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Mis à jour : il y a 51 min 24 sec

Fessenheim: le gouvernement lance le pilotage de la fermeture de la doyenne des centrales françaises

ven, 01/19/2018 - 17:00

La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, doyenne du parc français, est devenue réalité vendredi avec la mise en place d'un comité de pilotage pour la reconversion du site par le secrétaire d'Etat Sébastien Lecornu, venu en démineur sur un dossier sensible qui met en péril 2.000 emplois et prive les collectivités de 14 millions d'euros de recettes fiscales.

"La centrale fermera, j'assume cette décision, (...) Je ne viens pas avec un chèque, mais je ne viens pas les mains vides. Il s'agit de construire un projet pour le territoire qui soit exemplaire", a déclaré M. Lecornu, secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire, lors de l'inauguration du comité en préfecture de Colmar.

Après avoir abandonné le conflictuel projet d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes, l'Etat s'est emparé depuis jeudi de l'épineux dossier de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, planifiée entre fin 2018 et début 2019, au moment de la mise en place de l'EPR de Flamanville (Manche).

Ce sera une première pour le parc électronucléaire français qui compte 58 réacteurs en fonctionnement, dont 2 à Fessenheim. EDF évalue à 79 milliards d'euros le coût du démantèlement de tous les réacteurs en France

Sébastien Lecornu savait que l'accueil serait froid. Chahuté par une trentaine de manifestants à son arrivée jeudi à Colmar pour une réunion avec les syndicats, il a dit comprendre le désarroi et la colère. Le site emploie directement 850 salariés d'EDF et 330 salariés permanents d'entreprises prestataires, sans compter les 2.000 emplois indirects et induits.

Lors d'une réunion vendredi avec des élus locaux, les services de l?État, des représentants d'EDF, des associations et des acteurs économiques français et allemands, il a esquissé "des pistes opérationnelles" pour assurer une reconversion du site "vers des activités durables et prometteuses".

"La réponse sera franco-allemande"

Des pistes variées seront soumises "dans les prochains jours" aux ministres du gouvernement et un délégué interministériel sera nommé "sous quinzaine" pour suivre le dossier, a-t-il annoncé.

L'une des priorité de l'Etat sera les 330 emplois liés à la sous-traitance. "Sur cette question, la réponse sera franco-allemande", a-t-il expliqué. Une cellule spécifique traitera avec les salariés, "au cas par cas", en collaboration avec l'Allemagne "qui a besoin de ce genre de profil", a-t-il précisé.

Le rapprochement avec l'Allemagne se fera également au niveau fiscal grâce à "une harmonisation des conditions fiscales" entre le territoire autour de Fessenheim et la zone limitrophe du Bade-Würtemberg.

L'Etat s'est engagé à "neutraliser les pertes fiscales" des collectivités locales concernées et veut lancer un appel à projets dans les domaines des énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien...) pour "ouvrir une nouvelle page de l'histoire industrielle de l'Alsace", a expliqué Sebastien Lecornu.

"On s'est fait une raison"

Les discussions ont "ouvert des perspectives" pour une partie du Haut-Rhin et de l'Alsace, a estimé le président de la région Grand Est, Jean Rottner. "On s'est fait une raison, il faut maintenant travailler à apporter une nouvelle ambition pour le territoire", a-t-il ajouté.

Les représentants syndicaux ont pour leur part jugé "constructive" leur première rencontre avec M. Lecornu.

"On ne peut qu'être content d'avoir ce dialogue, quand les gouvernements précédents n'ont strictement rien fait", a ainsi souligné Alain Basserer, délégué syndical FO du site nucléaire.

Sébastien Lecornu ne s'est pas rendu sur le site vendredi où l'attendaient une centaine de manifestants. Mais il reviendra à Colmar pour la réunion du comité de pilotage les 12 et 13 avril. Le calendrier de la fermeture de la centrale et de son démantèlement seront discutés à cette occasion.

Située tout près de la frontière avec la Suisse et avec l'Allemagne, la centrale de Fessenheim a été mise en service en 1977. Elle comporte deux réacteurs à eau pressurisée d'une puissance de près de 900 mégawatts (MW) chacun qui produisent l'équivalent de 65% de l'électricité consommée en Alsace.

Depuis de nombreuses années, les écologistes français, allemands et suisses dénoncent sa vétusté. L'installation est construite sur une zone sismique et en contrebas du Rhin.

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Wall Street en ordre dispersé, partagée entre résultats et "shutdown"

ven, 01/19/2018 - 16:54

Wall Street évoluait en ordre dispersé vendredi après une ouverture en hausse, craignant les risques de paralysie des administrations fédérales tout en misant sur une saison des résultats solide: le Dow Jones reculait de 0,02% et le Nasdaq gagnait 0,22%.

Vers 15H05 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average baissait de 5,25 points à 26.012,56 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 16,01 points, à 7.312,06 points.

L'indice élargi S&P 500 progressait de 0,22% ou 6,09 points à 2.804,12 points.

La Bourse de New York avait terminé en baisse jeudi, le secteur de l'énergie et Boeing pesant sur la tendance: le Dow Jones avait reculé de 0,37% et le Nasdaq de 0,03%.

Les indices étaient affectés par les risques de paralysie des administrations fédérales, le "shutdown", avant un vote incertain au Sénat.

La Chambre a voté jeudi soir une extension de quatre semaines du budget, jusqu'au 16 février. Le Sénat doit se prononcer d'ici à la date butoir, c'est-à-dire vendredi à minuit.

"Les investisseurs gardent un oeil sur le Capitole", siège du Congrès américain, ont réagi les analystes de Wells Fargo.

Wall Street continuait dans le même temps à miser sur une saison de résultats solide bien que les comptes d'IBM (-3,37%) et d'American Express, diffusés jeudi soir, aient déçu.

La séance de vendredi sera marquée par le retour sur le New York Stock Exchange de la société américaine spécialisée dans la sécurité de la maison ADT, cotée en Bourse avant son rachat par le fonds Apollo en 2016.

Le marché obligataire baissait: le rendement des bons du Trésor à 10 ans se tendait de nouveau à 2,640%, contre 2,626% jeudi soir, et celui des bons à 30 ans progressait à 2,917%, contre 2,903% la veille.

Le taux à 10 ans atteignait ainsi un nouveau plus haut depuis avril 2014 tandis que le taux à 30 ans montait à un plus haut depuis la fin octobre.

Le taux à deux ans a quant à lui touché jeudi un niveau de rendement pas vu en séance depuis 2008, à 2,0557%.

