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Didier Guillaume, patron des sénateurs PS, quitte "la vie politique"

mar, 01/16/2018 - 11:07

Didier Guillaume a annoncé mardi qu'il quittait "la vie politique", moins de quatre mois après avoir été reconduit à la présidence du groupe des sénateurs socialistes.

"J'ai décidé de quitter la vie politique. Je vais démissionner de mon mandat de sénateur dans les semaines qui viennent. Cette décision est mûrement réfléchie", déclare M. Guillaume dans un communiqué transmis à l'AFP. Le sénateur de la Drôme, âgé de 58 ans, présidait le groupe socialiste à la Chambre haute depuis 2014.

"J'ai toujours accompli mes fonctions en étant exclusivement guidé par l'intérêt général. L'engagement politique a des exigences qui nécessitent un investissement total, une présence continue et un travail quotidien. Je crois avoir répondu à ses exigences et je ne regrette rien", affirme-t-il.

Son successeur à la tête du groupe des sénateurs socialistes, informé de sa décision mardi matin, doit être élu mardi prochain, a-t-on appris auprès du groupe.

Didier Guillaume, proche de Manuel Valls pendant la primaire PS de 2017, avait été réélu fin septembre à la tête du groupe socialiste au Sénat, qui avait adopté pour ligne politique de n'être ni dans la majorité sénatoriale (LR), ni dans la majorité présidentielle.

Fin novembre, il avait fait l'objet de critiques au sein du PS pour avoir accueilli favorablement l'entrée du socialiste Olivier Dussopt au gouvernement. 

"La politique perd un grand homme, un parlementaire de qualité. Je salue le parcours, les combats et les valeurs d'un ami, d'un compagnon qui m'a toujours soutenu et ce dès le premier jour de mon engagement en Ardèche et nationalement. Respect et amitié à Didier Guillaume", a réagi sur Twitter le secrétaire d'Etat.

"J'ai toujours pensé, et dit, qu'il existait une vie avant et après la politique", affirme M. Guillaume dans son communiqué. "Même si j'ai aimé passionnément chaque mandat, je ne me suis jamais accroché trop longtemps à des fonctions: j'ai été neuf ans maire de Bourg-de-Péage, puis onze ans président du département de la Drôme et neuf ans sénateur".

"Au Sénat, j'ai eu l'honneur d'être le premier vice-président, sous la présidence de Jean-Pierre Bel puis de présider depuis 2014 le groupe socialiste du Sénat, une tâche essentielle et compliquée dans un quinquennat turbulent", souligne-t-il encore. "Durant ces cinq ans, je n'ai jamais renié les engagements pris devant les électeurs, et j'ai toujours été loyal. Je continue d’être fier du bilan qui aujourd'hui contribue à la meilleure santé de la France, au service des Français."

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Pécresse: "Il m'est arrivé de gifler un frotteur dans le métro"

mar, 01/16/2018 - 10:46

La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a indiqué mardi sur franceinfo qu'il lui était arrivé de "gifler un frotteur dans le métro" et qu'elle "le referait", jugeant que "beaucoup de femmes se sentent salies par ces gestes profondément déplacés".

Interrogée sur la tribune d'une centaine de personnalités défendant une "liberté d'importuner les femmes", et sur un passage du texte invoquant le droit pour une femme "de ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit", Mme Pécresse a jugé cette phrase "maladroite, et plus que maladroite, elle était malvenue".

Selon elle, la tribune est signée de femmes qui "ne doivent pas prendre souvent le métro".

"La drague c'est sympa, la drague lourde c'est pénible, les frotteurs c'est glauque et ça doit être condamné, le harcèlement c'est invivable et le viol c'est un crime", a-t-elle insisté. 

"Dire ça, graduer les situations, ce n'est pas déclencher la guerre des sexe, ce n'est pas non plus émasculer les hommes. L'idée c'est quand même de rappeler la vraie vie des femmes", a ajouté la présidente de région. 

"Je comprends l'esprit de la tribune, c'était de dire +ne déclenchons pas la guerre des sexes en libérant la parole des femmes+. Je pense que là-dessus on est tous d'accord", a-t-elle dit. Mais "il faut appeler un chat un chat (...). Beaucoup de femmes se sentent en insécurité dans les transports en commun. Beaucoup de femmes se sentent salies et humiliées par ces gestes profondément déplacées de ces hommes qui se frottent contre elles". 

"Le sujet des frotteurs est un sujet: moi il m'est déjà arrivé de gifler un frotteur dans le métro et je n'en ai pas honte et je le referais", a-t-elle insisté, expliquant qu'il s'agissait de "quelqu'un qui avait essayé de mettre sa main sous (sa) jupe".

Elle a rappelé qu'une campagne "de sensibilisation" allait être lancée "avec la RATP et la SNCF" dans les transports en commun "pour lever l'omerta et faire en sorte qu'il y ait des vraies sanctions, des vraies amendes qui soient prononcées lorsqu'il y a des comportements déplacés".

caz/mat:PHC

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Agressions en prisons : les gardiens en colère

mar, 01/16/2018 - 10:10
Prisons

Politique Matin, c’est tous les jours, du lundi au vendredi, de 8h30 à 9h30 sur LCP. Deux interviews politiques, une revue de presse, des chroniques : une heure pour dépasser les postures, se démarquer du prêt-à-penser et se faire une opinion sur le contenu de l'actualité parlementaire et politique du jour. Réagissez en direct sur Twitter : #PolMat

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Macron attendu à Calais, ville symbole de la crise migratoire

mar, 01/16/2018 - 07:05

Emmanuel Macron va mardi à la rencontre des élus, des associations et des forces de l'ordre à Calais pour tenter d'améliorer dans la durée la situation dans cette ville portuaire emblématique de la crise des migrants.

Cette visite est très attendue car elle intervient en plein débat sur le projet de loi destiné à réformer la politique migratoire et le droit d'asile, un texte critiqué aussi bien par une partie de la droite qu'à gauche.

