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Mis à jour : il y a 33 min 46 sec

Projet de départ pour le jihad: un adolescent de 17 ans mis en examen et écroué

dim, 01/21/2018 - 08:38

Un adolescent de 17 ans, soupçonné d'avoir voulu rejoindre la zone de combats jihadistes en Syrie et en Irak, a été mis en examen samedi à Paris et écroué, a appris l'AFP de source judiciaire.

Arrêté à Rennes, le jeune homme avait été placé en garde à vue mardi par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour des "velléités de départ en zone irako-syrienne", a indiqué cette source.

Selon le quotidien Ouest-France, qui avait annoncé cette interpellation, "des proches auraient signalé aux pouvoirs publics le changement de comportement du jeune homme qui aurait établi un contact avec d?autres personnes suspectes".

Au terme de quatre jours de garde à vue, le parquet de Paris a ouvert samedi une information judiciaire et le jeune homme a été mis en examen par un juge antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a précisé la source judiciaire. Cette qualification, passible de 30 ans de réclusion, relève de la cour d'assises.

Après des centaines de départs en 2014 et en 2015, seules quelques dizaines de Français étaient partis rejoindre les zones jihadistes irako-syriennes en 2016, selon les autorités françaises. Ces filières se sont quasiment taries l'an dernier, sous l'effet du renforcement des contrôles aux frontières et des succès remportés sur le terrain par la coalition militaire internationale contre le groupe Etat islamique.

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Déchets: la Chine ferme sa poubelle, panique dans les pays riches

dim, 01/21/2018 - 08:29

Mise en décharge ou incinération? En bloquant l'importation de certains déchets, la Chine, première destination mondiale du recyclage, fait peser le risque d'un "scénario-catastrophe" pour l'environnement dans les pays riches... et met dans la panade sa propre industrie de la récupération.

Depuis le 1er janvier, la porte du géant asiatique est fermée à 24 catégories de déchets solides, dont certains plastiques, papiers et textiles, une mesure annoncée seulement six mois plus tôt par Pékin, qui avance des motifs écologiques.

Ce redessinage du marché planétaire des déchets s'avère problématique pour les industriels américains et européens, habitués à voir une Chine avide de matières premières absorber la majeure partie de leurs déchets pour les recycler, et qui disposent de très peu de temps pour se retourner.

"C'est un séisme" et "on a toujours l'onde de choc. Cela a mis notre industrie en situation de stress car la Chine est tout simplement le premier marché mondial pour l'exportation de matières recyclables", se désole Arnaud Brunet, directeur du Bureau international du recyclage (BIR) basé à Bruxelles.

- 'Risque majeur' -

L'Union européenne (UE) exporte la moitié de ses plastiques collectés et triés, dont 85% vers la Chine. Les Etats-Unis ont eux envoyé en 2016 en Chine plus de la moitié de leurs exportations de déchets de métaux non ferreux, papiers et plastiques, soit 16,2 millions de tonnes.

"On va chercher des solutions alternatives, essayer d'identifier de nouveaux marchés de substitutions, à supposer qu'ils aient les capacités de traitement: on parle de l'Inde, du Pakistan ou du Cambodge", suggère M. Brunet.

Mais cela pourrait prendre du temps: "Les capacités de traitement ne se déplacent pas comme ça du jour au lendemain", et dans l'immédiat l'accumulation des déchets, notamment en Europe, est "un risque majeur", prévient-il.

Avec comme "scénario-catastrophe" la perspective que ces déchets soient incinérés ou placés en décharge.

Aux Etats-Unis, "des usines cherchent comment entreposer" leurs déchets supplémentaires et "certaines les stockent sur des parkings ou sur des sites extérieurs", indique à l'AFP Brandon Wright, porte-parole de la NWRA, fédération américaine des déchets et du recyclage.

L'impact immédiat va être dévastateur: selon des estimations "prudentes" du BIR, les exportations mondiales de papier vers la Chine pourraient plonger d'un quart entre 2016 et 2018 et celles de plastiques s'effondrer de 80% en deux ans, passant de 7,35 à 1,5 million de tonnes.

Mais certains se montrent plus rassurants: "Nous travaillons depuis des années pour nous développer en Inde, au Vietnam, en Thaïlande, et même en Amérique latine", assure Brent Bell, un responsable de Waste Management, le premier recycleur nord-américain d'ordures ménagères.

"Les investissements récents de plusieurs papetiers américains nous permettent de déplacer (les déchets) vers ces marchés alternatifs", poursuit M. Bell, interrogé par la radio NPR.

- L'UE vise 2030 -

L'interdiction de Pékin pose aussi un épineux problème aux entreprises chinoises du recyclage, extrêmement dépendantes des déchets occidentaux.

"Cela va devenir difficile de travailler", admet Zhang Jinglian, propriétaire d'une société de traitement des déchets plastiques, Huizhou Qingchun. Plus de la moitié de sa "matière première" est importée et sa production va donc être réduite "d'au moins un tiers", explique-t-il à l'AFP, disant avoir dû récemment se séparer d'une dizaine d'employés.

Les répercussions sont plus drastiques encore pour la société Nantong Heju, dans le Jiangsu (est): "Nous stoppons notre activité et cherchons désormais à nous reconvertir", confie un responsable à l'AFP.

La décision chinoise pourrait à terme avoir pour effet positif de muscler les filières de retraitement.

L'UE a dévoilé mardi sa stratégie pour réduire l'utilisation des plastiques à usage unique, avec pour objectif que tous les emballages de ce type soient recyclables d'ici 2030.

Seulement 30% des déchets plastiques des Européens sont recyclés à l'heure actuelle. Le reste finit incinéré pour produire de l'énergie (39%) ou en décharge (31%).

"Nous devrions utiliser cette décision pour nous remettre en question et nous demander pourquoi nous, Européens, ne sommes pas capables de recycler nos propres déchets", argue le commissaire Frans Timmermans.

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Airbus A380: "au moins dix ans" de visibilité, selon Tom Enders

dim, 01/21/2018 - 08:24

La commande de 36 A380 annoncée ce jeudi par Emirates donne à Airbus "une visibilité pour au moins les dix ?ans à venir", a déclaré Tom Enders, le PDG du groupe, dans une interview au à paraître dimanche.

Cette commande est "une excellente nouvelle", a estimé M. Enders, y voyant "un signe de confiance de la part d'une compagnie qui a bâti sa stratégie de croissance autour de cet avion", selon des propos rapportés par le Journal du Dimanche.

Elle "nous donne une visibilité pour au moins les dix?ans à venir", a-t-il ajouté.

Pour Airbus, cette commande de 36 A380 pour un montant catalogue de 16 milliards de dollars constitue une véritable bouffée d'oxygène alors que l'avionneur avait prévenu lundi que sans elle, le programme A380 était menacé.

