer les contours, la rebaptisant depuis "Alternative facts" (Faits alternatifs).

La performance sera jouée à Art Basel, à la demande des organisateurs de la foire, jusqu'au 17 juin.

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Mondial-2018: la tension monte dans la fan-zone de Moscou

jeu, 06/14/2018 - 15:21

Chants, drapeaux, slogans... Quelques heures avant le coup d'envoi du match d'ouverture du Mondial-2018, l'excitation montait jeudi dans la fan zone de Moscou. Et les supporters de la Russie voulaient y croire malgré les piètres résultats de la sélection.

La foule de supporters, assez clairsemée et principalement originaire d'Amérique latine, est déjà sur le pied de guerre, donnant à la fan-zone une ambiance festive et joyeuse.

"Nous avions peur que les Russes soient froids avec nous parce que nous, les Sud-américains, nous sommes très chaleureux. Mais tout le monde a été si gentil: nous soutiendrons la Russie" pendant le match, affirme à l'AFP Gabriela Chang, 29 ans.

Quelques fans russes sont déjà présents pour soutenir la "Sbornaïa", dont les piètres performances ont alimenté la chronique ces dernières semaines: elle n'a gagné aucun de ses sept derniers matches, la dernière victoire remontant à un match amical contre la Corée du Sud (4-2) en octobre dernier.

Igor Kiseliov, 27 ans, est malgré tout venu voir le match dans cette zone festive située à côté de l'Université d'État de Moscou, dont le célèbre gratte-ciel stalinien surplombe le stade Loujniki accueillant le premier match à partir de 15H00 GMT.

"Je pense que les critiques envers notre équipe sont infondées. Nous allons gagner aujourd'hui parce que c'est la première fois que nous accueillons ce genre de championnat", assure-t-il.

- "Pour la fête" -

"On s'en fiche du résultat, on est venu pour la fête", relativise Sergueï Sapouliak, qui a parcouru les 1.800 km séparant Tchéliabinsk (Oural) de Moscou pour assister au match. "On est venu parce que ce genre de championnat, cela n'existe qu'une fois dans sa vie".

Les supporters saoudiens étaient plus discrets, refusant de parler aux journalistes.

Capable de recevoir jusqu'à 25.000 fans, cette fan zone de Moscou doit accueillir des concerts, des spectacles et un immense écran géant pour les amateurs du ballon rond qui n'ont pas de billets.

Elle a provoqué cependant la colère des étudiants, inquiets des conséquences de la construction de cet espace dans l'un des poumons verts de la capitale, dans le parc de Vorobiovy Gory ("Les monts des moineaux").

Début juin, trois étudiants ont été arrêtés puis condamnés à des amendes pour "vandalisme" pour avoir tagué "non à la fan-zone" en lettres rouges.

Le match Russie-Arabie saoudite doit être précédé d'un concert de trente minutes et la "pop star" anglaise Robbie Williams se produira avec la soprano russe Aïda Garifoullina, de l'opéra national de Vienne.

Cette année, la cérémonie sera axée sur des performances musicales et sera bien plus rapprochée du coup d'envoi, juste une demi-heure avant le match".

La Russie accueillera la Coupe du Monde de football jusqu'au 15 juillet, dans onze villes et douze stades à travers le pays. Plusieurs centaines de milliers de visiteurs sont attendues à cette occasion.

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Européennes: le PCF propose à la gauche hors PS de discuter d'une liste commune

jeu, 06/14/2018 - 15:21

Pierre Laurent, secrétaire général du PCF, et Ian Brossat, maire-adjoint PCF de Paris, récemment désigné tête de liste des communistes pour les européennes, ont écrit jeudi aux organisations de gauche, hors PS, pour leur proposer "une plate-forme commune et la construction d'une liste large en vue" de ces élections.

Dans cette lettre, dont une copie a été transmise à l'AFP, le PCF s'affirme déterminé "à porter un projet alternatif de progrès pour l'Europe". Les élections européennes auront lieu en juin 2019.

"Les communistes pensent souhaitable de construire une liste large capable de porter des exigences précises de transformation de la construction européenne, capable de porter avec efficacité jusqu'au niveau européen les luttes sociales et écologiques menées en France, capable de contribuer à constituer au Parlement européen un groupe uni et confédéral de toutes les forces de gauche et écologistes, clairement opposées aux logiques actuelles", écrivent-ils.

