France 24 - L'info en continu

S'abonner à flux France 24 - L'info en continu France 24 - L'info en continu
Mis à jour : il y a 20 min 44 sec

L'Etat va prendre en charge la distribution de nourriture aux migrants

mar, 01/16/2018 - 15:20

Emmanuel Macron a annoncé mardi que l?État allait "prendre en charge" la distribution de repas aux migrants de Calais, un service fourni aujourd'hui par les associations, dont certaines ont refusé de le rencontrer en fin d'après-midi.

"Il y a un service que nous n'apportons pas encore. C'est l'accès à la nourriture et aux repas, qui est assuré aujourd'hui par les associations. Je vais vous le dire très clairement, nous allons le prendre à notre charge, de manière organisée, avec des points mobiles, sans tolérer aucune installation de campements illicites", a déclaré le président dans son discours devant les forces de sécurité à Calais.

Cette prise en charge se fera "en incitant tous ceux qui sont prêts à financer cette prestation (...) dans le cadre organisé par l'Etat et avec l'Etat", a poursuivi M. Macron, sans donner plus de détails sur l'organisation de ces distributions.

Elles sont aujourd'hui principalement assurées par quatre associations: l'Auberge des migrants, Utopia 56, RCK (Refugee community kitchen) et Salam.

L'Auberge des migrants affirme ainsi distribuer des repas à 1.000 migrants (à Calais, mais aussi à Grande-Synthe, dans le Nord), deux fois par jour, à midi et 17H00, à cinq endroits différents à Calais.

"Si l'Etat décide d'assurer la distribution, nous ne ferons rien pour l'en empêcher. Ce que l'on fait ici, c'est d'ailleurs tout ce que l'Etat ne fait pas... Et si l'objectif est de nous écarter, il faudra que l'Etat fasse encore beaucoup plus, car il y a bien d'autres choses que nous faisons, comme la distribution de vêtements, de couvertures, de bois de chauffage ou d'aide aux mineurs isolés", a réagi auprès de l'AFP François Guennoc, porte-parole de l'Auberge des migrants, reconnaissant qu'il y avait "beaucoup de pression sur les associations".

Dans son discours, M. Macron a affirmé que les associations qui "encouragent ces femmes et ces hommes à rester, à s'installer dans l'illégalité, voire à passer" en Grande-Bretagne "prennent une responsabilité immense" et "jamais elles n'auront l'Etat à leurs côtés".

Catégories: Actualités

Top 14: le Stade Français se sépare de son entraîneur Greg Cooper

mar, 01/16/2018 - 15:11

Le Stade Français et son entraîneur en chef Greg Cooper se séparent "d'un commun accord", le Néo-Zélandais ayant demandé à partir "pour raisons personnelles", a annoncé le club parisien mardi.

L'entraîneur des avants Olivier Azam et celui des arrières Julien Dupuy dirigeront en bînome l'équipe, 11e au classement, à partir du 28 janvier, date du dernier match de Cooper face à Pau.

Catégories: Actualités

ND-des-Landes: Philippe estime que la réponse sera jugée "mauvaise" quelle qu'elle soit

mar, 01/16/2018 - 15:00

Edouard Philippe a estimé mardi devant les députés LREM que, "quelle qu'elle soit", la décision imminente sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes apparaîtrait "mauvaise", vu les critiques prévisibles, selon des propos rapportés.

En réponse à un élu, le chef du gouvernement a souligné, lors de la réunion concluant le deuxième jour du séminaire du groupe majoritaire, qu'il y avait eu 107 auditions depuis janvier sur ce dossier épineux, mais que ce n'était "pas forcément plus facile de se prononcer".

"Et, quelle que soit la réponse, elle sera mauvaise" pour ceux qui ne l'apprécieront pas, a anticipé Edouard Philippe, qui est engagé dans d'ultimes consultations, selon des participants.

Il y a une dizaine de jours, le locataire de Matignon s'était déclaré conscient dans un entretien au JDD, que la décision à venir, "quelle qu?elle soit", serait "difficile et critiquée" sur ce dossier "complexe". "Parce que ce dossier a traîné, qu'il s'est enkysté et que certains de nos prédécesseurs ont tergiversé ou préféré attendre que d'autres décident", avait-il ajouté.

L'annonce sur le choix de construire ou d'abandonner le très controversé projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, avec en corollaire l'équation tout aussi complexe de l'évacuation de la "Zad" dans le bocage de Loire-Atlantique, devrait intervenir dès cette semaine, sans doute mercredi, affirment plusieurs sources, selon lesquelles l'abandon tient la corde.

Catégories: Actualités

Paris SG: Neymar "normalement" de retour pour Dijon, Motta encore juste

mar, 01/16/2018 - 14:53

Neymar, absent du groupe à Nantes (1-0) dimanche à cause d'un coup reçu, sera "normalement" de retour contre Dijon, mercredi lors de la 21e journée de L1, tandis que Thiago Motta, blessé à un mollet, "n'est pas prêt", a annoncé mardi l'entraîneur du Paris SG Unai Emery.

"Neymar s'est bien entraîné (lundi). Il va garder sa douleur plusieurs jours mais (lundi) il a fait l'entraînement et il a bien fini", a déclaré l'entraîneur parisien au sujet de sa star brésilienne, forfait contre Nantes à cause d'une "douleur chondro-costale gauche" (relative à la jonction entre les côtes, ndlr).

"Pour que la douleur passe, il a besoin (d'attendre) une ou deux semaines. Il est bien (dans l'entraînement) sans contact mais s'il prend un contact dans la même zone, la douleur va se maintenir. Aujourd'hui on va voir mais normalement pour (mercredi) il va être prêt", a ajouté Emery, mardi lors de la conférence de presse d'avant-match.

De son côté, le milieu Thiago Motta, insuffisamment remis d'une blessure à un mollet, "continue de travailler avec les kinés", a précisé le technicien parisien, en ajoutant toutefois qu'il n'était "pas prêt" pour le match contre Dijon.

Concernant Javier Pastore, rentré cinq jours en retard après la reprise de l'entraînement et également absent du groupe face à Nantes, Emery est resté évasif sur sa possible réintégration dans l'équipe.

"Il a commencé à s'entraîner avec le groupe (lundi). On va voir où il en est, c'est aussi une option", a simplement déclaré l'entraîneur parisien.

Le PSG, solide leader de L1 avec 11 points d'avance sur la 2e place, va commencer contre Dijon sa série de 7 matches en un mois, avant le 8e de finale aller contre le Real Madrid, le 14 février.

