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Mis à jour : il y a 38 min 43 sec

La Bourse de Paris ouvre en recul de 0,15% à 5.404,72 points

lun, 04/23/2018 - 09:15

La Bourse de Paris a ouvert en petite baisse lundi matin (-0,15%), dans le sillage du recul de Wall Street vendredi, pour une séance qui devrait être dominée par la macroéconomie, avec la publication d'indicateurs d'activité en zone euro.

A 09H00, l'indice CAC 40 perdait 8,11 points à 5.404,72 points. Vendredi, il avait fini sur une progression de 0,39% à 5.412,83 points, au plus haut depuis début février.

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Tennis: Gasquet de retour dans le top 30, Pouille chute de trois places

lun, 04/23/2018 - 09:06

Richard Gasquet, nouveau 29e joueur mondial, retrouve lundi le top 30 du classement ATP après son quart de finale à Monte-Carlo alors que Lucas Pouille, qui a déçu au pied du Rocher, a chuté de trois rangs (14e).

Cela faisait depuis mi-octobre que le Biterrois, qui a gagné à Monte-Carlo son 500e match sur le circuit, ne figurait plus parmi les trente meilleurs joueurs de la planète.

Il sera en lice cette semaine au tournoi de Budapest, où il pourrait croiser en demi-finale son compatriote Lucas Pouille, tenant du titre et N.1 français.

Le Nordiste a reculé au 14e rang mondial, après sa défaite d'entrée contre Mischa Zverev à Monte-Carlo.

Vainqueur pour la onzième fois à Monte-Carlo, Nadal a confirmé son statut de N.1 mondial, à l'aube d'une saison de terre battue qu'il aborde en grand favori, et sans son dauphin suisse Roger Federer, qui a fait l'impasse sur l'ocre.

L'Allemand Alexander Zverev complète le podium, à la troisième marche où il a délogé le Croate Marin Cilic.

Finaliste malheureux contre l'Espagnol, le Japonais Kei Nishikori se console avec un bond de 14 places qui l'installe au 22e rang.

Classement ATP au 23 avril:

1. Rafael Nadal (ESP) 8770 pts

2. Roger Federer (SUI) 8670

3. Alexander Zverev (GER) 5195 (+1)

4. Marin Cilic (CRO) 4985 (-1)

5. Grigor Dimitrov (BUL) 4950

6. Juan Martin Del Potro (ARG) 4470

7. Dominic Thiem (AUT) 3755

8. Kevin Anderson (RSA) 3390

9. John Isner (USA) 3125

10. David Goffin (BEL) 2930

11. Pablo Carreño (ESP) 2305 (+1)

12. Novak Djokovic (SRB) 2220 (+1)

13. Sam Querrey (USA) 2220 (+1)

14. Lucas Pouille (FRA) 2200 (-3)

15. Roberto Bautista (ESP) 2175 (+1)

16. Jack Sock (USA) 2155 (+1)

17. Diego Schwartzman (ARG) 2130 (-2)

18. Tomas Berdych (CZE) 2060

19. Hyeon Chung (KOR) 1897

20. Fabio Fognini (ITA) 1840

21. Milos Raonic (CAN) 1835 (+1)

22. Kei Nishikori (JPN) 1835 (+14)

...

25. Stan Wawrinka (SUI) 1695 (-4)

...

27. Adrian Mannarino (FRA) 1585 (-1)

29. Richard Gasquet (FRA) 1430 (+5)

34. Andy Murray (GBR) 1360 (-5)

39. Jo-Wilfried Tsonga (FRA) 1290 (-4)

41. Gaël Monfils (FRA) 1175 (+1)

47. Benoît Paire (FRA) 1020 (+1)

58. Julien Benneteau (FRA) 901 (-1)

70. Gilles Simon (FRA) 780 (-1)

73. Pierre-Hugues Herbert (FRA) 734 (+9)

85. Jérémy Chardy (FRA) 675 (-1)

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Grèves: les acteurs du tourisme inquiets pour leur saison d'été

lun, 04/23/2018 - 09:00

Après un mois de grèves à la SNCF et à Air France, les acteurs du tourisme français constatent un fléchissement de leur activité en avril, notamment en province, mais s'inquiètent surtout des répercussions sur la saison estivale.

"Un coup d'arrêt à la bonne dynamique du début d'année dans l'hôtellerie": c'est la première analyse du cabinet d'études et de conseil MKG.

Alors que les trois premiers mois de 2018 avaient montré une hausse de plus de deux points du taux d'occupation moyen par rapport à un an auparavant, "un ralentissement est clairement observé sur la première quinzaine d'avril", a relevé le cabinet dans un communiqué.

Depuis le début du mois, "les hôteliers français enregistrent de nombreuses annulations ou des reports liés aux différents épisodes de grève", note-t-il. Les plus fortes baisses de fréquentation correspondent aux jours de grève, avec une tendance "plus marquée en province".

MKG estime que "le mois d'avril devrait se terminer avec une fréquentation en net recul en province. En revanche, l'hôtellerie francilienne devrait afficher une fréquentation en progression par rapport à l'an dernier, mais en recul par rapport à l'excellent début d'année 2018".

- Fort recul sur la façade Atlantique -

Les nouveaux arrêts de travail prévus lundi et mardi chez Air France et la SNCF ne seront pas les derniers. Les cheminots ont ainsi programmé des épisodes de grève jusqu'à fin juin, et le mouvement pourrait même être prolongé en juillet et août, selon Le Parisien.

"Paris s'en sort mais la province souffre, et plus particulièrement la façade atlantique qui enregistre une baisse d'activité de l'ordre de 25%" sur un an, observe Didier Chenet, président du groupement patronal de l'hôtellerie-restauration GNI.

A plus long terme, il s'inquiète des réservations de séjours pour juin, un mois traditionnellement très important dans le secteur. "Elles sont déjà en retrait par rapport à la même date l'an dernier, jusqu'à -15% pour certains, en province et à Paris", déplore-t-il.

Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), évoque pour sa part une "perte d'activité (qui) atteint 10% à 20% selon les régions" et s'inquiète d'un "statu quo dans les réservations" pour mai et juin.

Le secteur de la restauration souffre lui aussi. "On enregistre des baisses jusqu'à 50% les jours de grève dans certains établissements parisiens, du fait du télétravail, et des journées plus courtes qui font sauter le restaurant à midi", note le GNI.

Un constat partagé par Stéphane Rosiers, gérant du restaurant éponyme à Biarritz (Pyrénées- Atlantiques). "L'activité est beaucoup moins bonne que l'an dernier à la même date, on a enregistré des annulations en raison des grèves", raconte-t-il à l'AFP, craignant également "des répercussions sur la saison estivale".

- Risque de reports sur d'autres pays -

A Vannes, dans le sud de la Bretagne, Dominique Lecomte constate que les ponts du 1er et du 8 mai "ne sont pas remplis" dans son hôtel de 12 chambres Le Bretagne, situé près de la gare SNCF.

"L'an dernier, c'était le cas à cette époque", regrette-t-il auprès de l'AFP. "Et nous avons déjà eu des annulations pour cet été, c'est le cas d'une Japonaise qui vient de m'annuler ses deux nuits".

Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme, évoque "un risque que cette consommation touristique potentielle profite à d'autres pays".