Selon eux, "l'évolution de la situation en France, avec l?offensive antisociale d'Emmanuel Macron, en Europe, avec le nouveau gouvernement italien, dans le monde avec l'attitude irresponsable de Trump, nous invite à considérer avec gravité cette élection. L?urgence de solutions de gauche en Europe, en rupture avec les logiques financières qui nous mènent à la catastrophe, se fait chaque jour plus pressante".

"Pour réussir une telle démarche, une telle liste, nous avons besoin d?unir nos forces", affirment-ils aux destinataires de leur lettre, EELV, Ensemble, LFI, GDS, Générations, Nouvelle Donne, NPA, PCOF, PG, République et Socialisme.

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La crise des galeries jette une ombre sur la foire d'Art Basel

jeu, 06/14/2018 - 15:14

Alors que des VIP fortunés étaient invités à voir en exclusivité les ?uvres d'art contemporain les plus chères dans les salles imposantes de la foire d'Art Basel à Bâle, les employés de la Foire d'Art Frame, un kilomètre plus loin, s'activaient à nettoyer le sol.

Art Frame est la toute dernière foire satellite qui tente de répondre au fossé de richesse dans le monde de l'art, où les grandes galeries gagnent de plus en plus d'argent et les plus petites s'appauvrissent.

Le fondateur de Frame, l'homme d'affaires français Bertrand Scholler, estime que le système actuel qui voit des galeristes batailler pour décrocher un stand dans des foires comme Art Basel, au prix de plusieurs dizaines de milliers d'euros, est "en train de tuer" l'art.

"Si vous êtes un nouveau venu, vous êtes mort", a-t-il déclaré à l'AFP.

Il espère que le modèle de partage des bénéfices et des charges adopté par Frame avec une dizaines de galeries émergentes pourra offrir une alternative à Art Basel, qui a ouvert ses portes jeudi au public.

Le lieu choisi par Frame, un bâtiment modeste de deux étages qui abrite le Centre d'art de Bâle, contraste avec Messeplatz, son vaste centre de conférences et ses hôtels de luxe, où les riches collectionneurs affluent en jet privé pour se rendre chaque année à Art Basel, réputée dans le monde entier et qui a essaimé à Miami et à Hong Kong.

M. Scholler affirme respecter la qualité des ?uvres exposées à Art Basel, mais s'inquiète de voir la foire se cantonner uniquement autour de valeurs sûres capables de rapporter des millions d'euros, au détriment de jeunes galeries prêtes à prendre des risques avec de nouveaux artistes.

- Le secteur de l'art souffre -

Même Art Basel reconnaît que le secteur de l'art souffre.

Le Rapport sur le marché de l'art, commandé par Art Basel à son principal sponsor, la banque suisse UBS, note qu'alors que les ventes mondiales d'art et d'antiquités ont atteint 54 milliards d'euros l'an dernier -- un bond de 12% par rapport à 2016 -- les "petits poissons" ont du mal à survivre.

En 2007, cinq nouvelles galeries ouvraient pour chaque fermeture de galerie, mais en 2017, le nombre de fermetures a dépassé les créations pour la première fois, souligne ce rapport.

La principale raison est que le coût de "maintien d'une présence dans un bon quartier est devenu beaucoup trop élevé, comparé à un volume de ventes bas et irrégulier", explique UBS.

"La foire s'ouvre à un moment où les galeries s'expriment librement, plus ouvertement que jamais, sur les difficultés d'être un galeriste", a reconnu le directeur d'Art Basel, Marc Spiegler, lors d'une conférence de presse mardi.

Mais il nie que seules les galeries en bonne santé financière peuvent venir à Art Basel.

"Il y a beaucoup de galeries ici qui s'apprêtent à souffrir", a-t-il dit, ajoutant que très peu parmi les 290 exposants étaient "à l'aise" financièrement.

- "Je vends de l'art à la criée" -

Installée à deux pas de la foire, la galerie "The Proposal", spécialisée dans les installations d'art conceptuel, tente d'attirer l'attention des visiteurs en route vers Art Basel en proposant des cubes de verre avec une statue miniature du célèbre artiste britannique Damien Hirst, assis sur un WC, sur le modèle de sa série "The Tranquility of Solitude", présentant des animaux assis sur un siège de toilettes.