Le chef de l'Etat débutera son déplacement à Croisilles (Pas-de-Calais), où a été ouvert l'un des trois Centres d'accueil et d'examen de situation (CAES), une nouvelle structure pour héberger les migrants dans l'attente d'une décision administrative sur leur droit à se rendre au Royaume-Uni, à rester en France, à être renvoyé dans le pays d'entrée dans l'Union européenne ou à être expulsé vers leur pays d'origine.

En fin de matinée, Emmanuel Macron arrivera à Calais pour sa première visite comme président. Accompagné de quatre ministres, dont ceux de l'Intérieur Gérard Collomb et de la Justice Nicole Belloubet, il y prononcera un discours devant les forces de l'ordre, avant de s'entretenir avec les élus locaux, les acteurs économiques et les associations d'aide aux migrants, et de découvrir le front de mer en partie réhabilité.

Le chef de l'Etat "va tenir un discours de vérité: la frontière est fermée et Calais ne peut plus être une destination pour les migrants", a indiqué l'Elysée.

La situation dans le principal port trans-Manche est moins critique qu'il y a 14 mois, avant la fermeture de la Jungle, l'immense campement sauvage où cohabitaient près de 8.000 migrants rassemblés dans l'espoir de rejoindre les rives britanniques.

Elle s'est "améliorée" mais "n'est pas encore stabilisée", résume l'Elysée. Entre 350 et 500 migrants, selon l'Etat, sont présents à Calais, essentiellement venus de la Corne de l'Afrique (Ethiopie, Erythrée) et d'Afghanistan. 

Ils survivent dans des conditions difficiles, sans abri fixe car "les forces de l'ordre ont l'ordre de procéder systématiquement au démantèlement des campements sauvages", selon l'Elysée. Des associations leur distribuent vêtements, duvets et nourriture quotidiennement.

Les effectifs des forces de l'ordre ont été renforcés et s'élèvent à 1.130 policiers et gendarmes dans le Calaisis, qui interviennent parfois pour stopper des heurts entre groupes de migrants, comme dans la nuit de dimanche à lundi. 

Pour la maire de Calais, Natacha Bouchart (LR), l'insécurité reste un problème "quotidien". Des migrants "créent des délits permanents. Ils interpellent les transporteurs, ils sautent sur les camions, il arrachent les bâches (...) Ils mettent en danger leur vie, ils mettent en danger la vie des citoyens calaisiens", selon elle.

- Boycott -

En s'adressant aux forces de l'ordre, Emmanuel Macron "va leur dire de manière très claire qu'il faut qu'elles soient exemplaires dans leurs interventions", indique l'Elysée. Dans un rapport publié l'an dernier, l'ONG Human Rights Watch (HRW) avait dénoncé un usage excessif de la force contre les migrants et des "abus", notamment contre des enfants.

Par ailleurs, deux des principales associations locales d'aide aux migrants, L'Auberge des migrants et Utopia 56, ont décidé de boycotter la rencontre du monde associatif avec le président. "Alors même que le gouvernement n'a pas écouté à Paris les grandes organisations humanitaires, ni sur leurs critiques, ni sur leurs propositions, pourquoi le président tiendrait-il compte des mêmes critiques et propositions des associations locales?", s'interrogent-elles pour justifier leur refus.

Emmanuel Macron ne devrait pas s'exprimer en détail sur le projet de loi asile-migration que M. Collomb doit présenter courant février en conseil des ministres. Le ministre de l'Intérieur a réaffirmé dimanche qu'il n'était "pas question" de changer l'orientation du projet de loi, qui est "totalement équilibré".

En revanche, le président devrait envoyer des messages à Londres à deux jours du sommet franco-britannique avec Theresa May qui se tiendra jeudi dans le sud de l'Angleterre. Paris veut obtenir de Londres "des mesures concrètes" pour une meilleure prise en charge des mineurs isolés et pour le financement de la sécurisation du terminal trans-Manche et du port de Calais, selon l'Elysée.

A cette occasion, les accords du Touquet, qui fixent depuis 2004 la frontière à Calais, pourraient être aménagés.

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Contrats aidés: les employeurs seront "sélectionnés", indique Pénicaud

lun, 01/15/2018 - 23:56

Les contrats aidés, dont le gouvernement a réduit les prescriptions à 200.000 en 2018, vont être transformés pour devenir des "parcours emploi compétence", avec des employeurs "sélectionnés", annonce la ministre du Travail Muriel Pénicaud dans une interview au Parisien mardi. 

Ce nouveau dispositif, dont le gouvernement avait déjà évoqué la création, devait être détaillé mardi à l'occasion de la remise à la ministre du rapport de Jean-Marc Borello sur les politiques de ces contrats gérés et subventionnés par l'Etat, destinés à favoriser l'insertion professionnelles des personnes les plus éloignées de l'emploi.

"J'annoncerai plusieurs orientations dont la transformation des contrats aidés afin qu'ils soient plus efficaces. Premier grand changement : on va sélectionner les employeurs (associations et collectivités locales)", indique Muriel Pénicaud dans Le Parisien. 

"Pour bénéficier de ce dispositif unique baptisé +Parcours emploi compétence+", les employeurs "devront mettre en oeuvre tout ce qui permet aux personnes de s'insérer durablement, à savoir un triptyque : emploi, formation et accompagnement personnalisé", poursuit la ministre qui veut que "l'on sorte des politiques publiques qui se contentent de mettre les gens dans des cases". "Ma conviction est que nul n'est inemployable", dit-elle.

Avec ce nouveau dispositif, "nous aurons des résultats", affirme Mme Pénicaud. "Pas question de jouer la politique du chiffre, ni d’afficher des résultats statistiques qui ne recouvriraient aucune réalité", ajoute-t-elle.

L'auteur du rapport, Jean-Marc Borello, en est aussi convaincu : "on peut insérer tout le monde", mais "cela demande plus d'engagement", explique-t-il dans le quotidien, citant les "plus de 400 personnes" rencontrées au cours de sa mission. "Tous font le même constat: cela dépend davantage de la capacité des employeurs que de celle des personnes aidées", souligne-t-il.

