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Macron et May signent un traité sur le contrôle de l'immigration à leur frontière

jeu, 01/18/2018 - 19:23

Emmanuel Macron et Theresa May ont signé jeudi un nouveau traité sur le contrôle de l’immigration entre la France et le Royaume-Uni, lors du 35e sommet franco-britannique à l'Académie militaire royale de Sandhurst, près de Londres.

Ce nouveau traité vise à "renforcer la gestion conjointe de notre frontière commune avec un traitement amélioré des mineurs non accompagnés demandeurs d'asile", selon un communiqué publié à l'issue de la rencontre du président français avec la Première ministre britannique. 

Il prévoit une contribution complémentaire de Londres de 50 millions d'euros au contrôle de la frontière à Calais, où échouent de nombreux clandestins dans l'espoir de franchir la Manche.

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Louis Giscard d'Estaing renonce à la présidence de l'UDI

jeu, 01/18/2018 - 18:47

Louis Giscard d'Estaing, conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, a renoncé à sa candidature à la présidence de l'UDI, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP, en confirmant une information de L'Opinion.

"Je souhaitais revitaliser notre formation politique, mais il n'y a plus de possibilité réelle d'exercer cette influence depuis que les Radicaux et les Centristes d'Hervé Morin ont quitté l'UDI", a-t-il déploré, en expliquant renoncer à sa candidature. 

"Ma démarche était de reconstruire la parti en mode confédéral, comme autrefois l'UDF. Mais, au lieu de s'ouvrir, le parti s'est rétréci", a-t-il encore fait observer.

Les Radicaux valoisiens ont quitté l'UDI en décembre, après leur réunification avec le Parti radical de gauche, au sein du Mouvement radical.

Les Centristes d'Hervé Morin ont quant à eux fait sécession avec la fédération centriste fin 2017.

L'actuel président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, est désormais assuré d'être reconduit à la tête du parti en mars prochain, étant le seul à avoir réuni les 500 parrainages requis. Mais la liste officielle des candidats ne sera rendue publique que le 30 janvier, après validation d'une commission de contrôle.

Louis Giscard d'Estaing avait annoncé sa candidature mi-novembre, et appelé son parti à "saisir l'opportunité d’occuper pleinement" l'espace politique laissé vacant par d'une part Emmanuel Macron, qui est "l'héritier de François Hollande, donc de François Mitterrand", d'autre part par M. Wauquiez, et sa position "moins pro-européenne, voire eurosceptique". 

Sans être candidat à la présidence, le fils de l'ancien président de la République ne quitte pas pour autant l'UDI, a-t-il souligné, "bien que ce ne soit pas là où je peux être le plus utile".

Le maire de Chamalières a par ailleurs indiqué se consacrer à son club de réflexion, LesIdées.fr. "Il vaut mieux créer des passerelles qui ne soient pas des structures partisanes", s'est-il justifié.

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Avec Notre-Dame-des-Landes, le "copilote" Edouard Philippe prend du galon

jeu, 01/18/2018 - 18:40

Chargé de piloter le dossier délicat de Notre-Dame-des-Landes, Edouard Philippe a porté pour la première fois une des décisions majeures de ce début de quinquennat, un rôle jusque-là trusté par Emmanuel Macron.

"Notre-Dame-des-Landes, c'est un épiphénomène d'une réalité où on voit, depuis deux-trois mois, la montée en puissance d'Edouard Philippe, avec son style", estime un ministre proche du tandem exécutif.

C'est lundi soir, lors d'un entretien à l'Elysée, que président et Premier ministre, qui boucle une concertation avec plus d'une centaine d'élus, entérinent la décision. C'est là aussi qu'ils conviennent que le chef du gouvernement annoncera la nouvelle, dont il sait qu'elle fera des mécontents.

"J'ai rendu ma proposition au président, et nous nous sommes rendu compte que nous étions d'accord", explique le Premier ministre en petit comité.

Lieutenant d'Alain Juppé pendant des années, coauteur - avec son ami et actuel conseiller Gilles Boyer - d'un roman politique appelé "Dans l'ombre", le chef du gouvernement n'a jamais pris ombrage d'être numéro 2. Un atout, jugent beaucoup, quand les relations Elysée-Matignon ont été si souvent compliquées par les rivalités et les ambitions sous la Ve République.

Les premiers mois du quinquennat avaient vu Emmanuel Macron revenir quelques jours plus tard sur des annonces de la déclaration de politique générale de M. Philippe, ou recevoir à l'Elysée syndicats et patronat, exercice souvent dévolu à Matignon. Sans que cela ne provoque d'incident.

S'il est désormais titulaire d'un "brevet de copilote", selon la formule d'un éditorial des Echos, il est peu probable qu'Edouard Philippe, chef de la majorité sans parti et Premier ministre après avoir frôlé la traversée du désert politique, se sente pousser des ailes.

- 'Super' dircab du président -

"Edouard Philippe est le premier Premier ministre depuis longtemps à avoir compris que l'évolution de la Ve République faisait du Premier ministre un super directeur de cabinet du président de la République. Il ne cherche pas à préserver des intérêts de carrière ou à être un chef de l'Etat bis", dit de lui le député UDI Yves Jégo.

L'ex-député-maire du Havre n'échappe toutefois pas à la règle qui veut que le Premier ministre hérite de dossiers risqués ou impopulaires, qu'ils remontent des ministères ou descendent de l'Elysée.

Pour le député socialiste Olivier Faure, sur Notre-Dame-des-Landes, "le président n'a pas osé assumer une décision contradictoire avec ses engagements de campagne, c'est pourquoi il a envoyé le Premier ministre".

Au rayon des décisions controversées, c'est aussi Edouard Philippe qui a officialisé la semaine dernière la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Il a aussi repris en main le dossier des réfugiés .

Le choix sur Notre-Dame-des-Landes, s'il fâche beaucoup d'élus locaux de l'Ouest, s'avère finalement plutôt bien perçu dans l'opinion: selon un sondage Elabe publié mardi, trois Français sur quatre approuvent la décision, et 58% des sondés jugent que l'exécutif a fait preuve de "courage".

Avec son humour british, son phrasé aux mots soupesés, et un mot d'ordre - "sérieux sans se prendre au sérieux" -  le Premier ministre multiplie les "consultations" et autres "concertations" au moindre signe d'incendie. Quant aux parlementaires de la majorité, ils sont fréquemment reçus et consultés à Matignon.

