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Mis à jour : il y a 13 min 19 sec

GP des Amériques: 6e victoire de suite pour Marquez à Austin en MotoGP

dim, 04/22/2018 - 22:00

L'Espagnol Marc Marquez (Honda) a remporté pour la sixième année consécutive le Grand Prix des Amériques, 3e manche du Championnat du monde MotoGP, dimanche à Austin (Texas).

Le double champion du monde en titre, pénalisé de trois places sur la grille de départ après avoir gêné son compatriote Maverick Vinales (Yahama) lors des qualifications, a réussi un impressionnant cavalier seul pour signer la 36e victoire de sa carrière dans la catégorie-reine.

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Sur l'échelle des relations franco-américaines, la visite de Macron à Washington est "un zénith"

dim, 04/22/2018 - 21:39
Ils s’opposent sur de nombreux sujets et pourtant, d'après eux, la relation est excellente. Le président Donald Trump reçoit lundi son homologue français pour une visite d'État à Washington. Scellant un renouveau du tandem franco-américain. Analyse.
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Allemagne : Andrea Nahles, une femme à la tête du SPD

dim, 04/22/2018 - 21:29
Allemagne : Andrea Nahles, une femme à la tête du SPD.
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Mexique: 7.667 assassinats au premier trimestre, 20% de hausse sur un an

dim, 04/22/2018 - 21:20

Le Mexique a enregistré 7.667 assassinats au premier trimestre, soit une augmentation de presque 20% sur la même période de 2017, qui fut pourtant l'année la plus violente en deux décennies, selon les chiffres officiels publiés dimanche.

Le premier trimestre de 2017 avait enregistré 6.406 assassinats, selon la même source.

Cette violence intervient dans un contexte de prolifération de cellules liées au trafic de drogues, mais s'explique aussi par des vols de combustible, des enlèvements, des extorsions et autres délits criminels.

Pour janvier de cette année, les autorités ont comptabilisé 2.549 assassinats et 2.389 pour février.

En mars, 2.729 morts violentes ont été enregistrées, la plupart avec des armes à feu, selon les services mexicains pour la sécurité nationale.

Le Mexique avait terminé l'année 2017 avec 25.339 homicides, le chiffre le plus élevé depuis le début de la publication de telles statistiques au niveau national en 1997.

Cette augmentation de la violence a lieu alors que le pays se prépare aux élections présidentielles le 1er juillet. Les deux chambres du Congrès doivent être également renouvelées ainsi que de nombreux postes municipaux et au niveau des Etats.

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Le Fonds monétaire international durcit le ton contre la corruption

dim, 04/22/2018 - 20:20

Le FMI a décidé de durcir le ton en matière de lutte contre la corruption en évaluant de manière plus systématique le phénomène dans ses pays membres et en les encourageant à s'attaquer aussi aux acteurs privés.

Le Fonds monétaire international, qui a reconnu, dimanche, avoir manqué de "clarté" par le passé dans ce domaine, a adopté un nouveau cadre réglementaire pour permettre à ses équipes, via leurs missions annuelles sur le terrain, d'évaluer de manière régulière "la nature et la gravité de la corruption". Et ce, dès le 1er juillet.

La corruption affecte tous les pays dans le monde, le secteur public comme le secteur privé. Elle sévit en outre à tous les échelons de la société, comme l'illustre la condamnation récente de l'ancien président brésilien Lula à plus de 12 ans de prison pour corruption passive et blanchiment d'argent.

"Nous savons que la corruption affecte les pauvres (...), sape la confiance dans les institutions", a commenté la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, qui participait dimanche à une conférence sur le phénomène.

La corruption engloutit surtout chaque année 2% de la richesse mondiale et nuit au partage équitable de la croissance économique, avait déjà estimé l'institution de Washington dans un rapport publié il y a deux ans. A eux seuls, les pots-de-vins versés chaque année dans le monde totalisent entre 1.500 à 2.000 milliards de dollars, soit pas loin du produit intérieur brut (PIB) français, avait-il alors détaillé.

Pays riches et en développement sont concernés mais ce sont les populations les plus défavorisées qui en sont les premières victimes parce que celles-ci dépendent davantage de services publics plus coûteux en raison de la corruption.

La corruption "est un problème qui implique de nombreux acteurs et qui est multidimensionnel", a souligné Lea Gimenez, ministre des finances du Paraguay, un pays d'Amérique du sud submergé par la corruption. Malgré une politique de lutte contre la corruption endémique, le Paraguay restait classé 135e sur 180 pays en 2017 par Transparency International.

- Secteur minier et construction -

Face à "la corruption experte dans l'art de la dissimulation", "nous devons être transparents", a-t-elle encouragé.

"Nous ne devons pas interférer dans la politique (des pays) mais lorsqu'il en va de problématiques macroéconomiques (...), lorsque nous négocions le début d'un programme (d'aide financier), nous avons toute la légitimité pour agir", a argué Christine Lagarde, anticipant d'éventuelles critiques.

Elle a ainsi souligné que l'élaboration d'un programme d'aide pouvait être l'occasion "de mettre un maximum de pression" pour exiger des informations complètes.

Le FMI n'a pas de pouvoir policier en matière de corruption mais il peut exercer une certaine pression via ses programmes d'aide financier. Il a ainsi conditionné le déblocage de fonds supplémentaires pour l'Ukraine non seulement à la mise en oeuvre de réformes mais encore à de réels progrès dans sa lutte contre la corruption omniprésente dans le pays.

"La corruption prospère dans l'obscurité", a ajouté Christine Lagarde, se félicitant que les équipes du FMI avaient obtenu du comité de direction le feu vert "pour être plus intrusifs".

Fait nouveau, le Fonds va s'attaquer aux acteurs privés, dont les multinationales, qui se livrent à des pratiques de corruption ou qui contribuent au blanchiment d'argent.

Pour ce faire, il encourage les pays membres "à se prêter volontairement à une évaluation de leurs dispositifs juridiques et institutionnels" dans le cadre des missions annuelles de surveillance du FMI.

L'institution va examiner en particulier "s'ils criminalisent et jugent le versement de pots-de-vin à des fonctionnaires étrangers et s'ils disposent de mécanismes adéquats pour éradiquer le blanchiment et la dissimulation d'argent sale".

Sur ce point, Christine Lagarde a souligné que le Fonds pouvait demander à examiner le détail des contrats des entreprises, observant que les secteurs minier, de la construction et des télécommunications étaient les plus touchés par la corruption.