Catégories: Actualités

Brexit: Brittany Ferries va relier l'Irlande et l'Espagne

mar, 01/16/2018 - 14:52

La compagnie maritime Brittany Ferries va lancer en avril une liaison entre l'Irlande et l'Espagne afin de faire face au "contexte très incertain du Brexit", a-t-elle annoncé mardi.

La compagnie compte également renforcer sa ligne entre Roscoff (Finistère), où se situe son siège, et Cork, dans le sud de l'Irlande. Cette liaison, qui fête ses 40 ans, bénéficiera d'une rotation supplémentaire hebdomadaire.

"Dans le contexte très incertain du Brexit, il nous faut concilier développement et maîtrise du risque afin de protéger l'actionnariat et les salariés actuels de l'entreprise", déclare Jean-Marc Roué, président du conseil de surveillance de la compagnie, dans un communiqué.

La nouvelle ligne entre le nord de l'Espagne et l'Irlande reliera Cork à Santander, à raison de deux allers-retours par semaine. Actuellement, il n'existe aucune liaison de ferry entre ces deux pays.

La ligne entre Roscoff et Cork a démarré en 1978, le jour de la Saint-Patrick. Elle "n'a eu de cesse de transporter des vacanciers et des compagnies de transport irlandais depuis. Elle a également transporté des millions de passagers français en Irlande, permettant ainsi de dynamiser l'économie à l'échelle locale et nationale", se félicite la compagnie maritime.

Un nouveau navire, pouvant transporter jusqu'à 500 passagers, va être affrété pour desservir ces deux lignes. Dans un premier temps, il utilisera un pavillon européen, avant d'être armé au pavillon français, comme tous les navires de la compagnie.

"La compagnie Brittany Ferries a pour ambition continue de voir sa flotte armée au pavillon français", assure Jean-Marc Roué.

Brittany Ferries, qui disait fin 2017 s'attendre a un fort impact négatif sur ses résultats de la baisse de la livre sterling, conséquence de la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne, a vu son activité passagers reculer globalement de 3%, et de 5% sur les lignes transmanche entre novembre 2016 et octobre 2017. Les lignes longues en revanche (Irlande et Espagne) ont, elles, progressé de 5%.

En 2017, la compagnie a cependant commandé deux navires neufs, pour un investissement de plusieurs centaines de millions d'euros, rappelle-t-elle.

Premier employeur de marins français, Brittany Ferries affichait en 2016 un effectif moyen de 2.770 salariés et un chiffre d'affaires de 455 millions d'euros. Ses lignes relient la France, l'Angleterre, l'Irlande et l'Espagne.

Catégories: Actualités

Prix bas et renouvellement permanent: le néerlandais Action perce en France

mar, 01/16/2018 - 14:47

Cinq ans après avoir ouvert son premier magasin, le "discounter" néerlandais Action a conquis les villes moyennes en France, appliquant un cocktail à succès composé de prix bas et de renouvellement permanent de son offre.

Action a inauguré jeudi à Persan (Val d'Oise) son 336e magasin avant Vire (Calvados), Gray (Haute-Saône), Marsac-sur-l'Isle (Dordogne) ou Lormont (Gironde) dans les semaines qui viennent.

Aujourd'hui, il compte 6.000 collaborateurs en CDI dans l'Hexagone, avec un rythme annuel de plus de 100 ouvertures de magasins, et ce en toute discrétion, phénomène très rare dans le secteur.

Avec 13 catégories de produits présents en permanence (multimédia, bureau, entretien, cosmétique, décoration, animaux etc) qui en font un bazar nouvelle génération, Action mise sur le non-alimentaire, qui constitue 90% de son stock.

L'enseigne a été créée aux Pays-Bas en 1993 et est aujourd'hui présente dans six autres pays: France, Allemagne, Luxembourg, Belgique, Autriche et Pologne.

Preuve de son développement à succès, son chiffre d'affaires total en 2016 a bondi de 34%, à 2,7 milliards d'euros, pour un excédent brut d'exploitation en hausse de 37%.

- 'Chasse au trésor' -

Le concept repose sur plusieurs idées simples: des prix très bas (de très nombreux produits sont proposés à un euro), un réassort permanent avec deux tiers du stock renouvelé toutes les semaines, des loyers faibles et un gros travail sur les achats.

"Nous sommes un distributeur discount car nos prix sont bas mais nous sommes loin du hard discount", explique à l'AFP le directeur général de la branche France, Bart Raeymaerkers, qui se targue d'avoir des "magasins bien tenus".

Pour Christophe Burtin, associé au sein du cabinet Kea and Partners, chargé de la distribution, "Action, avec un modèle basé sur des prix +low cost+ mais désirables, mise sur une logique de +chasse au trésor+, sur un fort désir de consommer de la part d'une certaine frange de la population, aux revenus très bas".

Pour arriver à de tels prix, le distributeur a plusieurs recettes, explique M. Raeymaerkers à l'AFP.

Tout d'abord, "nous achetons de gros volumes", ce qui permet une baisse des prix.

Ensuite, l'enseigne s'adapte aux offres des fournisseurs: "une semaine, vous aurez telle marque de shampooing, la fois d'après, ce sera une autre", souligne-t-il: tant que "l'offre shampooing" est assurée, peu importe la marque.

Autre donnée: les coûts de distribution et de logistique sont gérés de façon optimale grâce à cinq sites répartis en Europe et l'utilisation de poids lourds à double pont, ayant une capacité de chargement équivalente à 1,7 camion.

- Curiosité -

"Ce qu'ils font est assez incroyable", admet M. Burtin, pour qui leurs concurrents directs, tels Gifi, Stokomani ou Baboo, ont du souci à se faire.

Contactée par l'AFP, Martine Blancher, une des administratrices d'un groupe sur Facebook intitulé "Action... Une addiction", est catégorique: "ils n'ont pas besoin de faire leur pub, c'est nous qui la leur faisons".

Cette habitante de Strasbourg de 55 ans a découvert Action il y a un an et demi, au détour d'un forum de consommateurs, adeptes de bricolage et de décoration.

"Je me suis renseignée, il y avait un Action à une quarantaine de kilomètres de chez moi donc un jour, j'y suis allée par curiosité", raconte-t-elle à l'AFP.

Elle qui s'attendait à un magasin "type la Foir'Fouille" est "agréablement surprise": "j'en suis ressortie avec un Caddie plein pour trois fois moins cher qu'ailleurs", se souvient-elle.

