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Législative partielle: les Français de la péninsule ibérique aux urnes

dim, 04/22/2018 - 13:17

Les électeurs de la cinquième circonscription des Français de l'étranger (Espagne, Portugal, Monaco, Andorre) votent dimanche pour le second tour de l'élection législative partielle entre la sortante Samantha Cazebonne (LREM) et son challenger de gauche François Ralle-Andreoli.

Mme Cazebonne, 46 ans, largement élue en juin 2017 face au même adversaire, avait vu son élection annulée par le Conseil constitutionnel, qui avait notamment évoqué des dysfonctionnements dans le vote par correspondance.

Au premier tour le 8 avril, marqué par une participation famélique (7,87%) habituelle dans les circonscriptions de l'étranger, elle a obtenu 35,15% des suffrages, contre 28,45% pour son concurrent soutenu par un éventail de partis de gauche (La France insoumise, EELV, PCF, Génération.s de Benoît Hamon).

Parmi les candidats éliminés, le candidat Les Républicains Raphaël Chambat a obtenu 13,95%, le dissident LREM Jean-Laurent Poitevin 7,49% et le socialiste Mehdi Benlahcen 7,47%.

En juin 2017, dans la foulée de la victoire d'Emmanuel Macron à la présidentielle, Mme Cazebonne, ancienne proviseure du lycée français de Palma de Majorque, avait obtenu 50,36% au premier tour --l'abstention très élevée l'avait toutefois contrainte au ballotage--, puis 66,21% au second tour.

Plusieurs membres du gouvernement -Jean-Michel Blanquer, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Christophe Castaner- sont venus la soutenir. Elle a aussi reçu le soutien du Premier ministre Edouard Philippe.

"J'ai besoin que la majorité que nous constituons soit renforcée. J'ai besoin que l'opération de transformation (de la France ndlr) que j'engage sous l'autorité du président de la République... puisse se poursuivre dans de bonnes conditions", a-t-il déclaré dans un message vidéo diffusé par la candidate.

M. Ralle-Andreoli, 43 ans, professeur au lycée français de Madrid et ancien conseiller de Jean-Luc Mélenchon, a lui reçu visites et soutiens de Benoît Hamon ou encore de l'ancien candidat écologiste à la présidentielle Noël Mamère. 

Jean-Luc Mélenchon a appelé à voter pour le candidat afin "de prendre part au mouvement général" d'opposition à Emmanuel Macron, contre "la disparition de l'Etat".

Le résultat de cette élection partielle, la huitième de cette législature, ne devrait pas changer les équilibres politiques à l'Assemblée nationale, où La République en Marche dispose d'une confortable majorité absolue.

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SNCF: des trains pour les examens et pas de grève cet été, selon Pepy

dim, 04/22/2018 - 12:12

Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a tenté de rassurer les usagers dimanche, à la veille de deux nouveaux jours de grèves, en garantissant des trains pour ceux qui passent des examens et en assurant que la grève ne continuerait pas durant l'été.

"Il n'y aura pas de grève cet été car les cheminots sont des gens responsables", a assuré M. Pepy lors de l'émission Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

Depuis début avril, les syndicats de cheminots CGT, Unsa, Sud rail et CFDT sont en grève à intervalles réguliers pour protester contre la réforme de la SNCF, entraînant de fortes perturbations du trafic. La prochaine séquence de grève est prévue lundi et mardi.

Le calendrier des jours de grève va pour l'instant jusqu'au 28 juin, mais les syndicats pourraient prolonger au-delà. "On prépare" un nouveau calendrier pour "juillet et août", a dit une source syndicale au Parisien.

M. Pepy a également annoncé la création  d'un poste de commandement, un "PC exam'", dans le but "de travailler avec les recteurs, les universités, dès cette semaine pour pouvoir garantir les trains qui desservent les salles d'examen. On accompagnera aussi les élèves avec des volontaires, les fameux gilets rouges, car ça va créer du stress".

"Personne n'admettrait qu'un jeune qui se présente à un examen le rate parce qu'il est arrivé en retard", a-t-il commenté.

- Aucun jour de grève ne sera payé -

Concernant les négociations avec les syndicats, le dirigeant de la SNCF a déclaré que sa "porte est toujours ouverte, les ponts ne sont pas rompus, on est au contact avec les organisations syndicales tous les jours".

M. Pepy a cependant réaffirmé qu'aucun jour de grève, ou de repos, ne sera payé aux cheminots grévistes. 

"Les jours de repos à la SNCF sont payés lorsque les jours travaillés ont existé. Lorsqu'il n'y a pas de jours travaillés, les jours de repos n'ont pas à être payés, ce n'est que du bon sens", a déclaré le patron de la SNCF. Et de rappeler que l'entreprise perdait "20 millions par jour (de grève), soit trois autorails neufs qui ne seront pas achetés".

A la question de savoir si la SNCF allait geler les embauches jusqu'au 1er janvier 2020, date à laquelle les nouveaux salariés ne bénéficieront plus du statut de cheminot, M. Pepy a répondu qu'"on embauchera encore des cheminots au statut". 

"L'année dernière, nous en avons embauché 6.200 et il est probable qu'on en embauche 5.000 en 2018, pour environ 7.000 départs à la retraite", a-t-il détaillé.

M. Pepy a également indiqué que la SNCF allait vendre des actifs immobiliers, hors logements sociaux, pour un montant "sans doute très supérieur à 1 milliard", qui servira à "financer des investissements".

Pour le nouvel épisode de grève qui démarre ce soir à 20H00, M. Pepy prévoit un trafic "en amélioration". 

"On aura 40% des TER et 40% des trains en région parisienne, les transiliens et les RER. Pour ce qui concerne les trains en longue distance, il y aura 30% des intercités, c'est mieux que lors de la dernière grève, et 35% des TGV", a-t-il indiqué.

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SNCF: "il n'y aura pas de grève cet été car les cheminots sont des gens responsables", assure Pepy

dim, 04/22/2018 - 12:12

Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a assuré qu'il n'y aura pas de grève à la SNCF cet été car "les cheminots sont des gens responsables", dimanche lors de l'émission Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

"Aucun jour de grève ne sera payé", a également indiqué M. Pepy, rappelant que la SNCF perdait "20 millions par jour (de grève), soit trois autorails qui ne seront pas achetés".

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Hortefeux (LR): "On ne dénonce jamais suffisamment l'antisémitisme"

dim, 04/22/2018 - 11:53

"On ne dénonce jamais suffisamment l’antisémitisme", a réagi dimanche l'ancien ministre LR de l'Intérieur Brice Hortefeux, après la publication d'un virulent manifeste "contre le nouvel antisémitisme", signé par 300 personnalités, dont Nicolas Sarkozy.

