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Mis à jour : il y a 48 min 52 sec

Arménie: la contestation ne faiblit pas malgré l'interpellation du principal opposant

il y a 10 heures 5 min

La contestation antigouvernementale ne faiblissait pas lundi en Arménie, ex-république soviétique du Caucase, où des centaines de manifestants, dont de nombreux étudiants, ont défilé dans la capitale Erevan, malgré l'interpellation la veille du principal opposant, Nikol Pachinian.

Les protestations secouent l'Arménie pour le onzième jour consécutif, les manifestants exigeant la démission de l'ancien président Serge Sarkissian, accusé de s'accrocher au pouvoir après avoir été nommé Premier ministre avec des pouvoirs renforcés alors qu'il vient de passer dix ans à la tête de l'Etat.

"Rejoignez-nous!", "Victoire!", scandaient lundi les jeunes présents dans le défilé, qui ont bloqué brièvement les routes, alors que les automobilistes klaxonnaient pour exprimer leur soutien aux protestataires, selon une journaliste de l'AFP.

"On ne peut pas nous intimider (...). Serge Sarkissian est un dirigeant qui a une mentalité soviétique. Et le monde aujourd'hui demande qu'on manifeste une approche tout à fait nouvelle face aux problèmes", a déclaré à l'AFP un manifestant, Karen Khatchatrian, étudiant de 23 ans.

Le député et leader de l'opposition Nikol Pachinian a été interpellé dimanche pour "avoir violé de manière répétitive et grossière la loi sur les manifestations", au moment où il commettait "des actes dangereux pour la société", selon le Parquet général arménien.

Le parquet n'a toutefois pas précisé où se trouvait actuellement Nikol Pachinian qui bénéficie d'une immunité parlementaire et ne peut être arrêté qu'avec l'accord du Parlement.

Selon la loi, les forces de l'ordre ont cependant le droit de le garder en détention pendant 72 heures au cas où il a été interpellé au moment de commettre un délit.

L'avocat de M. Pachinian, Roustam Badassian, a affirmé sur sa page Facebook qu'il n'arrivait pas à savoir où se trouvait son client: "Il n'y a pas de réponse à la question de savoir où il est".

Le président du Parlement arménien, Ara Babloïan, a rencontré dans la nuit Nikol Pachinian et deux autres députés d'opposition interpellés avec lui pour les appeler à "participer à de vraies négociations", a indiqué à l'AFP son porte-parole, Arsen Babaïan, sans plus de précisions.

De son côté, le ministre de la Défense, Viguen Sarkissian, a appelé les manifestants et les autorités au "dialogue". "Je ne veux pas qu'un Arménien se batte contre un autre Arménien", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

- 'Ils se trompent' -

L'interpellation de M. Pachinian, 42 ans, a été suivie d'une grande manifestation de protestation qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes sur la place de la République, au centre de la capitale, où se trouve le siège du gouvernement et où d'importants effectifs de la police avaient été déployés.

Cette première manifestation organisée en l'absence de M. Pachinian s'est terminée dans le calme dimanche soir. Les manifestants ont cependant réitéré leur volonté de poursuivre les rassemblements jusqu'à ce que Serge Sarkissian accepte leur demande de démissionner.

"S'ils pensent qu'ils nous feront peur en nous privant de Nikol, ils se trompent fortement", a assuré à l'AFP Hasmik Pogossian, étudiant de 20 ans, lors du défilé lundi à Erevan où les participants scandaient "Liberté à Nikol Pachinian!".

Les manifestants reprochent aussi à M. Sarkissian, 63 ans, un ancien militaire, de n'avoir pas su faire reculer la pauvreté et la corruption, alors que les oligarques ont toujours la haute main sur l'économie du pays.

Dimanche, la police arménienne a annoncé avoir "évacué de force" Nikol Pachinian, lors d'une manifestation de l'opposition, dispersée à Erevan par les forces de l'ordre qui ont procédé à des centaines d'interpellations.

Cette annonce est intervenue après l'échec d'une tentative de négociations entre M. Pachinian, ancien journaliste et opposant de longue date, et le Premier ministre Serge Sarkissian, réunis dimanche matin devant les caméras de télévision dans un grand hôtel de la capitale arménienne.

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Monbento, la gamelle "made in France" qui aiguise les appétits jusqu'en Asie

il y a 10 heures 25 min

Avant, il y avait la gamelle du midi, pas très esthétique, pour le casse-croûte au bureau. La PME auvergnate Monbento réinvente le genre en s'inspirant des boîtes à repas japonaises, qu'elle exporte désormais jusqu'en Asie.

Boîtes à repas, récipients, couverts, sacs ou encore bouteilles isothermes, tous colorés et design... La petite société créée il y a neuf ans à Clermont-Ferrand s'est fait une place chez les plus grandes enseignes des arts de la table.

"Notre objectif était de remettre au goût du jour la gamelle d'antan, qu'on utilise à nouveau dans nos modes de vie, soit parce qu'on est plus nomade, soit parce qu'on a pas tellement de temps pour déjeuner ou les moyens d'aller au restaurant", explique la co-fondatrice et PDG Emilie Creuzieux.

Autrefois kinésithérapeute, la jeune femme de 35 ans a découvert le bento, qui signifie "repas rapide" en japonais, "par hasard" lorsqu'elle effectuait des visites à domicile dans la région des volcans d'Auvergne.

"Je n'avais pas le temps de manger le midi - ou juste un sandwich. C'était lassant", raconte celle qui testa alors une boîte traditionnelle nipponne pouvant contenir entrée, plat, dessert et condiments, que lui avait prêtée un ami designer et aujourd'hui associé, Fabien Marret.

Convaincus, les deux fondateurs repensent ensemble un produit "utile et étanche qui puisse passer au micro-ondes et au lave-vaisselle". Et "par folie", ils se lancent dans l?aventure, d'abord sur Internet.

Bien leur en a pris puisque l'entreprise, qui emploie aujourd'hui 30 salariés, à Clermont-Ferrand et en Chine, exporte aujourd'hui dans 70 pays, pour un chiffre d'affaires de 6,5 millions d'euros.