Alors que ses assistants haranguent les passants en criant "Damien Hirst à vendre", le responsable de la galerie, le Suisse Jean-Ferdinand Maret, affirme en souriant qu'il exploite "l'artiste le plus cher du monde (...) pour refinancer sa galerie".

Il confie à l'AFP que "The Proposal" fermera ses portes après Art Basel et rouvrira peut-être à Ibiza, en Espagne, en partie parce que c'est moins cher.

"Je vends de l'art, comme je vendrais du poisson, à la criée. Tout ce qu'il ne faudrait pas faire en tant que galerie", avoue-t-il.

Clare McAndrew, spécialiste de l'économie de l'art et principale rédactrice d'un rapport de la banque UBS sur le marché de l'art, reconnaît que "les solutions ne viennent pas rapidement" pour alléger la crise des galeries.

Celles qui ne s'exposent que sur internet devraient probablement continuer à séduire des acheteurs de moyenne gamme, a-t-elle dit à l'AFP. Mais elle craint que les ventes à huit chiffres d??uvres d'art claironnées par les médias découragent les collectionneurs potentiels tentés de penser qu'on ne peut "rien avoir de bon" à moins de 100.000 euros.

"Cela menace toute l'infrastructure", a-t-elle poursuivi, en soulignant que les artistes émergents ont besoin de galeries de moyenne gamme pour les aider à se développer.

"Si elles n'existent plus, alors d'où (les nouveaux artistes) viendront-ils?"

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La crise des galeries jette une ombre sur la foire d'Art Basel

jeu, 06/14/2018 - 15:13

Alors que des VIP fortunés étaient invités à voir en exclusivité les oeuvres d'art contemporain les plus chères dans les salles imposantes de la foire d'Art Basel à Bâle, les employés de la Foire d'Art Frame, un kilomètre plus loin, s'activaient à nettoyer le sol.

Art Frame est la toute dernière foire satellite qui tente de répondre au fossé de richesse dans le monde de l'art, où les grandes galeries gagnent de plus en plus d'argent et les plus petites s'appauvrissent.

Le fondateur de Frame, l'homme d'affaires français Bertrand Scholler, estime que le système actuel qui voit des galeristes batailler pour décrocher un stand dans des foires comme Art Basel, au prix de plusieurs dizaines de milliers d'euros, est "en train de tuer" l'art.

"Si vous êtes un nouveau venu, vous êtes mort", a-t-il déclaré à l'AFP.

Il espère que le modèle de partage des bénéfices et des charges adopté par Frame avec une dizaines de galeries émergentes pourra offrir une alternative à Art Basel, qui a ouvert ses portes jeudi au public.

Le lieu choisi par Frame, un bâtiment modeste de deux étages qui abrite le Centre d'art de Bâle, contraste avec Messeplatz, son vaste centre de conférences et ses hôtels de luxe, où les riches collectionneurs affluent en jet privé pour se rendre chaque année à Art Basel, réputée dans le monde entier et qui a essaimé à Miami et à Hong Kong.

M. Scholler affirme respecter la qualité des oeuvres exposées à Art Basel, mais s'inquiète de voir la foire se cantonner uniquement autour de valeurs sûres capables de rapporter des millions d'euros, au détriment de jeunes galeries prêtes à prendre des risques avec de nouveaux artistes.

- Le secteur souffre -

Même Art Basel reconnaît que le secteur de l'art souffre.

Le Rapport sur le marché de l'art, commandé par Art Basel à son principal sponsor, la banque suisse UBS, note qu'alors que les ventes mondiales d'art et d'antiquités ont atteint 54 milliards d'euros l'an dernier -- un bond de 12% par rapport à 2016 -- les "petits poissons" ont du mal à survivre.

En 2007, cinq nouvelles galeries ouvraient pour chaque fermeture de galerie, mais en 2017, le nombre de fermetures a dépassé les créations pour la première fois, souligne ce rapport.

La principale raison est que le coût de "maintien d'une présence dans un bon quartier est devenu beaucoup trop élevé, comparé à un volume de ventes bas et irrégulier", explique UBS.