Une façon de tuer dans l'oeuf les frondes ou les oppositions, souligne un cadre de la majorité: "La technique de consultation est assez redoutable. Quand on est très associé en amont, il est difficile de contester la décision".

D'autant que l'homme est salué dans l'exercice de la conciliation, par exemple sur le dossier du référendum d'indépendance en Nouvelle-Calédonie, où les élus du "Caillou" avaient reconnu son rôle de facilitateur.

parl-jmt-map/mat/swi

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Aurélie Filippetti rejoint le mouvement de Benoît Hamon

jeu, 01/18/2018 - 18:31

L'ancienne ministre socialiste Aurélie Filippetti a décidé d'adhérer au mouvement Génération.s de Benoît Hamon, dont elle a été l'une des porte-parole durant la campagne présidentielle, a-t-elle annoncé jeudi à l'AFP, confirmant une information du Figaro.

L'ex-députée de Moselle ne souhaite s'épancher davantage sur ce qui est "le début d'un processus", a-t-elle expliqué, précisant que "c'est quelque chose de normal, de naturel".

Du côté de Génération.s, on se dit "ravi". "Aurélie Filippetti est quelqu'un qui nous apportera beaucoup, et pas uniquement dans le domaine culturel", a déclaré le député européen Guillaume Balas. Quant à la possibilité que l'ancienne ministre de la Culture occupe des fonctions au sein du mouvement, "on est encore en discussion avec elle", a-t-il affirmé. "Le fait qu'elle soit présente est déjà une force en soi", a renchéri M. Balas.

Mme Filippetti avait été exclue pour 18 mois par le Parti Socialiste en octobre pour avoir soutenu un candidat dissident lors des élections sénatoriales. "Je préfère désormais tourner complètement cette page et quitter définitivement le parti socialiste", avait-elle déclaré en décembre au micro de France Bleu Lorraine-Nord.

L'ancienne membre du gouvernement a toutefois affiché lundi sur sa page Facebook son soutien à Delphine Batho, candidate à la tête du Parti Socialiste. 

"J'ai dit ma sympathie pour la démarche de Delphine Batho, je trouve qu'elle est courageuse", a-t-elle précisé à l'AFP. "Je voulais simplement rappeler que Delphine était quelqu'un qui avait un parcours qui lui donne toute légitimité" pour briguer la tête du parti, a-t-elle poursuivi.

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Les neurosciences au secours des victimes de viol ?

jeu, 01/18/2018 - 18:16
Violences sexistes et sexuelles

Les victimes de viol subissent une double peine : en plus de l'agression elle-même, elles ont du mal à reconstituer le récit précis des événements, voire à parler tout court. C'est le résultat de ce que les spécialistes appellent un stress post-traumatique, recensé également chez les victimes d'attentats ou les soldats envoyés sur les terrains de conflits.

Auditionnée jeudi par la mission d'information sur le viol de l'Assemblée nationale, la neurologue Carole Azuar apporte un éclairage précieux sur "une pathologie bien plus vaste que ce qu'on pouvait imaginer au départ".

Sidération et oubli

L'apport des neurosciences est utile pour comprendre les conséquences de l'agression. "Quand la victime est sous l'emprise d'un stress aigu, elle ne va plus pouvoir prendre de décision", explique la scientifique. En clair, "le système de décision, situé dans le lobe frontal du cerveau", va être "sidéré", empêchant toute réaction rationnelle, comme prendre la fuite.

Sous le choc de l'agression, le "système émotionnel des victimes va être modifié". Résultat ? "Quand la victime raconte ce qui lui est arrivé, elle n'aura pas forcément les émotions 'attendues'", explique Carole Azuar.

La mémorisation de l'agression elle-même ne va pas se faire de façon normale, ajoute la neurologue :

"Au lieu d'être enregistré dans l'hippocampe, le souvenir va être enregistré au sein de l'amygdale qui est une structure émotionnelle. [La victime] va enregistrer les couleurs, les odeurs, les sensations de manière très violente, mais elle ne va pas enregistrer le caractère temps-espace de manière précise" Carole Azuar, neurologue, 18 janvier 2018

Par conséquent, les souvenirs "seront peu précis", insiste la spécialiste.

La neurologue a notamment traité le cas de Flavie Flament, qui affirme avoir été violée pendant son adolescence mais qui dit n'avoir retrouvé le souvenir de son viol qu'en 2009, soit vingt-deux ans après les faits : "Flavie Flament avait une atrophie de l'hippocampe très visible, je ne m’attendais pas à trouver ça à l'échelle d'un individu", note la neurologue.

Vers un "faisceau de preuves" ?

Cette atrophie de l'hippocampe constitue-t-il pour autant des preuves qui pourront aider les victimes en justice ? Oui et non, explique Carole Azuar, alors que les députés s'interrogent sur l'opportunité d'allonger la prescription des crimes sexuels sur mineurs à trente ans après leur majorité (contre vingt ans aujourd'hui),

Bonne nouvelle en tout cas : plusieurs marqueurs neurologiques peuvent désormais être mobilisés pour prouver la réalité d'un stress post-traumatique. "Probablement, la médecine va avancer et on va pouvoir aller vers un faisceau de preuves", imagine Carole Azuar. Reste que les enquêteurs auront toujours à faire "le lien avec la cause de ce stress", qui pourrait être d'un tout autre ordre...

Dans ces conditions, on comprend mieux la difficulté pour une victime de livrer un premier témoignage suivant le viol. D'autant que les policiers ou gendarmes ont encore une grosse marge de progression dans l'accueil des victimes, ont reconnu leur hiérarchie à la fin de l'année dernière.

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PS: Faure bien parti pour tirer son épingle du jeu

jeu, 01/18/2018 - 17:12

Julien Dray presque candidat, Delphine Batho en guerre contre la direction... Alors qu'une certaine confusion règne à moins de dix jours de la clôture des candidatures à la tête du PS, Olivier Faure engrange les soutiens et semble le mieux placé pour l'emporter.

Le conseiller régional Julien Dray a ouvert la journée jeudi en semblant ajouter sa candidature à celles de Luc Carvounas, Stéphane Le Foll, Olivier Faure, Emmanuel Maurel et Delphine Batho. Fausse alerte: "je cherche à construire une solution collective qui rassemble et il y a encore le temps de le faire", a rectifié l'ancien député de l'Essonne sur Facebook.