"Au niveau prix, ils sont imbattables", soutient Mme Blancher, qui y retourne une à deux fois par mois. Une réserve de taille cependant pour cette "fan": "le personnel des magasins est vraiment exploité".

Pour en avoir discuté avec certains salariés, explique-t-elle, "beaucoup se plaignent des conditions de travail, on voit bien que le personnel tourne".

Interrogée à ce sujet, la direction France réplique: "notre taux de turnover (rotation du personnel, NDLR) est le même que dans les autres enseignes de distribution".

Catégories: Actualités

Rixe à Paris: quatre jeunes de 15 ans présentés à un juge en vue d'une mise en examen

mar, 01/16/2018 - 14:40

La rixe entre deux bandes rivales de l'Est parisien avait fait un mort samedi soir: quatre jeunes de 15 ans étaient présentés mardi à la mi-journée à un juge en vue de leur mise en examen.

Une information judiciaire pour homicide volontaire, violences aggravées, attroupement armé et groupement formé en vue de la préparation de violences a été ouverte. Le parquet a demandé le placement en détention provisoire pour ces mineurs, résidant dans les XVIIIe et XIXe arrondissements de la capitale, a indiqué une source judiciaire.

La jeune victime, elle aussi âgée de 15 ans, avait été grièvement blessée à l'arme blanche au cours de l'affrontement, qui a vu s'opposer une trentaine de personnes de groupes rivaux des XIe et XIXe arrondissements, dans la rue de la Roquette entre 19H30 et 20H00. Elle était décédée peu après à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (XIIIe).

"Cinquante jeunes ont déferlé dans toute la rue. Deux groupes bien distincts se sont formés. Il y a eu des cris et de loin on a vu un gamin de 14-15 ans à terre. Il y a quelqu'un qui a essayé de faire un massage cardiaque et après les policiers ont bouclé le quartier. La bagarre a duré 2-3 minutes. Un policier (...) a dit qu'il avait été poignardé avec une lame de 30 cm", a raconté un témoin de la scène.

Les événements se sont enchaînés à une grande vitesse. Un premier incident violent entre ces mêmes bandes de l'Est parisien avait déjà éclaté vers 17H40 non loin de là, près de la place Léon-Blum, selon des témoignages.

- Des bandes sous surveillance -

Pour les enquêteurs, les deux affrontements, dont les motivations n'étaient pas encore connues, sont liés, selon une source proche du dossier.

Après le premier accrochage, des membres de la bande du XIXe arrondissement seraient revenus un peu plus tard dans le XIe arrondissement pour en découdre à nouveau.

Pour la première rixe, le parquet a ouvert une information judiciaire pour violences aggravées, groupement formé en vue de la préparation de violences et attroupement armé. Dans ce cadre, un autre mineur âgé de 15 ans était lui aussi présenté à un juge mardi en vue d'une mise en examen. Le parquet a requis son placement sous contrôle judiciaire.

Le 22 septembre 2017, un jeune homme de 18 ans avait trouvé la mort au cours d'une rixe entre bandes du nord de Paris, abattu d'une balle dans l'abdomen dans le XIXe arrondissement.

A la préfecture de police de Paris, une cellule de suivi du plan bandes (CSPB) observe minutieusement ce phénomène des bandes depuis 2009, jusqu'à en faire une cartographie.

"En 2016, nous avons identifié 126 membres présumés de bandes dans Paris et sa petite couronne et l'agglomération compte une quarantaine de bandes violentes", avait affirmé à l'AFP le capitaine Vanessa Villard, adjointe au chef de groupe du CSPB en février 2017.

Selon la police, les arrondissements parisiens les plus concernés sont le XVIIIe, le XIXe, le XXe, le XIIe mais aussi le XIIIe, le XIVe et le XVIIe.

Catégories: Actualités

Nouveau record de ventes du tchèque Skoda Auto en 2017

mar, 01/16/2018 - 14:36

Le constructeur automobile tchèque Skoda Auto, filiale du groupe Volkswagen, a annoncé mardi avoir vendu en 2017 un nombre record de 1.200.500 voitures, en hausse de 6,6% par rapport à 2016.

Skoda Auto a ainsi franchi, pour la quatrième fois d'affilée, le seuil d'un million d'unités vendues en un an, après 1,037 million en 2014, 1,055 million en 2015 et 1,126 million l'année dernière.

"L'année 2017 a été la meilleure dans l'histoire de notre société longue de 122 ans", s'est félicité le président de Skoda Auto, Bernhard Maier, dans un communiqué.

Rien qu'en décembre 2017, le constructeur tchèque a vendu 107.500 voitures (+19,2%), enregistrant aussi le meilleur résultat pour le dernier mois de l'année dans l'histoire de la marque.

La Chine a été en 2017 le premier marché à l'exportation pour Skoda Auto, avec 325.000 unités vendues (+2,5%), devant l'Allemagne (173.33, + 4,9%), précise le constructeur.

L'industrie automobile est le principal moteur de l'économie tchèque, très dépendante des exportations.

Outre le constructeur national Skoda Auto, la République tchèque accueille sur son sol des usines du sud-coréen Hyundai et de la joint-venture TPCA (Toyota Peugeot Citroën Automobile).

Catégories: Actualités

Asile-immigration: Philippe "assume" devant les députés LREM et critique les "postures"

mar, 01/16/2018 - 14:35

Edouard Philippe "assume" la réforme de l'asile et immigration et déplore des "postures" des détracteurs, a-t-il déclaré mardi devant les députés LREM, insistant sur la nécessité cette année d'"expliquer" diverses mesures "impopulaires".

Au deuxième et dernier jour du séminaire du groupe majoritaire, le Premier ministre a insisté, selon des propos rapportés, sur le fait que "cette année, on va aller devant des mesures impopulaires qu'il va falloir expliquer", évoquant l'abaissement à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires ou le projet de loi sur l'asile et l'immigration.

Il a prévenu que ce sera "une année 2018 chargée avec des textes importants et complexes. Nous prônons une approche aussi déterminée que nuancée. Dépassez les postures. Soyons dans l?action. De l?explication et de la conviction seront fort nécessaires", selon un tweet d'une des porte-parole des députés LREM, Olivia Grégoire.

Et d'affirmer que "les errements médiatiques sur des états d'âme ne correspondent pas au débat qu'il y a dans le groupe" sur ce texte controversé, selon un autre participant.

