France 24 - L'info en continu

S'abonner à flux France 24 - L'info en continu France 24 - L'info en continu
Mis à jour : il y a 3 min 33 sec

Ski: Sofia Goggia récidive à domicile, à Cortina

ven, 01/19/2018 - 13:20

Sofia Goggia enchaîne: une semaine après sa victoire à Bad Kleinkirchheim, l'Italienne a remporté une deuxième descente de Coupe du Monde consécutive en s'imposant à domicile à Cortina d'Ampezzo devant la patronne des lieux, l'Américaine Lindsey Vonn.

Agressive et en pleine confiance, Goggia a réussi une superbe descente sur l'Olimpia delle Tofane, creusant l'écart à chaque intermédiaire pour laisser loin derrière elle toutes les concurrentes qui l'avaient précédée.

Mais il restait encore la menace Lindsey Vonn. Sur ce qu'elle appelle "ma montagne", l'Américaine avait enregistré avant vendredi 11 victoires et 18 podiums et elle avait encore impressionné lors des deux entraînements de mercredi et jeudi, laissant à chaque fois la meute à une seconde.

La première partie de son parcours a d'ailleurs été presque parfaite et elle était en avance sur le temps de Goggia quand elle a été secouée par un léger mouvement de terrain et s'est retrouvée déséquilibrée, une jambe en l'air.

Vonn a réussi à reprendre l'équilibre et la bonne ligne mais le mal était fait et elle devait concéder presqu'une demi-seconde à Goggia sur la ligne d'arrivée.

A la troisième place, on retrouve une autre Américaine, Mikaela Shiffrin, qui décroche son troisième podium en quatre descentes cette saison.

La jeune Américaine, qui conforte sa première place au classement général de la Coupe du Monde, confirme à trois semaines des Jeux Olympiques de Pyeongchang qu'elle peut viser des médailles dans toutes les disciplines.

Goggia de son côté prend la tête de la course au petit globe de descente et s'affirme comme l'une des très grandes favorites au titre olympique.

- Adieu Super Julia -

Après le triplé italien de Bad Kleinkirchheim, elle est la seule parmi les Azzurre à s'être illustrée vendredi, même si Johanna Schnarf est entrée dans le Top 10 (10e).

"Gagner à domicile, c'est un rêve. Cortina est ma course préférée. Mais aujourd'hui je n'ai pas si bien skié que ça et je sais que je dois encore m'améliorer", a déclaré Goggia, qui aura l'occasion de le faire lors d'une deuxième descente samedi puis dimanche avec un Super G.

"Si Lindsey n'avait pas commis cette erreur, peut-être qu'elle aurait gagné, mais c'est moi qui suis sur la première marche. Je suis heureuse parce qu'avec cette victoire, je prends le dossard rouge et c'est mon premier", a ajouté l'Italienne.

Victorieuse la saison dernière, la Suissesse Lara Gut a pris la 4e place, alors que plusieurs outsiders comme l'Autrichienne Cornelia Huetter (16e) ou la skieuse du Liechtenstein Tina Weirather (19e) sont restées très en retrait.

Loin, beaucoup plus loin, à la 41e place et à plus de 18 secondes de Goggia, on retrouve l'Américaine Julia Mancuso.

Mais le chrono n'avait pas la moindre importance vendredi pour la championne olympique 2006 du slalom géant, qui avait choisi Cortina pour disputer la dernière course de sa superbe carrière, elle qui n'a pas réussi à se qualifier pour les Jeux de Pyeongchang, qui auraient été ses cinquièmes.

En bas de la piste, l'Américaine, qui portait un costume de Wonder Woman et une cape ornée d'un grand "J" comme Julia, a été accueillie par une dizaine de concurrentes, dont ses compatriotes Vonn et Shiffrin, qui l'ont aspergée de champagne avant de lui tomber dans les bras.

Côté français, Tiffany Gauthier a pris la 24e place. Romane Miradoli s'est classée 26e et Laura Gauche 27e. Les autres Bleues sont en dehors du Top 30.

Catégories: Actualités

"Baron noir": après le chamboule-tout politique, une saison 3 "compliquée à imaginer"

ven, 01/19/2018 - 13:20

La série politique "Baron noir" fait son retour lundi sur Canal+ alors que ses créateurs planchent déjà sur une troisième saison "compliquée à imaginer" après les bouleversements politiques de 2017.

Toujours avec les comédiens Kad Merad et Anna Mouglalis, mais sans Niels Arestrup, les huit épisodes de la saison 2 de "Baron noir", ont été écrits par Jean-Baptiste Delafon et Eric Benzekri alors que la campagne électorale battait son plein.

"Sur le moment, c'était plutôt angoissant et fragilisant", déclare à l'AFP Jean-Baptiste Delafon, "mais à posteriori, ce fut une grande chance d'écrire une deuxième saison dans une période de recomposition politique".

"Le risque est d'écrire des choses dont le spectateur se dirait +ce n'est pas plausible+", ajoute Eric Benzekri, ancien militant au PS et ex-collaborateur de Julien Dray et de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier avait été prévenu que le comédien François Morel allait incarner un chef de parti qui lui ressemblerait fortement.

La situation politique était "explosive avec le sentiment d'une très grande menace et l'angoisse du risque que tout bascule a été très stimulante" pour la saison 2 écrite "avant le débat-suicide de Marine Le Pen", se souvient Jean-Baptiste Delafon.

