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"Les Chinois à Aubervilliers", une "pièce d'actualité" du Théâtre de la Commune

jeu, 01/18/2018 - 15:09

Après "La petite Espagne" et les sans-papiers africains du "81 rue Victor Hugo", la communauté chinoise prend vie sur la scène du Théâtre de La Commune d'Aubervilliers jusqu'au 31 janvier.

C'est la quatrième saison des "pièces d'actualité" lancées par la directrice de La Commune, Marie-José Malis, pour enraciner le théâtre au plus près des habitants de la commune.

Aubervilliers compte plus de 4.600 Chinois (sur 108 nationalités) selon le recensement de 2013, sans compter les bi-nationaux, les Français d'origine chinoise et les commerçants chinois qui travaillent dans les entrepôts mais n'habitent pas la ville.

La commune abrite la première plate-forme européenne d'import-export avec la Chine, selon Carlos Semado, directeur de la vie associative et des relations internationales à la mairie.

"On dit souvent que la rue Haie Coq (où les grossistes chinois ont pignon sur rue) est la plus connue en Chine après les Champs-Élysées", dit-il en riant.

La discrète communauté chinoise d'Aubervilliers était sortie de sa réserve pour manifester après la mort d'un des siens lors d'une agression par trois jeunes en août 2016.

"C'était très tendu", relève le metteur en scène de la pièce intutulée "Les Chinois à Aubervilliers", Franck Dimech, qui a enquêté lors de résidences à Aubervilliers en 2016 et 2017, mais aussi à Belleville et Marseille.

"Je ne voulais pas faire une pièce documentaire ni une pièce politique, on a travaillé en contrepoint, c'est un monde assez délicat qui est mis en chantier dans le spectacle".

Sur scène, une cérémonie du thé, un homme assis en lotus, une femme qui ponce un bol de céramique blanche sur la musique de la flûtiste Xiaojing Mao: autant de "petits hôtels intimes" construits par les acteurs de la pièce pour évoquer leur mémoire de la Chine.

- Restaurant chinois -

La pièce tricote ensuite des fragments d'histoires, parfois inspirées de témoignages, parfois fictives. Il y a le jeune homosexuel chinois installé en France mais issu d'une famille communiste, dont le grand-père combattant de l'Armée rouge du nord s'est suicidé. La grand-mère a eu la chevelure brûlée en public parce que jugée trop occidentale.

Il y a "la défenestrée", directement inspirée d'un fait divers dramatique à Belleville en 2007: une femme qui travaillait dans un atelier clandestin s'est jetée par la fenêtre lors d'une descente de police dans son immeuble.

Une prostituée raconte sa douleur d'avoir laissé son enfant au pays. "Ces femmes sont pour beaucoup d'anciennes travailleuses d'usines en Mandchourie, victimes du passage de la Chine à l'économie de marché dans les années 1980", raconte Franck Dimech. "Il y a eu énormément de licenciements, qui ont entraîné des divorces, et le divorce est très mal vu en Chine. Certaines se sont exilées et se sont retrouvées en France prostituées par des réseaux".

"Les histoires de migrations charrient leur lot de drames", observe-t-il.

Les 8 acteurs mêlent professionnels et amateurs, dont trois habitantes d?Aubervilliers. Deux d'entre elles ont été approchées dans le parc qui jouxte le théâtre.

"Tous les matins un groupe de femmes se rassemble là, exactement comme en Chine dans les parcs ou sur les places publiques, pour danser sur de la variété chinoise", raconte le metteur en scène.

Marié à une taïwanaise, il crée depuis dix ans des pièces au Japon, à Taïwan, Hong Kong et Macao.

"Il n'y a pas une communauté chinoise en France mais plusieurs", souligne-t-il. Ainsi, les commerçants sont issus de Wenzhou, au sud de Shanghai. On entendra donc dans la pièce plusieurs langues chinoises, en plus du français.

Franck Dimech espère attirer les Chinois d'Aubervilliers, qu'on voit rarement au théâtre, tout en démontant les clichés qu'ont bien des Français.

Un restaurant chinois avec de la vraie nourriture est mis en scène, avec des dizaines de tabourets de plastique rouge, clin d'oeil à la Chine contemporaine.

"Les clichés sont là, mais on essaie de les bousculer, d'aller voir en dessous".

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Au sommet du box-office russe, la victoire des basketteurs soviétiques aux JO-1972

jeu, 01/18/2018 - 15:07

Des dribbles en pleine Guerre froide: un film russe retraçant la victoire controversée de l'équipe soviétique contre ses rivaux américains en finale du tournoi de basket-ball des jeux Olympiques 1972 bat tous les records du box-office russe.

Avec 4,5 millions d'entrées depuis sa sortie en salles le 28 décembre, "Dvijénié Vverkh" ("Aller vers le haut") a déjà rapporté 1,82 milliard de roubles (26,2 millions d'euros), devenant le film le plus rentable de l'histoire du cinéma russe.

Cette épopée sportive revient sur la médaille d'or remportée par l'URSS aux JO-1972 de Munich au détriment des Etats-Unis, l'une des victoires les plus polémiques de l'histoire olympique et qui cristallisa le temps d'une passe la rivalité entre les deux superpuissances, alors en pleine Guerre froide.

La victoire soviétique (51-50) se dénoua dans la confusion: à trois secondes du terme, les USA mènent d'un point pour la première fois de la partie grâce à deux lancers-francs. Sur la remise en jeu, les Soviétiques ne parviennent pas à marquer mais obtiennent de l'arbitre le droit de rejouer, arguant d'une demande de temps mort qui leur avait été refusée.

Trois secondes leur sont réattribuées, au cours desquelles ils ne parviennent pas à marquer, mais un chronomètre défaillant leur permet d'avoir une troisième chance. Cette fois, Alexander Belov est à la réception de la passe d'Ivan Edeshko pour donner le titre olympique à l'URSS.

Cette victoire est au centre du film qui, avec un rythme enlevé et des dialogues musclés, revient sur l'opiniâtreté de l'entraîneur et glorifie l'équipe soviétique, vainqueur d'Américains jusqu'alors invincibles aux jeux Olympiques.

"Personne ne peut rester indifférent face à l'énergie de ce match", assure le réalisateur Anton Meguerditchev, interrogé par l'AFP.

Une part du succès de son film vient peut-être aussi des ambitions sportives meurtries de la Russie qui, accusée d'avoir mis en place un vaste programme de dopage organisé touchant tous les sports olympiques, vient d'être privée des JO d'hiver 2018 de Pyeongchang, du 9 au 25 février.

Le ton patriotique a également pu séduire les spectateurs alors que les tensions entre Moscou et Washington sont au plus haut depuis la fin de la Guerre froide.

- Caviar contre tricot -

Produit par le studio Trite de Nikita Mikhalkov, connu pour ses convictions patriotiques, le film donne aux basketteurs soviétiques le rôle de David contre Goliath, incarné par des joueurs américains obsédés par le basket-ball.

Pour autant, le film "n'est pas du tout anti-américain", affirme M. Meguerditchev: "Nous sommes fiers de montrer les deux points de vue, et le spectateur a autant d'empathie pour les joueurs américains que pour les Soviétiques".

Au-delà de la rivalité entre les deux pays, le film retrace aussi les salaires dérisoires des joueurs qui, dans une scène, fourrent dans leurs valises des dizaines de boîtes de caviar pour les revendre aux Etats-Unis et s'acheter des objets introuvables en Union soviétique, comme du fil à tricoter.

Avec ce film, Ivan Edeshko, l'un des quatre survivants de l'équipe, a l'impression de revivre l'époque où cette victoire avait fait de lui "un héros national".

"C'est dur de gagner en trois secondes sans aide, et cette aide est venue de Dieu", affirme-t-il à l'AFP, rappelant que cette victoire avait surpris jusqu'aux plus hauts dignitaires de l'URSS, pour qui l'objectif était la deuxième place.

"Or quand l'URSS planifie quelque chose, c'est difficile d'aller plus loin!", lance-t-il.

- Erreurs d'arbitrage -

Plus de 45 ans après ce match, les Etats-Unis n'ont toujours pas reconnu leur défaite. Car cette finale reste l'un des matches les plus controversés de l'histoire des JO, en raison de plusieurs erreurs d'arbitrage et du chaos régnant sur le terrain lors des dernières minutes du jeu.