"La foire s'ouvre à un moment où les galeries s'expriment librement, plus ouvertement que jamais, sur les difficultés d'être un galeriste", a reconnu le directeur d'Art Basel, Marc Spiegler, lors d'une conférence de presse mardi.

Mais il nie que seules les galeries en bonne santé financière peuvent venir à Art Basel.

"Il y a beaucoup de galeries ici qui s'apprêtent à souffrir", a-t-il dit, ajoutant que très peu parmi les 290 exposants étaient "à l'aise" financièrement.

- "Je vends de l'art à la criée" -

Installée à deux pas de la foire, la galerie "The Proposal", spécialisée dans les installations d'art conceptuel, tente d'attirer l'attention des visiteurs en route vers Art Basel en proposant des cubes de verre avec une statue miniature du célèbre artiste britannique Damien Hirst, assis sur un WC, sur le modèle de sa série "The Tranquility of Solitude", présentant des animaux assis sur un siège de toilettes.

Alors que ses assistants haranguent les passants en criant "Damien Hirst à vendre", le responsable de la galerie, le Suisse Jean-Ferdinand Maret, affirme en souriant qu'il exploite "l'artiste le plus cher du monde (...) pour refinancer sa galerie".

Il confie à l'AFP que "The Proposal" fermera ses portes après Art Basel et rouvrira peut-être à Ibiza, en Espagne, en partie parce que c'est moins cher.

"Je vends de l'art, comme je vendrais du poisson, à la criée. Tout ce qu'il ne faudrait pas faire en tant que galerie", avoue-t-il.

Clare McAndrew, spécialiste de l'économie de l'art et principale rédactrice d'un rapport de la banque UBS sur le marché de l'art, reconnaît que "les solutions ne viennent pas rapidement" pour alléger la crise des galeries.

Celles qui ne s'exposent que sur internet devraient probablement continuer à séduire des acheteurs de moyenne gamme, a-t-elle dit à l'AFP. Mais elle craint que les ventes à huit chiffres d'oeuvres d'art claironnées par les médias découragent les collectionneurs potentiels tentés de penser qu'on ne peut "rien avoir de bon" à moins de 100.000 euros.

"Cela menace toute l'infrastructure", a-t-elle poursuivi, en soulignant que les artistes émergents ont besoin de galeries de moyenne gamme pour les aider à se développer.

"Si elles n'existent plus, alors d'où (les nouveaux artistes) viendront-ils?"

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Mondial-2018: Maroc-Iran, le match dans le match

jeu, 06/14/2018 - 15:11

Le Maroc et l?Iran se retrouvent face à face vendredi au stade de Saint-Petersbourg pour leur premier match du Mondial, une rencontre qui porte une forte charge géopolitique, entre la rupture de leurs relations diplomatiques et les sanctions américaines contre Téhéran.

Sur le plan sportif, ce match est décisif pour les deux outsiders, qui vont tenter de décrocher les trois points avant de se mesurer à l'Espagne et au Portugal, qui complètent le groupe B.

Si l'Iran et le Maroc ne se sont jamais affrontés en match officiel, l'historique de leurs relations est plus fourni, oscillant entre ruptures et timides rapprochement depuis la révolution islamique iranienne de 1979.

Le clivage est d'abord religieux, entre le Maroc sunnite et l'Iran chiite.

La question du Sahara occidental, grande priorité de la diplomatie marocaine, a accentué les tensions au fil des décennies. En 1980, Rabat a rompu ses relations avec Téhéran qui venait de reconnaître la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée par les indépendantistes du Front Polisario au Sahara occidental, un territoire que le royaume considère comme sien.

Le dernier coup de chaud remonte au 1er mai dernier: le royaume a de nouveau rompu avec Téhéran en l'accusant d'avoir, avec l'appui d'Alger et via son allié libanais le Hezbollah, aidé militairement le Polisario -ce que tous les intéressés démentent, en accusant les Marocains de faire le jeu de l'Arabie saoudite et des Américains.

- "Pas la même intensité" -

Jusqu'à la dernière minute, il n'a pas été possible de savoir si des représentants officiels du Maroc assisteraient au duel de Saint-Petersbourg. Côté iranien, Parvaneh Salahshouri, une députée qui milite pour le droit des femmes à assister aux matches, avait été la seule à faire savoir qu'elle comptait aller en Russie.