La marque, qui joue la carte du "Made in France", a relocalisé une partie de sa production l'été dernier: les boîtes repas en plastique sont désormais produites à Oyonnax (Ain) et celles en bois à Vertolaye (Puy-de-Dôme).

"On voulait fabriquer dès le départ en France mais on aurait dû sortir un produit trois fois plus cher. Depuis, les entreprises ont évolué, changé leurs outils de production et proposent désormais des coûts beaucoup plus concurrentiels", explique la fondatrice, dont les boîtes sont vendues autour de 35 euros.

- Haut de gamme et personnalisable -

Des produits haut de gamme mais aussi personnalisables comme autant d'"accessoires de mode", qui détonnent dans un marché à l'offre jusque là classique ou technique.

"On s'est d'abord fait connaître par nos boîtes fuchsia puis pastel. Aujourd'hui, la tendance est au vert sapin et au jaune moutarde", dit-elle.

La prochaine collection misera sur l'"ultra violet", édicté couleur de l'année 2018 par le nuancier Pantone.

Une palette chromatique qui aiguise particulièrement les papilles des clients étrangers: 70% du chiffre d'affaire est réalisé à l'export.

L'entreprise a ouvert une filiale aux Etats-Unis, à New-York, et deux en Chine, son deuxième marché après la France, à Hong-Kong et Shanghai où elle réalise depuis deux ans une croissance "de plus de 200%".

"Les Chinois ont confiance dans les marques européennes et particulièrement dans les françaises, synonymes d'un art de vivre et de l'art de la table", souligne la PDG, qui cherche également un distributeur au Japon.

Et de vanter la "très haute qualité" du plastique utilisé, garanti sans bisphénol A. Les produits Monbento sont soumis à toute une batterie de tests réalisés par des organismes indépendants, une donnée rassurante pour le client chinois habitué aux scandales alimentaires.

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Fusillade en Belgique : Salah Abdeslam reconnu coupable de tentative d'assassinat terroriste

il y a 10 heures 33 min
Salah Abdeslam, dernier survivant des commandos des attentats du 13 novembre 2015, a été reconnu coupable par la justice belge de tentative d'assassinat sur des policiers dans un contexte terroriste lors d'une fusillade survenue en 2016.
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Yves Calvi a resigné pour la matinale de RTL

il y a 10 heures 40 min

Yves Calvi continuera à animer la matinale de RTL où il officie depuis 2014, a annoncé Christopher Baldelli, vie-président du groupe M6 en charge des radios, dans un entretien au Figaro.

"Nos venons de resigner avec lui", annonce Christopher Baldelli. "Un dirigeant doit savoir garder ses talents. Ce n'est pas qu'une question d'argent, c'est une question d'environnement de travail, d'image de la radio", ajoute-t-il.

Le responsable du pôle radios annonce également "des passages d'animateurs" entre RTL et M6. "Dès cet été, nous aurons des animateurs de M6 qui viendront sur RTL. Idem dans l'autre sens", dit-il.

Selon les chiffres de Médiamétrie publiés jeudi dernier, RTL est la seule radio en progression avec un score en janvier-mars à 12,2% d'audience cumulée, et un record de part d'audience toutes radios confondues depuis 10 ans, à 13,2%. La radio est écoutée tous les jours en moyenne par 6,5 millions de Français.

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Grèves simultanées à la SNCF et chez Air France, nombreuses perturbations

il y a 10 heures 45 min

A la SNCF comme chez Air France, le conflit social perdure avec deux nouvelles journées de grève, lundi et mardi. La forte mobilisation attendue des conducteurs de train entraîne encore des perturbations, même si Guillaume Pepy a évoqué une érosion de la grève.

Pour la première fois, les grèves par épisodes menées depuis plusieurs semaines à Air France et à la SNCF tombent aux mêmes dates deux jours de suite.

Sur les rails, le cinquième épisode du conflit en pointillés lancé début avril s'annonce aussi suivi que le quatrième, avec trois Transilien et TER sur sept en circulation lundi, deux TGV sur cinq et trois Intercités sur dix, selon les prévisions de la SNCF.

En région parisienne, les RER sont fortement touchés avec, en moyenne, entre un train sur deux (lignes A et B) et un sur trois (C, D et E) en circulation.

"Le trafic sera en amélioration", avait pourtant assuré dimanche le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, face au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

Quant au nombre de grévistes, il y a toujours "quatre cheminots sur cinq au travail", selon lui. Mais "ceux qui conduisent les trains sont en grève à 60%", soit "beaucoup moins qu'au début de la grève". Pour le patron de la SNCF, "la grève s'érode lentement".

Mais ces chiffres sont contestés par les syndicats. La CGT-Cheminots de Marseille, par exemple, a évoqué une "manipulation" du dirigeant qui comptabilise les cars de substitution comme des trains.

"On frôle les 80% (de grévistes) chez les conducteurs, les 60% chez les mécanos, soit 50% au global. Cela ne faiblit pas du tout", a assuré un militant de SUD-rail, interrogé lundi par l'AFP en gare de Toulouse-Matabiau.

Sur place, seul un TGV et trois Intercités étaient affichés pour toute la journée, la quasi-totalité des autres trains étant soit supprimés, soit remplacés par des autocars.

- Péages gratuits -

Dans ce contexte, le président de la République a répété qu'il n'amenderait pas son projet de réforme ferroviaire (fin de l'embauche au statut, transformation de la SNCF en société anonyme...).

Depuis les Etats-Unis, Emmanuel Macron a déclaré n'avoir "pas d'autre choix" que de poursuivre sur cette voie. "Si je m'arrête, comment est-ce que je pourrais moderniser le pays et anticiper l'avenir?", a-t-il dit lors d'un entretien en anglais à la chaîne Fox News diffusé dimanche.

Les cheminots n'entendent pas pour autant rendre les armes.

En Gironde, ils ont mené lundi matin une opération "péage gratuit" sur l'autoroute A62 au péage de Saint-Selve, à la sortie de Bordeaux en direction de Toulouse, "pour expliquer leur lutte".