Autre candidature qui n'ira peut-être pas au bout: celle de l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho. La députée des Deux-Sèvres est lancée depuis lundi dans une croisade contre les nouvelles modalités d'organisation du Congrès, pourtant approuvées par le Conseil national du PS en décembre, et soumises au vote des militants jeudi soir.

Il y a une "petite mafia" qui a "confisqué la direction du parti socialiste" pour "mettre fin à la démocratie interne au Parti socialiste" en instaurant une "règle nouvelle qui est (...) que ceux qui dirigent déjà doivent diriger demain", a-t-elle tonné sur LCP.

A moins d'un improbable vote négatif des militants, ces règles devraient néanmoins s'appliquer, la justice, saisie par un militant PS, n'ayant rien trouvé à y redire. Dès lors, il n'est pas certain que Mme Batho puisse réunir les parrainages nécessaires à une candidature --16 membres du Conseil national. "Aller chercher des parrains quand on a dit que le PS était une mafia, ce serait paradoxal", ironise un responsable du PS.

- Aubry s'engage -

Dans ce contexte, les principaux candidats continuaient jeudi d'avancer leurs pions. Le président du groupe PS à l'Assemblée Olivier Faure a enregistré un soutien de poids, celui de la maire de Lille Martine Aubry, dont il fut le conseiller au ministère de l'Emploi à la fin des années 1990.

"Je suis convaincue de ses convictions (...) Il refuse les accords entre les uns et les autres (...) Il souhaite remettre le parti au travail", a dit l'ancienne première secrétaire lors de ses voeux à la presse.

M. Faure devrait aussi obtenir le soutien d'une bonne partie de l'ancienne majorité du PS, après que celle-ci a fait le deuil d'une candidature unique issue de ses rangs.

"La quasi-totalité du pôle social-démocrate va basculer chez Olivier Faure", prédit l'ancien député vallsiste Philippe Doucet. "Stéphane Le Foll peut ressentir cela comme injuste. Mais il apparaît comme trop collé à l'histoire du quinquennat alors qu'on veut attaquer une nouvelle étape", explique-t-il à l'AFP.

Autre tort de M. Le Foll: avoir fait cavalier seul, quand M. Faure venait défendre sa candidature devant la majorité. "Stéphane Le Foll n'a assisté à aucune réunion de la majorité depuis septembre. On l'a regretté".

Réunis mercredi soir, M. Doucet et "un certain nombre de représentants du groupe des sociaux-démocrates", dont l'ancienne porte-parole du PS Corinne Narassiguin, ont tranché en faveur de M. Faure, a raconté l'ex-député du Val-d'Oise à l'AFP. Un texte pourrait être prochainement publié.

Les discussions sont aussi bien engagées entre M. Faure et le collectif emmené par la députée Valérie Rabault et les premiers fédéraux Sébastien Vincini et Emmanuel Grégoire. M. Faure, qui a rencontré les représentants du collectif mardi, a assuré mercredi sur sa page Facebook se "retrouve(r) largement" dans leurs propositions concernant la gouvernance du PS. "Valérie Rabault ne sera pas candidate", assure l'entourage de M. Faure à l'AFP.

Les candidats ont jusqu'au 27 janvier pour se déclarer. Les élections se tiendront les 15 et 29 mars, et le Congrès les 7 et 8 avril à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

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LR: Copé ne fera pas à Wauquiez le "cadeau" de son départ du parti

jeu, 01/18/2018 - 16:07

Jean-François Copé a critiqué jeudi une "machine à exclure" au sein de LR depuis l'élection de Laurent Wauquiez et s'est dit "inquiet" des départs successifs de ténors, refusant toutefois de "faire le cadeau" de son propre départ au nouveau président des Républicains.

"Quand on a subi la défaite désastreuse qui a été celle de la droite française" en 2017, "le moins qu'on puisse faire", c'est faire preuve "d'un peu de résilience et de cohérence", a déclaré l'ancien président de l'UMP lors de l'émission "Questions d'Info" LCP-Le Point-AFP.

"Il y a des gens (...) qui n'ont pas compris qu'il s'est passé un big bang considérable en mai" avec l'élection d'Emmanuel Macron et continuent de "refaire comme avant (...) la petite élection à l'ancienne" en cherchant "vite à se positionner pour 2022", a déploré le maire de Meaux, candidat malheureux à la primaire de la droite (0,3%).

"Bien entendu, la machine à exclure se met en marche tout de suite. Sarkozy avait viré les non-sarkozystes, Fillon les non-fillonistes, Wauquiez est en train de virer les +non-wauquiezistes+", a-t-il lancé.

M. Copé s'est dit "inquiet" des départs ou prises de distance de Xavier Bertrand, Luc Chatel, Alain Juppé, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin ou encore François Baroin. "Si la stratégie consiste à dire +surtout, on vire tous les gens qui brillent un peu+ (...) j'ai peur qu'à un moment donné, l'addition soit salée".

Pourrait-il lui-même quitter le parti ? "Je ne vois vraiment pas pourquoi j'offrirais le cadeau" de ce départ, a-t-il dit, assurant rester "dans ce parti".

"Je mets en garde ceux qui dirigent" LR, car "leur légitimité n'est pas liée a une élection majeure" et "il faut rassembler", a-t-il tancé.

Selon M. Copé, "l'objectif" de Laurent Wauquiez, est "qu'il dégage tout le monde, qu'il supprime la primaire, et qu'il (soit) candidat du parti". Ensuite, "il supprime les primaires, comme ça il n'a pas de concurrent à l'intérieur du parti" mais "ce n'est pas parce qu'il supprime les primaires qu'il supprimera les candidats à la présidentielle".

A l'approche des européennes de 2019, "si le match doit être entre, d'un côté, les pro-européens avec Macron, Juppé et, de l'autre, les anti-européens avec Wauquiez, Le Pen, Mélenchon, alors là, on est mal barrés", a-t-il estimé dans une autre critique de Laurent Wauquiez et de son euroscepticisme.

Il a aussi regretté ses "postures" anti-Macron alors que le chef de l'Etat "mène une politique (économique) qui correspond à ce qu'on n'a pas eu le courage de faire nous".