"On a pu imaginer des choses que l'on se serait peut-être interdites dans un contexte différent", renchérit Eric Benzekri, évoquant notamment l'affaire Fillon.

"Même l'actualité politique à l'étranger, avec (Donald) Trump aux Etats-Unis, a démontré que tout est possible !", fait valoir Jean-Baptiste Delafon.

- 'Un coup d'avance' -

La première saison diffusée en 2016 avait été saluée par la critique. Kad Merad a même été nommé dans la catégorie "meilleur acteur" pour son interprétation du maire PS de Dunkerque aux derniers "Emmy Awards". En revanche, les audiences avaient été mitigées à 511.000 téléspectateurs en moyenne pour les huit épisodes.

Pour la saison 3, les auteurs disent travailler comme dans "un laboratoire" pour essayer de "trouver les éléments qui peuvent dans l'avenir organiser les forces, les confronter, les rassembler etc.".

Ils nourrissent leur réflexion auprès d'experts de tous horizons, cités au générique, qu'ils sollicitent "sur des sujets techniques", pour coller "au plus près des grands sujets de société" et "confronter leurs intuitions".

Ils ont rencontré des politiciens de gauche comme Alexis Corbière (LFI), Thierry Mandon (PS) ou encore Laurence Rossignol (PS). "Mais jamais des personnalités politiques de premier plan".

Jusque-là, ils ont eu "un coup d'avance" par rapport à la réalité mais aujourd'hui, ils sont confrontés "à une situation politique compliquée à imaginer".

"S'il faut réinventer une orientation pour les socialistes, le centre et la France insoumise, ce à quoi nous travaillons, cela va être très difficile de trouver un chemin pour nos personnages qui étaient les maillons d'un système bien huilé qui a explosé", reconnaît Erik Benzekri.

Parmi les thèmes politiques qui infusent dans "les alambics de leur labo", l'éducation et l'Europe. Les auteurs s'intéressent aussi à "l'émergence d'une orientation nouvelle" à gauche, venue d'Amérique latine, qui place le conflit "comme moteur du débat public" et qui s'exprime dans des partis comme "Podemos" en Espagne et "La France insoumise" dans l'Hexagone.

Catégories: Actualités

Espagne: Loïc Rémy, en conflit avec l'entraîneur de Las Palmas, veut partir

ven, 01/19/2018 - 13:19

L'attaquant international français Loïc Rémy, sous contrat avec Las Palmas jusqu'en 2019, a estimé qu'il avait été traité "comme une merde" par le nouvel entraîneur canarien Paco Jemez, qui l'a écarté du groupe, et il refuse désormais de rester au club, lanterne rouge de Liga.

Dans une interview publiée vendredi par le quotidien insulaire La Provincia, Rémy explique qu'il a été mis de côté, au même titre que le Marocain Oussama Tannane, en raison d'un "retard d'une minute" au dîner de l'équipe lors de la première mise au vert après l'arrivée de Jemez fin décembre.

"Pour moi, il y avait autre chose. Ce n'est pas parce que nous sommes arrivés en retard qu'il nous a écartés", a déclaré Rémy, très remonté contre Jemez.

"L'entraîneur m'a traité comme une merde, parce que je me suis senti comme une merde, quand tout cela est arrivé", a asséné le Français. "L'entraîneur ne m'a même pas parlé. Il a parlé avec le président et le président est venu nous parler. Il n'a pas eu le courage de venir devant moi et me dire: +Je ne te veux pas à cause de ça, ça et ça+."

Rémy, âgé de 31 ans, est pourtant le meilleur buteur de Las Palmas cette saison en Liga avec 5 buts en 12 apparitions.

Mais Jemez, nommé le 21 décembre, a choisi de se passer du Français, une décision "basée fondamentalement sur des questions sportives et aussi disciplinaires", comme l'a expliqué le technicien, connu pour son style cassant et autoritaire.

L'attaquant, qui avait signé pour deux saisons cet été à son arrivée en provenance de Chelsea, assure qu'il ne veut plus porter le maillot de Las Palmas et il se trouve actuellement en France.

"Je ne reviens pas parce que ce qui s'est passé a été un manque de respect total de la part de l'entraîneur", a-t-il dit, alors que la direction du club a demandé à Jemez de le réintégrer au vu de la situation sportive.

Depuis la nomination du technicien, Las Palmas a été éliminé en huitièmes de finale de la Coupe du Roi par Valence (1-1, 0-4) et a perdu deux matches de Championnat d'Espagne (1-2 contre Eibar, 0-6 à Gérone). Le club est dernier de Liga au terme de la phase aller, avec 7 points de retard sur le premier non-relégable.

Catégories: Actualités

ND-des-Landes: les réponses aux exigences gouvernementales en débat

ven, 01/19/2018 - 13:00

Deux jours après l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, les opposants peinent à trouver une réponse commune aux exigences du gouvernement, en premier lieu sur celle de la libération d'une route départementale d'accès à la ZAD, entravée de chicanes.

Le mouvement anti-aéroport, très hétérogène, a tenu jeudi soir une réunion à huis clos, avec pour unique ordre du jour cette route traversant la ZAD, que le gouvernement veut voir rouverte à la circulation d'ici la fin de semaine prochaine.

Selon plusieurs organisations de la coordination des opposants, la réouverture de la route semble faire consensus, mais l'ampleur et les modalités du nettoyage des nombreux obstacles jonchant la D281, aussi appelée "route des chicanes", sont encore en débat.