Dans la matinée, une opération similaire était prévue sur l'A2 à Hordain (Nord), au sud de Valenciennes. "On essaie de trouver d'autres formes d'actions, puisque le gouvernement reste sourd au retrait de la réforme", a expliqué Marc Lambert de SUD-Rail.

Dans les gares, les usagers interrogés lundi matin par l'AFP oscillaient entre agacement et débrouille.

"C'est extrêmement compliqué de s'organiser", râlait depuis la gare Part-Dieu à Lyon un Belge de 36 ans, Gaël, qui rejoint Aix-en-Provence trois fois par semaine. "Je suis contre la grève par principe, il y a d'autres méthodes".

A Bordeaux, Dominique et Inès ne s'affolaient pas malgré l'annulation de leur train pour Bayonne. "Au pire, un ami peut nous emmener en voiture".

Dans les airs, le trafic restait également perturbé lundi en raison de la dixième journée de grève pour les salaires à Air France, qui devait clouer au sol un avion sur quatre.

Dans le détail, la compagnie table sur 65% de vols long-courriers maintenus, un taux identique pour les moyen-courriers depuis et vers Roissy, et 85% pour les court-courriers à Orly et en régions.

Pour sortir d'un conflit qui aura coûté "autour de 300 millions d'euros", lundi et mardi compris, la direction d'Air France a proposé une augmentation générale des salaires de 2%, ainsi que 5% supplémentaires sur trois ans.

Les onze syndicats appelant à la grève ayant refusé, le PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, a décidé de soumettre ce projet d'accord à la consultation de l'ensemble des salariés.

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Scandale Facebook: le professeur Kogan défend ses activités

il y a 10 heures 48 min

Le psychologue Alexandr Kogan, à l'origine d'une application utilisée par Cambridge Analytica pour recueillir les données de 50 millions d'utilisateurs de Facebook, a assuré sur la chaîne CBS n'avoir "jamais entendu un mot" d'opposition à ses activités de la part du géant américain des réseaux sociaux.

M. Kogan doit être entendu mardi par une commission parlementaire britannique qui enquête sur le scandale et l'interrogera sur ses liens avec la firme britannique Cambridge Analytica (CA).

Selon Facebook, les données auraient été récupérées via une application de tests psychologiques du chercheur russe, "This Is Your Digital Life", téléchargée par 270.000 utilisateurs du réseau social et qui a permis d'accéder aux données de leurs amis.

Elles auraient ensuite été fournies indûment à la firme britannique Cambridge Analytica (CA) et utilisées pour élaborer un logiciel permettant de prédire et d'influencer le vote des électeurs afin de peser dans la campagne présidentielle de Donald Trump.

Facebook affirme avoir été trompé. M. Kogan, enseignant en psychologie à l'université de Cambridge et également employé par l'université russe de Saint-Pétersbourg, estime, lui, servir de bouc émissaire à la compagnie américaine.

Dimanche soir, dans l'émission "60 Minutes" de CBS, M. Kogan s'est dit "sincèrement désolé" pour la récupération des données, expliquant que l'impression générale existante à l'époque était que les utilisateurs du réseau social savaient que leurs données étaient vendues et partagées.

"Nous pensions alors que ça allait", a dit M. Kogan, "je pense que notre idée principale --que tout le monde savait et que personne ne s'en faisait-- était fondamentalement fausse. Et pour cela, je suis sincèrement désolé".

Le psychologue a également accusé Facebook de faire de lui un développeur "voyou".

"J'avais des conditions d'utilisation durant un an et demi selon lesquelles je pouvais transférer et vendre les données. On ne m'a jamais rien dit", a-t-il assuré. "Facebook n'en avait clairement rien à faire".

"La conviction générale dans la Silicon Valley et certainement la nôtre à ce moment-là, c'était que le grand public devait être au courant du fait que ses données étaient vendues et partagées pour leur adresser de la publicité".

Interrogé à propos de la récolte de données d'amis des utilisateurs de son application sans leur permission, M. Kogan a estimé qu'il s'agissait d'une "caractéristique centrale" de Facebook depuis des années et que "des dizaines de milliers" d'applications partageaient cette pratique.

"Ce n'était pas une permission spéciale qu'il s'agissait d'obtenir. C'était juste quelque chose qui était disponible pour quiconque le souhaitait et était un développeur", a-t-il expliqué.

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Bébé royal: Kate, l'épouse du prince William, admise à la maternité

il y a 10 heures 54 min

Kate, la duchesse de Cambridge et épouse du prince William, a été admise lundi matin dans une maternité de Londres en vue de la naissance du troisième enfant du couple, a annoncé le palais de Kensington.

L'enfant à naître prendra la cinquième place dans l'ordre de succession au trône britannique, après son grand-père, le prince Charles, son père, le prince William, son grand frère George et sa grande-soeur, Charlotte.

"Son Altesse Royale la duchesse de Cambridge a été admise au St Mary's hospital de Londres, dans le quartier de Paddington, plus tôt ce matin", a annoncé le Palais dans un communiqué.

C'est dans cet établissement que les deux premiers enfants du couple, George, quatre ans, et Charlotte, deux ans, sont nés.

Le Palais a précisé que le prince William avait accompagné son épouse pour ce trajet en voiture. Le St Mary's hospital est situé à moins de deux kilomètres du palais de Kensington, résidence officielle du duc et de la duchesse de Cambridge.

Depuis plusieurs jours, les admirateurs inconditionnels de la famille royale campent devant l'établissement pour ne pas manquer l'annonce de la naissance.

Le bébé royal sera le sixième arrière petit-enfant de la reine Elizabeth II, qui a fêté ses 92 ans samedi, et de son mari, le prince Philip, âgé de 96 ans.

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Mobilisation à Gaza: un 2e Palestinien décède, 40 morts depuis fin mars (secours)

il y a 10 heures 56 min

Deux Palestiniens ont succombé à leurs blessures après avoir été atteints par des tirs de soldats israéliens dans le cadre du mouvement de protestation le long de la frontière, a annoncé lundi le ministère de la Santé dans la bande de Gaza.