Est-il donc donc devenu macroniste ? "Non, je dois être un des derniers copéistes, peut-être... Il y en a encore un ou deux, en dehors bien sûr de ma famille adorée et de mes amis", a éludé M. Copé en souriant.

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May et Macron à Sandhurst pour le 35e sommet franco-britannique

jeu, 01/18/2018 - 16:04

La Première ministre britannique Theresa May et le président français Emmanuel Macron sont arrivés jeudi à l'Académie militaire royale de Sandhurst pour le 35e sommet franco-britannique, une rencontre qui sera dominée par les questions liées à l'immigration clandestine et à la défense.

Les deux dirigeants sont arrivés peu avant 15H00 GMT dans ce prestigieux établissement situé à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Londres, accueillis par une parade, après un déjeuner de travail au pub The Royal Oak à Maidenhead, ville proche.

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La popularité de Macron en hausse, Philippe recule

jeu, 01/18/2018 - 13:49

La popularité d'Emmanuel Macron continue de grimper (+2) alors que celle d'Edouard Philippe marque un coup d'arrêt en janvier (-4), selon un sondage Ifop-Fiducial diffusé jeudi.

Avec 59% d'avis favorables, le chef de l'Etat se maintient en troisième position des politiques dont les Français ont une "bonne opinion", derrière Nicolas Hulot, en net recul à 64% (-6), et Alain Juppé, en hausse à 61% (+2). 41% des personnes interrogées ont une "mauvaise opinion" du président de la République.

Avec 52% de bonnes opinions et 35% de mauvaises, Edouard Philippe est quant à lui en net recul après deux mois de hausse dans ce baromètre pour Paris Match et Sud Radio réalisé avant l'annonce mercredi par le gouvernement de l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve (56%) et la ministre des Sports Laura Flessel (53%) gagnent chacun un point en un mois. Egalement en hausse, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb gagne 8 points à 49%. Avec 34% (-8) de bonnes opinions, le président de LR Laurent Wauquiez est en net recul.

Enquête réalisée par téléphone les 12 et 13 janvier auprès d'un échantillon de 956 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

dch/mat/kp   

  

  

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"Macron, un président qui ne fait qu'une politique de droite en matière économique", juge Copé

jeu, 01/18/2018 - 13:40
Emmanuel macronJean-François Copé

Une fois encore, Jean-François Copé semble avoir décidé d'arrêter "la langue de bois". Le candidat malheureux à la primaire des Républicains de 2016, arrivé en dernière position avec 0,3% des voix, apprécie visiblement la politique économique impulsée par Emmanuel Macron depuis le débuts du quinquennat. À rebrousse-poil des députés Les Républicains, quasi unanimement critiques, l'ancien ministre du Budget (2004-2007) adresse sans complexe un satisfecit au chef de l'Etat.

"Vous avez un président de la République qui ne vient pas de la droite mais qui ne fait depuis les débuts de son quinquennat qu'une politique de droite en matière économique !, lance le maire de Meaux. De manière générale, il incarne un regard sur le développement économique, sur l'entreprise, le travail, qui correspond exactement aux valeurs que je défends !"

Si Jean-François Copé refuse néanmoins de se dire partisan d'Emmanuel Macron, il dit vouloir "prendre un peu de temps pour la réflexion" et assure défendre une certaine cohérence : "Être cohérent, ça veut dire que quand un président de la République mène une politique qui correspond à ce qu'on n'a même pas eu le courage de faire nous, alors qu'on l'a préconisée depuis des années, le reconnaître, c'est la moindre des choses..."

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Immigration : Aubry dénonce "une politique de dissuasion"

jeu, 01/18/2018 - 13:24

La maire socialiste de Lille Martine Aubry a estimé jeudi que la politique d'immigration menée par le gouvernement était une "politique de dissuasion", fustigeant un "déni d'humanité insupportable".

"Oui, il ne faut pas qu'il y ait une nouvelle +jungle+ (à Calais) (...) mais ce n'est pas une raison pour déchirer les tentes" des migrants, a estimé l'ancienne première secrétaire du parti socialiste lors de ses voeux à la presse.

"C'est une politique de dissuasion (...) Il y a un déni d'humanité insupportable", a-t-elle estimé, après la visite d'Emmanuel Macron à Calais mardi. 

Les migrants "sont tous des hommes, des femmes des enfants, mais on les classe (...) C'est une honte pour la France", a-t-elle ajouté, appelant à créer un office européen de l'asile et à "réformer" le règlement de Dublin qui laisse la charge des migrants au premier pays d'arrivée.

La maire de Lille s'est ainsi inquiétée de "tout l'arsenal répressif" qui va être "renforcé" avec la loi sur l'asile et l'immigration portée par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, et a également réitéré ses critiques vis-à-vis de la politique économique et sociale d'Emmanuel Macron.

"Le temps de la séduction va vite être remplacé par le temps de la réalité", a-t-elle ironisé. "On parle du nouveau monde mais on applique les recettes de l'ancien monde", a-t-elle insisté, rapprochant la politique actuelle de celle de l'ancienne Première ministre britannique Margaret Thatcher.

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Congrès du PS: le courant majoritaire du PS acte sa division

jeu, 01/18/2018 - 13:14

Le courant majoritaire du PS, à la recherche depuis quelques semaines d'une candidature unique en vue du Congrès des 7 et 8 avril, a pris acte de sa division entre Luc Carvounas, Olivier Faure et Stéphane Le Foll, selon un courrier publié jeudi par Libération.

"Cher Luc, cher Olivier, cher Stéphane (...) Nous recevons vos candidatures séparées comme un engagement parce que notre parti, après les défaites historiques qu'il a subies, a besoin de débats, de réflexion et d'abnégation", peut-on lire dans cette lettre de deux pages signée notamment par le coordinateur du parti Rachid Temal.

"Les motions que vous présenterez, leurs analyses et les propositions que vous ferez nous aideront à comprendre ce qui vous distingue sur le fond", ajoutent les auteurs.

"Mais nous voulons vous rappeler un engagement commun: si le prochain congrès doit engendrer un profond renouveau, il ne peut le faire en rompant avec la culture de gouvernement qui est notre bien commun (...) Nous sommes et restons l'opposition de la gauche responsable (...) Nous devons aussi travailler à l'autonomie du PS. Aujourd'hui, aucune alliance politique ne s'impose", soulignent-ils.