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Les balbutiements de la chaîne russe RT en France

ven, 01/19/2018 - 16:48

Un mois après son lancement très critiqué en France, la chaîne russe RT peaufine encore sa ligne éditoriale "alternative" et propose pour l'instant une grille de programmation encore peu fournie.

Avec un JT de 30 minutes toutes les heures, l'antenne reste assez pauvre en images fraîches et en directs vidéo, comparée à sa grande soeur anglophone ou à d'autres chaînes d'information.

Si ses reporters étaient présents sur les grands évènements politiques du mois, le spectateur voit surtout se succéder sur le plateau vert de RT des experts venus commenter l'actualité et des interviews par téléphone, menées par les jeunes journalistes recrutés par la chaîne.

La ligne de RT? Telle qu'on l'entrevoit depuis un mois, la chaîne privilégie l'actualité internationale (Syrie, Russie) et, en France, les polémiques politiques et de société. Aux JT succèdent des rediffusions de reportages réalisés par le réseau international de RT, comme ces derniers jours un sujet sur le "Bruce Lee afghan" qui tourne en boucle.

Depuis son lancement en France le 18 décembre, l'évènement phare de la chaîne a été la conférence de presse d'Emmanuel Macron du 3 janvier, où il a annoncé une loi contre les "fake news" en période électorale, souligne Xenia Fedorova, la jeune directrice de RT France, dans une interview à l'AFP. "Les vraies cibles (de cette loi) sont les médias en général", condamne-t-elle.

La chaîne s'est plainte de s'être vue refuser une accréditation par l'Elysée, à deux reprises. "L'Elysée est devenue la forteresse impénétrable pour nous, journalistes de RT France", a regretté la journaliste de RT Mona Hammoud, sur sa chaîne.

Contactée par l'AFP, l'Elysée ne s'est pas exprimée. Mais le président Emmanuel Macron avait accusé en mai RT et le site public russe Sputnik de s'être comportés en "organes d'influence (...) et de propagande mensongère" pendant la campagne présidentielle.

- 'Pas de dérapage' -

RT, télévision publique d'information russe, a pour mission officielle d'apporter un "point de vue alternatif" et un "aperçu de la position russe" aux téléspectateurs étrangers, et dispose déjà de chaînes diffusant en anglais, espagnol et arabe. Elle vient compléter l'offre d'information internationale en français aux côtés de médias comme France 24 ou la chaîne israélienne i24News.

La chaîne n'est disponible pour l'instant que sur internet, sur le canal 359 du bouquet Free et par satellite, mais souhaite étendre sa diffusion. Ses négociations avec Orange et Bouygues Telecom pour diffuser sur leurs box ont pris du retard, selon la chaîne. "Si ça ne se se fait pas, ce sera sûrement pour des raisons politiques", accuse Xenia Fedorova.

Comme les autres chaînes diffusant des informations, RT est placée sous la surveillance d'un comité d'éthique, qui doit encore être validé par le CSA avant de se réunir prochainement. Ce comité est chargé d'informer le CSA d'éventuels problèmes et de publier un rapport annuel.

Après plusieurs défections, il est finalement composé de Thierry Mariani, ex-ministre LR et co-président de l'association Dialogue Franco-Russe, de la diplomate Anne Gazeau-Secret, du directeur du défunt magazine Afrique-Asie Majed Nehmé et du grand reporter Jacques-Marie Bourget, qui collaborait à ce magazine.

Le cinquième membre de ce comité, l'ex-président de Radio France Jean-Luc Hees, a déclaré à l'AFP s'être "engagé sur le fait qu'il n'y ait pas de dérapage" et remarque que, "s'il y a un problème déontologique, ça coutera cher à la chaîne".

"La démocratie n'est pas en danger parce que cette chaîne fonctionne avec sa vision tranchée", souligne Jean-Luc Hees.

Après un mois de diffusion, les audiences de RT France n'ont pas été divulguées, mais le site du média "continue de grossir", assure Xenia Fedorova. RT, ajoute-t-elle, fait déjà de la publicité sur les réseaux sociaux et pourrait communiquer plus largement par la suite, ainsi qu'embaucher de nouveaux journalistes.

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Trump affiche son soutien aux militants anti-avortement

ven, 01/19/2018 - 16:40

Des milliers de militants contre le droit à l'avortement ont rendez-vous vendredi à Washington pour un rassemblement annuel baptisé "Marche pour la vie", au cours duquel Donald Trump interviendra par lien vidéo, une grande première.

Quelques centaines de mètres seulement sépareront M. Trump, qui s'exprimera à 17H15 GMT depuis la roseraie de la Maison Blanche, et les manifestants réunis sur l'esplanade du National Mall. Mais la parole présidentielle se fera entendre par écran géant interposé à destination de cet électorat conservateur crucial.

Trump est "le président le plus pro-life de l'histoire américaine", a assuré jeudi le vice-président Mike Pence, en utilisant l'expression revendiquée par les opposants au droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

M. Pence était devenu l'an dernier le premier vice-président américain à assister à la "March for Life", un grand défilé annuel des militants "pro-life", composés pour beaucoup de chrétiens traditionalistes.

Donald Trump, plusieurs fois divorcé et qui par le passé s'est dit en faveur du droit à l'avortement, n'est pas un leader évident pour les opposants à l'IVG. Mais ceux-ci sont bien conscients d'avoir marqué des points grâce à lui ces douze derniers mois.

Le discours vidéodiffusé de M. Trump sera le premier d'un président en exercice. De précédents présidents républicains, comme Ronald Reagan et George W. Bush, se sont adressés aux marcheurs par téléphone.

La "Marche pour la vie" marque un anniversaire considéré comme funeste par ses participants: "Roe v. Wade", l'arrêt emblématique de la Cour suprême qui a légalisé l'avortement le 22 janvier 1973 dans tous les Etats-Unis.

- Plus de 40 ans de lutte -

Chaque année depuis 1974, les militants anti-avortement marchent donc aux alentours de cette date du National Mall jusqu'à la Cour suprême, dont ils espèrent un revirement historique sur "Roe v. Wade".

Ils savent que si Donald Trump se retrouvait en position de nommer à la haute cour un deuxième juge conservateur au cours de son mandat, ce rêve pourrait devenir réalité.

En attendant, avec une Maison Blanche, des dizaines d'Etats et un Congrès contrôlés par les opposants à l'avortement, leur cause progresse à coups de petites victoires.

Le gouvernement américain a ainsi annoncé jeudi créer une nouvelle division ministérielle consacrée aux libertés de conscience et religieuse, qui soutiendra les médecins, infirmières et autres personnels médicaux refusant d'accomplir certains soins qu'ils estiment contraires à leurs convictions.