"Insérer durablement les gens, c'est un métier", insiste-t-il, en pointant le "manque d'accompagnement et surtout de formation" des personnes en contrats aidés: "36% seulement" d'entre elles "en avaient une, en moyenne de trois heures par mois". M. Borello juge aussi négatif le fait qu'on ait "voulu appliquer la même chose partout" sans tenir compte des réalités locales.

Aujourd'hui, plusieurs types de contrats aidés cohabitent: les CUI-CAE dans le secteur non marchand, les CUI-CIE dans le secteur marchand et les emplois d'avenir, qui existent dans les deux secteurs. Les 200.000 contrats aidés prescrits pour 2018, après 310.000 en 2017 et 459.000 en 2016, le sont tous dans le secteur non marchand.

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Les mesures du budget 2018 profiteront surtout aux plus aisés, selon l'OFCE

lun, 01/15/2018 - 23:18

Les mesures du budget 2018 pour les ménages n'auront quasiment pas d'effet sur leur pouvoir d'achat cette année mais permettront une augmentation générale des niveaux de vie en 2019, même si ce sont les plus aisés qui en profiteront à chaque fois le plus, selon une étude.

Selon cette étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les mesures votées dans le cadre de la loi de finances pour 2018 ne feront augmenter le pouvoir d'achat des ménages que de 200 millions d'euros cette année.

En revanche, "la montée en charge des mesures fiscales et les nouvelles revalorisations de prestations" devraient permettre "d'accroître le pouvoir d'achat de plus de 6 milliards d'euros" en 2019, estime le think tank, classé à gauche.

Toutefois, que ce soit en 2018 ou en 2019, les principaux bénéficiaires de ces mesures seront les ménages les plus aisés, qui devraient profiter pleinement des réformes sur la fiscalité du capital mobilier (transformation de l'impôt sur la fortune en impôt sur la fortune immobilière, mise en place d'un prélèvement forfaitaire unique de 30%).

En 2019, "les 5% de ménages les plus aisés et, au sein d'eux, (..) les 2% les plus riches capteraient 42% des gains à attendre de la mise en place des mesures", indique le document.

En 2018, les mesures auront un impact nul sur le pouvoir d'achat des classes moyennes.

En revanche, les ménages les plus pauvres et la tranche de ceux qui se situent juste en dessous des 5% les plus aisés verront leur niveau de vie se réduire.

Pour les ménages les plus pauvres, les revalorisations des minima sociaux prévues fin 2018 "ne compensent pas les hausses de la fiscalité indirecte" sur le tabac et l'énergie cette année. 

"Pour ceux qui se situent entre les 75% et les 95% les plus aisés, l'impact plus faible de l'abattement de la taxe d'habitation et l'impact nul des autres mesures de pouvoir d'achat ne sauraient compenser l'augmentation de la fiscalité indirecte et de la contribution sociale généralisée (CSG)", explique l'OFCE.

L'exécutif, accusé par ses opposants d'avoir construit un budget "pour les riches", défend de son côté des mesures qui doivent selon lui améliorer le pouvoir d'achat des Français.

Fin décembre, après une polémique sur les prélèvements obligatoires payés par les contribuables - l'Insee ayant estimé que les prélèvements obligatoires augmenteraient de 4,5 milliards d'euros en 2018 - Bercy a fait valoir que plus de six ménages sur dix bénéficieraient de gains de pouvoir d'achat dès 2018.

Lundi, le ministère a estimé que l'OFCE fonctionnait "par photographie".

"La clé pour notre pays, c'est de créer plus de richesses", a déclaré une source à Bercy. "A terme, parce que nous aurons créé plus de richesses nous pourrons redistribuer et continuer à maintenir des niveaux d'inégalité qui soient acceptables".

"Si notre politique crée plus de croissance, si elle crée plus d'emplois, nous aurons réduit les inégalités au bout du compte, mais différemment, pas en partant de la redistribution mais en partant de la création de richesses", a-t-elle encore ajouté.

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Laurent (PCF) pour l'accueil des réfugiés "au-delà des seuls bénéficiaires de l'asile"

lun, 01/15/2018 - 23:03

Le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent a plaidé lundi pour que la France engage une "politique d'accueil allant au-delà des seuls bénéficiaires potentiels de l'asile", critiquant "le discours rétrograde" du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

En présentant ses voeux, M. Laurent a également demandé le retrait de "la circulaire du 12 décembre", en vertu de laquelle des contrôles d'identité doivent être effectués dans les centres d'hébergement.

"Il est urgent que la France prenne la mesure de ses responsabilités en matière d'accueil et d'immigration", a estimé le sénateur de Paris, pour qui "le tri que veut imposer le gouvernement" entre les types de réfugiés "n'a aucun sens du point de vue de l'avenir de l'humanité et de notre histoire".

"Le double langage gouvernemental est insupportable" sur la question des réfugiés, a jugé le responsable communiste, dénonçant "le discours rétrograde et répressif tenu par le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sur les migrants, (qui est) à l'opposé de ce que l'on doit attendre de la France". 

"A l'heure où Donald Trump affiche son mépris à l'égard des peuples du monde (...), la France se doit de porter une autre ambition que la défense de ses seuls intérêts ou pire, le repli nationaliste ou xénophobe", a poursuivi M. Laurent. 

Il a dépeint Emmanuel Macron comme un "leader moderne du monde occidental" en réalité "surtout préoccupé de se tailler sa place à la table du marché". "Ce n'est pas la France. Les droits humains, les droits des peuples ne peuvent être une monnaie d'échange à la table des puissants", a-t-il insisté. 

"Les droits des migrants, les droits du peuple kurde, les droits du peuple palestinien ne sont pas à négocier", a-t-il dit, exhortant la France à reconnaître "au plus vite" l'Etat de Palestine. 

