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Mis à jour : il y a 20 min 14 sec

Aquarius: Mme Le Pen "inquiète" de voir une partie des migrants venir en France

dim, 06/17/2018 - 10:58

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), s'est dite dimanche "extrêmement inquiète" de voir une partie des migrants de l'Aquarius, qui a accosté en Espagne, venir prochainement en France.

Les premiers migrants du bateau Aquarius sont arrivés dimanche matin dans le port espagnol de Valence, après une semaine d'errance en mer.

"Ils auraient pu débarquer plus tôt en Tunisie ou en Algérie. Sauf qu'on est parti du principe depuis un certain nombre d'années que les migrants devaient systématiquement venir en Europe", a déploré Mme Le Pen au Grand Rendez-vous Europe1-CNEWS-Les Echos.

"Bien sûr, je suis heureuse qu'ils soient sains et saufs. Mais je suis extrêmement inquiète, j'ai entendu le Premier ministre indiquer qu'une partie d'entre eux allait venir en France", a ajouté la députée du Pas-de-Calais.

"Le signal de l'ouverture continue de nos frontières" se poursuit selon elle et "la prochaine fois, les bateaux iront directement dans les ports français".

Pour Mme Le Pen, "il y a une hypocrisie et un cynisme total à dire qu'on ne veut pas qu'il y ait des images d'un bateau qui accoste dans un port français et dans le même temps, on deale avec l'Espagne pour récupérer une partie des migrants".

"Emmanuel Macron est immigrationniste, on le voit partout, dans ses déclarations, sa filiation idéologique...", a fustigé la dirigeante du RN, pour qui "en matière d'immigration, il n'y a pas de fatalité", comme l'a montré selon elle la décision du gouvernement italien de refuser à l'Aquarius l'accès à ses ports.

Une partie des migrants de l'Aquarius doivent être accueillis en France, comme l'a proposé Paris. Une initiative saluée par le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez pour qui "cette offre démontre que c'est dans ce cadre de coopération que l'Europe doit donner une réponse, dans un esprit de solidarité européenne au contenu réel".

Concrètement, l'Office français de protection des réfugiés a indiqué à l'AFP être prêt "à envoyer en tout de début de semaine (à Valence) des équipes qui pourront s'assurer que les personnes relèvent bien du droit d'asile".

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Signature de l'accord historique pour l'appellation de la "Macédoine du Nord"

dim, 06/17/2018 - 10:58

Les ministres grec et macédonien des Affaires Étrangères Nikos Kotzias et Nikola Dimitrov, ont signé dimanche un accord historique pour rebaptiser l'actuelle Ex-république yougoslave de Macédoine (ARYM) en "Macédoine du Nord", lui dégageant la voie vers l'UE et l'OTAN.

Parmi les parrains présents à la cérémonie, sur les rives du lac frontalier de Prespes, figuraient les Premiers ministres, Alexis Tsipras et Zoran Zaev, le négociateur onusien Matthew Nimetz et la représentante de la diplomatie de l'UE, Federica Mohgherini.

"Nous faisons ce jour notre devoir patriotique (...), un pas historique pour refermer les plaies du passé, ouvrir la voie à la coopération pour nos pays, les Balkans et toute l'Europe", a déclaré M. Tsipras.

"Ce pas ne doit pas rester suspendu (...) car nous donnons un exemple pour construire l'avenir contre la haine", a-t-il ajouté.

Cet accord, prévu pour entrer en vigueur sous six mois, doit lever le verrou grec à l'entrée de Skopje dans l'UE et l'OTAN. Côté macédonien, il doit encore être ratifié par le Parlement, approuvé par référendum et acté par une révision constitutionnelle. Il sera ensuite soumis à la ratification du parlement grec.

Si le règlement trébuchait côté macédonien, l'intégration euro-atlantique de Skopje serait stoppée, a prévenu M. Tsipras.

- "Déplacer des montagnes" -

Soldant 27 ans de querelle, ce règlement est d'une "importance stratégique et peut déplacer des montagnes" pour amener stabilité et prospérité, a pour sa part relevé le social-démocrate Zoran Zaev.

Le compromis a été débloqué par son arrivée au pouvoir en 2017 en succession de la droite nationaliste. L'inquiétude européenne face à l'influence russe dans la région a aussi été déterminante selon les analystes.

Sous un soleil radieux, la délégation macédonienne était arrivée à bord de vedettes côté grec, où elle a été accueillie sous les applaudissements par M. Tsipras. Les festivités doivent se conclure avec un déjeuner de l'autre côté, macédonien, du lac.

L'accord de 20 pages vise à régler une des dernières querelles héritées du démantèlement de la Yougoslavie.

Depuis l'indépendance de son voisin en 1991, la Grèce s'opposait à ce qu'il garde le nom de Macédoine, parce qu'elle a sa propre province septentrionale du même nom qui fut le berceau de l'empire d'Alexandre le Grand, joyau du patrimoine historique grec.

Les deux jeunes Premiers ministres ont dû faire face à de vives réactions dans leur pays, émanant de leur opposition de droite et des franges nationalistes de l'opinion publique.

Accusé de "trahison" par les ultras grecs, Alexis Tsipras a surmonté samedi une motion de censure déposée par son rival conservateur Kyriakos Mitsotakis contre son gouvernement.

En Macédoine, le président Gjorge Ivanov prévoit d'exercer un droit de veto pour bloquer ce que l'opposition nationaliste, dont il est proche, a qualifié de "capitulation", ce qui ne peut toutefois que retarder un peu sa ratification.

- "Pragmatisme" -

Brandissant des drapeaux grecs, quelques centaines d'habitants de la région ont manifesté contre l'accord côté grec, tenu à distance de la cérémonie par des barrages policiers.

Mais comme vendredi et samedi lors de rassemblements à Athènes, la mobilisation était inférieure à celle espérée par les organisateurs, opposés à tout partage du nom de Macédoine.

"Pour moi ce n'est pas un jour agréable, il n'y a pas de quoi se réjouir alors que nous cédons si facilement le nom de Macédoine", déplorait à Psarades le pêcheur Achille Papadopoulos, 60 ans.

De l'autre côté de la frontière, dans le village d'Otesevo, Sveta Jankovska, une enseignante retraitée de 66 ans s'indignait aussi d'un accord "qui n'est pas honorable" et marque une "défaite" pour les Macédoniens.

Mais Bosko Dimovski, gérant à 60 ans un petit bar au bord du lac, soutient le règlement par "pragmatisme". Avec le nouveau passage frontalier prévu, la région va revivre, "il va y avoir une relance du tourisme", se réjouit-il.

L'ex-Premier ministre Antonis Samaras, ministre des Affaires étrangères lorsque le différend a commencé figure côté grec parmi les principaux pourfendeurs du compromis.

"Vous avez reconnu une aberration qui ne stabilisera pas la zone, elle la minera", a déclaré samedi ce conservateur, qui avait fait chuter son gouvernement en 1993 par surenchère sur cette question.

Les conservateurs grecs avaient toutefois acté la nécessité d'un compromis au début des années 2000.

Athènes met aussi en avant que la partie macédonienne s'engage dans l'accord à renoncer à toute appropriation de l'héritage macédonien antique.

Pour M. Kotzias, ce règlement doit aussi permettre au pays de se concentrer sur d'autres défis régionaux, au premier rangs desquels le retour de la tension avec la Turquie.

La Macédoine a été admise aux Nations unies en 1993 sous le nom provisoire d'ARYM, mais plus de 140 pays, dont la Russie et les États-Unis, ont reconnu le pays des Balkans sous le nom de "République de Macédoine".

Skopje espère obtenir une date pour ouvrir ses pourparlers d'adhésion à l'UE lors d'un sommet européen fin juin et une invitation à rejoindre l'OTAN à la mi-juillet.

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Après le sommet, Pyongyang rêve d'un avenir sportif plus prometteur

dim, 06/17/2018 - 10:54

Après le sommet historique de Singapour entre Donald Trump et Kim Jong Un, des responsables de l'arène sportive nord-coréenne rêvent d'un avenir sportif plus prometteur, espérant que le pays reclus pourra sortir de son isolement.

La Corée du Nord est soumise à de multiples trains de sanctions du conseil de sécurité de l'ONU du fait de ses programmes nucléaires et balistique interdits et n'accueille pas souvent des événements sportifs internationaux.