"Nous souhaitons que, lorsque ce débat aura été arbitré par les militants, vous vous retrouviez (...) pour constituer une vraie majorité", concluent-ils.

La lettre "prend acte du fait qu'il y aura une division au premier tour", le 15 mars, a décrypté auprès de l'AFP un des auteurs, l'ancien député vallsiste Philippe Doucet.

"Nous ce que l'on souhaite, c'est qu'au-delà des choix personnels, le moment venu ils puissent préparer un rassemblement sur le fond", autour de deux idées forces: le PS incarne "la gauche de gouvernement" et doit affirmer son "autonomie stratégique", a-t-il expliqué.

Vers quel candidat va pencher l'ancienne majorité réunie autour de Jean-Christophe Cambadélis en 2015? "La quasi-totalité du pôle social-démocrate va basculer chez Olivier Faure", pronostique M. Doucet. "Stéphane Le Foll peut ressentir cela comme injuste. Mais il apparaît comme trop collé à l'histoire du quinquennat alors qu'on veut attaquer une nouvelle étape", a souligné l'ex-député du Val-d'Oise.

Réunis mercredi soir, M. Doucet et "un certain nombre de représentants du groupe des sociaux-démocrates", dont l'ancienne porte-parole du PS Corinne Narassiguin, ont tranché en ce sens, a-t-il raconté à l'AFP. Un texte pourrait être prochainement publié.

L'élection du premier secrétaire du PS aura lieu le 29 mars.

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Direction du PS: Aubry soutient Olivier Faure

jeu, 01/18/2018 - 12:58

La maire socialiste de Lille Martine Aubry a annoncé jeudi apporter son soutien à Olivier Faure pour prendre la tête du PS, considérant qu'il "souhaite remettre le parti au travail".

"Je vais prendre une position qui est de soutenir Olivier Faure", a déclaré l'ancienne première secrétaire du PS lors de ses vœux à la presse.

"Je suis convaincue de ses convictions", a-t-elle estimé. "Il refuse les accords entre les uns et les autres (...) Il souhaite remettre le parti au travail."

Cinq candidats se sont déclarés pour la présidence du PS: l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho, l'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, le député du Val-de-Marne Luc Carvounas, le député européen Emmanuel Maurel et le patron des députés PS Olivier Faure".

"Il n'y a pas de petits accords d'appareil avec lui (...) On ne parle plus de motions, A, B, C, D, E ", a-t-elle encore ajouté.

"On essaie de se dire: comment redonner une envie de gauche", a-t-elle expliqué.

Les candidats à la succession de l'ex-premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis ont jusqu'au 27 janvier pour se faire connaître, l'élection étant prévue le 29 mars, et le Congrès les 7 et 8 avril.

"Quand il y a des lignes politiques différentes, notre honneur c'est d'en débattre," a jugé Mme Aubry, mettant en garde contre les règlements de compte personnels. "Si on commence comme ça on est foutu".

Pour remettre le PS sur les rails, la maire de Lille a décliné trois conditions : "une analyse ouverte du bilan du quinquennat" de François Hollande pour comprendre pourquoi les Français "nous ont tourné le dos", "un positionnement clair" vis-à-vis d'Emmanuel Macron et "construire un grand projet" et "mettre en place l'architecture du nouveau monde" avec de "nouvelles têtes".

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"Start-up nation" voulue par Macron : Cohen (CNRS) met en garde contre une "inflation verbale" pas "corroborée par les chiffres"

jeu, 01/18/2018 - 12:40
ECONOMIE

Les membres de la commission d'enquête sur la politique industrielle de l'Etat ont auditionné jeudi matin les économistes Pierre Veltz et Elie Cohen. Ce dernier, directeur de recherche au CNRS, a mis en garde les députés présents contre le concept de "start-up nation", brandi par Emmanuel Macron peu après son élection.

"Déclin progressif de l'ancienne industrie"

Elie Cohen a ainsi évoqué le fonds pour l'innovation de rupture, doté de 10 milliards d'euros et "alimenté par des cessions d'entreprises publiques ou semi-publiques". Lancé lundi, ce fonds a pour but, comme l'a expliqué Bruno Le Maire, "d'investir dans l'avenir (...), de protéger nos secteurs stratégiques et de construire des champions européens".

Une manière, selon Elie Cohen, "de faire en sorte que la France devienne une 'start-up nation', c'est-à-dire tout miser sur l'innovation disruptive pour profondément renouveler le modèle économique et industriel".

On voit bien l'idée : on gère le déclin progressif de l'ancienne industrie et on favorise l'éclosion de la nouvelle industrie.Elie Cohen

"Mobilisation culturelle de la jeunesse"

Seulement, précise le directeur de recherche au CNRS, "le problème c'est que les rythmes ne sont pas les mêmes du tout" :

Les effets macroéconomiques de ce qui relève de cette "start-up nation", aujourd'hui, ce sont des chiffres infinitésimaux...Elie Cohen

Un point de vue partagé par Pierre Veltz, lui aussi auditionné par les députés. Si l'économiste reconnaît la nécessité de "soutenir les start-ups", qui "représentent une formidable mobilisation culturelle de la jeunesse", Pierre Veltz assure que "ce n'est pas là que naîtra le renouveau industriel et économique dont nous avons besoin".

"La France n'est pas très présente"

Selon Elie Cohen, la difficulté est d'autant plus grande que la France peine à se hisser dans "les cinq premiers mondiaux" dans des domaines d'avenir comme la robotique, l'intelligence artificielle, le big data, la cybersécurité, la virtualisation :

Regardons les levées de capitaux dans ces secteurs-là, regardons le nombre d'entreprises dont les valorisations ont dépassé les 100 millions d'euros ou le milliard de dollars. La France n'est pas très présente...Elie Cohen

Cette situation interroge le chercheur : "Je me demande s'il n'y a pas une espèce d'inflation verbale sur ce côté 'french tech' et sur ce côté 'start-up nation' qui n'est pas corroborée par les chiffres." Une critique qui survient une semaine après la visite très médiatisée du secrétaire d'Etat chargé du Numérique Mounir Mahjoubi au Consumer Electronics Show à Las Vegas, le plus grand salon au monde dédié aux loisirs technologiques.