L'assemblée, qui a duré "quatre heures et demi" selon un participant, a été "comme d'habitude" animée et "compliquée", chacun étant appelé à donner son avis et tous ne partageant pas la même stratégie à adopter vis-à-vis de l'exécutif.

Derrière les positions communes qui finissent par émerger, se sont toujours cachées de longues heures de discussions entre toutes les composantes, hétéroclites, du mouvement anti-aéroport, et les suites à donner à l'abandon du projet ne fait pas exception à cette tradition.

"Dans sa grande sagesse, le gouvernement nous a donné une semaine (pour rouvrir la route, ndlr) et c'est très bien", souligne Françoise Verchère, coprésidente d'un collectif d'élus opposés au projet de nouvel aéroport, le Cédpa.

"L'état d'esprit global et majoritaire, c'est qu'on va faire le plus possible et le plus vite possible. Mais il y en a quelques-uns pour qui la route va toujours trop vite et qui rêvent de laisser quelques chicanes +maison+", ajoute-t-elle.

- "Pas un groupe uniforme" -

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a donné jusqu'à "la fin de la semaine prochaine" aux opposants pour libérer les routes d'accès à la zone de Notre-Dame-des-Landes, ajoutant qu'il préférait le faire "par la discussion et la négociation" plutôt que la force.

Ils devront "dégager la route" et "s'ils ne le font pas d'eux-mêmes, les gendarmes iront la dégager", a insisté la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein.

"J'espère que ça va se débloquer. Quelques-uns n'ont pas encore compris que le projet d'aéroport était abandonné. Et s'ils ne comprennent pas ça, je crois qu'ils devront partir", fait valoir Jean-Paul Naud, maire (sans étiquette) de Notre-Dame-des-Landes.

"On fera le maximum pour dégager la route, mais si elle ne l'est pas en fin de semaine, on n?appellera pas nos adhérents et sympathisants à venir la défendre contre une intervention des forces de l'ordre", prévient Julien Durand, porte-parole de l'Acipa, association "institutionnelle" d'opposants.

"Il y a une situation qui est nouvelle. La route a été fermée par les collectivités en 2013. Si elle a été barricadée à un moment donné, c'était en lien avec une résistance face à des menaces, une résistance qui a été victorieuse et utile au moment de l'opération César", la tentative avortée d'expulsion des zadistes par les forces de l'ordre, répond un occupant de la ZAD.

"A partir du moment où la menace est levée (...) ça donne de nouvelles bases à la discussion, mais il faut nous laisser du temps", poursuit-il, réaffirmant que la libération de la route sera "prise en charge" par le mouvement. Un nettoyage que plusieurs collectifs souhaitent réaliser à l'abri des caméras.

Chargée de travailler à la médiation "pour que l'ancienne ZAD puisse vivre tranquillement", la préfète de région a admis que c'était "compliqué", mais semble confiante dans un dénouement à l'amiable.

"Les zadistes, ce n'est pas un groupe uniforme. Je discuterai avec ceux qui veulent discuter et je pense qu'ils sont assez nombreux", déclarait-elle jeudi.

- Craintes de Manuel Valls -

L'abandon du projet d'aéroport a été jugé "un mauvais choix" par l'ancien Premier ministre Manuel Valls, aujourd'hui député apparenté LREM.

Tout en saluant "la méthode du Premier ministre, qui a été faite d'écoute, de concertation", il a émis sur RTL la crainte que cette décision puisse "légitimer des minorités violentes, radicales qui se sont opposées à ce projet".

De son côté, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a assuré que la facture liée à l'indemnisation de Vinci après l'abandon du projet serait "la plus réduite possible", qualifiant de "constructives" les discussions engagées avec le groupe de BTP.

Catégories: Actualités

Indonésie: coups de bâton en public pour un chrétien qui vendait de l'alcool

ven, 01/19/2018 - 12:56

Un chrétien a reçu des coups de bâton en public vendredi à Aceh, seule province d'Indonésie à appliquer la loi islamique dans le pays musulman le plus peuplé au monde, pour avoir vendu de l'alcool en violation de la charia.

Jono Simbolon est la troisième personne non musulmane à recevoir des coups de bâton depuis que la loi islamique est appliquée en 2001 dans cette région à la pointe nord de l'île de Sumatra. Aceh s'était alors vu accorder un statut d'autonomie par le gouvernement central de Jakarta, pour mettre fin à plusieurs décennies de rébellion séparatiste.

Debout sur une tribune, l'homme grimaçait de douleur après avoir reçu dix coups dans le dos sous les acclamations de la foule où se trouvaient des enfants. La scène a été brièvement interrompue et l'homme a été examiné par un médecin qui l'a jugé apte à recevoir les 26 coups restants.

Simbolon avait été interpellé en octobre et condamné à 36 coups de bâton pour avoir vendu illégalement de l'alcool.

Vendredi, il était parmi les dix condamnés -huit hommes et deux femmes -flagellés pour des infractions à la loi islamique telles la prostitution, le proxénétisme ou les jeux d'argent.

Un couple a subi 20 coups de bâton pour une "trop grande proximité", considérée comme une violation de la loi sur les relations entre un homme et une femme avant le mariage.

Aceh est peuplée de quelque cinq millions de personnes, dont environ 98% sont de confession musulmane. Les non-musulmans interpellés pour avoir enfreint la loi islamique peuvent choisir entre la flagellation ou des poursuites judiciaires.