Sur la circulaire Collomb organisant le recensement des migrants dans les centres d'hébergement d'urgence, contestée par des associations comme un "tri" dont elles demandent la suspension au Conseil d'Etat, Edouard Philippe a déploré des "postures", assurant que "c'est vertigineux" la différence "entre ce que dit la circulaire et ce que l'on en dit".

"C?est surtout le Premier ministre qui a pris la parole sur ce texte (...) Le message est que le texte n?est pas encore finalisé et concernant la circulaire Colomb il y a un +gouffre entre ce que ce texte dit et ce qui en est dit+", a relaté un député.

Sur les critiques, Edouard Philippe a considéré que "très souvent, il y a derrière l'idée que l'étranger qui a traversé le désert (...) justifierait à elle seule qu'il bénéficie du droit d'asile. Moi, je ne pense pas ça, et je l'assume".

L'ancien Premier ministre Manuel Valls (ex-PS) a plaidé qu'"il faut être sans concession sur les gens qui n'ont pas vocation à rester en France", selon des propos également rapportés.

"La lecture droite-gauche de nos débats au sein du groupe est une fausse lecture qui peut empêcher l'action gouvernementale à terme", a-t-il aussi averti.

La plupart des questions ont cependant porté sur les 80 km/h, sujet sur lequel des députés ont été interpellés en circonscription, selon des participants.

Le Premier ministre a insisté que cette mesure allait sauver des vies et rappelé que cela s'inscrivait dans un vaste plan comportant par exemple des mesures sur le téléphone portable.

Catégories: Actualités

Le Parlement européen demande l'interdiction de la pêche électrique

mar, 01/16/2018 - 14:30

Le Parlement européen a demandé mardi l'interdiction de la pêche électrique dans l'UE, s'opposant à une dérogation proposée par la Commission qui veut autoriser cette pratique à une plus large échelle en mer du Nord, où elle est permise à titre expérimental.

Le vote est une étape sur le long parcours législatif du texte au sein de l'UE. Le Parlement va maintenant entrer en négociation avec le Conseil (les Etats membres) et la Commission pour trouver un compromis final.

"C'est une très belle victoire contre une pêche terriblement néfaste, une véritable arme de prédation massive", s'est immédiatement réjoui dans un communiqué Yannick Jadot (Verts français), qui fait partie des eurodéputés à la pointe de la contestation contre la pêche électrique.

La Commission proposait de supprimer la restriction imposée aux flottes des Etats membres, établie à titre d'expérimentation. Celle-ci limite à 5% de la flotte, dans chaque pays concerné, les chalutiers à perche autorisés à s'équiper pour la pêche électrique.

L'exécutif européen souhaitait en revanche maintenir la zone géographique dans laquelle ce type de pêche est limité, au sud de la mer du Nord.

Mais les amendements votés lundi lors de la séance plénière du Parlement font sauter toute dérogation, une victoire notamment pour les élus français de tous bords, qui avaient pris la tête de la protestation. Ces amendements ont été votés à une large majorité (402 pour, 232 contre et 40 abstentions).

La généralisation de la pêche électrique "décime les poissons, sacrifie les pêcheurs, désertifie nos territoires côtiers", a martelé lundi soir, lors d'un débat précédent le vote, Yannick Jadot. A l'inverse, une interdiction protège "les ressources, nous sauvons la pêche artisanale et nous avons de beaux et bons poissons dans nos assiettes", a-t-il fait valoir.

Catégories: Actualités

La fin de l'anonymat du don de sperme, une affaire de couple pour les Kermalvezen

mar, 01/16/2018 - 14:30

"C'est important de connaître ses origines pour se construire": alors que la PMA (procréation médicalement assistée) est au coeur des Etats généraux de la bioéthique, lancés jeudi, un couple milite pour que les enfants conçus grâce à un donneur puissent connaître son identité.

Lui, c'est Arthur Kermalvezen, 34 ans. Elle, c'est sa femme Audrey, 37 ans. Tous deux ont été conçus par insémination artificielle avec donneur de sperme. Et tous deux militent pour que ceux qui sont dans leur cas aient un "accès aux origines": la possibilité de connaître l'identité de leur géniteur, ce que la loi française interdit.

Membres de l'association Procréation médicalement anonyme (PMA), ils ont chacun publié un livre sur le sujet.

Avocate de formation, Audrey Kermalvezen mène depuis des années un combat judiciaire pour obtenir des informations sur son donneur. Déboutée par le Conseil d'Etat en 2015, elle a saisi la Cour européenne des droits de l'Homme.

Avant l'ouverture des Etats généraux de la bioéthique, qui aborderont notamment l'ouverture de la PMA aux femmes homosexuelles, ils médiatisent à nouveau leur histoire par peur que la question de l'anonymat des donneurs "ne passe à la trappe".

Et ils brandissent un argument massue: Arthur assure avoir enfin retrouvé son donneur au terme d'une enquête invraisemblable.

En septembre, avec huit autres personnes, le couple commande par internet un test ADN à une entreprise américaine, pour 99 dollars et via un simple prélèvement de salive. Une démarche interdite en France. "On l'a fait car on avait tout tenté avant", souligne le jeune homme.

La base de données de la société américaine montre une compatibilité génétique entre lui et un Londonien nommé Larry, qui a des racines françaises. En étudiant l'arbre généalogique de ce dernier sur un site spécialisé, Arthur tombe sur la seule personne en âge d'être son donneur.

En quelques clics, il trouve son adresse et lui fait passer une lettre.

- 'Comme tout le monde' -

Le 25 décembre, jour de Noël, son géniteur l'appelle au téléphone. "Il m'a dit deux choses: +Bravo de m'avoir retrouvé+ et +Est-ce que ta famille est au courant de ta démarche ?"

"A ce moment-là, je passe de l'autre côté du miroir: je me sens comme tout le monde", poursuit Arthur qui, depuis, a parlé au téléphone à plusieurs reprises avec son géniteur. "Jamais je n'aurais imaginé un scénario aussi bien: mon donneur est ravi, juge ma quête légitime et veut me donner toutes les informations sur ma généalogie".

Cette histoire, qui pourrait sembler trop belle pour être vraie, n'est pas vérifiable en l'état: Arthur Kermalvezen ne souhaite pas donner les coordonnées de son donneur car il ne l'a pas encore rencontré physiquement.

"La rencontre aura bientôt lieu", précise-t-il. A ses côtés, sa femme, Audrey, sourit: le géniteur d'Arthur "ressemble à (leur) petit dernier", un garçon de 14 mois.