"Très honnêtement, si nous n'arrivons pas à un accord avec Emirates, il n'y aura pas d'autre choix que d'arrêter le programme", avait déclaré le directeur commercial sortant, John Leahy, lors de la présentation lundi du bilan commercial 2017 du groupe.

Emirates, de loin la principale cliente du Super Jumbo, porte ainsi ses commandes d'A380 à 178 appareils dont une centaine a déjà été livrée.

Airbus espère qu'en pérennisant ainsi le programme pour les dix années à venir voire au-delà, des clients potentiels de l'A380 vont se décider à passer commande de l'appareil, en particulier en Chine.

Interrogé sur ses priorités jusqu'à son départ annoncé du groupe, en 2019, le PDG d'Airbus a indiqué que 2018 verrait la poursuite de "la montée en cadence de l'A320 et de l'A350, sans oublier le Beluga, qui est un symbole des efforts industriels qui sont devant nous".

"Et nous continuons à mener des négociations avec les gouvernements pour mettre un terme à l'hémorragie que représente le programme A400?M", a ajouté Tom Enders.

Ce dernier, qui va avoir 60 ans cette année, a informé mi-décembre le conseil d'administration d'Airbus qu'il ne souhaitait pas briguer de troisième mandat à la tête de l'avionneur.

"Au vu du nombre d'années que j'ai passées dans le groupe, ce que j'y ai accompli et le fait que j?ai aussi une vie personnelle, tourner la page était la meilleure chose à faire", a-t-il assuré au JDD.

Le numéro deux du groupe, Fabrice Brégier, doit quant à lui quitter Airbus le mois prochain. Il sera remplacé par le patron d'Airbus Helicopters, Guillaume Faury.

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Cyclisme: Nibali et Gaviria, favoris du Tour de San Juan

dim, 01/21/2018 - 08:23

L'Italien Vincenzo Nibali et le Colombien Fernando Gaviria s'annoncent comme les grands favoris du Tour de San Juan, première épreuve de la saison cycliste internationale, qui se disputera en Argentine à partir de dimanche et jusqu'au 28 janvier.

Sept équipes de Première division (World Tour) prendront part à cette compétition courue en sept étapes, dont un contre-la-montre, qui se déroule dans la province de San Juan, à l'ouest du pays, remporté la saison précédente par le Néerlandais Bauke Mollema (Trek).

"Démarrer la saison en Argentine est devenu une tradition pour moi. C'est une bonne course pour reprendre, le tracé n'est pas trop exigeant et le climat très agréable. Par ailleurs, cela m'a plusieurs fois réussi de m'aligner ici", a déclaré le "requin de Messine", vainqueur en 2010, du Tour de San Luis, également en Argentine.

Nibali est le seul coureur en activité qui a gagné les trois principales courses du circuit (Tours de France, d'Espagne et d'Italie).

Le Colombien Fernando Gaviria portera les espoirs de l'équipe belge Quick-Step avec l'Argentin Maximiliano Richeze et le Français Rémi Cavagna, alors qu'un autre Colombien, Jarlinson Pantano, est aux commandes de la formation Trek à la suite du départ d'Alberto Contador.

Gaviria, déjà vainqueur ces trois dernières années de plusieurs étapes en Argentine, veut continuer sur sa lancée. "Commencer en Argentine est une tradition que j'aime bien car j'y ai toujours brillé. La saison 2017 m'a donné beaucoup de confiance et j'espère encore progresser, j'ai encore du potentiel", a-t-il expliqué.

Dans le même état d'esprit on trouve le Polonais Rafal Majka, de l'équipe allemande Bora et qui fait du Tour de de France l'objectif de sa saison.

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Honduras: l'opposition veut empêcher la prise de fonction de "JOH"

dim, 01/21/2018 - 08:20

Des centaines de manifestants ont bloqué des routes et se sont affrontés à la police samedi pour protester contre la prochaine prestation de serment du président Juan Orlando Hernandez, dit "JOH", dont ils contestent la réélection.

"Nous avons relevé des blocages de route au niveau national, mais ils sont en train d'être dégagés de façon pacifique" par les autorités, a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'armée, le lieutenant José Coello.

Les manifestants ont répondu à l'appel de l'Alliance d'opposition à la dictature, une coalition de gauche, qui entend empêcher la prise de fonction du président Hernandez, un proche allié de Washington, le 27 janvier prochain.

L'alliance a demandé à ses partisans de bloquer les routes, l'accès aux aéroports, ainsi qu'aux ports et aux frontières du pays.

L'alliance dénonce des "fraudes" durant l'élection présidentielle du 26 novembre et revendique la victoire de son candidat, un présentateur de télévision populaire de 64 ans, Salvador Nasralla.

Dès vendredi, le gouvernement a déployé des milliers de militaires et de policiers dans le pays pour dissuader les manifestants.

Selon le porte-parole de la police, Jair Meza, trois fonctionnaires ont été blessés par des jets de pierre et sept manifestants arrêtés à travers le pays.

Le chef de l'alliance d'opposition, l'ex-président Manuel Zelaya, battu à la présidentielle de 2009, a assuré à l'AFP qu'un homme de 60 ans, identifié comme Anselmo Villarreal, a été tué à Sabá (département de Colón) par les forces de sécurité.

"Les gens disent qu'ils ont entendu une rafale et qu'un homme est tombé blessé et s'est vidé de son sang", a-t-il déclaré.

Le bureau du haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a "regretté" sur son compte Twitter "la mort violente de (...) Villarreal à Saba", après avoir appelé dans un communiqué les forces de l'ordre à s'abstenir d'un "usage excessif de la force".

Les associations de défense des droits de l'homme font état de 30 morts dans les manifestations qui ont suivi la réélections du président Hernandez, tandis que la police n'a signalé que trois décès.

Le candidat battu, Salvador Nasralla, et Manuel Zelaya ont appelé à maintenir les manifestations jusqu'au 27 janvier.

Le Tribunal électoral suprême (TSE) avait validé le 22 décembre la victoire de M. Hernandez avec 42,95% des voix, contre 41,42% pour Salvador Nasralla.

Washington avait félicité M. Hernandez pour sa victoire, conduisant Salvador Nasralla a annoncer dans un premier temps son retrait de la politique et la fin de la coalition d'opposition, avant de repartir à l'offensive en demandant, avec Manuel Zelaya, l'annulation de l'élection.

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Cyclisme: Daryl Impey remporte le Tour Down Under

dim, 01/21/2018 - 08:17

Le Sud-Africain Daryl Impey (Mitchelton) a remporté dimanche le Tour Down Under qui ouvre en Australie la saison du WorldTour, signant ainsi à 33 ans la plus belle victoire de sa carrière.

Impey, qui avait pris le maillot de leader la veille à la barbe du favori et tenant du titre australien Richie Porte (BMC), s'est contenté de terminer dans le peloton la 6e et dernière étape remportée au sprint par l'Allemand Andre Greipel (Lotto) dans les rues d'Adelaide.