"Les enquêtes d'intention montrent que les Français veulent partir, qu'ils ont envie de soleil pour les vacances d'été. L'offre aérienne est conséquente et pas seulement sur les aéroports parisiens, elle existe aussi en province", prévient-il.

René-Marc Chikli, président du syndicat des tour-opérateurs (Seto), craint, lui, que ces grèves ne découragent carrément les Français de partir en voyage, avec des "répercussions sur tous les acteurs". Car "nous n'avons jamais eu de grèves combinées SNCF et Air France", relève-t-il.

Certains tirent néanmoins leur épingle du jeu: le géant hôtelier AccorHotels, fort de 1.578 hôtels en France, assure "ne pas voir de répercussion à ce stade sur l'activité", tant pour les taux d'occupation que pour les réservations.

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Arménie : le principal opposant interpellé, la contestation se poursuit

lun, 04/23/2018 - 08:56
Le chef de la contestation en Arménie, le député Nikol Pachinian, a été interpellé dimanche, alors que les manifestations se poursuivent contre l'ancien président Serge Sarkissian élu Premier ministre avec des pouvoirs renforcés.
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La Bourse de Paris attendue à l'équilibre avant des indicateurs européens

lun, 04/23/2018 - 08:53

La Bourse de Paris devrait ouvrir à l'équilibre lundi en attendant la publication d'indicateurs d'activité en Europe.

Le contrat à terme sur le CAC 40 était quasi stable (+0,03%) une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance. Vendredi, l'indice avait fini sur une progression de 0,39% à 5.412,83 points, au plus haut depuis début février.

De son côté, Wall Street a terminé dans le rouge, secouée par l'accès de faiblesse du secteur de la technologie et une certaine fébrilité face à la montée des taux d'intérêt sur le marché de la dette.

"Les résultats d'entreprises pourraient encore permettre de servir de moteur au marché en ce début de semaine mais la macroéconomie va de nouveau revenir sur le devant de la scène à la faveur de la publication des indices PMI des deux côtés de l'Atlantique", ont souligné dans une note les analystes de Saxo Banque.

"Les publications françaises et allemandes à partir de 09H00 permettront d'avoir plus d'indications sur la trajectoire de la croissance", ont-il ajouté.

Ces données pourraient "bien alimenter le débat sur l'activité économique dans les deux plus grandes économies européennes", a abondé Michael Hewson, de CMC Markets.

Également à l'agenda, les reventes de logements aux États-Unis, dont la publication est attendue dans l'après-midi.

Le marché gardera par ailleurs un oeil sur les prix du pétrole "qui, pour l'instant, ne montre aucun signe d'un pic à court terme", a ajouté Michael Hewson.

Le reste de la semaine devrait être plus nourri, avec la saison des résultats. Sont notamment attendues les publications de TF1, Air Liquide, Saint-Gobain, Orange ou encore Total.

Côté macroéconomie, le marché sera attentif à de nombreux indicateurs de confiance pour le mois d'avril ou encore à une réunion jeudi de la Banque centrale européenne (BCE).

VALEURS A SUIVRE

Maurel et Prom: la compagnie pétrolière française a publié lundi un chiffre d'affaires en hausse de 15% au premier trimestre, grâce à la progression des cours du brut.

Bourbon: en difficulté financière, le groupe français, fournisseur de services maritimes pour l'industrie pétrolière, espère parvenir à un accord général avec ses créanciers "avant la fin de l'année", a-t-il indiqué vendredi à l'occasion de son assemblée générale ordinaire.

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JO-2020: le CIO estime que Pyeongchang "a placé la barre plus haut" pour Tokyo

lun, 04/23/2018 - 08:51

Le succès des Jeux d'hiver de Pyeongchang "a placé la barre plus haut" pour Tokyo qui organise les prochaines olympiades d'été en 2020, a averti lundi le Comité international olympique (CIO).

Le président de la commission de coordination des Jeux, John Coates, a rendu hommage aux "très, très réussis" jeux sud-coréens, à l'ouverture de deux jours de rencontres avec les organisateurs des JO d'été de Tokyo.

"Cela place la barre plus haut pour vous", a-t-il estimé, soulignant la "fantastique réussite sportive" de Pyeongchang et "des moments historiques", alors que les deux Corées avaient défilé ensemble lors de la cérémonie d'ouverture.

A un peu plus de deux ans des jeux japonais, M. Coates a appelé les organisateurs à se préparer à affronter questions et critiques.

Selon le magazine spécialisé "Inside the games", une dizaine de représentants de différentes fédérations ont soulevé des inquiétudes sur la préparation des Jeux, lors d'une réunion à Bangkok.

"Vous devez vous préparer à répondre à ce genre de questions. Si ce n'est pas le cas, cela peut affecter la confiance des participants dans votre capacité à accueillir les Jeux", a insisté le responsable du CIO.

Après des débuts chaotiques, l'équipe de Tokyo-2020 s'est employée ces derniers mois à faire taire les inquiétudes.

"Tout se déroule très bien et je peux dire clairement que la plupart des sites de compétition sont sur les rails et que tous seront prêts à temps", a récemment déclaré à la presse le directeur général du comité d'organisation, Toshiro Muto.

"La réduction du budget est notre première priorité", a assuré lundi le président du comité Yoshiro Mori.

En décembre déjà, les organisateurs avaient annoncé une réduction de 1,4 milliard de dollars du budget, ramenant la facture totale à 1.350 milliards de yens (10,2 milliards d'euros au cours actuel).

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Mali: tirs d'obus vers des camps de l'armée et l'ONU à Tombouctou, pas de victime

lun, 04/23/2018 - 08:44

Des "terroristes" ont tiré dimanche des obus vers des camps de l'armée malienne et de l'ONU (Minusma) à Tombouctou (nord-ouest) sans faire de victime, a appris l'AFP de sources de sécurité maliennes et onusienne.

"Des obus ont été tirés par les terroristes vers le camp de l'armée malienne à Tombouctou sans dégâts visibles", a affirmé à l'AFP une source militaire malienne.

L'information a été confirmée par une source policière. "Ce sont des tirs indirects venant de la direction de la localité de Goundam (près de Tombouctou) et qui n'ont pas causé de dégâts", a-t-elle dit.

Ce sont au total quatre obus qui ont été tirés, a indiqué à l'AFP une source de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) à Tombouctou.

"Au moins deux des obus ont été lancés dans les environs de la Minusma à Tombouctou sans faire de victime", a précisé une source de la Minusma dans cette ville.

Cette nouvelle attaque survient après celle menée le 14 avril à Tombouctou contre le camp de la force française Barkhane et de la Minusma.

Cette attaque a coûté la vie à un Casque bleu burkinabè, et a blessé sept soldats de l'ONU, sept militaires français et deux civils maliens.

Elle a été revendiquée vendredi par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, formé en 2017, et dirigé par le chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Par ailleurs, le groupe Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS) a revendiqué dimanche "la mort de l'officier Youssouf Ag Noch dit Ahallachoch du Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-Bamako) le 15 avril 2018 à Gossi" (région de Tombouctou) dans un communiqué.

La mairie et les services de sécurité de Gossi avaient le 15 avril annoncé l'assassinat de ce combattant du Gatia par deux hommes armés à moto.