Alors que le Parti communiste doit tenir un Congrès extraordinaire fin novembre, le secrétaire national a convié les sympathisants à des "Etats généraux du progrès social" organisés à Montreuil le 3 février prochain. 

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Visite surprise d'Edouard Philippe à Paul Auster dans l'émission "21 cm"

lun, 01/15/2018 - 23:01

Le Premier ministre Edouard Philippe a fait une visite surprise lundi à l'écrivain américain Paul Auster durant l'enregistrement de l'émission littéraire "21 cm" consacrée à l'écrivain américain qui sera diffusée le 31 janvier sur Canal+. 

"Vous avez changé de boulot depuis la dernière fois que l'on s'est vu", a aussitôt lancé Paul Auster, sans ciller, en saluant Edouard Philippe, visiblement intimidé.

L'émission littéraire mensuelle était enregistrée lundi, au domicile d'Augustin Trapenard, comme à l'accoutumée. 

L'écrivain, dont le dernier roman "4 3 2 1" (Actes Sud) est paru le 3 janvier en France et a reçu jeudi le prix du livre étranger France Inter/JDD, a poursuivi en précisant qu'ils se connaissaient "un peu" pour avoir "dîné ensemble une fois à New York, il y a deux ans", quand Edouard Philippe n'était encore que le maire du Havre.

"Il vous raconte cela comme si c'était parfaitement naturel, mais moi j'étais comme un petit garçon", a relevé le Premier ministre, en faisant trembler ses mains mimant son émotion d'alors. 

Edouard Philippe avait rendu visite à l'écrivain à New York pour le "convaincre" de participer à un festival de littérature au Havre, sachant que "ce serait un vrai plaisir" personnel, a-t-il raconté à l'animateur. 

Il avait été reçu par Paul Auster et son épouse, Siri Hustvedt, également, chez eux à Brooklyn où ils avait bu "une bonne bouteille de vin" avant de sortir dîner.

"Je m'attendais à quelque chose... enfin j'étais tellement intimidé, je ne savais pas très bien à quoi je m'attendais", a-t-il confié en riant.   

"J'ai lu beaucoup Paul Auster quand, pendant un petit moment de ma vie, j'habitais à New York", a-t-il poursuivi, "j'avais une petite fascination pour l'écrivain et aussi une fascination pour la ville dans laquelle il vivait et dont il s'inspire beaucoup dans son écriture".

"Cela m'a marqué parce qu'il y a des livres qui vous accompagnent", a ajouté Edouard Philippe, citant le roman "Le voyage d'Anna Blum" en exemple. "C'est un des livres les plus crépusculaires que j'aie lus, vraiment crépusculaire et en même temps qui m'a travaillé". 

Interrogé sur l'influence que Paul Auster a pu avoir sur sa carrière politique, Edouard Philippe, a répondu: "aucune".

"Il n'a rien de mieux à faire que venir me voir ?" s'est étonné Paul Auster, qui s'exprimait en français, à la fin de la fin de la brève séquence.  

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Dray veut une loi pour rendre transparents les salaires dans les entreprises

lun, 01/15/2018 - 22:54

Le conseiller régional Julien Dray, qui pourrait prochainement se déclarer candidat à la tête du PS, a continué lundi de dérouler ses propositions, en proposant la rédaction d'une "loi qui permette la publication de tous les salaires dans un entreprise".

"Je veux une loi qui permette la publication de tous les salaires dans une entreprise", a déclaré M. Dray, invité de l'émission L'Epreuve de Vérité de Public Sénat en partenariat avec Les Echos, Radio classique et l'AFP.

"On veut la transparence partout. Pourquoi il n'y aurait pas de transparence sur la rémunération salariale dans les entreprises ? (...) Dans une entreprise, les salariés ils ne comptent pas? Ils n'ont pas le droit de savoir qui gagne quoi ? Ils sont acteurs de la vie de l'entreprise", a-t-il justifié.

Pour M. Dray, une telle mesure permettrait de "lutter pour qu'il y ait enfin l'égalité entre les femmes et les hommes, parce que combien de femmes ont découvert à la photocopieuse la différence de salaire qu'il y avait entre un cadre et elle-même ? En générale c'est de l'ordre de 20 à 30%", a-t-il conclu.

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Inégalités salariales, Iran ou migrants au menu du premier 20H00 du Média, créé par des Insoumis

lun, 01/15/2018 - 21:18

Le Média, créé par des membres de La France insoumise et se revendiquant de gauche, a lancé lundi son premier journal de télévisé 20H00 avec au menu les inégalités salariales, l'Iran ou encore les difficultés des migrants et pour invité Bruno Gaccio (ex-Guignols de l'info). 

Dans un décor aux tons bleus, la présentatrice de la webTV Aude Rossigneux était notamment entourée pendant une trentaine de minutes de deux chroniqueuses pour ce journal télévisé gratuit sur internet, victime au démarrage de quelques difficultés d'accès en ligne.

Une première partie a été consacrée aux "news" avec une série de brèves sur les "frondeurs sociaux-démocrates en Allemagne", la candidature de Delphine Batho à la tête du PS, ou encore la mort du philosophe Jean Salem.

S'en est suivie une seconde partie magazine avec un premier sujet présenté par une chroniqueuse consacré aux inégalités salariales et titré "un train de retard pour la France", entrecoupé notamment d'une interview de Sophie Binet, secrétaire générale adjointe de la CGT .

Un second sujet baptisé "Iran: le printemps éphémère", présenté par le correspondant de la webTV à Beyrouth, a abordé les récentes mobilisations dans le pays, et le thème des "fake news". 

Enfin, un troisième sujet consacré aux migrants et illustré notamment par des infographies animées a évoqué "l'errance des exilés", alors que la réforme à venir du droit d'asile fait débat. 

La plupart des sujets étaient illustrés d'images d'agence.

La présentatrice a ensuite accueilli l'invité du JT, Bruno Gaccio, qui a été l'un des auteurs des Guignols et a dit attendre de ce média "nouveau, alternatif" d'être "en éveil et en explication du monde".