L'année dernière, le Nord avait abrité des matches qualificatifs pour la Coupe d'Asie des nations de football féminin, soit l'événement sportif le plus important à s'y dérouler depuis des années.

Comme les tensions s'accumulaient, Pyongyang a perdu le droit d'organiser les championnats du monde junior de judo 2017 et le championnat mondial junior d'haltérophilie 2018, qui pourtant lui avaient été alloués.

Néanmoins, le Nord a pu conserver l'Open de Pyongyang, compétition annuelle de tennis de table du circuit ITTF Challenge Series, qui se tient actuellement dans la capitale.

Après la poignée de main entre le président américain et le dirigeant nord-coréen, le directeur de ce tournoi, Kim Chong Il, souhaite que son pays puisse organiser davantage de compétitions sportives.

Le Nord en est parfaitement capable, souligne-t-il. Par le passé, "les limitations n'ont pas été de notre fait".

Le tennis de table a eu dans le passé son importance diplomatique. Des matches entre la Chine et les Etats-Unis permirent de briser la glace avant une visite historique de Richard Nixon à Pékin en 1972, laquelle déboucha sur la reconnaissance de la République populaire par Washington.

- Joueurs étrangers -

Et le mois dernier lors des championnats du monde en Suède, Corée du Nord et Corée du Sud avaient présenté une équipe unifiée en quart de finales.

"Il est très important pour nous qu'au lieu de fermer la porte nous puissions l'ouvrir", dit à l'AFP à Pyongyang Petra Soerling, vice-présidente chargée des finances de l'ITTF. "Nous adorerions faire partie de cela".

Au total, 23 joueurs étrangers participent à l'Open de Pyongyang, en grande majorité originaires de Chine et du Vietnam, mais parmi lesquels figure aussi Gavin Rumgay, numéro un d'Ecosse.

A 16 ans, Rumgay était aussi numéro un d'Ecosse de tennis tout court et avait battu le futur champion de Wimbledon Andy Murray à cinq reprises avant de décider de se consacrer au tennis de table.

A 33 ans, l'Ecossais est 150ème mondial et était la tête de série à l'Open de Pyongyang. Mais cela ne l'a pas empêché de perdre son premier match face à un joueur du cru.

Les joueurs nord-coréens ne participent pas à des tournois à l'étranger et n'accumulent donc pas de points. Mais cela ne doit pas masquer leur talent, explique-t-il.

"De toute évidence, je joue dans plus de tournois qu'eux, j'ai un bien meilleur rang mondial mais quand on parle de niveau, les quatre ou cinq premiers seront meilleurs que moi".

Le joueur écossais gère une entreprise de raquettes pour pouvoir gagner sa vie et ne parvient à s'entraîner qu'une dizaine d'heures pas semaine.

"Ces types s'entraînent par sessions de deux ou trois heures chaque jour, soit 30 heures par semaine, c'est exactement ce qu'il faut faire pour jouer au niveau auquel ils jouent".

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Investir en Corée du Nord: gouffre sans fond ou occasion en or?

dim, 06/17/2018 - 10:49

Donald Trump a agité la carotte des investissements étrangers devant Kim Jong Un lors de leur sommet nucléaire mais rares seront les investisseurs à s'aventurer en Corée du Nord, environnement économique à haut risque, estiment les analystes.

A Singapour, le président américain a montré au dirigeant nord-coréen un film où les trains à grande vitesse le disputaient aux gratte-ciel étincelants, illustration d'un avenir radieux si seulement Pyongyang renonçait à son arsenal atomique.

Les optimistes expliquent que la Corée du Nord a des atouts à faire valoir, la richesse de ses sous-sols, sa main d'oeuvre bon marché et sa géographie.

Mais les entreprises qui ont tenté de faire des affaires dans le pays pauvre et reclus s'y sont brûlé les ailes, entre des règles qui peuvent changer en un instant, des factures qui ne sont jamais réglées et les menaces d'expropriation.

Des dizaines de restrictions découlant des diverses sanctions infligées au Nord pour ses programmes nucléaire et balistique sont à l'oeuvre.

Les coentreprises sont interdites par l'ONU, l'Union européenne prohibe les transferts de plus de 5.000 euros et en raison de la réglementation américaine, les banques internationales sont réticentes à permettre les transactions. Même les organisations humanitaires peinent à financer leurs activités.

Même si les sanctions étaient levées un jour, il serait difficile de travailler au Nord.

- Infrastructures déficientes -

Les infrastructures sont déficientes et d'après les analystes, la corruption est généralisée.

"Les garanties juridiques pour les sociétés sont très faibles", souligne une source diplomatique à Pyongyang.

Pendant l'ère de "la politique du soleil", autre période de rapprochement, le conglomérat sud-coréen Hyundai avait injecté des centaines de millions de dollars pour attirer les touristes sud-coréens dans une station de montagne du Mont Kumgang.

Mais l'aventure avait abruptement pris fin quand un soldat nord-coréen avait abattu une Sud-Coréenne qui s'était égarée.

De nombreuses entreprises sud-coréennes avaient investi dans la Zone industrielle intercoréenne de Kaesong où elles employaient des Nord-Coréens à bon prix mais Séoul avait fermé le site en 2016 à cause des programmes d'armements nord-coréens.

L'entreprise égyptienne de télécommunications Orascom avait dépensé des centaines de millions de dollars pour développer le premier réseau mobile du Nord, Koryolink. Las, le Nord a créé un opérateur concurrent et l'égyptien n'a pu faire sortir son argent.

"Je prends tous les coups", avait raconté le mois dernier à Bloomberg Naguib Sawiris, patron milliardaire d'Orascom. "Je suis payé en devises qui ne s'échangent pas très facilement, j'ai investi beaucoup d'argent, j'ai construit un hôtel, j'ai fait beaucoup de bonnes choses là-bas".

- Expropriation -

Le géant des matériaux de construction LafargeHolcim s'est débarrassé en 2017 de sa participation dans une cimenterie nord-coréenne pour un montant non révélé, y perdant des plumes.

"La gouvernance est faible, les informations font défaut et il y a un énorme fossé culturel avec les partenaires locaux", souligne Geoffrey See, fondateur de Choson Exchange, qui forme entrepreneurs et décideurs économiques en Corée du Nord.

Les entreprises qui réussissent le mieux, ajoute-t-il, sont celles qui font du commerce et évitent de détenir des actifs vulnérables à la saisie.

D'après les statistiques disponibles à Séoul, le revenu moyen en Corée du Nord équivalait en 2016 à moins d'un vingtième de celui du Sud.

M. Kim veut sans nul doute améliorer l'économie. En 2017, il avait expliqué que l'arsenal nucléaire étant au point, "la construction économique socialiste" était désormais la priorité.

Le journal du parti unique au pouvoir, Rodong Sinmun, a largement couvert le sommet américano-nord-coréen de Singapour, publiant des photos de la cité-Etat ultramoderne, et même du convoi de M. Kim passant devant une affiche publicitaire pour Cartier, ce qui aurait été inimaginable par le passé.

Cela témoigne d'une "aspiration autorisée", relève un diplomate établi en Asie.

Le régime impénétrable mène depuis quelques années des réformes dans la discrétion. Des vendeurs privés sont autorisés sur des marchés informels, les entreprises publiques sont plus libres et les autorités ferment les yeux sur les opérations des entreprises privées.

Toutes choses qui rappellent la politique de "réforme" et "d'ouverture" de l'ancien dirigeant chinois Deng Xiaoping, qui propulsa le géant asiatique au rang de deuxième économie mondiale.

- "Vent immonde" -

Les sociétés étrangères commencent en réaction à se renseigner, témoigne Michael Spavor, du cabinet Paektu Consulting, qui travaille en Corée du Nord depuis 20 ans.

"Notre organisation suscite beaucoup d'intérêt de la part d'investisseurs qui veulent des études de marché et des face-à-face avec des ministères et partenaires nord-coréens potentiels", dit-il à l'AFP.

Mais Pyongyang n'a pas officiellement reconnu l'économie de marché, ni créé un cadre juridique pour l'accompagner.

Lors du dernier congrès du parti, M. Kim avait dénoncé "le vent immonde de la liberté bourgeoise, de la +réforme+ et de +l'ouverture+ qui souffle dans notre voisinage".