"Je pense qu’on ne dénonce jamais suffisamment l’antisémitisme", a affirmé M. Hortefeux au Grand Rendez-Vous Europe 1/CNews/Les Echos. Le Parisien Dimanche publie un manifeste "contre le nouvel antisémitisme" en France marqué par la "radicalisation islamiste", en dénonçant un "silence médiatique" et une "épuration ethnique à bas bruit" dans certains quartiers.

"A l'évidence, il y a une évolution extrêmement dangereuse de notre société. L'antisémitisme a toujours existé. Il y avait un antisémitisme mondain (...) mais là on passe une nouvelle étape depuis quelques temps, ce que la Commission consultative des Droits de l'Homme a appelé +la nouvelle judéophobie+", a-t-il développé.

"L'apparence est en réalité trompeuse", a-t-il souligné, relevant que si "les chiffres froids de l’antisémitisme" montrent "une baisse de l’antisémitisme", cette baisse n'est qu'apparente, parce que qu'elle "ne concerne pas la violence, ne rend pas compte de la violence".

"En un an, il y a une augmentation  de 26% des agressions physiques", a affirmé l'ancien ministre.

"Circule une rumeur, qui est peut-être fondée, c’est que dans un département de la région parisienne, vous n'avez plus un seul enfant de confession juive qui puisse fréquenter une école publique", a rapporté Brice Hortefeux.

Comme on lui faisait remarquer que ce n'était qu'une rumeur, M. Hortefeux a reconnu ne pas savoir "si statistiquement c'est prouvé". "Mais le fait que ça circule, le fait que cela soit colporté, le fait que ça soit affirmé, eh bien c'est terriblement révélateur", a-t-il jugé.

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Aide aux migrants: l'Assemblée assouplit les règles du "délit de solidarité"

dim, 04/22/2018 - 10:54

L'Assemblée a assoupli dimanche, à une très large majorité, le "délit de solidarité" pour certaines personnes venant en aide aux migrants, un des points sensibles du projet de loi Collomb, y compris pour certains élus de la majorité.

Au septième jour des débats sur le texte asile et immigration, les députés ont adopté par 133 voix contre 21 (et deux abstentions) un amendement du gouvernement, similaire à des amendement MoDem et LREM, qui prévoit des "exemptions" à ce délit. A la différence de la grande majorité des groupes, LR et FN ont voté contre.

Ce sera notamment "lorsque l’acte reproché a consisté à fournir des conseils et de l’accompagnement, notamment juridiques, linguistiques ou sociaux, ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger".

L'exemption vise aussi "toute autre aide visant à préserver la dignité ou l'intégrité physique de celui-ci, ou bien tout transport directement lié à l’une de ces exceptions, sauf si l’acte a donné lieu à une contrepartie directe ou indirecte ou a été accompli dans un but lucratif".

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a expliqué qu'il s'agissait de définir "plus strictement" ce délit, tout en sanctionnant toujours "toutes celles et tous ceux qui voudraient détourner la volonté de l'Etat de contrôler ses frontières".

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Popularité: Macron et Philippe en hausse de 2 points en avril

dim, 04/22/2018 - 00:04

Les cotes de popularité d'Emmanuel Macron et d’Édouard Philippe ont progressé de 2 points en avril à respectivement 44% et 45% de satisfaits en avril, selon le sondage mensuel d'Ifop publié par la Journal du Dimanche.

A la question "êtes-vous satisfait ou mécontent d'Emmanuel Macron comme président de la République ?", 44% des sondés répondent "satisfait" (5% très satisfaits et 39% plutôt satisfaits), tandis que 55% se disent "mécontents" (23% très mécontents et 32% plutôt mécontents). 1% ne se prononce pas.

Pour le Premier ministre Edouard Philippe, 45% se disent satisfaits (4% très satisfaits, 41% plutôt satisfaits), alors que 50% sont mécontents (18% très mécontents, 32% plutôt mécontents). 5% ne se prononcent pas. 

Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone du 12 au 21 avril auprès d’un échantillon de 1.949 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

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Des militants d'extrême droite bloquent un col des Alpes, lieu de passage de migrants

sam, 04/21/2018 - 18:20

Adeptes des actions spectaculaires, des militants de Génération Identitaire ont investi samedi un col des Hautes-Alpes emprunté par les migrants cherchant à passer d'Italie en France, suscitant l'indignation d'une partie de la gauche.

En matinée, une centaine de militants d'extrême-droite ont pris position au col de l'Echelle, culminant à 1.762 mètres à six kilomètres de la frontière italienne.

L'endroit est devenu un "point stratégique de passage des clandestins" depuis plusieurs mois. Génération Identitaire entend "veiller à ce qu'aucun (d'entre eux) ne puisse rentrer en France", a expliqué à l'AFP un porte-parole, Romain Espino.

Ce dernier dénonce "un manque de courage des pouvoirs publics" car "avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l'immigration et les frontières".

Le groupe de militants, qui réclame "le blocage définitif" de ce col, compte majoritairement des Français, mais aussi des Italiens, Hongrois, Danois, Autrichiens, Anglais et Allemands. 

Après avoir gravi en raquettes le col enneigé, ils ont matérialisé une "frontière symbolique" avec du grillage de chantier pour "notifier" aux migrants "que la frontière est fermée et qu'ils doivent rentrer chez eux".

Une banderole géante, déployée à flanc de montagne, relaie ce message en anglais. Et si certains migrants devaient passer outre, "nous appellerions la gendarmerie (...). La justice fera après son travail", a assuré Romain Espino.

Deux hélicoptères affrétés par GI survolaient le site samedi à la mi-journée. Des drones devaient suivre, ainsi qu'un avion biplace dimanche.

Pour M. Espino, il s'agit d'"expliquer aux migrants éventuels que ce qui n'est pas humain, c'est de faire croire à ces gens qui traversent la Méditerranée ou les Alpes enneigées que ces parcours ne présentent aucun risque. C'est faux".

"Ils ne vont pas trouver l'Eldorado, c'est immoral. Ceux qui en payent les frais, ce sont les Français", a-t-il ajouté.

- Les services de l'Etat "pleinement mobilisés" -

Cette opération a fait réagir sur les bancs de la gauche, dans l'hémicycle de l'Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile-immigration.

Le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a fustigé la "petite bande d'une centaine de personnes", des "amis de Madame Le Pen", qui "prétend régler le problème de la frontière" et "repousser dans la neige de pauvres gens qui s'y trouvent".

Ce à quoi, Gilbert Collard (FN) a vertement répliqué, accusant M. Mélenchon de "planer".

La ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jacqueline Gourault, a assuré que "les services de l'Etat (étaient) pleinement mobilisés pour assurer l'ordre public au col de l'Echelle". Sur place, aucune force de l'ordre n'était visible samedi après-midi.

Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent un afflux exponentiel de migrants, essentiellement d'Afrique de l'Ouest. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l'Italie en 2016 et 1.900 en 2017.

Reconnaissant que la pression migratoire reste "forte" à la frontière franco-italienne, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, s'est inquiété vendredi soir à l'Assemblée de la poursuite de la coopération franco-italienne avec la montée des populismes en Europe.

"En 2017, 50.000 non-admissions ont été prononcées à cette frontière. Parce que cette pression reste forte, nous avons décidé de renouveler les contrôles aux frontières pour six mois", a-t-il dit.

Fondé en 2012, Génération identitaire (GI) avait affrété en juillet 2017 le navire C-Star dans le cadre de sa campagne "Defend Europe" en Méditerranée, pour dissuader les ONG de secourir les migrants en mer. Arrivée le 5 août au large de la Libye, l'opération avait pris fin le 17 août.

Le mouvement privilégie des actions au fort retentissement médiatique, comme la construction d'un mur devant un futur centre d'accueil pour demandeurs d'asile à Montpellier en septembre 2016 ou encore, à l'hiver 2013, des maraudes pour venir en aide aux sans-abris, destinées uniquement aux "Français de souche".

Le coût de l'opération "Alpes Defend Europe" est estimé au minimum à 30.000 euros par les organisateurs, financé "sur fonds propres des militants, avec des parrains et des donateurs".

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Asile: l'Assemblée vote le doublement de la durée de rétention à 90 jours

sam, 04/21/2018 - 18:14

L'Assemblée a donné son feu vert samedi à une augmentation de la durée maximale de séjour en centre de rétention des étrangers en attente de leur expulsion, une des mesures les plus contestées du projet de loi asile et immigration.

Cet article phare du texte porté par Gérard Collomb, qui prévoit notamment que la durée maximale de rétention va passer de 45 à 90 jours, a été adopté par 77 voix contre 31, avec 46 abstentions. Outre la plupart des LREM, il a obtenu des suffrages UDI-Agir mais "sans gaieté de coeur".

Vivement critiqué par la gauche, qui a unanimement voté contre, l'article s'est heurté à l'opposition de certains élus de la majorité.

Neuf LREM ont voté contre: Delphine Bagarry, Jean-Michel Clément, Stella Dupont, Florence Granjus, Sonia Krimi, François Michel-Lambert, Sandrine Mörch, Nathalie Sarles, Martine Wonner. Cinq se sont abstenus. Les MoDem se sont partagés en deux pour, un contre (Nadia Essayan), 11 abstentions. 

Les LR se sont majoritairement abstenus (24 abstentions et 3 contre), comme les FN.

Le ministre a défendu un article "totalement fondamental", dépeignant la rétention comme "un ultime moyen" mais qui "reste nécessaire". Il a notamment promis que les centres de rétention (CRA) seront aménagés pour que les conditions "puissent être effectivement acceptables", notamment pour les familles.

Défendant "un point d'équilibre", la rapporteure Elise Fajgeles (LREM) a affirmé que la rétention "est un moyen pour faire respecter les mesures d'éloignement", soulignant notamment que le taux d'exécution des obligations de quitter le territoire est de 15%. 

La gauche est montée au créneau contre cet article qui "concentre les critiques, l'opposition, la réprobation d'un grand nombre d'associations" (Danièle Obono, LFI), et "vient considérablement durcir les conditons de rétention" (Elsa Faucillon, PCF).

"Vous vous adressez à un électorat qui inscrit la peur de l'autre comme curseur", a dénoncé l'élue communiste, exprimant son "émotion" dans "ce moment grave".

Disant sa "tristesse", Marietta Karamanli (PS) a rappelé que la durée de rétention n'avait cessé d'augmenter (7 jours en 1981), ne voyant qu'une raison à cet "acharnement": "faire sentir aux étrangers qu'ils sont à la merci de l'Etat".

Tous les groupes de gauche et les radicaux non inscrits ont défendu vainement des amendements pour interdire le placement de mineurs en rétention, rejoints par le MoDem Erwan Balanant. "Des enfants derrière les grillages des CRA, moi, j'ai du mal à le supporter", a-t-il lancé. Ces amendements, auxquels des LREM et MoDem ont joint leurs suffrages, ont été rejetés par quelque 100 voix contre 20. 

D'autres amendements de gauche, notamment pour revenir à 45 jours, ont subi le même sort. 

Florent Boudié, chef de file LREM sur le texte, a souligné que ce ne serait "pas le solde de tout compte" sur la rétention des mineurs, un groupe de travail LREM devant plancher en vue d'une proposition de loi.

LR a notamment cherché à revenir à 135 jours, comme le prévoyait initialement le gouvernement, voire à étendre la durée à 180 jours. 

"Nous n'aurions pas ce débat si chaque étranger à qui l'on disait non à sa demande de se maintenir sur notre territoire, respectait cette décision et repartait par conséquent chez lui", a affirmé pour sa part Marine Le Pen (FN).

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Des militants d'extrême droite bloquent un col des Alpes, lieu de passage de migrants

sam, 04/21/2018 - 18:14

Adeptes des actions spectaculaires, des militants de Génération Identitaire ont investi samedi un col des Hautes-Alpes emprunté par les migrants cherchant à passer d'Italie en France, suscitant l'indignation d'une partie de la gauche.

En matinée, une centaine de militants d'extrême-droite ont pris position au col de l'Echelle, culminant à 1.762 mètres à six kilomètres de la frontière italienne.

L'endroit est devenu un "point stratégique de passage des clandestins" depuis plusieurs mois. Génération Identitaire entend "veiller à ce qu'aucun (d'entre eux) ne puisse rentrer en France", a expliqué à l'AFP un porte-parole, Romain Espino.

Ce dernier dénonce "un manque de courage des pouvoirs publics" car "avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l'immigration et les frontières".

Le groupe de militants, qui réclame "le blocage définitif" de ce col, compte majoritairement des Français, mais aussi des Italiens, Hongrois, Danois, Autrichiens, Anglais et Allemands. 

Après avoir gravi en raquettes le col enneigé, ils ont matérialisé une "frontière symbolique" avec du grillage de chantier pour "notifier" aux migrants "que la frontière est fermée et qu'ils doivent rentrer chez eux".

Une banderole géante, déployée à flanc de montagne, relaie ce message en anglais. Et si certains migrants devaient passer outre, "nous appellerions la gendarmerie (...). La justice fera après son travail", a assuré Romain Espino.

Deux hélicoptères affrétés par GI survolaient le site samedi à la mi-journée. Des drones devaient suivre, ainsi qu'un avion biplace dimanche.