"Au départ de la course, je ne pensais pas la gagner, mais parfois les étoiles s'alignent et tout se passe bien, a déclaré le Sud-Africain. J'ai travaillé très dur pendant l'inter-saison et je suis donc très heureux de cette victoire".

Porteur du maillot jaune du Tour de France durant deux étapes en 2013, il a remporté le Tour de Turquie en 2009 et le Tour de l'Alberta en 2014, mais ce Tour Down Under est son premier titre sur le circuit majeur de l'UCI.

- La victoire du lieutenant -

Lieutenant de l'Australien Caleb Ewan chez Mitchelton, Impey n'était pas sensé se battre pour le général. Mais son numéro dans l'étape reine samedi où il a tenu bon dans la 2e ascension du Willunga Hill pour terminer 2e à 8 secondes de Porte, lui a permis de revêtir le maillot ocre de leader avant l'ultime étape.

Classé dans le même temps que Porte, c'est la régularité de Impey qui lui a offert la victoire finale grâce à ses trois deuxièmes places d'étape.

Les derniers 90 km courus dimanche sur un circuit de 4,5 km n'ont pas été de tout repos.

"J'ai déjà été dans cette position avec Simon (Gerrans), quand je l'aidais à protéger son maillot de leader, mais c'est beaucoup plus difficile nerveusement quand c'est vous qui portez ce maillot !", a commenté Impey.

Plusieurs tentatives d'échappées ont été reprises si bien qu'au 19e et avant-dernier tour, le peloton était regroupé. Les équipes ont tenté de placer leurs sprinteurs dans les meilleures conditions, mais dans les rues étroites nombre d'entre eux se sont retrouvés esseulés.

Elia Viviani a attaqué le premier mais a été rattrappé par Ewan et Peter Sagan (Bora). Le Slovaque, vainqueur du sprint de la 4e étape, a été à son tour lâché mais Ewan a finalement été battu sur la ligne par Greipel qui a ainsi remporté sa seconde victoire d'étape sur la course et la 18e de sa carrière sur le Tour Down Under.

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Au Népal, une Sherpa conquiert de nouveaux sommets

dim, 01/21/2018 - 08:17

Lorsque Dawa Yangzum a décidé de devenir guide de haute montagne, elle s'est entendu rétorquer que ce n'était pas un métier pour une femme. Elle a pourtant détrompé les mauvaises langues et tracé sa voie, en pionnière.

La jeune Sherpa de 27 ans est devenue en décembre la première Népalaise à avoir obtenu la difficile certification de l'Union internationale des associations des guides de montagne, souvent décrite comme l'équivalent d'un "doctorat de l'alpinisme".

Environ 6.000 personnes détiennent ce diplôme à travers le monde, dont jusqu'à décembre seulement 50 hommes au Népal, pays évocateur d'altitude extrême et terre de huit des dix sommets les plus élevés de la Terre.

Car dans cette nation montagneuse, la grimpe reste un boulot d'hommes.

"C'est un secteur difficile, d'autant plus si vous êtes une fille. Des gens disaient que ce n'était pas un travail de fille, que je ne trouverais jamais d'emploi et (demandaient) ce que je ferais si j'avais des enfants", raconte Dawa à l'AFP, qui a rencontré la jeune femme emmitouflée dans une doudoune et une écharpe orange à Katmandou, la capitale du Népal.

Elle est issue de l'ethnie himalayenne Sherpa dont le nom est devenu synonyme de guides de haute montagne, en raison de leur réputation de solides alpinistes et de leur résistance à la raréfaction d'oxygène.

Dans le village d'origine de Dawa, situé dans la région de l'Everest, on a la montagne dans le sang. Nombre de ses habitants ont dompté le toit du monde, qui culmine à 8.848 mètres.

"Je savais ce que je voulais faire. Ma passion était d'être dehors, de grimper. Et ma famille ne m'a pas découragée", se remémore-t-elle.

À 17 ans, elle guide déjà des touristes sur des sentiers de randonnée. Peu après, elle conquiert son premier sommet, le pic Yala, à 5.500 m au-dessus du niveau de la mer.

L'alpiniste américain David Gottlieb, qui travaille avec l'opérateur Alpine Ascents International, a partagé avec la Népalaise une cordée dans l'ascension d'une cascade de glace. À cette époque, déjà, elle possédait un indéniable potentiel.

"C'est vraiment quelque chose de voir tant d'habileté en germe dans cet art où tout le monde n'excelle pas. Et elle en a fait montre immédiatement", déclare-t-il.

- Inspiration -

Après avoir eu raison de montagnes plus modestes, Dawa Yangzum Sherpa a été sélectionnée en 2012 pour participer à une expédition organisée par National Geographic à l'assaut du plus haut sommet du monde.

"L'Everest était mon but final. Je m'étais dit qu'une fois que j'aurais monté l'Everest, ça suffirait comme ça. Mais l'alpinisme est comme une addiction. Plus je grimpais, plus j'avais envie de grimper."

C'est à son retour, à la descente du sommet, qu'elle s'enrôle pour devenir guide certifiée.

En 2014, Dawa participe à la première cordée de femmes népalaises à monter le K2 au Pakistan, considéré comme l'une des ascensions les plus difficiles du globe.

Elle s'est également essayée l'année dernière au Kangchenjunga, troisième pic le plus haut du monde, situé à la frontière indo-népalaise. Mais le mauvais temps l'a forcée à rebrousser chemin avant la cime.

"Elle était en route pour devenir l'une des meilleures femmes alpinistes, pas seulement du Népal mais également du monde, et ce certificat va lui ouvrir beaucoup de nouvelles portes", se félicite Sunar Bahadur Gurung, président de l'Association nationale des guides de montagne du Népal.

Dans l'immédiat, Dawa Yangzum Sherpa compte mener en juin une cordée au Denali (anciennement appelé mont McKinley), point culminant d'Amérique du Nord. Puis elle retournera au Népal pour enseigner dans deux écoles d'escalade.

Cependant à plus long terme, elle espère que son parcours encouragera les femmes à faire de l'hostile montagne une carrière.

"Je n'avais aucun exemple pour m'inspirer et parfois j'ai douté de ma capacité de réussir", avoue-t-elle. "Mais j'ai espoir que mon petit succès inspirera d'autres filles à suivre leurs rêves."

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Johnson invite le Royaume-Uni à accueillir Trump

dim, 01/21/2018 - 08:07

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a appelé dimanche le Royaume-Uni à accueillir le président américain Donald Trump, estimant que s'opposer à une telle visite pourrait nuire à l'intérêt national.

A la veille de l'arrivée de son homologue américain Rex Tillerson sur le sol britannique pour des discussions, M. Johnson a affirmé que tout report d'un voyage de M. Trump nuirait "à la relation économique la plus extraordinaire" du Royaume-Uni.

"Donald Trump est le président élu de la plus grande et de la plus puissante démocratie du monde - et d'un pays qui est également notre allié le plus proche", a écrit M. Johnson dans le journal britannique The Sunday Telegraph.