L'EIGS, basé à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, est dirigé par Adnane Abou Walid Sahraoui, un transfuge d?Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Présents sur la frontière entre le Mali et le Niger, le GATIA et le MSA (Mouvement pour le salut de l'Azawad, issu de l'ex-rébellion) participent à des opérations de sécurisation aux côtés de la force française Barkhane et de l'armée malienne.

Les tirs d'obus dimanche à Tombouctou surviennent au lendemain de l'annonce par l'armée malienne qu'elle a "neutralisé" vendredi 15 "terroristes" dans le centre du Mali. Un soldat a été tué et deux blessés dans cette opération.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013 d'une intervention militaire française.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, française et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

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NHL: Pittsburgh punit Philadelphie et poursuit sa route en play-offs

lun, 04/23/2018 - 08:43

Le double champion en titre Pittsburgh s'est qualifié dimanche pour le 2e tour des play-offs de la Ligue nord-américaine de hockey sur glace (NHL) en dominant largement Philadelphie 8 à 5.

Les Penguins ont remporté leur série quatre victoires à deux et seront opposés en demi-finales de conférence à Washington ou à Columbus (3-2 pour les Capitals).

La superstar Sidney Crosby et ses partenaires ont été contrariés par les Flyers qui avaient remporté à la surprise générale le match N.5 à Pittsburgh (4-2) vendredi et qui ont fait la course en tête dimanche pour mener 4 à 2.

Piqués au vif, les Penguins ont haussé leur niveau de jeu à partir de la fin de la 2e période à l'image de Jake Guentzel qui a marqué quatre buts, dont trois en 3e période.

"C'est le genre de match qu'on rêve de jouer quand on est gamin", a expliqué l'attaquant américain, âgé de 23 ans qui a marqué ses quatre buts en l'espace de 13 minutes.

"Il a cette faculté à jouer à son meilleur niveau quand il y a le plus d'enjeu", a apprécié son entraîneur Mike Sullivan.

Les Penguins, privés d'Evgeni Malkine, blessé lors du match N.5, ont remporté leur neuvième série consécutive de play-offs, égalant le record de la franchise.

"En aucun cas, on ne veut en rester là", a prévenu Sullivan.

A l'Ouest, Nashville, finaliste malheureux de la Coupe Stanley 2017, a décroché le dernier billet pour le 2e tour.

Les Predators ont remporté la quatrième victoire décisive à Denver face à Colorado (5-0) et affronteront au prochain tour les Winnipeg Jets.

Les résultats de dimanche:

CONFERENCE EST

. A Philadelphie,

Pittsburgh bat Philadelphie 8 à 5

PITTSBURGH QUALIFIE POUR LE 2E TOUR (4-2)

. Autres séries en cours

Washington - Columbus 3 - 2

Boston - Toronto 3 - 2

. Déjà qualifié

Tampa Bay, 4-1 face à New Jersey

CONFERENCE OUEST

. A Denver,

Nashville bat Colorado 5 à 0

NASHVILLE QUALIFIE POUR LE 2E TOUR (4-2)

. Déjà qualifiés

San Jose, 4-0 face à Anaheim

Las Vegas, 4-0 face à Los Angeles

Winnipeg, 4-1 face à Minnesota

NB: la première équipe à quatre victoires est qualifiée pour les demi-finales de conférence, ou 2e tour

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Paraguay: Mario Abdo Benitez, président au passé familial encombrant

lun, 04/23/2018 - 08:40

Il aura su dépasser son handicap familial: Mario Abdo Benitez, 46 ans, a été élu dimanche président du Paraguay, un pays marqué par la longue dictature d'Alfredo Stroessner (1954-1989), dont son père était le secrétaire particulier.

"Je ne peux manquer de mentionner mon père, qui a été un grand représentant du parti Colorado", a-t-il d'ailleurs déclaré dès son premier discours dimanche soir après l'annonce de sa victoire par le tribunal électoral.

Pour "Marito", comme il est surnommé, la course avait commencé en décembre dernier, quand il a réussi l'exploit d'être désigné candidat du parti Colorado, au pouvoir quasiment sans interruption depuis 70 ans, face à l'ex-ministre des Finances Santiago Peña, poulain désigné par le président sortant Horacio Cartes.

Derrière sa capacité à déjouer les pronostics, une carrière politique où il a constamment dû afficher ses distances avec la figure de son père, Mario Abdo, cousin éloigné et secrétaire particulier de Stroessner.

"La critique de mon parcours lié au stronisme (le mouvement de Stroessner, ndlr), je la reçois depuis mes débuts en politique" en 1992, raconte-t-il.

"Je regrette la partie noire de notre Histoire, mais comme beaucoup de Paraguayens je pense que cela ne doit pas être une excuse pour maintenir une division entre compatriotes", ajoute-t-il.

Durant sa campagne, où il a promis de poursuivre les réformes économiques de son prédécesseur et de réformer le système judiciaire, qu'il accuse d'être corrompu, Mario Abdo Benitez a insisté sur le fait que le Paraguay avait tourné la page de la dictature.

"Je suis fier que des victimes qui ont souffert de mauvais traitements et de tortures à cette époque travaillent aujourd'hui avec moi. C'était un autre temps. Si je leur suscitais du rejet, elles ne seraient pas avec moi", a-t-il notamment souligné.

- Produit de l'élite -

Et le passé de son père a finalement peu importé aux électeurs: "Ceux qui ont moins de 40 ans ne se souviennent plus de cette dictature, c'est pour ça que ce n'est pas en discussion dans la campagne", explique à l'AFP l'analyste politique Francisco Capli.

Mario Abdo Benitez lui-même rappelle qu'il avait "16 ans quand Stroessner est tombé". Ce qui ne l'a pas empêché d'assister aux funérailles de l'ex-dictateur, exilé au Brésil, en 2006, puis de proposer un hommage de son parti.

Alors que son adversaire Efrain Alegre l'accusait de "représenter le passé", il a rétorqué: "Pourvu que je puisse prouver au peuple que je suis Marito du 21e siècle (...), je veux démontrer que mon engagement est envers l'avenir du Paraguay".

Fine barbichette et cheveux poivre et sel, cet homme élégant est un pur produit de l'élite paraguayenne: il a étudié dans le très sélect collège San Andrés de Asuncion, avec comme compagnons de classe les petits-enfants de Stroessner, avant de prendre le chemin des États-Unis d'où il reviendra diplôme en marketing.

Remarié, père de deux enfants né d'une première union, il a été élu sénateur en 2013, puis président du Parlement en 2015.

Il avait ensuite rompu les relations avec le président Cartes, s'opposant à sa tentative de modifier la Constitution pour pouvoir être réélu, qui avait suscité de violentes manifestations à Asuncion.

Mais s'il a toujours rejeté tout lien avec la dictature, il n'a pas non plus renié son père: "C'était un homme noble", affirme-t-il.

Ce dernier, poursuivi pour enrichissement illicite, a été un des premiers à être emprisonné après le retour de la démocratie en 1989, avant que les poursuites à son encontre soient finalement abandonnées.