Ces décès portent à 40 le nombre de Palestiniens tués depuis le début, le 30 mars, du mouvement de protestation appelé la "Marche du retour", selon un décompte de l'AFP à partir des informations fournies par les autorités sanitaires gazaouies.

La très grande majorité ont été tués par des tirs de soldats postés sur la barrière de sécurité entre Israël et la bande de Gaza. Quelques-uns sont morts dans des frappes de l'artillerie ou de l'aviation israélienne.

Abdullah Chamali, âgé de 20 ans, est mort après avoir été grièvement blessé au ventre vendredi lors d'affrontements entre manifestants et soldats israéliens, a indiqué le ministère de la Santé gazaoui. Les violences ce jour-là ont donc fait cinq morts palestiniens, dont un adolescent de 15 ans.

Tahrir Wahada, 18 ans, avait quant à lui été blessé par balle à la tête le 6 avril à l'est de Khan Younès, dans le sud du territoire, a dit le ministère.

Des centaines de Palestiniens ont été blessés, par balle ou par inhalation de gaz, selon les secours.

Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza, territoire coincé entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée, se rassemblent depuis le 30 mars auprès de la frontière, revendiquant le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu'ils ont fuies à la création d'Israël en 1948.

Il s'agit aussi de dénoncer le blocus imposé depuis plus de dix ans par Israël pour contenir le mouvement islamiste Hamas qui dirige le territoire et auquel il a livré trois guerres depuis 2008.

Certains Palestiniens se détachent du gros des manifestants pour lancer des pierres ou des engins incendiaires sur les soldats, faire rouler vers eux des pneus enflammés ou essayer de forcer le barrage de barbelés placé en amont de la barrière.

L'utilisation de balles réelles par les soldats israéliens au cours des manifestations a fait l'objet de critiques d'organisations de défense des droits de l'Homme, et suscité des demandes d'enquêtes indépendantes de la part de l'ONU et de l'UE.

L'armée dit n'ouvrir le feu que lorsque c'est nécessaire, pour protéger ses soldats ou la barrière de sécurité. Aucun blessé n'a été signalé dans ses rangs.

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Montpellier: intervention policière en cours à l'université Paul Valéry bloquée depuis mi-février

il y a 11 heures 5 min

Une intervention policière est en cours lundi matin à l'université Paul Valéry, bloquée depuis la mi-février par des opposants à la loi sur l'accès aux études universitaires, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Cette intervention survient sur un campus quasi désert, les vacances universitaires ayant débuté vendredi soir.

"Intervention policière pour débloquer l'université Paul Valéry. 50 flics pour... 0 étudiant-e-s", a réagi le syndicat Solidaires Etudiants 34 sur les réseaux sociaux: "Le comité de mobilisation avait pourtant prévenu qu'il n'y aurait personne", poursuit-il, voyant dans cette action "ridicule", "l'incompétence de la direction".

Le tribunal administratif de Montpellier avait ordonné mercredi aux occupants de l'université Paul Valéry de "libérer les lieux sans délai".

Faute de départ sans délai des occupants, le tribunal avait autorisé le président de l'université Patrick Gilli "à procéder d'office à leur expulsion", celui-ci "ayant le pouvoir de faire lui-même appel à la force publique en cas de nécessité".

"La réoccupation légale est nécessaire pour assurer la continuité du service public" pour les 20.000 étudiants inscrits à Paul Valéry, avait plaidé une représentante de la direction, assurant que "l'occupation des locaux avait donné lieu à de nombreuses dégradations", chiffrées à 200.000 euros par la présidence.

Me Sophie Mazas, pour les syndicats Sud, CGT université et Solidaires étudiants, avait de son côté mis en avant le respect du droit de grève et plaidé l'irrecevabilité.

Le préfet de l'Hérault avait laissé la porte ouverte il y a une semaine à une telle intervention, tout en reconnaissant qu'une intervention policière sur ce campus "totalement poreux" d'une dizaine d'hectares posait une "vraie difficulté".

Les syndicats Snesup, CGT Université, Sud Education et Solidaires avaient dénoncé ce "choix de la répression". Les étudiants qui bloquent l'université avaient assuré qu'ils reprendraient le blocus dès que la police serait partie.

Cette opération intervient trois jours après l'évacuation vendredi par les CRS de la faculté parisienne de Tolbiac (XIIIe arrondissement), au terme de trois semaines d'occupation.

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Un photojournaliste égyptien détenu depuis 2013 récompensé par l'Unesco

il y a 11 heures 7 min

Le photojournaliste égyptien Shawkan, détenu depuis 2013 dans son pays, est lauréat du Prix Mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano, a annoncé lundi l'organisation internationale basée à Paris.

Mahmoud Abou Zeid, connu sous son pseudonyme Shawkan, avait été interpellé le 14 août 2013 alors qu'il couvrait au Caire la sanglante dispersion d'un sit-in de partisans des Frères musulmans par les forces de sécurité.

"Le choix de Mahmoud Abou Zeid rend hommage à son courage, à sa résistance et à son attachement à la liberté d'expression", a déclaré Maria Ressa, présidente du jury, composé de professionnels des médias, dans le communiqué de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco).

Le ministère égyptien des Affaires étrangères avait exprimé dimanche son "profond regret" après avoir été informé de l'intention de l'Unesco de remettre ce prix à Shawkan. Le Caire a dénoncé une "politisation" de l?organisation, qui fait selon lui le jeu des ONG et du Qatar, bêtes noires du pouvoir égyptien.

Le porte-parole de la diplomatie égyptienne Ahmed Abou Zeid avait ainsi déploré dans un communiqué que l'Unesco "récompense une personne accusée d'actes de terrorisme et d'infractions pénales".

Plusieurs centaines de personnes, dont trois journalistes, ont été tuées durant la dispersion sanglante du sit-in organisé à l?été 2013 pour protester contre la destitution par l'armée de l?islamiste Mohamed Morsi, premier président civil élu démocratiquement un an plus tôt mais rapidement devenu impopulaire.

