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Mis à jour : il y a 1 heure 25 min

Italie: en attendant le choc

mer, 04/18/2018 - 07:23

Placée en milieu de semaine, la 33e journée de Serie A fera office mercredi d'introduction au choc de dimanche entre la Juventus Turin, leader, et Naples (2e), lors duquel le titre pourrait être attribué.

Pour que le match de dimanche à Turin soit une vraie finale, il faudrait que la Juventus s'impose mercredi sur la pelouse de Crotone et que Naples perde dans le même temps à domicile face à l'Udinese.

L'écart entre les deux équipes passerait alors à 9 points et en cas de succès dimanche, la Juve aurait 12 longueurs de marge à quatre journées de la fin, une avance décisive compte tenu de son avantage sur Naples dans les confrontations directes.

"Le match le plus important cette semaine est celui de demain soir", a pourtant assuré mardi l'entraîneur turinois Massimiliano Allegri.

"Nous devons absolument rentrer à Turin avec 3 points et avec une avance inchangée sur Naples. Au total il reste six matches et nous devons en gagner quatre, à commencer par celui de demain. Et dimanche, on aura une grande soirée de football entre les deux premiers du classement", a-t-il ajouté.

Face au relégable Crotone, Allegri devrait laisser au repos son défenseur central Chiellini et pourrait donner du temps de jeu à Marchisio, qui a dû se contenter de très peu cette saison.

- Match à trois -

Naples de son côté recevra donc l'Udinese (13e), qui traverse une crise profonde avec neuf défaites consécutives.

Ces difficultés de l'équipe frioulane tombent bien pour celle de Maurizio Sarri qui a bien du mal en ce moment à gagner des matches.

Avec son attaque en panne, Naples n'a pris que 9 points lors des six derniers matches et a considérablement baissé de rythme depuis son élimination en Europa League.

Le capitaine Marek Hamsik a néanmoins insisté sur le fait que son équipe devait "continuer à y croire".

"Il y a encore 18 points en jeu", a rappelé le milieu de terrain slovaque. "L'écart entre nous et la Juventus s'est creusé mais nous devons y croire jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de possibilité mathématique".

Derrière, le match à trois pour les deux places restantes en Ligue des Champions se poursuit entre l'Inter Milan (3e), la Roma (4e) et la Lazio Rome (5e).

Alors que l'Inter aura joué dès mardi en accueillant Cagliari, la Roma recevra le Genoa (12e) en espérant surmonter ses difficultés actuelles à domicile.

La Lazio, qui compte le même nombre de points que son grand rival romain, aura de son côté un déplacement très compliqué à Florence. La Fiorentina (7e) vient en effet d'enchaîner six victoires et un nul.

Quant à l'AC Milan, qui a donné un "coup de main" à la Juve en accrochant Naples (0-0) dimanche, il ira jouer sur le terrain du Torino avec l'ambition de défendre sa 6e place, qualificative pour l'Europa League, face à la Fiorentina, revenue à deux longueurs.

Le programme (en heures locales (GMT+2):

Mardi:

Inter Milan - Cagliari 4-0

Mercredi:

(18h00) Benevento - Atalanta Bergame

(20h45) Crotone - Juventus Turin

Fiorentina - Lazio Rome

Hellas Vérone - Sassuolo

Naples - Udinese

AS Rome - Genoa

Sampdoria Gênes - Bologne

SPAL - Chievo Vérone

Torino - AC Milan

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Le petit poucet des Herbiers en finale de la Coupe de France

mer, 04/18/2018 - 07:21
Les amateurs des Herbiers (National 1) se sont qualifiés pour la finale de la Coupe de France en battant Chambly. Ils seront opposés en finale su Stade de France soit au Paris SG soit à Caen, qui s'affrontent dans l'autre demi-finale.
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Réglement UE/données: Facebook diffuse ses nouveaux paramètres de confidentialité

mer, 04/18/2018 - 07:20

Facebook va commencer "cette semaine" à proposer à ses utilisateurs européens de nouveaux paramètres de confidentialité pour se conformer au règlement européen de protection des données (RGPD), a annoncé le groupe mercredi.

Annoncées fin janvier --soit avant l'éclatement du scandale Cambridge Analytica--, ces mesures doivent satisfaire à ce règlement qui renforce la protection des données personnelles des citoyens européens et qui sera applicable à l'ensemble des entreprises, y compris celles qui ne sont pas basées dans l'UE.

Le RGPD exige notamment une information claire des usagers et le recueil de leur consentement sur l'utilisation de leurs données.

"Tout le monde --quel que soit l'endroit où ils vivent-- sera invité à examiner des informations importantes sur la façon dont Facebook utilise leurs données et à faire des choix concernant la (protection de) leur vie privée sur Facebook", a indiqué le groupe dans un texte publié sur son blog.

Ces nouvelles mesures seront déployées en Europe "cette semaine" puis "dans les semaines et mois qui viennent dans le monde entier", a précisé le responsable adjoint à la sécurité chez Facebook Rob Sherman lors d'une rencontre avec des journalistes au siège du groupe américain en Californie (ouest), sans donner de date précise pour ce qui est des utilisateurs américains.

Concrètement, les usagers verront un message en haut de leur fil d'actualités les invitant à choisir s'ils souhaitent continuer à partager certaines informations sensibles ou pas, comme leurs opinions politiques, leur religion ou leur "situation amoureuse".

Ils pourront aussi, entre autres, faire des choix à propos des publicités qu'ils reçoivent ou décider ou non d'utiliser la reconnaissance faciale, qui permet à Facebook d'identifier des utilisateurs sur des photos.

"Notre intention est de proposer les même paramètres et contrôles de confidentialité" partout dans le monde, a précisé Rob Sherman.

Facebook est précisément empêtré dans un scandale lié à la fuite de données de dizaines de millions de ses utilisateurs vers la firme britannique Cambridge Analytica, spécialisée dans la communication stratégique et qui travailla pour la campagne du candidat républicain Donald Trump à la présidentielle américaine de 2016.

Le groupe s'est lancé ces dernières semaines dans une vaste campagne de communication sur ce sujet ainsi que sur la manipulation politique sur le réseau.

Le PDG Mark Zuckerberg a affronté la semaine dernière pendant une dizaine d'heures de nombreuses questions des parlementaires américains sur ces deux sujets.

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Face à l'afflux des cryptomineurs, le Québec ne sait sur quel pied danser

mer, 04/18/2018 - 07:19

Poule aux ?ufs d'or ou cadeau empoisonné? Son électricité bon marché et sa fraicheur ont fait du Québec une terre de prédilection pour les cryptomineurs. Mais face à leur afflux, les autorités de la Belle Province ont décidé de jouer la prudence.

Vue de l'extérieur, la "mine" ressemble à n'importe quel entrepôt, si ce n'est que les murs sont criblés de petits trous, permettant à l'air de passer pour rafraîchir de manière naturelle les milliers de processeurs.

C'est ici, dans une zone industrielle banale de Saint-Hyacinthe, à une heure de Montréal, que la société Bitfarms a lancé en novembre son quatrième et plus gros centre de calcul: 24 h/24 et 7 jours/7, quelque 7.000 ordinateurs y tournent, créant une chaleur électrique.

"Il faut s'assurer que les machines fonctionnent à plein potentiel", lance l'ingénieur ivoirien Yessoulou Coulibaly, en inspectant ce décor à la "Matrix". Alignés sur des dizaines de mètres, les ordinateurs sont reliés par un enchevêtrement de câbles et projettent des lumières vertes clignotantes.