Elle aussi a fait le test ADN, qui a prouvé que son frère était issu du même donneur qu'elle, de même qu'une de ses amies et le frère de cette dernière.

"On était ravis car on en avait l'intuition, mais en même temps on était un peu inquiets car on se dit que quatre issus du même donneur, ça fait beaucoup", glisse-t-elle.

La loi fixe une limite de dix enfants par donneur mais la jeune femme la juge théorique car "il n'existe pas de fichier centralisé entre les différents Cecos (Centres d'étude et de conservation des ovocytes et du sperme humain) pour vérifier si un donneur n'a pas déjà donné dans un autre centre".

Le couple estime que la facilité à faire des tests ADN met à mal le principe de l'anonymat du donneur. "Les gens finiront tous par retrouver leurs origines par eux-mêmes, donc soit on ne fait rien, soit on l'encadre", martèle Arthur.

Leur association prône deux solutions. Pour les dons déjà effectués, demander au donneur s'il accepte d'être contacté par la personne conçue grâce à lui. Pour les dons à venir, informer le donneur qu'il pourra un jour être retrouvé si les personnes conçues grâce à lui le souhaitent.

Catégories: Actualités

Droit à l'image des sportifs: le gouvernement temporise

mar, 01/16/2018 - 14:21

Les clubs pourront-ils à nouveau verser des droits à l'image à leurs joueurs, synonymes d'économies sur les cotisations sociales ? La mesure, "fondamentale" pour le secteur au nom de la compétitivité, figure dans la loi, mais le gouvernement temporise face à l'épouvantail d'un cadeau fiscal aux plus riches.

. Pourquoi un droit à l'image?

Ce dispositif de rémunération des sportifs et des entraîneurs professionnels figure dans la loi du 1er mars 2017 sur l'éthique du sport et la compétitivité des clubs, adoptée sous l'ancien gouvernement. "Un footballeur a au moins deux fonctions", expose à l'AFP Muriel Féraud-Courtin, avocate associée du cabinet Taj. D'un côté, les entraînements et compétitions, "une partie sportive pour laquelle il a un contrat de travail avec son club". De l'autre, "certains footballeurs qui ont acquis de la notoriété prêtent leur image pour promouvoir leur club via des spots publicitaires, des produits dérivés...", poursuit l'avocate. L'idée, "c'est de comptabiliser cela dans la rémunération du joueur", via "un contrat commercial avec le club, séparé du contrat de travail et avec un assujettissement différent aux charges sociales".

. Quel est l'intérêt pour les clubs?

"Quand on peut faire venir un certain nombre de joueurs avec des conditions améliorées face à la concurrence européenne, grâce à des contrats d'images, on est dans un niveau de développement important", a récemment plaidé Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique Lyonnais pour qui la mesure est "fondamentale".

Ces contrats d'image doivent permettre aux clubs de verser plus d'argent à leurs joueurs les plus célèbres, sous forme de redevances, avec un niveau de cotisations patronales moins élevé. "On aura un système pour dire à un joueur +reste à Toulouse au lieu d'aller cirer le banc à Newcastle+", explique le président de l'Association nationale des Ligues sportives professionnelles (ANLSP), Patrick Wolff.

Le patron du syndicat des footballeurs professionnels (UNFP), Philippe Piat, estime que plusieurs dizaines de millions d'euros d'économie pourraient être à la clé pour les clubs. "Mais ça ne doit pas se faire au détriment de la protection sociale du joueur", prévient-il, en assurant avoir obtenu des garanties.

. Pourquoi ce n'est pas (encore) en vigueur?

Bientôt un an après la publication de la loi au journal officiel, le décret d'application de la mesure n'est toujours pas sorti. Si ce retard peut être attribué au changement d'exécutif, l'actuel gouvernement ne semble pas pressé.

En décembre, "un groupe de travail technique" a été mis en place pour "faire des propositions au gouvernement", indique-t-on à Matignon. Après "un nouveau tour de table" avec les ministères concernés, l'Elysée et Matignon, se dessinera "une commission de travail avec les acteurs du secteur". Mais surtout, "l'accord du gouvernement sur ce dispositif ne sera possible que si celui-ci est neutre ou positif pour les finances publiques", prévient-on à Matignon.

. Pourquoi le sujet est délicat?

Car le dispositif en rappelle un précédent, le DIC, pour droit à l'image collective. Pour moins payer d'impôts, les clubs l'avaient détourné de son objectif initial: "tous les clubs pouvaient soustraire forfaitairement 30% du salaire des joueurs, qui se trouvaient exonérés de charges sociales et patronales", sans forcément exploiter leur image, rappelle Muriel Féraud-Courtin. De son côté, l'Etat devait compenser la perte de recettes fiscales. Coût pour les finances publiques: "près de 63 millions d'euros" de 2005 à 2007, avait relevé la Cour des Comptes dans un rapport qui avait sonné le glas du DIC, supprimé en 2010.

Cette fois, "la rémunération correspond à des prestations réelles, on n'est pas dans l'artificiel", plaide Patrick Wolff. "Il s'agit d'une image individuelle, plus facile à appréhender. On sait à peu près ce que vaut l'image de Neymar, on peut quantifier celle d'un autre joueur de L1" en fonction du nombre de maillots qu'il fait vendre par exemple, abonde Muriel Féraud-Courtin.

Le monde du football "assure que ça ne coutera pas un centime à l'Etat, parce que le manque à gagner sera comblé par la venue d'autres joueurs", décrypte Philippe Piat, "mais Bercy voit les choses autrement". Et "faire savoir qu'on va permettre de faire des nouvelles économies au foot qui brasse déjà des millions, c'est compliqué".

Catégories: Actualités

"C'est dur... mais la vie continue": In Amenas marque les 5 ans de l'attaque

mar, 01/16/2018 - 14:20

"C'est dur... mais la vie continue": le site gazier d'In Amenas, en Algérie, a marqué mardi le 5e anniversaire du début de l'attaque jihadiste dont il a été la cible, trois jours d'une prise d'otage qui a fait 40 morts de dix nationalités parmi les employés.

Sur le site de ce complexe de raffinage, situé au lieu-dit Tiguentourine, à 1.300 km au sud-est d'Alger, où toute trace du carnage a disparu, une brève cérémonie s'est déroulée dans la matinée, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Elle a réuni une centaine d'employés -- des Algériens et quelques expatriés-- devant une haute stèle de marbre noir portant les noms des 40 victimes, unique témoignage des trois jours de prise d'otages, lancée le 16 janvier 2013 à l'aube par un groupe islamiste armé.