Pour M. Espino, il s'agit d'"expliquer aux migrants éventuels que ce qui n'est pas humain, c'est de faire croire à ces gens qui traversent la Méditerranée ou les Alpes enneigées que ces parcours ne présentent aucun risque. C'est faux".

"Ils ne vont pas trouver l'Eldorado, c'est immoral. Ceux qui en payent les frais, ce sont les Français", a-t-il ajouté.

- Les services de l'Etat "pleinement mobilisés" -

Cette opération a fait réagir sur les bancs de la gauche, dans l'hémicycle de l'Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile-immigration.

Le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a fustigé la "petite bande d'une centaine de personnes", des "amis de Madame Le Pen", qui "prétend régler le problème de la frontière" et "repousser dans la neige de pauvres gens qui s'y trouvent".

Ce à quoi, Gilbert Collard (FN) a vertement répliqué, accusant M. Mélenchon de "planer".

La ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jacqueline Gourault, a assuré que "les services de l'Etat (étaient) pleinement mobilisés pour assurer l'ordre public au col de l'Echelle". Sur place, aucune force de l'ordre n'était visible samedi après-midi.

Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent un afflux exponentiel de migrants, essentiellement d'Afrique de l'Ouest. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l'Italie en 2016 et 1.900 en 2017.

Reconnaissant que la pression migratoire reste "forte" à la frontière franco-italienne, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, s'est inquiété vendredi soir à l'Assemblée de la poursuite de la coopération franco-italienne avec la montée des populismes en Europe.

"En 2017, 50.000 non-admissions ont été prononcées à cette frontière. Parce que cette pression reste forte, nous avons décidé de renouveler les contrôles aux frontières pour six mois", a-t-il dit.

Fondé en 2012, Génération identitaire (GI) avait affrété en juillet 2017 le navire C-Star dans le cadre de sa campagne "Defend Europe" en Méditerranée, pour dissuader les ONG de secourir les migrants en mer. Arrivée le 5 août au large de la Libye, l'opération avait pris fin le 17 août.

Le mouvement privilégie des actions au fort retentissement médiatique, comme la construction d'un mur devant un futur centre d'accueil pour demandeurs d'asile à Montpellier en septembre 2016 ou encore, à l'hiver 2013, des maraudes pour venir en aide aux sans-abris, destinées uniquement aux "Français de souche".

Le coût de l'opération "Alpes Defend Europe" est estimé au minimum à 30.000 euros par les organisateurs, financé "sur fonds propres des militants, avec des parrains et des donateurs".

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Plainte pour abus de faiblesse: Darmanin a été entendu par les enquêteurs

sam, 04/21/2018 - 17:20

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, visé par une plainte pour abus de faiblesse, a été entendu le 12 avril par les enquêteurs du premier district de police judiciaire, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Une enquête préliminaire avait été ouverte après le dépôt de cette plainte le 13 février. 

Dans un témoignage publié en février par Mediapart, la plaignante, une habitante de Tourcoing (Nord), ville dont M. Darmanin a été le maire entre 2014 et 2017, affirmait s'être "sentie obligée" d'avoir des relations sexuelles avec lui pour obtenir un logement et un emploi.

Cette femme, qui se fait appeler "Sarah", racontait avoir sollicité, pour la première fois en septembre 2015, Gérald Darmanin, dans l'espoir notamment de changer de logement.

Un échange par SMS s'engage et "Sarah", qui se dit en situation de précarité, envoie au maire une photo d'elle "normale" pour se rappeler à son souvenir. Plusieurs mois après, ils se voient à son domicile et ont une première relation sexuelle.

La femme déclarait aussi avoir continué à échanger des SMS avec lui par la suite, notamment des "messages coquins" et des photos d'elle dénudée afin qu'il "ne (l)'oublie pas".

Le ministre est accusé de viol par une autre femme, Sophie Patterson-Spatz. Cette dernière a déposé fin février une nouvelle plainte à Paris pour qu'un juge d'instruction reprenne l'enquête, après le classement sans suite de la procédure mi-février.

Cette procédure, possible notamment quand le parquet n'a pas engagé de poursuites après une plainte simple, devrait déboucher à terme sur l'ouverture d'une information judiciaire.

Dans cette affaire, Gérald Darmanin, 35 ans, avait évoqué devant les enquêteurs les "avances" de la plaignante, sans nier un rapport sexuel.

Ce poids-lourd du gouvernement a porté plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre ces deux femmes.

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Asile: les oppositions dénoncent à nouveau l'organisation des débats à l'Assemblée

sam, 04/21/2018 - 12:40

Les groupes politiques d'opposition ont à nouveau dénoncé samedi l'organisation "incompréhensible" des débats à l'Assemblée nationale sur le projet de loi asile et immigration, alors que la moitié seulement des amendements avaient été examinés avant la sixième journée de discussions.

Dès l'ouverture de la séance, Eric Ciotti (LR) a fait un rappel au règlement pour déplorer "le choix qu'a fait ce gouvernement d'organiser le débat" dans ces conditions depuis lundi, avec un vote à l'issue "en catimini", dans la nuit de samedi à dimanche, voire dimanche.

"Pour un texte pareil, ne pas prévoir 15 jours de débats, le faire juste avant le départ en vacances, c'est pas concevable et c'est triste", a abondé l'UDI-Agir-Indépendant Michel Zumkeller.

Danièle Obono (LFI) a aussi estimé que les conditions ne permettaient pas "un débat décent", y voyant "un mépris" par rapport à "ce qui est en jeu" et aux parlementaires, déplorant également l'absence d'un vote solennel. 

Laurence Dumont (PS) a aussi souligné qu'en dehors de LREM, tous les groupes avaient réclamé un tel vote solennel sur ce texte, promettant de "prendre le temps qu'il faut" pour débattre de "cette régression dans les droits des demandeurs d'asile".

Et Stéphane Peu (PCF) a jugé "incompréhensible" le choix sur le vote, notant "qu'aucune loi de cette importance" n'avait été adoptée dans de telles conditions.

A l'ouverture de la séance à 9H30, quelque 570 amendements restaient à examiner sur le millier au départ.

Pour le vote final, à l'issue de la fin des débats, seront notamment scrutés les votes de la majorité, où certains élus ont exprimé leurs divergences de fond.

A ce stade, seul Jean-Michel Clément a annoncé qu'il voterait contre, ce qui l'exposerait à une exclusion. Il devait rencontrer le chef de file des députés LREM Richard Ferrand dans la matinée, selon un autre "marcheur".

"Tant que le vote n'a pas eu lieu, aucune sanction n'est prévue", a-t-on glissé du côté du groupe LREM.

"Le syndrome post-traumatique des frondeurs, il faut passer à autre chose. Il faut faire confiance à Jean-Michel Clément", ancien avocat spécialiste du droit des étrangers et ex-PS, a jugé une autre "marcheuse" critique, Sonia Krimi, sur RTL. "Je ne l'espère pas que Jean-Michel Clément soit viré".