L'an passé, deux hommes âgés d'une vingtaine d'années avait subi des coups de bâton pour avoir eu des relations homosexuelles et ainsi transgressé la stricte loi islamique.

Catégories: Actualités

Open d'Australie: Tsonga éliminé par Kyrgios au 3e tour

ven, 01/19/2018 - 12:54

Jo-Wilfried Tsonga, 15e mondial, a été éliminé par l'Australien Nick Kyrgios (17e) en quatre sets 7-6 (7/5), 4-6, 7-6 (8/6), 7-6 (7/5) au troisième tour de l'Open d'Australie, vendredi à Melbourne.

Le Manceau peut avoir des regrets car ce match entre deux grands serveurs s'est joué à rien. Il a fait jeu égal au nombre d'aces avec son adversaire (28 aces chacun) et dans l'échange il a souvent pris l'initiative.

Le N.1 français n'a perdu qu'une seule fois son service au tout début du match et n'a eu à sauver que trois autres balles de break.

Mais il n'a pas su élever son niveau de jeu dans les tie-breaks et sortir les trois ou quatre coups qui auraient pu faire basculer le match. Il peut s'en vouloir particulièrement d'avoir laissé échapper celui du quatrième set, où il a mené 5-2 avec deux services à suivre avant d'encaisser les cinq points suivants.

Tsonga, 32 ans, ne rééditera pas sa performance de 2008, lorsqu'il avait été le dernier Français à atteindre la finale d'un Grand Chelem.

L'un de ses admirateurs à l'époque n'était autre que Nick Kyrgios, qui avait 13 ans à l'époque. "Gagner contre Jo, c'est un rêve qui devient réalité", a déclaré l'Australien au public de la Rod Laver Arena.

En huitième de finale, il affrontera le Bulgare Grigor Dimitrov, 3e mondial.

Catégories: Actualités

A Nazaré, une houle géante prise d'assaut par les surfeurs de l'extrême

ven, 01/19/2018 - 12:53

La plus grosse houle de l'hiver a déferlé jeudi sur la Praia do Norte de Nazaré, dans le centre du Portugal, où l'Praia do Norte de Nazaré,attendait avec impatience une communauté internationale de surfeurs de l'extrême qui ont chevauché des vagues d'une vingtaine de mètres.

Dès l'aube, une foule de curieux se masse autour du phare perché au sommet de la falaise. La journée de vagues promet d'être exceptionnelle, comme l'annonçaient les prévisions météo.

Au bout du promontoire rocheux, le public frissonne à chaque fois qu'un rouleau explose dans un grondement assourdissant. La puissance dégagée par ces monstres d'eau est telle que les embruns balayés par le vent arrosent les spectateurs pourtant postés à une hauteur de plusieurs dizaines de mètres.

C'est ici que l'Américain Garrett McNamara, absent ce jour-là, a établi en novembre 2011 le record mondial de la plus grosse vague jamais surfée, une déferlante d'une taille estimée à 78 pieds (23,77 mètres).

- 'De la folie !' -

Debout sur une butte, Antonio Virgilio, parachutiste à la retraite désormais passionné de parapente, n'en croit pas ses yeux. "J'adore les sensations fortes, l'adrénaline qui parcourt le corps, mais ce que font les surfeurs en bas c'est de la folie !", s'exclame l'homme de 65 ans venu pour la première fois admirer l'étonnante houle de Nazaré.

Un peu plus tôt, au port de pêche de Nazaré, la tension est à son comble parmi les surfeurs qui s'apprêtent à défier ces vagues géantes. Seule la quiétude de quelques pêcheurs ramenant leurs filets détend l'atmosphère.

"Quand l'océan est aussi violent, nous on ne sort pas, confie José, un pêcheur de 69 ans aux allures de vieux loup de mer. Les surfeurs donnent une nouvelle image de notre ville mais ce sont des casse-cous. Moi, je ne mettrais pas mon bateau dans des rouleaux deux fois plus petits que les leurs."

Devant un des hangars où les surfeurs entreposent leur planches et leurs jet-skis, le Brésilien Marcelo Luna se prépare. Respirations profondes, longs étirements, gestes précis, le petit gabarit de 33 ans accomplit ses rituels de concentration pour évacuer la pression avant d'affronter la fureur de l'Atlantique Nord.

"Avant de monter sur la planche, on ressent un mélange de peur et de joie car ces moments-là on les attend avec impatience. Ici à Nazaré, on est face aux vagues les plus dangereuses du monde. On n'a pas le droit à l'erreur, il faut beaucoup de technique pour revenir en un seul morceau", dit-il dans sa combinaison rembourrée par un gilet de sauvetage et des protections cervicales.

- 'La puissance des éléments' -

Au cours d'une séance qui dure plusieurs heures, une dizaine de surfeurs sillonnent à tour de rôle les sommets aquatiques de Nazaré, déterminés à vivre leur moment de gloire.

"C'est sûrement l'une des plus belles sessions de l'année et tout le monde est rentré sain et sauf", se réjouit l'Australien de 51 ans Ross Clarke-Jones, un des pionniers du surf XXL, arrivé de l'archipel américain de Hawaï seulement quelques heures avant la houle.

"C'est incroyable que je sois arrivé à temps et que j'ai pu en surfer une géante", témoigne-t-il une fois revenu au port auprès de ses frères d'armes, tous exténués par l'effort fourni.