Parmi les 40 personnes mortes durant ces journées sanglantes, 10 Japonais, 9 Philippins, six Britanniques, cinq Norvégiens et trois Américains.

Mardi, une gerbe a été déposée après lecture de la fatiha, la première sourate du Coran, traditionnellement récitée durant des funérailles.

- '40 martyrs' -

"Ce sont 40 martyrs. J'ai beaucoup d'émotion, j'ai connu beaucoup de ces personnes", a déclaré devant la stèle Abdelmoumen Ould Kaddour, le PDG de Sonatrach, l'entreprise pétrolière nationale algérienne qui cogère le site avec les groupes pétroliers norvégien Statoil et britannique BP.

Très émus, Ingbjorn Refsdal, directeur général pour l'Algérie de Statoil, et Minoru Yamagishi, directeur général adjoint en Algérie du pétrolier japonais JGC, étaient également présents. Aucun dirigeant du géant BP n'a été signalé.

Une centaine d'employés, dont de nombreux Algériens présents lors de l'attaque et qui travaillent toujours sur le site, étaient eux présents.

Certains ont éclaté en sanglots quand deux femmes ont commencé à énumérer les noms de leurs collègues tués.

Peu ont accepté de s'exprimer. "C'est très dur, je n'attends qu'une chose, pouvoir être mutée", a dit à l'AFP une employée restée otage durant 24 heures et qui est revenue travailler sur le site deux mois plus tard.

"Nous allons marquer les cinq ans de l'attaque et continuer à travailler", a pour sa part affirmé à l'AFP un cadre, resté à l'époque otage durant trois jours.

"A chaque fois qu?il faut y retourner, c?est dur, pour nous et pour nos familles qui angoissent. Certains (salariés) se remémorent les faits en permanence et cela les perturbe. Mais la vie continue", a-t-il ajouté.

- 'Efforts énormes' -

Le nombre d'expatriés sur le site a été considérablement réduit et aucun de ceux présents lors de l'attaque n'est revenu.

"Depuis cinq ans, la sécurité s'est énormément améliorée. Et nous faisons toujours des efforts énormes" pour la renforcer, a assuré à l'AFP le PDG de Sonatrach.

A l'époque de l'attaque, les rescapés et familles des victimes s'étaient interrogés sur les mesures de sécurisation des installations.

Désormais, pour accéder au complexe, situé en plein désert à 80km de la frontière libyenne, il faut franchir plusieurs points de contrôle et une longue série de chicanes, a constaté une journaliste de l'AFP.

Selon un cadre de Sonatrach, qui s'y rend régulièrement, la sécurité a effectivement été "renforcée, faisant de ce site (...) un des endroits les plus sécurisés au monde".

"Les grillages ont été renforcés, des fossés ont été creusés tout autour, des tourelles construites et des militaires y font le guet, des barrages ont été mis en place...", a-t-il détaillé à l'AFP.

Une pièce forte où le personnel peut se réfugier en cas d'alerte a également été construite.

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes, à Londres, New York ou Paris notamment, après l'attaque.

A Alger, quatre accusés, dont trois arrêtés sur le site, attendent leur procès, alors qu'un complément d'enquête a été réclamé par la justice.

Sept personnes au total sont poursuivies par la justice algérienne, ont indiqué à l'AFP des sources proches de l'enquête à Alger.

Trois Algériens -Abdelkader Derouich, Bouziane Kerroumi et Djafaar Bouhafs-- et un Tunisien, Derbali Laroussi, sont actuellement incarcérés. Un des Algériens a été arrêté durant l'enquête, les autres sur le site de l'attaque.

Trois commanditaires présumés sont en fuite, parmi lesquels Mokhtar Belmokhtar, dont le groupe des "Signataires par le sang" avait revendiqué l'attaque en représailles à l'opération militaire française Serval contre les groupes jihadistes au Mali, déclenchée quelques jours auparavant.

Tous sont accusés notamment d'"association de malfaiteurs", "atteinte à la sécurité de l'Etat", "assassinats", ou "prise d?otages", selon ces sources.

Catégories: Actualités

Libye: trafic aérien toujours suspendu à l'aéroport de Mitiga après des combats

mar, 01/16/2018 - 14:15

Le trafic aérien était toujours suspendu mardi à l'aéroport de Mitiga, près de Tripoli, au lendemain de combats entre les forces de sécurité et un groupe armé qui ont fait au moins 20 morts, selon la direction de l'aéroport.

Tous les vols programmés depuis et vers Tripoli ont été détournés sur Misrata, une ville située à 200 kilomètres à l'est de la capitale, selon cette source.

"Tous les vols de mardi seront assurés par Libyan Airlines depuis et vers l'aéroport international de Misrata", a indiqué la direction de l'aéroport de Mitiga sur Facebook.

Lundi, un groupe armé a lancé une attaque contre Mitiga, une installation militaire qui est devenue l'unique plateforme aéroportuaire de Tripoli depuis que des combats en 2014 ont sérieusement endommagé l'aéroport international.

Les affrontements de lundi ont fait 20 morts et 63 blessés, selon le ministère de la Santé du gouvernement d'union nationale (GNA). L'identité de ces personnes décédées n'est pas connue.

Les assaillants cherchaient à libérer "des terroristes appartenant aux organisations Etat islamique (EI), Al-Qaïda et à d'autres groupes", détenus dans une prison sur le site de l'aéroport, a affirmé le GNA.

Les combats ont cessé mardi, ont rapporté des témoins, selon lesquels des barrages de sécurité étaient toujours visibles dans le secteur de l'aéroport.

Trois compagnies aériennes --Afriqiyah Airways, Buraq Air et Libyan Wings-- ont annoncé lundi la suspension de tout ou partie de leurs vols "jusqu?à nouvel ordre", après que certains de leurs appareils ont été touchés dans les combats.

"Nous regrettons de vous informer que la flotte d'Afriqiyah Airways, ses cinq appareils dont un avion-cargo, ont été considérablement touchés", a notamment indiqué la première dans un communiqué.

Malgré une amélioration de la sécurité à Tripoli ces derniers mois, des combats éclatent sporadiquement dans le secteur de l'aéroport de Mitiga. Il est au centre d'une lutte d'influence entre milices armées qui font la loi dans le pays plongé dans le chaos depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011.