Pour cette élue de la Manche, "sur des lois de société (...) on doit laisser la liberté à chacun de voter en son âme et conscience". "On est un groupe très différent avec des sensibilités différentes, le plus important est qu'on garde notre liberté et la bienveillance entre nous, on l'a promis aux Français, on ne peut pas fléchir au premier obstacle", a-t-elle glissé.

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NDDL: une première avancée mais pas encore de paix durable

sam, 04/21/2018 - 12:36

Une paix durable sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes semble encore lointaine malgré une avancée vendredi dans le processus de régularisation du territoire, première manche remportée par le gouvernement qui n'écarte pas la menace de nouvelles expulsions.  

Dans le bras de fer opposant l'Etat et les zadistes depuis l'abandon du projet d'aéroport, le 17 janvier, ce sont ces derniers, acculés, qui ont fini par céder. 

Trois jours avant l'expiration d'un ultimatum les sommant de se régulariser sous peine d'être évacués, ils ont présenté vendredi quarante dossiers, agricoles ou artisanaux, identifiant nommément des porteurs de projets. 

Ce "pas en avant", décidé après d'intenses réunions à huis clos du très hétérogène mouvement anti-aéroport qui voulait imposer la gestion collective des terres, ne signifie pas l'éloignement d'une nouvelle opération d'expulsions: après le démantèlement de 29 squats la semaine dernière, il reste une soixantaine d'habitats précaires sur les 97 recensés. Les autorités restent déterminées à "mettre un terme à l'occupation illégale" sur le site de 1.650 hectares. Le gouvernement le fera "avec une immense détermination tranquille", a assuré jeudi le Premier ministre Edouard Philippe. 

Alors que la tension semble s'atténuer, après des heurts longs et intenses, la destruction d'autres squats fait peser le risque d'une escalade de la violence. Un écueil que souhaitent éviter autorités et opposants, quatre ans après la mort du militant écologiste Rémi Fraisse sur le site du projet contesté de barrage à Sivens (Tarn). 

Depuis le 9 avril et le lancement des opérations de gendarmerie à Notre-Dame-des-Landes, les violents affrontements ont fait 75 blessés chez les forces de l'ordre et plus de 270 du côté des opposants, qui ont saisi le Défenseur des droits. 

Les heurts avaient gagné en intensité à mesure de l'avancée des démolitions de squats. A chaque coup de pelleteuse, les opposants et leurs soutiens, dont des "black blocs" venus de toute la France et d'Europe, ont répondu par des barricades et le creusement de tranchées.

Les forces de l'ordre ont essuyé cocktails Molotov, pierres ou bouteilles en verre, répliquant par le jet de 11.000 grenades, dont 10.000 lacrymogènes, en dix jours, selon une source proche du dossier. 

- Deux routes non circulantes -

Centralisées d'abord autour de la  départementale 281, fameuse ex-"route des chicanes", les opérations de gendarmerie - qui mobilisent environ 2.500 militaires - se sont déplacées vers le second axe traversant la ZAD, la D81, à son tour fermée à la circulation. 

Son principal carrefour n'est plus que champ de ruines, après la mise à feu de barricades et le passage de véhicules blindés, certains allant jusqu'à s'embourber dans les chemins gorgés d'eau. 

Premier signe d'un précaire retour au calme avant un hypothétique "retour à l'état de droit", ces deux routes toujours interdites à la circulation étaient dégagées jeudi et vendredi, les opposants ne remontant pas les barricades détruites par les gendarmes. La routine des pneus, bouts d'arbres et épaves de voitures enlevés dans un nuage de lacrymogènes puis immédiatement reposés sur les routes, avait fini par lasser les riverains et même certains zadistes qui jugeaient la méthode "contre-productive" au moment de se remettre à la table des discussions. 

"Ne rentrons pas dans une spirale de posture, de confrontation, de violence. Ne confondons pas écologie et anarchie", avait exhorté mercredi le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, dépêché par le gouvernement pour présider une rencontre entre la préfète des Pays de la Loire et une délégation d'occupants. 

Dans le sillage du ministre, opposant de longue date au projet d'aéroport, des associations ou collectifs anti-NDDL avaient pressé les zadistes à "saisir la main tendue". 

Les projets déposés par les occupants couvrent environ 270 hectares de terres, mais rien ne leur garantit d'obtenir des conventions d'occupation précaire (COP). "On va voir assez rapidement si ça tient la route", a estimé la préfète Nicole Klein, pour qui "quelques-uns" des 28 projets purement agricoles présentés paraissent "poser problème". 

Les occupants, qui espèrent "sauver un minimum" la dimension collective des activités sur la ZAD, demandent à l'Etat de "faire aussi un pas en avant", en n'effectuant pas un tri entre ces projets "reliés les uns aux autres". 

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Wauquiez: la limitation à 80 km/h "est une absurdité"

sam, 04/21/2018 - 11:47

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a critiqué samedi dans un entretien aux journaux du groupe Ebra la limitation de vitesse à 80 km/h, mesure très controversée prévue par le gouvernement pour juillet, qu'il qualifie "d'absurdité".

"Cette mesure est une absurdité, coupée des Français et symbolique de l'approche du gouvernement et d'Emmanuel Macron, technocratiques et parisiens", a dénoncé M. Wauquiez. "On a l'impression qu'ils pensent que tout le monde va travailler en métro et que nos enfants vont à l'école en Uber."

Dans un rapport présenté jeudi, des sénateurs préconisent que les départements déterminent les routes secondaires sur lesquelles sera appliquée la limitation de vitesse, une proposition soutenue par M. Wauquiez.

Il faut "laisser les départements décider, en fonction de la sécurité des trajets", a-t-il insisté. "On propose qu'une commission réunisse les associations d'automobilistes, les élus, la préfecture pour définir les trajets dangereux, sur lesquels on baisserait la vitesse. Et laisser à l'inverse les trajets sécurisés à 90."

"Regardons ce qu'il s’est fait à l'étranger. Au Danemark, ils ont baissé la vitesse de 90 à 80 km/h et ils se sont aperçus des effets négatifs", a encore fait valoir le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

"Quand tout le monde roule à la même vitesse, les voitures sont bloquées derrière les camions, on ne peut plus doubler et cela favorise même l'accidentologie."

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Asile-immigration: les oppositions dénoncent à nouveau l'organisation des débats

sam, 04/21/2018 - 10:48

Les groupes politiques d'opposition ont à nouveau dénoncé samedi l'organisation "incompréhensible" des débats à l'Assemblée nationale sur le projet de loi asile et immigration, au vu du nombre très important d'amendements restant à examiner pour la sixième journée de discussions.