Le Média, dont l'équipe rédactionnelle est composée d'une douzaine de journalistes et de chroniqueurs, se veut un média "citoyen" et "engagé" en faveur de causes progressistes, tout en se défendant d'être une "télé-Mélenchon".

Si plusieurs députés LFI ont assuré à l'instar d'Alexis Corbière que ce "n'est pas le média des Insoumis" et que "des personnes n'ayant pas voté Jean-Luc Mélenchon soutiennent ce projet", la webTV a néanmoins le soutien du leader de La France Insoumise. 

La webTV a été financée par les abonnements de ses membres, les "socios", qui peuvent participer à l'élaboration des contenus selon un modèle collaboratif. 

Elle "envisage" d'insérer de la publicité dans ses programmes mais en contournant "l'argent des grandes puissances industrielles", a annoncé sa fondatrice Sophia Chikirou, l'ancienne directrice de communication de Jean-Luc Mélenchon.

Après le jingle de fin du JT, un petit message s'est affiché: "Vous avez aimé, devenez socio".

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Condamnation de Gallet: Françoise Nyssen attachée à "l'exemplarité" des dirigeants

lun, 01/15/2018 - 21:02

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a manifesté lundi son "attachement" à "l'exemplarité" des dirigeants des établissements publics, après la condamnation pour "favoritisme" de l'ex-patron de l'INA et actuel PDG de Radio France Mathieu Gallet, tout en précisant que seul le CSA avait le pouvoir de défaire son mandat.

M. Gallet, à la tête de l'INA entre 2010 et 2014, a été condamné lundi à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Créteil. Il était accusé d'avoir favorisé deux sociétés de conseil auxquelles l'établissement public a versé plus de 400.000 euros.

Ses avocats ont dit qu'ils allaient faire appel et ajouté que M. Gallet ne démissionnerait pas de Radio France.

"La ministre de la Culture réaffirme son attachement au respect des règles de la commande publique et à l'exemplarité des dirigeants des établissements et des entreprises publiques", indique un communiqué transmis lundi soir par le ministère. 

"Ces exigences sont le fondement indispensable de la confiance de nos concitoyens dans l’action publique", ajoute Françoise Nyssen, rappelant que "la loi en vigueur donne aujourd'hui au seul Conseil supérieur de l'audiovisuel le pouvoir de nommer et de défaire les mandats des dirigeants des sociétés de l'audiovisuel public".

La ministre a aussi souligné que "la réflexion en cours sur la transformation de l'audiovisuel public prévoit l'évolution des modes de nomination, avec pour objectif de garantir l'indépendance des médias, tout en renforçant la responsabilité des dirigeants devant leur conseil d'administration".

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Nucléaire: LFI va organiser une votation citoyenne pour ou contre

lun, 01/15/2018 - 19:18

La France insoumise va organiser du 11 au 18 mars une votation citoyenne sur le nucléaire, point d'orgue d'une campagne nationale contre "une énergie dangereuse".

"Nous avons choisi une forme assez originale, la votation citoyenne, car c'est le moyen d'entrer en contact pas seulement avec des militants mais aussi avec la rue", a expliqué lundi Charlotte Girard, responsable du programme de LFI, lors d'une conférence de presse. 

Selon elle, lors de cette semaine, qui marquera le septième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, des bureaux de vote seront "installés partout où nous pourrons" pour interpeller les Français sur le fait que la France continue de privilégier très largement le nucléaire dans son mix énergétique.

"La campagne reposera sur cette votation mais sera aussi l'occasion de rentrer en contact avec le réseau de lutte contre le nucléaire en France sous forme d'auditions", a précisé Charlotte Girard, évoquant une campagne "pas hors sol mais en lien avec les associations". Un comité de pilotage comprenant des membres de LFI et des associations doit d'ailleurs être installé samedi.

Outre la votation, la campagne sera l'occasion d'organiser des réunions publiques pour lui donner une dimension d'"éducation populaire". L'ancien Premier ministre japonais, Naoto Kan, en poste en 2011 et devenu depuis une voix des anti-nucléaires, est annoncé à une conférence. 

Les militants du mouvement de Jean-Luc Mélenchon avaient choisi à l'automne trois sujets qu'ils souhaitaient voir transformés en campagnes nationales en 2018. Outre le nucléaire, une autre mobilisation sera lancée sur la lutte contre la pauvreté et l'augmentation des minima sociaux et des salaires et une autre sur la lutte contre la fraude fiscale. 

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Pouvoir d'achat et baisse du chômage en tête des attentes pour 2018

lun, 01/15/2018 - 19:10

L'amélioration du pouvoir d'achat et la baisse du chômage figurent en tête des attentes des Français à l'égard de l'exécutif pour 2018, selon un sondage Kantar Sofres-OnePoint pour LCI, Le Figaro et RTL publié lundi.

Les personnes interrogées sur ce qu'elles attendent principalement de l'action du gouvernement et d'Emmanuel Macron pour 2018 citent d'abord "l'amélioration du pouvoir d'achat des Français" (51%), la baisse du chômage (43%), la diminution des impôts et des charges (40%). 

Viennent ensuite la lutte contre le terrorisme (34%), le redressement de l'économie française (32%) et la maîtrise des problèmes de l'immigration (31%), devant la réduction des inégalités sociales et de l'exclusion (27%).

Sur le bilan de l'action d'Emmanuel Macron depuis son élection, les résultats sont partagés avec 37% qui le jugent négatif (dont 18% très négatif) et 35% positif (dont 5% très positif), les autres estimant qu'il est trop tôt pour juger (21%) ou étant sans opinion (7%).

Une majorité des personnes interrogées (55%) estime que l'action menée jusqu'à maintenant par le gouvernement correspond aux engagements pris par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Ils sont 31% à faire état de l'opinion inverse, dont 22% qui jugent que l'action menée ne correspond "plutôt pas" aux engagement pris et 9% "pas du tout".