La Chine a embarqué des cadres nord-coréens dans des tournées d'études à Pékin, Shanghai et ses mines de charbon afin de tenter d'encourager le Nord à suivre son exemple, proposant des feuilles de route précises pour le développement, expliquent des diplomates.

Mais, ajoutent-ils, Pyongyang hésite à trop dépendre de Pékin, et préfère regarder vers le Vietnam, petit pays communisme qui s'est mis au capitalisme sans affaiblir le pouvoir.

Pour Gareth Leather, économiste chez Capital Economics, le Nord a bel et bien des atouts. Il cite ses ressources naturelles -- zinc, magnésite, cuivre, fer--, sa main d'oeuvre à bas coût et sa situation, au carrefour entre la Chine, la Russie et la Corée du Sud, le Japon n'étant pas très loin.

Même si les sanctions étaient levées, souligne-t-il toutefois, "cela reste un Etat policier et on a un long chemin à parcourir avant qu'elle ne devienne une économie normale. L'investisseur qui s'y risquera à nouveau devra être très courageux".

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Gustavo Petro ou l'espoir d'un pouvoir de gauche en Colombie

dim, 06/17/2018 - 10:41
Gustavo Petro peut se targuer d'être le premier candidat de gauche à accéder au second tour d'une présidentielle en Colombie. Avec son discours antisystème, l'ex-guérillero a su susciter l'espoir d'une victoire inédite de son parti dans le pays.
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Macron chez Merkel mardi pour ressouder leurs liens dans une Europe divisée

dim, 06/17/2018 - 10:40

Unis au G7 face à Trump, Emmanuel Macron retrouve mardi en Allemagne une Angela Merkel politiquement affaiblie, pour négocier en particulier des alliances sur la crise migratoire et parachever une réforme de la zone euro.

Ce conseil franco-allemand, qui réunit plusieurs ministres des deux pays, devait initialement être consacré à l'élaboration d'une "feuille de route" franco-allemande sur la réforme de la zone euro, à mettre sur la table lors du sommet européen des 28 et 29 juin.

Sur ce sujet, Paris et Berlin sont très proches d'un accord, a annoncé samedi soir Bruno Le Maire, ministre des Finances, à l'issue d'une ultime réunion avec son homologue allemand, Olaf Scholz.

Mais ce dossier prioritaire pour la France risque d'être largement éclipsé par la question brûlante de l'accueil des migrants, après la crise déclenchée par l'Italie.

Rome vient de fracasser le fragile statu quo dans l'UE en refusant d'accueillir des bateaux chargés de migrants venus d'Afrique. Après l'Aquarius dimanche, finalement accueilli par l'Espagne, son ministre de l'Intérieur Mario Salvini (extrême-droite) a interdit ses ports à deux autres bateaux d'une ONG.

Angela Merkel et Emmanuel Macron sont d'accord sur un point: la gestion des migrants doit être européenne. Aussi tenteront-ils d'imaginer une réforme acceptable pour tous, même si des pays comme la Pologne et la Hongrie refusent catégoriquement d'ouvrir leurs frontières.

Angela Merkel ne peut qu'adopter une ligne dure sous peine de voir éclater sa coalition gouvernementale : son ministre de l'Intérieur, représentant son aile droite, a déclaré vouloir constituer avec ses homologues italien et autrichien "un axe des volontaires" contre l'immigration clandestine.

Volant à son secours vendredi, Emmanuel Macron a déclaré que "si les pays se mettent d'accord pour décider quelque chose, c'est au niveau (des chefs d'Etat et de gouvernement) que cela se passe".

Paris n'escompte aucun accord des Européens fin juin sur une réforme du règlement de Dublin, qui stipule que les demandeurs d'asile seront renvoyés dans leur pays d'arrivée.

En revanche la France espère un accord avec Berlin, puis au niveau européen sur le renforcement massif de Frontex, l'agence qui patrouille les côtes européennes, sur la création de centres de tri en Afrique et sur l?harmonisation du droit d'asile.

"Nous espérons parvenir à un maximum d'accords mardi, puis fin juin" au niveau européen sur ces sujets, a indiqué l'Elysée.

- Compromis modeste -

La réforme de la zone euro et sa mesure phare, la création d'un budget autonome lui donnant une capacité d'investir, grande ambition du président français, devrait également faire l'objet d'un compromis mardi avec Berlin.

Le compromis s'annonce modeste face aux attentes françaises. Angela Merkel a déjà averti qu'elle accepterait un budget de la zone euro mais seulement de quelques dizaines de milliards d'euros, quand Paris plaidait pour plusieurs centaines de milliards.

Angela Merkel est tiraillée entre son aile droite, qui redoute de voir l?Allemagne payer pour les pays trop dépensiers d'Europe du Sud, et son aile gauche, les sociaux-démocrates, qui lui demandent de ne plus faire preuve d?"avarice" et de soutenir les positions françaises.

Les deux pays devraient aussi s'accorder sur une base commune pour l'impôt sur les sociétés.

Dernier sujet phare de la rencontre, le renforcement de l'Europe de la défense, alors que Donald Trump menace de moins financer l'Otan.

Angela Merkel s'est dite "favorable" à la proposition française d'une "initiative européenne d'intervention (IEI)", sorte d'état-major de crise commun regroupant une dizaine de pays dont l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Paris espère conclure mardi un accord avec Berlin pour mettre le projet sur les rails dès juin.

Angela Merkel a consacré son "podcast" du samedi au conseil franco-allemand, soulignant qu'il "est plus que jamais nécessaire que l'Europe reste forte et unie" et que sur la politique étrangère, la défense et la sécurité, "l'Allemagne et la France pourraient donner un nouvel élan à cette coopération".

Outre les deux dirigeants, ce conseil ministériel réunira à Meseberg, à 70 km de Berlin, leurs ministres de l'Economie et des Finances, des Affaires étrangères, de la Défense et des Armées ou encore de la Recherche.

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Mondial-2018 - 12,6 millions de téléspectateurs devant France-Australie sur TF1

dim, 06/17/2018 - 10:26

Le premier match de l'équipe de France au Mondial 2018, face à l'Australie, a attiré samedi 12,6 millions de téléspectateurs (69% de part d'audience) sur TF1, selon des chiffres Médiamétrie communiqués par la chaîne.

Cette audience -- la meilleure enregistrée par TF1 depuis le début de l'année -- a même connu un pic en fin de rencontre, avec 14,9 millions de téléspectateurs.

La part d'audience était notamment à 74,4% chez les 25-49 ans: 77,7% chez les hommes de moins de 50 ans et 69,3% chez les femmes dites "responsables des achats" du même âge.

La finale du Mondial de 1998 (France-Brésil) avait rassemblé 20 millions de téléspectateurs, mais dans un paysage télévisuel bien différent (cinq chaînes), souligne TF1.

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Turquie: entre Erdogan et son principal opposant, un duel sans merci

dim, 06/17/2018 - 10:20

A une semaine d'élections déterminantes pour l'avenir de leur pays, les Turcs ont les yeux rivés sur le corps-à-corps entre le président Recep Tayyip Erdogan et son principal opposant, Muharrem Ince, un tribun de gauche au verbe tout aussi aiguisé.

Depuis plusieurs semaines, ces deux hommes charismatiques s'invectivent et se répondent par meetings interposés, faisant monter la tension avant le double scrutin présidentiel et législatif anticipé du 24 juin.

Au pouvoir depuis 2003, d'abord comme Premier ministre, puis comme chef de l'Etat, M. Erdogan a toujours compté pour dominer ses rivaux sur ses talents d'orateur, truffant ses discours d'expressions populaires, de références religieuses et de poésie nationaliste.

Mais cette fois, il doit composer avec un adversaire de sa trempe en la personne de M. Ince. Poids lourd du principal parti d'opposition (CHP, social-démocrate), cet ancien professeur de physique est réputé pour son caractère bien trempé et ses formules assassines.

La ville de Yalova (nord-ouest), où M. Ince est né et dont il est aujourd'hui député, a été cette semaine la scène du combat acharné qui oppose les deux hommes avant les élections.

En meeting jeudi dans le fief électoral de son principal adversaire, M. Erdogan a multiplié les salves.

"Môssieur Muharrem (...) en est à son quatrième mandat de député de Yalova. Mais a-t-il apporté quoi que ce soit à cette ville?", a-t-il lancé en rappelant que son gouvernement y avait fait construire une université.