Comme Clarke-Jones, l'Allemand Sebastian Steudtner est parmi ceux qui ont réussi à profiter pleinement des conditions idéales réunies jeudi.

"Quand tu prends la vague, tu es davantage concentré sur ce que tu fais plutôt que sur ta performance. Tu sens la puissance des éléments, c'est vraiment une sensation très spéciale et difficile à décrire", raconte le surfeur de 32 ans.

Le Brésilien Marcelo Luna avoue lui aussi avoir fait le plein d'adrénaline: "Franchement, on peut déjà passer à 2019 car pour 2018, avec des vagues comme ça, j'ai largement eu ma dose à Nazaré".

Catégories: Actualités

Casiers judiciaires dans l'Education: 26 radiations pour infractions sur mineurs

ven, 01/19/2018 - 12:50

Le contrôle des casiers judiciaires des personnels de l'Education nationale, mis en place il y a deux ans après une affaire de pédophilie, a permis de relever 26 condamnations pour infractions sur mineurs, qui ont débouché sur autant de radiations.

Ce contrôle vise plus d'un million d'agents et sera achevé au second semestre 2018, a-t-on appris vendredi auprès du ministère de l'Education, qui confirmait des informations de BFMTV.

Ces 26 agents de l'Education nationale ont été révoqués pour les fonctionnaires, ou ont vu leur contrat terminé pour les contractuels.

Plus largement, le contrôle a relevé 83 condamnations pour faits graves, qui ont donné ou vont donner lieu à une réponse de l'administration (révocations notamment pour violences sur mineurs ou pédopornographie, mais aussi suspensions, blâmes, etc.).

"Dans ce type de situation, notre exigence, c'est la protection des élèves mineurs et donc la fermeté absolue", a réagi le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer.

Les casiers inspectés sont le B2 (qui intègre la plupart des condamnations pour crimes et délits) et le FIJAISV (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes).

Cette vaste opération avait été décidée par le gouvernement précédent, après l'affaire de Villefontaine (banlieue de Lyon). Un directeur d'école maternelle avait été mis en examen pour des viols sur de très jeunes élèves. Radié quelques jours après sa mise en examen, il s'est suicidé en détention en avril 2016.

Dans cette affaire, l'enseignant avait été condamné en 2008 pour recel d'images pornographiques, mais il avait continué d'exercer - après un long congé maladie -, l'Education nationale n'ayant pas été informée des faits.

Après ce scandale, les ministres d'alors, Najat Vallaud-Belkacem à l'Education et Christiane Taubira à la Justice, avaient mis en place des référents au sein des parquets et rectorats pour améliorer la transmission d'informations.

Une loi dite "de Villefontaine" oblige désormais le procureur de la République à informer l'administration des condamnations et de certaines mesures de contrôle judiciaire prononcées à l'encontre des personnes exerçant une activité en contact avec des mineurs, notamment pour des infractions sexuelles.

Le ministère de l'Education avait aussi décidé de passer au peigne fin les casiers judiciaires de ses agents, pour s'assurer qu'il ne reste pas dans les classes des enseignants condamnés pour des faits de moeurs ou de violences sans qu'il le sache.

Jusqu'alors, les casiers des agents de l'Education nationale étaient consultés seulement à l'embauche.

Catégories: Actualités

Thaïlande: capture d'un trafiquant de passeports, qui pourrait avoir fourni l'EI

ven, 01/19/2018 - 12:47

Un important trafiquant pakistanais de faux passeports, notamment européens, dont certains pourraient avoir servi à des membres de l'organisation Etat islamique (EI), a été arrêté dans une banlieue de Bangkok, a annoncé vendredi la police thaïlandaise.

"Cela faisait longtemps qu'il était dans le trafic de documents avec pour base la Thaïlande", a expliqué Suttipong Vongpint, l'un des responsables du bureau de l'immigration lors d'une conférence de presse à Bangkok évoquant ensuite d'une dizaine d'années d'activité.

Mohammad Iqbal, 52 ans, a été interpellé le 14 janvier dans une banlieue de Bangkok en possession de faux passeports singapouriens et indiens ainsi que de plaques servant à falsifier des visas d'entrée en France, en Italie et en Espagne.

Il y a quelques jours, Prawit Wongsuwan, le ministre de la Défense, avait établi un lien entre Mohammad Iqbal et un groupe vendant des passeports au groupe Etat islamique.

"D'après notre enquête, il vendait à tout type de groupes, pas particulièrement à l'organisation Etat islamique, il les faisait sur commande", a précisé Suttipong Vongpint.

La capitale thaïlandaise est réputée être une plaque tournante de la contrefaçon de passeports et fournir un refuge aux personnes recherchées.

D'après le bureau de l'immigration, un faux passeport se vend seulement quelques centaines de dollars en Thaïlande.

Mais ces derniers mois, la police thaïlandaise a multiplié les raids contre les réseaux de trafiquants qui prospèrent dans le royaume depuis des décennies.

En mars 2014, deux passagers avec des passeports volés puis modifiés en Thaïlande étaient montés à bord du MH370 de la Malaysia Airlines, qui a disparu en vol.

Quatre ans plus tôt, deux Pakistanais et une femme thaïlandaise avaient été arrêtés dans le pays, pour fabrication de faux passeports ayant servi notamment à un groupe lié à Al-Qaïda et responsable des attentats de Madrid en 2004.