Aux côtés de plus de 700 co-accusés, Shawkan est jugé pour meurtre de policiers et vandalisme. L'ONG Reporters sans frontières (RSF), qui a récemment organisé une campagne de soutien au photojournaliste, a dénoncé la peine de mort requise par le parquet égyptien le 3 mars contre Shawkan.

L'Egypte occupe la 161e place (sur 180 pays) au classement mondial 2017 de la liberté de la presse de RSF. Au moins 31 journalistes sont emprisonnés dans le pays selon l'ONG.

Le prix sera décerné le 2 mai à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, a précisé l'Unesco.

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Séoul cesse sa propagande à la frontière avant le sommet intercoréen

il y a 11 heures 22 min

Séoul a fait taire lundi les haut-parleurs géants qui diffusent à grands renforts de décibels des messages de propagande aux soldats nord-coréens déployés à la frontière, un geste de conciliation avant le sommet intercoréen de vendredi.

La Corée du Nord a annoncé ce week-end qu'elle ne mènerait plus d'essais nucléaires ou de tirs de missiles à longue portée, ce que le président sud-coréen Moon Jae-in a salué comme "une décision importante dans le sens de la dénucléarisation totale de la péninsule coréenne".

En dépit de la remarquable détente qui s'est amorcée entre les deux Corées depuis le début de l'année, le président américain Donald Trump a mis en garde contre tout excès d'optimisme.

"La route est longue avant une conclusion sur la Corée du Nord, ça va peut-être marcher, ou pas - l'avenir le dira", a écrit dimanche soir sur Twitter M. Trump, qui est censé rencontrer lui aussi dans les prochaines semaines le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un pour un sommet historique.

A la suite de l'annonce surprise le 1er janvier d'une participation nord-coréenne aux jeux Olympiques de Pyeongchang, Nord et Sud ont multiplié les gestes de bonne volonté, après deux années de montée des tensions liées aux programmes nucléaire et balistique de Pyongyang.

Ce rapprochement intercoréen sera acté vendredi avec la rencontre entre MM. Kim et Moon dans la partie sud de la Zone démilitarisée qui sépare Nord et Sud.

Et la décision sud-coréenne d'éteindre ses bruyants haut-parleurs s'inscrit aussi dans cette détente.

- Scepticisme -

Le Sud diffusait depuis longtemps un mélange d'informations, de musique et de messages de propagande appelant les soldats nord-coréens à faire défection, au moyen d'énormes haut-parleurs installés le long de la frontière intercoréenne ultra fortifiée.

L'intensité de ces opérations était largement fonction de l'état des relations bilatérales souvent volatiles. Le Nord diffusait aussi pour sa part sa propre propagande.

"A compter d'aujourd'hui, nous avons arrêté les diffusions par haut-parleur afin d'apaiser les tensions militaires et créer un climat de paix (...) avant le sommet intercoréen 2018", a dit le ministère sud-coréen de la Défense dans un communiqué.

Les deux voisins sont toujours techniquement en guerre car le conflit s'est achevé sur un armistice et non un traité de paix. Des dizaines de milliers de soldats sont déployés dans la DMZ, hérissée de champs de mine et de miradors.

La question essentielle vendredi sera de voir si M. Kim promet des pas concrets pour démanteler l'arsenal nucléaire nord-coréen.

Le jeune dirigeant a supervisé quatre des six essais nucléaires menés par son pays ainsi que des dizaines de tirs de missiles, dont des missiles intercontinentaux (ICBM) capables d'atteindre le territoire continental des Etats-Unis.

M. Kim a aussi annoncé samedi la fermeture du site d'essais nucléaires de Punggye-ri, dans le nord du pays, "afin de prouver son engagement à suspendre les essais nucléaires", selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Mais le leader nord-coréen n'a toutefois pas évoqué le démantèlement de son arsenal, qualifié d'"épée chérie" protégeant le pays, alimentant le scepticisme des experts sur la portée des concessions nord-coréennes.

"Toutes les décisions prises par Kim sont réversibles et ne sont que des mots et des promesses dans le vide, alors que la Corée du Nord n'est pas connue pour tenir ses promesses", affirme Harry Kazianis, spécialiste des questions de défense au centre de réflexion conservateur Center for the National Interest à Washington.

Même si le dernier essai nucléaire nord-coréen remonte à septembre, et le dernier tir de missile balistique à novembre, M. Kazianis rappelle que Kim Jong Un pourrait rapidement relancer ces programmes s'il n'obtient pas ce qu'il veut lors de ses rencontres avec MM. Moon et Trump.

"La communauté internationale doit espérer, mais elle ne doit pas être stupide", assure l'expert à l'AFP.

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Syndicats: où sont les femmes dans les instances dirigeantes?

il y a 11 heures 25 min

Cinq grands syndicats, tous dirigés par des hommes. Les femmes peinent toujours à s'imposer dans les instances dirigeantes syndicales, un problème que certaines organisations tentent de régler, à coup de quotas par exemple.

Le 27 avril, après 14 ans à la tête de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly passera le relais à un nouveau secrétaire général, Pascal Pavageau. Le troisième syndicat a toujours été dirigé par des hommes, de même que la CGT ou la CFTC.

Si Jean-Claude Mailly reconnait qu'il n'y a pas "assez de femmes", son syndicat est opposé aux quotas et aux discriminations positives, contrairement à la CGT par exemple.

A la CFDT, qui réunit son prochain congrès en juin, élire une femme à la tête du syndicat n'est pas à l'ordre du jour non plus. Laurent Berger sera reconduit pour un nouveau mandat.

"C'est un problème", reconnaît Philippe Louis, président de la CFTC, qu'aucune femme ne dirige un grand syndicat. "Je ne sais pas si c'est le plafond de verre, mais même en ouvrant les postes au maximum, les femmes ne se présentent pas", assure le responsable du syndicat chrétien, qui compte 40% d'adhérentes. Il y a trois ans, lors du congrès de la CFTC, des militantes se sont insurgées contre l'absence de parité dans les instances dirigeantes: trois femmes avaient été élues au bureau confédéral, qui compte 14 membres, et dix au conseil confédéral sur 50 membres.