De son côté, le ministre béninois du développement Abdoulaye Bio-Tchané a plaidé pour la lutte contre l'impunité des auteurs de corruption. Pour cela, "vous devez vous assurer que toutes les lois et réglementations sont en place pour sanctionner les auteurs, et assurer que l'on peut véritablement mettre en oeuvre une politique anticorruption", a-t-il dit.

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Yannick Noah: "Ce que je garde, c'est l'investissement"

dim, 04/22/2018 - 20:19

Yannick Noah, qui a vécu son dernier match comme capitaine en Fed Cup, gardera de ces deux années sur le banc "l'investissement" de ses joueuses, a-t-il affirmé après l'élimination en demi-finale, dimanche à Aix-en-Provence.

"Cela n'a vraiment pas d'importance qu'il ait manqué des joueuses. Pendant deux ans, j'ai beaucoup parlé des absentes, mais de moins en moins en fait, parce qu'on a créé notre groupe. Ce groupe est vraiment solide", a-t-il estimé.

Q: Comment avez-vous vécu ce weekend?

R: "L'idée, c'était de se préparer du mieux possible pour pouvoir leur donner un peu de fil à retordre. Après, il y a la folie des matches, le score, les points qui défilent. On a eu des occasions, c'est déjà pas mal. Cela aurait pu être plus compliqué. Les filles se sont bien battues, (un score de) 4-1 aurait été plus simple à digérer (rires). Je suis fier de ma team."

Q: Que garderez-vous de ces deux années en Fed Cup?

R: "On a passé des très bons moments, c'est une famille. J'ai un staff, une belle bande. On a travaillé dans une bonne atmosphère. Elles ont donné le meilleur d'elles mêmes. Il y a aussi Alizé (Cornet)... Elles étaient prêtes à faire des sacrifices pour l'équipe. On a vécu des moments fantastiques. Je sais que ça continuera sans moi. Je les remercie de m'avoir fait vivre de tels moments, de leur confiance. On s'est promis de rester en contact. J'étais supporter n°1, je le resterai. Je ne serai plus sur la chaise mais je ne serai pas loin."

Q: Regrettez-vous l'absence de certaines joueuses, comme Caroline Garcia?

R: "Cela n'a vraiment pas d'importance qu'il ait manqué des joueuses. Pendant deux ans, j'ai beaucoup parlé des absentes mais de moins en moins en fait parce que du coup on a créé notre groupe. Ce groupe est vraiment solide. Avant cette demi-finale, sur le papier, normalement il n'y a pas de match. Finalement on n'était pas loin. Les filles, cela faisait plus de dix jours qu'elles préparaient cette rencontre. Les Américaines ont eu un peu moins de temps. Ce que je garde, c'est l'investissement. On a rendez-vous tel jour, on se fait confiance et on y va à fond pour l'équipe. C'est une force. A un moment donné, le public ne se trompe pas. Peu à peu, des gens nous ont suivis et nous ont fait confiance. Ils croient en nous pour notre état d'esprit. Je souhaite que cela continue. C'est elles qui ont l'expérience et elles vont encore progresser. Elles me l'ont promis."

Q: Comment voyez-vous l'avenir pour cette équipe?

R: "On est encore un peu dans l'émotion du match. On va prendre un peu de recul, souffler un peu pour avoir une analyse plus juste. J'ai vraiment confiance en elles. Je crois en elles. Je pense qu'on peut faire mieux tous. Il faut que l'on puisse analyser sereinement ce que l'on a fait de super et ce que l'on peut améliorer. Si je peux les regarder plus tard et les voir gagner, cela me fera plaisir."

Propos recueillis en conférence de presse

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Pour le premier direct depuis chapelle Sixtine, un "Stabat Mater" contemporain

dim, 04/22/2018 - 20:17

La chapelle Sixtine, chef-d'oeuvre de la Renaissance, s'est ouverte dimanche un peu plus à la modernité avec son premier concert retransmis en direct sur internet, le "Stabat Mater" du compositeur écossais contemporain James MacMillan.

Ce poème du XIIIe siècle sur la douleur de Marie au pied de la croix et la volonté des fidèles de participer à cette douleur a été mis en musique par les plus grands musiciens au cours des siècles: Pergolèse, Vivaldi, Rossini, Dvorák, Poulenc...

Le "Stabat Mater" de M. MacMillan, un compositeur de 58 ans déjà auteur de nombreuses pièces de musique sacrée, a pour sa part été commandé par la Fondation Genesis, qui oeuvre depuis 2001 pour soutenir de jeunes talents artistiques et développer le lien entre art et foi.

Cette pièce tourmentée, où se succèdent mélodies vocales et rythmes hachés, a été présentée pour la première fois en 2016 à Londres et a marqué les esprits, en particulier celui du cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, qui a poussé pour que le compositeur vienne présenter son oeuvre au Vatican.

"On touche ici au coeur d'une mère dans l'angoisse, comme toutes les mères le sont, à travers les âges et à travers les pays, quand leurs enfants souffrent", a expliqué le cardinal à l'AFP. Sous les fresques de Michel-Ange, "on peut penser à sa Pietà (une sculpture représentant la Vierge avec le corps du Christ sur ses genoux, NDLR) en bas dans la basilique (Saint-Pierre) et écouter cette Pietà musicale".

Et pour toucher un public plus large que les quelque 300 philanthropes, religieux et amis invités, le concert a été retransmis en direct en vidéo sur le site internet de la radio Classic FM.

- 'Intensité et puissance' -

Comme lors de la première à Londres, l'oeuvre est interprétée par le choeur The Sixteen et l'orchestre de cordes Britten Sinfonia, sous la direction de Harry Christophers.

Des Britanniques qui sont arrivés au Vatican en bermuda et glace à la main pour les répétitions mais n'ont pas caché leur émotion en se retrouvant face à face avec les anges, démons, prophètes et apôtres peints par les maîtres de la Renaissance: Michel-Ange pour l'essentiel, Le Pérugin ou Botticelli pour les murs latéraux.

Les choristes étaient un peu inquiets cependant que la vaste voute résonne trop, "comme une salle de bain", a reconnu la soprano Julie Cooper. Mais quand ils ont commencé à chanter, les murs sont venus leurs rappeler que leur acoustique est tout aussi légendaire que leurs fresques.

Certes, les quelque 6 millions de visiteurs qui se pressent chaque année, avec des pics à 20.000 par jour, pour visiter la chapelle, perle des Musées du Vatican, n'ont pas forcément l'occasion de s'en rendre compte, pas plus que les cardinaux qui s'y réunissent en conclave quand il faut élire le nouveau pape.