Catégories: Actualités

Grippe aviaire: feu vert de l'UE à une compensation pour les éleveurs français

ven, 01/19/2018 - 12:43

La Commission européenne a autorisé une compensation de 65 millions d'euros pour les éleveurs français touchés par la grippe aviaire, notamment pour les élevages de canards et d'oies du Sud-Ouest durement affectés par les restrictions vétérinaires, a-t-on appris vendredi auprès d'un porte-parole.

La moitié de cette compensation financière provient des autorités françaises et l'autre du budget européen. Elle concerne tous les éleveurs de volaille qui ont enregistré des pertes du fait des mesures d'abattage et de non-remplacement de leurs animaux pour contenir l'épizootie en 2016 et 2017.

Catégories: Actualités

New Areva La Hague: fin d'une grève d'un mois et demi

ven, 01/19/2018 - 12:40

L'usine New Areva de La Hague (Manche) est "en phase de redémarrage" après trois mois et demi d'arrêt liés à de la maintenance et à une grève de plus de six semaines, a-t-on appris vendredi auprès de la direction et de la CFDT.

Le préavis de grève lancé le 3 décembre a été levé jeudi soir, a indiqué à l'AFP Sébastien Heurtevent, de la CFDT du site de retraitement de déchets nucléaires. Direction et syndicats (CGT, la CFDT et l'Unsa) se sont mis d'accord sur la nomination d'un médiateur.

Le désaccord porte sur la suppression de la possibilité, pour les salariés à horaires postés, de récupérer les jours fériés, que la direction ne veut plus compenser que financièrement. Selon la direction, la grève a représenté 2,5 à 3 millions d'euros de chiffre d'affaires perdu par jour.

Selon les syndicats, l'usine n'a pas atteint ses objectifs de production en 2017 mais pas uniquement en raison de la grève. "On savait dès septembre que l'objectif ne serait pas atteint à cause des aléas techniques. La grève n'a bien sûr pas amélioré les choses", a relevé M. Heurtevent.

La direction n'a pas souhaité faire de commentaire sur ce point.

L'usine, qui emploie 2.900 personnes hors sous-traitants, est à l'arrêt depuis début octobre. Elle aurait dû redémarrer début décembre après un arrêt programmé de maintenance mais le mouvement de grève a alors débuté.

Cet arrêt pour maintenance avait par ailleurs dû être prolongé en raison de la découverte d'amiante. L'usine New Areva de La Hague est le site qui concentre le plus de matière radioactive en Europe.

New Areva est l'héritier du géant atomique français Areva. Renfloué par l'Etat à hauteur de 2,5 milliards d'euros, le nouveau groupe se concentre sur les combustibles après avoir cédé ses activités réacteurs à EDF.

Catégories: Actualités

Open d'Australie: Nadal démolit Dzumhur et passe en huitièmes

ven, 01/19/2018 - 12:28

Rafael Nadal a réussi une nouvelle démonstration à l'Open d'Australie vendredi à Melbourne où il a démoli le Bosnien Damir Dzumhur (30e mondial) 6-1, 6-3, 6-1 pour se qualifier pour les huitièmes de finale.

L'Espagnol, N.1 mondial et finaliste sortant, n'a perdu que 21 jeux au total lors de ses trois premiers matches. Il affrontera au prochain tour l'Argentin Diego Schwartzman, 26e joueur mondial.

Nadal a été particulièrement rigoureux, ne commettant que 18 fautes directes pendant tout le match. Il n'a concédé qu'une fois son service contre sept breaks réussis.

Il avait annoncé la couleur en remportant le premier set en seulement 22 minutes.

Le Majorquin avait dû retarder son début de saison à cause des séquelles de la blessure au genou qui l'avait contraint à l'abandon au Masters. Mais il ne semble plus du tout souffrir à Melbourne, où il cherche un deuxième titre après celui de 2009 et un 17e en Grand Chelem.

Catégories: Actualités

Pétrole: record de production en vue pour les Etats-Unis (AIE)

ven, 01/19/2018 - 12:20

Les Etats-Unis devraient battre cette année leur record de production de pétrole brut datant de 1970 et dépasser l'Arabie saoudite, deuxième producteur mondial, a estimé vendredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui a maintenu inchangée sa prévision de demande mondiale pour 2018.

Dans son rapport mensuel sur le pétrole, l'AIE prévoit que la production américaine de brut augmentera de 1,35 million de baril par jour (mbj) cette année, pour atteindre "un pic historique au-dessus de 10 mbj, dépassant l'Arabie saoudite et rivalisant avec la Russie", si ces deux derniers continuent de limiter leur propre production.

La production américaine d'or noir est soutenue par le rebond des prix du brut ces dernières semaines qui a relancé les forages.

Les cours sont remontés largement au-dessus des 60 dollars ces dernières semaines, au plus haut depuis décembre 2014. Le baril de Brent de la mer du Nord a même dépassé les 70 dollars en début de semaine.

Ce dynamisme américain sera le principal moteur de la croissance de l'offre venue des pays non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), que l'AIE voit en hausse de près de 1,7 mbj cette année, contre +0,7 mbj l'an dernier.

Du côté de l'Opep, le cartel a continué de respecter l'accord de réduction de sa production, qui court jusqu'à la fin de l'année.

Ses membres ont pompé 39,2 mbj l'an dernier, en baisse 0,4 mbj en un an.

Sur le front de la demande, l'AIE a maintenu inchangée sa prévision d'une croissance de 1,3 mbj en 2018 à un rythme moins élevé que l'an dernier, pour atteindre 99,1 mbj.