La politique menée par le chef de l'Etat est qualifiée de "plutôt à droite" par 39%, "plutôt au centre" par 27% et "plutôt à gauche" par 7% des personnes interrogées, les autres étant sans opinion.

Sondage réalisé en ligne les 11 et 12 janvier, auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 personnes, selon la méthode des quotas. 

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Vote sur un nouveau nom du Front national après le congrès

lun, 01/15/2018 - 17:25

Les militants du Front national voteront sur un nouveau nom de leur parti après le congrès de mars, a indiqué lundi la présidente du FN Marine Le Pen en marge de ses voeux à la presse.

"Le vote ne sera pas au congrès. Je me vois mal demander aux 1.500 personnes présentes (au congrès) de voter pour l'intégralité des adhérents", qui "le prendraient assez mal", a expliqué la dirigeante frontiste.

Au congrès des 10 et 11 mars à Lille, les militants voteront "un changement de statuts (...) qui va nous permettre de faire des votes électroniques", a ajouté Marine Le Pen.

Ce vote par internet aura lieu "le plus rapidement possible" après le congrès, a-t-elle précisé.

Le changement de nom "mettra en évidence ce que sera ce nouveau Front: un mouvement plus ouvert, plus divers, plus participatif, une force politique mieux préparée et mieux implantée, une force politique dont l'unique objectif sera de prendre le pouvoir pour redresser le pays", a expliqué la députée du Pas-de-Calais lors de ses voeux.

Elle a admis que, "par nature, un appareil politique est conservateur" et qu'elle serait confrontée à d'"éventuelles inerties, habitudes, nostalgies même parfois".

Mais la dirigeante frontiste s'est dite convaincue que la nouvelle appellation "fonctionnera pour peu qu'on explique les raisons, pourquoi il faut changer de nom, pourquoi le Front national de demain ne sera pas le Front national d'hier".

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Patrimoine de David Douillet: la Haute autorité pour la transparence saisit la justice

lun, 01/15/2018 - 16:15

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique a annoncé lundi avoir saisi la justice de la déclaration de patrimoine de fin de mandat de l'ex-député LR et ancien judoka David Douillet, en raison d'un "doute sérieux" lié à "l’omission d’une partie substantielle du patrimoine".

Dans un communiqué, la HATVP indique avoir "jugé nécessaire de porter ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République de Paris et lui a transmis l’ensemble du dossier".

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Macron à Calais pour défendre sa politique migratoire

lun, 01/15/2018 - 15:34

Emmanuel Macron défendra mardi sa politique controversée sur l'asile et l'immigration en se rendant à Calais (Pas-de-Calais), une ville qui symbolise depuis une vingtaine d'années la crise migratoire en Europe.

Sur les bords de la Manche, le président ira à la rencontre des acteurs du dossier: les migrants qui cherchent à passer au Royaume-Uni, les associations qui s'en occupent, les élus qui réclament un plus grand soutien de l'Etat, les forces de l'ordre mais aussi la population qui "oscille entre lassitude et exaspération", selon l'Elysée.

Ce déplacement est organisé deux jours avant un sommet franco-britannique en Angleterre où Emmanuel Macron réclamera une plus grande implication de Londres pour réussir à "normaliser" la situation dans le principal port trans-Manche.

Il intervient aussi alors que le gouvernement prépare le projet de loi asile-immigration, critiqué à gauche pour sa dureté envers les migrants et à droite pour son "laxisme".

Sans s'exprimer en détail sur ce texte, Emmanuel Macron "va s'assurer" à Calais que "les orientations de la nouvelle politique d'asile et immigration soient bien mises en œuvre sur le terrain", indique l'Elysée. Il sera pour cela accompagné de quatre ministres, dont ceux de l'Intérieur Gérard Collomb et de la Justice Nicole Belloubet. 

- Population 'épuisée' -

Prononçant un discours devant les forces de l'ordre, le chef de l'Etat va également "apporter le soutien de l'Etat" à la population, qui "est "épuisée de vivre en permanence ce drame" selon la maire de Calais Natacha Bouchart (LR).

"Nous attendons beaucoup" du chef de l'Etat, a-t-elle ajouté lundi, notamment pour faire face aux "délits permanents des migrants" prêts à tout pour monter à bord des camions franchissant la Manche.

Les forces de l'ordre - 1.130 policiers et gendarmes dans le Calaisis - sont ainsi intervenues dans la nuit de dimanche à lundi pour séparer plusieurs dizaines d'Erythréens et d'Afghans se battant entre eux. 

Pour l'Etat, la situation s'est néanmoins "améliorée à Calais ces derniers mois" même si elle "n'est pas encore stabilisée". Les migrants ne sont plus qu'"entre 350 et 500", essentiellement venus de la Corne de l'Afrique (Ethiopie, Erythrée) et d'Afghanistan, contre près de 8.000 avant le démantèlement de la Jungle il y a 14 mois, souligne l'Elysée. "Il n'y a plus de bidonville et les forces de l'ordre ont l'ordre de procéder systématiquement au démantèlement des campements sauvages".

Par ailleurs, "la frontière est mieux contrôlée" avec 115.000 tentatives d'intrusion en 2017, soit 50.000 de moins que l'année précédente, selon la présidence.

- 'Alibi' -

Sur la route de Calais, Emmanuel Macron visitera à Croisilles (Pas-de-Calais) l'un des trois centres ouverts depuis l'été pour accueillir les migrants et examiner administrativement leur situation "le plus rapidement possible".

Pour Emmanuel Macron, le gouvernement veut allier, sur ce dossier, "efficacité et humanité" alors que l'Europe fait "face à des vagues migratoires (...) inédites depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale". "Il faut se garder des faux bons sentiments", a-t-il déclaré jeudi à Rome, en réponse aux critiques d'intellectuels, d'associations et d'évêques.

Deux associations actives à Calais ont d'ailleurs annoncé lundi qu'elles déclinaient la rencontre prévue mardi avec le président, y voyant "juste un alibi pour des projets déjà bien établis", selon François Guennoc, de l'Auberge des migrants.