"On utilise notre puissance de calcul pour miner des bitcoins" et autres cryptomonnaies, résume Pierre-Luc Quimper, le propriétaire des lieux. "On peut comparer ça à une compagnie de mining traditionnelle qui mine son or et qui le vend, mais 2.0".

Cet informaticien a créé l'entreprise Bitfarms l'an dernier, après avoir commencé à miner chez lui. Aujourd'hui, cette société québécoise se revendique leader nord-américain des cryptomonnaies et de la Blockchain, et est côtée aux Bourses de Tel-Aviv et de New York. Elle a gagné 4,9 millions de dollars américains dès ses deux premiers mois d'existence, en novembre-décembre, dispose déjà de 27,5 mégawatts (MW) - environ 19.000 ordinateurs - et son président vise au moins 100 MW d'ici la fin 2018.

"Une révolution" est en cours avec le déploiement de la Blockchain, la technologie à l'origine des monnaies virtuelles comme le bitcoin, dit M. Quimper, dont l'ambition est carrément de faire du Québec "la Silicon Valley" de la Blockchain.

- Or bleu québécois -

Dans l'immédiat, la province canadienne est déjà vue comme un Eldorado potentiel pour les cryptomineurs de la planète.

Hydro-Québec, monopole public de production et de distribution d'électricité, a ainsi reçu "des centaines" de demandes pour des nouvelles mines depuis six mois, affirme à l'AFP son porte-parole Marc-Antoine Pouliot.

L'attrait pour le Québec s'explique par le fait qu'ici, "l'électricité est abordable, disponible et de surcroit verte", grâce aux gigantesques barrages du centre de la province, résume-t-il.

Des entrepreneurs de diverses nationalités, mais surtout venant de Chine et de Russie, ont déposé assez de projets pour consommer plus de 9.000 MW en minant, soit le quart de la production totale d'Hydro-Québec et l'équivalent de la consommation de 83% des ménages québécois.

"Ce volume massif de demandes a commencé en septembre dernier (avec) l'intervention politique en Chine" pour réguler ce secteur qui explose, relate M. Pouliot. La 2e économie de la planète héberge, selon des estimations, plus de la moitié des centres de calculs dédiés à la Blockchain.

- Moratoires -

Face à cette frénésie, plusieurs municipalités québécoises soucieuses à l'idée d'éventuelles ruptures d'alimentation électrique ont imposé en mars des moratoires sur les nouvelles usines de cryptomonnaies.

La première commune à le faire a été la petite municipalité de Bromont, inquiète qu'un projet de nouvelle mine virtuelle prévoie de consommer 30 MW sur les 36 MW dont la ville dispose en surplus.

Le canton voisin de Brome-Missisquoi l'a rapidement imitée. "La plupart des demandes d'entreprises qu'on a eues sur notre territoire, c'était pour installer des entrepôts d'ordinateurs qui feraient simplement les calculs pour faire du minage de cryptomonnaies (avec) très peu de création d'emplois", justifie le directeur administratif du canton, Robert Desmarais.

Le gouvernement du Québec et sa compagnie d'électricité ont alors mis les nouveaux projets de mine virtuelle en suspens, le temps d'adopter une approche globale et de mesurer l'impact de cette industrie naissante sur l'économie réelle.

"C'est une industrie dont on ne connait pas l'avenir", note Marc-Antoine Pouliot. Les autorités veulent "voir comment ces projets s'implantent durablement au Québec", dit le parole-parole d'Hydro-Québec, n'excluant pas de relever les tarifs d'électricité.

L'un des leaders chinois du domaine, Bitmain, a confirmé à l'AFP être en discussion avec le gouvernement québécois, Hydro-Québec et "d'autres acteurs importants" pour établir dans la région une mine virtuelle dans "des conditions gagnants-gagnants pour tout le monde", selon Nishant Sharma, directeur du marketing international de Bitmain.

Pierre-Luc Quimper, le président de Bitfarms qui revendique déjà 90 employés au Québec, avertit: "Si le prix de l'énergie n'est plus intéressant pour nous, il va falloir regarder ailleurs" au Canada, comme au Labrador ou au Manitoba.

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Hand: Montpellier lance la semaine des clubs français en Ligue des champions

mer, 04/18/2018 - 07:16

Après les épopées victorieuses des "Experts", place aux clubs! Pour la première fois dans l'histoire du handball français, trois clubs, Montpellier, Paris et Nantes, disputent les quarts de finale aller de la Ligue des champions, à commencer par les Héraultais dès mercredi.

Premier et unique vainqueur français de la Ligue des champions en 2003, Montpellier ouvre le bal mercredi soir (19h00) à Flensbourg, champion d'Europe 2014 et deuxième du championnat d'Allemagne, l'une des références en Europe.

Les hommes de Patrice Canayer peuvent capitaliser sur un exploit magistral dans la compétition reine, tombeurs en huitième de finale de Barcelone, club le plus titré (neuf sacres, le dernier remontant à 2015).

Une performance qui n'est pas sans rappeler un autre fait d'armes des Montpelliérains, l'an passé au même stade de la compétition contre les Polonais de Kielce, alors tenants du titre. Mais l'aventure s'était arrêtée en quarts de finale contre les Hongrois de Veszprem.

"C'est à partir de maintenant que l'on va voir si nous avons progressé par rapport à l'an passé. Flensbourg est le favori de ce quart de finale, car on n'oublie pas d'où on vient. On est le petit poucet qui arrive des +poules basses+", estime Canayer.

Depuis la création du Final Four en 2010, Montpellier n'a jamais eu l'occasion de visiter Cologne, ville hôte du tournoi final à quatre. Une anomalie que les coéquipiers de Michaël Guigou voudront corriger, avec une première manche à disputer dans le nord de l'Allemagne.

- Montpellier sur courant alternatif -

Pour "franchir ce dernier palier" avant Cologne, ils devront se défaire de Flensbourg, "une excellent équipe", qui "dispose d'un très bel effectif. Elle s'appuie sur beaucoup de rotations, elle offre du danger à tous les postes", résume le coach montpelliérain.

Les Allemands pourront compter sur l'ailier gauche français Kentin Mahé, ainsi qu'une armada de joueurs scandinaves alors que le Danemark n'est qu'à une dizaine de kilomètres.

Actuels leaders du championnat de France, les Héraultais connaissent une période compliquée, alternant le très bon --qualification en quart de la Ligue des champions aux dépens du Barça-- et le moins bon --défaite en championnat à domicile contre Aix (23-22) et élimination en demi-finale de la Coupe de France contre Nîmes (32-30).

Et le risque de tout perdre sur cette fin de saison commence à poindre, car la pression au niveau national du Paris SG se fait de plus en plus forte (seulement deux points d'avance pour Montpellier au championnat).

Le PSG de son côté se déplacera en Pologne à Kielce samedi pour le match aller de son quart de finale, après une phase de poule maîtrisée (onze victoire, un match nul et deux défaites) et conclue en tête.

Et pour finir, Nantes recevra dimanche les surprenant Danois de Skjern, qui ont sorti au tour précédent Veszprem, finaliste de la Ligue des champions en 2015 et 2016.

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Coupe de France: Paris, encore un petit effort...

mer, 04/18/2018 - 07:15

Bientôt la quille pour le PSG: champion de France depuis dimanche et la correction infligée au sortant Monaco (7-1), le club parisien se déplace mercredi à Caen pour une demi-finale de Coupe de France (21h05), le dernier trophée à glaner avant la fin de la saison.