L'Agence explique ce ralentissement par la hausse des prix de l'or noir, la baisse de la consommation en Chine du fait notamment de politiques de lutte contre la pollution et de limitation du parc automobile thermique, ou encore par la concurrence du gaz dans certains pays.

Ces prévisions n'entameront pas le processus de rééquilibrage, prévoit l'AIE, qui confirme que "si les pays de l'Opep et leurs partenaires hors-Opep continuent de respecter l'accord (de baisse de production), alors le marché devrait se rééquilibrer sur l'année".

Catégories: Actualités

Macron annonce un "effort inédit et incomparable" pour la Défense

ven, 01/19/2018 - 12:20

Emmanuel Macron a qualifié vendredi d'"inédit et incomparable" "l'effort" prévu pour porter le budget de la Défense à 2% du PIB d'ici à 2025, lors des voeux aux armées à Toulon.

S'exprimant face à 1.500 militaires à bord du navire Dixmude, le président a confirmé que le budget de la Défense était augmenté de 1,8 milliard d'euros en 2018 pour le porter à 34,2 milliards.

Catégories: Actualités

"L'armée turque a effectué d'intenses bombardements en direction de la région d''Afrin cette nuit"

ven, 01/19/2018 - 12:18
"Les habitants des villages à la frontière turco-syrienne affirment que l'armée turque a effectué des bombardé tout la nuit vers la région d'Afrin", rapporte l'envoyée spéciale de France 24 à Antakya en Turquie, Fatma Kizilboga.
Catégories: Actualités

La GPA "contraire aux droits de la personne humaine", selon une tribune

ven, 01/19/2018 - 12:14

"Non au marché de la personne humaine" que représente le recours aux mères porteuses, ou GPA (gestation pour autrui), clament des personnalités comme la philosophe Sylviane Agacinski et le professeur René Frydman, père du premier bébé éprouvette, dans une tribune publiée vendredi.

"Une telle transaction commerciale (elle l'est toujours, même si l'on déguise le paiement en indemnité ou dédommagement) est contraire aux droits de la personne humaine", écrit la quarantaine de signataires de cette tribune publiée dans Le Monde, au lendemain du lancement des Etats généraux de la bioéthique.

Pratique interdite en France et à laquelle le président Emmanuel Macron n'est pas favorable, la GPA sera abordée lors de ces Etats généraux. Ces débats pilotés par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) doivent nourrir la réflexion avant la prochaine loi bioéthique, attendue au Parlement à l'automne.

La GPA "s'apparente à une forme de corruption (...) puisqu'elle attribue une valeur marchande et à l'enfant et à la vie organique de la mère de substitution", poursuit la tribune. "L'objet d'un tel commerce n'est pas seulement la grossesse et l'accouchement, c'est aussi l'enfant lui-même, dont la personne et la filiation maternelle sont cédées à ses commanditaires".

"En un temps où l'on s'insurge contre les violences faites aux femmes, où l'on traque les stéréotypes de genre et où l'on revendique l'égalité des sexes, il serait opportun que l'usage commercial de leur corps dans l'industrie procréative mobilise davantage l'opinion publique et les médias", estiment les signataires.

Cette tribune est également signée par José Bové, l'écrivaine Eliette Abécassis, l'ancienne ministre des droits des femmes Yvette Roudy, l'ancien président du CCNE Didier Sicard ou le biologiste Jacques Testart.

Mardi, dans une autre tribune publiée par Le Monde, 110 personnalités, dont les intellectuels Pierre Rosanvallon et Élisabeth Badinter, avaient réclamé un "débat de fond" "serein, argumenté et informé" sur la GPA.

Ils prônaient notamment l'élaboration d'une "convention internationale sur la GPA", sur le modèle de la convention de la Haye qui encadre l'adoption internationale et lutte contre le trafic d'enfants.

Selon un récent sondage Ifop paru dans La Croix, 64% des Français sont favorables à la GPA: 18% y sont favorables "dans tous les cas" et 46% "pour des raisons médicales seulement".

Catégories: Actualités

Hébergement des migrants: le Défenseur des droits veut le retrait d'une circulaire

ven, 01/19/2018 - 12:12

Le Défenseur des droits Jacques Toubon a demandé au gouvernement le "retrait" de la circulaire organisant un recensement des migrants dans l'hébergement d'urgence, très contestée par les associations, dans une décision publiée vendredi.

"Le seul critère pour la mise en oeuvre de l'accueil inconditionnel dans l'hébergement d?urgence est la vulnérabilité des personnes, sans que puisse être prise en compte la régularité du séjour, contrairement à ce que prévoit la circulaire", affirme dans un communiqué M. Toubon, qui donne "deux mois" au gouvernement pour "rendre compte des suites données à cette recommandation".

Catégories: Actualités

Catalogne : Puigdemont assure pouvoir diriger la région depuis Bruxelles

ven, 01/19/2018 - 12:05
Carles Puigdemont s'est exprimé, vendredi, alors que le nouveau président du parlement catalan, Roger Torrent, doit proposer un candidat à la présidence régionale, après la victoire des indépendantistes aux élections de décembre.
Catégories: Actualités

Descente de Kitzbühel: show et stress sur la Streif

ven, 01/19/2018 - 12:01

Show must go on: c'est la devise non écrite de la descente messieurs de Kitzbühel, la plus courue de la Coupe du monde de ski alpin sur l'invisible fil entre spectacle et danger dans la pente de la mythique Streif.