Gérard Collomb a affirmé dimanche qu'il n'était "pas question" de changer l'orientation du projet de loi, qui est "totalement équilibré".

Le président de LR Laurent Wauquiez juge inefficace cette politique qui va faire que les migrants "seront de plus en plus nombreux" en France.

A gauche, l'ex-candidat au PS à la présidentielle Benoît Hamon a estimé qu'elle "violait" les "principes sacrés de la République".

La visite à Calais devrait être attentivement suivie au Royaume Uni avant le sommet franco-britannique de Sandhurst, au sud de Londres. Emmanuel Macron y demandera à Theresa May "des mesures concrètes" pour une meilleure prise en charge des mineurs isolés et pour le financement de la sécurisation du terminal transmanche et du port de Calais, selon l'Elysée. Londres y a investi 15 millions d'euros dans le cadre des accords du Touquet, qui fixent depuis 2004 la frontière à Calais.

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Macron veut maintenir la "chaîne hiérarchique" entre exécutif et parquet

lun, 01/15/2018 - 12:15

Emmanuel Macron a souhaité lundi le maintien d'une "chaîne hiérarchique" entre les magistrats du parquet et le garde des Sceaux, qui porte la politique pénale du gouvernement, mais promis des garanties pour "assurer leur indépendance".

"Le parquet à la française se doit d'être rattaché à la garde des Sceaux", a déclaré le président lors de l'audience solennelle de rentrée de la Cour de Cassation.

"Qui pourrait assurer la politique pénale en autonomie complète ? A la fin tout doit procéder quelque part de la légitimité du peuple", a-t-il justifié. 

Mais pour renforcer l'indépendance des procureurs, il s'est prononcé pour l'alignement de leurs conditions de nomination sur celles des juges du siège, c'est-à-dire après avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

C'est une fin de non-recevoir aux plaidoyers des deux plus hauts magistrats de France, également présidents du CSM, Bertrand Louvel, premier président de la Cour de cassation, et Jean-Claude Marin, son procureur général. 

Tous deux avaient réclamé, en ouvrant l'audience, la fin du lien hiérarchique entre le parquet et le Garde des Sceaux. 

Mais nous devons "assurer plus clairement l'indépendance" du Parquet qui doit être "pleine et entière", "en nous arrêtant au bon endroit", a poursuivi le chef de l'Etat.

Il préconise pour cela "des garanties supplémentaires pour les nominations" : "les magistrats du parquet seront nommés, après avis conforme du CSM, et bénéficieront en matière disciplinaire de la même procédure que leurs collègues juges", a-t-il précisé, ce qui impliquera de réviser la Constitution.

Jusqu'ici le gouvernement n'était pas tenu de suivre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), composé de magistrats et de personnalités extérieures, pour nommer les magistrats du parquet, alors qu'il doit s'y conformer pour ceux du siège. 

Dans les faits, depuis 2012, l'exécutif a toujours suivi l'avis du CSM pour les parquetiers.

Cette disposition était aussi une des demandes des deux dirigeants du CSM.

Emmanuel Macron a aussi promis de maintenir le principe, posé dans une loi de 2013, de ne plus donner d'instructions individuelles aux procureurs. "Ce principe intangible sera maintenu", a-t-il dit.

Ces décisions figureront dans la réforme que prépare Nicole Belloubet, a-t-il conclu.

La ministre de la Justice devait présenter lundi après-midi les grandes lignes des consultations lancées en octobre sur les cinq grands "chantiers" de la justice (transformation numérique, simplification des procédures pénale et civile, organisation territoriale et efficacité des peines).

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Darmanin indique avoir fait l'objet d'une enquête pour abus de faiblesse, classée sans suite

lun, 01/15/2018 - 11:46

Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a indiqué lundi avoir fait l'objet au printemps d'une enquête préliminaire à la suite d'une lettre de dénonciation l'accusant "d'abus de faiblesse, d'abus de pouvoir, voire de viol", finalement classée en juillet.

"Puisque la transparence, ça n'est pas que dans un sens, j'ai reçu au début de ma nomination de ministre, enfin j'ai entendu qu'on avait reçu, une lettre de dénonciation calomnieuse, une lettre de dénonciation infâme me concernant, qui a été donnée au garde des Sceaux", a déclaré le ministre sur franceinfo.

"C'était un homme qui écrivait et qui m'accusait d'abus de faiblesse, d'abus de pouvoir, voire de viol", a-t-il ajouté, à propos de faits qui se seraient déroulés il y a neuf ans, lorsque M. Darmanin avait environ 25 ans.

"Une enquête a été ouverte par M. Molins (le procureur de Paris, NDLR), il y a eu des investigations. Au bout d’un certain temps, cette enquête ne donnant rien – évidemment, puisque tout cela est faux – (elle) a été clôturée, pour +absence totale d’infraction+", en juillet, a assuré Gérald Darmanin, qui a indiqué avoir déposé plainte pour dénonciation calomnieuse.

Interrogé sur sa réputation de "dragueur lourd", dont le "problème serait du côté des femmes", le ministre a convenu "avoir pu être léger", "avoir envoyé des SMS un peu lourds" et "avoir pris des vents".

"Je pense que la libération de la parole, c'est très important parce que chacun a pu se poser la question : j'ai sans doute dû être pas très fin", a-t-il poursuivi.

Il a par ailleurs déploré que "ça fasse 7-8 mois que les choses existent toujours sur les réseaux sociaux, cette lettre est toujours sur les réseaux sociaux". "Donc une affaire classée judiciairement n'est manifestement pas classée médiatiquement", a-t-il encore regretté.

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Alain Juppé dit qu'il ne paiera pas sa cotisation 2018 au parti LR

lun, 01/15/2018 - 11:38

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a annoncé lundi qu'il ne paierait pas sa cotisation 2018 au parti Les Républicains (LR), à l'occasion de ses voeux à la presse à Bordeaux. 