Cette division offrira notamment un appui aux professionnels de santé qui ne veulent pas être associés aux avortements ni s'occuper de personnes transgenres.

Cette initiative inquiète des associations, qui redoutent une discrimination dans l'accès aux traitements médicaux dont pourraient souffrir certaines catégories de la population.

"Personne ne devrait se voir refuser des soins, y compris un avortement sûr et légal", a réagi l'organisation de planning familial Planned Parenthood.

"Le gouvernement met les bouchées doubles pour légaliser la discrimination à l'encontre des femmes et des LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans), au nom de la religion", a pour sa part dénoncé Louise Melling, une responsable juridique de l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU).

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États-Unis : Trump met la pression sur les démocrates pour éviter un "shutdown"

ven, 01/19/2018 - 16:35
Dans un tweet matinal, le président américain a exhorté les sénateurs démocrates à adopter la loi de financement du gouvernement afin d'éviter la paralysie des administrations fédérales, dit "shutdown".
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Blocage au Congrès, les Etats-Unis au bord du "shutdown"

ven, 01/19/2018 - 16:35

Les Etats-Unis se rapprochaient vendredi d'un "shutdown", une fermeture partielle des administrations fédérales lourde de conséquences, la majorité républicaine, l'opposition démocrate et la Maison Blanche peinant à trouver un accord sur le financement de l'Etat.

A la veille du premier anniversaire de l'arrivée de Donald Trump au pouvoir, l'issue de ce psychodrame récurrent de la politique américaine était désormais entre les mains du Sénat.

Il lui appartient en effet d'adopter d'ici minuit une extension de quatre semaines du budget, jusqu'au 16 février. Un minimum de 60 voix (sur un total de 100) étant nécessaire, les républicains --qui ont 51 sénateurs-- ne peuvent se passer des démocrates.

A défaut, le pays vivra son premier "shutdown" depuis octobre 2013, synonyme de chômage technique pour des centaines de milliers de fonctionnaires.

Mick Mulvaney, directeur du Budget, a estimé vendredi matin à "50/50" la probabilité d'un tel scénario.

M. Trump avait initialement prévu de passer son week end en Floride mais la Maison Blanche a précisé vendredi matin qu'il ne quitterait pas Washington tant qu'un accord n'a pas été trouvé au Congrès.

"Maintenant, on a besoin des démocrates pour que (la loi de financement) soit approuvée au Sénat, mais ils veulent l'immigration clandestine et des frontières faibles", a tweeté Donald Trump, qui dresse depuis plusieurs jours le portrait d'un parti engagé dans une obstruction systématique et stérile.

Car, au-delà des négociations sur le fond, se joue un autre jeu, à l'approche des élections de mi-mandat en novembre: qui sera tenu pour responsable de cette paralysie qui a une dimension ubuesque dans la première puissance mondiale?

Les démocrates tablent sur le fait que les républicains qui ont tous les leviers du pouvoir --Maison Blanche, Chambre des représentants, Sénat-- paieront le prix fort.

Le président républicain de la Chambre Paul Ryan a fustigé les sénateurs démocrates qui "prennent en otage" le financement du gouvernement. "Le peuple américain, en particulier les hommes et femmes en uniforme, méritent mieux qu'une fermeture du gouvernement", a-t-il tweeté.

- Trump à Mar-a-Lago? -

L'équation est rendue encore plus difficile par les signaux confus --et parfois contradictoires-- envoyés par le président lui-même.

"Nous n'avons pas de partenaire fiable à la Maison Blanche avec qui négocier", se désolait le sénateur républicain Lindsey Graham.

M. Trump avait initialement prévu de quitter la Maison Blanche en fin d?après-midi pour rejoindre son luxueux golf de Mar-a-Lago, en Floride, où est prévue samedi une soirée de gala pour lever des fonds. Mais le programme du week end présidentiel est désormais suspendu aux tractations en cours au Capitole à Washington.

Au-delà d'une mesure provisoire, la majorité républicaine souhaite voir adopter un budget 2018 qui dope les dépenses militaires, une promesse de campagne de M. Trump qui estime les forces armées sous-équipées après plus de seize ans de guerre ininterrompue.

En échange de ses voix, la minorité démocrate veut, outre le financement à long terme du programme d'assurance maladie pour les enfants pauvres (Chip), régler le sort de 690.000 "Dreamers". Ces jeunes, arrivés clandestinement aux Etats-Unis quand ils étaient enfants, sont à la merci d'une expulsion après l'abrogation du programme Daca datant de l'administration Obama qui leur offrait un statut de résident temporaire.

Les républicains sont globalement d'accord pour régulariser les "Dreamers". Mais Donald Trump exige aussi le financement du mur promis à la frontière avec le Mexique ainsi que d'autres mesures anti-immigration, dont la fin de ce qu'il appelle "l'immigration en chaîne" (le regroupement familial) et la suppression de la loterie annuelle de cartes vertes.

"Pas de mur, pas d'accord", a encore clamé le président jeudi sur Twitter.

Malgré une majorité à la Chambre des représentants et au Sénat, le milliardaire a du mal à faire financer son projet qui, selon un autre tweet consacré au sujet jeudi matin, "doit permettre de stopper le flux massif de drogue venu du Mexique, désormais classé comme le pays le plus dangereux du monde".

Mais les démocrates refusent de financer ce mur, symbole selon eux d'une politique xénophobe.

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Rousseff à l'AFP: le Brésil ingouvernable si Lula est disqualifié

ven, 01/19/2018 - 16:33

Le Brésil sera ingouvernable si Lula est empêché de se représenter à la présidentielle d'octobre, a estimé vendredi l'ex-présidente Dilma Rousseff, qui lui avait succédé avant d'être brutalement destituée, dans une interview à l'AFP.

Mme Rousseff, du Parti des Travailleurs comme Lula, s'exprimait avant le procès en appel mercredi à Porto Alegre (sud) de Luiz Inácio Lula da Silva, icône de la gauche brésilienne, après sa condamnation à neuf ans et demi de prison pour corruption.

Cette journée s'annonce décisive pour l'avenir de Lula et pour le Brésil: la décision des trois juges d'appel pourra autoriser un retour au pouvoir de l'ex-président ou à l'inverse mettre à mal son ambition de se représenter.

Lula a été accusé d'avoir reçu un triplex en échange de son intercession dans l'attribution de marchés publics de Petrobras lors de sa présidence (2003-2010).