Paris, qui n'a plus perdu en coupe nationale depuis le 22 janvier 2014 (face à Montpellier), est le grandissime favori pour ce qui serait la 12e Coupe de France de son histoire (deux de mieux que le rival marseillais) et la quatrième de son ère qatarienne. D'autant que la finale, le 8 mai au Stade de France, l'opposera aux Herbiers, formation de National 1, la troisième division.

L'entraîneur Unai Emery, qui glanera en cas de succès ce qui restera sans doute son dernier titre à la tête du PSG, a toutefois mis en garde contre tout relâchement.

"Nous avons du respect pour Caen, c'est une grande opportunité pour eux et ils méritent leur place dans cette demi-finale après leur victoire contre Lyon", en quarts de finale, 1-0 sur un but d'Ismaël Diomandé, a expliqué le technicien basque. "Ils vont jouer comme si c'était le match le plus important pour eux".

Côté PSG, les célébrations du 7e titre de champion de France ont été très raisonnables, malgré l'humiliation infligée au champion sortant, Monaco, dimanche au Parc des Princes. "Nous n'avons fait qu'une petite fête pour bien préparer le match" de mercredi, a encore dit Emery.

- "Construire une histoire" -

"Nous voulons être bien concentrés pour cette demi-finale afin de consolider ce que le PSG est en train d'accomplir, construire une histoire très forte pour le présent et le futur", a-t-il encore dit.

A cette aune, la perte du titre de champion de France la saison dernière était une anomalie embarrassante, au vu de la domination financière du club parisien. Elle a été corrigée dimanche, et le club de la capitale doit désormais gagner la Coupe de France pour atteindre la seule place qui lui convienne, du moins en France: la première, dans toutes les compétitions.

S'il sera privé, comme face à Monaco, de Neymar, toujours blessé depuis deux mois, et de Marco Verratti, encore forfait, le PSG ne devrait pas éprouver de difficultés à écarter Caen mercredi.

"A partir du moment où il y a un trophée sur la petite table, quand ils rentrent, ils le gagnent", avait observé début avril l'ancien adjoint de Laurent Blanc devenu entraîneur de Saint-Etienne, Jean-Louis Gasset. "Ce sont des grands joueurs, des compétiteurs, des gens qui comptent les trophées".

- Palmarès de rêve -

Un, notamment, rêve d'ajouter une ligne à son palmarès déjà démentiel: le Brésilien Dani Alves est déjà l'un des footballeurs les plus titrés de l'histoire, avec déjà trois Ligues des champions, deux Europa League, six Liga, une Serie A, une Coupe de la Ligue et un championnat de France.

En face, les Normands ne sont pas encore assurés du maintien en L1, dont ils occupent la 15e place à cinq journées de la fin (et avec un match en moins). Et ils restent sur quatre défaites consécutives, dont la dernière, sans trop combattre, face à Amiens (3-0).

Mais Caen, qui sera le dernier adversaire de la saison du PSG en championnat mi-mai, a quand même un peu bousculé le futur champion au Parc des Princes à l'aller en championnat, avant de s'incliner 3-1.

Surtout, il y avait conquis son maintien le dernier jour de la saison précédente, en allant chercher un point au Parc des Princes dans les arrêts de jeu (1-1).

Le PSG n'a plus perdu le moindre point au Parc des Princes depuis, preuve que Caen a quand même quelques petits arguments.

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Flèche Wallonne: recherche recette pour battre Valverde

mer, 04/18/2018 - 07:14

Le favori, Alejandro Valverde, est immuable depuis 2014 et ses adversaires se demandent toujours comment battre l'Espagnol au sommet du mur de Huy, arrivée traditionnelle mercredi de la Flèche Wallonne.

De Julian Alaphilippe, l'ambitieux puncheur français, à l'Irlandais Dan Martin, déjà deux fois deuxième à Huy, en passant par Dylan Teuns, valeur montante du cyclisme belge, tous regardent vers Valverde, toujours aussi fort à quelques jours de son 38e anniversaire (25 avril).

Brisé par sa grave chute du contre-la-montre inaugural du Tour de France l'été dernier (rotule fracturée), le Murcian est redevenu "l'imbattable", son surnom jadis dans les catégories de jeunes. Le "sniper" à sang-froid aligne les victoires -neuf déjà cette saison- et s'inscrit logiquement comme l'homme à battre dans les deux classiques ardennaises dont il a fait sa propriété, la Flèche Wallonne (cinq victoires) puis dimanche Liège-Bastogne-Liège (quatre).

"Le mur de Huy s?adapte parfaitement à mes caractéristiques", explique l'Espagnol. "Si je suis en tête à 200-250 mètres, il est très difficile de me battre. J'essaye de faire en sorte que personne ne parte, je calcule ma distance et ensuite j'accélère. C'est une distance que je maîtrise très bien".

Capable de s'adapter, attendre les 100 derniers mètres ou démarrer plus tôt, Valverde est très difficile à manoeuvrer, reconnaissent ses rivaux. D'autant que l'Espagnol, qui commet très peu d'erreurs en course, sait se placer sur les premières rampes du mur et dispose d'un soutien efficace avec la présence dans son équipe du Basque Mikel Landa (4e du Tour 2017).

- Alaphilippe a le bon profil -

A le voir dimanche sur les escarpements de l'Amstel Gold Race (5e), le doute n'est pas permis. Valverde est prêt à prolonger son bail au mur de Huy, autrement dit le chemin des Chapelles et ses 1300 mètres à fort pourcentage (9,6 de moyenne avec une pointe au-delà des 20 %). Mais l'opposition existe à commencer par ses victimes des années précédentes, notamment Julian Alaphilippe, absent l'an passé mais deuxième en 2015 et 2016.

"Il a un très bon profil pour ce type de course", souligne Valverde à propos de son ambitieux cadet (25 ans). Alaphilippe, qui serait en cas de succès le premier Français vainqueur depuis Laurent Jalabert en 1997, doit cependant aussi tenir compte des autres spécialistes de cet effort spécifique d'un peu plus de trois minutes, Teuns (3e l'an passé) et Martin (trois fois sur le podium depuis 2014).

"La Flèche est une course faite pour moi", annonce d'ailleurs Teuns, satisfait de sa forme et première chance belge avec le "local" Tim Wellens. Et le jeune Belge (26 ans) d'affirmer sa confiance: "Dans le mur de Huy, je n'ai pas peur des autres."

A moins que la course se joue avant la montée finale, dans un scénario qui romprait avec l'habitude des dernières années. Le parcours de cette 82e édition a été modifié dans sa première moitié avec le passage par la côte de la Redoute, haut lieu de Liège-Bastogne-Liège.

Mais les organisateurs le reconnaissent, le changement a peu de chances de peser sur le final toujours très spectaculaire dans ce stade à ciel ouvert qu'est le mur de Huy, au-dessus de la vallée de la Meuse.

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Décès de Barbara Bush, ancienne Première dame des États-Unis

mer, 04/18/2018 - 06:52
Elle fut femme de président des États-Unis, puis mère de président. Barbara Bush est décédée, mardi, à l'âge de 92 ans. Donald Trump a salué "une militante pour la famille américaine".
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Universités: le mouvement de protestation se poursuit sans s'étendre

mer, 04/18/2018 - 05:40

Blocage reconduit à Nanterre, nouvelle demande d'intervention des forces de l'ordre à Tolbiac, confusion sur le campus de Paul-Valéry à Montpellier... Le mouvement de protestation dans les facultés se poursuivait mardi, sans toutefois s'étendre.

Quatre universités sur environ 70 sont toujours bloquées et neuf sites perturbés (sur environ 400) par des étudiants opposés à la loi réformant l'accès à l'université, a indiqué la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal sur RFI et France24.