"L'arbitrage était mauvais", a déclaré Tom McMillen, l'un des joueurs américains, "et encore aujourd'hui nos médailles restent en Suisse", où siège la Fédération internationale de basket-ball (FIBA).

Une réconciliation symbolique devait avoir lieu il y a quelques années, affirme-t-il. Mais le voyage est brusquement tombé à l'eau, probablement "pour des raisons géopolitiques".

Tom McMillen avait ensuite proposé que l'équipe des Etats-Unis soit considérée comme ex-aequo en recevant également une médaille d'or, mais les Américains avaient refusé.

"Ils considèrent qu'ils ont gagné" et que la Russie doit rendre sa médaille d'or, explique-t-il. "C'est le genre de controverses qui ne prendra jamais fin".

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Nouvel accord de distribution entre M6 et Orange

jeu, 01/18/2018 - 15:00

Le groupe de télévision M6 et l'opérateur télécom Orange revoient leur relation commerciale avec l'annonce jeudi d'un "nouvel accord de distribution global de l'ensemble des chaînes du groupe M6" pour les abonnés de l'opérateur historique.

Cet accord, dont le montant n'a pas été précisé, concerne non seulement la distribution des chaînes (M6, W9, 6ter, Téva, Paris Première, M6 Music, Girondins TV, M6 Boutique la chaîne) mais aussi "les services non linéaires associés à ces chaînes", précise le groupe dans son communiqué.

"Il permettra en outre à l'ensemble des clients de la TV d'Orange de bénéficier de services et fonctionnalités enrichis autour des programmes du Groupe M6", à l'instar des accords précédents signés avec Altice ou Canal+.

Cela inclut notamment des fenêtres de diffusion étendues pour les replays ainsi que des programmes en avant-première de leur diffusion à la télévision.

L'accord concerne par ailleurs la "distribution du nouveau service Golden Stories, édité par Golden Network, à destination des millenials", qui pourra venir enrichir le bouquet TV et vidéo à destination des 15-35 ans annoncé par Orange le 10 janvier.

Il s'agit du second accord de ce type signé entre le groupe M6 et un opérateur, après celui intervenu début janvier avec le groupe Altice, maison-mère de l'opérateur SFR, qui avait suivi celui signé début novembre entre Altice et TF1.

Mardi, M6 a également annoncé un accord identique avec son homologue Canal+, qui s'accompagnait d'un "nouveau partenariat élargi et renforcé avec Vivendi (maison-mère de Canal+, NDLR) autour de Dailymotion".

Les contrats de diffusion des chaînes du groupe M6 avec les opérateurs sont arrivés à échéance le 31 décembre 2017, le groupe poursuit ses négociations avec les autres opérateurs.

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États-Unis : la générosité en trompe-l'œil d'Apple

jeu, 01/18/2018 - 14:52
La firme à la pomme a annoncé qu'elle allait contribuer à l'économie américaine à hauteur de 350 milliards de dollars (286 milliards d'euros) sur cinq ans. Un chiffre choc qu'il convient de nuancer.
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Funérailles du politicien serbe Ivanovic, rare voix modérée au Kosovo

jeu, 01/18/2018 - 14:40

Oliver Ivanovic, qui était une rare voix modérée parmi les politiques serbes du Kosovo, a été inhumé jeudi à Belgrade, deux jours après son assassinat qui reste inexpliqué.

Plus d'un millier de personnes ont assisté à la cérémonie au Nouveau Cimetière de Belgrade, dont la Première ministre de Serbie Ana Brnabic et de nombreux Serbes du Kosovo qui avaient quitté Mitrovica à l'aube. "C'est une tragédie, nous avons perdu le meilleur d'entre nous", a dit l'un d'eux, Aleksandar Jaksic, 44 ans.

Oliver Ivanovic repose dans "l'Allée des grands hommes", non loin du Prix Nobel de Littérature Ivo Andric ou encore du Premier ministre serbe, Zoran Djindic, assassiné en 2003 à Belgrade.

Ce crime a suscité des craintes de voir se tendre encore les relations dans le nord du Kosovo, où vit un tiers de la minorité serbe forte de 120.000 habitants.

Il a déjà entraîné un report sine die des discussions entre les deux camps pour une normalisation de leurs relations, lesquelles devaient reprendre le jour du crime.

Oliver Ivanovic a été exécuté mardi matin à Mitrovica devant le siège de son petit parti d'obédience sociale-démocrate.

Près de vingt ans après la guerre entre forces serbes et rebelles indépendantistes kosovars albanais (13.000 morts), Mitrovica reste divisée entre un secteur serbe au nord (13.000 habitants) et albanais au sud (72.000).

Avec le soutien de Belgrade, les Serbes du Kosovo ne reconnaissent pas l'indépendance de cette ancienne province de la Serbie, peuplée en immense majorité de kosovars albanais. Une ligne à laquelle ne dérogeait pas Oliver Ivanovic, 64 ans. Il était confronté à des accusations de crimes de guerre, qu'il réfutait, contre des Kosovars albanais.

- 'Paranoïaque' -

Mais cet albanophone apparaissait comme un modéré, partisan du dialogue. Il était aussi une voix contre la corruption et la criminalité qui gangrènent le Kosovo, notamment le nord.

Enfin, il était le seul responsable politique de premier plan à s'opposer publiquement à Belgrade. Force politique hégémonique parmi les serbes du Kosovo, la Liste serbe (Srpska lista) est une émanation du parti progressiste (SNS, centre droit) du président de la Serbie Aleksandar Vucic. Ses responsables ne mâchaient pas leurs mots à son égard, le qualifiant régulièrement de "traître" aux Serbes.

Lors de la campagne municipale d'octobre, le maire de Mitrovica-Nord, Goran Rakic, dénonçait la "conviction paranoïaque" de son adversaire "qu'il est victime de menaces". Il l'accusait aussi de s'être "tu pendant que les villages et les monastères serbes brûlaient dans tout le Kosovo en 2004" lors d'émeutes interethniques.

Après l'assassinat, à l'instar de tous les responsables serbes dont Aleksandar Vucic, il a changé de rhétorique, estimant que "les tirs contre Ivanovic (étaient) des tirs contre tous les Serbes du Kosovo".

Aucun élément concret ne permet de privilégier la thèse de tueurs venus d'un camp ou de l'autre, après deux jours d'une enquête codirigée par des procureurs des deux communautés. "Il y a eu des auditions de témoins potentiels", des investigations sur des mails ou sur les réseaux sociaux, a déclaré à l'AFP un responsable policier Zeljko Bojic.

- 'Jamais découverts' -

Pour le journaliste d'investigation kosovar albanais Vehbi Kajtazi, "dévoiler la vérité sur les commanditaires et les exécutants de l'assassinat d'Ivanovic est d'une importance vitale pour le Kosovo", qui doit célébrer le 17 février le dixième anniversaire de sa déclaration d'indépendance.

"Les responsables ne seront jamais découverts, car dans nos régions les auteurs des assassinats politiques ne sont jamais découverts...", redoute l'analyste politique serbe Aleksandar Popov.

A ses yeux, la mort d'Ivanovic est susceptible de servir "indirectement" les deux camps qui ont désormais "un alibi pour ajourner le dialogue", sujet sensible pour leurs opinions publiques.

Aleksandar Vucic et son homologue kosovar Hashim Thaçi, se sont entretenus par téléphone mercredi et ont semblé vouloir apaiser la situation.

La stabilité du Kosovo "revêt une importance cruciale", selon Aleksandar Vucic qui se rendra sur place ce week-end avec l'accord de Pristina. Hashim Thaçi a lui entrouvert la porte à la demande serbe de participer à l'enquête, y voyant une "aide" potentielle.

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Le magazine Magicmaman du groupe Marie-Claire devient gratuit

jeu, 01/18/2018 - 14:37

Le groupe Marie-Claire va lancer mi-mars une nouvelle formule de son bimestriel Magicmaman qui sera désormais distribué gratuitement dans des lieux ciblés comme les crèches ou les magasins de puériculture, sur le modèle de son féminin gratuit Stylist.

"On transforme notre magazine mais on garde la même qualité de contenus et de papier et la même rédaction" composée d'une quinzaine de journalistes, a expliqué lors d'une conférence de presse le président de Magicmaman Amalric Poncet, également directeur général délégué du groupe Marie Claire.

L'idée est d'"aller chercher les mamans là où elles se trouvent", les ventes en kiosques se révélant plus aléatoires dans le secteur de la presse parentale, avec des taux d'invendus qui peuvent dépasser les 50%, précise-t-il.