Si les autres pistes du circuit redoutent l'accident qu'on ne saurait voir, le risque est partie intégrante du spectacle sur la Streif avec ses corps désarticulés et les ballets des hélicoptères médicalisés.

"Les organisateurs se sont offusqués des critiques de Beat Feuz (champion du monde en titre de descente et récent vainqueur à Wengen) après l'entraînement de mardi, mais ça fait parler encore et toujours de Kitzbühel", remarque un observateur.

Le Suisse Daniel Albrecht et l'Autrichien Hans Grugger avaient mis fin prématurément à leur carrière à la suite de crashes à Kitzbühel, respectivement en 2009 et en 2011.

Même si le risque zéro n'existe pas dans la plus périlleuse des disciplines olympiques, le sujet a été ravivé par les décès à l'entraînement du Français David Poisson, médaillé de bronze aux Mondiaux 2013, et du jeune Allemand Max Burkhart, entre novembre et décembre 2017 au Canada.

"Le parcours est immuable, et la Streif sera toujours la Streif. Mais nous pouvons apporter des nouveautés pour améliorer la sécurité et des points techniques", note le chef de piste, Herbert Hauser.

- A la merci de -

Avec pour seule protection une combinaison, un casque et une dorsale, le skieur est à la merci sur la Streif d'une rampe vertigineuse dès le départ, propulsé vers le saut de la Mausefalle (la souricière), ballotté à l'entrée du chemin. Et ce n'est pas fini: avec des sauts, un dévers, une traverse souvent bosselée et une plongée à 140 km/h dans le schuss qui ouvre sur une aire d'arrivée noire de dizaines de milliers de spectateurs.

"Il n'y a rien de plus grand que Kitzbühel", estime l'Américain Daron Rahlves, un poids léger vainqueur en 2003.

"C'est la seule piste arrosée du début à la fin, souvent de la glace de haut en bas", rappelle le vétéran français Johan Clarey, troisième en 2017.

Kitzbühel est considérée comme le challenge ultime, une 9+B de la descente en se référant aux cotations de l'escalade.

Pour le Suisse Bernhard Russi, champion olympique de descente en 1972 à Sapporo (Japon), et encore en argent quatre ans plus tard à Innsbruck, la descente est le banc d'essai de la "gestion du risque".

"Le coureur doit comprendre ce qu'il ose faire et ce qu'il n'ose pas faire. La gestion est la même que pour un pilote de Formule 1. S'il va à fond dans un chicane et qu'il sort, il ne peut pas se plaindre, c'est sa faute. Si un skieur n'ouvre pas son corps avant un saut, ce n'est la faute du saut, mais sa faute", explique à l'AFP Russi, architecte des pistes olympiques depuis 1980.

"Kitzbühel, c'est le Monaco du ski", remarque le Norvégien Aksel Lund Svindal, le meilleur descendeur des dernières années, qui s'était blessé à un genou en 2016.

Et le quintuple champion du monde d'ajouter: "Là-bas, les pilotes se prennent le mur à la plus petite inadvertance, il n'y a pas de marge d'erreur. C'est pareil pour nous à +Kitz+: zéro droit à l'erreur".

- Respect et transgression -

"La Streif, il faut la respecter", note l'Italien Dominik Paris, double vainqueur (2013/2017). "Quand tu as compris cette piste, alors il faut savoir les limites à ne pas franchir. Et, pour cela, on doit déjà bien se connaître soi-même", précise Paris, rejoignant à travers les génération l'avis de Russi.

Le respect n'exclut pas la transgression. Kristian Ghedina, vainqueur de la descente phare en 1998, en donna la preuve sur la Streif le 24 janvier 2004. Le casse-cou de Cortina d'Ampezzo, dont la mère, monitrice, était décédée en 1985 dans un accident de ski, termina à la 6e place.

Surtout +Ghedo+ fit le grand écart lors du saut du schuss final, là où ont chuté depuis lourdement nombre de concurrents, dont Albrecht et Grugger.

Catégories: Actualités

JO-2020 Canoë-Kayak: un Japonais dope un rival à son insu, son pays a "honte"

ven, 01/19/2018 - 12:01

"C'est un acte impensable, une vraie honte", a réagi vendredi Tsunekazu Takeda, le président du comité olympique japonais, après la suspension d'un Kayakiste de 1er plan qui avait versé un produit dopant dans la bouteille d'un de ses rivaux en vue des JO-2020 de Tokyo.

Yasuhiro Suzuki a été suspendu huit ans la semaine dernière par l'agence japonaise antidopage après avoir été reconnu coupable d'avoir dopé à son insu son adversaire Seiji Komatsu en septembre lors d'une compétition domestique.

"Qu'un tel scandale éclate comme ça juste avant les JO d'hiver de Pyeongchang (9-25 février), c'est très triste", a regretté Takeda, interrogé par l'AFP. "C'est un acte impensable qui va totalement à l'encontre de l'esprit olympique. C'est une vraie honte, et on ne peut pas se permettre que ce genre de chose se reproduise".

La fédération nationale de canoë-kayak a elle parlé d'un acte "diabolique".

Suzuki, âgé de 32 ans, pourrait également être suspendu à vie par sa fédération.

En septembre, son rival avait remporté la course avant d'être suspendu à titre provisoire en raison d'un contrôle positif. Avant d'être blanchi, le kayakiste avait nié toute volonté de se doper.

Catégories: Actualités

Pages