Mais finalement, aucun député iranien ne fera le déplacement "à cause de la situation économique en Iran" et parce que "l'opinion publique n'y est pas favorable", a fait savoir le chef du comité parlementaire sportif, Mohammad Reza Tabesh.

La brouille avec Rabat, elle, ne suscite aucun commentaire lié au match. Seul signe des tensions, l'Iran s'est abstenu jeudi lors du vote du congrès de la FIFA qui appelait à choisir entre le Maroc et le trio USA-Mexique-Canada porté par le "Grand Satan" américain pour l'organisation du Mondial 2026.

La "querelle irano-marocaine n'a pas la même intensité que celle ayant précédé le match de l'Iran contre les Etats-Unis en 1998", analyse le chercheur marocain spécialiste du sport, Moncef El Yaghzi.

L'image des deux équipes posant ensemble avec des bouquets de fleurs à la fin du match remporté par l'Iran (2-1) est restée comme un symbole fort de la "diplomatie sportive".

"Les matchs à enjeu politique sont généralement précédés par une charge médiatique, des tensions, des joutes verbales (...) ce n'est pas du tout le cas pour le match Maroc-Iran", soutient le chercheur marocain. "La dimension politique est beaucoup plus présente quand le Maroc joue contre l'Algérie", son voisin et rival, dit-il.

Sur la pelouse, les effets des sanctions américaines liées au dossier nucléaire iranien, seront immédiatement visibles: Nike a annoncé lundi sa décision de ne pas fournir de chaussures aux joueurs iraniens pour se conformer à la loi américaine.

"Nous sommes déçus.... ce jeu magnifique devrait être libéré de la politique", a commenté le compte twitter de Persian Football, un site de fans de foot.

Et même si ces sanctions ont compliqué les préparatifs des lions perses, l'entraineur portugais Carlos Queiroz est persuadé de pouvoir "étonner le Maroc", pour le premier match "du groupe le plus dur du Mondial 2018". "Je n'ai jamais vu dans toute ma carrière des joueurs donner autant après avoir reçu aussi peu", a-t-il dit cité par Persian Football.

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Une pièce de 2 euros en hommage à Simone Veil

jeu, 06/14/2018 - 15:10

La frappe d'une pièce de 2 euros à l'effigie de Simone Veil a été lancée jeudi à la Monnaie de Paris, deux semaines avant l'entrée de l'ancienne ministre et présidente du Parlement européen au Panthéon.

"L'euro c'est l'Europe, qui a été au coeur de l'engagement de Simone Veil, il n'y a pas beaucoup mieux pour représenter ce qu'elle est", a estimé le président de la Monnaie de Paris, Aurélien Rousseau, en lançant l'opération.

Après le baptème d'une place et d'une station de métro à son nom fin mai à Paris, l'émission d'une pièce à son effigie entre dans le cadre des hommages à l'ancienne ministre, morte le 30 juin 2017, à l'âge de 89 ans.

"Pour les enfants, même vieux, tout cela est assez extraordinaire. Une pièce de monnaie, c'est très, très, bien", a affirmé son fils Jean Veil, présent au côte de son frère, Pierre-François, et d'autres membres de la famille lors d'une brève cérémonie.

La pièce présente le portrait de Simone Veil, avec sur le col le matricule qu'elle portait en déportation, et l'hémicycle du Parlement européen.

Quinze millions d'exemplaires de cette pièce doivent être mis en circulation début juillet. "Ce n'est pas une médaille, mais une pièce de circulation que les Français pourront retrouver un peu partout", a souligné le PDG de la Monnaie de Paris.

Quatre timbres à l'effigie de Simone Veil vont par ailleurs être émis par La Poste à l'occasion de ces commémorations.

Les cendres de Simone Veil et de son époux Antoine, mort en 2013, doivent être transférées au Panthéon le 1er juillet.

dch/chr/phc

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Mondial-2018 : suivez en direct le match d'ouverture Russie - Arabie saoudite

jeu, 06/14/2018 - 15:07
Voici venue l'heure du coup d'envoi de cette Coupe du monde 2018 de football, avec l'entrée en lice du pays-hôte, la Russie, qui affronte l'Arabie saoudite. Une rencontre à suivre en direct dès 18 h, heure locale.
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Finances: dans sa région, Wauquiez pavoise, l'opposition l'invite à l'humilité

jeu, 06/14/2018 - 15:00

"La région la mieux gérée de France": le président d'Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez s'est félicité jeudi du bilan financier de la collectivité, que l'opposition qualifie de "médiocre" en déplorant de nouvelles coupes budgétaires.