"On a une très bonne expérience avec Stylist, avec des taux de lecture et des taux de satisfaction très positifs, on sait comment ça fonctionne", poursuit-il.

Le bimestriel gratuit de 132 pages sera au format "tablette" (20x25 cm) et sortira le 14 mars, puis les premiers mercredi du mois, et tiré à 150.000 exemplaires, soit une hausse de 80% par rapport à la diffusion actuelle.

Pour la distribution, 1.200 lieux ciblés ont été identifiés (cabinets de gynécologues/obstétriciens, maternités, crèches, pédiatres, spas spécialisés post-grossesse...) en plus de partenariats avec les magasins de puériculture Aubert ou les box de naissance Amazon.

Le groupe teste également un outil pour permettre aux lecteurs de télécharger les numéros sur leurs téléphones depuis les présentoirs avec la technologie sans contact.

Côté contenus, de nouvelles rubriques font leur apparition, avec notamment des pages dédiées aux papas, et la maquette a été épurée.

Parallèlement, le groupe maintiendra en kiosque un trimestriel "très haut de gamme et fortement thématisé", "Collections Magicmaman", et vendu à 3,90 euros (contre 2,90 euros pour la formule actuelle) sur des sujets de fond, a ajouté Amalric Poncet.

Magicmaman, né il y a un an d'une fusion avec le magazine Famili, revendique près de 4 millions de lecteurs par mois tous supports confondus et 1,5 million d'abonnés sur les réseaux sociaux.

Pour 2017, le dirigeant s'attend à une baisse d'environ 5% de la diffusion du magazine, à un peu moins de 80.000 exemplaires.

Avec cette nouvelle formule, le groupe vise une hausse de 30% de son chiffre d'affaires en 3 ans, avec une forte hausse de la part liée au numérique. L'idée est d'économiser sur les invendus, les frais marketing et de distribution.

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Moscovici accuse certains pays européens d'être des "trous noirs fiscaux"

jeu, 01/18/2018 - 14:31

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a accusé jeudi certains pays européens d'être des "trous noirs fiscaux" et promis d'exercer une "pression intelligente" à leur encontre.

"Certains pays européens sont des trous noirs fiscaux (...) A l'évidence beaucoup de pays de l'Union européenne sont des lieux où l'optimisation fiscale agressive trouve sa place. Je cherche comment répondre à cela", a déclaré M. Moscovici lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

"Si vous vous apercevez que les flux fiscaux vont vers tel ou tel pays qu'on connaît: l'Irlande, les Pays-Bas, le Luxembourg, Malte, Chypre (...), dialoguons sur la manière de résorber les choses", a-t-il dit, en soulignant que ces Etats n'étaient pas des paradis fiscaux.

Les 28 pays de l'UE se sont dotés le 5 décembre 2017, pour la première fois de leur histoire, d'une liste noire de 17 paradis fiscaux, opérant hors de leurs frontières.

Juste avant la publication de cette liste, l'ONG Oxfam avait pointé du doigt quatre pays européens: l'Irlande, le Luxembourg, Malte et les Pays-Bas, qui auraient dû, selon elle, figurer sur cette même liste si les critères européens leur étaient appliqués.

Mardi prochain, lors de leur prochaine réunion à Bruxelles, les 28 ministres des Finances de l'UE devraient, sauf surprise, sortir huit pays, dont le Panama, de la liste noire.

Ces huit juridictions ont en effet fourni des engagements de réformes en matière fiscale, ce qui devrait les faire passer sur la liste dite "grise", où ils sont alors sous surveillance étroite.

"Toute réduction de la liste noire pourra être lue comme un affaiblissement et il n'y a pas de secret, à la prochaine réunion des ministres des Finances de l'UE, la liste va fondre", a précisé M. Moscovici.

Par conséquent, il a appelé les 28 Etats membres à "prendre la décision dès mardi de rendre transparents les engagements" des huit pays sensés sortir de la liste noire.

Une demande également adressée par les eurodéputés Verts à la présidence du Conseil de l'UE (qui représente les 28 Etats membres).

Critiquant "le manque de transparence du processus", le groupe des Verts "a invité le Conseil à publier les lettres d'engagements des administrations qui figureront sur la liste grise".

"Nous ne pouvons pas accepter que les Etats membres négocient en catimini des exemptions pour les paradis fiscaux qui ont leurs faveurs", a estimé la vice-présidente de la commission d'enquête sur les Panama Papers, l'eurodéputée écologiste française Eva Joly, citée dans un communiqué.

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Apprentissage: après les régions, le Medef met à son tour la pression

jeu, 01/18/2018 - 14:30

Le Medef a gelé jeudi la négociation sur la formation professionnelle, une mesure de rétorsion pour tenter de l'emporter face au gouvernement et aux régions sur la réforme de l'apprentissage menée en parallèle.

"Dans l'attente de précisions" du gouvernement "sur la nature des engagements" pris vis-à-vis des régions sur l'apprentissage, le Medef a annulé la séance programmée vendredi sur la formation professionnelle, selon un courriel consulté par l'AFP.

Cette décision du Medef, soutenue par la CPME, a en revanche immédiatement été "regrettée" par l'U2P, qui représente les petites entreprises et artisans.

Le patron du Medef, Pierre Gattaz, avait donné le ton mardi en expliquant qu'il fallait que les entreprises soient le "seul pilote dans l'avion" pour l'apprentissage.

"Gérer ce système avec plusieurs pilotes, on l'a déjà vu, ça ne marche pas", avait-t-il ajouté, estimant toutefois que les régions devaient être "impliquées" dans le dispositif pour améliorer les dispositifs d'apprentissage.

En question: faut-il confier, et le cas échéant dans quelle proportion, le pilotage de l'apprentissage aux branches professionnelles au détriment des régions qui le gèrent actuellement.

Vent debout contre ce projet, les Régions de France avaient claqué la porte de la concertation en décembre, dénonçant carrément une "privatisation" de l'apprentissage.

Après les ordonnances réformant le droit du travail, le gouvernement a lancé à l'automne trois réformes en parallèle: apprentissage, formation professionnelle --qui lui est étroitement liée--, et assurance-chômage. Toutes trois doivent aboutir d'ici un mois pour un projet de loi prévu au printemps.

La concertation sur l'apprentissage, menée par Sylvie Brunet, présidente de la section Travail et Emploi du Conseil économique, social et environnemental (Cese), rassemble un grand nombre d'acteurs, l'Education nationale étant aussi partie prenante.

Après le départ des régions fin décembre, les réunions, qui se tiennent habituellement le jeudi dans les locaux de France Stratégie, ont été annulées en cascade. Mais le dialogue s'est néanmoins poursuivi.

- 'dialogue renoué' -

Les Régions ont ainsi été reçues la semaine dernière par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, puis lundi par le Premier ministre, Edouard Philippe. Elles sont ressorties de Matignon avec quelques pistes, et c'est précisément ce qui a suscité la colère du Medef et de la CPME.

Hervé Morin, président des Régions de France (ex-ARF), a ainsi expliqué que le "dialogue" était "renoué avec le gouvernement". Et il a notamment insisté sur le fait qu'il voulait que l'ouverture des CFA (centre de formation des apprentis) "continue à faire l'objet d'une régulation publique".

Actuellement, les régions doivent accorder une autorisation préalable à l'ouverture d'un CFA.

A cet égard, Matignon a indiqué que les régions pourraient garder un droit d'opposition à une ouverture, notamment pour ne pas assécher un lycée professionnel voisin. Le gouvernement a en tête de mettre plus de souplesse dans la création et la gestion de ces centres.

Lors de ses voeux lundi, la ministre du Travail a promis d'annoncer les pistes retenues au cours de "la première quinzaine de février".

Est en débat également le mode de financement, avec un remplacement de l'actuelle taxe d'apprentissage. Les Régions ont affirmé lundi qu'un nouveau modèle serait basé "sur une contribution nationale de 0,80% de la masse salariale".

Le président de l'Association des jeunes apprentis (Anaf), Aurélien Cadiou, interrogé par l'AFP, a regretté pour sa part qu'"on ne parle jamais des apprentis. On a l'impression que la seule bataille entre les régions et les branches c'est l'argent, à qui va être attribuée la taxe d'apprentissage".

Le président de l'U2P, Alain Griset, a lui invité "le gouvernement à réunir rapidement les partenaires sociaux et les représentants des régions pour repartir sur des bases de discussion plus claires". Il ne s'agit pas pour lui d'une impasse: "A un moment donné, le gouvernement décidera et on appliquera".