"Je n'ai pas payé ma cotisation LR 2017 et je n'ai pas l'intention de payer celle de 2018" a dit M. Juppé, candidat malheureux à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017. 

"J'ai fait savoir que je quittais la présidence de la fédération LR de Gironde", a-t-il poursuivi devant la presse. "Je prends du recul et je vais observer notamment dans la perspective des élections européennes de 2019", a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir s'il se mettait en congé du parti, l'ex-Premier ministre a refusé de répondre. "Je suis vigilant", s'est-il contenté de dire, rappelant une nouvelle fois que la défense du projet européen et la lutte contre le Front national (FN) constituaient notamment pour lui des "lignes rouges" au sein des LR.

"Je comprends parfaitement la décision de Dominique Bussereau qui m'avait informé", a encore dit le maire de Bordeaux, constatant que "la composante centriste (…) s'est détachée de ce parti".

Dimanche, l'ancien ministre juppéiste Dominique Bussereau a annoncé qu'il se mettait "en congé de LR" jusqu'à la campagne des européennes de 2019, regrettant dans sa famille politique des propos qui "pourraient être ceux du FN" et une absence d'"amour de l'Europe".

Alain Juppé, membre fondateur de l'ancien parti de droite UMP, devenu Les Républicains, avait, le 12 novembre 2017, devant des journalistes, émis l'idée de bâtir "un grand mouvement central" avec Emmanuel Macron, avant d'atténuer ses propos.

Questionné sur une possible adhésion à LREM, le maire de Bordeaux a répondu: "Je n'en ai pas l'intention. Je veux être libre. J'ai envie de liberté et d'analyse", a-t-il ajouté. "Je ne cherche pas à créer un parti ou une chapelle".

Pour l'élection interne à la tête des Républicains, remportée en décembre par Laurent Wauquiez, le maire de Bordeaux avait annoncé qu'il voterait pour le candidat Maël de Calan, "un homme de droite, d'une droite humaniste".

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Les députés LREM en séminaire pour resserrer les rangs

lun, 01/15/2018 - 11:37

A l'aube d'un semestre chargé, les députés LREM se retrouvent lundi et mardi pour un séminaire de travail, à un moment test pour la cohésion du groupe majoritaire, notamment sur le sensible projet de loi asile-immigration.

Après trois semaines de pause des travaux parlementaires, leur chef de file Richard Ferrand a accueilli des dizaines d'élus du parti présidentiel sur le perron de l'Hôtel de Lassay. "Mobilisons-nous ensemble pour que cette nouvelle année soit aussi intense et dense que la précédente", leur a-t-il dit.

Avec ce séminaire à huis clos, auquel devraient participer plus de 200 des 312 députés LREM, "l'objectif est de lancer la saison législative 2018", selon Hervé Berville, un porte-parole.

"Nous avons besoin de renforcer notre compréhension des enjeux et nos liens", estime Cendra Motin, députée de l'Isère. 

Des mouvements centrifuges émergent, avec en particulier Brigitte Bourguignon (ex-PS) qui veut un "volet social plus affirmé" en 2018 et a réuni une trentaine de députés marcheurs dans un "organe de réflexion". Pas question de "fronder", assure toutefois cette élue du Pas-de-Calais.

- "polyphonie sans cacophonie" -

Le groupe LREM, "ce n'est pas un casernement", a relativisé Richard Ferrand: "C'est un lieu dans lequel il y a la liberté totale de débat (puis) l'unité totale dans l'action et le vote", a-t-il assuré. "On peut avoir de la polyphonie sans que ce soit de la cacophonie", résume M. Berville.

"Je ne veux plus lire un article où l'on parle de nos états d'âme" (...) "parlons des Français et des Françaises, pas de nous", a aussi plaidé le président de groupe en séminaire, selon des propos rapportés.

A la veille d'un déplacement d'Emmanuel Macron à Calais, l'atelier législatif "asile-immigration" en fin de matinée promet d'être un temps fort, le sujet agitant le groupe majoritaire depuis décembre. 

En préparation place Beauvau, le projet de loi qui vise à améliorer l'accueil des réfugiés tout en renforçant la lutte contre l'immigration irrégulière hérisse la gauche, des associations et des intellectuels. 

"Nous portons la même volonté d'humanité et de fermeté", considère Richard Ferrand... mais certains penchent davantage d'un côté que de l'autre.

Après la mise en place d'un groupe de travail d'une dizaine de députés, il s'agit lundi d'"entendre les sensibilités, voir les ajustements possibles et s'accorder sur une méthode", explique un responsable. 

Le ministre de l'Intérieur a prévenu ce week-end: il y aura "des possibilités d'amendement" mais "pas question de changer d'orientation". 

Gérard Collomb sera dans une semaine devant les députés LREM puis ultérieurement devant les MoDem, qui ont aussi formé un groupe de travail pour déminer. 

Au menu en outre de ces "journées d'hiver": des ateliers sur le projet de loi "droit à l'erreur" ou la réforme constitutionnelle, programmée à l'été. 

Et également - ouvert au gouvernement - un "apéritif des régions" lundi soir, où chacun apportera un produit pour ce moment convivial qui avait eu beaucoup de succès lors d'un précédent séminaire en septembre à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). 

Il n'est nullement question cependant de jeux de rôle comme alors. "Finie la colonie de vacances", glisse une source parlementaire, l'ambiance est studieuse.

"Plusieurs axes d’amélioration du fonctionnement du groupe" seront explorés. "Tout le monde veut travailler, sur beaucoup de sujets, et avoir des responsabilités", explique Sacha Houlié, d'où un point sur la "valorisation des talents", alors que des dizaines de députés ont pu être pris de doutes sur leur utilité. 

La question du lien du groupe LREM avec le parti et son dirigeant Christophe Castaner pourra aussi être posée, alors que les Insoumis taclent "une majorité fayote" à l'égard de l'exécutif.  

Mardi pour clore ce séminaire, la réunion hebdomadaire du groupe doit accueillir le Premier ministre Edouard Philippe.

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