Depuis mardi soir, "le bâtiment principal de l'école de Sciences Po Paris est occupé pacifiquement et de manière reconductible, une décision prise à l'issue d'une Assemblée Générale des étudiants mobilisés", selon un communiqué transmis dans la nuit de mardi à mercredi par l'AG.

"Occuper Sciences Po est fortement symbolique : en tant que fac où a étudié Emmanuel Macron et de nombreux membres de sa majorité parlementaire", souligne le communiqué.

Mardi, dans la matinée, le président de l'université parisienne Panthéon-Sorbonne, Georges Haddad, avait voulu marquer les esprits en décrivant sur Cnews le site de Tolbiac aux mains de bloqueurs ayant transformé les lieux, selon lui, en "capharnaüm". "La violence, la drogue, le sexe même (...) il se passe des choses qui sont indignes", a-t-il déclaré.

Le site, occupé depuis le 26 mars par des étudiants et militants, est devenu l'un des lieux emblématiques de la mobilisation contre la loi modifiant l'accès à la fac, accusée par ses détracteurs d'instaurer un système de sélection déguisée.

Qualifiant la situation de "pré-insurrectionnelle" et craignant "le pire", le président a affirmé "attendre désespérément que le centre soit évacué" par les forces de l'ordre.

Le 11 avril, il avait demandé l'intervention de la police pour faire lever le blocage, notamment après la découverte de cocktails Molotov à Tolbiac. Mais la police a pour l'heure exclu une opération aussi sensible dans cette tour de 22 étages.

Lundi, le syndicat étudiant UNI, classé à droite, a annoncé le dépôt d'un nouveau recours visant la préfecture de police. Une audience a été fixée pour mercredi matin devant le tribunal administratif, qui devrait mettre son jugement en délibéré.

Le président de l'université de Rennes 2 n'a de son côté pas exclu mardi de demander le recours à la force publique, au lendemain d'un vote qui a reconduit le blocage jusqu'au 30 avril.

"Sur le volet politique, j'ai déjà pris contact à plusieurs reprises avec le ministre (...) mais, sur le volet de la sécurité, je suis inquiet de l'évolution des conditions dans les bâtiments occupés, et si l'intervention policière est la seule possible, je serai obligé d'y recourir", a déclaré Olivier David à l'AFP.

A l'université de Rouen, l'ensemble des cours pour les UFR lettres et sciences humaines et sciences de l'homme et de la société ont été annulés en raison d'un blocage de quatre bâtiments par 100 à 150 étudiants.

- Examens reportés -

A Nanterre, autre fac emblématique de la contestation d'où était parti le mouvement étudiant en mai 1968, une assemblée générale réunissant entre 1.600 et 1.700 personnes a voté massivement pour une reconduction du blocage jusqu'à jeudi.

Les examens qui devaient s'y tenir mercredi et jeudi devraient donc être reportés, selon la direction de l'université. Ceux de lundi et mardi ont déjà été décalés à une date non fixée pour le moment.

"Vous muselez des centaines d'étudiants", a dénoncé en AG Charlotte, étudiante en droit. "Vous vous mettez à dos des personnes qui partagent votre opinion", a renchéri une autre, suscitant des applaudissements nourris.

"Les examens qui ont été perturbés se tiendront", a de nouveau assuré mardi Frédérique Vidal, disant rechercher avec les présidents d'université et les recteurs des "solutions" pour qu'ils "puissent se tenir dans la sérénité".

A Montpellier, la plus grande confusion régnait sur le campus de l'université Paul-Valéry, "fermée" depuis samedi par son président Patrick Gilli mais toujours "occupée" par des étudiants.

Dans la matinée, le tribunal administratif a examiné la requête de la présidence qui demande en référé l'expulsion des occupants "sans droit ni titre" alors que le préfet de l'Hérault a assuré lundi qu'une intervention policière "se rapproche". Le tribunal doit notifier sa décision au plus tard mercredi.

Dans les Bouches-du-Rhône, un groupe d'étudiants a tenté de bloquer la faculté de lettre d'Aix-en-Provence à l'aube, sans succès.

"On reste prudents, mais pas alarmistes", a affirmé François Germinet, de la Conférence des présidents d'université (CPU, pro-réforme), interrogé par l'AFP. Selon lui, les premières réponses aux v?ux des candidats sur la plateforme Parcoursup, à partir du 22 mai, permettront de "dédramatiser" la situation.

burs-ito/jt/nm/bd

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Un mort après une défaillance de moteur sur un vol New York-Dallas

mer, 04/18/2018 - 05:34

Un Boeing 737 de la compagnie aérienne américaine Southwest a connu mardi, peu après son décollage de New York pour Dallas, une spectaculaire défaillance de moteur, brisant un hublot et faisant un mort parmi les passagers, selon les autorités américaines.

C'est la première fois depuis neuf ans qu'un mort est à déplorer sur un vol commercial américain. En février 2009, un avion Bombardier de la compagnie Colgan Air reliant New York à la petite ville de Buffalo s'était écrasé, tuant les 49 passagers à bord.

Au vu des images du Boeing 737-700 de Southwest après son atterrissage en urgence à l'aéroport de Philadelphie mardi vers 11h20 locales (15H20 GMT), des morceaux du moteur gauche --un CFM-56, fabriqué par une co-entreprise de General Electric et Safran-- ont volé en éclats.

"Nous pensons que des parties du moteur se sont détachées", a indiqué lors d'un point de presse Robert Sumwalt, président de l'organisme fédéral pour la sécurité dans les transports NTSB, qualifiant l'incident, à ce stade, de "défaillance de moteur".

Le fuselage et un hublot de l'appareil ont été endommagés, a précisé la Federal Aviation Administration (FAA), le régulateur aérien américain.

Les premières informations avaient fait état d'une femme blessée, apparemment assise près du hublot endommagé. Mais lors de son point de presse, M. Sumwalt a parlé d'"un mort", sans préciser s'il s'agissait de cette même femme.

Southwest, l'une des principales compagnies américaines, a précisé que le vol 1380 transportait 144 passagers et cinq membres d'équipage.

La compagnie s'est dite "profondément attristée de confirmer qu'il y a eu un mort à la suite de cet accident".

"Nous avons activé notre équipe d'urgence et nous déployons toutes les ressources nécessaires pour soutenir ceux qui sont affectés par cette tragédie", a-t-elle ajouté.

- "Absolument terrifiant" -

L'un des passagers, Marty Martinez, a filmé une vidéo dans l'avion, permettant de reconstituer en partie les évènements à bord de l'appareil.

"Il y a un problème avec notre avion, on dirait qu'on tombe. Atterrissage d'urgence", dit-il sur cette vidéo postée en direct sur Facebook, où on le voit lutter avec son masque à oxygène.

"Le moteur a explosé en l'air et a cassé une fenêtre à trois rangées de moi, blessant gravement une femme assise près de la fenêtre", ajoute-t-il ensuite.

"Je croyais que j'étais en train d'enregistrer les derniers moments de mon existence tout du long car j'avais du wifi, c'était absolument terrifiant", il y avait "du sang partout", a précisé M. Martinez à la chaîne CBS après l'atterrissage. "On avait l'impression de faire une chute libre (...) Les hôtesses et stewards étaient en pleurs".

Le beau-père de l'une des personnes à bord, interrogé par la chaîne NBC, a indiqué que sa belle-fille lui avait raconté qu'une femme avait été partiellement happée hors de l'avion, avant d'être tirée à l'intérieur par les autres passagers.