Mais la chapelle Sixtine est aussi "un haut lieu musical où les compositeurs ont écrit pour la liturgie pendant des siècles, certaines des plus grands compositeurs de la civilisation occidentale: Palestrina, Allegri, Josquin...", a rappelé M. MacMillan. "Cela donne beaucoup d'intensité et de puissance à la représentation".

Seul le ronronnement de l'imposant système de climatisation, indispensable pour préserver les fresques, est parfois venu perturber les silences.

Mais pour le chef d'orchestre Harry Christophers, qui a terminé la représentation les larmes aux yeux, c'est avant tout l'émotion d'allier cette oeuvre toute neuve à l'héritage pluricentenaire de la chapelle qui a dominé.

"Ces grands lieux sacrés ont toujours une acoustique singulière. Les détails qu'on entend, la résonance, c'est fantastique et tellement émouvant !" a-t-il déclaré. "Des occasions comme celle-là, on a de la chance quand on en a une fois dans sa vie".

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Dispute politico-historique à l'Assemblée sur le droit du sol

dim, 04/22/2018 - 20:00

La proposition du FN de supprimer le droit du sol et celle de LR de le restreindre ont déclenché dimanche à l'Assemblée une passe d'armes politique avec la majorité et surtout les Insoumis, Jean-Luc Mélenchon en tête, mêlée d'une dispute historique.

Dans la dernière ligne droite de l'examen du projet de loi immigration-asile, Marine Le Pen a défendu un amendement pour supprimer "tous les articles de notre législation qui consacrent dans le droit positif le droit du sol ou le double droit du sol".

L'ancienne finaliste de la présidentielle a aussi ironisé sur le président de LR, Laurent Wauquiez qui, "de manière nouvelle, souhaite supprimer le droit du sol".

La rapporteure du texte Elise Fajgeles (LREM) a plaidé que "c'est l'honneur de notre pays d'offrir la nationalité aux enfants nés et élevés en France".

Et le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon s'est exclamé: "Madame Le Pen, vous n'y pensez pas, c'est l'Histoire de France que vous voulez défaire", "le droit du sol a été promulgué par François 1er" et est "consubstantiel à l'identité de la France".

"Ne mêlez pas l'Histoire de France à tout ça", a notamment riposté Claude Goasguen (LR). Et, a-t-il lancé plus tard, "jamais la France n'a été plus répressive envers les étrangers qu'en 1793, alors arrêtez vos affabulations historiques".

Par 133 voix contre 7, l'amendement FN a été rejeté, LR ne l'a pas voté.

Peu après, Guillaume Larrivé a exposé que "le groupe LR n'est pas favorable à la suppression du droit du sol, mais veut que la loi réaffirme l'exigence d'assimilation à la communauté française" et souhaite "modifier les conditions du droit du sol", notamment sur la "régularité du séjour des parents" ou l'absence de condamnation pour crime.

"Vous instrumentalisez le droit du sol pour faire une sorte de tribune et vous éloigner des objectifs de notre texte", a répondu aux FN et LR la rapporteure, jugeant que "le droit du sol n'a pas besoin d'être rétabli, il existe, ni limité, c'est l'honneur de la France la manière dont il fonctionne".

Jacques Marilossian (LREM) a appelé à ne pas voter ces changements, soulignant être un "député de la Nation" descendant de "grands-parents apatrides" et invitant les élus ayant des grands-parents d'origine étrangère, comme "au moins un tiers des Français", à se lever, ce que certains ont fait sur divers bancs.

A l'inverse, Mansour Kamardine, appuyé par ses collègues LR, a défendu des modifications du droit du sol pour Mayotte, où "nous sommes submergés".

Pour la présidente du FN, qui a soutenu cet amendement "mieux que rien", "Mayotte et la Guyane" sont des "témoignages" des échecs des gouvernements de droite et de gauche.

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EPGA: Alexander Levy remporte son 5e titre lors du Trophée Hassan II

dim, 04/22/2018 - 19:40

Le Français Alexander Levy a remporté son 5e titre sur le circuit européen de golf (EPGA) en s'imposant au Trophée Hassan II, dimanche, sur le parcours du Royal Golf de Dar Es Salam.

En rendant une dernière carte de 70 pour un total de 280, soit 8 sous le par, Levy a devancé d'un coup l'Espagnol Álvaro Quirós. Le Suédois Alexander Björk a pris la 3e place, à deux coups du vainqueur.

Ce succès de Levy, 27 ans, tombe à point nommé avant la défense de son titre à l'Open de Chine la semaine prochaine. Il occupait la 66e place du classement mondial avant cette victoire au Maroc.

Après trois Top 10 lors des cinq tournois précédentes, Levy confirme sa régularité et sa place actuelle de meilleur joueur français.

Suite au forfait de Victor Dubuisson pour les six prochains mois, annoncé cette semaine, il est le seul Bleu à pouvoir envisager une place dans l'équipe d'Europe qui disputera en septembre la Ryder Cup sur le parcours du Golf National, à Saint-Quentin-en-Yvelines.

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Réunion du G7 sur fond de confrontation avec Moscou, Téhéran et Pyongyang

dim, 04/22/2018 - 19:40

Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont entamé lundi une réunion de deux jours à Toronto, au Canada, pour confirmer leur front uni face à la Russie et sonder les Etats-Unis avant des échéances cruciales sur l'Iran et la Corée du Nord.

Avant le sommet des sept pays les plus industrialisés (Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada) les 8 et 9 juin au Québec, cette rencontre sera suivie lundi et mardi d'une réunion des ministres de l'Intérieur et de la Sécurité toujours sur le même thème: "Construire un monde plus pacifique et plus sûr".

Les chefs de la diplomatie du G7 avaient déjà apporté mi-avril leur soutien au Royaume-Uni après l'empoisonnement, sur son sol, d'un ex-agent russe, imputé à la Russie.

A Toronto, la confrontation des Occidentaux avec Moscou, qui atteint des niveaux inégalés depuis la fin de la Guerre froide, est à l'ordre du jour de nombreuses sessions de travail, qu'elles portent sur le conflit en Ukraine ou le "renforcement de la démocratie contre les ingérences étrangères" -- une allusion claire au rôle attribué à la Russie de Vladimir Poutine lors des dernières élections aux Etats-Unis ou ailleurs en Europe.

"Nous ne devrions jamais nous montrer faibles face au président Poutine", a estimé le chef de l'Etat français Emmanuel Macron depuis Paris, avant de s'envoler pour Washington à la rencontre de son homologue américain Donald Trump. "C'est un homme très fort", "quand vous êtes faibles, il s'en sert" pour "fragiliser nos démocraties", a-t-il ajouté dans un entretien diffusé dimanche sur la chaîne américaine Fox News, tout en assurant "respecter" le maître du Kremlin.