Goûtant peu l'uppercut, M. Ince a répliqué dès le lendemain lors d'un meeting au même endroit: "qu'ai-je apporté à Yalova? Le candidat qui va remporter la présidentielle!"

- "Je suis commandant en chef" -

Si M. Erdogan garde un oeil sur les autres candidats à l'élection présidentielle, comme la "Dame de Fer turque" Meral Aksener et le dirigeant kurde emprisonné Selahattin Demirtas, il concentre ses critiques sur M. Ince.

Ce dernier le lui rend bien en l'attaquant sur tous les fronts: inflation en hausse, presse muselée, indépendance de la justice remise en cause, réfugiés syriens.

M. Ince se fait également un malin plaisir de diffuser lors de ses meetings des vidéos rappelant la coopération passée entre le cercle de M. Erdogan et le prédicateur Fethullah Gülen, aujourd'hui l'"ennemi public numéro 1" d'Ankara qui lui impute notamment la tentative de putsch de 2016.

Face à ces piques, M. Erdogan se pose en chef de guerre et bâtisseur, qualifiant son rival d'"apprenti". "Moi", répète le président turc, "je suis commandant en chef".

"C'est un chef pâtissier", martèle M. Ince depuis que M. Erdogan a promis des distributions gratuites de thé et gâteaux dans les bibliothèques.

Ece, une étudiante venue avec ses amis au meeting de M. Ince à Yalova, est conquise. "Il a de la répartie, il est drôle, c'est pour ça qu'on l'aime", dit-elle.

- Mener le débat -

Avec son style percutant, M. Ince s'est imposé comme l'une des principales révélations de cette campagne et a réveillé l'enthousiasme de la base électorale du CHP que les défaites successives avaient découragée.

L'art de la joute oratoire est "l'un des éléments essentiels qui ont permis (à M. Erdogan) de se maintenir au pouvoir et de remporter presque toutes les élections", souligne Emre Erdogan, professeur de sciences politiques à l'Université Bilgi à Istanbul.

"Tout le monde pensait qu'il n'y avait personne capable de défier Erdogan sur ce terrain. Mais la performance d'Ince a démenti cette idée reçue", explique-t-il à l'AFP.

Habitué à imposer ses sujets et polémiques à l'agenda, M. Erdogan a, de façon inédite, semblé courir après le débat à plusieurs reprises.

Ainsi, il s'est engagé mercredi à lever après les élections l'état d'urgence en vigueur depuis près de deux ans, une annonce survenue après que M. Ince eut déclaré qu'il lèverait cette mesure d'exception sous 48 heures en cas de victoire.

"Moi, je ne suis pas encore président, je ne peux pas mettre fin à l'état d'urgence", a répliqué M. Ince vendredi à Yalova. "Mais toi, Erdogan, pourquoi ne le fais-tu pas dès maintenant?".

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Pour combattre les rats, New York se met à la glace carbonique

dim, 06/17/2018 - 10:01

Un museau et deux petits yeux noirs surgissent du trou, trop tard: un pied les recouvre déjà, et l'orifice va être bientôt rempli de glace carbonique, synonyme de mort certaine pour ce rat et nouvelle arme fatale des services sanitaires new-yorkais.

L'équipe de Rick Simeone, directeur du service antiparasitaire de New York, est à pied d'oeuvre dans le parc Sara D. Roosevelt, situé dans le Lower East Side, l'un des plus anciens quartiers de Manhattan.

La veille, ils ont passé plus de trois heures à repérer toutes les entrées de terriers, 67 au total. Selon le mode de calcul généralement utilisé, ils pourraient être plus de 250 "rattus norvegicus", leur nom scientifique, à résider ici.

Terrier par terrier, l'équipe dépose, dans chaque trou, plusieurs petites pelletées de ce qui ressemble à des glaçons. Il s'agit de glace carbonique, du gaz carbonique refroidi, sous forme solide.

A température ambiante, le dioxyde de carbone va reprendre forme gazeuse et asphyxier les rats, qui le plus souvent dorment à cette heure de la journée. En moyenne, 90 à 100% des rongeurs sont exterminés.

"C'est une révolution pour les parcs et les espaces verts", affirme M. Simeone, dont le service, qui comprend environ 160 personnes, dépend du département municipal de la santé. "On entend toujours que les rats gagnent la bataille. Mais ceci change la donne."

Présents à New York depuis le milieu du XVIIIe siècle, les rats, responsables de la transmission de nombreuses maladies, seraient environ deux millions dans la capitale financière américaine, selon une étude publiée en 2014 par un doctorant de l'université Columbia.

On en voit souvent dans la rue ou dans le métro. Une vidéo célèbre postée sur YouTube en 2015 en montrait même un traînant une tranche de pizza dans les escaliers du métro.

Leur durée de vie moyenne est d'environ 6 à 7 mois seulement dans la cité portuaire, mais une femelle peut mettre au monde jusqu'à 100 petits par an.

- "Sans cruauté" -

John Stellberger est le premier à avoir utilisé la glace carbonique contre les rats aux Etats-Unis, en 2012, sur une idée d'un de ses employés.

Patron d'EHS Pest Control, une société anti-parasitaire, Stellberger raconte en avoir parlé aux services sanitaires de Boston. En 2016, ces derniers tentent l'expérience, immédiatement concluante.

Le recours à la glace carbonique est néanmoins suspendu quelques mois plus tard dans l'attente d'une homologation par l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), obtenue en juin 2017.

Début 2018, après plusieurs mois de tests, New York a officiellement adopté cette technique anti-rats, rejoignant Boston, Chicago et Washington.

La glace carbonique n'est utilisée qu'en milieu ouvert, dans les parcs et espaces verts, explique Rick Simeone, car ce serait trop complexe d'identifier des tunnels dans les rues et en milieu résidentiel, où le béton est omniprésent.

Outre son efficacité, elle ne présente aucun risque pour la faune des parcs et jardins publics, contrairement au poison, qui était seul utilisé jusqu'ici.

La méthode, au coût équivalent à celui du poison, correspond aussi à l'ère du temps, explique Stellberger: beaucoup de ses clients lui demandent aujourd'hui de "se débarrasser de ces animaux sans cruauté".

"Les rats s'endorment, en quelque sorte", avant de mourir asphyxiés, explique Simeone.

- 32 millions de dollars -

Mais la glace carbonique ne résoudra pas, à elle seule, le problème des rats à New York, prévient Simeone, comme le spécialiste mondial de la lutte contre les rats, Robert Corrigan.

En juillet dernier, le maire de New York, Bill de Blasio, a présenté un plan de grande ampleur, axé sur les trois quartiers les plus infestés de la ville, et doté de 32 millions de dollars.

Il n'a pas mis en avant la glace carbonique, mais l'accès à la nourriture, le coeur du problème des rats, qui ont besoin d'environ 80 grammes de nourriture par jour pour survivre.

Poubelles intelligentes, conteneurs fermés, augmentation de la fréquence de ramassage des ordures, collaboration entre les différents services de la ville, ce programme veut en finir avec le garde-manger permanent que constituent les trottoirs new-yorkais.

Robert Corrigan, qui a travaillé avec la municipalité durant 12 ans, se félicite que la ville ait enfin choisi d'aborder la question de façon scientifique plutôt qu'empirique.

"Quand je vois beaucoup de rats dans un quartier, plutôt que de chercher où mettre le poison, je demande: qui nourrit ces rats?", dit-il, pour illustrer ce changement de philosophie.

"Vous éliminez les poubelles", abonde Rick Simeone, "et vous n'avez même plus besoin de poison."

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Vitesse limitée à 80 km/h: qu'est-ce qui va changer ?

dim, 06/17/2018 - 10:00

Panneaux, radars, habitudes de conduite... Ce qui va changer avec l'entrée en vigueur au 1er juillet de la limitation à 80 km/h de la vitesse sur 400.000 kilomètres de routes secondaires.

. QUELLES ROUTES SONT CONCERNÉES ?

La limitation de vitesse sera de 80 km/h sur les 400.000 kilomètres de routes nationales et départementales bidirectionnelles (à double sens) sans séparateur central (terre-plein, muret, glissière).

Elle restera toutefois à 90 km/h sur les sections à quatre voies (2x2 voies), c'est-à-dire les routes ou portions de routes où les dépassements peuvent se faire sans pénétrer sur la file dans le sens opposé.