François Asselin, président de la CPME, a expliqué de son côté qu'il "sortait de l'Elysée" et que le sujet de l'apprentissage allait être "repositionné" pour "réorganiser la méthode" notamment par rapport à la formation.

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The Limiñanas, rock garage "Made in Perpignan"

jeu, 01/18/2018 - 14:29

Toujours rester libre et surtout conserver ce "côté bricolé et un peu accidentel". Découvert il y a presque 10 ans par des labels américains, le groupe The Limiñanas creuse son sillon, avec un cinquième album "Shadow People" et une participation remarquée d'Emmanuelle Seigner.

Drôle d'alchimie +Made in Perpignan+ que celle des Limiñanas, faite de rock psychédélique et de pop aérienne, nourrie aux meilleures références: Velvet Underground, Nick Cave, Ennio Morricone ou encore Gainsbourg. Une "French touch" qui a gagné le respect de la planète rock garage.

Leur 5e opus, qui sort vendredi, évoque les années lycée du duo/couple Lionel et Marie Limiñanas, imposante barbe noire et voix grave pour lui, longs cheveux roux et ultra-discrétion pour elle (sauf derrière la batterie).

"On vient tous les deux de la scène garage pure et dure, dans laquelle on a été actifs depuis l'adolescence. L'idée (pour Shadow People), c'était d'avoir une photographie de cette époque-là", explique Lionel, chanteur et multi-instrumentiste, dans leur maison de Cabestany, près de Perpignan.

"Il y avait encore des bandes: des mods, des skins, des rockers à l'ancienne, des hippies etc... Des bandes qui ont disparu aujourd'hui. On était en plein dedans, ça nous a ouvert sur des tas de trucs", poursuit-il.

"C'est le principe du +shadow people+, l'espèce de présence qui est là, n'est pas là, un peu fantomatique, toujours au-dessus de nous, qui fait qu'on n'a jamais renoncé ni laissé tomber ce qui nous a formé à l'époque".

"Shadow People", c'est aussi une belle ballade avec la voix sensuelle de l'actrice Emmanuelle Seigner. "On connaissait déjà son boulot avec (le groupe de rock) Ultra-Orange (en 2007). Le disque était super", raconte Lionel.

Le duo catalan a demandé à l'épouse du cinéaste Roman Polanski de poser sa voix sur le morceau. "Ca sonnait super, on lui a demandé si on pouvait le mettre sur le disque, elle a dit OK. On est devenus amis".

-'indépendant'-

Le clip a été tourné dans leur maison, qui abrite au rez-de-chaussée un petit studio. Avec des décorations de Noël achetées au supermarché du coin. Toujours ce côté artisanal.

Changement d'ambiance avec "Istanbul is sleepy", porté par la voix sombre et puissante d'Anton Newcombe, figure de la scène garage et leader du groupe psychédélique américain The Brian Jonestown Massacre.

"Anton est tombé sur nos disques à Londres, cela lui a plu" et il a voulu "travailler avec nous", se souvient Lionel, qui ne tarit pas d'éloges à son encontre. Le duo a produit l'album avec lui, dans ses studios de Berlin, où l'Américain s'est installé depuis une décennie.

"La grosse nouveauté (pour cet album), c'est d'avoir confié le bébé à quelqu'un d'autre. Mais il n'y a eu à aucun moment la moindre friction, la moindre discussion artistique, le moindre doute".

Depuis le début des Limiñanas en 2009, le principe était de "composer et produire la musique nous-mêmes en autarcie et soit de chanter dessus, soit d'inviter des gens. Au début, c'était notre voisine".

Et toujours le même son. "C'est accidentel et non prémédité. On n'était que deux pour faire les trucs. Tous les accidents liés au jeu, à la prise de son, les bruits, tout ce qui intervient dans le son participe du son", insiste Lionel.

"Si jamais petit succès il y a, il disparaîtra à partir du moment où on rentrera dans le rang. Je doute fort qu'on aille voir un grand producteur +mainstream+. Ca a tué tous les groupes qui ont essayé de faire ça, c'est l'erreur de base".

"On fait en sorte qu'elle (la musique) ne soit pas alimentaire. Si Marie a gardé un job, c'est pour qu'on soit indépendant", souligne Lionel qui a quitté son poste de disquaire car sa chef "n'était pas d'accord pour caler (ses) plannings de boulot sur les plannings de tournée".

Et pour l'avenir ? "On aimerait bien que ça continue comme ça".

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Hand: Cédric Sorhaindo sort de l'ombre

jeu, 01/18/2018 - 14:20

Apprécié pour son rôle de grand frère dans le vestiaire, le discret Cédric Sorhaindo, habitué au travail de l'ombre, a dû se faire violence pour accepter le brassard de capitaine de l?équipe de France de handball et l'exposition qui va avec.

Après la retraite internationale du monument Thierry Omeyer, les Bleus devaient se trouver un nouveau capitaine. Le choix le plus évident pour succéder au gardien aurait sans doute été la star de l'équipe Nikola Karabatic, de par son expérience, son leadership et sa notoriété. Mais le sélectionneur Didier Dinart a préféré choisir le pivot de Barcelone Cédric Sorhaindo à la personnalité plus réservée.

"Je ne pensais pas avoir le brassard, mais j'assume mes responsabilités. J'apprends à découvrir le rôle", explique Sorhaindo, qui dispute actuellement l'Euro avec les Bleus.

Arrivé en équipe de France sur la pointe des pieds en 2005, le Martiniquais au physique imposant (1,92 m, 110 kg) décroche son premier titre dans un compétition internationale quatre ans plus tard, lors du Mondial en Croatie.

Neuf ans après, de retour en Croatie pour l'Euro, il est devenu l'un des joueurs les plus expérimentés de l'équipe, alors qu'il était loin d'être prédestiné à une carrière de sportif de niveau.

- 'Joueur exemplaire' -

Né avec des tibias tordus, un handicap qu'il l'empêchait de courir, "Tchouf" subit plusieurs opérations dès l'âge de 3 ans puis à nouveau à 17 ans.

A 33 ans, le voilà désormais taulier de l'équipe de France (194 sélections). Quadruple champion du monde, double champion d'Europe et champion olympique, il se trouve aujourd'hui dans une position de cadre dans un groupe renouvelé avec les arrivées de nombreux jeunes, comme Dika Mem (20 ans), Nedim Remili (22 ans) ou encore Romain Lagarde (20 ans).

"Quand on choisit un capitaine, c'est parce qu'on estime que c'est la personne appropriée. Cédric est un joueur qui est exemplaire de manière générale et qui suit la philosophie de l'équipe en accompagnant les jeunes", déclare son sélectionneur Didier Dinart.

"J'étais un peu crispé avant le début de la compète et il m'a dit +te prends pas la tête, joue comme tu sais faire+", raconte le novice Nicolas Tournat, qui occupe comme Sorhaindo le poste de pivot. "C'est vraiment super, on se sent intégré."

Comme sur le terrain où il se met au service de ses partenaires, Sorhaindo a toujours préféré rester dans l'ombre. Mais son nouveau rôle l'oblige aussi à forcer sa nature pour entrer dans la lumière médiatique.

- 'Un peu caché' -

"C'est nouveau pour lui d'être sur le devant de la scène. Il a toujours été un peu en retrait, un peu caché", raconte Nikola Karabatic, dont il est très proche et avec lequel il partage les responsabilités.

Convoqué en conférence de presse, obligé de s'arrêter en zone mixte après les matches, Sorhaindo se prête peu à peu au jeu. "Je ne parlais quasiment pas avec les médias avant donc je dois me faire violence", concède-t-il.

"Je reste comme j'ai toujours été, ça a toujours été un trait de mon caractère. Mais je dois faire des efforts pour m'impliquer, comme je m'implique sur le plan sportif. Je vais essayer de maîtriser certaines choses pour être fier de moi et pour que l'équipe se sente bien représentée", affirme-t-il.

Et il semblerait que ce grand timide commence à apprécier l'exercice: "Avant, ça aurait pu être un problème, maintenant non. Il y a des gens qui me soutiennent, qui ont envie de savoir aussi qui je suis, pas que sur le plan sportif, donc je dois laisser parler ma personnalité."