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Mont-Saint-Michel: interpellation d'un homme soupçonné d'avoir proféré les menaces

lun, 04/23/2018 - 08:40

Un homme de 36 ans, soupçonné d'avoir proféré les menaces contre les forces de l'ordre au Mont-Saint-Michel ayant entraîné dimanche l'évacuation du site, a été interpellé sur une bretelle d'autoroute à Caen, a-t-on appris lundi de source proche de l'enquête.

Cet homme, connu des services de police pour des trafics de stupéfiants et conduite sans permis, a été arrêté vers 23H30 dimanche, a précisé cette source. Il a été repéré dans une station-essence de l'autoroute "où il se vantait d'être l'auteur des menaces", a-t-elle ajouté.

La plaque d'immatriculation et la description de l'homme ont ensuite été donnés aux policiers, qui ont procédé à son interpellation. Il a été placé en garde à vue à Caen, a indiqué une autre source proche du dossier.

Le Mont-Saint-Michel, l'un des sites les plus visités de France, a été évacué et fermé aux touristes par précaution pendant plusieurs heures dimanche.

C'est un guide touristique qui, vers 07H45, avait prévenu la gendarmerie qu'un homme avait tenu des propos menaçants envers les policiers et gendarmes. Cet homme avait été suivi sur le site grâce à la vidéo-surveillance de la police municipale avant d'être perdu de vue.

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NBA: Andrew Bogut, ancien champion avec les Warriors, rebondit en Australie

lun, 04/23/2018 - 08:34

Le pivot australien Andrew Bogut, champion NBA avec les Golden State Warriors en 2015, a annoncé dimanche soir son retour sur les parquets de son pays d'origine, aux Sydney Kings, où il a décidé de rester pour être aux côtés de sa femme enceinte.

L'intérieur de 33 ans, aux treize saisons dans la ligue nord-américaine de basket, a publié une photo de lui dans son nouveau maillot sur les réseaux sociaux.

Les Kings ont indiqué lundi dans un tweet avoir "transmis à la NBL (organisatrice du Championnat australien) les papiers nécessaires" pour valider le contrat de Bogut, dont la durée n'a pas été précisée.

Sans équipe depuis son départ des Los Angeles Lakers en janvier, Bogut avait annoncé en mars qu'il ne rejouerait pas en NBA cette saison pour rester auprès de sa femme enceinte de leur deuxième enfant, précisant que sa grossesse "était à très grand risque" et qu'elle "ne pouvait pas voyager vers les Etats-unis."

Il avait toutefois assuré qu'il reviendrait en NBA dès la saison prochaine.

Premier Australien à avoir été choisi en première position de la draft, en 2005, Bogut a passé sept ans aux Milwaukee Bucks (2005-2012) avant de rejoindre les Warriors (2012-2016) où il était le pivot titulaire lors du sacre en 2015.

Il a débuté la saison 2017-18 avec les Lakers, avec des moyennes de 1,5 point et 3,3 rebonds pour neuf minutes de jeu par match, avant d'être libéré de son contrat.

Aux Sydney Kings, il jouera notamment avec l'ancien joueur de Nanterre Kevin Lisch.

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Corée du Nord: "lourd bilan" d'un accident impliquant des touristes chinois

lun, 04/23/2018 - 08:29

Pékin a fait état lundi d'un "lourd bilan" après un accident de la route impliquant des touristes chinois en Corée du Nord, tandis que la télévision d?État chinoise évoquait "plus d'une trentaine" de morts.

"Un grave accident de la route" survenu dans la nuit de dimanche à lundi dans le sud de la Corée du Nord "a provoqué un lourd bilan parmi des touristes chinois", a indiqué dans un communiqué le ministère chinois des Affaires étrangères, sans livrer de détails.

De son côté, la télévision d?État chinoise CGTN avait rapporté plus tôt lundi sur Twitter qu'un car de touristes était tombé d'un pont en Corée du Nord, et que "plus de 30 personnes" avaient été tuées dans l'accident. Ce tweet a été ultérieurement supprimé.

La Chine a été informée tard dimanche de l'accident et son ambassade à Pyongyang a dépêché des employés sur les lieux, a indiqué le ministère.

Évoquant l'accident, la télévision d?État chinoise CCTV a diffusé lundi une vidéo montrant un large véhicule renversé, en pleine nuit et sous une pluie légère, ainsi que des véhicules de secours et un docteur prenant soin d'un blessé, mais sans préciser la provenance des images.

La vaste majorité des touristes visitant la Corée du Nord viennent de Chine: les deux pays, alliés depuis la Guerre froide, partagent une longue frontière terrestre et des vols réguliers relient Pyongyang à plusieurs villes chinoises.

Selon les autorités chinoises, l'accident est survenu dans la province du Nord Hwanghae, située au sud de la capitale nord-coréenne et frontalière de la Corée du Sud.

La région comprend notamment la ville de Kaesong, connue pour ses quartiers anciens, et qui abrite une vaste zone industrielle intercoréenne, où des usines sud-coréennes employaient des ouvriers nord-coréens. Séoul avait fermé cette zone en 2016 en riposte à un nouvel essai nucléaire de Pyongyang.

- Routes rudimentaires -

Le groupe de touristes chinois voyageait en car de Kaesong à Pyongyang quand l'accident est survenu, selon le site internet spécialisé sur la Corée du Nord NK News, se référant à une source qu'il ne nomme pas.

Jusqu'à 5.000 visiteurs occidentaux, dont environ 20% d'Américains, se rendaient chaque année dans le pays ermite, mais leur nombre a plongé après que les États-Unis ont interdit à leurs ressortissant d'y voyager tandis que d'autres pays multipliaient les avertissements, sur fond d'escalade des tensions autour du programme nucléaire de Pyongyang.

A l'inverse, le tourisme chinois en Corée du Nord est resté solide, en dépit de l'application par Pékin des sanctions internationales contre le régime de Kim Jong Un.

On estime que plusieurs dizaines de milliers de Chinois visitent chaque année le pays, un grand nombre s'y rendant en train via la ville frontalière de Dandong.

Le réseau routier nord-coréen reste pour l'essentiel dans un état rudimentaire, les routes étant souvent criblées de nids-de-poule et constituant pour beaucoup des pistes de terre plutôt que des voies bitumées.

Les ponts sont parfois fermés à la circulation en raison de la détérioration de leur structure.

Mais la route entre Pyongyang et Kaesong, que le car de touristes empruntait selon NK News, est réputée être l'une des meilleures du pays ; elle relie Sinuiju, sur la frontière chinoise, à la zone démilitarisée avec la Corée du Sud.

La voie est ponctuée de colonnes de béton susceptibles d'être implosées pour bloquer le passage à une éventuelle invasion militaire.

Pour autant, comme toutes les autoroutes et routes en Corée du Nord, elle n'enregistre qu'un trafic routier extrêmement limité.

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Le G7 uni face à la Russie, ferme sur la Corée du Nord mais divisé sur l'Iran

lun, 04/23/2018 - 08:25
Les ministres des Affaires étrangères du G7 sont à Toronto pour préparer le sommet des sept pays les plus industrialisés en juin. L’occasion de sonder les États-Unis sur l'Iran et la Corée du Nord, et d'afficher leur cohésion face à la Russie.
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Salon auto de Pékin: sûre de sa force, la Chine s'ouvre au monde

lun, 04/23/2018 - 08:20

L'industrie automobile mondiale se réunit mercredi au salon de Pékin, à l'heure où la Chine, sûre de sa force et dotée de marques locales de plus en plus compétitives, se prépare à lever les restrictions sur les constructeurs étrangers.