Les résultats du compte administratif 2017 se situent "à un niveau jamais atteint et sans commune mesure avec toutes les autres régions", a déclaré le patron des Républicains devant la presse.

Le premier objectif de la mandature entamée en 2016 était la "chasse au gaspillage de l'argent public" et en deux ans, "80% du chemin" a été fait avec 247 millions d'euros d'économies sur 300 millions escomptés, a souligné son premier vice-président chargé des finances, Étienne Blanc.

"C'est la première fois qu'on rembourse notre dette au lieu de la creuser", a ajouté M. Wauquiez, un exemple que l'Etat devrait suivre selon lui.

L'opposition pointe cependant que les dépenses de fonctionnement pour les services généraux n'ont baissé que de 1,7% en 2017 par rapport à 2016, le premier poste des 111 millions d'euros d'économies étant la formation professionnelle et l'apprentissage (-62 millions, après -45 millions l'an dernier).

"Si Laurent Wauquiez fait des économies, c'est surtout sur les politiques publiques régionales. Une fois encore, contrairement à ce qu'avance la majorité, ce n'est pas le +train de vie+ de la région qui est mis à contribution, mais bien l'ensemble des Auvergnats et des Rhônalpins au travers des dispositifs dont le budget a été amputé", estiment les élus du groupe socialiste et démocrate que préside Jean-François Debat.

En 2017, les dépenses d'investissement ont atteint 808 millions d'euros et l'exécutif affiche 212 millions d'euros d'investissement supplémentaire depuis 2015. Cette somme inclut le refinancement, en 2016, d'un crédit-bail par emprunt classique à hauteur de 82 millions -man?uvre purement comptable - rappelle le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) dans son avis sur le compte administratif.

Il pointe également un "très faible" taux de réalisation des crédits d'investissement prévus: 808 millions sur 1,143 milliard, soit 70,7% - niveau "médiocre" selon l'opposition.

Lors de l'assemblée plénière du conseil régional jeudi et vendredi, l'exécutif doit aussi présenter un plan visant à faire d'Auvergne-Rhône-Alpes "la première région durable d'Europe", d'un montant de 200 millions d'euros.

Il prévoit notamment de soutenir les filières de production d'énergie renouvelable ainsi que la valorisation des déchets - "on va être la région qui enfouit le moins", a promis M. Wauquiez; d'accompagner "neuf zones prioritaires" pour l'amélioration de la qualité de l'air et d'intervenir en faveur de la biodiversité avec notamment la création de trois réserves naturelles régionales supplémentaires.

Le dossier du budget régional 2016 annulé fin mai par le tribunal administratif n'est pas à l'ordre du jour de l'assemblée plénière.

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Le Download Festival montre ses muscles pour imposer son ADN

jeu, 06/14/2018 - 14:57

Guns N'Roses, Foo Fighters, Ozzy Osbourne, Marylin Manson: le Download Festival sort l'artillerie lourde pour sa troisième édition, de vendredi à lundi près de Paris, avec l'ambition d'attirer 130.000 fans de rock et de métal pour assurer sa pérennité.

Une semaine avant le Hellfest, qu'il est venu concurrencer depuis trois ans sur le créneau du hard-rock sans entamer l'énorme succès du festival nantais qui affiche complet plusieurs mois à l'avance, le Download parisien cherche à confirmer son fort potentiel entrevu l'an passé avec une affluence totale de 120.000 personnes.

Comme en 2017, le festival aura lieu sur une ancienne base aérienne de l'armée située à 35 km au sud de Paris, à Brétigny-sur-Orge. Il y a trouvé un endroit propice pour "créer un lieu de vie, pas trop formaté +festival+", explique à l'AFP Angelo Gopee le patron de Live Nation France qui organise l'évènement.