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HRW estime "mitigé" le bilan de Macron sur les droits de l'Homme

jeu, 01/18/2018 - 14:20

Le directeur de Human Rights Watch a qualifié jeudi de "mitigé" le bilan d'Emmanuel Macron en matière des droits de l'Homme, épinglant sa politique migratoire, des "pouvoirs antiterroristes abusifs" et "sa visite en Chine, où il a été très discret sur les droits humains".

La campagne électorale du candidat Macron a été "exceptionnelle" et la raison pourquoi l'ONG a choisi Paris pour présenter jeudi son rapport annuel, a souligné Kenneth Roth lors d'une conférence de presse.

Mais depuis son arrivée au pouvoir en mai 2017, la manière de gouverner de M. Macron "ne correspond pas tout à fait aux principes" édictés pendant sa campagne, qui avait été "un vrai tournant" contre la montée du populisme dans le monde, a ajouté le juriste.

M. Roth a d'abord critiqué la gestion de l'état d'urgence, remplacé en novembre 2017 par une nouvelle loi antiterroriste. "Plutôt que d'y mettre simplement fin, M. Macron a incorporé de nombreuses restrictions dans le droit commun sans aucune preuve que ces pouvoirs supplémentaires pour la police étaient nécessaires", a-t-il déclaré, disant craindre "des abus discriminatoires, en particulier envers la population musulmane".

Sur les migrants aussi, le bilan est "mitigé". "A son crédit, M. Macron a délivré un message très clair aux policiers à Calais (mardi), s'adressant directement à eux pour dire qu'aucun abus envers les migrants serait toléré."

HRW avait publié l'année dernière un rapport au vitriol accusant les forces de l'ordre de mauvais traitements sur des migrants à Calais.

Jugeant que le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb "continue à être dans le déni" sur ce sujet, le directeur de HRW estime que M. Macron a "été bien meilleur sur ce point".

Mais "en même temps", a regretté M. Roth, le président français "cherche à durcir la loi" envers les migrants, alors qu'un projet de loi asile-immigration doit être présenté en février. Le directeur de HRW a également dénoncé une circulaire très controversée sur le recensement des migrants dans l'hébergement d'urgence.

En termes de politique étrangère, Kenneth Roth a salué dans un entretien à l'AFP la fermeté du président face à ses homologues russe et turc. Mais il a regretté que le chef de l'Etat ait eu "à peine un mot" sur les droits de l'Homme lors de sa récente visite en Chine ou lors de la venue en France du président égyptien Abdel Fattah Sissi.

M. Macron a "aussi été très réticent à demander aux Saoudiens de cesser leurs atrocités au Yémen" et à pousser vers la sortie le président Joseph Kabila en République démocratique du Congo que la Constitution du pays n'autorise pas à se représenter.

"Il semble plus disposé à défendre les droits humains quand les intérêts commerciaux français ne sont pas en jeu", a estimé M. Roth.

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Des podiums aux magazines, les mannequins africains courtisés

jeu, 01/18/2018 - 14:10

"Allez! On regarde droit devant soi. On jette la jambe! On garde la ligne!", ordonne le chorégraphe Franck Akesse aux apprentis-mannequins, lors d'un cours de défilé de l'agence de Fatim Sidimé, top model ivoirienne.

Femmes et hommes, les aspirants aux podiums paient 15.000 F CFA (23 euros) par mois pour cette formation (6 mois), avec l'espoir de vivre plus tard de ce métier.

"Depuis que je suis toute petite, j'ai toujours voulu être mannequin", assure Kelly Godo, 21 ans, étudiante en Master de droit. "J'aimerais bien devenir une nouvelle Naomi Campbell ou une Awa Sanoko (mannequin ivoirienne, Miss Model of the World 2015)".

Les top models africains ont le vent en poupe. La Soudanaise Alek Wek, l'Ethiopienne Liya Kebede ou encore l'Angolaise Maria Borges trustent les couvertures de magazines comme les podiums.

En 2017, pour la première fois de l'histoire, un quart des mannequins engagés pour les défilés du printemps à New York, Paris, Londres et Milan n'étaient pas blancs (25,4%), selon un rapport du site spécialisé sur la mode The Fashion Spot, devenu une référence dans le milieu. Parmi ces mannequins non blancs, 10,3% étaient noirs et 7% asiatiques, sur 299 défilés et 8.832 apparitions de modèles.

Et en 2016, parmi les 20 top modèles les mieux payés au monde, il y en avait trois non blanches.

"Il faut apprendre et travailler mais j'espère que ça va marcher", dit Kelly Godo, qui a le soutien de sa famille et rêve d'un avenir dans le mannequinat.

- Expansion -

Malgré l'absence de chiffres concrets, les professionnels sont plutôt optimistes, jugeant leur métier en "pleine expansion" à tous les niveaux. Les mannequins africains "s'exportent" bien et il y a aussi beaucoup de travail à domicile: les capitales africaines sont devenues des rendez-vous importants de la mode, avec des "Fashion week" et des défilés internationaux à Abidjan, Lagos, Nairobi, Dakar, Capetown, Yaoundé, Johannesburg, Accra... Des shows notamment retransmis sur la chaîne Fashion Africa TV, consacrée presque uniquement aux défilés en Afrique.

"La mode pèse dans les économies et ici on n'a plus rien à envier à l'Occident, on peut tout faire", souligne le styliste le plus célèbre de Côte d'Ivoire, Reda Fawaz, selon qui près de 300.000 personnes travaillent dans le secteur en Côte d'Ivoire.

"Les mannequins sont intégrés dans le système. Il y en a pour les défilés, pour la pub, pour les visuels... Nous (créateurs), on essaie de les valoriser. Et ils peuvent vivre" de leur travail", assure-t-il.

- Promotion de la diversité -

La croissance de la mode en Afrique a même fait naître une nouvelle demande pour des mannequins femmes aux formes plus arrondies.

"Il y a des shows avec des mélanges de morphologie. Certains créateurs estiment que les mannequins qui les font vendre sont celles qui répondent aux normes de leur clientèle", explique Fatim Sidimé, qui a monté une agence de communication et de mannequinat: "la femme africaine est en général très arrondie" et certains optent ainsi pour des mannequins "plus en chair".

Indépendamment de la couleur de peau, "pour les défilés haute couture, on va aller vers des mannequins filiformes, grandes et minces", souligne Fatim.

Mais "il faut faire la promotion de la diversité: c'est une terre multicolore, il n'est pas question qu'on marginalise une couleur de peau", souligne-t-elle.

Les cachets pour les défilés sont variables. Une mannequin reconnue peut toucher entre 100.000 et 200.000 FCFA (150-300 euros) par créateur.

Mais le métier en Afrique n'est pas toujours rémunérateur.

Bien que très courtisé par les créateurs et marques, l'élégant Ivoirien Jean-Paul Daffot ne peut vivre uniquement de la mode et doit exercer un deuxième métier. "Je suis DG (directeur général) d'une société de construction et je suis top model", affirme-t-il, en évoquant la concurrence des amateurs et des réseaux sociaux qui font baisser les cachets.

- Défiler "pour rien ou pour des promesses" -

Mandjalia Gbané, Miss Côte d'Ivoire 2017, peut elle s'offrir un an sans défiler grâce à son titre.

Mais "il y a beaucoup de problèmes", confie-t-elle. "A part certains créateurs ou grandes marques, on a parfois du mal à se faire payer. Certains tentent de profiter, paient mal et tirent les cachets vers le bas. Il faut organiser tout ça et ça ira mieux".

Des mannequins en Afrique peuvent ainsi défiler pour 10 ou 20.000 (15-30 euros) voire "pour rien ou des promesses", explique-t-on dans le secteur.

"Il y a un avenir dans le mannequinat, (mais) il fallait structurer la profession et c'est ce qu'on fait en ce moment", commente Fatim Sidimé, qui dit se réunir régulièrement avec des créateurs, des mannequins et même des politiciens.

Ce métier, "c'est dur, mais c'est comme ça dans tous les secteurs". Et si certains mannequins ne font que "2 ou 3 shows" en un mois, ils peuvent toutefois être payés "plus qu'un citoyen lambda", souligne-t-elle.

Lors des Awards africains du mannequinat à Abidjan, la ministre ivoirienne de l'Education nationale, Kandia Camara, a appelé de ses voeux la création d'une école de mannequinat, soulignant que c'était un secteur pourvoyeur d'emplois.