Organisé tous les deux ans dans la capitale chinoise, en alternance avec Shanghai, l'événement est la vitrine incontournable du premier marché automobile mondial, où 28,9 millions de véhicules ont été écoulés l'an dernier.

En dépit d'un net essoufflement des ventes, "personne ne peut faire l'impasse sur la Chine", commente Ferdinand Dudenhöffer, directeur du Center Automotive Research, basé en Allemagne.

Selon lui, l'édition 2018 pourrait être dominée par des sujets "politiques": le spectre d'une guerre commerciale entre Pékin et Washington inquiète le secteur, tandis que les récents gestes d'ouverture dévoilés par la Chine suscitent un optimisme circonspect.

Le président Xi Jinping a ainsi promis un abaissement "conséquent" cette année des droits de douane sur les voitures importées: un cadeau appréciable pour les marques de luxe, même si les volumes restent limités.

Surtout, Pékin a annoncé mardi la levée d'ici 2022 des restrictions empêchant les constructeurs étrangers de contrôler leur filiale locale --et même dès cette année pour la production de véhicules électriques.

Les groupes étrangers sont actuellement contraints de s'associer à un partenaire chinois dans des coentreprises dont ils ne peuvent posséder plus de 50%.

Mais les intéressés accueillent la nouvelle avec prudence. En pratique, pas grand chose ne changera à court terme, car "il serait très compliqué pour eux de restructurer leurs coentreprises" qui assurent de gros volumes de production, indique à l'AFP Bill Russo, directeur du cabinet Gao Feng Advisory.

Certains constructeurs dépourvus d'usine en Chine, comme l'américain Tesla, pourraient néanmoins en profiter.

- Tendance SUV -

"C'est une normalisation des règles de fonctionnement commerciales (...) et cela donne une idée de la forme et de la compétitivité des groupes chinois", jugés capables d'affronter des rivaux étrangers autonomes, observe Guillaume Crunelle, responsable automobile chez Deloitte.

Les marques étrangères contrôlent encore 55% des ventes automobiles en Chine, mais leur part de marché s'effrite drastiquement face aux marques 100% chinoises.

Ces dernières contrôlent 60% du créneau en plein boom des 4x4 urbain (SUV), qui représentent 40% des ventes de voitures particulières.

"Les étrangers sont confrontés ces deux dernières années à une concurrence accrue des marques locales produisant des SUV meilleur marché", observe Bill Russo.

"Cela n'affecte pas nécessairement les marques haut de gamme" bien établies, à l'instar des allemands Mercedes, Audi ou BMW, "mais cela plombe les constructeurs moyenne gamme", tels PSA ou Ford, dont l'espace se réduit et dont les ventes chutent, note-t-il.

Tous adaptent leur offre en conséquence, à l'image de Citroën, qui dévoilera à Pékin son 4x4 urbain C4-Aircross. Au salon, "il n'y aura qu'une seule tendance, c'est les SUV", confirme Ferdinand Dudenhöffer.

Autre vedette attendue, la voiture électrique, avant l'imposition par Pékin dès 2019 de quotas de ventes de véhicules "à énergie nouvelle" pour tous les constructeurs.

Cette perspective, qui pousse les constructeurs à muscler leur offre, devrait doper les ventes de véhicules électriques ou hybrides. Celles-ci se sont envolées de 53% l'an dernier, mais restent une goutte d'eau à l'échelle du marché (2,7%).

De quoi aiguillonner une pléiade de start-ups chinoises (Lynk&Co, NIO...), positionnées en challengers sur l'électrique.

- Maturité -

Dans l'ensemble, les ventes automobiles en Chine n'ont progressé que de 3% en 2017, loin de l'envolée de 2016 (+14%).

Mais ce tassement "s'explique par l'annulation d'une réduction de moitié de la taxe" sur l'achat de véhicules à petite motorisation, qui dopait précédemment le marché, avertit Li Yanwei, analyste de la fédération chinoise des concessionnaires.

Il prédit une "croissance modérée" de même ordre en 2018, malgré la robustesse des ventes de SUV (+13% l'an dernier).

"La Chine commence à ressembler à un marché plus mature", abonde M. Crunelle. "C'est un marché plus compliqué, parce que les grandes zones côtières commencent à être équipées en voitures" et qu'"on voit apparaître un marché de l'occasion actif".

Mais, tempère-t-il, étant donné le potentiel des régions de l'intérieur, sous-développées, et le taux d'équipement de la population chinoise, beaucoup plus faible qu'en Occident, "personne ne doute de la capacité (du pays) à rester le moteur de l'automobile mondiale".

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Présidentielle mexicaine: la lutte contre la violence au centre d'un premier débat

lun, 04/23/2018 - 08:20

La lutte contre la criminalité a été au centre dimanche du premier débat télévisé pour l'élection présidentielle mexicaine du 1er juillet, le candidat de gauche et favori des sondages, Andres Manuel Lopez Obrador, essuyant de nombreuses critiques pour avoir proposé une amnistie à certains délinquants.

Ses quatre rivaux ont fait feu de tout bois contre cette proposition du candidat du parti Morena (gauche).

"Envisager le pardon aux criminels est une folie qui provoquerait une énorme violence dans le pays" a dénoncé Ricardo Anaya, 39 ans, qui dirige une coalition de partis de droite et de gauche.

José Antonio Meade, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), a accusé Lopez Obrador d'être devenu "la marionnette des criminels" poussé par "sa soif de pouvoir".

Une amnistie "ne signifie pas impunité" s'est défendu celui que l'on surnomme AMLO. "Nous allons convoquer des experts et élaborer un plan pour définir comment cette amnistie va être menée. J'invite même le pape François!" a-t-il précisé.

Le vétéran de gauche, qui se présente pour la troisième fois à la présidentielle, s'est engagé à combattre la pauvreté, notamment chez les jeunes, dont l'augmentation explique selon lui le taux de criminalité record observé dans le pays.

"Ne criminalisez pas la pauvreté!" lui a lancé la candidate indépendante Margarita Zavala, femme de l'ancien président Felipe Calderon. "Les criminels sont pleins d'argent".

Face aux critiques, AMLO, 64 ans, a fini par brandir un croquis montrant son avance dans les sondages. "C'est la dernière enquête d'opinion, je ne veux pas me vanter: 48% de soutien" a-t-il ironisé.

Anaya et Meade se sont attachés à écorner l'image d'un candidat décidé à purger "la mafia du pouvoir", l'accusant d'avoir intégré dans sa campagne des politiciens mêlés à des cas de corruption, d'avoir salarié dans son parti plusieurs membres de sa famille ou encore de dissimuler son patrimoine.

Anaya, qui figure en deuxième position dans les sondages, a également critiqué la stratégie du gouvernement qui consiste selon lui à "décapiter les cartels" au lieu de les démanteler après un long travail d'investigation "comme en Italie".

Plus insolite, le candidat indépendant Jaime Rodriguez Calderon, surnommé "El Bronco", a proposé de "couper la main" des voleurs pour faire baisser la délinquance, proposition qui a déclenché aussitôt de nombreux commentaires amusés des internautes mexicains.