Il a déclaré que les personnes qui critiquent le principe d'une visite de M. Trump n'avaient pas conscience des intérêts économiques de la Grande-Bretagne.

"En s'opposant à la visite du président des Etats-Unis dans notre pays, ils risquent de nuire à l'intérêt national", selon lui.

M. Johnson a également rejeté les accusations selon lesquelles Trump présiderait une "Amérique isolationniste". Il estime que l'administration de M. Trump mérite "respect et reconnaissance" plutôt qu'"un dénigrement infantile".

Mi-janvier, le président américain a annulé une visite destinée à inaugurer la nouvelle ambassade des Etats-Unis à Londres, où il risquait d'être accueilli par des manifestations hostiles.

Il a justifié cette annulation en critiquant l'emplacement de la nouvelle ambassade, choisi par l'administration de son prédécesseur Barack Obama. Mais sa venue était susceptible de provoquer une série de manifestations dans un contexte de tensions entre les deux alliés historiques.

Des personnalités britanniques, notamment le maire de Londres, Sadiq Khan, s'étaient prononcées contre la venue de M. Trump.

"Il semble que le président Trump ait compris le message envoyé par de nombreux Londoniens qui aiment et admirent l'Amérique et les Américains mais trouvent que ses politiques et ses actions sont à l'opposé total des valeurs d'inclusion, de diversité et de tolérance de notre ville", avait déclaré Sadiq Khan après l'annulation.

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Pénicaud veut supprimer d'ici 2022 l'écart de salaire hommes-femmes à travail égal

dim, 01/21/2018 - 08:00

La ministre du Travail Muriel Pénicaud déclare vouloir réunir les "partenaires sociaux" pour "élaborer un plan d'action" contre les inégalités salariales et supprimer, d'ici à la fin du quinquennat, l'écart de 9% existant entre hommes et femmes à poste égal, dans un entretien au Journal du Dimanche.

"L?égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel et la loi Roudy sur l?égalité a 35?ans", rappelle la ministre.

Mais dans les faits, "les femmes gagnent toujours 9?% de moins que les hommes à poste équivalent et 25?% en moyenne de moins (...) tous postes confondus, c'est inadmissible", fait-elle valoir.

"Nous allons proposer une réunion aux partenaires sociaux sur l?égalité salariale pour élaborer un plan d?action", annonce-t-elle.

Les 25% d'écart, liés pour partie ("15% ou 16%") aux "retards culturels", à "la persistance de clichés sexistes dès l'enfance", selon la ministre, nécessitent une correction "sur le long terme, en prenant le mal à la racine".

En revanche, "l?écart de 9?% qui demeure à travail égal aurait déjà dû disparaître", insiste Mme Pénicaud, citant l'exemple "inacceptable" d'une "jeune diplômée de HEC" engagée avec "un salaire inférieur à celui d?un garçon" au cursus similaire.

"Notre ambition, avec le Premier ministre (Edouard Philippe) et (la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes) Marlène Schiappa, est de supprimer cette différence de 9?% pour toutes les femmes pendant le quinquennat", assure la ministre.

Pour ce faire, les indicateurs existant sur "la situation comparée des hommes et des femmes dans les entreprises" doivent par exemple être perfectionnés, détaille Mme Pénicaud, appelant à "plus de transparence".

"Cette question doit devenir un sujet prioritaire du dialogue social", plaide la ministre, évoquant notamment "des programmes de rattrapage salarial étalés sur plusieurs années" en cas d'"écarts démesurés" dans les entreprises.

Ecartant l'idée d'une nouvelle loi, la ministre souligne que "depuis 2013, plus de 3.000 entreprises" n'ayant pas d'accord sur l'égalité professionnelle ni de plan d'action "ont été mises en demeure", 157 ayant été "sanctionnées".

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Venezuela: manifestations autour de la mort de l'ex-policier rebelle Perez

dim, 01/21/2018 - 07:57

Des manifestations ont eu lieu samedi à Caracas à la suite de la mort d'un ancien policier qui s'était rebellé contre le pouvoir de Nicolas Maduro et a été abattu par les forces de sécurité.

Une centaine de personnes se sont rassemblées en fin d'après-midi dans la rue qui mène à la morgue de Bello Monte, dans le sud-est de la capitale, pour réclamer la remise du corps de l'ancien policier Oscar Perez à sa famille.

Des policiers et des militaires munis d'équipements anti-émeutes leur barraient le passage.

"Je le veux avec moi pour pouvoir l'enterrer où je le voudrai", a déclaré dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux la mère d'Oscar Perez, Aminta Perez, qui vit au Mexique avec la veuve de l'ancien policier et les trois enfants du couple.

C'est Aura Perez, tante d'Oscar Perez, qui effectue au Venezuela les démarches pour obtenir la remise du corps à la famille.

L'ancien policier s'était rebellé contre le pouvoir du président Maduro en 2017 alors que se déroulaient des manifestations anti-gouvernementales au cours desquelles 125 personnes ont été tuées d'avril à juillet.

Perez avait marqué les esprits par un coup d'éclat le 27 juin 2017: il avait survolé Caracas à bord d'un hélicoptère dérobé à la police et lancé des grenades sur des bâtiments officiels, sans faire de victimes.

Il était depuis la bête noire du président Maduro et était activement recherché par les autorités en tant que "terroriste".

Perez a été abattu lundi avec six autres personnes, cinq hommes et une femme, lors de l'assaut donné par les forces de sécurité à une maison dans laquelle il était retranché près de Caracas.

Deux des proches de Perez abattus, José Pimentel et Abraham Agostini, ont été enterrés samedi matin à Caracas sous une forte surveillance policière et militaire. Les corps des quatre autres ont été transférés vers les villes de Maracaibo, dans le nord-ouest du Venezuela, et de San Cristobal, dans l'ouest.

Les deux inhumations ont eu lieu dans le principal cimetière de Caracas, située dans l'est de la capitale. Quelque 300 personnes se sont rassemblées et ont scandé des mots d'ordre hostiles aux autorités devant les militaires de la Garde nationale qui leur interdisaient l'accès aux parcelles où étaient enterrés Pimentel et Agostini. "Bouchers!", ont-ils crié.

"Je viens rendre hommage à ces personnes lâchement assassinées", a déclaré à l'AFP Monica Santamaria, une enseignante âgée de 54 ans, arrivée avec une pancarte qui portait les noms de Perez et de ses camarades abattus.

Selon les actes de décès publiés par la presse vénézuélienne, les sept ont été tués par des balles dans la tête.

Des organisations de défense des droits de l'Homme ont évoqué des "exécutions extrajudiciaires". La Conférence épiscopale vénézuélienne (CEV) a qualifié d'"horrible massacre" l'opération des forces de sécurité et a elle aussi dénoncé "des exécutions extrajudiciaires de civils".