Dans un enregistrement présenté par la chaîne NBC comme un extrait de la conversation entre le cockpit et la tour de contrôle de Philadelphie, une femme qui semble être la pilote précise que "l'avion n'est pas en feu mais des parties semblent manquer".

"Ils disent qu'il y a un trou et que quelqu'un est sorti", ajoute-t-elle, évoquant "des blessés".

Selon plusieurs médias américains, sept personnes auraient été légèrement blessées.

Plusieurs spécialistes cités par les télévisions américaines ont fait remarquer que l'incident ressemblait à une défaillance de moteur subie par un Boeing 737 de Southwest en août 2016. Parti de La Nouvelle-Orléans (Louisiane), l'appareil avait dû atterrir en urgence en Floride, sans faire de victime.

M. Sumwalt est cependant resté prudent lors de son bref point de presse, organisé à Washington juste avant qu'une équipe du NTSB ne se rende à Philadelphie.

"Peut-être que cet incident est lié au précédent, peut-être pas", a-t-il indiqué aux journalistes.

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Asile-immigration: la droite à l'attaque pour durcir le projet de loi, débat électrique

mer, 04/18/2018 - 05:30

Désireux de préempter ce thème face au discours du FN, les députés LR ont commencé à donner fortement de la voix contre le projet de loi "asile-immigration", particulièrement ses premiers articles sur l'intégration des réfugiés, examinés mardi soir dans une atmosphère souvent électrique.

Sur cette "petite loi de petits ajustements techniques" qui "ne permettra pas à la France de sortir du chaos migratoire", selon lui, Guillaume Larrivé a taxé les élus de la majorité d'"immigrationnistes". Eric Ciotti ou Fabien di Filippo ont demandé plusieurs fois au gouvernement s'il y a parallèlement "un plan dissimulé pour régulariser 30 à 40.000 étrangers en situation irrégulière".

LR cible notamment les premiers articles, "catastrophiques" selon leur président de groupe Christian Jacob, qui visent à faciliter le séjour de ceux ayant obtenu une protection internationale.

L'article 1er, adopté dans la soirée avant l'amorce du suivant, permet un titre de séjour valable quatre ans maximum, au lieu d'un an actuellement, aux bénéficiaires de la protection subsidiaire et apatrides mais aussi aux conjoints, partenaires d'union civile ou concubins.

A l'inverse des "marcheurs" satisfaits d'une "réelle avancée" même si quelques-uns comme Jean-Michel Clément l'auraient souhaité "plus généreuse", ou de la gauche de la gauche qui a évoqué "un petit îlot d'humanité au milieu d'un océan de cruauté" selon la formule de Danièle Obono (LFI), les LR, mais aussi des FN, ont fustigé "un appel d'air", rendant notre "modèle" de "plus en plus attractif".

Les LR ont bondi lorsque le ministre de l'Intérieur a dénoncé la "confusion dans les esprits" LR avec "un affichage qui vise à faire peur aux Français", ou du "sectarisme" d'Eric Ciotti, Sébastien Huyghe taxant alors Gérard Collomb d'"accusateur public".

Indignation aussi quand le chef de file LREM sur le texte, Florent Boudié, a lancé : "Les LR sont-ils devenus d'extrême droite ? Nous avons ce soir la réponse. Vous êtes à l'unisson idéologique". "Dès qu'il n'y a pas la pensée unique qui tombe du sommet, on est d'extrême droite", a riposté Eric Ciotti, Sébastien Huyghe jugeant que "les orientations anciennes collent à la peau de ceux issus de la gauche" parmi les macronistes.

Les FN, Gilbert Collard en tête, ont refusé d'être qualifiés "d'extrême droite".

Obligée d'intervenir plusieurs fois, la présidente de séance, Annie Genevard (LR), a glissé : "si les esprits s'échauffent dès maintenant, je ne sais pas comment nous terminerons".

Les LR, mais aussi FN, ont tenté vainement de supprimer l'extension de l'octroi du titre subsidiaire au concubin, récusant les objections juridiques du ministre et de la rapporteure Elise Fajgeles.

Aux LR, qui critiquaient le concept "évanescent" de concubinage, Ugo Bernalicis (LFI) a répliqué qu'il pouvait "prouver qu'il y a concubinage entre droite et extrême droite", Elsa Faucillon qu'"à force de haine de l'autre, on finit par mettre en danger les droits de toutes et tous".

Les trois groupes de gauche (PS, LFI, PCF) ont tenté, sans succès, d'élargir les droits notamment pour les conjoints de réfugiés avec protection internationale.

Dans la même veine, une portion de la majorité emmenée par Jean-Michel Clément a poussé plusieurs amendements, soutenu par la gauche, voire certains UAI.

Contre l'avis du gouvernement et de la rapporteure voulant "conjuguer l'objectif d'humanité et protéger le droit d'asile en évitant qu'il ne soit dévoyé", 14 LREM -dont Delphine Bagarry ou Martine Wonner-, et 11 MoDem -dont le chef de file Marc Fesneau ou Erwann Balanant- ont ainsi tenté vainement d'élargir l'octroi d'un titre de séjour à tous les conjoints et partenaires des bénéficiaires d?une protection internationale, pas seulement à ceux dont le mariage ou l?union a été célébrée après le dépôt de la demande et depuis au moins un an.

- "Fin du concubinage" chez LREM -

Pierre-Henri Dumont (LR) a ironisé sur cette "fin de concubinage" dans la majorité exposant certains à devenir "auto-entrepreneurs", allusion à la menace voilée du président LREM Richard Ferrand aux contestataires.

Au-delà de la réforme de l'asile, les Républicains, qui ne voteront pas le projet de loi, ont déposé moult amendements pour instaurer "des plafonds d'immigration", conditionner l'accès aux prestations sociales "à plusieurs années de travail légal", supprimer l'aide médicale d'Etat, expulser les étrangers fichés pour radicalisation, etc.

Sur l'immigration, objet mercredi d'une convention du parti de Laurent Wauquiez, les divergences internes s'effacent, vu les propositions mardi du mouvement de Valérie Pécresse (durcissement des conditions de regroupement familial, réforme du droit du sol, etc).

Absents en commission, les sept députés FN se sont mobilisés dans l'hémicycle sur un de leurs thèmes fondamentaux.

Signataire d'une cinquantaine d'amendements, Marine Le Pen a présenté lundi "un contre-projet" pour "une politique alternative d'immigration" : préférence nationale dans l'accès à l'emploi, suppression de "tous les dispositifs incitatifs à l'immigration", "zéro régularisation", etc.

Nicolas Dupont-Aignan (DLF), qui n'a pas déposé un seul amendement sur les 1.056 en discussion d'ici à la fin de semaine, a proposé mardi de recourir au "référendum d?initiative partagée".

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Décès à 92 ans de Barbara Bush, mère et femme de présidents

mer, 04/18/2018 - 05:28

Barbara Bush, femme de l'ancien président américain George H. W. Bush et mère de l'ancien président George W. Bush, est décédée mardi, selon un communiqué diffusé par le porte-parole de son mari.

"Barbara Bush est décédée le mardi 17 avril 2018 à 92 ans", a précisé le communiqué posté sur Twitter par Jim McGrath, qui avait fait savoir dimanche qu'elle avait décidé d'arrêter son traitement médical.

"Après une récente série d'hospitalisations et après avoir consulté sa famille et ses médecins, Mme Bush, maintenant âgée de 92 ans, a décidé de ne pas poursuivre son traitement médical et va se concentrer à la place sur des soins palliatifs", avait-il précisé, évoquant une santé "déclinante".