Selon l?analyste politique Leo Zuckermann, ce débat pourrait constituer "un point d?inflexion" pour Anaya qui pourrait grimper dans les sondages où il recueillent pour le moment 25% des intentions de vote.

Quant à Meade, le candidat du parti au pouvoir, "il a définitivement perdu" juge cet expert. "Pour lui, c?était maintenant ou jamais, mais c?est Anaya qui apparaît désormais comme celui capable battre Lopez Obrador".

"Le débat a été gagné par Anaya, mais ça n?aura pas de conséquences", estime de son côté l?historien Hector Aguilar Camin.

Le prochain président mexicain sera élu le 1er juillet lors d'un suffrage à un tour. Les deux chambres du Congrès doivent être également renouvelées ainsi que de nombreux mandats locaux.

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Force ouvrière en congrès à Lille pour tourner la page Mailly

lun, 04/23/2018 - 08:00

Force Ouvrière s'apprête à tourner la page Jean-Claude Mailly lors de son congrès qui s'ouvre lundi à Lille. Très contesté ces derniers mois par ses troupes, l'actuel secrétaire général du syndicat passera la main à Pascal Pavageau.

Après 14 ans à la tête de FO, Jean-Claude Mailly s'attend à un congrès mouvementé. Il est prévu qu'il s'exprime lundi, puis jeudi après des prises de parole de militants, qui risquent fort de revenir sur l'épisode des ordonnances travail.

Entre 3.000 et 4.000 personnes sont attendues au Grand Palais de Lille de lundi à vendredi.

Ont été conviés lundi la maire de Lille, Martine Aubry, ainsi que Xavier Bertrand, ex-ministre du Travail UMP et désormais président du conseil régional des Hauts-de-France, des invitations politiques rarissimes.

L?élection du nouveau secrétaire général, par le Parlement du syndicat (comité confédéral national, CNN), se déroulera vendredi.

Outre des prises de parole qui s'annoncent rudes, un des thermomètres du mécontentement sera le vote du rapport d'activité de l'actuel secrétaire général. Son score sera scruté.

"Compte tenu des difficultés de positionnement et de ligne cette année, et c'est un euphémisme, les militants attendent clairement une ligne", explique Pascal Pavageau, seul candidat à la succession.

Une partie des troupes FO ont en effet jugé trop conciliantes les positions de Jean-Claude Mailly sur les ordonnances Macron réformant le droit du travail, alors que FO avait défilé aux côtés de la CGT pour s'opposer à la loi El-Khomri un an plus tôt.

Jean-Claude Mailly a accepté la concertation avec le gouvernement et refusé de descendre dans la rue. Ce qui n'a pas empêché certaines fédérations -- par ailleurs très autonomes -- de manifester aux côtés de la CGT cet automne.

Il dit "ne rien regretter" de ses positions et laisse entendre également qu'à quelques mois d'un congrès, les remous sont un grand classique.

- Faire contrepoids à "Jupiter" -

Pour lui succéder, Pascal Pavageau, un ingénieur en travaux publics de 49 ans est en piste depuis 2011. Il pronostique un congrès "hard rock", clin d'oeil appuyé au style de musique qu'il affectionne.

S'affichant comme plus "direct" face à un exécutif qui est "une bête de com'", il a déjà commencé à sortir le bazooka. Et s'en prend à un Macron "Jupiter" qui ne supporte pas "les contrepoids" que sont notamment les syndicats. "Contrairement à ce que pense Jupiter le monde n'a pas démarré en 2017", cingle-t-il.

Il se présente en pacificateur, candidat "de la base", l'indépendance en bandoulière, "sans carte au PS" en particulier pour se démarquer de son prédécesseur.

A ses côtés, une jeune garde, soit six nouvelles têtes sur 13, qui vont faire leur entrée au bureau confédéral. Il promet de rajeunir et de féminiser le syndicat, voulant même "faire sauter le plafond de verre" dans un paysage ultra-masculin.

Il a aussi précisé qu'il "ne valide pas le chiffre de 500.000" adhérents inchangé depuis 2011 et devrait faire les comptes pour annoncer un chiffre "au plus tard à la fin de l'année".

FO, qui a récemment fêté ses 70 ans, est le troisième syndicat en termes d'audience et a du chemin à rattraper concernant son implantation dans les entreprises. Il est en revanche premier dans la fonction publique d'État dont est issu M. Pavageau.

A 65 ans, Jean-Claude Mailly quittera, lui, la scène nationale et a récemment déclaré qu'il allait "prendre un mandat" au Comité économique et social européen.

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Martinique: le rhum et son industrie comme produit d?appel pour le tourisme

lun, 04/23/2018 - 07:52

A l'instar de l'Ecosse qui a su très tôt associer la production de Scotch whisky à son territoire, les industriels du rhum et de la canne à sucre veulent développer en Martinique le "spiritourisme", faisant de l'alcool local un produit d'appel pour les touristes.

Ce nouveau type de tourisme thématique autour des spiritueux permet la découverte des outils de production, de savoir-faire ancestraux, de procédés de fabrication ou encore de métiers. Une nouvelle façon d'aborder la découverte d'un pays, d'une région ou d?un territoire.

Les industriels martiniquais voient dans cette nouvelle pratique la possibilité d'attirer davantage de touristes grâce au rhum, explique Charles Larcher, le président du Comité martiniquais d'organisation et de défense du marché du rhum (Coderum).

"Nous sommes l'un des promoteurs essentiels de la Martinique agricole, industrielle, du savoir-faire. Nous sommes très attachés à la préservation du patrimoine et surtout à sa valorisation culturelle, économique et sociale", affirme-t-il.

Pour s'engager dans cette voie du "spiritourisme", les entreprises ont réalisé des investissements importants pour la restauration des sites, la construction de nouveaux bâtiments, l'amélioration des parcours de visite. Des personnels ont notamment été formés pour l'accueil de ce nouveau type de touristes.

"Le tourisme est devenu un véritable métier de la filière", indique M. Larcher. En 2018, la dizaine de distilleries présentes en Martinique devraient recevoir près de 700.000 visiteurs. A l'horizon 2021-2022, la filière espère que le "spiritourisme" aura permis la visite d'un million de touristes en Martinique.

- Appellation d'origine contrôlée -

Pour atteindre leur but, les producteurs de rhum ont déjà un premier atout en main. Le rhum agricole issu des distilleries martiniquaises est le seul à bénéficier de l'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC). Une reconnaissance de qualité et d'authenticité appréciée par les consommateurs internationaux.

Depuis le 13 avril, la Martinique a une nouvelle carte à jouer. La distillerie Neisson, située dans la commune du Carbet (nord), a obtenu le label des Entreprises du Patrimoine Vivant (EPV). Une première pour une distillerie d'outre-Mer qui vient s'inviter dans la cour des marques de renom telles qu'Hermès ou Baccarat.

Ce label d'Etat met à l'honneur les maisons qui revendiquent un patrimoine économique spécifique issu de l'expérience manufacturière, la mise en ?uvre d'un savoir-faire rare reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité, et enfin l'attachement à un territoire.