Dans une vidéo tournée pendant l'intervention, Oscar Perez affirmait, le visage ensanglanté, que les autorités voulaient le tuer alors que lui et ses camarades voulaient se rendre.

Après les avoir bloquées pendant plus de cinq heures, les militaires ont laissé passer les personnes rassemblées au cimetière une fois que les deux inhumations ont eu lieu en présence de quelques membres de leurs familles.

Une autre manifestation a eu lieu dans le quartier d'Altamira, un bastion de l'opposition dans l'est de Caracas.

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Notre-Dame-des-Landes: Mélenchon "dit merci aux zadistes"

dim, 01/21/2018 - 07:52

Le président du groupe de La France insoumise à l'Assemblée nationale Jean-Luc Mélenchon se félicite de la "grande victoire" de l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, dû notamment aux zadistes à qui il "dit merci", dans un entretien au Journal du dimanche.

"C?est une grande victoire?! Elle consacre le triomphe de la raison écologiste sur les délires productivistes. Ce projet se résumait à un saccage de terres arables et de lieux écologiquement fragiles, le tout sans finalité économique pertinente", salue une nouvelle fois le député des Bouches-du-Rhône.

"Je dis merci aux élus locaux, aux associations et aux zadistes. Le Premier ministre devrait lui aussi remercier les zadistes: sans eux, les travaux auraient commencé et il n?aurait pas pu prendre cette bonne décision", ajoute Jean-Luc Mélenchon.

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PSG: à Lyon, un championnat et des polémiques à étouffer, même sans Neymar

dim, 01/21/2018 - 07:49

Revenir à la vérité du terrain, même sans Neymar: le PSG, parasité par les polémiques et privé de son magicien brésilien a cause d'une "douleur à la cuisse", a l'occasion de plier la Ligue 1 dès dimanche (21H00) à Lyon, pour recentrer les débats sur ses performances sportives.

. Les 'fake news' d'Aulas

Sur le plan comptable, tout va bien à Paris. Et en cas de succès contre le club lyonnais, 2e avant le début de la 22e journée, l'intouchable leader de L1 pourra compter 12 points d'avance sur son premier poursuivant. Soit aussi bien que ses concurrents européens Manchester City, et le Bayern Munich, qui dominent largement leurs championnats respectifs avec une avance presque similaire.

Une victoire parisienne lors du premier gros test sportif de l'année 2018 serait aussi une réponse à l'influent président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas. Ce dernier, comme à son habitude, a envoyé quelques piques avant la réception de son rival -- sur le terrain de la domination économique encore une fois -- au point d'irriter l'état-major parisien.

Sur son compte Twitter, le PSG a dénoncé les "fake news" de l'omniprésent président lyonnais, qui a mis en cause "l'inflation dangereuse que le PSG crée en France dans la bulle du football" dans les colonnes du Parisien.

. Le retour du "penaltygate"

Il faut dire que la semaine parisienne a déjà été agitée par les sifflets d'une partie du public parisien contre Neymar, qui a préféré s'offrir un quadruplé lors de la victoire historique contre Dijon (8-0) plutôt que de laisser la possibilité à Edinson Cavani de devenir, sur un penalty que s'était procuré l'Uruguayen, le meilleur buteur de l'histoire du club.

Le Brésilien a préféré gonfler ses "stats" personnelles, s'exposant à des sifflets qui ont révéillé le souvenir amer du "penaltygate" du 17 septembre dernier, contre Lyon, déjà. Devant son public, Neymar s'était chamaillé avec Cavani pour essayer de tirer un penalty à sa place, avant de laisser l'Uruguayen tenter sa chance... sans succès.

Neymar senior, le père et conseiller de la star brésilienne, a réagi en ces termes à ces sifflets dans la nuit de vendredi à samedi: "Nous, la famille et les amis, on entend tout... Les applaudissements et les sifflets... Et nous t'avons vu toujours avancer et avec la tête haute. Mets ton casque et n'oublie pas d'être heureux! Amuse-toi mon fils!", a-t-il écrit samedi sur son compte Instagram, accompagné d'une vidéo compilant les plus beaux exploits techniques de son fils.

Interrogé en conférence de presse sur les stigmates que pouvaient laisser ces deux épisodes, l'entraîneur parisien Unai Emery a préféré éluder le sujet en mettant en avant l'intérêt collectif: "Nous parlons des choses collectives quand nous préparons les matches. Toutes les +stats+ individuelles sont bonnes quand elles sont là pour aider l'équipe".

"J'ai maintenu mon idée, ma personnalité et les choses comme ça, j'en parle à l'intérieur, avec le groupe. Mais tous les joueurs ont un rôle. Sur les pénalties, pour moi c'est clair, et je préfère ne pas le dire", a-t-il ajouté.

. Pas de duel entre Neymar et Fekir

En tout état de cause, ce n'est pas le Brésilien qui frappera un éventuel coup de pied de réparation dimanche: Neymar, qui était resté aux soins vendredi, a déclaré forfait pour la rencontre samedi soir, en raison d'une "douleur à la cuisse droite", selon son club.

Cette absence va-t-elle peser sur le match contre Lyon? Dans le sillage d'un Nabil Fekir au sommet de son art avec 15 buts inscrits en L1 -le même total que Neymar-, les hommes de Bruno Genesio impressionnent et ont conquis mercredi un 7e succès de rang à l'extérieur, mercredi face à Guingamp (2-0) mercredi.

En l'absence du 'Ney', les deux retardataires de janvier, Javier Pastore et Edinson Cavani, auront peut-être l'occasion de jouer les hommes providentiels. Le premier a fait son retour dans le groupe parisien pour la première fois en 2018, tandis que Cavani aura une nouvelle occasion de rentrer dans l'histoire du PSG en cas de but, synonyme de 157e réalisation avec le PSG et de record battu.

Histoire de mettre un terme à toutes les polémiques ouvertes depuis janvier, et de se préparer en toute sérénité pour le double choc de Ligue des champions contre le Real Madrid le 14 février et 6 mars.

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Ligue 1: un choc Lyon-PSG, Bordeaux en plein chambardement

dim, 01/21/2018 - 07:47

Le Paris SG va disputer son premier gros match de l'année 2018 à Lyon, dimanche (21h00) lors de la 22e journée, alors que Bordeaux tentera de se ressaisir à Nantes après une fin de semaine houleuse et le limogeage de son entraîneur Jocelyn Gourvennec.

. Après les sifflets

Le PSG se rend à Lyon, après la surprenante scène de mercredi contre Dijon (8-0) au Parc des Princes. Malgré les quatre buts de Neymar et sa prestation étincelante, des supporters ont sifflé le joueur brésilien, lui reprochant de ne pas avoir laissé à Edinson Cavani un penalty qui aurait pu en faire le meilleur buteur de l'histoire du club. Avec 156 buts toutes compétitions confondues, "Edi" est en effet à égalité, avec la star suédoise Zlatan Ibrahimovic (au PSG de 2012 à 2016).