Le GNA a condamné une attaque "préméditée (...) qui visait la libération de terroristes appartenant aux organisations Etat islamique (EI) et Al-Qaïda".

La mission d'appui des Nations unies en Libye a elle rappelé "toutes les parties à Tripoli à leurs obligations morales et légales de protéger les civils (...) contre des attaques aveugles", dans un communiqué sur Twitter.

Catégories: Actualités

Paris-2024: Jusqu'où aller pour protéger la marque olympique et ses sponsors ?

mar, 01/16/2018 - 14:12

Olympique n'est pas un mot comme un autre. D'ici aux Jeux d'été de Paris-2024, le mouvement olympique français veut la protection la plus stricte pour sa marque, afin de rassurer les sponsors, indispensables au financement de l'événement.

"Si tout le monde peut utiliser le mot olympique comme il veut, à ce moment-là il ne peut plus y avoir de marketing", s'inquiète le président du Comité national olympique et sportif français (Cnosf), Denis Masseglia. Dans le viseur du patron du Cnosf, la loi "olympique" adoptée en première lecture en décembre à l'Assemblée nationale, qui ne donne pas suffisamment de garanties à ses yeux.

Pourtant, le Cnosf est déjà dépositaire en France des emblèmes comme les cinq anneaux, de la devise "Citius, Altius, Fortius" (plus vite, plus haut, plus fort) ou des termes "jeux Olympiques" et "Olympiade". Cela signifie que l'utilisation à des fins de promotion de ces éléments protégés sans autorisation peut être punie comme de la contrefaçon.

Après une longue bataille, le Cnosf avait obtenu la condamnation des magasins Leclerc à lui verser un million d'euros de dommages et intérêts en 2004. En cause, au moment des jeux d'Atlanta en 1996, la mention "transporteur officiel Olymprix" qui apparaissait sur les chariots des magasins, un cas de "marketing en embuscade". Concrètement, il s'agit de profiter de la notoriété et des valeurs positives de l'olympisme sans payer le prix d'un véritable sponsor.

Au comité olympique français, on indique avoir relevé pas moins de 750 cas autour de la période des Jeux de Rio 2016, dont la plus grande majorité se règlent sans aller au tribunal.

Quant aux clubs "olympiques" de très longue date, comme Marseille ou Lyon, s'ils peuvent garder leur appellation historique, des conventions avec le Cnosf encadrent leur droit à utiliser le terme, notamment pour leurs produits dérivés.

- "vocabulaire courant" -

Depuis Lausanne, c'est le Comité international olympique (CIO) qui veille au grain, via sa charte, qui délègue à chaque pays le soin de protéger ses symboles dans ses législations.

"Le CIO a créé une +commission des emblèmes+ dès les années 50 pour surveiller le contrôle des symboles olympiques", explique à l'AFP Dana Lee Ellis, maître-assistant à l'école de management du sport à l'université Laurentienne (Canada).

Le sujet a changé de dimension dans les années 80, avec la naissance du programme TOP, qui voit un petit nombre de grands groupes payer au prix fort leur exclusivité au niveau mondial.

"Le programme TOP est basé sur ce concept d'exclusivité: une seule société a le droit de profiter de la marque olympique par produit ou secteur d'activité. L'idée, c'est que sans une telle exclusivité, être un sponsor a moins de valeur", explique Dana Lee Ellis.

C'est justement ce qui inquiète l'olympisme français. Car à côté des sponsors mondiaux du CIO, il y a aussi les sponsors "domestiques" de Paris-2024, attendus à hauteur d'un milliard d'euros au moins, sur un budget d'organisation prévu de 3,8 milliards d'euros. Autant de partenaires indispensables dans le modèle économique des Jeux, mais qui ne mettront le prix qu'avec l'assurance que la "marque olympique" ne sera pas galvaudée.

Dans ce contexte, le projet de loi olympique adopté en première lecture à l'Assemblée en décembre prévoit d'ajouter les mots "olympique", "olympien(ne)" et "olympisme" dans le périmètre protégé, mais seulement "lorsqu'ils sont utilisés pour faire référence aux jeux Olympiques de l'ère moderne, à une compétition sportive ou à une pratique sportive". Une manière de ne pas offrir au Cnosf une propriété totale sur ces termes.

Car ces mots "font partie du vocabulaire courant" et peuvent s'appliquer "en dehors de tout contexte sportif", ont exposé les auteurs d'un amendement en ce sens, les députés LREM Pierre-Alain Raphan et Perrine Goulet. Et la rapporteure du projet de loi Aude Amadou (LREM) de citer "les Olympiades des métiers".

Mais avec un tel dispositif, "une marque de voiture pourra lancer une ligne +olympique+ trois ans avant les jeux sans être inquiétée", prévient-on au Cnosf, alors que Toyota figure parmi les TOP partenaires du CIO.

"Il va falloir faire de la pédagogie", explique Denis Masseglia.

Prochaine étape, la discussion du texte au Sénat, début février.

Catégories: Actualités

Pénicaud rénove les contrats aidés pour améliorer leur efficacité

mar, 01/16/2018 - 14:02

Le gouvernement, qui a réduit drastiquement le nombre de contrats aidés, a présenté mardi une version rénovée de ces dispositifs d'insertion professionnelle, avec l'objectif d'améliorer leur efficacité en matière de retour à l'emploi.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a vanté une "transformation assez radicale des contrats aidés", qui doit mettre fin à un système qui produisait, selon elle, "emploi précaire sur emploi précaire". L'objectif est de permettre, en sortie de contrat, "un accès durable à l'emploi" à "plus de 50%" des bénéficiaires, contre seulement 26% aujourd'hui dans le secteur non marchand (Etat, collectivités, associations).

Si les contrats aidés sont rebaptisés "parcours emploi compétences" (PEC), leur base légale - le contrat d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE) - ne change pas.

Pour obtenir de meilleurs résultats, la ministre mise sur une plus grande sélection des employeurs, comme le préconise un rapport du président du groupe SOS (économie sociale et solidaire), Jean-Marc Borello.

Avant d'accorder un PEC à un employeur, les préfets, l'administration du travail et Pôle emploi devront s'assurer qu'il s'engage à fournir un accompagnement et une formation à son employé. Pôle emploi devra par la suite contrôler cet engagement, notamment au cours d'un entretien de "bilan" organisé "un à trois mois" avant la fin du contrat.

Les contrats aidés prévoient déjà, en théorie, des mesures d'accompagnement et de formation mais, en pratique, elles sont peu mises en oeuvre. Cette fois, pour que les engagements ne restent pas lettre morte, ils seront "contractualisés" avec Pôle emploi avant le début du contrat.