Les détails concernant les funérailles seront indiqués ultérieurement, a-t-il précisé mardi, soulignant qu'elle laissait notamment derrière elle son mari depuis 73 ans, cinq enfants, dix-sept petits-enfants et sept arrière-petits-enfants.

Le président américain Donald Trump a rapidement salué dans un communiqué transmis par la Maison Blanche "sa solide dévotion pour son pays et sa famille, qu'elle a servis indéfectiblement bien".

"En tant qu'épouse, mère, grand-mère, femme de militaire, et ancienne First Lady, Mme Bush a été une militante pour la famille américaine", a-t-il poursuivi, saluant "parmi ses plus grands accomplissements la reconnaissance de l'importance de l'alphabétisation comme une valeur familiale fondamentale nécessitant soins et protection".

- "Remarquable" -

Barbara Pierce est née en juin 1925 dans l'Etat de New York. Elle a rencontré George H. W. Bush à 16 ans avant de l'épouser trois ans plus tard. Ensemble ils ont eu six enfants, dont George W. Bush qui a présidé les Etats-Unis entre 2001 et 2009, et Jeb Bush, gouverneur de Floride entre 1999 et 2007 et candidat malheureux aux primaires républicaines pour la Maison Blanche en 2016. Sa fille Pauline est décédée en bas âge en 1953.

Son mari a dirigé le pays entre 1989 et 1993.

Agé de 93 ans, il est atteint de la maladie de Parkinson qui le contraint depuis plusieurs années à se déplacer en fauteuil roulant. Il a été hospitalisé en janvier 2017 pendant une quinzaine de jours à cause d'une pneumonie.

Jeb Bush a rapidement posté sur Facebook un message évoquant sa "gratitude" et celle de sa famille face au "déferlement d'amour et de soutien pour ma maman ces derniers jours, et tout au long de sa vie remarquable".

"Ma chère mère est décédée à 92 ans, (...), et je suis triste mais nos âmes sont en paix parce que nous savons que la sienne l'était", a confié dans un communiqué George W. Bush, évoquant une "Première dame fabuleuse et une femme comme aucune autre" et s'estimant "chanceux" de l'avoir eu comme mère.

L'ancien président Bill Clinton, qui a emménagé à la Maison Blanche après George et Barbara Bush, a rendu hommage sur Twitter à "une femme remarquable" qui avait "courage et grâce, intelligence et beauté".

Jimmy Carter, président des Etats-Unis de 1977 à 1981, s'est dit "attristé" de la disparition de Barbara Bush, soulignant qu'elle avait "touché les coeurs de millions de personnes avec sa chaleur, sa générosité et sa vivacité d'esprit".

"Barbara Bush était le socle d'une famille dévouée au service public", ont relevé Barack et Michelle Obama dans un communiqué, saluant sa "générosité" et la façon dont elle a vécu: un "testament du fait que le service public est une vocation importante et noble".

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Barbara Bush, pilier d'une des familles les plus puissantes d'Amérique

mer, 04/18/2018 - 02:20

Pilier de l'une des familles les plus puissantes d'Amérique, l'ancienne Première dame Barbara Bush, décédée mardi à 92 ans, était une figure respectée qui défendait farouchement son clan.

Cheveux très blancs, collier de perles et style guindé, elle sut faire évoluer son image pendant la présidence de son époux George Bush puis sous celle de son fils George W. pour devenir "la Première Grand-Mère" de l'Amérique.

Mais elle était aussi connue pour son ton parfois acerbe et les piques acérées qu'elle n'hésitait pas à lancer pour défendre sa famille, et plus particulièrement son époux.

Dans une Amérique de plus en plus divisée, Barbara Bush restait une figure bien-aimée par de nombreux politiques de tous bords.

L'ancienne candidate démocrate à la présidence Hillary Clinton, qui lui avait succédé à la Maison Blanche dans le rôle de Première dame, a ainsi salué lundi (16 avril 2018) "le sens du service à son pays que laisse en héritage Barbara Bush".

"C'est une battante", a confié lundi (16 avril 2018) sa petite-fille, Jenna Bush Hager, après l'annonce la veille que Barbara Bush avait décidé d'arrêter son traitement médical et de recourir aux soins palliatifs.

- Plus de 70 ans de mariage -

Barbara Bush était très impliquée depuis 25 ans dans le travail de la fondation qui porte son nom et qui a levé des millions de dollars pour oeuvrer en faveur de l'alphabétisation dans le pays.

En 73 ans de mariage avec George Bush, une longévité sans précédent pour un couple présidentiel américain, ils ont bâti l'une des plus grandes histoires d'amour de la vie publique aux Etats-Unis.

Quand Barbara Bush avait été opérée à coeur ouvert en 2009, son époux avait dit être "à bout". Et lorsqu'elle avait repris conscience, l'ancien président, retenant ses larmes, avait déclaré à la presse: "c'était juste les retrouvailles de deux personnes qui s'aiment".

"Elle est aux commandes. Elle est au coeur de toute notre famille", avait-il ajouté.

Née Barbara Pierce le 8 juin 1925 à Rye, une banlieue aisée de New York, elle grandit dans une famille aisée qui compte parmi ses ancêtres un président américain, Franklin Pierce.

George Bush jette son dévolu sur Barbara, alors âgée de 16 ans, lors d'une soirée dansante. A l'époque, ils fréquentent chacun de prestigieuses écoles de la côte Est américaine.

Ils se marient trois ans plus tard, en 1945, alors qu'il est en permission pendant la Seconde Guerre mondiale, et auront six enfants. "J'ai épousé le premier homme que j'aie jamais embrassé", aimait-elle à répéter.

Le couple traverse sa phase la plus éprouvante en 1953, lorsque sa petite fille, atteinte d'une leucémie, décède après sept mois de souffrance. C'est à ce moment que les cheveux de Barbara Bush auraient entièrement blanchi.

- Mère de famille -

Barbara Bush n'est restée qu'un an à l'université avant d'abandonner ses études pour devenir mère de famille.

Bien qu'elle ait toujours défendu cette décision en public, elle a une fois admis avoir douté de son choix dans les années 1970.

"Soudain, le mouvement de libération des femmes m'a fait sentir que ma vie avait été gâchée", a-t-elle raconté en 1989.

Alors que son mari défendait les militants anti-IVG, Barbara Bush avait à l'occasion laissé entendre qu'elle penchait plutôt du côté de la défense du droit à l'avortement. Elle avait aussi laissé échapper que les armes semi-automatiques devraient être interdites, tandis que George Bush était contre l'imposition de limites au port d'armes.

Mais la plupart du temps, elle gardait ses opinions pour elle, et voyait dans cette discrétion les raisons de sa popularité.

"C'est parce que je n'étais menaçante pour personne. J'étais vieille, j'avais les cheveux blancs et j'étais bien bâtie", a-t-elle dit en 1990, avant de conclure: "Je ne me suis pas mêlée des affaires de mon époux".

Se disant heureuse dans son rôle de Première dame puis de "Première mère" sous George W. Bush, Barbara Bush avait accueilli avec un humour tranchant la candidature d'un autre de ses fils, Jeb, à la présidentielle en 2016. "Il y a d'autres gens qui sont très qualifiés", avait-elle lancé. "Nous avons eu assez de Bush" à la présidence.

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Décès de Barbara Bush, mère et femme de présidents (porte-parole de la famille)

mer, 04/18/2018 - 02:00

Barbara Bush, femme de l'ancien président américain George H. W. Bush et mère de l'ancien président George W. Bush, est décédée mardi, selon un communiqué posté sur Twitter par le porte-parole de son mari.