Cette labellisation est un véritable coup de pouce pour la gérante Claudine Vernant-Neisson: "C'est un honneur pour notre maison, mais c'est aussi un honneur pour toute la filière canne, sucre, rhum. J'espère que ce label bénéficiera en termes de rayonnement et de résultats à toute la filière et à la Martinique".

Elle estime également que cette récompense aura un impact au niveau de l'export. Elle espère cependant que ce prix permettra prioritairement de protéger l?entreprise et plus particulièrement les terres sur lesquelles poussent les cannes à l'origine de ce spiritueux blanc ou ambré.

Le marché du rhum martiniquais représente un chiffre d'affaires d'environ 400 millions d?euros. En 2017, 16 millions de litres de rhum ont été produits en Martinique. Plus de 80% de cette production est expédiée principalement en métropole (1er marché) et dans une centaine de pays dans le monde.

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NBA: San Antonio consolé par Ginobili, Cleveland sauvé par James

lun, 04/23/2018 - 07:42

L'inusable Manu Ginobili a offert dimanche à San Antonio une victoire quasiment inespérée face au champion en titre Golden State (103-90) et un réconfort bienvenu, tandis que LeBron James a sorti Cleveland d'un très mauvais pas à Indianapolis (104-100).

A 40 ans, Ginobili dispute peut-être ses derniers matches en NBA, mais le vétéran argentin qui décidera d'ici juillet de poursuivre ou non sa carrière avec les Spurs en 2018-19, n'a pas fait son âge contre les Warriors.

Avec ses 16 points, dont dix en 4e période, son culot et son enthousiasme, il a bluffé ses coéquipiers, entraîneurs et même adversaires.

"C'est du Manu tout craché: il a réussi un shoot à trois points, juste devant notre banc, qui fait basculer la rencontre", a admiré Steve Kerr, l'entraîneur de Golden State qui fut son coéquipier à San Antonio en... 2002-03, la première de l'Argentin en NBA.

San Antonio jouait gros devant son public et sans son emblématique entraîneur Gregg Popovich, absent depuis le décès de son épouse en milieu de semaine.

Menés trois victoires à zéro, les Texans devaient obligatoirement s'imposer pour garder l'espoir d'atteindre le 2e tour et surtout éviter l'humiliation d'être "balayés" 4 à 0.

Les Spurs, bien aidés par la fébrilité des Warriors (16 ballons perdus, dont 7 en 1re période) et leur inefficacité à trois points (25%), ont idéalement débuté la rencontre sous l'impulsion de LaMarcus Aldridge (22 pts).

- Ginobili/Parker dans l'histoire -

Ils ont resserré les rangs en défense quand Kevin Durant (34 pts) a sonné la charge et ramené son équipe à deux longueurs (88-86) avec un panier à trois points à cinq minutes de la sirène.

Mais Aldridge, avec un improbable tir primé, et surtout Ginobili ont redonné de l'air aux Spurs, encore sous le choc de l'absence prolongé de Popovich.

"On avait besoin de cette victoire (...) On a réussi un bon match, mais ce n'est qu'une victoire", a souligné Ginobili qui a décroché aux côtés du Français Tony Parker (9 pts) sa 132e victoire en play-offs, ce qui en fait désormais le meilleur duo de l'histoire.

Ettore Messina qui a remplacé Popovich sur le banc pour le deuxième match de suite, a qualifié cette victoire d'"importante".

"Peut-être que cela sera notre seule victoire, mais elle nous apporte un peu de joie dans un contexte triste et compliqué", a insisté l'entraîneur italien, avant le match N.5 mardi à Oakland.

Menés deux victoires à une, Cleveland et sa superstar LeBron James sont passés tout près de la catastrophe à Indianapolis.

- James tout près de Jordan -

Ils ont pourtant compté jusqu'à 16 points d'avance, mais comme vendredi lors du match N.3 perdu 92 à 90, ils se sont effondrés en 3e période, face à l'efficacité de Domantas Sabonis (19 pts) et à l'agressivité --parfois limite-- de Lance Stephenson.

Les Pacers sont même passés brièvement en tête, avant que "King James", limité à un seul point en 3e période, et Kyle Korver, 18 points dont trois paniers à trois points d'affilée, n'offrent une victoire capitale aux Cavaliers.

"Depuis le début de la saison, on a souvent des passages à vide en 3e période, je n'ai pas d'explication, cela ne devrait pas arriver, il faut qu'on soit plus vigilant", a prévenu James qui, avec ses 32 points, a bouclé son 100e match de play-offs avec plus de 30 points, à neuf longueurs du record de Michael Jordan.

Cleveland et Indiana sont désormais à égalité deux victoires partout, mais la franchise de l'Ohio retrouve sa salle mercredi pour le match N.5 qui peut lui permettre de prendre l'avantage pour la première fois.

Les deux autres cadors de la conférence Est, Toronto et Boston, se retrouvent dans la même situation inconfortable.

Après avoir gagné les deux premiers matches à domicile, les Raptors et les Celtics ont concédé un deuxième revers de suite en déplacement, 106-98 à Washington pour les premiers, 104-102 à Milwaukee pour les seconds.

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Le G7 uni face à la Russie, ferme sur la Corée du Nord mais divisé sur l'Iran

lun, 04/23/2018 - 07:40

Les grandes puissances du G7, qui ont confirmé leur front uni face à la Russie, vont aussi afficher lundi leur fermeté avant des négociations historiques avec la Corée du Nord, sans avoir surmonté leurs divisions sur l'Iran à l'approche d'une décision cruciale des États-Unis.

La rencontre des ministres des Affaires étrangères, qui s'est ouverte dimanche à Toronto, au Canada, va se terminer lundi puis s'enchaîner jusqu'à mardi avec une réunion de leurs collègues de l'Intérieur et de la Sécurité, avant le sommet des sept pays les plus industrialisés (États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada) les 8 et 9 juin au Québec.

Dimanche, les chefs de la diplomatie ont longuement discuté de la confrontation des Occidentaux avec Moscou, qui atteint des niveaux inégalés depuis la fin de la Guerre froide.

"Il y a eu une unité du G7 pour s'opposer à l'attitude néfaste de la Russie", a dit à des journalistes un haut responsable américain. Les pays membres ont fait le point sur les mesures prises "pour contrecarrer les tendances négatives qui émanent du Kremlin et menacent la paix et la sécurité", a-t-il ajouté.

Les débats portent notamment sur le "renforcement de la démocratie contre les ingérences étrangères" -- une allusion claire au rôle attribué à la Russie de Vladimir Poutine lors des élections aux États-Unis ou en Europe.

"Nous ne devrions jamais nous montrer faibles face au président Poutine", a estimé le chef de l?État français Emmanuel Macron depuis Paris, avant d'aller rencontrer à Washington son homologue américain Donald Trump. "Quand vous êtes faibles, il s'en sert" pour "fragiliser nos démocraties", a-t-il ajouté dans un entretien diffusé dimanche sur la chaîne américaine Fox News, tout en assurant "respecter" le maître du Kremlin.

Selon une source diplomatique française, le ministre français Jean-Yves Le Drian "a redit qu'il faut être fermes" mais continuer à tenter de discuter avec Moscou.