Selon Elie Cohen, le volontarisme de l'Etat et la somme dédiée à cette politique ne sont pas suffisants :

Dans les ordres de grandeur, c'est probablement un 0 ou deux qu'il manque dans l'effort à faire pour développer pleinement ces activités.Elie Cohen

"Nouvelles infrastructures"

Par ailleurs, Pierre Veltz a souligné la nécessité pour l'Etat de financer lui-même de "nouvelles infrastructures" pour accompagner le bouleversement annoncé des modes de transports, comme la voiture électrique et autonome :

Ce changement de système ne peut être pris en charge par les entreprises complètement, parce qu'il implique des sujets normatifs qui ne sont pas de leur ressort, et que les normes et les standards dans cette affaire sont absolument stratégiques.Pierre Veltz

Une prise de position qui fait écho à l'audition mercredi du PDG de Renault Carlos Ghosn par les commissions des affaires économiques et des finances de l'Assemblée. Le patron du constructeur automobile a notamment affirmé que "d'ici à 2035, 25% des véhicules neufs vendus seront autonomes".



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NDDL: "les zadistes n'ont pas gagné", selon Castaner

jeu, 01/18/2018 - 11:09

Les zadistes "n’ont pas gagné" à Notre-Dame-des-Landes, a affirmé jeudi Christophe Castaner, délégué général de La République en marche (LREM) soulignant que "deux décisions" ont été prises par le gouvernement, celle de renoncer à la construction d'un nouvel aéroport et d'évacuer la Zad.

"Il y a eu hier deux décisions, la première était d’abandonner ce projet qui était daté, qui était dépassé", a déclaré M. Castaner sur Europe 1. "Et la 2e décision qui a été prise hier (...) c'est l'évacuation de la Zad et donc il y aura l'évacuation de la Zad, les zadistes n’ont pas gagné".

"On aurait pu prendre une décision militaire, une décision d’autorité politique pour montrer que +oui on a de l'autorité, donc on évacue immédiatement+", mais "ce qui compte c’est le fond", a développé le secrétaire d'Etat en charge des Relations avec le Parlement. "Cet aéroport état-il bon ? Il n'était pas bon pour la France et y compris pour le territoire".

Interrogé sur une éventuelle compensation pour le groupe de BTP Vinci, qui avait été choisi pour construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, M. Castaner a confirmé qu'il y aurait "des discussions". "On va ouvrir la discussion immédiatement, elle s'est faite dès hier, on va discuter avec le groupe Vinci".

"Je rappelle que dans le contrat il y a la possibilité que le contrat soit rompu pour des causes exceptionnelles , on peut considérer que nous sommes dans ces causes là, il y a aura des discussions", a-t-il insisté.

Les rapporteurs de la médiation avaient estimé qu'un abandon du projet pourrait contraindre l'État à indemniser Vinci jusqu'à 350 millions d'euros. M. Castaner s'est dit "intimement convaincu" que cette somme sera inférieure.

"Comme il s’agit d’argent public on va tout faire pour que effectivement l'indemnisation corresponde aux engagements financiers de Vinci, et c'est légitime, mais que ça coûte le moins cher au contribuable", a-t-il ajouté.

Sur France Inter, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a indiqué que ce chiffre de 350 millions était "erroné". "La discussion va s'engager avec Vinci", a-t-il de nouveau affirmé, comme il l'avait déjà fait mercredi. "L'Etat saura défendre ses intérêts comme il le fait toujours".

"Le patron de Vinci a dit hier qu'il était à la disposition du gouvernement et la ministre des Transports va le rencontrer très rapidement pour pouvoir engager cette discussion", a ajouté M. Griveaux.

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Julien Dray candidat à la tête du PS

jeu, 01/18/2018 - 10:51

Julien Dray a annoncé jeudi qu'il serait candidat à la tête du Parti socialiste, rappelant qu'il était favorable à "une coprésidence". 

A la question "Est-ce que vous allez faire acte de candidature pour partir à la conquête du Parti socialiste?", le conseiller régional d'Ile-de-France, invité de Radio Classique, a répondu "Oui".

"Je pense que la question de la survie et du devenir du Parti socialiste est posée", pour laquelle il "essaie de construire une solution politique", a-t-il ajouté. 

Six candidats se sont désormais déclarés pour le poste de Premier secrétaire du Parti socialiste: outre Julien Dray,  l'ex-ministre de l'Ecologie Delphine Batho, l'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, le patron des députés PS Olivier Faure, le député du Val-de-Marne Luc Carvounas et le député européen Emmanuel Maurel.

M. Dray a exprimé sa volonté d'avoir "une coprésidence du PS", idée qu'il avait déjà proposée dimanche.  

Invité sur BFMTV, le socialiste Julien Dray avait détaillé ses propositions pour la gouvernance et la refondation idéologique du parti.

Il avait proposé que le congrès se tienne désormais annuellement et non plus tous les trois ans, "avec droit de censure des militantes et des militants". 

M. Dray s'était aussi dit favorable à l'instauration d'une "conférence territoriale" hebdomadaire réunissant "le couple exécutif" et "un représentant de chaque région, en conférence" pour mettre en prise davantage la direction avec le terrain.

Enfin, M. Dray veut "remettre la formation au coeur de la vie militante". "Les universités d'été, c'était devenu le festival de Cannes à La Rochelle, tout le monde venait pour se faire voir, pas pour travailler, pas pour apprendre, pas pour savoir", avait-il ironisé.

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NDDL: le gouvernement "obsédé" par la mise en oeuvre de sa décision, selon Hulot

jeu, 01/18/2018 - 10:05

L'"obsession" du gouvernement est désormais de faire appliquer avec succès sa décision d'abandonner le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a dit jeudi le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot.

"La seule obsession que nous avons maintenant est de faire réussir une décision qui a été très difficile à prendre", a-t-il déclaré sur RTL, évoquant "une décision de sagesse et d'apaisement, et l'Histoire le montrera".

"C'est un soulagement parce qu'on va pouvoir passer à autre chose, tout en, je l'espère et nous nous y engageons parce qu'on se sent redevables vis-à-vis des élus du Grand Ouest, en faisant en sorte de répondre aux exigences des acteurs économiques et politiques du Grand Ouest".