Dans le cas d'une route à trois voies (deux voies dans un sens, une dans l'autre), la vitesse sera limitée à 90 km/h dans le sens comportant deux voies, où les dépassements sont sécurisés par une ligne continue centrale. La voie en sens inverse est, elle, limitée à 80 km/h.

Si la voie centrale n'a pas d'affectation spécifique à un sens ou l'autre, la limitation est de 80 km/h dans les deux sens de circulation.

. UNE MÊME LIMITATION POUR TOUS ?

A compter du 1er juillet, tous les véhicules et conducteurs sont visés par la nouvelle limitation. Il n'y a donc aucun changement pour les poids lourds et les conducteurs novices, déjà limités à 80 km/h.

Les opposants au 80 km/h considèrent notamment comme dangereuse cette uniformisation de la vitesse maximale autorisée car, selon eux, le différentiel de 10 km/h avec les poids lourds permettait de les dépasser plus facilement et plus sûrement.

Par temps de pluie, la limitation reste à 80 km/h.

. COMBIEN DE PANNEAUX A CHANGER ? A QUEL PRIX ?

Selon un communiqué du ministère de l'Intérieur publié dimanche, "11.000 panneaux de signalisation seront modifiés sur tout le territoire". Le chiffre de 20.000 était initialement évoqué.

"Le coût du changement de tous ces panneaux de signalisation est estimé entre 6 et 12 millions d?euros. Comme annoncé, l?État remboursera aux collectivités les travaux entrepris", ajoute le ministère.

"Le prix moyen pour changer un panneau est de 200 euros: 80 euros pour le panneau sorti d'usine, auxquels s'ajoutent 120 euros pour la pose", détaille à l'AFP Julien Vick, délégué général du Syndicat des équipements de la route (SER), qui regroupe notamment les principaux fabricants de panneaux de signalisation.

Il appartient aux départements, gestionnaires de ces voiries, de réaliser les aménagements nécessaires.

Alors que certains redoutent que des présidents de conseils départementaux opposés à la mesure rechignent à changer les panneaux, "rien ne permet de penser qu'une fois le décret paru, les départements ne seront pas républicains", estime le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe. "Et s'il y a des retards, ils peuvent simplement bâcher les panneaux" à 90 km/h, la vitesse par défaut étant de 80 km/h.

Même en cas de commandes de dernière minute, "il n'y a aucun souci pour absorber la demande" des collectivités, assure Julien Vick. Et sur le terrain, "une équipe change en moyenne dix panneaux par jour (...), donc ça peut se faire très rapidement", estime-t-il.

. DES FLASHES DÈS LE 1ER JUILLET ?

Tous les radars seront paramétrés pour la date fatidique, assure-t-on à la Sécurité routière.

Un automobiliste pris en infraction à 90 km/h le 1er juillet sur une route qui vient de changer de limitation de vitesse devra donc s'acquitter de 68 euros d'amende et se verra retirer un point sur son permis.

"L?éventuel surplus des amendes perçues par l?État liées à l?abaissement de la vitesse à 80 km/h, sera affecté à un fonds d?investissement pour la modernisation des structures sanitaires et médico-sociales spécialisées dans la prise en charge des accidentés de la route", assure le ministère de l'Intérieur.

. CHANGEMENT DE VITESSE, CHANGEMENT D'HABITUDES ?

Cette baisse de la vitesse maximale autorisée va légèrement rallonger les temps de trajet des automobilistes. Selon la Sécurité routière, il faudra compter 45 secondes de plus pour un trajet de 10 kilomètres et deux minutes pour 25 kilomètres.

Mais cela permettra aux conducteurs d'économiser 120 euros par an de carburant, fait-elle valoir, en soulignant que, selon des estimations de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), ce ralentissement pourra réduire de 30% les émissions de polluants.

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Mondial-2018: à l'argus des stars, Griezmann et Messi en baisse, Ronaldo tout en haut

dim, 06/17/2018 - 09:54

En attendant l'entrée en lice de Neymar avec le Brésil dimanche, la plupart des stars du Mondial-2018 ont fait leurs débuts en Russie. Ni Lionel Messi, ni Antoine Griezmann ne les ont réussi samedi, contrairement à l'inévitable Cristiano Ronaldo.

- Au top: CR7 frappera trois fois -

Difficile de mieux débuter que le Portugais: auteur d'un triplé, Cristiano Ronaldo a permis à sa sélection de survivre à la tornade espagnole (3-3) vendredi soir. Ce qui n'était pas gagné, vu la différence de niveau en seconde période.

Mais voilà le Portugais auteur d'un nouvel exploit, qui resplendit d'autant plus que son grand rival Lionel Messi n'a pas eu la même réussite le lendemain face à l'Islande. "C'était compliqué, ils ne voulaient pas jouer", a dit l'Argentin. La configuration n'était pas la même contre l'Espagne, qui jouait plutôt tout pour l'attaque. Mais au classement des buteurs de ce Mondial, Ronaldo est déjà tout en haut et l'expérience rappelle à quel point il est difficile d'aller le chercher dans ce genre de situations.

- Peuvent mieux faire: Suarez et Cavani, malgré l'envie -

Ils ont tous les deux eu de sacrées occasions de marquer, face à l'Egypte, mais les deux enfants de Salto, petite ville de l'"Interior" de l'Uruguay, n'ont finalement pas débloqué leur compteur face à la solide sélection égyptienne. C'est un défenseur, Jose Maria Gimenez, qui a donné la victoire à l'Uruguay (1-0) en fin de rencontre.

Si Edi a cadré ses tentatives, Suarez a raté quelques buts tout faits et va vite devoir se reprendre. A priori, le prochain match de la Céleste, mercredi contre une Arabie Saoudite qui reste sur cinq buts encaissés face à la Russie, est le moment rêvé pour commencer à marquer. Et espérer imiter la référence uruguayenne, Diego Forlan, co-meilleur buteur de la Coupe du Monde en 2010 avec 5 réalisations.

- Flop: Griezmann et Messi, leaders frustrés -

Une histoire de penalties... Antoine Griezmann a converti le sien, le premier accordé dans l'histoire de la Coupe du Monde après recours à l'arbitrage vidéo. Mais le Français, qui avait fait de sa décision de rester à l'Atletico Madrid un feuilleton puis un clip vidéo façon joueur de NBA, est pour le reste passé totalement à côté de son match contre l'Australie samedi. Il a même été sorti par Didier Deschamps à 20 minutes de la fin du match et s'il a été élu homme du match par la Fifa, il a confié après la rencontre qu'il aurait plutôt donné la distinction "à NG (NGolo Kanté) ou Lucas" Hernandez.

Pour Messi, c'est tout le contraire: l'Argentin a été omniprésent dans le jeu de son équipe, et fait passer de sacrés frissons dans les rangs islandais... Mais le gardien Hannes Halldorsson a réussi à repousser son penalty, à la 63e minute, après avoir déjà stoppé deux de ses tentatives de loin (17e, 21e). "Nous ne nous attendions pas à commencer la compétition avec un point lors du premier match. Mais c'est le premier match, personne ne donne rien", a dit la Pulga après le match. "C'est un Mondial très serré. Nous devons continuer."

- Non noté: Salah, pharaon blessé -

C'est du banc de touche que la star de Liverpool Mohamed Salah a suivi la défaite cruelle de sa sélection, face à l'Uruguay de Suarez et Cavani. Blessé à la clavicule lors de la finale de la Ligue des champions, perdue face au Real Madrid, l'ailier égyptien qui a eu 26 ans vendredi n'est pas apparu au mieux samedi. Trois équipiers ont tenté de l'aider à enfiler un t-shirt, en vain. "Salah sera prêt à 100% pour le prochain match", a néanmoins tenté de rassurer le médecin égyptien. Qui croire?

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Ecolo et bio, le savon artisanal retrouve sa place dans les salles de bains

dim, 06/17/2018 - 09:49

Devenu désuet, le bloc de savon traditionnel retrouve sa place dans les salles de bain. Bienfaits pour la peau, matières premières naturelles, réduction des emballages sont de solides arguments pour un produit dont la fabrication artisanale reste onéreuse.