Un peu plus d'une semaine après les frappes menées par Washington, Paris et Londres contre le régime syrien en réponse à une attaque chimique présumée près de Damas, la Syrie est aussi au coeur des débats avec toujours, en toile de fond, la relation avec les Russes.

Les Occidentaux tentent de conjuguer mises en garde contre le Kremlin pour son soutien à Bachar al-Assad et tentatives de relance d'un processus diplomatique après sept années de conflit, qui passent forcément par un dialogue avec Moscou. Mais la stratégie des Etats-Unis inquiète aussi leurs alliés depuis que Donald Trump a annoncé son intention de retirer les troupes américaines dès que possible.

- Point d'étape sur l'Iran -

Deux autres grands dossiers diplomatiques devraient faire l'objet de discussions intenses.

D'abord la Corée du Nord, à l'approche d'un sommet historique, d'ici début juin en théorie, entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, censés parler, après des mois d'escalade, d'une "dénucléarisation" de la péninsule coréenne.

Ensuite l'Iran, alors que le président américain doit aussi décider, d'ici le 12 mai, s'il "déchire" ou pas l'accord de 2015 conclu par les grandes puissances avec Téhéran pour l'empêcher de se doter de la bombe atomique.

Une menace à laquelle le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a riposté samedi depuis New York en avertissant que Téhéran reprendra "vigoureusement" l'enrichissement d'uranium en cas de rupture de l'accord et adoptera des "mesures drastiques".

Donald Trump réclame, pour le préserver, que la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, signataires européens de ce texte jugé historique à l'époque mais que lui considère laxiste, proposent des solutions pour le durcir.

Les tractations vont bon train et devaient se poursuivre à Toronto lors d'une réunion dimanche des ministres français Jean-Yves Le Drian, britannique Boris Johnson et allemand Heiko Maas avec le secrétaire d'Etat américain par intérim John Sullivan.

"Nous avons beaucoup progressé mais le compte n'y est pas encore", a prévenu, avant ce point d'étape, un haut responsable américain interrogé par des journalistes.

Le sujet sera aussi sur la table lors de la visite d'Etat d'Emmanuel Macron de lundi à mercredi à Washington, où il demandera à Donald Trump de rester dans l'accord iranien tant qu'il n'a pas de "meilleure option pour le nucléaire". A ce stade, il n'y a "pas de plan B", a-t-il mis en garde sur Fox News.

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Tennis: "Il y aura aussi une réforme de la Fed Cup l'année prochaine" (président FFT)

dim, 04/22/2018 - 19:38

"Il y aura aussi une réforme de la Fed Cup l'année prochaine", en plus de celle de la Coupe Davis, a affirmé le président de la Fédération française de tennis Bernard Giudicelli, dimanche à Aix-en-Provence après l'élimination des Françaises en demi-finales.

"Cette réforme est en chemin et le projet sera probablement validé à Roland-Garros (27 mai - 10 juin). Il sera lui aussi soumis à l'assemblée générale du mois d'août (à Orlando)", a expliqué Bernard Giudicelli, par ailleurs membre du conseil de la Fédération internationale de tennis (ITF) qui chapeaute les deux compétitions.

Sans vouloir dévoiler précisément les contours de ce projet, le patron de la FFT a expliqué que "le sens de la réforme est de favoriser un plus grand nombre d'équipes dans le groupe mondial."

Aujourd'hui, seules huit équipes font partie de l'élite. Y en aura-t-il seize comme dans l'actuelle Coupe Davis l'an prochain ? "Il y aura plus d'équipes", a juste répondu Bernard Giudicelli sans dire sur quelle durée serait organisée la compétition.

Concernant la Coupe Davis, il est question de l'organiser non plus sur quatre semaines mais sur une seule en novembre et sur terrain neutre. Si cette réforme est validée lors de l'AG de la Fédération internationale en août, elle marquerait la fin des matches à domicile et à l'extérieur, l'une des grandes caractéristiques de la vénérable Coupe Davis, née en 1900.

Le fond d'investissement Kosmos, géré par le footballeur espagnol Gerard Piqué, qui compte investir 3 milliards de dollars sur vingt-cinq ans, est également intéressé par la Fed Cup à en croire les précisions de Bernard Giudicelli.

"Les investisseurs ont manifesté un intérêt pour la Fed Cup. Je crois qu'ils ont surtout manifesté un intérêt pour soutenir la Fédération internationale et lui donner les moyens d'organiser des compétitions ayant un véritable retentissement", a-t-il expliqué.

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Angleterre: Wenger s'efface pour le bien d'Arsenal

dim, 04/22/2018 - 19:20

Il a choisi de faire passer Arsenal avant lui: s'exprimant dimanche pour la première fois depuis l'annonce de son départ en fin de saison, après 22 ans de règne, Arsène Wenger a évoqué sa volonté de ne pas nuire à son club de coeur, tout en restant flou sur son avenir.

"Je n'étais pas fatigué", a assuré Wenger (68 ans) en conférence de presse, après la victoire contre West Ham, laborieuse malgré l'ampleur du score (4-1), en Premier League.

"Personnellement je crois que ce club est respecté dans le monde entier, beaucoup plus qu'en Angleterre. Les supporters ne m'ont pas donné l'image d'unité que je souhaite et c'était blessant. Globalement, l'image que nous avons donnée n'est pas celle que j'aime", a continué Wenger, sans se départir de sa retenue habituelle.

Dans le programme officiel, Wenger avait réitéré son appel aux supporters pour qu'ils soutiennent Arsenal jusqu'à la fin de la saison, le club ayant toujours une chance de se qualifier pour la Ligue des champions s'il remporte l'Europa League.

Il n'a pas vraiment été écouté, beaucoup d'abonnés ayant préféré, comme depuis plusieurs matches, profiter du soleil. Les sièges vides montrent le désamour des fans depuis deux saisons. Le club végète actuellement à la sixième place de la Premier League, très loin, comme l'an dernier, des places qualificatives pour la C1.

-Sièges libres-

Il y avait moins de places libres que lors des derniers matches à l'Emirates Stadium, mais l'enceinte, toujours calme, n'a pas fait franchement le plein. Quelques bannières "Merci Arsène", des chants sporadiques - "Il n'y a qu'un seul Arsène Wenger" - mais pas une grande ambiance dans le nord de Londres.