Des syndicats non représentatifs semblent plus ouverts: avec Bernadette Groison, à la tête de la FSU, ou le binôme mixte Cécile Gondard-Lalanne/Eric Beynel chez Solidaires, après Annick Coupé.

Côté grands syndicats (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC), seules deux femmes ont occupé les plus hautes fonctions: Nicole Notat (CFDT, de 1992 à 2002) et Carole Couvert (CFE-CGC, de 2013 à 2015).

"Si j'ai un conseil à donner aux femmes, c'est +Allez-y!+", dit Mme Couvert. Mais avant de se lancer dans cette "belle expérience", l'ex-présidente recommande d'"épaissir sa cuirasse" car en tant que femme, on "prend des coups".

- "Montrer les muscles" -

Lorsqu'elle annonce sa candidature, une campagne violente se déchaîne contre la "blonde qui ne pense pas", se souvient-elle. "C'était très dur". Une fois nommée, celle qui avait créé en 2004 à la CFE-CGC un "laboratoire d'idées" sur l'égalité professionnelle et la conciliation vie privée-vie publique, impose la présence d'une femme dans chaque trio dirigeant une Union régionale.

A la CGT, la parité est imposée depuis 1999 au bureau confédéral (cinq femmes et cinq hommes) et à la commission exécutive (25 femmes et 25 hommes), à la CFDT, la règle est de mise depuis 2014, mais seulement à la direction (cinq femmes sur 10 personnes).

Sophie Binet, cosecrétaire générale de la CGT cadres, invite à ne pas se focaliser sur les sommets des confédérations. Une femme à la tête d'un syndicat, "ça peut être l'arbre qui cache la forêt!". "La féminisation du haut doit s'appuyer sur une féminisation à tous les niveaux, sinon ça ne va pas tenir dans la durée", souligne-t-elle.

Un discours que reprend Rachel Silvera, maîtresse de conférence en économie à Nanterre: "On pourrait avoir cinq femmes à la tête des cinq organisations, qu'il n'y aurait pas égalité" femmes-hommes dans les syndicats. Les dirigeantes ne "portent pas forcément des idées progressistes" en termes d'égalité, ajoute la chercheuse.

Plus généralement, experts et syndicats citent plusieurs "freins" à l'accession des femmes aux postes à responsabilité, dont une "culture masculine du militantisme". "Le syndicaliste est encore perçu comme celui qui doit montrer ses muscles et doit renvoyer une image virile", relève Mme Silvera.

La "triple journée de travail" de la militante est aussi pointée: famille, travail et militantisme, ce qui entraîne un important turnover chez les femmes dirigeantes.

Enfin, les syndicats les plus puissants - dont sont souvent issus les dirigeants - restent des bastions très masculins (métallurgie, cheminots, sidérurgie...).

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Arménie: le principal opposant interpellé, des centaines de manifestants à Erevan

il y a 11 heures 33 min

Des centaines de manifestants antigouvernementaux, dont de nombreux étudiants, ont défilé lundi à Erevan, la capitale arménienne, après l'interpellation la veille du principal opposant, Nikol Pachinian, suivie d'une manifestation ayant réuni des dizaines de milliers de personnes.

La contestation secoue l'Arménie, ex-république soviétique du Caucase du Sud, pour le onzième jour consécutif, les manifestants protestant contre l'ancien président Serge Sarkissian, récemment nommé Premier ministre avec des pouvoirs renforcés.

"Rejoignez-nous!", "Victoire!", scandaient lundi les jeunes présents dans le défilé, qui ont bloqué brièvement les routes, alors que les automobilistes klaxonnaient pour exprimer leur soutien aux protestataires, selon une journaliste de l'AFP.

Le député et leader de l'opposition, Nikol Pachinian, a été interpellé dimanche pour "avoir violé de manière répétitive et grossière la loi sur les manifestations", selon le Parquet général arménien.

Son interpellation a été suivie d'une grande manifestation de protestation qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes sur la place de la République, au centre de la capitale, où est situé le siège du gouvernement et où d'importants effectifs de la police avaient été déployés.

Cette première manifestation organisée en l'absence de M. Pachinian s'est terminée dans le calme dimanche soir. Les manifestants ont cependant réitéré leur volonté de poursuivre les rassemblements jusqu'à ce que Serge Sarkissian accepte leur demande de démissionner.

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Tennis: classement inchangé après la Fed Cup, Halep toujours N.1

il y a 11 heures 37 min

La Roumaine Simona Halep continue de dominer lundi le classement des meilleures joueuses du monde, resté inchangé après la parenthèse Fed Cup, qui ne rapporte pas de points WTA.

Halep, qui a remporté ses deux simples ce week-end pour sa sélection contre la Suisse, devance la Danoise Caroline Wozniacki et l'Espagnole Garbine Muguruza.

La première Française, Caroline Garcia, qui a fait l'impasse sur la demi-finale contre les Etats-Unis, occupe le 7e rang, alors que Kristina Mladenovic, mobilisée elle à Aix-en-Provence, reste 20e.

Les deux tricolores seront en lice cette semaine à Stuttgart, tout comme Halep, Muguruza, l'Ukrainienne Elina Svitolina (4e) ou la Tchèque Karolina Pliskova (6e).

Classement WTA au lundi 23 avril:

1. Simona Halep (ROU) 8140 pts

2. Caroline Wozniacki (DEN) 6790

3. Garbiñe Muguruza (ESP) 6065

4. Elina Svitolina (UKR) 5630

5. Jelena Ostapenko (LAT) 5307

6. Karolina Pliskova (CZE) 4730

7. Caroline Garcia (FRA) 4615

8. Venus Williams (USA) 4276

9. Sloane Stephens (USA) 3938

10. Petra Kvitova (CZE) 3271

11. Julia Görges (GER) 2980

12. Angelique Kerber (GER) 2971

13. Madison Keys (USA) 2722

14. Darya Kasatkina (RUS) 2570

15. Anastasija Sevastova (LAT) 2545

16. Coco Vandeweghe (USA) 2488

17. Elise Mertens (BEL) 2420

18. Magdalena Rybarikova (SVK) 2350

19. Ashleigh Barty (AUS) 2318

20. Kristina Mladenovic (FRA) 2280

...