"Barbara Bush est décédée le mardi 17 avril 2018 à 92 ans", a précisé le communiqué diffusé par Jim McGrath, qui avait fait savoir dimanche qu'elle avait décidé d'arrêter son traitement médical.

"Après une récente série d'hospitalisations et après avoir consulté sa famille et ses médecins, Mme Bush, maintenant âgée de 92 ans, a décidé de ne pas poursuivre son traitement médical et va se concentrer à la place sur des soins palliatifs", avait-il précisé, évoquant une santé "déclinante".

Barbara Pierce est née en juin 1925 dans l'Etat de New York. Elle a rencontré George H. W. Bush à 16 ans avant de l'épouser trois ans plus tard. Ensemble ils ont eu six enfants, dont George W. Bush, président des Etats-Unis entre 2001 et 2009, et Jeb Bush, gouverneur de Floride entre 1999 et 2007 et candidat malheureux aux primaires républicaines pour la Maison Blanche en 2016.

Son mari a dirigé le pays entre 1989 et 1993.

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NBA: le maillot de Steph Curry est le plus vendu, pour la 3e année d'affilée

mer, 04/18/2018 - 00:20

Les maillots des Golden State Warriors et en particulier celui de leur vedette Stephen Curry sont pour la troisième année consécutive les plus vendus de la NBA, a annoncé mardi la ligue nord-américaine de basket.

Sans donner de chiffres de ventes précis, la NBA a annoncé que les maillots et produits dérivés de l'équipe tenante du titre restaient les plus prisés des fans pour la saison en cours.

La star des Cleveland Cavaliers LeBron James, quatre fois élu meilleur joueur de la ligue, arrive en deuxième position sur cette liste des joueurs les plus vendeurs, devant Kevin Durant (Golden State), troisième.

Le Grec Giannis Antetokounmpo, joueur emblématique de Milwaukee, est quatrième et le premier joueur non Américain du classement.

Les Warriors, finalistes malheureux l'an dernier, sont aussi la 2e équipe en terme de ventes de maillots, devant les Philadelphia 76ers, les Los Angeles Lakers, les Boston Celtics, les Milwaukee Bucks et Oklahoma City Thunder.

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Venezuela: patients et médecins manifestent contre la crise sanitaire

mer, 04/18/2018 - 00:00

"Un salaire et des médicaments!" ont crié mardi des patients et médecins du Venezuela, qui manifestaient contre la sévère pénurie de traitements et les rémunérations jugées insuffisantes des professionnels de santé dans ce pays en crise.

En raison du naufrage économique du pays pétrolier, 95% des médicaments pour maladies chroniques sont introuvables, de même que 85% de ceux considérés comme essentiels, par exemple pour lutter contre l'hypertension, selon la Fédération de la pharmacie.

"Ma fille est atteinte de cardiopathie et a besoin de beaucoup de médicaments (...) que je n'arrive pas à obtenir", a confié à l'AFP Zully Garcia, venue manifester devant l'hôpital pour enfants J.M. de los Rios, dans le centre de Caracas, avec sa fille Johangelis, quatre ans, dans les bras.

"Elle a besoin d'une transplantation cardiaque qui peut être réalisée en Argentine mais je n'arrive pas à avoir" de l'aide, a-t-elle ajouté, réclamant comme la centaine de manifestants autour d'elle que le président socialiste Nicolas Maduro accepte la mise en place d'un "corridor humanitaire" pour acheminer de l'étranger médicaments et matériel aux hôpitaux.

Selon un rapport du Parlement, à majorité d'opposition, et de l'ONG Médecins pour la santé, les hôpitaux vénézuéliens manquent de 79% du matériel chirurgical, tandis que 100% des laboratoires n'ont plus de produits réactifs pour réaliser leurs analyses.

Et un médecin, dans le public, touche le salaire minimum, de quoi acheter un peu plus d'un kilo de viande.

Face à l'hôpital José Gregorio Hernandez, également dans le centre de Caracas, des médecins, infirmiers et patients ont bloqué la circulation, provoquant la colère d'automobilistes.

"Je n'arrive pas à trouver les antibiotiques dont j'ai besoin", a raconté à l'AFP José Contreras, 55 ans, en fauteuil roulant et souffrant de problèmes respiratoires.

"Quand il y en a, je ne peux pas les payer", a-t-il ajouté, alors que l'inflation devrait atteindre 13.000% cette année selon le FMI.

Des manifestations similaires ont été enregistrées dans d'autres hôpitaux de la capitale et ailleurs dans le pays, avec quelques échauffourées signalées entre manifestants et forces de l'ordre, selon des médias et des ONG

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Coupe de France: Les Herbiers au bout de leur rêve en battant Chambly

mar, 04/17/2018 - 23:20

Les Herbiers ont remporté le duel des Petits Poucets contre Chambly (2-0), pensionnaire comme eux de National, le troisième échelon du football, dans une Beaujoire surchauffée et au terme d'un match plein.

Les Vendéens iront à Saint-Denis défier soit Caen soit le terrible Paris SG, qui s'affrontent mercredi en Normandie.

Une marée rouge et noire avait envahi la Beaujoire, juste avant le coup d'envoi tant les bouchons étaient denses plus de deux heures avant le match autour du stade.

Le choeur vendéen a pris place comme il se doit dans la Tribune Loire, siège du kop nantais, déployant un tifo digne des pros à l'entrée des joueurs.

Le parcage camblysien, renforcé par un Francis Lalanne vêtu d'un manteau-cape bleu électrique, faisait aussi belle figure.

Un vacarme assourdissant, comme ils n'en ont sans doute jamais entendu, accueillait l'entrée des joueurs.

Dès la 4e minute, la première ola partait, accompagnée de "on est chez nous" bien logiques pour une équipe qui joue à 75 km de ses bases.

Le début de match montrait que les équipes n'étaient paralysées ni par l'enjeu, ni par l'ambiance.

Les Vendéens mordaient les premiers dans la balle, Kévin Rocheteau plaçant une tête piquée au deuxième poteau dès la 2e minute, mais bien dégagée par la défense de Chambly.

Le même Rocheteau débordait 20 minutes plus tard, mais son centre fort devant le but ne trouvait pas de coéquipier.

La libération venait peu après, sur un beau débordement de Louis Bongongui sur la droite, dont le centre flottant était bien coupé par Florian David, lancé, qui trompait Xavier Pinoteau de près (1-0, 28).

- Atmosphère indescriptible -

Les Herbiers serraient ensuite les dents pour atteindre la pause avec ce précieux avantage.

Les Rouge et Noir tremblaient sur des hésitations de leur gardien Matthieu Pichot, héros de la séance des tirs au but contre Lens en quarts, mais les deux fois, Lassina Doucouré n'en profitait pas.

Chambly laissait passer sa meilleure chance de la première période sur une tête plongeante décroisée de Romain Monteil qui frôlait le poteau (41).

En seconde période, Aissa Laidouni faisait enfin trembler les filets vendéens sur un coup-franc direct à 25 mètres, malheureusement pour Chambly, côté extérieur (61).

Trois minutes plus tard, c'est la barre qui sauvait Les Herbiers sur une tête adverse et l'arbitre, aidé par l'assistant vidéo, n'accordait pas le pénalty réclamé par les joueurs en noir pour une main (64).

La demi-finale semblait avoir choisi son camp et Ambroise Gboho, entré trois minutes plus tôt, faisait le break à dix minutes du terme en remportant avec sang-froid son face-à-face avec Pinoteau (2-0, 80). Encore un but accordé après assistance vidéo.