Concernant l'occupation de la ZAD, "il faut qu'il y ait un geste rapide qui soit effectué - et j'ai confiance en cela: que les routes soient naturellement restituées à l'Etat".

"Il faut savoir arrêter un combat quand on pense qu'on l'a gagné", a-t-il souligné. "Créons les conditions pour que le retour à l'ordre public se fasse avec un maximum de précautions, mais le retour à l'ordre public il aura lieu".

L'occupation des lieux, "c'est une situation qui s'est installée pendant des années, on ne peut pas la régler comme ça, mais il va falloir de part et d'autre une bonne volonté et un certain nombre de signaux d'apaisement des deux bords", a-t-il prévenu.

Concernant son rôle dans la décision, il a rejeté l'hypothèse que son éventuel départ ait pu être mis dans la balance.

"Vous imaginez si j'avais fait peser cette menace ?", a-t-il dit. "Pas une seconde dans les heures que nous avons passées sur ce dossier, je n'ai fait valoir cette hypothèse, pas une fois. Cela n'aurait pas été à la hauteur de mes responsabilités".

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Kenneth Roth (HRW): "Personne ne devrait être renvoyé de force en Libye"

jeu, 01/18/2018 - 08:56

L'Europe ne doit pas, même indirectement, prendre le risque de renvoyer des migrants en Libye, où ils sont traités de manière "atroce", martèle le directeur de Human Right Watch, Kenneth Roth, infatigable défenseur des droits de l'Homme depuis plus de 30 ans.

Les images chocs de CNN, montrant en novembre une vente d'esclaves africains près de Tripoli, n'ont pas surpris cet Américain de 62 ans, dont l'organisation aussi crainte que respectée s'étend désormais dans quelque 90 pays.

"Human Rights Watch le rapportait depuis un certain temps déjà: la manière dont les migrants sont traités en Libye est atroce. Nous recueillons sans cesse des témoignages de travail forcé, d'abus sexuels, de torture", rappelle-t-il lors d'un entretien avec l'AFP au siège parisien de HRW, à l'occasion de la publication jeudi du rapport mondial 2018. 

"Personne ne devrait être renvoyé de force en Libye aujourd'hui", tranche-t-il, regard perçant derrière ses lunettes rectangulaires, en épinglant l'attitude ambigüe de l'Union européenne. 

Les bateaux européens "ne renvoient pas les gens en Libye" mais l'Union européenne, en particulier l'Italie, "font indirectement ce qu'ils ne peuvent pas faire directement, en formant les gardes-côtes libyens qui ramènent les migrants" en Libye, dénonce M. Roth.

"Il y a plus de migrants qui meurent en Libye qu'en essayant de traverser la Méditerranée", poursuit-il en citant les chiffres de l'Organisation internationale des migrations (OIM), "ça vous donne une idée de la gravité de la situation".

En 2017, au moins 3.116 migrants sont morts ou disparus en tentant la traversée vers l'Europe, selon l'OIM. Mais les tentatives de traversées ont chuté depuis l'été, après des accords entre Rome et les autorités et milices libyennes pour empêcher les migrants de prendre la mer.

"L'Europe a la responsabilité de contrôler ses frontières, personne ne le conteste" mais qu'elle "tente de limiter l'afflux des migrants en investissant économiquement dans leurs pays ou en agissant contre les répressions qu'ils fuient", réclame Kenneth Roth, fils d'un juif allemand qui a fui l'Allemagne nazie.

La Libye n'est qu'un des multiples dossiers que suit attentivement ce juriste américain, qui évoque avec la même précision les persécutions des Rohingyas en Birmanie que la politique anti-terroriste d'Emmanuel Macron.

Derrière lui, une multitude de rapports multicolores s'étage dans une immense bibliothèque: Human Rights Watch publie une centaine de rapports ou d'analyses chaque année, un tous les trois jours.

Dans son tour d'horizon annuel, 91 pays sont passés au crible, de l'Afghanistan au Zimbabwe. 

Entré en 1987 à Human Rights Watch, dont il est devenu le directeur exécutif six ans plus tard, Kenneth Roth a transformé la modeste organisation non gouvernementale en une multinationale de 425 salariés, financée par des dons de particuliers et de fondations, telle celle du milliardaire George Soros.

- 'non-partisan' -

HRW a bâti sa crédibilité sur deux principes: "exactitude et objectivité", dit son directeur, en soulignant que l'organisation n'a jamais commis de "grosse erreur".

"Nous appliquons ces principes quelle que soit la ligne politique du pays, de gauche ou de droite, qu'il s'agisse de gouvernements ou groupes rebelles. Nous ne sommes pas partisans", souligne-t-il.

S'il qualifie l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump de "moment de désespoir", Kenneth Roth n'épargne pas son prédécesseur, Barack Obama.

"J'admire le président Obama" mais "il n'a pas été prêt à payer le prix politique de la fermeture de Guantanamo, ni à faire quoi que ce soit pour empêcher Bachar al-Assad de commettre des atrocités de masse en Syrie", regrette-t-il.

Quant à Emmanuel Macron, dont il salue la fermeté face à la Russie ou la Turquie, il "s'est montré moins sévère avec le président Xi Jinping".

"Il semble plus disposé à défendre les droits humains quand les intérêts commerciaux français ne sont pas en jeu", critique M. Roth. 

L'ancien diplômé de droit de Yale ne se voyait pas "en avocat représentant n'importe quel client. J'avais besoin de croire à ce que je faisais".

"Mon père a grandi dans l'Allemagne nazie et s'est enfui enfant à New York en 1938. J'ai donc grandi avec ses récits sur Hitler (...) Cela m'a rendu très sensible au mal que les gouvernements peuvent faire et extrêmement déterminé à faire ce que je pouvais pour les en empêcher".

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Royaume-Uni: sommet franco-britannique dominé par les enjeux de sécurité

jeu, 01/18/2018 - 08:44

La Première ministre britannique Theresa May accueille jeudi le président français Emmanuel Macron pour un sommet bilatéral portant principalement sur les questions de sécurité des frontières et de défense.

Le gouvernement britannique doit annoncer au cours de la rencontre qu'il augmente de 44,5 millions de livres (50,5 millions d'euros) sa contribution financière au contrôle de la frontière à Calais, en réponse à une attente exprimée par la France.