"Après la première édition à Longchamp, on a compris que ce n'était pas le bon lieu. On voulait proposer trois, quatre jours de partage, mais à l'hippodrome on ne pouvait pas installer de camping à cause des mesures de sécurité. A Brétigny, on en propose un gratuit où (les festivaliers) peuvent faire la fête toute la nuit", dit-il. Dans ce camping, des groupes joueront sur une petite scène, des films seront diffusés dans un cinéma, des jeux vidéos seront à disposition et des DJ maintiendront éveillés ceux qui ne veulent pas dormir.

L'an passé, 15.000 campeurs s'étaient installés. "Et ça s'est super bien passé! Au départ, il y avait une petite méfiance entre les festivaliers qui savaient qu'ils +allaient en banlieue+ et les gens de Brétigny qui savaient qu'ils allaient accueillir des +métalleux+. Mais, évidemment, les festivaliers étaient polis, consommaient, et les gens de Brétigny étaient très accueillants", indique l'organisateur.

- Le pari Guns -

"Les retombées du festival sur le marché local sont conséquentes", assure Angelo Gopee qui redoute toutefois que les grèves des transports publics dimanche et lundi perturbent la venue des fans attirés par les grands noms du métal à l'affiche.

En tête de gondole, les Guns N'Roses du chanteur Axl Rose et du guitariste Slash, programmés en clôture pour trois heures de show.

"Leur cachet est énorme. Il y avait une prise de risque, d'autant qu'ils vont jouer lundi soir. Les gens ne sont pas habitués à ce qu'un festival dépasse le dimanche. Mais on a finalement vendu autant de pass trois jours que de quatre jours", assure le patron de Live Nation France, alors qu'il reste encore des billets à la journée et multi-journées en vente.

Du hard-rock au rock sous toutes ses formes, il y en aura pour tous les goûts avec le pionnier Ozzy Osbourne vendredi, avant que Marylin Manson ne déverse son rock industriel samedi et que les Foo Fighters ne déroulent leur post-grunge dimanche.

Ghost, Mass Hysteria, Jonathan Davis (leader de Korn), The Hives constitueront d'autres déclinaisons attractives des grosses guitares.

"Quand on a créé le Download (déclinaison française de l'édition britannique), on nous avait dit qu'il ne pouvait pas y avoir de place pour deux festivals métal en France. Mais, il n'y a pas que 100.000 fans de hard-rock chez nous!", s'étrangle Angelo Gopee pour qui élargir le plateau au rock s?imposait "parce que cette musique est en péril".

"Ce qu'on entend partout aujourd'hui ce sont des musiques urbaines, la dance (EDM), la pop", constate-t-il. "Dans les festivals, on met de moins en moins de têtes d'affiche rock. Alors on devrait faire quoi? Un festival qui ressemble aux autres? Hors de question."

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Air France: la direction n'a fait aucune annonce salariale

jeu, 06/14/2018 - 14:56

La direction d'Air France n'a fait aucune nouvelle annonce salariale jeudi en comité central d'entreprise (CCE) mais a promis "des mesures immédiates pour améliorer le quotidien des salariés", selon des sources concordantes.

La réunion organisée au siège de la compagnie tricolore à Roissy était très attendue des syndicats, la présidente par intérim, Anne-Marie Couderc, ayant promis des "mesures et actions concrètes" pour répondre au "malaise" exprimé par le personnel.

Dix syndicats de tous métiers, à l'origine de 15 journées de grève entre fin février et début mai, ont menacé de relancer le conflit salarial du 23 au 26 juin inclus, faute d'annonces satisfaisantes.

Mais le conseil d'administration d'Air France-KLM, qui s'est concerté mercredi selon un participant, a "confirmé qu'il n'y avait pas de mandat pour une nouvelle négociation salariale dans les circonstances présentes et dans l'attente de la mise en place d'une nouvelle gouvernance", a indiqué la direction dans un communiqué.

L'ancien PDG du groupe aérien, Jean-Marc Janaillac, a démissionné début mai après le rejet par le personnel d'une proposition salariale pluriannuelle (2% en 2018 puis 5% sur trois ans).

Mme Couderc, qui a pris la tête d'une direction provisoire, ainsi que le directeur général d'Air France, Franck Terner, ont présenté jeudi en CCE "des mesures concrètes (...) afin de répondre à l'expression des salariés lors de la consultation", selon Air France.