"Le gouvernement qui gagnera l'élection de 2018 sans que le processus électoral soit transparent et correct et avec des manoeuvres pour invalider des candidats comme Lula, ne réussira pas à gouverner le pays", a dit Mme Rousseff lors de cet entretien téléphonique depuis Porto Alegre, où elle réside.

Depuis sa condamnation en juillet, Lula n'a cessé de clamer son innocence et s'est dit victime d'un "pacte diabolique" destiné à l'empêcher de se représenter à la présidentielle.

Ils prétendent "détruire le PT qui est le plus grand parti d'opposition. Détruire le plus grand leader du PT qui est le président Lula, détruire le parti des travailleurs", a poursuivi Mme Rousseff.

"C'est une erreur car tous les sondages récents montrent des intentions de vote de plus en plus nombreuses pour le président Lula et un soutien croissant au PT", a dit l'ex-dauphine de Lula, destituée en 2016 pour maquillage des comptes publics et qui s'est dite victime d'un "coup d'Etat".

Le dernier sondage Datafolha donne à Lula 34% des intentions de vote, loin devant le député d'ultra-droite Jair Bolsonaro, à 17%.

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Grande-Bretagne: des "outsiders" s'imposent dans le monde de l'art

ven, 01/19/2018 - 16:20

De la prison ou l'hôpital psychiatrique à Sotheby's: une association aide des artistes en marge à se faire un nom, et entend bien bousculer ainsi le monde de l'art.

Créée à la galerie Pallant House dans le sud de l'Angleterre, il y a un peu plus de dix ans, "Outside in" est devenue une association indépendante qui soutient actuellement plus de 2.600 artistes. En janvier, une trentaine d'entre eux ont été exposés dans la prestigieuse salle de ventes Sotheby's, à Londres.

"Outside in aide des artistes qui rencontrent des obstacles pour accéder au monde de l'art. Cela peut être un trouble mental, un handicap, un problème de santé, la pauvreté...", a expliqué à l'AFP le directeur de l'association, Marc Steene.

"Dans cette exposition, vous verrez des artistes dont le travail vient du coeur, est purement intuitif, ou avec lequel ils essaient de résoudre des problèmes personnels", a-t-il décrit à l'AFP dans les locaux de Sotheby's. "Le lien entre ces artistes et leurs oeuvres est très puissant".

Parmi ces oeuvres, une femme nue, accroupie, jette un regard perçant derrière son smartphone. Ce dessin en noir et blanc est celui de Dannielle Hodson, 37 ans. "Je fais beaucoup de portraits, je travaille avec spontanéité et automatisme", explique doucement cette Anglaise, installée à Londres depuis vingt ans. Son travail "parle toujours de liberté, ça vient aussi peut-être de mon histoire" ajoute-t-elle.

Elle a entendu parler de l'association en 2008 alors qu'elle "griffonnait" entre les quatre murs d'une cellule de prison. "Quand vous êtes en prison, ou dans une institution, vous n'êtes pas connecté au monde extérieur", raconte-t-elle. "Sans formation et expérience, c'est difficile de trouver un endroit pour ses oeuvres".

Dannielle Hodson a remporté un concours organisé par Outside in. A sa sortie de prison, elle exposait pour la première fois. "Je faisais quelque chose que j'aimais et j'étais payée pour cela", se rappelle avec bonheur la trentenaire, qui se consacre désormais entièrement à son art.

- Art brut -

Outside in se targue d'avoir aidé des artistes à percer, comme Albert, exposé pour la première fois en 2009 et dont le travail "figure maintenant dans des collections très importantes comme la collection ABCD / Bruno Decharme à Paris", qui rassemble des pièces d'art brut, souligne Marc Steene.

C'est le cas aussi de Manuel Bonifacio, 70 ans, qui fréquente un centre de jour pour adultes souffrant de troubles de l'apprentissage, où il crée de manière prolifique dessins, peintures et céramiques.

"Parce que nous avons amené son travail dans des lieux très importants, ses oeuvres sont maintenant dans la Collection de l'Art Brut, à Lausanne (Suisse)", se félicite Marc Steene.

Outside in aide les artistes à exposer leurs oeuvres, à monter un site internet, et les soutient dans leurs démarches. "Il y a tellement de risques d'exploitation, ils risquent de ne pas réaliser quelle valeur leur art peut avoir", souligne M. Steene, lui-même artiste.

Avec Outside in, "ce que nous essayons de faire c'est de bousculer la culture, d'élargir son horizon", affirme le directeur.

Carlo Keshishian, qui exposait à Sotheby's une peinture intitulée "Un millier de mots", faite de centaines de lettres enchevêtrées, raconte que l'association l'a "aidé à gagner confiance en lui" et lui a ouvert de nombreuses "opportunités". "Je me suis retrouvé à parler devant des centaines de personnes, j'ai rencontré de nombreux artistes, conduit des ateliers d'art (...) entre autres choses que, sans leur soutien, j'aurais eu du mal à accomplir".

Parmi les artistes soutenus, beaucoup de styles différents, mais une chose que Dannielle Hodson "retrouve chez tous: la volonté de faire de l'art malgré les circonstances."

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Négociations sur les prix alimentaires: Travert appelle au respect de sa charte

ven, 01/19/2018 - 16:19

A mi-parcours de négociations commerciales annuelles "difficiles" entre l'agroalimentaire et la distribution, le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a appelé vendredi au respect de la charte signée le 14 novembre pour rééquilibrer les prix en faveur des producteurs.

"Le dialogue a été franc et je pense sincère", a dit le ministre à la presse au sortir d'une réunion du Comité de suivi réunissant les frères ennemis de la grande distribution, des industries agroalimentaires et des producteurs agricoles, ainsi que Delphine Geny-Stephann, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances.

"A ce jour, les informations remontées du terrain font état de demandes de déflation très fortes, et de négociations difficiles" a dit le ministre. "Ce n'est pas acceptable" a-t-il ajouté, "la charte signée doit être respectée par chacun."

En attendant la mise en place d'une future loi qui sera présentée le 31 janvier en conseil des ministres, il a menacé les uns et les autres d'un accroissement des contrôles de la DGCCRF pour les obliger à obtempérer.

Il souhaite notamment parvenir à mettre en place des "indicateurs" de coûts de revient, filière par filière, pour que les négociations annuelles sur les prix auxquels la distribution achète aux industries reposent sur des "données objectives".

"Il est normal que ces chiffres ne soient pas annoncés dans cette salle, car ils sont tous concurrents entre eux, mais en travaillant par filière, on doit pouvoir y arriver", a dit le ministre à l'AFP en marge de sa conférence de presse.

Mme Geny-Stephann a souligné que 230 sanctions administratives avaient été prononcées à l'encontre de la distribution l'an passé, portant sur un total de 15 millions d'euros.