Dès l'ouverture de la séance, Eric Ciotti (LR) a fait un rappel au règlement pour déplorer "le choix qu'a fait ce gouvernement d'organiser le débat" dans ces conditions depuis lundi, avec un vote à l'issue "en catimini", dans la nuit de samedi à dimanche, voire dimanche.

"Pour un texte pareil, ne pas prévoir 15 jours de débats, le faire juste avant le départ en vacances, c'est pas concevable et c'est triste", a abondé l'UDI-Agir-Indépendant Michel Zumkeller.

Danièle Obono (LFI) a aussi estimé que les conditions ne permettaient pas "un débat décent", y voyant "un mépris" par rapport à "ce qui est en jeu" et aux parlementaires, déplorant l'absence de vote solennel. 

Laurence Dumont (PS) a observé qu'en dehors de LREM, tous les groupes avaient réclamé un tel scrutin, promettant de "prendre le temps qu'il faut" pour débattre de "cette régression dans les droits des demandeurs d'asile".

Et Stéphane Peu (PCF) a jugé "incompréhensible" le choix sur le vote, notant "qu'aucune loi de cette importance" n'avait été adoptée dans de telles conditions.

Plus tard, le chef de file des élus LR Christian Jacob a déploré une "opération de bricolage", demandant de "repousser le vote solennel dans une quinzaine de jours".

Mme Obono s'est ensuite interrogée sur une "alliance objective" entre la majorité, LR et le FN pour "empêcher que les véritables enjeux de ce projet de loi soient débattus à des heures décentes", la vice-présidente au perchoir Carole Bureau Bonnard (LREM) répliquant qu'elle espérait l'absence de "suspicions sur la présidence". 

En début d'après-midi, quelque 540 amendements restaient à examiner sur le millier au départ.

Plusieurs élus, dont Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Eric Ciotti (LR), ont alors pointé l'"impossibilité" que le débat s'achève dans les délais, réclamant une réunion de la conférence des présidents autour de François de Rugy (LREM).

Pour le vote final, à l'issue de la fin des débats, seront notamment scrutés les votes de la majorité, où certains élus ont exprimé leurs divergences de fond.

Seul Jean-Michel Clément a annoncé qu'il voterait contre, ce qui l'exposerait à une exclusion. Il devait rencontrer le chef de file des députés LREM Richard Ferrand dans la matinée.

"Il y aura très peu d'abstentions" et "si, par malheur, il y avait un ou deux votes contre, le bureau du groupe serait saisi après les vacances parlementaires", a déclaré Gilles Le Gendre sur BFMTV, "on ne vote pas contre le groupe majoritaire".

Ce vice-président a aussi insisté sur la "vertu" du débat "pour déplacer quelques lignes", jugeant "possible que d'ici demain quelques dispositions évoluent" comme sur "le délit de solidarité".

"Le syndrome post-traumatique des frondeurs, il faut passer à autre chose. Il faut faire confiance à Jean-Michel Clément", ancien avocat spécialiste du droit des étrangers et ex-PS, a jugé une autre "marcheuse" critique, Sonia Krimi, sur RTL, "sur des lois de société (...) on doit laisser la liberté de voter en son âme et conscience". 

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Macron retrouve son "ami" Trump sur fond de désaccords profonds

sam, 04/21/2018 - 09:37

Emmanuel Macron retrouve lundi aux Etats-Unis Donald Trump qu'il espère convaincre sur nombre de points de désaccords, Iran en tête, sans certitude aucune que celui qu'il appelle volontiers son "ami" l'écoute.

Premier dirigeant étranger à être reçu par Trump avec les honneurs d'une "visite d'Etat", le président français aura droit au grand jeu: dîner privé dans le cadre enchanteur de Mount Vernon, la demeure historique de George Washington, cérémonie sur le "South Lawn", soirée dans les salons de la Maison Blanche.

En contacts très réguliers au téléphone, ces deux hommes si dissemblables aiment chacun rappeler leur point commun : ils ont tous deux remporté une victoire longtemps jugée inimaginable par le "Tout-Paris" comme le "Tout-Washington". 

Louant "une relation très personnelle" et "un bon niveau de confiance et de respect" avec le 45e président américain, M. Macron expliquait cette semaine dans Vanity Fair apprécier ses conversations "très directes" avec ce dernier.

Du climat à l’Iran en passant par le libre-échange, les deux dirigeants, que plus de 30 ans séparent, ont, sur nombre de dossiers brûlants, des positions diamétralement opposées.

Et s’il est tombé sous le charme du défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées au point de vouloir s'en inspirer pour un "remake" sur Pennsylvania Avenue, le président septuagénaire, les yeux rivés sur sa base électorale, n'a jusqu'ici pas cédé d'un pouce sur le fond.

- Iran, sujet phare -

Pour le président français, qui s'exprimera mercredi, en anglais, devant le Congrès, la question est de savoir ce qu'il rapportera de ses trois jours à Washington, au-delà des signes d'"amitié" et d'un rappel du "statut unique de la France, tout premier allié de l'Amérique".

Dossier emblématique des désaccords flagrants entre Washington et Paris, l'accord sur le nucléaire iranien devrait dominer leurs discussions, d'autant que Donald Trump tranchera sur son sort dans trois semaines.

En campagne, le magnat de l'immobilier avait promis de "déchirer" ce texte visant à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique.

Il a donné à ses signataires européens (France, Royaume-Uni et Allemagne) jusqu'au 12 mai pour le durcir, faute de quoi il rétablira les sanctions contre Téhéran.   

Très attachée au maintien de l'accord, la présidence française se dit "extrêmement prudente" sur ses chances de convaincre car "les signaux ne sont pas encourageants". Paris reconnait même ne "pas s'attendre à une percée diplomatique" la semaine prochaine.

Autre source de très vives tensions transatlantiques: l'exemption de tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium pour les pays de l'UE expire le 1er mai.

La guerre en Syrie s'invitera aussi dans les débats. Si Washington, Londres et Paris ont coordonné des frappes communes en réponse à l'attaque chimique près de Damas, la stratégie américaine pour la suite pose question.

Le président français s'est vanté dimanche d’avoir "convaincu" le président américain de "rester dans la durée" en Syrie. Mais, dans la nuit, la Maison Blanche a démenti, rappelant que le président américain voulait toujours que "les forces américaines rentrent à la maison le plus vite possible".  

Quant à l'accord de Paris, qu'Emmanuel Macron espérait encore cet automne convaincre Donald Trump de réintégrer, il semble relégué au second plan.

- Shinzo Abe bredouille -

Sur tous ces dossiers, "Emmanuel Macron peut espérer infléchir les positions de Donald Trump, mais jusqu'ici les résultats concrets ont été très limités", reconnaît Benjamin Haddad, chercheur au Hudson Institute de Washington.