Pour battre ce fameux record et oublier cette polémique, il ne lui reste plus qu'à marquer à Lyon. Ce déplacement au Parc OL est une bonne manière de monter en puissance et de se jauger, à moins d'un mois du 8e de finale aller de Ligue des champions contre le Real Madrid.

Toujours convalescent après sa blessure à un mollet, Thiago Motta ne sera pas dans le groupe parisien pour cette affiche de la Ligue 1, a annoncé Unai Emery.

Les Lyonnais et leur fer de lance Nabil Fekir ont signé un très bon match à Guingamp mercredi (2-0) et rêveraient d'en faire autant devant leur public. A l'aller, les hommes de Bruno Genesio avaient fait jeu égal avec les Parisiens avant de céder par deux fois dans le dernier quart d'heure. En cas de défaite, les Lyonnais pourraient perdre leur place sur le podium, en fonction des résultats de Marseille et de Monaco.

. Après Gourvennec

De son côté, Bordeaux se rend à Nantes pour tenter de sortir la tête de l'eau après sa défaite (0-2) à domicile face à Caen. Une énième contre-performance qui a coûté sa place au coach Jocelyn Gourvennec et a précipité la résiliation de contrat du capitaine Jérémy Toulalan, à la demande de ce dernier.

Vendredi, le président des Girondins, Stéphane Martin, a expliqué "continuer à réfléchir" pour trouver un successeur à Gourvennec, en espérant une arrivée rapide, "ce week-end ou en début de semaine prochaine".

En attendant, c'est Éric Bedouet, fidèle technicien du club depuis 20 ans, qui assurera l'intérim samedi à Nantes. Et il aura fort à faire pour venir à bout des hommes de Claudio Ranieri, frustrés après leur match nul (1-1) concédé dans les ultimes secondes à Toulouse mercredi.

En cas de défaite, les Canaris pourraient voir Nice revenir au même nombre de points. Les Aiglons reçoivent Saint-Étienne, une tâche qui ne sera pas forcément simple face à une équipe stéphanoise revancharde après sa déroute à Metz (0-3) lors de la précédente journée.

Monaco, qui a perdu sa place sur le podium après un match nul face à Nice (2-2) mardi, aura pour sa part l'opportunité de reprendre son bien dimanche à domicile face à Metz, si Lyon perd contre Paris. Les joueurs de Léonardo Jardim ont besoin d'engranger des points avant deux prochaines journées de championnat délicates, d'abord à Marseille puis à domicile face à Lyon.

Programme de la 22e journée:

vendredi

Caen - Marseille 0 - 2

samedi

Nantes - Bordeaux 0 - 1

Montpellier - Toulouse 2 - 1

Rennes - Angers 1 - 0

Strasbourg - Dijon 3 - 2

Troyes - Lille 1 - 0

Amiens - Guingamp 3 - 1

dimanche

(15h00) Nice - Saint-Etienne

(17h00) Monaco - Metz

(21h00) Lyon - Paris SG

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JO-2020: les mascottes olympiques, un enjeu national au Japon

dim, 01/21/2018 - 07:40

Dans un silence solennel, un par un, les bulletins de vote sont déposés dans l'urne. Elit-on un maire, un député, un président ? Mais non, une paire de mascottes, et pas n'importe laquelle, celle qui incarnera les jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo-2020.

Au Japon, où les mascottes sont partout, de la plus petite ville de province aux prisons locales, l'affaire est très sérieuse.

Grands yeux, couleurs vives, formes d'inspiration animale, les organisateurs ont dévoilé trois propositions en décembre et le duo vainqueur sera désigné le 28 février, à l'issue du vote de 6,5 millions d'écoliers.

Parviendra-t-il à se faire une place dans un pays qui fourmille de ces attachantes créatures, appelées "yuru-kyara" en japonais ? Il y en a tant que le ministère des Finances avait appelé en 2015 à tailler dans le vif.

La concurrence est rude mais si le pari est réussi, les mascottes olympiques pourraient rapporter gros.

Au pays de Hello Kitty et de Pokemon, même les adultes raffolent de ces peluches géantes, aimant prendre la pose avec elles et se jetant sur les gadgets à leur effigie.

Le marché annuel est estimé à quelque 17 milliards d'euros, selon des chiffres de l'institut d'études Yano en date de 2015.

- Rôle d'ambassadeur -

L'une des plus célèbres, Kumamon, l'ours noir aux pommettes rouges qui représente la région de Kumamoto (sud-ouest), est ainsi une mine d'or grâce à la multitude de produits à son image.

"Le Japon a la tradition de créer des caractères inspirés de la nature - montagnes, rivières, animaux et plantes - en vertu de ses croyances animistes, selon lesquelles toute chose a une âme", explique Sadashige Aoki, professeur à l'université Hosei de Tokyo.

Si la ribambelle de mascottes locales peinent à dépasser les frontières de l'archipel, les emblèmes olympiques "sont une occasion unique de promouvoir la tradition, la culture et la société japonaises", et d'attirer toujours plus de touristes, estime M. Aoki.

Ce sont les jeux de Grenoble qui ont les premiers lancé la mode des mascottes en 1968, avec Schuss le skieur. Par la suite, le sympathique ourson Misha, emblème de Moscou en 1980, marquera les esprits.

Dans l'histoire plus récente, elles ont pu s'avérer une source de revenus appréciable. Le personnage Vinicius, choisi par Rio en 2016, a par exemple permis de récolter 300 millions de dollars de bénéfices.

- 'Elles sont cool' -

Mais d'autres n'ont pas rencontré le même succès. Wenlock et Mandeville, créatures cyclopes des jeux londoniens de 2012, ont été jugées "bizarres" et "sinistres" et ont échoué à conquérir le public.

La Corée du Sud, où se déroulent les jeux d'hiver à partir du 9 février, semble avoir retenu la leçon et a jeté son dévolu sur un dynamique tigre blanc au large sourire.

Les mascottes doivent avant tout être "kawai" (mignon ou chou) et "populaires auprès des enfants", souligne Munehiko Harada, professeur de l'économie du sport à l'université Waseda.

Les organisateurs de Tokyo-2020 ont chiffré les retombées économiques potentielles à 130 millions de dollars. "Mais nous espérons faire mieux que cet objectif", a déclaré une porte-parole, alors que la capitale japonaise est sous pression pour réduire la facture, actuellement estimée à quelque 10 milliards d'euros.

Et après les JO ? "Par le passé, les mascottes olympiques étaient oubliées dès les jeux terminés", rappelle M. Harada.

Au Japon, "peut-être vivront-elles au-delà, célébrées comme l'héritage des jeux de Tokyo", espère-t-il.

"Si j'étais chef du comité d'organisation, je demanderais au CIO" d'assouplir son contrôle sur les droits, qui doivent en théorie être transférés au Comité international olympique (CIO) après 2020, conseille l'universitaire. Car sans eux, impossible d'exploiter les mascottes.