"L'application de la charte de novembre est inégale, il y a des marges de progrès pour conduire les négociations et les mener à leur terme d'ici fin février", a-t-elle ajouté.

Les négociations commerciales entre les producteurs et la distribution, ouvertes le 1er décembre, doivent se terminer fin février.

Le ministre a prévu une nouvelle réunion du comité de suivi "avant le salon de l'agriculture", qui ouvre le 24 février.

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"Sugarland": le film qui dénonce l'excès de sucre dans nos assiettes

ven, 01/19/2018 - 16:18

Le film australien "Sugarland", mercredi en salles, dénonce avec humour et effets spéciaux l'excès de sucre dans nos assiettes, plus grave encore aux antipodes qu'en France.

Ce documentaire s'est fortement inspiré de "Super Size Me" (2004), où l'Américain Morgan Spurlock se gavait de McDonald's pendant un mois, pour finir gros et malade.

Ici, le réalisateur de "That Sugar Film" (le titre original), Damon Gameau, passe brutalement d'une alimentation sans sucre ajouté à la consommation d'un Australien moyen: 160 grammes de sucre par jour.

Les résultats seront catastrophiques. Prise de poids, détérioration rapide du foie, fatigue, troubles de l'humeur... Pour ce pro de l'humour, garder le sourire devient un défi.

"Je suis loin d'être aussi efficace qu'avant. J'ai moins de patience. Je suis épuisé. Et je crois que les gens vivent ainsi", confie-t-il à la caméra vers la fin des deux mois que dure l'expérience.

Il trouve étonnamment "facile" de se procurer cette dose quotidienne, l'équivalent de 27 morceaux de sucre.

Kyan Khojandi, comédien révélé par la série "Bref" qui réalise le doublage, l'a ressenti aussi. Il s'est essayé pendant trois semaines à manger sans aucun sucre ajouté.

"C'est compliqué dans un supermarché. Je regardais les étiquettes et je disais: ça, non, ça, non plus... Même dans du jambon en tranches, du sucre. On a envie de demander: qu'est-ce que tu fais là toi?", raconte-t-il à l'AFP.

- Dents rongées -

"Le film est déculpabilisant. Maigrir, ce n'est pas forcément une question de volonté quand ça vous dépasse complément, quand on est 'addict' au sucre. Là on est dans une dépendance qu'il faut soigner", estime l'acteur.

Ces 160 grammes par jour en Australie pèsent beaucoup plus que les environ 100 grammes qu'ingèrent les Français.

Certains abus filmés dans "Sugarland" peuvent paraître exotiques, comme ce smoothie bourré de 134 grammes de sucre que boit Gameau aux États-Unis, ou cet adolescent du Kentucky qui à force d'ingurgiter des sodas depuis ses trois ans a vu ses dents rongées.

En France, tout arrive peut-être avec un peu de retard, comme ce film qui date de 2014, mais le pays n'est pas protégé contre les mauvaises habitudes, et pas vraiment un bon élève au niveau mondial.

"Du sucre, il y en a dans tous nos produits industriels. Et les gens, même quand ils veulent faire attention, sont leurrés par toutes les techniques qui poussent à en consommer", souligne Léa Mesnay, diététicienne à Marly-le-Roi (Yvelines).

"Les étiquettes sont difficiles à lire. Dans le poids de sucre, quel est le sucre naturel de l'aliment, et quel est le sucre ajouté? Personne n'a les moyens de savoir. Même pour moi dont c'est le métier, c'est extrêmement compliqué dans un supermarché de trouver un yaourt sain", ajoute-t-elle.

- Dépendants qui s'ignorent -

En consultation, la diététicienne voit des dépendants au sucre qui le savent, déterminés à changer leurs habitudes, ou qui s'ignorent, contraints à une douloureuse prise de conscience.

"Le sucre appelle le sucre. Et ce genre de film est bon pour nous informer sur ce mécanisme", d'après Léa Mesnay.

Mais bonne nouvelle, d'après un chercheur franco-américano-suisse interrogé dans le film, Jean-Marc Schwarz (université de Touro en Californie): "les effets négatifs du sucre peuvent être rapidement inversés".

Il l'a démontré dans une étude, publiée en 2017, sur des enfants sevrés de boissons sucrées pour recevoir des sucres plus complexes, moins chargés en fructose.

"On a vu une amélioration phénoménale pour leur santé" avec "une réduction de la graisse hépatique. Et ce qui était très impressionnant, c'est que cette quarantaine d'enfants, afro-américains et latinos, ont tous bénéficié de cet effet", a-t-il dit à l'AFP.

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Biathlon: Fourcade encore battu au sprint par Boe

ven, 01/19/2018 - 16:15

Comme lors de la mass start de dimanche à Ruhpolding, Martin Fourcade, 2e, a de nouveau subi la loi de son grand rival norvégien Johannes Boe vendredi sur le sprint d'Anterselva comptant pour la Coupe du monde de biathlon.

Le 10/10 au tir du Français n'a pas suffi pour mater le cadet des frères Boe (24 ans) qui s'est imposé, malgré une faute à la carabine, pour la 2e fois d'affilée avec 12,8 secondes d'avance sur Fourcade et 42,2 secondes sur l'Allemand Arnd Peiffer. Le Norvégien remporte ainsi sa 7e course de la saison, la 20e de sa carrière, et met une bonne pression sur Fourcade, toujours en tête du classement général de la Coupe du monde.

Le sextuple tenant du Gros Globe de cristal continue toutefois d'afficher une régularité de métronome avec un 13e podium en 13 sorties cet hiver alors qu'il ne reste plus que deux épreuves (la poursuite samedi, la mass start dimanche) avant les jeux Olympiques d'hiver (9-25 février à Pyoengchang), son principal objectif cette saison. Avec 12 succès à eux deux (7 pour Boe, 5 pour Fourcade), le Norvégien et le Français évoluent en tout cas dans une tout autre dimension par rapport au reste du circuit, à 3 étapes de la fin de l'exercice 2017-2018.

"C'est une course qui ne me réussit jamais donc je suis très content, a déclaré Fourcade sur la Chaîne L'Equipe. J'ai essayé une nouvelle préparation cette semaine pour contrer ce retour en altitude (plus de 1600 m, ndlr) qui m'est souvent fatal. Le corps a du mal à réagir et à répondre. Johannes fait encore une grosse course mais je suis très satisfait de ma course compte tenu de mon passif à Anterselva. On a sensiblement le même niveau. Ce sera serré et je suis persuadé que ça (la victoire au classement général, ndlr) ne se jouera pas au nombre de victoires. Il y a quand même des chances qu'il y en ait un qui passe à la trappe sur une compétition."