35. Alizé Cornet (FRA) 1355

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La Scam plaide pour une suppression totale de la pub dans l'audiovisuel public

il y a 11 heures 45 min

La société d'auteur Scam publie lundi seize propositions pour la réforme de l'audiovisuel public en cours de préparation, et plaide notamment pour la suppression totale de la publicité sur les chaînes de France Télévisions.

"Nous sommes la première organisation professionnelle à publier un +vrai+ document", se félicite Hervé Rony, directeur général de la Scam (Société civile des auteurs multimédia), qui a envoyé ces propositions au Président, au gouvernement et à des parlementaires.

Sans la suppression de la pub, qui influe nécessairement sur la programmation, "la question des missions et d'une politique de l'offre ne sera jamais réglée complètement", estime la Scam. Elle propose une suppression progressive qui serait compensée sur plusieurs années, notamment par une augmentation de la redevance (à 150 euros) payée par tous les foyers fiscaux.

"Le rapport à l'audience de France Télévisions n'est pas très éloigné de celui de TF1", déplore Hervé Rony, qui estime que "les programmes du groupe public ne se se distinguent pas assez de ceux des chaînes privées", citant comme exemple à suivre les antennes de Radio France.

Parmi les propositions, une clarification de l'offre éditoriale où France 2 serait une chaîne "multithématique et non plus généraliste", c'est-à-dire qu'"au lieu de chercher des programmes qui plaisent à toute la famille, construire une grille avec des thématiques où chacun trouve son compte", explique Hervé Rony, donnant comme exemple de thématiques l'information, le divertissement, le documentaire, le sport et la fiction.

La Scam préconise un changement de gouvernance, avec des patrons de l'audiovisuel public nommés par leur conseil d'administration et un rôle plus important donné au CA qui fixerait les grandes orientations stratégiques.

La composition des CA serait repensée en intégrant un tiers de personnalités issues du monde de la création (producteurs, auteurs...).

"Aucun président de France télé n'a vu son mandat renouvelé, c'est bien la preuve qu'il y a un problème", souligne le directeur de la Scam, qui n'est pas favorable à la mise en place d'une holding commune, l'une des pistes envisagées par le gouvernement.

"Laissons s'opérer des synergies, et si elles fonctionnent on pourra à ce moment-là envisager une holding commune", estime-t-il.

Il regrette par ailleurs le "manque de concertation" d'un processus qu'il juge "très flou" sur cette réforme dont le calendrier vient d'être assoupli, avec des premières propositions repoussées à juin (contre fin mars initialement). Le texte doit être prêt pour fin 2018.

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Pénicaud: "On a besoin des syndicats"

il y a 11 heures 45 min

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a assuré lundi que le gouvernement avait "besoin des syndicats", saluant en Jean-Claude Mailly qui quitte la tête de FO "un grand leader syndical".

"C'est un grand leader syndical, et il a marqué le champ social en France, à la tête de FO, depuis 14 ans", a déclaré Mme Pénicaud, interrogée sur Europe 1.

"Je n'ai pas toujours été d'accord avec lui", mais "Laurent Berger à la tête de la CFDT, Jean-Claude Mailly, ce sont des organisations réformistes exigeantes", a-t-elle ajouté.

"Pour moi, le syndicalisme, c'est ça aussi (...) Il représente les salariés, et on a besoin des syndicats", a-t-elle souligné.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, avait reproché dimanche au président Emmanuel Macron son "arrogance" et de "vouloir se passer des organisations syndicales".

Pascal Pavageau, qui doit succéder à Jean-Claude Mailly lors du congrès de FO cette semaine à Lille, "vient plutôt du secteur public, qu'il connaît très bien", a souligné Mme Pénicaud. "Il va prendre ses marques, on attend un peu de voir les positions qu'il va prendre".

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La Bourse de Paris ouvre en recul de 0,15% à 5.404,72 points

il y a 11 heures 49 min

La Bourse de Paris a ouvert en petite baisse lundi matin (-0,15%), dans le sillage du recul de Wall Street vendredi, pour une séance qui devrait être dominée par la macroéconomie, avec la publication d'indicateurs d'activité en zone euro.

A 09H00, l'indice CAC 40 perdait 8,11 points à 5.404,72 points. Vendredi, il avait fini sur une progression de 0,39% à 5.412,83 points, au plus haut depuis début février.

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Tennis: Gasquet de retour dans le top 30, Pouille chute de trois places

il y a 11 heures 59 min

Richard Gasquet, nouveau 29e joueur mondial, retrouve lundi le top 30 du classement ATP après son quart de finale à Monte-Carlo alors que Lucas Pouille, qui a déçu au pied du Rocher, a chuté de trois rangs (14e).

Cela faisait depuis mi-octobre que le Biterrois, qui a gagné à Monte-Carlo son 500e match sur le circuit, ne figurait plus parmi les trente meilleurs joueurs de la planète.

Il sera en lice cette semaine au tournoi de Budapest, où il pourrait croiser en demi-finale son compatriote Lucas Pouille, tenant du titre et N.1 français.

Le Nordiste a reculé au 14e rang mondial, après sa défaite d'entrée contre Mischa Zverev à Monte-Carlo.

Vainqueur pour la onzième fois à Monte-Carlo, Nadal a confirmé son statut de N.1 mondial, à l'aube d'une saison de terre battue qu'il aborde en grand favori, et sans son dauphin suisse Roger Federer, qui a fait l'impasse sur l'ocre.

L'Allemand Alexander Zverev complète le podium, à la troisième marche où il a délogé le Croate Marin Cilic.

Finaliste malheureux contre l'Espagnol, le Japonais Kei Nishikori se console avec un bond de 14 places qui l'installe au 22e rang.