"Je n'ai pas de ressentiment", a assuré le technicien français. "J'ai l'impression que ma personnalité ne correspond pas à ce dont le club a besoin (...) Les fans ne sont pas contents et je peux comprendre cela. C'est mon travail et je dois vivre avec ça."

"Je suis heureux quand nos fans sont heureux", a-t-il continué. "Je suis même prêt à souffrir pour les rendre heureux. Toutes les décisions que j'ai prises en 22 ans ont été pour le bien d'Arsenal. J'ai essayé d'influencer le club sur le plan structurel, sur le développement des joueurs, sur le style de jeu et les résultats. Combiner les trois n'est pas toujours facile."

"J'ai donné les meilleurs années de ma vie à ce club. Je crois que je vais le laisser dans une position très forte (...), cela a toujours été mon objectif. Mon souhait est qu'il fasse encore mieux dans les 20 prochaines années", a aussi confié l'Alsacien. Il a conduit les "Gunners" à trois titres de champions d'Angleterre et sept victoires en FA Cup.

Tout en ne le montrant pas, Wenger a reconnu être passé par de nombreuses émotions récemment, en soulignant qu'il avait "travaillé sept jours sur sept, pendant 22 ans", à faire progresser ce club.

-"Difficile mais fantastique"-

"C'est un sentiment mitigé. Tout d'abord, je suis touché par tous les éloges que j'ai reçus de la part du football anglais", a-t-il remercié.

"J'ai eu le sentiment d'assister un peu à mes funérailles, c'était assez intéressant, donc je n'ai plus besoin de mourir", a ensuite plaisanté celui qui a révolutionné le football anglais par son approche quasi-scientifique et sa volonté de pratiquer un football offensif.

"J'ai certainement reçu plus d'éloges que je ne le méritais, et peut-être parfois plus de critiques. Cela a été difficile mais aussi fantastique", a confié l'Alsacien. Il lui faudra maintenant digérer ce départ, mais il refuse de se projeter dans les prochains mois.

Entraîner à nouveau en Angleterre serait "émotionnellement difficile", a-t-il reconnu. "Je ne sais pas si je le vivrais bien. C'est difficile pour moi de dire jamais, mais à la minute où je vous parle, je suis trop attaché à ce club pour dire que j'irai dans un autre club".

"Honnêtement, je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, parce que je ne veux pas que vous reveniez me dire dans six mois que je vous ai menti. Je ne sais pas comment je vais réagir à cette situation", a-t-il conclu.

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NDDL: espoirs d'apaisement et semaine à haut risque sur la ZAD

dim, 04/22/2018 - 19:00

Une semaine à haut risque s'ouvre pour le gouvernement sur la ZAD de Notre-Dame-des Landes, qui montrera si l'apaisement l'emporte, alors que l'échéance tombe lundi minuit pour les régularisations, et qu'une nouvelle opération d'expulsion des zadistes en situation irrégulière est possible.

"La situation est calme, vraiment calme ce week-end sur la ZAD", a assuré le colonel Jacques Dahan, précisant que "l'effectif de la gendarmerie n'a pas évolué" avec une mobilisation d'environ 2.500 militaires depuis le lancement des opérations le 9 avril.

Cette "accalmie" après une semaine sous haute tension s'inscrit dans un contexte de main tendue des zadistes vendredi après le dépôt collectif d'une quarantaine de dossiers de projets agricoles ou artisanaux nominatifs.

Ils avaient répondu à l'appel pressant mercredi du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, opposant à l'ancien projet d'aéroport, qui avait fustigé le "gâchis" et les avait exhortés à "ne pas rentrer dans une spirale de confrontation, de violence" et à saisir "la main du gouvernement".

La préfecture a donné jusqu?à lundi soir pour remplir des formulaires individuels devant comporter leur nom et les grandes lignes de leur projet, un préalable à l'éventuelle signature par l'État de baux précaires.

"Le problème n'est pas de donner des noms, on voulait un projet collectif", a expliqué "Camille", l'un des porte-parole de la ZAD.

"On a fait le geste qui était demandé par le gouvernement. Pour nous ce geste doit être entendu, que le dialogue reprenne, qu'on sorte du cycle infernal de la menace imminente de nouvelle expulsion. La balle est dans le camp du gouvernement", a-t-il estimé.

La crainte d'une nouvelle opération d'évacuation plane parmi les zadistes après "le traumatisme" de la destruction de 29 squats la semaine dernière que les zadistes considèrent comme leur lieu de vie. Il reste une soixantaine d'habitats précaires sur les 97 recensés.

"J'ai perdu ma maison, ma vie, je n'ai plus rien mais je vais me battre pour les maisons qui restent", a déclaré Paul, l'un des occupants sur le site de 1.650 hectares dont 270 ha doivent être attribués par l'État.

Si la préfète des Pays de la Loire Nicole Klein a souligné le "gros travail" des zadistes, la décision d'évacuation revient au chef du gouvernement.

-- Fermeté d'Edouard Philippe --

Or, Édouard Philippe a répété devant l'Assemblée nationale que "les occupants illégaux" qui ne régulariseront pas rapidement leur situation "quitteront les lieux" à Notre-Dame-des-Landes car "force doit rester à la loi".

Particulièrement délicat, car hérité des décisions des quinquennats passés, le dossier de Notre-Dame-des Landes est un des tests de la capacité du président Emmanuel Macron et du gouvernement à résoudre pacifiquement les conflits, alors que les fronts sociaux se multiplient.

Plusieurs associations ou collectifs qui étaient opposés au projet d'aéroport avaient pressé les occupants à se régulariser et accepter de négocier avec le gouvernement.

La répétition des barricades enlevées et aussitôt remontées dans un nuage de gaz lacrymogènes avait fini par lasser les riverains et même certains zadistes qui jugeaient la méthode "contre-productive" au moment de se remettre à la table des discussions.

Les 28 projets agricoles déposés à la préfecture vont être évalués lundi à la chambre d'agriculture des Pays de la Loire. Mais ces projets ne créent "aucun droit", avait rappelé vendredi Mme Klein à l'issue d'une réunion technique avec des occupants de la ZAD.

Sans aucune assurance, les zadistes appellent "à la vigilance". "On est prêt à se mobiliser si le gouvernement n'entend pas ce geste de dialogue", a affirmé l'un des porte-parole des zadistes qui n'exclut pas "une grande mobilisation" dimanche prochain.

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SNCF: les syndicats de cheminots parient sur la durée pour gagner

dim, 04/22/2018 - 18:52

Face à l'offensive éclair du gouvernement, les cheminots répondent par la guerre des tranchées: leurs syndicats misent toujours sur la résistance dans la durée pour réussir à bloquer la réforme de la SNCF ou obtenir un maximum de garanties.