La surprise côté tricolore est venue du jeune Emilien Jacquelin (22 ans), qui a manqué de très peu son premier podium en Coupe du monde et termine 5e avec un sans-faute au tir. Simon Desthieux, pourtant auteur de 3 erreurs à la carabine, s'est lui aussi fait remarquer (11e).

kn/dhe

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Réforme de l'apprentissage: le gouvernement va passer "à la deuxième phase"

ven, 01/19/2018 - 16:09

Le ministère du Travail va passer "à la deuxième phase" de la concertation pour réformer l'apprentissage, en recevant en bilatérale la semaine prochaine l'ensemble des acteurs pour discuter des sujets "qui fâchent", a annoncé vendredi Muriel Pénicaud.

Alors que la concertation lancée à l'automne a donné lieu ces dernières semaines à de vives tensions entre les régions et le Medef, la ministre a dit sa "confiance" d'arriver à une réforme permettant de "développer l'apprentissage massivement".

"Je ne suis pas inquiète, je suis confiante dans la volonté de tous, dans l'intérêt général des jeunes, de développer l'apprentissage. Nous avons des débats vifs, c'est aussi ça la démocratie", a-t-elle déclaré à la presse qui l'interrogeait sur la réforme en cours, lors d'un déplacement à Pantin sur l'"Erasmus des apprentis".

Sur les sujets "qui fâchent", de gouvernance et de financement, "nous allons passer à une deuxième phase".

"Dès la semaine prochaine, mon cabinet recevra en bilatérales l'ensemble des partenaires, partenaires sociaux et Régions, et ensuite je recevrai moi-même l'ensemble des partenaires avec mes collègues Jean-Michel Blanquer et Fréderique Vidal pour que nous puissions conclure sur ce sujet", a-t-elle précisé.

Par ailleurs, selon Matignon, "Edouard Philippe va recevoir prochainement, sans doute début février, les partenaires sociaux dans le cadre du second acte des réformes sociales (apprentissage, formation professionnelles et assurance chômage)".

Lors de sa visite à Pantin, Mme Pénicaud n'a pas répondu à la question de savoir si, comme l'affirment les Régions, celles-ci conserveraient un droit d'opposition à l'ouverture d'un CFA (centre de formation des apprentis), renvoyant à la présentation globale de la réforme.

Jeudi, le Medef a annulé une réunion de négociation avec les syndicats programmée vendredi sur le sujet plus large de la formation professionnelle, en réclamant au gouvernement des "précisions" sur "la nature des engagements" pris vis-à-vis des régions. La réunion de synthèse de la concertation sur l'apprentissage prévue jeudi avait, elle aussi, été annulée.

"Pour développer massivement l'apprentissage dans notre pays, il faut bousculer beaucoup de choses dans la manière dont c'est organisé aujourd'hui", a dit la ministre.

"Là où j'ai confiance même si le débat est vif, c'est que tant du côté des régions que des partenaires sociaux, je n'ai vu que des partenaires qui ont la même conviction que nous, qu'il faut développer l'apprentissage massivement", a-t-elle poursuivi.

Dans un billet publié sur sa page Linkedin, le patron du Medef, Pierre Gattaz, estime vendredi que "l?apprentissage est un sujet beaucoup trop important pour le laisser s?enliser dans une piètre lutte de pouvoir" et redit son opposition à un droit de veto des régions sur l'ouverture d'un CFA.

"Il faut très rapidement trancher et clarifier la situation pour que nous sachions si une véritable réforme de l?apprentissage, cruciale pour notre pays, est encore possible", lance le patron du Medef.

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Plus de 32.000 Yéménites déplacés par les violences en deux mois

ven, 01/19/2018 - 16:00

L'intensification des combats au Yémen a entraîné le déplacement de plus de 32.000 personnes ces deux derniers mois, a déclaré le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Ces personnes s'ajoutent à quelque deux millions d'autres Yéménites qui avaient déjà été déplacés par la guerre, a ajouté jeudi dans un communiqué l'agence de l'ONU.

"Le début de l'hiver au Yémen, avec des températures qui peuvent descendre en dessous de zéro dans plusieurs régions, a intensifié les difficultés pour de nombreuses personnes, en particulier celles qui sont déplacées et vivent dans des installations informelles (...), mal protégées du froid".

Shabia Mantoo, porte-parole de l'organisation au Yémen, a indiqué vendredi sur Twitter que ces déplacements avaient été causés par une résurgence des combats dans la capitale Sanaa, contrôlée par les rebelles Houthis, et les provinces de Hodeida, sur la mer Rouge, et Chabwa, dans le sud du pays.

"Nous continuons de voir des corrélations entre l'intensification des hostilités et les victimes civiles ainsi que les déplacements", a-t-elle ajouté.

La guerre au Yémen oppose des forces gouvernementales aux rebelles Houthis, soutenus par l'Iran, qui ont conquis de vastes territoires, dont la capitale Sanaa en septembre 2014.

En mars 2015, une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite est intervenue dans le pays pour soutenir les forces gouvernementales yéménites.

Plus de 9.200 personnes ont été tuées et près de 53.000 blessées, dont de nombreux civils, depuis cette intervention, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

La coalition arabe a intensifié en décembre sa campagne aérienne contre les rebelles autour de Sanaa et sur la côte, dans l'ouest du pays, après l'interception par les forces saoudiennes d'un missile tiré par les rebelles vers la capitale Ryad.

Sur le terrain, les forces de la coalition et les troupes gouvernementales yéménites tentent de reprendre le port de Hodeida --aux mains des rebelles--, une entrée clé pour l'acheminement de l'aide humanitaire.

Mais elles font face à une forte résistance de la part des rebelles qui contrôlent toujours, outre Sanaa, une grande partie du nord du pays.

"Ces dernières violences ont encore aggravé la pire crise humanitaire du monde, avec plus de 22 millions de personnes qui dépendent de l?aide, soit les trois quarts de la population" du Yémen, souligne le HCR.

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Brésil: Pelé hospitalisé pour épuisement

ven, 01/19/2018 - 15:57

Pelé, la légende vivante du football désormais âgée de 77 ans, s'est écroulé d'épuisement jeudi et a été hospitalisé dans la foulée au Brésil, a annoncé vendredi l'association britannique des journalistes de football (FWA) qui l'avait invité à participer dimanche à un dîner à Londres.