A 18 ans, la lycéenne Gnimimeto Koné, 1m83 et déjà très remarquée sur les podiums, assure qu'elle ne va pas arrêter les études mais regarde clairement vers la mode: "J'adore ça!", dit-elle. "A chaque défilé, on touche (...) On peut en vivre". "J'espère être un grand mannequin international, si je reçois un coup de fil..."

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Six nations: 8 néophytes dans un groupe privé anglais de quatre cadres

jeu, 01/18/2018 - 14:10

Huit joueurs sans aucune sélection figurent dans le groupe de l'Angleterre retenu jeudi par le sélectionneur Eddie Jones en vue du match d'ouverture du Tournoi des six nations contre l'Italie le 4 février à Rome, par ailleurs privé de Billy Vunipola, Joe Marler, James Haskell et Elliot Daly.

Vunipola, blessé à une épaule, devrait manquer l'intégralité de la compétition pour les doubles tenants du titre, déjà privés au poste de numéro 8 de Nathan Hughes, blessé pour au moins la première partie du Tournoi comme Daly (ailier).

Haskell (troisième ligne) et Marler (pilier gauche) sont eux suspendus et manqueront également le deuxième rendez-vous, face aux pays de Galles le 10 février.

Outre ces quatre cadres, Eddie Jones est privé de plusieurs autres joueurs, plus d'une douzaine au total, au point que le sélectionneur anglais a plaisanté sur l'équipe d'Angleterre: "Si vous lisez les journaux, on pourrait tout aussi bien ne pas disputer la compétition. Comme vous l'avez vu, nous avons 13 joueurs indisponibles, donc nous n'avons aucun espoir".

L'Angleterre et son réservoir inépuisable reste cependant favorite du tournoi.

"Je ne suis pas bookmaker mais je sais qu'on a une bonne équipe", a poursuivi Eddie Jones. "A la fin de la journée nous avons retenu une équipe de 35 joueurs, et beaucoup d'autres bons éléments ont été laissés de côté".

Parmi les joueurs retenus pour leur première sélection figurent les piliers Lewis Boyce (Harlequins) et Alec Hepburn (Exeter), appelés pour la première fois.

L'ouvreur Marcus Smith (Harlequins), le troisième ligne Gary Graham (Newcastle), le centre ou ouvreur Harry Mallinder (Northampton) ou encore l'arrière ou ailier Nathan Earle (Saracens) avaient eux déjà participé à un rassemblement du XV de la Rose.

Le reste du groupe de 35 joueurs pèse un total de 898 sélections (33,25 en moyenne par joueur).

Les Anglais d'Eddie Jones, qui a prolongé mercredi son contrat jusqu'en 2021, partiront après la journée de coupes européennes ce week-end au Portugal pour un stage de préparation d'une semaine.

A propos de leur premier adversaire, le sélectionneur du XV de la Rose a estimé que l'Italie était en progrès. "C'est une équipe bien dirigée, Conor O'Shea et Brendan Venter ont fait du bon boulot. Ils ont joué un meilleur rugby en novembre".

Et par rapport à ces test-matches de l'automne, "ils ont davantage de contrôle sur leurs joueurs pour les Six Nations donc ils devraient être mieux préparés physiquement, ce qui est traditionnellement l'un de leurs problèmes.: ça va être un match à l'ancienne, difficile".

Le groupe anglais:

Arrières (16): Mike Brown (Harlequins), Nathan Earle (Saracens), Harry Mallinder (Northampton), Jonny May (Leicester), Denny Solomona (Sale), Anthony Watson (Bath), Danny Care (Harlequins), Owen Farrell (Saracens), George Ford (Leicester), Jonathan Joseph (Bath), Alex Lozowski (Saracens), Jack Nowell (Exeter), Henry Slade (Exeter), Ben Te?o (Worcester), Marcus Smith (Harlequins), Ben Youngs (Leicester)

Avants (19): Gary Graham (Newcastle), Nick Isiekwe(Saracens), Maro Itoje (Saracens), George Kruis (Saracens), Courtney Lawes (Northampton), Joe Launchbury (Wasps), Zach Mercer (Bath), Chris Robshaw (Harlequins), Sam Simmonds (Exeter), Sam Underhill (Bath), Lewis Boyce (Harlequins), Dan Cole (Leicester), Tom Dunn (Bath), Jamie George (Saracens), Dylan Hartley (Northampton), Alec Hepburn (Exeter), Kyle Sinckler (Harlequins), Mako Vunipola (Saracens), Harry Williams (Exeter)

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Espagne : retrait de lots Lactalis potentiellement contaminés

jeu, 01/18/2018 - 14:08

La branche espagnole du n°1 mondial français du lait Lactalis a annoncé jeudi le retrait de 37 lots supplémentaires de produits alimentaires infantiles potentiellement contaminés à la salmonelle, problème pour lequel 550.000 produits ont déjà été retirés en Espagne depuis décembre.

L'entreprise "a décidé de retirer volontairement du marché tous les produits de nutrition fabriqués dans l'usine de Craon (France), indépendamment de leur date de fabrication", explique le communiqué de Lactalis Nutricion Iberia.

En décembre, Lactalis avait déjà retiré d'Espagne tous les produits fabriqués à partir du 15 février 2017 à Craon, usine où une contamination à la salmonelle a été détectée, soit 59 lots, selon un porte-parole du groupe.

Dans ce cadre, "plus de 550.000 unités de produits ont été récupérées et sont désormais traitées par un gestionnaire de déchets autorisé", précise le communiqué.

Ce nouveau retrait découle des décisions prises en France ces derniers jours, où Lactalis a ordonné la reprise dans 83 pays de tous les lots de lait infantile produits de l'usine incriminée après une rencontre entre le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et le PDG du groupe Emmanuel Besnier.

Au total, 12 millions de boîtes sont concernées à travers le monde.

Les produits concernés en Espagne sont principalement les laits en poudre et céréales des marques Damira, Sanutri et Puleva, exclusivement vendus en pharmacies.

Un nourrisson espagnol a contracté la salmonellose après avoir consommé des produits Lactalis. En France, 37 bébés ont été contaminés, et un cas reste à confirmer en Grèce.

Présent dans 47 pays, Lactalis (Lactel, Président, Galbani...) réalise son chiffre d'affaires à 58% en Europe, 21% en Amérique, 14% en Océanie, et 7% en Afrique.

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Pétrole: l'Irak signe avec BP pour développer les champs de Kirkouk

jeu, 01/18/2018 - 14:03

L'Irak a signé jeudi un contrat avec le géant pétrolier britannique BP pour développer la production de pétrole, que Bagdad dit vouloir plus que doubler, dans la riche province septentrionale de Kirkouk.

Cet accord, signé au de siège la Northern Oil Company à Kirkouk au nord de Bagdad, par le ministre irakien du Pétrole Jabbar al-Louaïbi et le représentant de BP Michael Townshend, vise "à augmenter la production de 750.000 barils par jour", a indiqué le ministère.

Actuellement, la capacité totale de production dans la province de Kirkouk est de 420.000 barils par jour (bj), selon Bagdad. Mais seulement 120.000 bj sont effectivement produits et les exportations sont à l'arrêt.

En 2014, dans le chaos créé par la percée du groupe jihadiste Etat islamique (EI), les forces de la région autonome du Kurdistan irakien s'étaient emparés des champs et de l'ensemble des installations pétrolières de Kirkouk après avoir raccordé un oléoduc vers la Turquie, pour court-circuiter les exportations irakiennes.

L'oléoduc tenu par le pouvoir central à Bagdad était alors déjà hors d'usage. Un plan a été lancé en octobre pour le remettre en état, mais les experts estiment que cela pourrait prendre jusqu'à deux ans.

Les forces irakiennes ont réussi à reprendre en octobre 2017 la région et les champs pétroliers de Kirkouk aux forces kurdes.

M. Louaïbi a indiqué qu'il irait "bientôt en Turquie pour étudier les moyens de parvenir à un accord sur l'oléoduc reliant Kirkouk au port turc de Ceyhan".

Son ministère avait signé un contrat de consultant avec BP en 2013 pour étudier les réserves et trouver les moyens de développer le champ de Baba Gargar, le plus vieux d'Irak -dont l'exploitation remonte à 1927-, et celui de Havana, dans la province de Kirkouk.

BP avait établi une base dans la région pour effectuer cette tâche mais avait dû cesser son travail lorsque les combattants kurdes (peshmergas) s'étaient emparés des champs.

En décembre, alors qu'il annonçait la "victoire" sur l'EI, l'Irak a enregistré un pic des exportations de pétrole.