"Cet argent doit être investi dans l'amélioration de la sécurité à la frontière", a déclaré un porte-parole de l'exécutif britannique. "Tout comme nous investissons pour nos frontières dans le reste du Royaume-Uni, il est normal de surveiller en permanence si nous pouvons renforcer les contrôles en France et en Belgique, pour s'assurer qu'ils soient aussi sécurisés que possible", a-t-il ajouté.

En vertu des accords du Touquet en vigueur depuis 2004, la frontière britannique est fixée sur la côte française, où les agents britanniques effectuent des contrôles. Dans ce cadre, le Royaume-Uni a dépensé plus de 100 millions de livres (113 millions d'euros) ces trois dernières années. Un porte-parole de Downing Street a reconnu mercredi que ces accords étaient "très bénéfiques au Royaume-Uni".

L'annonce du nouvel investissement a été critiquée par certains parlementaires à Westminster. "On donne déjà des millions à la France", a ainsi réagi Charlie Elphicke, député conservateur de Douvres, l'un des principaux ports de transit britanniques sur la Manche. "Il est temps d'investir davantage pour la sécurité de notre frontière sur notre côte".

Lors d'un déplacement mardi à Calais, ville d'entrée dans le tunnel sous la Manche, Emmanuel Macron avait prévenu que l’État "ne laissera pas se reconstituer une +jungle+" comme celle qui a rassemblé jusqu'à 8.000 migrants avant d'être démantelée en 2016.

Sa venue au Royaume-Uni doit donner lieu à la signature d'un "nouveau traité qui complétera les accords du Touquet", a annoncé l’Élysée. "Les Anglais vont participer aux dépenses", a déclaré jeudi sur CNews le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb. "La frontière restera à Calais, mais les Anglais vont envoyer davantage de forces conjointes de manière à ce que les trafics se fassent mieux".

Theresa May doit également annoncer une augmentation du nombre de mineurs isolés étrangers (MIE) pris en charge par le Royaume-Uni, conformément aux attentes de la France. 

Sur les quelque 2.000 mineurs pris en charge après le démantèlement de la "Jungle", le Royaume-Uni, qui s'était engagé à accueillir tous les enfants isolés ayant de la famille sur place et à étudier les dossiers des mineurs "vulnérables", en a finalement accueilli 769, selon les chiffres du ministère britannique de l'Intérieur. L'ONG France Terre d'Asile, elle, évoque 893 mineurs acceptés.

- Services de renseignement -

Le sommet, qui se tiendra à l'académie militaire de Sandhurst, au sud-ouest de Londres, fera également la part belle aux questions militaires, le Royaume-Uni cherchant à resserrer les liens avant le Brexit.

Londres a annoncé mercredi l'envoi de trois hélicoptères de la Royal Air Force et de personnels pour épauler les forces françaises dans la région du Sahel, ainsi qu'un renforcement de l'aide financière versée à la région.

"Les discussions que nous devons avoir aujourd'hui montrent qu'une relations solide entre nos deux pays, est dans l’intérêt du Royaume-Uni, de la France et de l'Europe", a déclaré Theresa May. "Ce sommet se déroule alors que le Royaume-Uni se prépare à quitter l'UE, mais cela ne signifie pas qu'il quitte l'Europe", a-t-elle redit.

En amont du sommet, des représentants des cinq services de renseignement des deux pays (DGSE et DGSI pour la France, MI5, MI6 et quartier général des communications pour le Royaume-Uni) se sont rencontrés en même temps pour la première fois.

Évoquant les derniers attentats perpétrés en Europe, un porte-parole du gouvernement britannique a annoncé un renforcement "de la coopération en matière de sécurité et de justice pénale", dans le prolongement du plan signé par les deux pays en juin 2017 sur la surveillance de l'activité terroriste en ligne.

Le sommet s'achèvera au Victoria and Albert Museum, une institution londonienne, les deux dirigeants devant annoncer un programme d'échanges d’œuvres d'art qui pourrait ntoamment porter sur un prêt de la célèbre Tapisserie de Bayeux, chef d’œuvre presque millénaire relatant l'invasion de l'Angleterre par le duc de Normandie Guillaume le Conquérant.

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NDDL: Collomb veut que les routes d'accès soient libérées "d'ici la fin de la semaine prochaine" 

jeu, 01/18/2018 - 07:44

Les routes d'accès à Notre-Dame-des Landes seront libérées "d'ici la fin de la semaine prochaine", a déclaré le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, qui souhaite que cela se fasse "par la discussion et la négociation" plutôt que par la force.

"Nous souhaitons libérer les routes (...) Ça ne peut pas tarder, ce sera (fait) d'ici la fin de la semaine prochaine", a déclaré le ministre sur CNews.

Les occupants de la zone de Notre-Dame-des-Landes ont annoncé mercredi leur volonté de rouvrir les routes, après l'annonce par le Premier ministre Edouard Philippe de l'abandon du projet controversé d'aéroport, tout en exprimant également leur "refus de toute expulsion".

Si les opposants ne libéraient pas les routes, "nous le ferons, bien évidemment", a affirmé Gérard Collomb: "Mais nous préférons le faire par la discussion et la négociation plutôt qu'en envoyant un certain nombre d'engins qui le feront à leur place". 

"Ce que nous voulons assurer dans un premier temps, c'est la circulation sur les routes, faire en sorte que ces lieux deviennent normaux et ensuite nous donnons deux mois, le temps de la trêve hivernale (pour que les occupants zadistes évacuent les lieux, ndlr). Nous positionnons un certain nombre de forces dans le temps de manière à pouvoir contrôler ces lieux sur deux mois, trois mois, quatre mois, le temps qu'il faudra pour pouvoir arriver à pacifier", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Interrogé sur le choix du gouvernement, M. Collomb a évoqué une question de coût, affirmant que "sur l'ensemble du projet, c'est environ 400 millions d'euros en moins par rapport à ce qu'on aurait dû engager si on avait fait (l'aéroport de) Notre-Dame-des-Landes".  

Après des années de controverse, l'exécutif a annoncé mercredi l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, malgré des décisions de justice et une consultation locale favorables, au profit d'un réaménagement de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique. Edouard Philippe a donné "jusqu'au printemps" aux "squatteurs" pour quitter la "zone de non droit" de Notre-Dame-des-Landes.

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