"Heureusement, rien ne laisse entendre quelque chose de plus grave qu'une fatigue extrême et toute la FWA souhaite à Pelé un prompt rétablissement", déclare l'association dans son communiqué signé de son secrétaire exécutif Paul McCarthy.

Le seul joueur à avoir remporté trois fois la Coupe du monde (1958, 1962 et 1970) a subi une batterie d'examens et reste toutefois sous perfusion, précise la FWA en annonçant évidemment l'absence de Pelé à ses festivités du week-end.

La santé déclinante de l'ex-attaquant international de Santos, véritable icône mondiale, est régulièrement un sujet d'inquiétude des dernières années et il s'était ainsi montré incapable d'allumer la torche olympique à Rio lors des JO-2016.

Diminué par de fortes douleurs à la hanche, Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, était encore apparu en fauteuil roulant en décembre lors du tirage au sort du Mondial-2018, entouré du président russe Vladimir Poutine et d'autres légendes du football, comme l'Argentin Diego Maradona.

Le monde du ballon rond avait également retenu son souffle en novembre 2014, quand le Brésilien avait été placé en soins intensifs après une infection urinaire sérieuse nécessitant son placement sous dialyse.

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L'UNRWA rattrapée par les calculs politiques américains, dit son chef

ven, 01/19/2018 - 15:53

Le chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, Pierre Krahenbuhl, a affirmé vendredi à l'AFP que le gel de l'aide américaine à son organisation résultait de calculs politiques américains et non du fonctionnement, comme l'affirme l'administration Trump.

Sortant de la réserve généralement inhérente à un tel poste, M. Krahenbuhl a ouvertement lié le gel annoncé mardi par le département d'Etat à la grave détérioration des relations entre l'administration américaine de Donald Trump et la direction palestinienne.

Après une série de camouflets infligés par des décisions américaines, l'Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas a affirmé que les Etats-Unis s'étaient disqualifiés dans le rôle de médiateurs de l'entreprise de paix, déjà moribonde.

Quand il avait rencontré en novembre les responsables américains à Washington, "le message très fort de soutien et de respect pour le travail de l'UNRWA était très clair", a dit M. Krahenbuhl.

Les questions de neutralité de l'agence, de son fonctionnement et des réformes nécessaires ont toujours fait partie des discussions, avec les Etats-Unis comme avec les autres pays donateurs, sans pour autant que l'aide soit remise en cause, a-t-il dit.

"Je suis donc obligé de voir (le gel de l'aide américaine) comme n'étant pas lié à notre performance, mais comme une décision prise dans la discussion ayant eu lieu après la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU sur Jérusalem et sur d'autres sujets", a-t-il ajouté dans cet entretien accordé à Jérusalem.

M. Trump a reconnu le 6 décembre Jérusalem comme la capitale d'Israël. Cette rupture unilatérale avec des décennies de diplomatie américaine et internationale a provoqué la fureur de la direction palestinienne qui a décidé de geler les contacts avec les officiels américains.

Elle a aussi suscité une vaste réprobation internationale qui s'est exprimée le 21 décembre par une résolution -non contraignante- de l'Assemblée générale de l'ONU condamnant l'initiative américaine par 128 voix sur les 193 Etats membres.

Dans ce contexte, le département d'Etat a annoncé mardi retenir jusqu'à nouvel ordre le versement de 65 millions de dollars à l'UNRWA, sur les 125 M d'une première tranche de contribution volontaire américaine prévue en 2018.

Etablie en 1949, l'UNRWA apporte son aide à une grande partie des plus de cinq millions de Palestiniens enregistrés comme réfugiés dans les Territoires palestiniens, en Jordanie, au Liban ou en Syrie, survivants ou descendants des centaines de milliers de Palestiniens jetés sur les routes lors de la première guerre israélo-arabe en 1948 qui a suivi la création de l'Etat d'Israël.

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Biathlon: Fourcade encore battu au sprint par Boe

ven, 01/19/2018 - 15:45

Comme lors de la mass start de dimanche à Ruhpolding, Martin Fourcade, 2e, a de nouveau subi la loi de son grand rival norvégien Johannes Boe vendredi sur le sprint d'Anterselva comptant pour la Coupe du monde de biathlon.

Le 10/10 au tir du Français n'a pas suffi pour mater le cadet des frères Boe (24 ans) qui s'est imposé, malgré une faute à la carabine, pour la 2e fois d'affilée avec 12,8 secondes d'avance sur Fourcade et 42,2 secondes sur l'Allemand Arnd Peiffer. Le Norvégien remporte ainsi sa 7e course de la saison, la 20e de sa carrière, et met une bonne pression sur Fourcade, toujours en tête du classement général de la Coupe du monde.

Le sextuple tenant du Gros Globe de cristal continue toutefois d'afficher une régularité de métronome avec un 13e podium en 13 sorties cet hiver alors qu'il ne reste plus que deux épreuves (la poursuite samedi, la mass start dimanche) avant les jeux Olympiques d'hiver (9-25 février à Pyoengchang), son principal objectif cette saison. Avec 12 succès à eux deux (7 pour Boe, 5 pour Fourcade), le Norvégien et le Français évoluent en tout cas dans une tout autre dimension par rapport au reste du circuit.

La surprise côté tricolore est venue du jeune Emilien Jacquelin (22 ans), qui a manqué de très peu son premier podium en Coupe du monde et termine 5e avec un sans-faute au tir. Simon Desthieux, pourtant auteur de 3 erreurs à la carabine, s'est lui aussi fait remarquer (11e).

kn/dhe

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Patinage: Papadakis/Cizeron logiquement en tête à l'Euro

ven, 01/19/2018 - 15:42

Les danseurs sur glace Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, triples tenants du titre et ultra favoris pour le conserver, ont logiquement dominé le programme court des Championnats d'Europe de patinage artistique, vendredi à Moscou.

Les doubles champions du monde français (2015 et 2016) ont obtenu 81,29 points, non loin de leur record personnel (82,07) établi début décembre. Ils ont pris le large sur leurs adversaires les plus proches, les Russes Alexandra Stepanova et Ivan Bukin (75,38) et les Italiens Anna Cappellini et Luca Lanotte (74,76).

La danse libre est programmée samedi.

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Vingt villes américaines peuvent encore "rêver" d’accueillir le nouveau QG d’Amazon

ven, 01/19/2018 - 15:36
Amazon a révélé, jeudi, la liste des 20 villes finalistes à son appel d’offres pour construire son nouveau siège social. Pour décrocher le gros lot, certaines municipalités font un pont d’or à Jeff Bezos.
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Ouganda: la seule machine de radiothérapie, en panne depuis deux ans, enfin remplacée

ven, 01/19/2018 - 15:28

La seule machine de radiothérapie en Ouganda a enfin été remplacée vendredi, près de deux ans après être tombée en panne, ce qui avait privé les malades du cancer d'un outil crucial pour leur traitement.