Mais, souligne-t-il aussi, notamment dans la lutte contre le terrorisme, l'approche "réaliste" du président français pourrait s'avérer payante sur d'autres fronts. 

Pour Paris, l’appui américain dans la lutte contre les jihadistes au Sahel reste en effet une priorité.

Le président français se rend aussi sur place comme chantre de l'Europe, notamment dans le différend commercial. "En étant pour Donald Trump ce que Angela Merkel était pour Barack Obama, l'interlocuteur central et fiable, il peut émerger comme le leader diplomatique de l'Union Européenne et gagner du crédit pour son agenda de réforme de l'UE", estime l'analyste.

Le face-à-face entre les deux hommes intervient quelques jours après la réception fastueuse, à Mar-a-Lago en Floride, de l'autre dirigeant avec lequel Trump affiche haut et fort sa bonne entente: le Japonais Shinzo Abe.

Mais en dépit des tapis rouges, d'une matinée de golf et d'un cheeseburger partagé sur les greens, les résultats furent plutôt maigres pour le dirigeant nippon, reparti sans l'exemption sur les tarifs douaniers qu'il espérait. 

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EN DIRECT - Suivez l'examen du texte Asile-immigration dans l'hémicycle

sam, 04/21/2018 - 09:19
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Le direct

Les points clés

  • Les débats à l'Assemblée sur le projet de loi "immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie" continuent, après plusieurs échanges tendus. L'examen du texte, initialement prévu jusque vendredi, déborde sur la journée de samedi, voire celle de dimanche. Une première épreuve pour la majorité qui part divisée.
  • Plus d'un millier d'amendements déposés, dont environ deux cents des députés LREM.
  • Jeudi soir, la majorité a acté la réduction de 120 à 90 jours du délai de dépôt d'une demande d'asile. La gauche a dénoncé une mesure votée avec la droite et le FN.
  • Le texte prévoit de réduire les délais d'instruction de la demande d'asile, pour entamer rapidement le travail d'intégration des réfugiés. Parallèlement, il facilite la reconduite à la frontière pour les déboutés.
  • La future loi est critiquée par des acteurs de l'asile et les associations, qui redoutent des atteintes aux droits des étrangers. Le Défenseur des droits lui-même est monté au créneau face à des députés de la majorité qui trouvaient ses critiques contre le texte "caricaturales".


L'essentiel

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Marine Le Pen (FN) dénonce l'"organisation d'une immigration supplémentaire"

ven, 04/20/2018 - 19:42

Marine Le Pen, présidente du Front national, a dénoncé vendredi un projet de loi "d'organisation d'une immigration supplémentaire" lors d'un bref rassemblement près de l'Assemblée nationale, qui débat du projet de loi asile et immigration du gouvernement.

Quelques dizaines de personnes, dont des élus nationaux et régionaux du FN, se sont rassemblées derrière une banderole "Rassemblement national contre l'immigration", sur la place Edouard-Herriot, à proximité du Palais-Bourbon. Mme Le Pen a prononcé un discours d'une dizaine de minutes, puis répondu à quelques questions des journalistes avant de regagner l'Assemblée.

Le projet actuellement discuté "est une loi d'organisation supplémentaire. Nous n'en voulons pas, les Français n'en veulent pas", a déclaré la députée du Pas-de-Calais.

Mme Le Pen a accusé les députés de la République en marche (LREM) de tenir "le discours que vous avez entendu depuis à peu près une trentaine d'années, toutes les vieilles badernes socialistes sur ce sujet". "On ne cesse d'entendre parler du vivre-ensemble, de l'humanité nécessaire, de l'argent que l'on doit dépenser pour accueillir toujours plus de migrants".

Ce bref rassemblement avait été annoncé jeudi. Mercredi, les Républicains (LR) ont tenu une convention thématique sur l'immigration, avec une douzaine de propositions dont une restriction partielle du droit du sol.

Le patron de LR, Laurent Wauquiez, "s'est mis sous mon aile, en quelque sorte", a ironisé Mme Le Pen.

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Campement de migrants à Paris: l'Etat doit "assumer ses responsabilités", selon Hidalgo

ven, 04/20/2018 - 19:32

Anne Hidalgo, maire PS de Paris, a appelé l'Etat, vendredi lors d'une visite du campement de la Villette, à "assumer ses responsabilités" en matière de prise en charge des migrants.

L'édile a visité en fin d'après-midi avec des élus et membres d'associations l'imposant campement insalubre de migrants installé près de la porte de la Villette, dans le nord de la capitale.

Plusieurs personnalités comme l'humoriste Sophia Aram, le photographe Yann Arthus-Bertrand ou l'essayiste Jacques Attali étaient aussi présents.

"Il faut un lieu pour que les personnes, d'où qu'elles soient, aient un toit au-dessus de la tête et qu'elles soient hébergées de manière inconditionnelle", a déclaré à la presse Mme Hidalgo.

Elle n'a pas demandé l'évacuation du camp: "ne comptez pas sur moi pour demander l'évacuation, si c'est pour faire venir des camions de CRS (...) surtout à côté d'un canal".

Mais, a-t-elle regretté, "aujourd'hui nous sommes dans le brouillard total, nous avons besoin que l'Etat prenne ses responsabilités".

Selon elle, "les villes sont prêtes à examiner des solutions avec l'Etat". "C'est aussi une question européenne où l'Etat peut faire beaucoup", a-t-elle fait valoir.

Le directeur général de France Terre d'Asile, Pierre Henry, a pour sa part regretté que "tous les dispositifs de prise en charge soient saturés". "Il manque un dispositif de prise en charge", selon lui.

Le nouveau campement de la Villette abrite, selon le Défenseur des droits, Jacques Toubon, "plus de 1.000 personnes" qui "vivent aujourd'hui dans près de 700 tentes collées les unes contre les autres sous les ponts du périphérique".

Ce campement a émergé quelques jours après la fermeture du "centre de premier accueil" situé non loin, porte de la Chapelle, qui servait de "sas" aux migrants depuis novembre 2016 et a été démonté pour laisser place à une future université.

"Si la mairie de Paris souhaite l'évacuation, elle peut parfaitement le demander au juge et si le juge le décide, le gouvernement mettra en oeuvre les moyens à sa disposition pour exécuter cette décision de justice", avait affirmé jeudi le secrétaire d'Etat en charge des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner.

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Un député LFI entarté, Mélenchon dénonce une action de "l'extrême droite"

ven, 04/20/2018 - 18:10

Le député LFI Éric Coquerel a été entarté, une action attribuée vendredi par Jean-Luc Mélenchon à des militants d'"extrême droite", et revendiquée par la fédération francilienne d'Action française.