"Lorsque que j'ai eu mes trois enfants, j'ai commencé à être vigilante sur ce qu'on utilise pour laver son enfant. Je suis tombée sur une recette pour faire son savon maison, j'ai trouvé cela génial de maîtriser ses matières premières, les choisir, les transformer", raconte Tiphaine Chalaron, ancienne sage-femme, qui a ouvert en 2011 à Porspoder, commune littorale du Finistère, "Route Mandarine", une savonnerie artisanale bretonne.

"Depuis une quinzaine d'années, il existe un renouveau du vrai savon qui est fait par de petites entreprises avec le retour de la méthode à saponification à froid", détaille Michel Pobeda, président de l'Association des Nouveaux Savonniers (ADNS) qui regroupe 120 savonneries.

Par opposition à la saponification à chaud utilisée par les industriels car plus rapide et plus rentable, le savon artisanal est fabriqué à la main à basse température ce qui permet de conserver la qualité des ingrédients utilisés. L'alchimie entre la soude et un corps gras va produire un savon surgras riche en glycérine végétale qui est à la fois un détergent et un hydratant. Le savon sèche ensuite à l'air libre entre quatre et six semaines.

Les corps gras les plus utilisés sont l'huile de palme et les graisses animales pour les savons industriels tandis qu'à froid, il s'agit d'huile d'olives et de coco. L?ensemble des produits sont naturels, détaille Tiphaine Chalaron, qui produit 15.000 savons par an.

- "beaux rêveurs" -

"Nous les savonniers on est de beaux rêveurs, on gagnera jamais des mille et des cents, on le fait par conviction, on veut faire un beau produit". Du mélange des ingrédients, au moulage à la découpe, tout est fait dans l'atelier de Tiphaine qui enrichit ses savons d'huile de sésame, d'argile rose, de basilic ou encore de miel.

Une forte demande est observée par les savonniers mais le coût reste un frein. Il faut compter entre 7/9 euros en moyenne pour un bloc de 100g qui dure environ quatre semaines, quatre fois plus cher que le savon en grande surface.

"La majorité des clients qui viennent vers moi c'est parce qu'ils ont des problèmes de peaux, de l?eczéma et puis un souci de réduire les déchets, ils ne veulent plus de la bouteille de gel douche en plastique", détaille Valérie Dupont, artisan-savonnière.

Dans son atelier, "Le Jardin des bulles", à Liffré (Ille-et-Vilaine), elle propose des stages pour fabriquer son savon à la maison. Tablier, gants et charlotte, Marine, professeure d'anglais, profite de cette initiation offerte par son copain à Noël.

"J'essaye de fabriquer moi-même mes choses, cela fait dix ans que je m'intéresse au savon solide. On a une sensation de crème et depuis je n'arrive plus à repasser au gel douche", explique la jeune femme originaire de Lanmeur (Finistère).

Après avoir respecté les consignes de sécurité, Marine va mélanger selon un dosage précis l'huile de coco et de la lessive de soude. Au bout de quelques minutes et à l'aide d'un fouet, le tour est joué. La jeune stagiaire repart avec un bloc de savon de 500 grammes qu'elle pourra utiliser dans un mois. "C'est rigolo, on n'imagine pas que cela va devenir un savon, on dirait du beurre de cuisine".

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Mondial-2018: le stade de Nijni Novgorod, une merveille vouée à l'abandon ?

dim, 06/17/2018 - 09:45

Le stade flambant neuf de Nijni Novgorod, qui a coûté 250 millions d'euros, doit accueillir son premier match du Mondial-2018 entre la Corée du Sud et la Suède lundi, mais la question de l'avenir de l'enceinte après la Coupe du monde se pose sérieusement.

"Ce n'est pas un éléphant blanc, rien qui ne soit pas nécessaire ou qui soit superflu. Tout sera mis au service des citoyens russes", s'est défendu le chef du comité d'organisation Alexeï Sorokine à l'AFP avant le début de la compétition.

L'arène bleue et blanche, dressée à proximité de la cathédrale Alexandre Nevski datant du XIXe siècle, a une capacité de 44.899 spectateurs mais un grand flou entoure l'avenir du stade après le quart de finale, 6e et dernier match du mondial programmé dans l'enceinte le 6 juillet.

L'équipe locale qui héritera du stade, l'Olimpiets Nijni Novgorod, évolue en D2 russe et réunit en moyenne à peine plus de 5.000 spectateurs. Sorokine avait pourtant assuré que tout ce qui était construit pour la compétition aurait une longue durée de vie et que "rien n'était bâti spécifiquement pour la Coupe du monde".

- Le hockey avant tout -

Mais après quelque temps passé en ville, il semble évident que les passionnés de sport à Nijni Novgorod sont moins attirés par le football local que par le Torpedo, l'équipe de hockey sur glace.

Ainsi, lorsqu'on interroge un chauffeur de taxi sur la perspective de la Coupe du monde, il admet très rapidement qu'il préfère le "khokkeï".

Le Torpedo, une source de fierté en ville, fut le premier club russe non basé à Moscou à finir une saison sur le podium du championnat en 1961. Il a même régulièrement contesté la suprématie des clubs de la capitale au début des années 1980.

- La plaie des organisateurs -

L'avenir des stades est un sujet sensible pour les hôtes d'un Mondial et pour la Fifa qui insiste beaucoup sur la notion d'héritage. Après la Coupe du monde 2014 au Brésil, certaines enceintes --notamment celle de Manaus en pleine Amazonie-- se sont avérées démesurées et très couteuses en fonctionnement.

Dans le même registre, le stade de Sotchi, d'une capacité de 48.000 spectateurs et qui a accueilli vendredi le match entre le Portugal et l'Espagne, pose question: la ville ne comptait même pas d'équipe de football avant qu'un club de deuxième division de Saint-Pétersbourg (à 2.300 km plus au nord) ne s'installe sur les rives de la mer Noire.

Quant à l'avenir du stade de Nijni Novgorod, il n'est toujours pas tranché. Peut-il être converti en patinoire de hockey ? Le chauffeur de taxi local hausse les épaules: "Non, non, non", lâche-t-il en riant.

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Aquarius : "Nous sommes face à 629 migrants qui sont traumatisés"

dim, 06/17/2018 - 09:45
Après une semaine d'errance en Méditerranée, les 629 migrants secourus par le navire humanitaire Aquarius commencent à arriver, dimanche 17 juin, à Valence, en Espagne. Hassiba Hadj-Sahraoui, coordinatrice à Médecins sans frontières, fait le point sur l'état de santé des passagers.
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Sur la Corée du Nord, Pékin ne se laissera pas mettre de côté

dim, 06/17/2018 - 09:43

La Chine n'était pas assise à la table de Donald Trump et de Kim Jong Un lors de leur sommet historique mais cela ne l'a pas empêchée de marquer une victoire stratégique et de signifier clairement que rien ni personne ne pourra la mettre à l'écart, soulignent les analystes.

Il y a tout juste quelques mois, on aurait pu imaginer que la Chine se ferait court-circuiter par Washington qui établissait des liens directs avec Pyongyang.

Mais Pékin tenait à son influence sur la péninsule où il revendique depuis longtemps des intérêts économiques et de sécurité. La Chine n'a pas perdu de temps pour rappeler à la fois à Washington et Pyongyang qu'elle était indispensable.

A l'issue du sommet, quand le président américain a annoncé à la surprise générale la fin des exercices militaires conjoints avec Séoul, ce que réclame la Chine depuis longtemps, il était clair que Pékin avait imprimé sa marque sur l'événement.

"Les résultats du sommet de Singapour sont de manière générale conformes aux attentes chinoises", souligne Wu Xinbo, expert en relations internationales à l'Université Fudan de Shanghai.

"La dénucléarisation complète de la péninsule et l'instauration d'un mécanisme de paix pour la péninsule sont conformes aux revendications constantes de Pékin".

D'après un diplomate occidental, parlant sous couvert de l'anonymat, la Chine est le "vainqueur stratégique" du sommet. Jusque là, "ils n'auraient jamais imaginé que Trump arrêterait les exercices conjoints et mentionne un possible retrait de ses troupes de Corée du Sud à l'avenir".

L'influence de la Chine était pourtant loin d'être acquise.

- "Volte-face" -

Pendant des années, Pékin a soutenu à bout de bras l'économie nord-coréenne soumise à de fortes pressions internationales, inquiet d'un possible effondrement du régime nord-coréen considéré comme un tampon stratégique contre la présence militaire américaine en Corée du Sud.