Cette machine était tombée en panne en mars 2016. Un tollé général s'en était suivi, car cela avait été perçu comme une nouvelle preuve de la détérioration du système de santé ougandais.

Don du gouvernement chinois à l'Ouganda en 1995, elle avait permis de soigner et d'atténuer les douleurs de quelque 30.000 patients par an, venus de toute l'Afrique de l'Est, à l'Institut du cancer dans l'hôpital de Mulago, le principal de la capitale Kampala.

Le Premier ministre ougandais, Ruhakana Rugunda, a indiqué vendredi que la nouvelle machine Cobalt-60, d'un coût de 815.000 dollars (664.000 euro), participait de "l'objectif (pour l'Ouganda) de devenir le centre d'excellence en Afrique de l'Est en matière d'oncologie".

Yukiya Amano, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui a financé 50% du coût de la nouvelle machine en partenariat avec le gouvernement ougandais, a estimé que son entrée en service était "une raison majeure de se féliciter".

"Dans 28 pays d'Afrique, il n'y a pas de machine pour le cancer. (Les patients) ne peuvent pas faire l'objet d'un diagnostic et ils ne peuvent pas être traités", a-t-il remarqué.

Le docteur Jackson Orem a indiqué à l'AFP que 5.000 patients sont adressés chaque année à l'Institut - qu'il dirige - et qu'ils arrivent souvent avec un cancer à l'état avancé. La nouvelle machine peut traiter jusqu'à 120 cas par jour.

Ces deux dernières années, les patients ougandais étaient redirigés vers le Kenya voisin pour aller se faire soigner, un trajet au prix inabordable pour nombre d'entre eux.

Cette affaire avait relancé des critiques récurrentes au sein de la société ougandaise sur le sous-financement et la mauvaise gestion du système de santé de ce pays dirigé depuis 1986 par le président Yoweri Museveni.

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L'Europe veut séduire les touristes chinois

ven, 01/19/2018 - 15:09

Ils ne regardent pas à la dépense et adorent l'Europe, en premier lieu la France: plus de 12 millions de Chinois ont visité l'an passé le Vieux continent, qui entend apprendre à cajoler cette clientèle.

L'année du tourisme Union européenne-Chine a été lancée vendredi à Venise, en Italie.

Un lieu qui n'a pas été choisi au hasard, puisque la cité des doges est un des symboles de la route de la soie et la ville natale de Marco Polo.

La Chine est le premier pays sur la planète en ce qui concerne le tourisme à l'étranger, avec 129 millions de voyageurs, soit un cinquième du total mondial, et 261 milliards de dollars dépensés, contre 123 milliards pour les Etats-Unis.

Et l'Europe espère bien continuer à profiter de cette manne.

En 2017, 12,4 millions de Chinois ont voyagé en Europe (+17,5% sur un an), selon l'ETC (European Travel Commission), et ils devraient être 20,8 millions dans cinq ans, estime l'Académie chinoise du tourisme (CTA).

S'ils voyagent encore à 70% en groupe, la manière des Chinois de faire du tourisme évolue.

- Ciels bleus -

"Il y a quelques années, les Chinois venaient en Europe uniquement pour faire du shopping. Maintenant, ils veulent davantage connaître la culture, la nature...", explique à l'AFP le président de la CTA, le professeur Dai Bin.

Festivals, cours de cuisine... "Ils veulent vivre des expériences personnelles et aller dans des endroits où ils ne voient pas de Chinois", confirme le directeur exécutif de l'ETC, Eduardo Santander.

"Ils aiment la gastronomie, la musique, les ciels bleus... La majeure partie vient de la côte est, qui est extrêmement polluée: quand ils viennent en Europe, pour certains, c'est la première fois qu'ils voient un ciel bleu" et ils sont surpris de pouvoir "respirer sans tousser", raconte-t-il.

Mais pour bien accueillir cette clientèle, il est important de comprendre ses besoins.

"Le côté merveilleux des Chinois c'est que leurs désirs sont simples", note Jacopo Sertoli, président de Welcome Chinese, un organisme qui certifie les entreprises du secteur du tourisme répondant aux besoins des Chinois.

"On peut par exemple rendre un Chinois très heureux en lui proposant un verre d'eau chaude", température à laquelle l'eau est souvent bue en Chine, explique-t-il.

Autre petit plaisir: "du congee au petit-déjeuner, un riz un peu cuit laissé dans l'eau chaude".

Mettre à disposition quelques chaînes de télévision chinoises sera aussi apprécié, tout comme le wifi pour ces accros au portable.

Et il est essentiel d'offrir des "moyens de paiement" accessibles aux Chinois, comme UnionPay (le seul émetteur de carte de crédit en Chine), WeChatPay ou Alipay, souligne M. Sertoli.

- Leçons d'éducation -

Mais pas de voyage sans vols ni visas.

"Nous espérons que l'Europe rendra les choses plus faciles pour les Chinois pour obtenir un visa. Dans certains pays, comme en Europe de l'Est, il est aisé de l'obtenir, mais dans d'autres, très difficile. Or les Chinois qui viennent en Europe ne veulent pas seulement visiter un pays, ils veulent aller dans plein de pays différents", note Dai Bin.

La Chine sera elle-même "plus souple dans l'attribution de visas, et les Européens pourront rester à Pékin et Shanghai 144 heures (donc 6 jours) sans visa", promet-il.

D'après l'ETC, la France figure en première place dans les destinations européennes où les Chinois veulent se rendre (61%), suivie de l'Allemagne (37%) et de l'Italie (28%).

Mais les itinéraires des touristes chinois ont évolué ces dernières années avec un boom de l'Europe de l'Est, tant en raison des visas, du développement de vols à bon prix que des attaques ayant frappé la France ou l'Allemagne.

En 2016, les arrivées de Chinois ont ainsi augmenté de 173% en Serbie et de près de 90% au Monténégro.

Mais si "les Chinois sont très sensibles à la question de la sécurité, ils oublient beaucoup plus vite que d'autres", note M. Santander.

Appréciés pour leur facilité à dépenser --poussée en partie par la culture du cadeau--, les visiteurs chinois n'ont en revanche pas toujours été réputés pour leur savoir-vivre.

Une question prise au sérieux par la Chine qui met l'accent sur "l'éducation" des voyageurs, note Dai Bin: "Certaines agences touristiques donnent des leçons aux visiteurs partant en Europe".

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