En attendant, le vote se poursuit dans les écoles du pays, japonaises et internationales, et les petits électeurs prennent leur mission très au sérieux.

Vendredi, le Lycée français de Tokyo a dépouillé les résultats et un candidat s'est nettement détaché: la paire de personnages A, de style très manga avec des silhouettes élancées, des yeux rieurs et des motifs en damier, a remporté 14 suffrages sur 19.

"Dès que je l'ai vue, j'ai fait mon choix", a confié Taiki, 10 ans. "Elles sont cool. Vu leur avance, je pense qu'elles vont gagner".

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La France renonce à organiser l'Exposition universelle pour des raisons financières

dim, 01/21/2018 - 07:40
Le Premier ministre Edouard Philippe l'a annoncé par courrier au comité d'organisation, selon le Journal du dimanche. Le président du comité de candidature Jean-Christophe Fromentin parle "d'une décision incompréhensible".
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Douze heures de cauchemar dans un hôtel de luxe de Kaboul, 6 morts

dim, 01/21/2018 - 07:40

L'attaque d'un hôtel de luxe de Kaboul a pris fin dimanche matin après douze heures de résistance de la part du commando armé qui avait avait fait irruption samedi soir en tirant à vue sur les clients et le personnel.

Cette opération qui n'a toujours pas été revendiquée a fait, selon un bilan très provisoire, six morts - cinq Afghans et une étrangère dont la nationalité n'est pas précisée.

"L'attaque est terminée, tous les assaillants ont été tués, 126 personnes ont été secourues dont 41 étrangers", a annoncé le porte-parole du ministère de l'Intérieur Najib Danish qui a confirmé la présence de quatre assaillants, dont les corps ont été retrouvés - et non trois comme il l'avait indiqué par erreur.

Des "opérations de nettoyage étaient toujours en cours au sixième étage" pour faire exploser les munitions restantes, a-t-il ajouté.

Selon une source de sécurité, le dernier membre du commando s'était retranché "dans une grande chambre avec des otages, afghans et étrangers" qu'il menaçait de tuer. Avant d'être abattu.

"On l'entend crier aux otages qu'il les tuera tous s'il ne peut pas s'en sortir", précisait cette source, illustrant ainsi la terreur qui a régné toute la nuit dans l'établissement, l'Intercontinental de Kaboul propriété de l'Etat afghan et non de la chaine internationale éponyme.

Alors qu'une fumée noire s'échappait du sixième et dernier étage peu après 08H00 locales (3H30 GMT) dimanche, des hommes ont tenté de s'enfuir par un balcon au moyen de draps noués. L'un d'eux a lâché prise, en direct à la télévision.

- Feu sur les clients -

Le commando s'était introduit dans l'hôtel samedi peu après 21H00 (17H30 GMT), déclenchant une explosion avant d'ouvrir le feu au hasard.

"Quatre assaillants sont à l'intérieur du bâtiment, ils tirent sur les clients", avait annoncé à l'AFP un responsable de la Direction nationale de la sécurité (NDS), les services de renseignements afghans.

L'électricité a été coupée dans le quartier et l'hôtel, situé sur une colline de l'ouest de Kaboul, plongé dans l'obscurité toute la nuit à l'exception de hautes flammes qui s'échappaient du toit, en raison d'un incendie déclenché par les assaillants.

"Je peux entendre des coups de feu qui semblent provenir du premier étage, mais je ne sais pas où ils sont. Nous sommes cachés dans nos chambres. Faites que les secours arrivent vite", a supplié un client retranché au 3e étage, joint au téléphone par l'AFP, sous couvert de l'anonymat.

"Priez pour moi, je vais certainement mourir", a posté en soirée sur Facebook Aziz Tayeb, directeur régional de la compagnie Afghan Telecom. Avant d'ajouter : "Je suis sorti, mais une centaine de mes collègues et amis sont toujours coincés entre la vie et la mort".

Tous se trouvaient là pour une conférence.

Au cours de la nuit, les forces spéciales épaulées par des forces de l'Otan ont repris progressivement le contrôle des étages.

Sur Twitter, des proches angoissés demandaient des nouvelles des leurs séjournant dans l'établissement. De Washington, le département d'Etat appelait à signaler l'éventuelle présence d'Américains.

Selon un voisin de l'hôtel, Abdul Sattar, qui a joint des membres du personnel amis, "les assaillants sont arrivés par le couloir pendant le dîner. Puis ils ont forcé les chambres, pris des otages avec eux et ouvert le feu sur certains d'entre eux".

- Gardes inexpérimentés -

Plusieurs fortes explosions ont été entendues peu après 4H30 (minuit GMT) après une relative accalmie. Puis le jour s'est levé sur la façade en partie noircie du bâtiment.

Un comptable de l'hôtel qui a pu s'échapper grâce à sa bonne connaissance des lieux a affirmé à l'AFP que "les gardes se sont sauvés sans combattre, ils n'ont pas riposté, ils n'avaient aucune expérience".

M. Danish a confirmé qu'une nouvelle compagnie privée avait pris début janvier en charge la sécurité de l'hôtel. "Nous enquêtons pour comprendre par où sont entrés les assaillants".

Le nombre exact de personnes se trouvant dans l'hôtel lors de l'attaque est toujours incertain, de même que la nationalité des étrangers.

L'Intercontinental de Kaboul, l'un des deux Cinq Etoiles de la ville, accueille fréquemment des mariages, des conférences et des réunions politiques.

Sa terrasse illuminée dominant la ville est particulièrement prisée des classes aisées.

L'établissement, ouvert en 1969, avait déjà été visé en juin 2011 par une attaque des talibans qui avait fait 21 morts.

Depuis, l'hôtel avait renforcé la surveillance. Mais une journaliste de l'AFP a constaté quelques heures avant la tuerie que la fouille au corps, à l'entrée même du bâtiment, pouvait être aisément contournée en sautant les barrières.

Des mises en garde précises avaient été lancées depuis 48 heures concernant le risque d'attaques contre des lieux fréquentés par les étrangers. Ce qui avait conduit l'ONU et certaines ambassades à décréter l'état d'alerte.

La dernière attaque contre un grand hôtel, en mars 2014, avait visé l'autre Cinq étoiles de Kaboul, le Serena. Neuf personnes avaient été tuées, dont un journaliste de l'AFP et sa famille.

Cette attaque survient cinq jours après la visite d'une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies à Kaboul, qui a donné lieu vendredi à une réunion de haut niveau au siège de l'ONU à New York.

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Zabbaan, la startup qui met le Mali en bouteille

dim, 01/21/2018 - 07:34

Les pétales d'hibiscus écarlates infusent dans une grande marmite avec les feuilles vertes du kinkeliba. Une pincée de "pain de singe", le fruit du baobab, et de gingembre, et la boisson baptisée "Prince" est prête à être goûtée puis mise en bouteille au Mali.