Mais, ne pouvant ignorer les tirs de missiles balistiques et les essais nucléaires de 2017, Pékin a choisi de soutenir les sanctions de l'ONU, mettant le holà aux exportations nord-coréennes de charbon, textile et autres marchandises.

Fort de ces concessions, Washington semblait vouloir aller de l'avant sans Pékin.

Quand M. Trump a annoncé en mars son projet de sommet avec M. Kim, la Chine a tout fait pour se remettre en selle.

Considéré comme persona non grata, le dirigeant nord-coréen a tout d'un coup effectué sa première visite à Pékin, suivie bientôt par un second voyage dans la ville portuaire de Dalian, rencontrant à deux reprises le président Xi Jinping.

Jusqu'alors, le Nord "ne faisait vraiment pas une priorité de la fin des exercices conjoints entre les Etats-Unis et la Corée du Sud", relève Bonnie Glaser, analyste au Center for Strategic and International Studies de Washington.

"Et puis Xi Jinping a rencontré M. Kim à Dalian et on a assisté à une volte-face des Nord-Coréens".

En fait, "tout cela ressemble non seulement à une victoire pour M. Kim, mais également une victoire pour Xi Jinping", ajoute-t-elle. "Les Chinois pensent depuis longtemps que s'ils pouvaient déloger les troupes américaines de la région, cela serait la clé de la diminution de l'influence américaine et de l'accélération de la création d'une région plus centrée sur la Chine".

- "Puissance énorme" -

Après Singapour, Pékin a fait clairement savoir qu'il voulait un rôle prépondérant dans les négociations, présentant avec insistance ses offres de service diplomatiques.

Il est vraisemblable que Washington n'ait guère d'autre choix que d'acquiescer.

"S'il doit y avoir un règlement fructueux entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, la Chine doit être impliquée", souligne Charlie Parton, ancien diplomate qui travaille au cabinet d'études britannique Royal United Services Institute (RUSI).

"On ne peut pas ignorer une puissance énorme qui partage une frontière terrestre avec la Corée du Nord et qui est déterminée à mettre son nez dans ses affaires".

M. Wu est d'accord. "Sans le soutien de la Chine, la Corée du Nord ne peut promouvoir la dénucléarisation en toute sécurité et ne peut opérer une transition en douceur vers une priorité qui serait donnée au développement économique".

A présent que Pékin est de retour dans le jeu diplomatique, poursuit-il, il pourrait vouloir peser dans d'autres secteurs de sa relation avec les Etats-Unis.

"Nous espérons traiter séparément les questions politiques et économiques mais si la Chine et les Etats-Unis engagent vraiment une guerre commerciale, cela aura un impact sur la relation sino-américaine toute entière, y compris les futures relations sino-américaines sur la question nord-coréenne", prévient M. Parton.

"Inévitablement, cela compliquerait la coordination entre les deux pays sur la question nord-coréenne".

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Ivan Duque, un héritier d'Uribe, pour gouverner la Colombie ?

dim, 06/17/2018 - 09:42
Large vainqueur du premier tour de la présidentielle, le candidat de la droite aborde en favori le second, dimanche. Outre le soutien de l'ancien président Uribe, Ivan Duque peut compter sur le ralliement d'une grande partie de la classe politique.
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Des lycéens inventent une fleur "connectée" pour mieux connaître les abeilles

dim, 06/17/2018 - 09:40

Une fleur aux pétales plastiques colorés qui délivre du nectar, du pollen, et informe en temps réel du passage d'une abeille... Le prototype inventé par des lycéens normands devrait permettre d'étudier le comportement des abeilles et de mieux lutter contre leur déclin.

Sous la houlette de Cyril André, leur professeur en systèmes numériques, Benjamin, Jules et Timothée, élèves de terminale au lycée Julliot de la Morandière à Granville (Manche), se sont plongés pendant un an dans la vie des abeilles pour préparer le projet qu'ils doivent présenter au bac.

L'idée était de "décortiquer le terrain" pour permettre à Mathieu Lihoreau, chercheur au CNRS à Toulouse rencontré lors d'un précédent projet de ruche "connectée", de mieux comprendre le comportement des abeilles butineuses grâce à une fleur artificielle.

Élément clé de la préservation de la biodiversité et de la sécurité alimentaire grâce à son rôle de pollinisatrice, l'abeille peut butiner plusieurs centaines de fleurs et voler jusqu'à dix km par jour. Grâce à elle, 80% des espèces de plantes à fleurs et à fruits de la planète sont pollinisées, et 35% de nos ressources alimentaires dépendent, selon l'Inra, de la pollinisation par les abeilles.

Mais depuis plus de 15 ans, l'hyménoptère disparaît des campagnes, fragilisé notamment par les néonicotinoïdes, ces insecticides qui s'attaquent au système nerveux et désorientent les insectes. Les apiculteurs ont alerté la semaine dernière les autorités, faisant état de taux de mortalité "d'une exceptionnelle gravité" cette année.

Si les facteurs de déclin sont connus, le comportement de butinage en conditions réelles est peu documenté. "Il est peu étudié dans la nature car suivre une abeille pendant plusieurs kilomètres est très compliqué", explique Mathieu Lihoreau.

- Survivre -

"Un système de fleurs qui délivrent du nectar et du pollen en flux contrôlé et enregistrent le passage des abeilles grâce à un +QR code+ collé dans leur dos permettrait de comprendre comment une abeille, avec un tout petit cerveau, arrive à résoudre les tâches cognitives extrêmement complexes que demande le butinage", poursuit le chercheur.

Pour concevoir leur "appât", les lycéens ont d'abord dû comprendre la morphologie des fleurs grâce à des dissections pratiquées en cours de biologie. Ils ont aussi pioché dans l'univers des cosmétiques, utilisant une poire à maquillage pour distribuer le pollen, ou dans l'univers médical, avec une pompe à nutrition qui amène, en quantité contrôlée, le nectar sur la fleur.

L'opération la plus délicate fut sans doute l'étiquetage des bourdons, pollinisateurs moins agressifs et plus gros que les abeilles, sur lesquels les tests ont été pratiqués. Chaque "QR code" a été collé à la glue sur l'animal.

Quant au prototype, il arbore les pétales colorés de la fleur, mais pas la tige, un coeur en PVC rempli de nectar imprimé en 3D, et intègre une caméra pour filmer l'abeille. Il est aussi monté sur un châssis, dans lequel se trouve un mini-ordinateur qui envoie "les informations collectées dans une base de données", explique Cyril André, qui a fait appel à la fondation Dassault Systèmes pour financer deux des machines utilisées pour éviter de "découper les pétales au cutter".

"On veut développer l'esprit créatif des élèves", souligne le professeur, pour qui "demain, tous les métiers seront potentiellement concernés par les objets connectés et la modélisation 3D".

La fleur artificielle a été testée avec succès sur les bourdons qui sont venus la butiner. "On aimerait que ça puisse aider les abeilles à survivre", confie Benjamin, l'un des trois lycéens, qui était chargé de réfléchir à la distribution du nectar.

Si les conditions financières sont réunies, des tests à grande échelle pourraient démarrer l'an prochain dans les quelque 50 ruches du CNRS à Toulouse.

Quantité de nourriture disponible, champ avec ou sans pesticides, avec ou sans parasites, champs électromagnétiques, couleurs des fleurs, localisation, taille et parfum de la fleur... "On peut faire varier tous les paramètres et comparer les données obtenues dans des conditions environnementales différentes", précise Mathieu Lihoreau, ajoutant que "si ça marche, on pourra s'en servir pendant les vingt prochaines années".

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Mondial 2018: sur les traces du Sénégalais Sadio Mané, gamin timide de Casamance

dim, 06/17/2018 - 09:31

Lorsque le jeune Sadio Mané a débarqué à Dakar, effacé et emprunté, en provenance de sa lointaine Casamance, nul ne se doutait qu'il deviendrait en quelques années le principal argument offensif de la sélection sénégalaise et de Liverpool.

C'est en 2009, à Mbour, à 80 km au sud-est de la capitale, qu'un détecteur de talents local repère l'adolescent, monté de sa région agricole et forestière de l'extrême sud du pays pour jouer les "navétanes", des championnats de football de quartier.

Très rapidement, il est aiguillé vers la pépinière de Génération Foot, un club de Dakar toujours à la recherche de jeunes pousses.