Chambly lançait ses dernières forces dans la bataille, mais Pichot réalisait une claquette magistrale sur une tête adverse (87).

Dans une atmosphère indescriptible, Gboho puis Valentin Vanbaleghem manquaient l'occasion de tuer définitivement le match, mais l'essentiel était là.

Le stade pouvait chanter "on est à Paris, on est à Paris", la fierté régionale des Vendéens a pris le meilleur sur des Camblysiens qui jouaient pour Walter Luzi, leur fondateur récemment décédé.

Si la victoire n'était pas au bout, le père de l'entraîneur Bruno et du directeur sportif Fulvio pouvait être fier de la prestation de son équipe.

L'affiche inédite à ce stade de la compétition a donné un match vivant, plein, engagé, parfois spectaculaire dans un excellent esprit. Un vrai match digne de figurer dans la légende de la Coupe de France.

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USA: des babouins s'échappent d'un institut de recherche biomédicale

mar, 04/17/2018 - 22:42

Un, deux, trois... fuyez: des babouins se sont échappés ce week-end d'un centre de recherche au Texas (sud des Etats-Unis), signe de leur intelligence mais aussi, selon une association, de leur désir de "fuir les laboratoires".

Les trois bêtes font partie des 1.100 babouins de l'Institut de recherche biomédicale du Texas, situé à San Antonio, qui utilise ces primates pour étudier des maladies comme le sida, la malaria et le virus Ebola.

Elles se trouvaient dans un enclos entouré par des murs lorsqu'elles ont utilisé l'un des tonneaux placés là en tant qu'"outil d'enrichissement" pour s'échapper, a indiqué l'institut.

L'un après l'autre, les babouins sont montés sur le tonneau et ont sauté.

Un quatrième a escaladé le mur mais s'est ravisé et a rebroussé chemin. Les trois autres ont pris la poudre d'escampette.

Deux ont été rattrapés dans des arbres non loin de là. Le troisième a réussi à atteindre une route principale, où une conductrice a filmé une vidéo avec son téléphone portable montrant du personnel de l'institut courant derrière le babouin.

Les babouins ont été capturés une trentaine de minutes après leur fuite, a déclaré l'établissement, assurant que les animaux n'avaient à aucun moment représenté de danger pour les humains parce qu'ils ne font partie d'aucune étude active.

"Les animaux eux-mêmes n'étaient pas malades", a affirmé John Bernal, vétérinaire de l'établissement, à la télévision locale KSAT.

Mais l'association de défense des animaux Peta a vivement critiqué l'institut, affirmant qu'il avait enregistré plusieurs fugues et décès accidentels d'animaux ces dernières années.

"Texas Biomed met en danger tout le monde --son personnel, le public ainsi que les (...) primates qu'il retient prisonniers-- en emprisonnant des animaux dont le seul désir est de fuir le cauchemar des laboratoires", a dit Peta dans un communiqué.

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Le Pentagone met en garde contre une "résurgence" de l'EI en Syrie

mar, 04/17/2018 - 22:40

L'armée américaine a constaté une "résurgence" du groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans des régions de la Syrie contrôlées par le régime de Bachar al-Assad, a indiqué mardi un responsable militaire américain.

Selon le colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition internationale antijihadistes en Syrie et en Irak, le régime Assad et la Russie --son alliée politique et militaire-- n'ont parfois pas été en mesure de conserver le terrain repris à l'EI.

"Lorsque l'on observe l'EI dans des zones où nous ne sommes pas présents, où nous n'appuyons pas nos partenaires sur le terrain, il y a des éléments de l'EI qui ont été capables de revenir et de prendre des territoires (y compris dans) certains quartiers du sud de Damas", a expliqué M. Dillon.

"Nous avons assisté à un début de résurgence de l'EI dans des zones à l'est de la rivière Euphrate", a-t-il relevé.

L'armée américaine surveille de près le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak, où les jihadistes ont perdu 98% des territoires qu'ils étaient parvenus à conquérir, selon le Pentagone.

Mais les progrès ont cessé ces dernières semaines dans les régions où la coalition internationale lutte contre l'EI par l'intermédiaire des Forces démocratiques syriennes (FDS), à cause d'opérations de l'armée turque dans le Nord.

Ankara a lancé en juin une offensive sanglante autour d'Afrine pour chasser les combattants kurdes de la ville. Nombre de Kurdes qui étaient mobilisés contre l'EI ont décidé d'aller plutôt soutenir les leurs à Afrine.

Le colonel Dillon a indiqué qu'aucune progression marquante n'avait été enregistrée contre l'EI depuis que les membres kurdes des FDS étaient partis.

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Paludisme: conflits et transfusion sanguine, facteurs de risque en Afrique

mar, 04/17/2018 - 22:38

Vivre dans des zones de conflits ou faire l'objet d'une transfusion sanguine augmente le risque de contracter le paludisme en Afrique, indiquent des études présentées à Dakar cette semaine lors d'une conférence sur cette maladie responsable de plus de 400.000 décès par an dans le monde.

Selon une analyse d'une vingtaine d'études réalisées sur plus de 24.000 donneurs de sang, notamment au Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique, "près d'un quart" (23,46%) des réserves des banques de sang de certaines zones subsahariennes contiennent des parasites qui provoquent le paludisme".

En Afrique subsaharienne, où surviennent 90% des cas de paludisme, une maladie potentiellement mortelle si elle n'est pas traitée rapidement, les transfusions concernent principalement les femmes enceintes et les enfants. Pour ces derniers, dans la moitié des cas, il s'agit de pallier une anémie due au paludisme.

"A défaut d'une plus grande vigilance", ces enfants risquent d'être "davantage exposés aux parasites responsables du paludisme", qui se transmet généralement par des moustiques infectés, relèvent les auteurs de cette étude dirigée par le Dr Selali Fiamanya (Réseau mondial de surveillance de la résistance aux antipaludiques - WWARN) et présentée à la 7e conférence de l'Initiative sur le paludisme (MIM).

Des tests poussés réalisés dans la banque de sang de Malabo, la capitale de Guinée équatoriale, ont même révélé que 29,5% des échantillons étaient contaminés.

Les tests de diagnostic rapide (TDR) et celui de la "goutte épaisse" sont faciles à utiliser sur le terrain mais n'ont pas la capacité de détecter la forme latente du paludisme, soulignent les auteurs de l'étude, dirigée par le Dr Claudia Daubenberger (Institut tropical et de santé publique suisse). "Nos résultats donnent encore plus de poids aux recommandations de l'OMS, selon lesquelles toute personne recevant une transfusion sanguine doit suivre un traitement préventif antipaludéen", estime-t-elle.

Selon d'autres études, les pays africains touchés par des conflits, la présence de groupes jihadistes et des épisodes de famine ont connu "une hausse rapide des infections et des décès" dus au paludisme, notamment au Nigeria, en Côte d'Ivoire, au Soudan du Sud et en République centrafricaine. Une solution est de développer, comme en République centrafricaine, des "réseaux de personnels de santé communautaires" formés aux diagnostics rapides et dotés de sacs à dos contenant des lots complets de médicaments qui leur permettent de se déplacer rapidement en cas de besoin.

Ces premiers soins permettent de sauver des vies en stabilisant l'état des patients, qui dans de très nombreux cas décèdent pendant leur transport vers des structures médicales adaptées, par exemple dans des centres pour réfugiés, selon le Dr Laura Ruckstuhl (Institut tropical de santé publique suisse).

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