Lors des "conflits du passé, les choses ont commencé à bouger quand on avait tout bloqué, au bout de 15 jours, 3 semaines" de grève, rappelait Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots, au 8e jour de la mobilisation, jeudi.

Le cinquième épisode de deux jours de grève commence dimanche soir. Lundi et mardi seront ainsi les 9e et 10e journées du calendrier de 36 jours d'arrêt de travail lancé début avril. Une série que les syndicats pourraient même prolonger au-delà du 28 juin, le clap de fin initialement fixé.

"Ce gouvernement ne veut rien négocier, c'est lui qui nous pousse à prolonger" la grève, a dit une source syndicale au Parisien dimanche. "On prépare" un nouveau calendrier pour "juillet et août" pour "prévenir les Français le plus tôt possible" avant les vacances d'été.

Un scénario inenvisageable pour le patron de la SNCF, Guillaume Pepy. "Il n'y aura pas de grève cet été parce que les cheminots sont des gens responsables", a-t-il déclaré dimanche au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Jeudi, après avoir annoncé la "suspension" de leur participation aux réunions sur la réforme au ministère des Transports, les syndicats avaient confirmé leur calendrier de deux jours de grève sur cinq pendant trois mois. Mais "on verra si on est obligé d'aller plus loin que juin", avait prévenu Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.

Depuis, les relations houleuses entre l'intersyndicale CGT-Unsa-Sud-CFDT et le gouvernement se sont encore détériorées, le Premier ministre, Edouard Philippe, ayant refusé vendredi de la recevoir alors qu'elle réclame depuis des semaines de" vraies négociations".

- "Une véritable provocation" -

Les tensions étaient déjà montées d'un cran après l'annonce par voie de presse, lundi dernier, du projet de filialisation de l'activité fret, puis celle, mercredi, de la date d'arrêt des recrutements au statut de cheminot (1er janvier 2020).

Ces annonces ont été ressenties comme "une véritable provocation" par les syndicats car "sur ces deux sujets, il était établi que les discussions devaient être menées avant que les décisions ne soient annoncées", écrivent-ils dans un courrier à la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

Tous ont appelé les cheminots à renforcer la mobilisation, en grève illimitée côté Sud-Rail, en suivant le calendrier de deux jours sur cinq pour le trio CGT-Unsa-CFDT.

"L'originalité de ce dispositif est de pouvoir durer dans le temps, de faire pression dans le temps", tout en "coûtant le moins cher possible aux cheminots", souligne Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire. Et en "essayant de ménager le plus possible les usagers", ajoute M. Aubert.

"Nous pouvons sérieusement envisager la gagne", estime la CGT Cheminots. "L'objectif, c'est que les quatre syndicats restent ensemble dans le mouvement", relève Bruno Poncet, secrétaire fédéral de Sud-Rail, qui a "l'impression que (ses) collègues plus réformistes sont en train de se radicaliser".

En vue de l'examen du projet de loi de réforme ferroviaire au Sénat, fin mai, la CFDT va "retravailler des amendements" qu'elle avait préparés pour l'Assemblée, dont "trois bribes" ont été retenues, et "va aussi proposer des amendements supplémentaires aux sénateurs", a indiqué Rémi Aufrère-Privel, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots.

La grève? "On peut tenir évidemment. La direction tombe dans le ridicule en affichant 20% de grévistes et tant de trains supprimés", a-t-il jugé, mais "on n'a pas envie que ça tienne sur trois catégories de personnels", les conducteurs, contrôleurs et aiguilleurs, indispensables à la circulation des trains. La CFDT appelle donc "tous les cheminots" à "amplifier la mobilisation".

Pour tenir dans le temps, les cheminots peuvent compter sur des caisses de solidarité, notamment syndicales, et sur une cagnotte ouverte en ligne, qui a déjà recueilli plus de 860.000 euros.

Quant à la bataille de l'opinion, elle n'est pas gagnée. Selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche, 57% des Français jugent la grève injustifiée.

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Monte-Carlo: Nadal s'offre une première "Undécima"

dim, 04/22/2018 - 18:41

Le prince de Monaco, c'est Rafael Nadal: pour la onzième fois, le N.1 mondial a inscrit son nom au palmarès du Masters 1000 de Monte-Carlo, cette fois aux dépens du renaissant Japonais Kei Nishikori, battu 6-3, 6-2 dimanche.

Nadal, premier joueur à remporter onze fois le même tournoi, ne pouvait pas espérer mieux lancer la saison sur sa surface de coeur, lui qui briguera le même record dans un mois sur la terre battue de Roland-Garros (27 mai-10 juin).

"C'est une très bonne nouvelle pour moi qui revient de blessure. C'est très bon pour ma confiance", a-t-il souligné.

Car si l'Espagnol avait fait une incursion très rassurante en Coupe Davis début avril, au pied du Rocher, il réapparaissait sur le circuit pour la première fois trois mois après son abandon en quarts de finale de l'Open d'Australie fin janvier, jambe droite blessée.

"J'ai traversé des moments difficiles ces quatre, cinq derniers mois", a rappelé Nadal, dont la fin de saison dernière avait également été pertubée par des ennuis physiques.

Une fois de plus, le Majorquin a montré, à 31 ans, sa capacité de rebond: sur le court monégasque, définitivement un de ses terrains de jeu favoris, il a retrouvé instantanément son rythme infernal, jusqu'à corriger sévèrement en quarts de finale (6-0, 6-2) l'Autrichien Dominic Thiem, pourtant le dernier à l'avoir battu sur ocre. Et s'étonner lui-même.

- Douze finales depuis 2005 -

"Franchement, je dois reconnaître que c'est difficile de mieux jouer qu'aujourd'hui", avait-il reconnu jeudi. "J'ai joué de manière très agressive, en revers, en coup droit, au service. J'ai bien défendu, bien retourné. Que dire de plus ?"

Peut-être seulement que le défi pour déboulonner le maître absolu de la terre battue s'annonce cette saison encore colossal.

Dimanche, Nishikori, fort de ses deux premiers succès sur des membres du Top 5 depuis janvier 2017 (Cilic puis A. Zverev), n'a pas démérité. Percutant en contre, très mobile d'entrée, le Japonais, ex-N.4 mondial tombé au 36e rang après une saison 2017 écourtée par un poignet droit récalcitrant, a saisi sa chance dès qu'elle se présentait. C'est même lui qui a breaké le premier, pour mener 2-1.