En cas de manquement, "il y a de fortes chances que l'employeur n'ait plus accès au dispositif", a prévenu Jean-Marc Borello.

Son rapport préconise d'en finir avec la "politique du chiffre" pour entamer un "virage vers la qualité". Cette promesse est conforme au budget pour 2018, qui ne prescrit que 200.000 contrats aidés, après 320.000 en 2017 et 459.000 en 2016. Cette réduction de voilure, amorcée à l'été 2017, avait fortement inquiété les collectivités et le monde associatif.

- 'Obligation d'embauche' pas retenue -

"Il vaut mieux en faire 200.000 avec un taux d'insertion qui soit bien meilleur que faire du nombre pour faire diminuer artificiellement les chiffres du chômage", a déclaré Muriel Pénicaud.

Les contrats aidés ne pourront être signés que dans le secteur non marchand et seront d'une durée de neuf mois minimum.

Mme Pénicaud promet, en outre, de donner une "marge de manoeuvre aux préfets" pour piloter les dispositifs d'insertion professionnelle "en fonction des réalités du terrain".

Pour ce faire, la ministre a retenu une deuxième proposition de Jean-Marc Borello, la création d'un "fonds d'inclusion dans l'emploi", doté des 1,4 milliard d'euros initialement budgétés pour les contrats aidés (hors Education nationale) et les dispositifs d'insertion par l'activité économique (IAE). Ces derniers s'adressent à des personnes très éloignées de l?emploi en raison de difficultés particulières (âge, état de santé, précarité).

Jusqu'à présent, les préfets de régions devaient atteindre un nombre prédéterminé de bénéficiaires pour chaque dispositif. Désormais, ils affecteront plus librement les fonds. Il pourront, par exemple, dépenser moins d'argent en contrats aidés et plus pour les entreprises d'insertion.

Par ailleurs, pour renforcer le "parcours" d'insertion des nouveaux contrats aidés, le gouvernement a retenu une troisième proposition du rapport Borello: mobiliser 50 millions d'euros par an du plan d'investissement compétences (PIC) pour permettre à "18.000 sortants de contrat" de suivre une "formation d'environ 280 heures". La même somme sera affectée aux formations des salariés de l'IAE.

En revanche, le gouvernement n'a, pour l'heure, pas retenu plusieurs autres recommandations: un "engagement civique transmission" pour les seniors de plus de 55 ou 57 ans, un "contrat de professionnalisation" adapté aux "personnes éloignées de l'emploi" ou encore "une obligation d'embauche des chômeurs de longue durée".

Cette dernière proposition s'appuierait sur le mécanisme de "bonus-malus" que le gouvernement menace de créer si les partenaires sociaux ne trouvent pas d'alternative efficace pour lutter contre les contrats précaires. M. Borello suggère qu'"à terme", le financement de tous les dispositifs d'insertion professionnelle soit "assuré par l'affectation des malus".

Catégories: Actualités

Open d'Australie: Federer voudrait que les joueurs soient plus décontractés devant les médias

mar, 01/16/2018 - 14:00

Roger Federer voudrait que les joueurs de tennis soient "plus décontractés" devant les médias et ne se comportent pas "comme des robots".

"Je crois qu'ils ont peur de vous (les médias) parce qu'ils pensent qu'ils ont été mal interprétés dans le passé. Le pouvoir du micro, c'est quelque chose d'étrange. Certains ont du mal avec lui", a dit le Suisse mardi à Melbourne, après sa victoire au premier tour sur le Slovène Aljaz Bedene.

"Je voudrais que plus de joueurs soient eux-mêmes devant la presse, plus décontractés, qu'ils ne se soucient pas de faire des erreurs. Je pense que certains joueurs ont un peu trop l'air d'être des robots. Je voudrais qu'ils se laissent aller. C'est ce que j'essaie toujours de faire. Ce n'est pas toujours facile, mais je fais des efforts. Il a pu m'arriver de dire des choses en trop, mais j'essaie d'être honnête. La plupart du temps, ça m'a servi", a ajouté le champion aux 19 titres majeurs.

Catégories: Actualités

Avec moins de bébés en 2017, la France reste le pays le plus fécond d'Europe

mar, 01/16/2018 - 13:57
Pour la troisième année, le nombre des naissances en France est en baisse. En 2017, 767 000 bébés ont vu le jour, soit 17 000 de moins qu'en 2016, selon un bilan de l'Insee publié mardi. La France reste néanmoins le pays le plus fécond en Europe.
Catégories: Actualités

Cyclisme: Prudhomme comprend Bardet

mar, 01/16/2018 - 13:54

Le directeur du Tour de France Christian Prudhomme a déclaré mardi "comprendre" Romain Bardet qui a marqué son impatience pour que le cas Froome soit résolu dans les meilleurs délais.

"Je comprends ses propos", a assuré le directeur du Tour en marge de la présentation du Grand départ du Tour 2019 à Bruxelles.

"La saison démarre sans qu?aucune décision n?ait été prise", a estimé Bardet à propos du contrôle antidopage "anormal" de Chris Froome lors de la victoire du Britannique à la Vuelta en septembre dernier. "On est ridicule, on est la risée. On marche sur la tête".

"Je ne peux que me répéter", a déclaré Christian Prudhomme, "en souhaitant la réponse la plus rapide ou la moins lente possible".

"J'ai la conviction que l'Union cycliste internationale (UCI) et son président David Lappartient vont tout faire pour que ce soit le cas", a cependant ajouté le directeur du Tour.

Le contrôle "anormal" de Froome (excès de salbutamol, deux fois plus que le plafond autorisé) a été révélé en décembre. Conformément au réglement international, le quadruple vainqueur du Tour n'a pas été suspendu à titre provisoire, dans l'attente de la décision.

Froome, averti de son contrôle dès la fin septembre, a annoncé qu'il tenterait cette année le doublé Giro (mai) et Tour de France (juillet).

Catégories: Actualités

Macron à Calais : "On ne laissera pas se reconstituer une 'jungle'"

mar, 01/16/2018 - 13:48
Emmanuel Macron a affirmé, mardi, lors d'un discours ferme devant les forces de l'ordre de Calais, mardi, que l'État "ne laissera se reconstituer une jungle'". Il a aussi promis l'engagement de l'État sur la distribution de nourriture aux migrants.
Catégories: Actualités

Pages