Alors que le député de Seine-Saint-Denis se rendait dans une réunion publique, jeudi, "deux individus qui l’attendaient l’ont pris à parti" et "l'ont agressé", affirme M. Mélenchon, dans un billet sur son blog et sur Twitter, en évoquant "un nouvel acte de violence" contre un élu LFI.

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En mars, la basilique avait été occupée par des personnes soutenant les migrants et les sans-papiers. Le député était présent dans le cortège qui s'était rendu devant le commissariat après l'évacuation de l'édifice.

M. Mélenchon a écrit au président LREM de l'Assemblée nationale, François de Rugy, pour qu'il se joigne à la plainte de LFI. 

La présidence a fait savoir en fin de journée qu'elle avait bien reçu son courrier, et qu'elle étudiait s'il était "juridiquement possible" de s'associer à la plainte, demande qui "paraît légitime au président de l’Assemblée". 

Une brève vidéo postée sur les réseaux sociaux montre le député entarté par un jeune homme.

Selon M. Mélenchon, "ce qu’ils ont crié au moment de l’agression montre leur appartenance à l’extrême droite". 

"L’un des deux agresseurs filmait la scène, ce qui démontre une volonté d’incitation. Nous pouvons donc craindre que ce type d'agressions sur les députés de la France insoumise se répètent", s'inquiète-t-il.

"Nous prenons cet incident très au sérieux. Comme quatre autres députés du groupe de La France insoumise, Éric Coquerel est l’objet de menaces de morts. L’extrême droite redouble de violence ces derniers mois", dénonce M. Mélenchon. 

"Après le projet de meurtre contre le ministre (Christophe) Castaner (Relations avec le Parlement) et moi, elle cible particulièrement le mouvement social et les élus qui l’accompagnent ou le soutiennent comme les députés de la France insoumise", s'alarme-t-il. 

Lors des débats sur l'asile-immigration, Clémentine Autain a aussi fait un rappel au règlement pour "alerter notre Assemblée" sur cet entartage, un "acte brutal" qui a "été revendiqué par l'Action française".

En présence du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, elle a de nouveau exprimé l'inquiétude des Insoumis notamment "face aux menaces de mort précises dont ont fait l'objet et notre président Jean-Luc Mélenchon, et M. Castaner" et du "sentiment qu'il n'y a pas de protection (…) de l'Etat" à la hauteur.

Le président de séance, Hugues Renson (LREM), a ensuite assuré depuis le "perchoir" que, "comme tous les députés de tous les bancs, nous condamnons tous les actes de violence en règle générale, en particulier lorsqu'ils visent des représentants de la Nation", ajoutant "condamner cet entartage".

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Malmenés, les syndicats français essaient de résister

ven, 04/20/2018 - 14:44

Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée il y a un an, les syndicats français sont malmenés et peinent à trouver la parade face aux méthodes et aux réformes du gouvernement.

Jeudi, la manifestation à l'appel de la CGT et de Solidaires pour tenter de construire "une convergence des luttes" a rassemblé moins de monde que celle du 22 mars. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a mis ce résultat sur le compte des congés scolaires mais s'est toutefois réjoui sur Franceinfo que le mouvement "s'élargisse à d'autres professions" que les cheminots et les fonctionnaires. 

Depuis juin 2017, les réformes s'enchaînent, les consultations se multiplient, mais les syndicats estiment ne pas être entendus.  

Emmanuel Macron n'a jamais caché sa défiance envers les corps intermédiaires. Les partenaires sociaux? "Ce n'est pas sa culture", glisse Jean-Claude Mailly, encore à la tête de FO pour une semaine. 

Son successeur, Pascal Pavageau, prend moins de gants: "Il se fiche des syndicats!", taclant "Jupiter" qui ne "supporte pas les contrepoids" que sont les syndicats, la presse, ou les parlementaires ....   

Pour Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du Travail, le gouvernement "est en train de confisquer aux partenaires sociaux tout le paritarisme". Exemple, l'accord sur la formation professionnelle, signés par tous les syndicats sauf la CGT, a été largement réécrit par le gouvernement suscitant l'ire des confédérations. 

"Je serais lui, je ferais pareil. Tant que je gagne, je joue", glissait à la fois dépité et envieux un syndicaliste lors de négociations.

- "S'en passer, c'est aller à l'échec"

Mais, prévient M. Vivier, "le débouché, il est politique ou dans la rue" car "une société, comme une entreprise, a besoin d'expression collective" et "si la démocratie représentative ne fonctionne pas, on a une démocratie directe soumise à toutes les émotions ou à tous les extrêmes". 

Laurent Berger ne dit pas autre chose. "Les corps intermédiaires sont questionnés, ils doivent se renouveler, mais vouloir s'en passer, c'est aller à l'échec". Version CGT de Philippe Martinez: "Emmanuel Macron joue avec le feu". 

Affaiblis, les syndicats restent aussi divisés. La proposition de la CGT -- accusée de faire cavalier seul depuis cet été -- d'un 1er mai unitaire a été déclinée notamment par la CFDT. 

"Peu de salariés syndiqués, beaucoup de syndicats et une culture de relations sociales en évolution vers un syndicalisme de négociation mais sur lequel la logique de rupture et de grève reste très forte", décrit M. Vivier. 

Avec un taux de 11%, la France est faiblement syndiquée. La comparaison est cependant difficile à faire avec d'autres pays européens où l'adhésion conditionne l'accès aux prestations sociales ou aux conventions collectives.  

La chute des adhérents a été forte entre 1980 et 1990 en France, en particulier pour la CGT, allant de pair avec la désindustrialisation, explique Baptiste Giraud, chercheur en sciences politiques. 

Depuis les années 90, les syndicats résistent tant bien que mal. Il y a une "stabilisation des effectifs" mais "avec beaucoup de turn over" chez les adhérents, relève-t-il.

Les mutations du salariat ont aussi "grandement mis en difficulté les organisations syndicales" avec "la tertiarisation" de l'économie et "la diminution de la taille moyenne des établissements", explique-t-il encore. 

Sans compter qu'au niveau national, ces organisations sont parfois bien préoccupées par leurs échéances internes.  

Après le congrès de FO fin avril, se tiendra en juin celui de la CFDT, qui a détrôné début 2017 la CGT dans le secteur privé. Cette dernière aura son congrès en 2019, où les orientations de Philippe Martinez seront passées au crible.

Une raison d'espérer toutefois. Si l'image des syndicats est "globalement négative dans les sondages d'opinion généraux", note M. Giraud, les enquêtes du ministère du Travail montrent que "les  salariés qui fréquentent un représentant syndical sur leur lieu de travail ont dans leur majorité un avis plutôt positif".

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