Deuxième producteur de brut de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l'Irak a exporté en décembre 109,6 millions de barils, un record sur l'ensemble de l'année 2017, selon les chiffres du ministère du Pétrole.

Ces exportations ont également généré les plus importants revenus de l'année, avec près de 6,5 milliards de dollars, au prix de 59,3 dollars le baril.

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France: mesures pour lever les freins à l'éolien terrestre

jeu, 01/18/2018 - 14:01

Après plusieurs mois de consultations, le gouvernement a dévoilé jeudi des mesures pour accélérer le déploiement de l'éolien terrestre en France, alors que le pays est en retard sur ses objectifs d'après les industriels du secteur, globalement satisfaits de ces annonces.

L'objectif est "de gagner du temps" et d'"apaiser les relations entre les porteurs de projets, les collectivités locales et les riverains", a défendu Nicolas Hulot, cité dans un communiqué du ministère de la Transition écologique et solidaire.

La France prévoit d'installer d'ici 2023 entre 21,8 et 25 gigawatts (GW) de capacités de production d'électricité à partir d'éolien, contre un peu plus de 13,7 gigawatts installés fin 2017, une année record avec 1,6 GW nouveaux, selon le bilan publié jeudi par l'organisation professionnelle France énergie éolienne.

Mais les projets se heurtent à un problème d'acceptabilité, avec de nombreux recours d'associations ou de riverains hostiles, ainsi qu'à des difficultés de cohabitation avec des installations militaires ou le patrimoine architectural. Résultat, les projets mettent entre 7 et 9 ans pour se concrétiser, contre 3 à 4 ans en Allemagne.

En octobre, le ministère de la Transition écologique a donc lancé un groupe de travail pour définir des mesures qui permettraient de réduire ces contraintes.

Pour améliorer l'acceptabilité de l'éolien dans les territoires, le gouvernement prévoit notamment de modifier la répartition des retombées fiscales, en augmentant la part qui revient aux communes accueillant des éoliennes.

"Cela fera une retombée directement sur le territoire où l'éolienne sera placée alors qu'aujourd'hui, c'était plutôt recentré sur celui qui est propriétaire du terrain", s'est félicité Charles-Antoine Gautier de la FNNCR, fédération de collectivités gérant les services publics d'énergie et d'eau.

Les bonus accordés aux projets qui ont recours au financement participatif seront aussi systématisés dans les appels d'offres, et l'éclairage dont sont équipées les éoliennes pour permettre aux avions de les repérer sera fixe, et non plus clignotant (c'est la principale source de gêne pour les riverains).

Ces mesures vont "lever les freins", alors qu'"un certain nombre de collectivités veulent s'engager sérieusement dans la transition énergétique", selon M. Gautier.

- "gagner 18 mois à 2 ans" -

Autre mesure réclamée de longue date par les porteurs de projets, la suppression d'un niveau de juridiction pour les recours qui seront directement traités par les cours administratives d'appel.

"On va gagner facilement 18 mois, voire 2 ans", s'est félicitée Marion Lettry, du Syndicat des énergies renouvelables, jugeant l'ensemble des mesures "clairement de nature à accélérer" les projets .

Selon les professionnels, la France devrait installer environ 2 GW par an pour atteindre les objectifs fixés, contre environ 1,4 GW réalisés annuellement en 2015 et 2016.

"Pour un développeur cela veut dire aussi une meilleure visibilité et des frais juridiques, des coûts administratifs moins élevés", a noté Pierre-Antoine Chazal, analyste chez Bryan Garnier.

"C'est une régression majeure du droit", conséquence d'"un lobby industriel qui impose ses volontés", s'est en revanche insurgé Jean-Louis Butré, président de la Fédération environnement durable, opposée à l'éolien.

Pour tenter de limiter le veto de l'armée ou de l'aviation civile quand les projets entrent en conflit avec des zones d'entraînement ou des radars, le gouvernement a réduit le pouvoir de la Direction générale de l'aviation civile.

Le ministère de la Défense s'est lui simplement engagé à réexaminer quatre zones d'entraînement aérien propices à l'éolien. C'est une "déception" pour Marion Lettry, qui "espérait plus sur ces sujets potentiellement très pénalisants".

Enfin, le gouvernement va clarifier les règles sur le remplacement des vieilles éoliennes par des turbines plus récentes.

Ces propositions "ont vocation à toutes être mises en oeuvre par des voies réglementaires ou législatives", a indiqué le ministère à l'AFP.

Pour Alexis Gazzo, expert du cabinet EY, ces mesures et le bilan éolien de 2017 permettent de penser "qu'on peut être plutôt sur la tendance haute" de l'objectif en 2023. La filière pousse d'ailleurs à revoir à la hausse ces objectifs dans le cadre de la révision en cours de la feuille de route énergétique de la France.

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Un premier accord de rupture conventionnelle collective négocié, chez PSA

jeu, 01/18/2018 - 13:57

Le projet de 1.300 ruptures conventionnelles collectives présenté par le constructeur automobile PSA a reçu l'aval d'une majorité de syndicats, a-t-on appris jeudi de sources syndicales, une première application de ce dispositif de départs volontaires issu de la récente réforme du code du travail.

Les syndicats FO, CFDT, CFTC et GSEA, totalisant ensemble plus de 58% des voix, ont indiqué à l'AFP vouloir signer le projet d'accord, qui sera formalisé vendredi. Le projet prévoit en outre autant d'embauches en CDI en 2018.

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Appli, "panier connecté": l'Eglise intensifie ses "quêtes 2.0"

jeu, 01/18/2018 - 13:56

Pas de monnaie dans les poches pour la messe? L?Église catholique a trouvé la parade en développant la possibilité de verser son obole via un téléphone mobile et en testant un "panier connecté" dans une paroisse de Paris.

Dès dimanche prochain, cinq corbeilles high tech tourneront parmi les fidèles de l'église Saint-François de Molitor (XVIe arrondissement), a annoncé dans un communiqué le diocèse de Paris.

L'objet garde un "design traditionnel" - une corbeille tressée d'osier - qui "permet à chacun de garder ses repères", souligne l'archevêché.

Mais ce panier renferme en fait un terminal qui permettra au fidèle, muni d'une carte bancaire, de payer sans contact deux, trois, cinq ou dix euros.

"Le constat est simple", fait valoir le diocèse: "Toute une génération utilise de moins en moins billets et pièces". Et regrette ensuite de ne pouvoir participer à la quête, qui revêt une dimension spirituelle, au moment de l'offertoire, avant la célébration de l'eucharistie.

Les quêtes sont une ressource indispensable à l'Église, la deuxième derrière le denier: 23% des plus de 600 millions d'euros collectés par les diocèses en 2016 l'ont été par cette voie. Elles couvrent le fonctionnement courant des paroisses (chauffage, éclairage, etc.).

A Paris, un fidèle donne à la quête en moyenne près de 100 euros par an. Depuis octobre 2016, huit paroisses permettent de le faire via une application pour téléphone mobile baptisée "La Quête". Elles seront rejointes par huit nouvelles églises dimanche.

Cette appli est désormais présente dans une trentaine de diocèses et touche plus de 5.000 clochers regroupés dans environ 450 paroisses, selon la start-up qui l'a développée, Obole Digitale.

"On augmente les ressources des paroisses avec des dons deux à cinq fois supérieurs à ceux en espèces", se réjouit Stanislas Billot de Lochner, cofondateur de la société.

Le tintement des pièces au beau milieu de la messe n'est toutefois pas prêt de cesser, de l'aveu même de ce jeune entrepreneur, qui y voit une "tradition presque ancestrale". Les donneurs connectés via l'appli trouvent d'ailleurs à l'entrée de l'église un papier à glisser dans la corbeille au moment de leur offrande, comme pour "rematérialiser" leur don.

"Cela permet d'enlever la frustration du fidèle qui pourrait se dire: j'ai versé mon obole mais les gens me regardent bizarrement en se disant +Il n'a pas donné+", explique Stanislas Billot de Lochner.

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Morgan Stanley: bénéfices 2017 affectés par la réforme fiscale

jeu, 01/18/2018 - 13:52

La banque d'affaires américaine Morgan Stanley a annoncé jeudi un plongeon de 66% de son bénéfice net au quatrième trimestre, en raison de la réforme fiscale adoptée récemment aux Etats-Unis, mais les petits épargnants lui ont permis de limiter la casse.