Mais Nadal a ensuite appuyé sur l'accélérateur. En miroir, le jeu de Nishikori s'est lui effiloché petit à petit et, comme Thiem et le Bulgare Grigor Dimitrov avant lui cette semaine, il n'a pas réussi à faire dérailler l'étouffante machine ibérique.

Après à peine plus d'1h30 de match, l'élève de Carlos Moya a soulevé le trophée pour la onzième fois en douze finales. Comme entre 2005 et 2012, et depuis 2016. Un seul homme l'a battu à ce stade de la compétition en Principauté : Novak Djokovic en 2013.

- Nishikori aux portes du Top 20 -

Avec 76 titres à son palmarès (dont 54 sur terre battue), Nadal, assuré de rester sur le trône de N.1 mondial au moins une semaine de plus, se rapproche à une longueur de John McEnroe (77). Aucun joueur n'a remporté autant de Masters 1000 que lui (31, contre 30 pour Djokovic).

Le voilà désormais à 36 sets remportés consécutivement sur terre battue. Une série commencée dans la foulée de sa dernière défaite sur sa surface chérie, la saison dernière à Rome, en quarts de finale, contre Thiem.

Bref, tous les voyants sont au vert à l'heure de s'attaquer à une nouvelle quête de "Undécima", à Barcelone la semaine prochaine.

Particularité de cette édition 2018: un invité de marque de dernière minute "en manque de match", Djokovic, toujours à la recherche de son meilleur niveau après deux ans perturbés par un coude douloureux et une profonde crise de confiance.

Nishikori (28 ans) aussi sera au rendez-vous en Catalogne, avec en tête le doux souvenir de sa semaine monégasque.

Certes, le Japonais s'est incliné pour la quatrième fois de sa carrière en finale d'un Masters 1000.

Mais il va gagner une quinzaine de places et frapper lundi aux portes du Top 20, un bond au classement réjouissant pour celui que son poignet a éloigné des courts entre août et janvier dernier et qui n'a renoué que depuis deux mois avec le circuit principal.

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Impasse chez Air France et à la SNCF, grèves et trafic perturbé lundi et mardi

dim, 04/22/2018 - 18:40

Deux conflits dans l'impasse et un nouvel épisode délicat pour les voyageurs: les cheminots de la SNCF et les personnels d'Air France sont appelés à cesser le travail lundi et mardi et les perturbations prévues sont proches des épisodes précédents.

Pas de convergence, mais une coïncidence des luttes inédite. Pour la première fois depuis le début des deux conflits, les grèves à Air France et à la SNCF tombent aux mêmes dates, deux jours de suite.

Sur les rails, le cinquième épisode de la grève en pointillés, à partir de 20H00 dimanche, s'annonce un peu moins suivi que le quatrième, avec en moyenne 2 TGV sur 5 en circulation lundi, 3 RER et Transilien sur 7, ainsi que 3 Intercités sur 10, selon les prévisions communiquées dimanche par la compagnie ferroviaire.

"Le trafic sera en amélioration", a déclaré le président de la SNCF Guillaume Pepy à la mi-journée, les chiffres annoncés étant en légère hausse par rapport aux précédentes journées de mobilisation.

Toutefois la situation restera très contrastée d'une ligne à l'autre.

Mardi et mercredi derniers, seul un TGV sur trois, un Intercités sur quatre, deux TER et Transilien sur cinq avaient été maintenus.

Le nombre de grévistes n'a cependant pas varié: "Il y a quatre cheminots sur cinq au travail" mais "ceux qui conduisent les trains sont en grève à 60%", a indiqué M. Pepy.

"C'est beaucoup moins qu'au début de la grève, où on était à 77%", a-t-il ajouté, affirmant que "la grève s'érode lentement".

Le vote de la réforme ferroviaire mardi à l'Assemblée nationale n'a toutefois pas découragé les syndicats, qui ont suspendu jeudi leurs discussions avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et demandé à négocier directement avec le Premier ministre, Edouard Philippe.

Pour faire pression sur l'exécutif, d'autres épisodes de grève sont programmés jusqu'à fin juin et le mouvement pourrait même être prolongé en juillet et août, selon Le Parisien.

Un scénario inenvisageable pour le patron de la SNCF, convaincu qu'"il n'y aura pas de grève cet été parce que les cheminots sont des gens responsables".

- "passage en force" -

Dans les airs aussi, le conflit reste suivi, même si les prévisions de trafic pour la dixième journée de grève en deux mois sont un peu meilleures que pour la précédente.

Air France prévoit en effet d'assurer 75% de ses vols lundi, contre 70% mercredi dernier.

Dans le détail, la compagnie table sur 65% de vols long-courriers maintenus, un taux identique pour les moyen-courriers au départ et vers l'aéroport Paris-Charles de Gaulle et 85% pour les court-courriers à Paris-Orly et en province

Le nombre de grévistes tenus de se déclarer avant le mouvement est en baisse d'environ trois points chez les pilotes (28,1%), ainsi que chez les hôtesses et stewards (19,6%), et de presque un point parmi les personnels au sol (13%).

L'entreprise "regrette la poursuite de ces grèves" et rappelle avoir "fait plusieurs propositions pour sortir du conflit".

Face au rejet des syndicats de son dernier projet d'accord, la direction a annoncé vendredi "le lancement d'une consultation auprès de l'ensemble des salariés" sur la base de sa dernière proposition: 2% d'augmentation immédiate des salaires et 5% supplémentaires étalés sur trois ans. Les syndicats réclament, eux, 5,1% dès cette année.

Le PDG Jean-Marc Janaillac a clairement mis sa démission dans la balance: si le résultat "est négatif, je ne vois pas comment je pourrais rester", a-t-il prévenu vendredi.

Une "tentative de passage en force (...) rappelant les pires époques du dialogue social", a réagi Grégoire Aplincourt, président du Spaf, deuxième syndicat de pilotes, dans une déclaration transmise à l'AFP.

Le patron d'Air France "essaie de dramatiser la situation (...) en se mettant en avant et en promettant le chaos", a estimé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur BFM TV. Pour lui, "ce n'est pas la bonne solution".

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Angleterre: Wenger a choisi de quitter Arsenal pour préserver l'image du club

dim, 04/22/2018 - 18:27

Arsène Wenger a expliqué dimanche qu'il avait décidé de quitter Arsenal après 22 années à la tête du club, parce qu'il n'aimait pas l'image envoyée au monde entier par des supporters divisés.

"Je n'étais pas fatigué", a assuré Wenger (68 ans) en conférence de presse, pour sa première réelle prise de parole depuis l'annonce vendredi de son départ à la fin de la saison.