Un peu plus d'une semaine après les frappes menées par Washington, Paris et Londres contre le régime de Damas en réponse à une attaque chimique présumée, les Occidentaux ont notamment besoin de relancer le dialogue avec les Russes, qui soutiennent Bachar al-Assad, en quête d'une solution politique sous l'égide de l'ONU après sept ans de guerre.

- "Fort plaidoyer" sur l'Iran -

La stratégie des États-Unis, qui inquiète leurs alliés depuis que Donald Trump a annoncé son intention de retirer les troupes américaines dès que possible, "a été abordée", selon un délégué européen. "Les Américains ont conscience qu'il y a un rôle à jouer dans la durée, mais n'ont pas encore précisé quel rôle, diplomatique, militaire, humanitaire..."

Deux autres grands dossiers diplomatiques font l'objet de discussions intenses.

D'abord la Corée du Nord, à l'approche d'un sommet historique, d'ici début juin en théorie, entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, censés parler, après des mois d'escalade, d'une "dénucléarisation" de la péninsule coréenne.

Les ministres devaient affirmer lundi, dans leur communiqué commun, leur intention de ne pas relâcher la pression et les sanctions internationales malgré les signaux positifs en provenance de Pyongyang, affichant toujours l'objectif final d'une "dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible".

Ensuite l'Iran, alors que le président américain doit aussi décider, d'ici le 12 mai, s'il "déchire" ou pas l'accord de 2015 conclu par les grandes puissances avec Téhéran pour l'empêcher de se doter de la bombe atomique.

Donald Trump réclame, pour le préserver, que la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, signataires européens de ce texte, jugé historique à l'époque, mais que lui considère laxiste, proposent des solutions pour le durcir.

Plusieurs autres ministres, Jean-Yves Le Drian en tête, ont livré devant le secrétaire d?État américain par intérim John Sullivan "un plaidoyer très fort" pour que Washington "ne jette pas l'accord avec l'eau du bain", au risque de "donner aux Iraniens un prétexte pour un retrait qui pourrait avoir des conséquences désastreuses", souligne la source diplomatique française.

"Nous avons beaucoup progressé" ces derniers mois avec les Européens "mais le compte n'y est pas encore", a toutefois prévenu le haut responsable américain.

Le sujet sera un point fort de la visite d'Emmanuel Macron de lundi à mercredi à Washington, où il demandera à Donald Trump de rester dans l'accord iranien tant qu'il n'a pas de "meilleure option pour le nucléaire". A ce stade, il n'y a "pas de plan B", a-t-il mis en garde sur Fox News.

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Barbosa, de la Cour suprême à l'image de sauveur du Brésil

lun, 04/23/2018 - 07:20

Les Brésiliens attendant désespérément du sang neuf dans un monde politique totalement décrédibilisé, l'ancien président de la Cour suprême, Joaquim Barbosa, un Noir, pourrait bien être leur homme à la prochaine présidentielle.

Même si Barbosa, qui a commencé sa vie professionnelle comme homme de ménage, ne s'est pas encore déclaré candidat au scrutin d'octobre, son nom est ce mois-ci au coeur de toutes les spéculations.

La semaine dernière, il a participé à une réunion du Parti socialiste brésilien (PSB) auquel il s'est récemment affilié, et s'est retrouvé entouré d'un essaim de journalistes curieux de savoir s'il serait candidat.

"Je n'ai pas encore réussi à me convaincre d'être candidat", a-t-il déclaré, ajoutant que sa famille était défavorable à cette éventualité.

Joaquim Barbosa n'a jamais tenu de mandat électif, par ailleurs la politique brésilienne n'est guère une affaire de débutants.

Pourtant, de nombreux analystes voient chez cet homme de 63 ans des atouts de poids.

Le Brésil vient de vivre la destitution choc de la présidente Dilma Rousseff en 2016, la mise en accusation de son successeur Michel Temer pour corruption en 2017, et ce mois-ci l'incarcération de son président qui fut le plus populaire, Lula, pour corruption également.

Dans un contexte aussi sombre, les électeurs brésiliens veulent un outsider. Et l'enquête tentaculaire "Lavage express" continuant de faire des vagues plus de quatre ans après son ouverture, ils veulent aussi que leur nouveau chef de l'Etat soit "propre" et mène fermement la lutte contre la corruption qui ronge le pays.

Une candidature de Barbosa cocherait les bonnes cases.

A la Cour suprême, son principal fait d'armes a été sa croisade anticorruption entamée en 2005 et qui a fait tomber, avec le scandale du "mensalao", des proches de Lula au sein du Parti des travailleurs (PT, gauche), accusés d'achats de voix.

Par ailleurs, depuis sa retraite en 2014, le juge n'a pas été sur la scène publique et n'a donc pas été compromis dans la moindre affaire.

Pour Carlos Siqueira, le président du PSB, Barbosa est celui qui pourrait panser les plaies béantes du Brésil.

"Son électorat voudra que la normalité revienne au Brésil", a dit M. Siqueira à l'AFP.

Un sondage Datafolha publié après l'emprisonnement de Luiz Inacio Lula da Silva ce mois-ci accordait la troisième place avec 10% des intentions de vote à Barbosa -- un score d'autant plus encourageant qu'il n'est pas candidat déclaré.

- Diplomate et polyglotte -

Barbosa apporte aussi une légende personnelle qui séduit au Brésil et avec laquelle seule celle de Lula, ancien cireur de chaussures élu deux fois président, peut rivaliser.

Cet aîné de huit enfants dont le père était maçon est entré dans la vie active en faisant le ménage dans un tribunal du travail de la capitale Brasilia.

Il a pu étudier le droit à l'Université de Brasilia, été brièvement diplomate, et est devenu polyglotte tout en se hissant jusqu'à la Cour suprême, dont il est devenu le premier président noir.

S'il était élu, il ne serait pas le premier Noir à la tête du Brésil, ayant été précédé par l'éphémère président Nilo Procopio Pecanha, il y a plus d'un siècle (1909-1910).

Mais son accession au pouvoir suprême aurait une forte charge symbolique, dans un pays où plus de la moitié de la population se définit comme non-blanche, où le racisme est tenace et où aucun Noir n'a de poste proéminent en politique ni dans les affaires.

Toutefois les analystes pointent aussi des faiblesses chez Barbosa, comme le manque de clarté apparent de sa vision politique et économique et son inexpérience en politique.

Il est vu comme le centriste qui peut conquérir le boulevard ouvert entre à gauche Lula et à l'extrême droite Jair Bolsonaro, un député nostalgique de la dictature.

"Il est difficile de savoir s'il penchera plus vers la gauche et essaiera de capter le vote Lula ou restera fidèle à son image, plutôt de centre droit", estime Michael Mohallem, professeur de droit à la Fondation Getulio Vargas. Mais "il faudra bien qu'il décide".

Son caractère est souvent évoqué aussi comme problématique. A la Cour suprême il a pu se montrer arrogant et irascible.

L'ancien homme de ménage qui s'est illustré comme le "Mr Propre" des élites corrompues peut-il se hisser jusqu'au sommet, maintenant que l'immense favori des sondages, Lula, semble condamné à l'inéligibilité?

"Aujourd'hui au Brésil, tout est possible", dit Sylvio Costa, fondateur du site politique "Congresso em Foco" (Le Congrès en bref).

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