Classement ATP au 23 avril:

1. Rafael Nadal (ESP) 8770 pts

2. Roger Federer (SUI) 8670

3. Alexander Zverev (GER) 5195 (+1)

4. Marin Cilic (CRO) 4985 (-1)

5. Grigor Dimitrov (BUL) 4950

6. Juan Martin Del Potro (ARG) 4470

7. Dominic Thiem (AUT) 3755

8. Kevin Anderson (RSA) 3390

9. John Isner (USA) 3125

10. David Goffin (BEL) 2930

11. Pablo Carreño (ESP) 2305 (+1)

12. Novak Djokovic (SRB) 2220 (+1)

13. Sam Querrey (USA) 2220 (+1)

14. Lucas Pouille (FRA) 2200 (-3)

15. Roberto Bautista (ESP) 2175 (+1)

16. Jack Sock (USA) 2155 (+1)

17. Diego Schwartzman (ARG) 2130 (-2)

18. Tomas Berdych (CZE) 2060

19. Hyeon Chung (KOR) 1897

20. Fabio Fognini (ITA) 1840

21. Milos Raonic (CAN) 1835 (+1)

22. Kei Nishikori (JPN) 1835 (+14)

...

25. Stan Wawrinka (SUI) 1695 (-4)

...

27. Adrian Mannarino (FRA) 1585 (-1)

29. Richard Gasquet (FRA) 1430 (+5)

34. Andy Murray (GBR) 1360 (-5)

39. Jo-Wilfried Tsonga (FRA) 1290 (-4)

41. Gaël Monfils (FRA) 1175 (+1)

47. Benoît Paire (FRA) 1020 (+1)

58. Julien Benneteau (FRA) 901 (-1)

70. Gilles Simon (FRA) 780 (-1)

73. Pierre-Hugues Herbert (FRA) 734 (+9)

85. Jérémy Chardy (FRA) 675 (-1)

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Grèves: les acteurs du tourisme inquiets pour leur saison d'été

il y a 12 heures 5 min

Après un mois de grèves à la SNCF et à Air France, les acteurs du tourisme français constatent un fléchissement de leur activité en avril, notamment en province, mais s'inquiètent surtout des répercussions sur la saison estivale.

"Un coup d'arrêt à la bonne dynamique du début d'année dans l'hôtellerie": c'est la première analyse du cabinet d'études et de conseil MKG.

Alors que les trois premiers mois de 2018 avaient montré une hausse de plus de deux points du taux d'occupation moyen par rapport à un an auparavant, "un ralentissement est clairement observé sur la première quinzaine d'avril", a relevé le cabinet dans un communiqué.

Depuis le début du mois, "les hôteliers français enregistrent de nombreuses annulations ou des reports liés aux différents épisodes de grève", note-t-il. Les plus fortes baisses de fréquentation correspondent aux jours de grève, avec une tendance "plus marquée en province".

MKG estime que "le mois d'avril devrait se terminer avec une fréquentation en net recul en province. En revanche, l'hôtellerie francilienne devrait afficher une fréquentation en progression par rapport à l'an dernier, mais en recul par rapport à l'excellent début d'année 2018".

- Fort recul sur la façade Atlantique -

Les nouveaux arrêts de travail prévus lundi et mardi chez Air France et la SNCF ne seront pas les derniers. Les cheminots ont ainsi programmé des épisodes de grève jusqu'à fin juin, et le mouvement pourrait même être prolongé en juillet et août, selon Le Parisien.

"Paris s'en sort mais la province souffre, et plus particulièrement la façade atlantique qui enregistre une baisse d'activité de l'ordre de 25%" sur un an, observe Didier Chenet, président du groupement patronal de l'hôtellerie-restauration GNI.

A plus long terme, il s'inquiète des réservations de séjours pour juin, un mois traditionnellement très important dans le secteur. "Elles sont déjà en retrait par rapport à la même date l'an dernier, jusqu'à -15% pour certains, en province et à Paris", déplore-t-il.

Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), évoque pour sa part une "perte d'activité (qui) atteint 10% à 20% selon les régions" et s'inquiète d'un "statu quo dans les réservations" pour mai et juin.

Le secteur de la restauration souffre lui aussi. "On enregistre des baisses jusqu'à 50% les jours de grève dans certains établissements parisiens, du fait du télétravail, et des journées plus courtes qui font sauter le restaurant à midi", note le GNI.

Un constat partagé par Stéphane Rosiers, gérant du restaurant éponyme à Biarritz (Pyrénées- Atlantiques). "L'activité est beaucoup moins bonne que l'an dernier à la même date, on a enregistré des annulations en raison des grèves", raconte-t-il à l'AFP, craignant également "des répercussions sur la saison estivale".

- Risque de reports sur d'autres pays -

A Vannes, dans le sud de la Bretagne, Dominique Lecomte constate que les ponts du 1er et du 8 mai "ne sont pas remplis" dans son hôtel de 12 chambres Le Bretagne, situé près de la gare SNCF.

"L'an dernier, c'était le cas à cette époque", regrette-t-il auprès de l'AFP. "Et nous avons déjà eu des annulations pour cet été, c'est le cas d'une Japonaise qui vient de m'annuler ses deux nuits".

Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme, évoque "un risque que cette consommation touristique potentielle profite à d'autres pays".

"Les enquêtes d'intention montrent que les Français veulent partir, qu'ils ont envie de soleil pour les vacances d'été. L'offre aérienne est conséquente et pas seulement sur les aéroports parisiens, elle existe aussi en province", prévient-il.

René-Marc Chikli, président du syndicat des tour-opérateurs (Seto), craint, lui, que ces grèves ne découragent carrément les Français de partir en voyage, avec des "répercussions sur tous les acteurs". Car "nous n'avons jamais eu de grèves combinées SNCF et Air France", relève-t-il.

Certains tirent néanmoins leur épingle du jeu: le géant hôtelier AccorHotels, fort de 1.578 hôtels en France, assure "ne pas voir de répercussion à ce stade sur l'activité", tant pour les taux d'occupation que pour les réservations.

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Arménie : le principal opposant interpellé, la contestation se poursuit

il y a 12 heures 8 min
Le chef de la contestation en Arménie, le député Nikol Pachinian, a été interpellé dimanche, alors que les manifestations se poursuivent contre l'ancien président Serge Sarkissian élu Premier ministre avec des pouvoirs renforcés.
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