Le bénéfice net du quatrième trimestre est ainsi ressorti à 516 millions de dollars, contre 1,51 milliard à la même période en 2016.

L'établissement dont le siège est à Times Square a inscrit une provision de 1,2 milliard dans ses comptes des trois derniers mois, conséquence des modifications dans la comptabilité des entreprises imposées par la nouvelle législation fiscale américaine.

En l'espèce, cette charge est liée à la comptabilisation immédiate d'impôts qui avaient déjà été payés et dont une partie devait être remboursée ultérieurement (deferred tax assets - DTA) et qui en conséquence disparaît des comptes.

Hors charge, le bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du nord, est ressorti à 84 cents, bien mieux que les 77 cents escomptés en moyenne par les marchés financiers.

Sur l'année, Morgan Stanley a réussi à accroître son bénéfice net malgré la charge: celui-ci s'élève à 5,63 milliards de dollars, en hausse de 2,2%.

Ce résultat s'est traduit par un bénéfice par action ajusté de 3,60 dollars contre 3,55 dollars anticipés.

Sur le plan de l'activité, le chiffre d'affaires a augmenté en dépit de la morosité observée toute l'année pour les activités spéculatives, plombées par une très faible volatilité et la prudence des investisseurs institutionnels.

Il est en hausse de 9,6% à 37,94 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année 2017 et de 5,3% à 9,5 milliards sur le quatrième trimestre. Les analystes tablaient respectivement sur 37,62 milliards de dollars et 9,19 milliards.

A Wall Street, le titre gagnait 1,48% à 56,16 dollars vers 12H30 GMT dans les échanges électroniques de pré-séance.

Contrairement à sa rivale Goldman Sachs, Morgan Stanley mise beaucoup sur la gestion de fortune et est par conséquent devenue un courtier travaillant non seulement pour les entreprises mais aussi pour les petits épargnants.

Cette ouverture aux petits épargnants américains semble lui réussir, en raison des records des marchés financiers qui dopent la valeur des portefeuilles et indirectement augmentent les commissions perçus par ses courtiers.

Les revenus de la gestion de fortune ont ainsi bondi de 10,45% à 4,41 milliards au quatrième trimestre, alors que ceux de la branche regroupant les traders et les banquiers chargés de conseils aux entreprises a vu ses recettes reculer de 2% à 4,52 milliards.

Les revenus dégagés par le courtage des obligations, taux, devises et matières premières (FICC, revenus fixes), vache à lait des grandes banques avant la crise de 2008, ont chuté de 46% lors des trois derniers.

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Open d'Australie: Roger Federer passe à la fraîche au 3e tour

jeu, 01/18/2018 - 13:50

Roger Federer s'est qualifié pour le troisième tour de l'Open d'Australie en battant l'Allemand Jan-Lennard Struff en trois sets 6-4, 6-4, 7-6 (7/4) en "night session", par une température plus modérée que les 40 degrés de l'après-midi, jeudi à Melbourne.

Le Suisse, N.2 mondial, n'a guère eu de mal à se débarrasser du 55e mondial, dans la Rod Laver Arena, où le thermomètre dépassait quand même encore les 30 degrés, mais l'Allemand a opposé une honorable résistance. Il s'est même permis de mener 3 à 1 (balle de 4-1) dans le troisième set, avant de céder au jeu décisif.

"Je m'y attendais car je me suis entraîné avec lui. Je sais qu'il est capable de servir à 215-220 (km/h) et qu'il prend sa chance. Je me suis donc concentré sur mon service et j'ai essayé de faire le break en défendant ou en espérant qu'il m'aiderait un peu", a déclaré Federer.

Taquin, le speaker de la Rod Laver Arena, l'ancien champion Jim Courier, a voulu savoir si le Suisse avait demandé à jouer le soir. "Il y a 60 personnes qui demandent des choses et je suis l'un d'entre eux, oui", a admis Federer.

"Pensez-vous que vous avez plus de pouvoir que d'autres?", a poursuivi l'Américain. "Peut-être, mais ce n'est pas moi qui décide. Ca ne me dérangerait pas de jouer pendant la journée et j'espère que je serais capable de survivre dans ces conditions-là aussi", a dit Federer.

Au prochain tour, le tenant du titre affrontera le Français Richard Gasquet, contre lequel il n'a perdu que deux fois en 18 rencontres, et jamais sur dur.

fbx/bdx

Résultats de la 4e journée de l'Open d'Australie, première levée du Grand Chelem, disputée jeudi à Melbourne:

Simple messieurs (2e tour):

Dominic Thiem (AUT/N.5) bat Denis Kudla (USA) 6-7 (6/8), 3-6, 6-3, 6-2, 6-3

Adrian Mannarino (FRA/N.26) bat Jirí Veselý (CZE) 6-3, 7-6 (7/4), 5-7, 6-3

Maximilian Marterer (GER) bat Fernando Verdasco (ESP) 6-4, 4-6, 7-6 (7/5), 3-6, 6-3

Tennys Sandgren (USA) bat Stan Wawrinka (SUI/N.9) 6-2, 6-1, 6-4

Novak Djokovic (SRB/N.14) bat Gaël Monfils (FRA) 4-6, 6-3, 6-1, 6-3

Albert Ramos (ESP/N.21) bat Tim Smyczek (USA) 6-4, 6-2, 7-6 (7/2)

Hyeon Chung (KOR) bat Daniil Medvedev (RUS) 7-6 (7/4), 6-1, 6-1

Alexander Zverev (GER/N.4) bat Peter Gojowczyk (GER) 6-1, 6-3, 4-6, 6-3

Julien Benneteau (FRA) bat David Goffin (BEL/N.7) 1-6, 7-6 (7/5), 6-1, 7-6 (7/4)

Fabio Fognini (ITA/N.25) bat Evgeny Donskoy (RUS) 2-6, 6-3, 6-4, 6-1

Tomá? Berdych (CZE/N.19) bat Guillermo García-López (ESP) 6-3, 2-6, 6-2, 6-3

Juan Martín Del Potro (ARG/N.12) bat Karen Khachanov (RUS) 6-4, 7-6 (7/4), 6-7 (0/7), 6-4

Márton Fucsovics (HUN) bat Sam Querrey (USA/N.13) 6-4, 7-6 (8/6), 4-6, 6-2

Nicolás Kicker (ARG) bat Luká? Lacko (SVK) 6-2, 7-5, 1-6, 7-5

Richard Gasquet (FRA/N.29) bat Lorenzo Sonego (ITA) 6-2, 6-2, 6-3

Roger Federer (SUI/N.2) bat Jan-Lennard Struff (GER) 6-4, 6-4, 7-6 (7/4)

Simple dames (2e tour):

Simona Halep (ROM/N.1) bat Eugenie Bouchard (CAN) 6-2, 6-2

Lauren Davis (USA) bat Andrea Petkovic (GER) 4-6, 6-0, 6-0

Ashleigh Barty (AUS/N.18) bat Camila Giorgi (ITA) 5-7, 6-4, 6-1

Naomi Osaka (JPN) bat Elena Vesnina (RUS/N.16) 7-6 (7/4), 6-2

Bernarda Pera (USA) bat Johanna Konta (GBR/N.9) 6-4, 7-5

Barbora Strycova (CZE/N.20) bat Lara Arruabarrena (ESP) 6-3, 6-4

Lucie Safarova (CZE/N.29) bat Sorana Cirstea (ROM) 6-2, 6-4

Karolína Plí?ková (CZE/N.6) bat Beatriz Haddad Maia (BRA) 6-1, 6-1

Su-Wei Hsieh (TPE) bat Garbiñe Muguruza (ESP/N.3) 7-6 (7/1), 6-4

Agnieszka Radwanska (POL/N.26) bat Lesia Tsurenko (UKR) 2-6, 7-5, 6-3

Angelique Kerber (GER/N.21) bat Donna Vekic (CRO) 6-4, 6-1

Maria Sharapova (RUS) bat Anastasija Sevastova (LAT/N.14) 6-1, 7-6 (7/4)

Ana Bogdan (ROM) bat Yulia Putintseva (KAZ) 1-6, 6-2, 6-3

Madison Keys (USA/N.17) bat Ekaterina Alexandrova (RUS) 6-0, 6-1

Aliaksandra Sasnovich (BLR) bat Mirjana Lucic-Baroni (CRO/N.28) 6-3, 6-1

Caroline Garcia (FRA/N.8) bat Marketa Vondrousova (CZE) 6-7 (3/7), 6-2, 8-6

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