"Personnellement je crois que ce club est respecté dans le monde entier, beaucoup plus qu'en Angleterre. Les supporters ne m'ont pas donné l'image d'unité que je veux dans le monde entier et c'était blessant parce que je pense que le club est respecté. Globalement, l'image que nous avons donnée n'est pas celle (...) que j'aime", a ajouté le Français, après la victoire des "Gunners" contre West Ham (4-1) en championnat.

"Le sport, c'est gagner et perdre. Vous devez accepter de perdre des matchs même lorsque je ne serai plus là. Mais c'est aussi quelque chose de plus grand que gagner et perdre. Pour moi, cela a toujours été une inquiétude la façon dont notre club est perçu dans le monde entier pour les enfants qui jouent en Afrique, en Chine, en Amérique", a-t-il ajouté.

"Je n'ai pas de ressentiment et je ne veux pas faire les gros titres. Je n'ai pas de ressentiment à l'égard des supporters, mais j'ai l'impression que ma personnalité ne correspond pas à ce dont le club a besoin. Pour moi, c'est plus important que moi. Cela n'a rien à voir avec les fans, les fans n'étaient pas contents et je peux comprendre ça. C'est mon travail et je dois vivre avec ça", a-t-il déclaré.

Les fans d'Arsenal n'ont pas caché leur frustration lors des deux derniers saisons devant l'incapacité de Wenger à assembler une équipe capable de lutter pour le titre en Angleterre ou sur la scène continentale

Les affiches réclamant son départ sont devenues monnaie courante dans un Emirates Stadium, qui ne fait plus le plein en cette fin de saison.

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Coupe d'Europe: le Racing 92 en finale après sa victoire contre le Munster 27-22

dim, 04/22/2018 - 18:23

Le Racing 92 s'est qualifié pour sa deuxième finale de Coupe d'Europe en trois ans en battant dimanche les Irlandais du Munster (27-22) en demi-finale à Bordeaux.

En finale, le 12 mai à Bilbao, les Franciliens tenteront de remporter leur premier titre européen face aux Irlandais du Leinster.

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Fed Cup : les Françaises battues dans sa demi-finale face aux États-Unis

dim, 04/22/2018 - 18:22
L'équipe de France féminine a fini par rendre les armes devant les États-Unis en demi-finale de Fed Cup dimanche à Aix-en-Provence.
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Nicaragua: les violentes manifestations continuent, plus de 20 morts selon une ONG

dim, 04/22/2018 - 18:15

Les violentes manifestations contre une réforme des retraites ont fait selon une ONG plus de vingt morts au Nicaragua, où affrontements et pillages se poursuivaient dimanche pour la cinquième journée consécutive.

Ces troubles, les plus graves depuis l'arrivée au pouvoir du président Daniel Ortega il y a onze ans, ont commencé mercredi dans un grand nombre de villes du pays. Les manifestants s'opposent à une réforme visant à augmenter les contributions des employeurs comme des salariés et à baisser de 5% le montant des retraites afin de réduire le déficit de la Sécurité sociale (76 millions de dollars), sur recommandation du Fonds monétaire international.

"Nous estimons que le nombre de morts dépasse vingt, mais nous sommes en train de vérifier car il y a beaucoup de désinformation. La situation est vraiment grave et cela réduit nos possibilités de confirmer", a déclaré à l'AFP la présidente du Centre nicaraguayen des droits de l'homme (Cenidh), Vilma Nuñez.

Sollicités par l'AFP pour confirmer ce chiffre, ni le gouvernement, ni la police n'ont répondu. Le dernier bilan officiel dénombrait dix morts vendredi, tandis que le quotidien La Prensa a fait état de plus de 30 morts, mais sans citer de source.

De nouveaux affrontements entre jeunes manifestants et policiers anti-émeutes ont éclaté à Managua après un discours télévisé du président Ortega samedi soir. Les protestataires ont dressé des barricades dans les rues et lancé des pierres sur les policiers qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

Au cours de cette allocution, le président a lancé un appel au dialogue. Mais il a aussi affirmé que les manifestations étaient soutenues par des groupes politiques hostiles à son gouvernement et financés par des organisation extrémistes américaines, sans toutefois les identifier.

Leur but est de "semer la terreur, semer l'insécurité", "détruire l'image du Nicaragua" après "onze ans de paix" afin de "prendre le pouvoir", a-t-il martelé.

- Centres commerciaux pillés -

Les rues de Managua étaient jonchées de débris dimanche matin, selon des journalistes de l'AFP sur place qui ont aussi assisté à des scènes de pillage. Les habitants se pressaient vers les magasins et supermarchés pour constituer des stocks de provisions.

Dans les villes de Leon et Masaya, près de Managua, des bâtiments publics ont été mis à sac, des véhicules incendiés et des centres commerciaux pillés, selon le gouvernement. Des soldats armés de fusils ont été déployés devant les bâtiments administratifs.

Un caméraman nicaraguayen, Miguel Ángel Gahona, a été tué par balles samedi dans la ville de Bluefields (est) alors qu'il tournait des images d'affrontements entre manifestants et policiers, selon des sources syndicales.

Selon un communiqué officiel, un policier de 33 ans a été également été tué par un coup de feu samedi dans le secteur de l'Université Polytechnique (UPOLI) à Managua.

A Rome, le pape François a appelé les Nicaraguayens à "cesser toute violence", à "éviter que le sang coule de façon inutile" et à résoudre le conflit "pacifiquement et avec le sens des responsabilités".

Les opposants à la réforme des retraites ont annoncé dimanche une nouvelle marche en direction de l'UPOLI, point névralgique de la contestation, où des centaines d'étudiants se sont retranchés.

Il s'agit des manifestations les plus violentes au Nicaragua depuis l'arrivée au pouvoir de Daniel Ortega.

"On n'avait pas vu cela depuis des années au Nicaragua", a commenté à l'AFP l''ancien ambassadeur nicaraguayen aux Etats-Unis Carlos Tünnerman.

Le fait que les protestations aient lieu "dans presque toutes les villes du pays, dans toutes les universités et qu'elles aient été réprimées dans la violence par le gouvernement signifie qu'il existe un malaise dans la population pas seulement à cause des réformes, mais à cause de la façon dont le pays a été gouverné", a-t-il expliqué.

Selon les analystes, la population du Nicaragua est exaspérée par les hausses permanentes des tarifs de l'électricité et du carburant, les suppressions de postes dans le secteur public et la réduction des aides sociales liées à la diminution de l'aide apportée depuis des années par le Venezuela, lui aussi plongé dans une grave crise économique et politique.

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