Il s'agit de "mesures immédiates pour améliorer le quotidien des salariés", financées par un "budget exceptionnel (débloqué) dès cet été". Parmi elles, notamment, "la rénovation des locaux de piste à Orly ou encore l'augmentation de la disponibilité des chambres de repos dans les locaux d'Air France pour les navigants".

La direction lance par ailleurs une "grande démarche d'expression des salariés et de dialogue" afin que ces derniers expriment "leurs insatisfactions mais aussi leurs convictions et propositions".

Le projet, dont le but est d'offrir un diagnostic complet à la future gouvernance, sera animé par un comité de pilotage dans lequel M. Terner figurera aux côtés de représentants des salariés, de personnels volontaires et de personnalités extérieures comme Bruno Mettling, ancien DRH d'Orange notamment, a-t-on appris de sources syndicales.

C'est un "foutage de gueule complet", a réagi auprès de l'AFP un pilote membre de l'intersyndicale. Il n'y a eu "qu'une seule annonce: +vous n'aurez rien!", même pas les 3,65% qui ont fuité dans la presse", a-t-il poursuivi.

Les discussions menées récemment entre la direction d'Air France et les syndicats représentatifs avaient abouti à une nouvelle proposition salariale: 3% d'augmentation générale en 2018 puis 0,65% début 2019, selon des sources syndicales. Mais le conseil d'administration a refusé d'avaliser toute nouvelle proposition.

L'intersyndicale devait se réunir jeudi après-midi pour formuler une position commune.

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Faire des laits infantiles des médicaments? Buzyn réservée

jeu, 06/14/2018 - 14:49

Faut-il classer les laits infantiles parmi les médicaments, pour renforcer le contrôle sanitaire et éviter une nouvelle contamination comme celle des produits Lactalis? La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s'est dite jeudi réservée sur cette idée.

"Ça mériterait une instruction importante de mes services pour voir les bénéfices, les risques", a déclaré la ministre, interrogée sur le sujet devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'affaire Lactalis.

"Les bénéfices en termes de sécurité, évidemment, pour les enfants, mais les risques en termes d'augmentation des prix, de lourdeur des procédures", a-t-elle poursuivi.

"Aujourd'hui, le prix est un frein à l'accès pour certaines familles. Et c'est vrai que les Restos du coeur distribuent énormément de lait infantile. Il ne faudrait pas qu'à l'arrivée ce soit en fait un frein supplémentaire", a souligné Mme Buzyn.

Fin 2017, 36 nourrissons ont été atteints de salmonellose après avoir bu un lait infantile des marques Picot et Milumel produit dans l'usine Lactalis de Craon (Mayenne). L'alerte avait été donnée en décembre par la Direction générale de la santé, après la détection d'un nombre anormal de cas de la maladie et d'une souche bactérienne commune.

Sans être des médicaments, mais un produit alimentaire, les laits infantiles font déjà l'objet d'une règlementation stricte sur leur composition et qualité nutritive.

Les contrôles d'hygiène et sanitaire de la qualité des laits infantiles, de par leurs spécificités, relèvent d'une double tutelle, la Direction générale de l'alimentation (DGAL) du ministère de l'Agriculture qui a autorité sur le secteur amont de l'agroalimentaire, et Bercy (DGCCRF) pour ce qui est des conditions de leur commercialisation et les questions de consommation.

Le ministre de l'Economie Bruno Lemaire, également auditionné jeudi par la commission d'enquête parlementaire, a rappelé que la recherche de salmonelles dans le lait infantile ne relevait pas des compétences de la DGCCRF, car elle portait sur un produit relevant de la "biologie" et donc de la DGAL.

"Je tiens à rappeler que la DGCCRF ne contrôle pas la nature même du produit en l'espèce, elle contrôle sa commercialisation et le respect des règles de commercialisation, alors que la DGAL identifie un problème sanitaire sur un lieu de production", a-t-il souligné.

Le 17 avril, lors de son audition devant la commission d'enquête, une représentante de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations de Mayenne, avait, elle, révélé que les prélèvements faits par l?État de 2005 à 2017 dans l'usine Lactalis de Craon ne visaient pas à trouver des salmonelles.

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