Aïssata Diakité, 28 ans, ingénieure en agro-business, a lancé Zabbaan, une gamme de jus de fruits 100% naturelle, en se réappropriant les méthodes traditionnelles de son enfance à Mopti, dans le centre du Mali, sur les bords du fleuve Niger.

C'est là qu'elle a mûri ce projet, parallèlement à ses études en France. "Quand j'étais étudiante, je venais chaque année en vacances au Mali. Il m'a fallu une voiture pour aller dans la zone rurale échanger avec des agriculteurs, comprendre les saisonnalités, comment gérer la contre-saison", raconte avec passion la jeune femme.

Elle a créé en 2016 Zabbaan en référence au zaban, un type de liane poussant dans la brousse, mais c'est en décembre 2017 qu'elle a officiellement lancé sa start-up, devant une centaine d'acteurs économiques au Mali.

"Produisons ce que nous consommons. Par cela, nous créons de l'emploi et de la richesse", s'est félicité à cette occasion le ministre du Développement industriel Mohamed Aly Ag Ibrahim, saluant "un modèle qui doit inspirer", celui d'une "jeune dame de la diaspora qui quitte l'étranger pour venir investir dans son pays et réussir son challenge".

Une semaine auparavant, Bamako accueillait le forum "Invest in Mali", dont Aïssata Diakité était l'une des ambassadrices. Ce forum vise à exposer les opportunités du pays, malgré l'instabilité qui s'étend, en particulier dans la région natale de la jeune cheffe d'entreprise.

- Bouteilles aristocratiques -

"Venir au Mali aujourd'hui est un acte de foi", a reconnu le président Ibrahim Boubacar Keïta dans son discours d'inauguration du forum, qui a généré des promesses d'investissements de 34 milliards de FCFA (environ 51 millions d'euros), dans le ciment, l'énergie solaire en milieu rural et la production d'emballages, selon les organisateurs.

La foi, Aïssata Diakité, qui a hérité de la fibre entrepreneuriale de ses parents, n'en manque pas, ni de persévérance. "Le temps d'avoir tout un réseau d'agriculteurs c'est pas évident, ça m'a pris environ trois ans", précise-t-elle.

L'entreprise emploie aujourd'hui 65 personnes et produit en moyenne 1.000 bouteilles par jour, commercialisées principalement dans les supermarchés de Bamako au prix de 500 F CFA (environ 75 centimes) la bouteille.

Afin de pénétrer de nouveaux marchés et d'exporter, Zabbaan est en cours de certification bio.

La marque s'appuie notamment sur des recettes à base de feuilles, de tiges, de fleurs ou de fruits issus de la savane africaine, dont "la plupart sont sauvages", comme le baobab, le zaban ou le kinkeliba, plante connue pour ses propriétés diurétiques.

"On travaille avec des réseaux d'agriculteurs qui nous approvisionnent et ont souvent hérité de terres de père en fils. Ces produits sont également employés dans la médecine traditionnelle africaine", poursuit-elle.

- Moringa, hibiscus, baobab -

Ce matin, l'équipe de production est à la tâche. Avant la mise en bouteille de "Prince", un des produits les plus appréciés, une dégustation s'impose et c'est un travail d'équipe.

"Certaines personnes pensent qu'il manque du gingembre, donc on va retoucher un peu, on va ajouter un peu de gingembre", explique Lala Coulibaly, responsable qualité et hygiène, vêtue d'une blouse blanche.

Du "roi" (mangue et baobab) à la "guerrière" (moringa, hibiscus, menthe et baobab) en passant par le "prince" ou le "duc" (zaban et baobab), etc, chaque bouteille porte un nom évoquant l'épopée de l'Empire mandingue, l'un des plus vastes qu'ait connus l'Afrique de l'Ouest.

Une réminiscence des histoires que lui racontait sa grand-mère, confie Aïssata Diakité: "On a associé les noms de la marque avec l'histoire de la famille royale: du roi à la reine, jusqu'au guerrier..."

La fondatrice de Zabbaan travaille déjà à un nouveau projet: l'extraction et l'exportation d'arômes naturels "made in Mali".

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Attaque de l'hôtel Intercontinental de Kaboul : "Des failles dans le service de sécurité"

dim, 01/21/2018 - 07:29
2018-01-21 07:31 FR NW GRAB GHEZALI KABOUL 7H POUR 8H
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Open d'Australie: Cilic égale Ivanisevic

dim, 01/21/2018 - 07:27

Marin Cilic a de nouveau rejoint Goran Ivanisevic dans l'histoire du tennis croate en se qualifiant pour son 11e quart de finale en Grand Chelem, dimanche à l'Open d'Australie.

Cilic, 6e mondial, a battu l'Espagnol Pablo Carreño dans une rude bataille en quatre sets 6-7 (2/7), 6-3, 7-6 (7/0), 7-6 (7/3). Il affrontera l'autre Espagnol Rafael Nadal ou l'Argentin Diego Schwartzman.

Le Croate jouera son deuxième quart de finale à Melbourne après 2010. Cette année-là, il s'était arrêté en demie. Goran Ivanisevic avait disputé 11 quarts de finale entre la fin des années 1980 et le début des années 2000.

Les deux hommes sont les seuls Croates à avoir gagné un tournoi du Grand Chelem, Cilic en 2014 à l'US Open et Ivanisevic à Wimbledon en 2001.

Le huitième de finale de dimanche a été très serré entre deux styles différents, Cilic étant un grand serveur et Carreño un joueur de fond de court.

"Ca a été un match incroyable. Il y a eu des hauts et des bas. Ca a été dur quand j'ai servi pour le premier set et que Pablo est revenu. Il y a eu beaucoup d'échanges durs, je suis content d'être resté dedans mentalement", a dit le Croate, âgé de 29 ans, qui a gagné son 100e match en Grand Chelem.

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MMA: Miocic conserve son titre des lourds UFC face à Ngannou

dim, 01/21/2018 - 07:23

L'Américain Stipe Miocic, star des arts martiaux mixtes (MMA), a conservé son titre des lourds UFC en battant le Camerounais Francis Ngannou aux points, samedi à Boston.

Miocic, 35 ans, est devenu le premier combattant dans l'histoire de la plus prestigieuse des ligues professionnelle de MMA, l'Ultimate Fighting Championship (UFC), à défendre le titre des lourds à deux reprises.

Il a été donné vainqueur à l'issue des cinq reprises à l'unanimité par les trois juges sur le score de 50 à 45 et affiche désormais à son palmarès 18 victoires pour deux défaites.

"Je suis le meilleur, le plus redoutable des combattants", a déclaré Miocic.

Ngannou, présenté à 31 ans comme l'avenir de la discipline, a concédé sa deuxième défaite pour onze victoires.

Il a fait ses débuts il y a quatre ans dans ce sport de combat spectaculaire et violent où sont permis les coups de pied, poing, genou, coude et les techniques au sol, après avoir quitté son pays pour la France en 2013 et avoir notamment vécu dans la rue.

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