"On avait programmé des tests à l'Ecole de police", où le club effectuait alors ses sélections, raconte Abdou Diatta, recruteur vétéran de Génération Foot.

En le voyant pour la première fois, "personnellement je ne pensais pas que celui-là ferait quelque chose ici parce qu'il est venu timide, confie Abdou Diatta. C'est comme s'il n'avait pas envie d'aller jouer".

Mais Sadio Mané a rapidement dissipé cette impression, partagée par l'entraîneur de l'époque, l'ancien milieu de terrain international sénégalais Jules Boucher.

"Quand j'ai vu son toucher de balle, je me suis dit, vraiment ça c'est un bon joueur", précise Abdou Diatta. Après deux jours de tests, "j'ai dit à Jules Boucher: celui-là, on le prend direct", ajoute-t-il.

- "Retourner en Casamance" -

Pour l'entraîneur, la cause était entendue au bout de 15 minutes à observer ce jeune "sympathique" et "bien éduqué", "qui ne venait pas avec de grands moyens". "J'avais vu en lui des qualités de joueur de haut niveau, des qualités de vitesse, de dribble, de percussion, d'enchaînements", explique Jules Boucher.

"C'est un garçon qui a toujours faim", souligne-t-il, louant son "mental d'acier".

Mais Abdou Diatta se souvient de s'être interrogé sur les capacités de Sadio Mané qui restait souvent à l'écart de ses coéquipiers, à fondre son talent individuel dans le collectif.

"Un jour je suis venu vers lui, j'ai dit: +Sadio, tu es un footballeur. Quand tu viens, mets-toi dans le groupe, avec le groupe, ensemble, toute l'équipe+", indique-t-il.

"Je lui ai dit: +Si tu continues à faire ta timidité comme ça, tu risques de retourner en Casamance, parce que le football c'est pas comme ça. Il faut rentrer dans le groupe+", poursuit Abdou Diatta.

Les conseils ont porté, puisqu'au bout d'une semaine, il chahutait avec les autres joueurs, et même, "il était plus bandit que les autres", s'amuse le recruteur.

- "Très reconnaissant" -

Placé par Jules Boucher sur le côté de l'attaque --comme aujourd'hui à Liverpool-- il fait merveille et contribue à l'accession du club en deuxième division sénégalaise au terme de la saison 2010-2011.

Sadio Mané n'évoluera pas longtemps dans le championnat national, puisqu'il rejoint aussitôt le FC Metz (France), lié par un accord de partenariat à Génération Foot.

Là, son irrésistible ascension se ralentit, avec très peu de matchs joués, avant de repartir de plus belle à la suite de son transfert à Salzbourg (Autriche) en 2012 et de sa participation aux Jeux olympiques de Londres la même année.

Ses difficultés d'adaptation initiales en Europe s'expliquent par un problème physique apparu en fin de championnat au Sénégal, affirme le président de Génération Foot, Mady Touré. "Arrivé à Metz, il a caché sa blessure parce qu'il voulait tellement réussir", dit-il, évoquant une pubalgie.

Pour ses anciens formateurs, malgré ce parcours, Sadio Mané n'oublie pas d'où il vient.

"C'est un garçon très reconnaissant. Il m'appelle, il me demande des nouvelles de ma famille", témoigne Jules Boucher.

Lors de la finale de la Ligue des champions le 26 mai, l'attaquant de Liverpool a offert 300 maillots des Reds à son village natal de Bambali, où les siens ont pu voir l'enfant du pays inscrire l'unique but de son équipe, insuffisant pour terrasser le Real Madrid.

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Aquarius : "À Valence, il y a une véritable volonté d'aider les migrants"

dim, 06/17/2018 - 09:01
Après une semaine d'errance en Méditerranée, les 630 migrants secourus par le navire humanitaire Aquarius commencent à arriver, dimanche 17 juin, à Valence, en Espagne. L'arrivée annoncé de ces rescapés de la mer a provoqué un grand élan de solidarité de la part de la population locale. Les explications de Mélina Huet, notre envoyée spéciale.
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Routes secondaires à 80 km/h: le décret publié après des mois de controverse

dim, 06/17/2018 - 09:00

Malgré des mois de contestation, de manifestations de motards et d'automobilistes et de débats politiques, c'est désormais officiel: au 1er juillet, la vitesse sur 400.000 kilomètres de routes secondaires ne sera plus limitée à 90 km/h mais à 80 km/h.

A deux semaines de l'échéance, le décret d'application a été publié dimanche au Journal officiel.

Cette limitation de vitesse s'appliquera sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière), soit 40% du réseau routier français.

Annoncée le 9 janvier dans le cadre d'un plan gouvernemental visant à réduire le nombre de tués sur les routes, la mesure a depuis déclenché une levée de boucliers des associations d'automobilistes et de motards, rejoints par des élus et même certains ministres. Dans un sondage publié en avril, 76% des Français s'y déclaraient opposés.

Conscient du tollé qu'il allait susciter, le Premier ministre Edouard Philippe s'est toujours dit "prêt à assumer l'impopularité" de cette disposition qui permettra, selon lui, de sauver 300 à 400 vies par an.

"Réduire le nombre de morts et de blessés sur les routes françaises est un véritable enjeu de politique publique", a-t-il ainsi répété le 18 mai, alors que la veille le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, avait préféré brandir un "joker" quand un élu l'avait interrogé sur le sujet.

Une "clause de rendez-vous" est fixée au 1er juillet 2020. "Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances, (...) le gouvernement prendra ses responsabilités", a assuré Edouard Philippe.

Source de sempiternelles querelles, cette mesure vise à réduire la mortalité routière qui, après le plus-bas historique de 2013 (3.427 morts, métropole et Outremer confondus), est repartie à la hausse entre 2014 et 2016. Cette tendance s'est inversée en 2017 (3.684 morts, -1,4% par rapport à 2016).

"Enfin ! C'est LA mesure de rupture nécessaire et indispensable pour remédier à la remontée, puis aujourd'hui la stagnation à un niveau médiocre, de la mortalité routière", se réjouit la présidente de la Ligue contre la violence routière, Chantal Perrichon, saluant le "courage" du gouvernement face aux "lobbies et (aux) hommes politiques politiciens qui ont déployé tant d'énergie pour s'opposer".

Selon elle, cette disposition s'inscrit dans la lignée d'autres mesures "majeures" de sécurité routière, comme l'instauration des radars automatiques (2002) ou la ceinture de sécurité obligatoire (1973), également décidées contre l'avis de l'opinion publique.

- Mesure "parisianiste" -

Les opposants, qui dénoncent un "passage en force" du gouvernement, affirment que cette baisse de la vitesse n'aura pas d'effet significatif, jugeant notamment dépassé le modèle des chercheurs suédois Nilsson et Elvik sur lequel se basent les partisans du "80 km/h" (une baisse de 1% de la vitesse engendre une diminution de 4% des accidents mortels).

Cette mesure "parisianiste", selon le délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes Pierre Chasseray, renforce également le sentiment d'isolement des habitants des zones rurales, où sont situées l'essentiel des routes concernées, estiment-ils.

"On a mené 250 actions depuis janvier, du jamais vu depuis 40 ans. L'opposition n'est pas une majorité silencieuse, c'est une majorité qui se déclare contre, manifeste, écrit à l'Elysée et qui n'est pas écoutée", ajoute Didier Renoux, porte-parole de la Fédération française des motards en colère (FFMC).

Pourquoi imposer une nouvelle mesure "répressive" alors qu'une baisse de la mortalité est amorcée ? s'interrogent-ils.

"On n'est pas encore revenu au niveau de 2013", répond le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe en soulignant que, exception faite du nombre de morts, le nombre d'accidents corporels (+2,2%), de personnes blessées (+1,3%) et d'hospitalisations (+2%) ont été en hausse en 2017.

Les routes secondaires à double sens hors agglomération ont par ailleurs concentré 55% des accidents mortels de l'année.

Face à la colère de leurs administrés, des sénateurs ont créé un groupe de travail pour évaluer "l'utilité et l'efficacité" de la mesure.

Ils préconisaient une application "décentralisée et ciblée", avec des routes limitées à 80 km/h choisies au niveau des départements en fonction de leur dangerosité. L'option n'a pas été retenue par le gouvernement.

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